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Full text of "Nouveau dictionnaire français-latin composé d'après les travaux les plus récents de la lexicographie : précédé d'un tableau de la conjugaison latine contenant la traduction de tous les termes employés dans la langue depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours"

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NOUVEAU DICTION'NAIUE 



FRANÇAIS -LATIN 

COMPOSÉ d'après les TRAVAUX LES PLUS RÉCENTS DE LA LEXICOr.UAPIlIE 
PRÉCÉDÉ d'un tableau DE LA CONJUGAISON LATINE 



Contenant la traduction de tous ies termes 
employés dans la Langue depuis le XVII" siècle jusqu'à nos 

et rédigé spécialement 
à l'usage des Classes et des Etudiants en Lettr' 



PAR 



Henri GOELZER 

Professeur à la Faculté des Lettres de Paris et à l'Ècol' 

Lauréat de l'Institut 



DEUXIÈME ET 

REVUE ET GO 



xissance 



. .S 



GARNIER .13' 

. s AI 



asti" 



A Mon Maître 
M. GastoxN BOISSIER 



SECRETAIRE r E R P K T U E L DE L ACADEMIE FRANÇAISE 

UEMBPE DE l'académie DES INSCRIPTIONS ET BE L LE S- LET T REg 

PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE 

WAÏTr.E DE CONFÉRENCE5 A l'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE 



Hommage 

d'affection et de reconnaissance 



PRÉFACE 



.1 offre au public avec ce Noui-raa Dictionnaire Français- Latin le nom- 
plciiieiit des études lexicographiques.fue je poursuis depuis plus de vingt-cinq 
ius et dont le Dictionnaire Latin- Français, achevé en 1892, ne représentait 
pi'une partie. Si j'avais |.u suivre mes préférences et si je n'avais pas été 
ippelé tout d'abord à reprendre l'œuvre abandonnée par le regretté Eugène 
Beiioist, c'est le présent dictionnaire qui eût paru le premier, car il y a 
iongtemps que j'en ai conçu-l'idée et que, sur les conseils de mes maîtres, 
Charles Thurot et Arsène Darmesteter, je me suis préparé à le composer. .l'ai 
tenu à faire cette déclaration [lour ipi'on ne suppose pas d'abord que ce dic- 
tionnaire français-latin n'est que la contre-partie du latin-français. Sans 
ioute, il suffira d'ouvrir le volume pour constater que je n'ai pas travaillé sur 
les seuls matériaux que m'eût fourni le dépouillement du dictionnaire latin- 
trani;ais; mais il n'est pas mauvais que je le liise nettement moi-même et 
ijue j'expose en détail le plan que j'ai suivi. 

Ce dictionnaire français-latin est avant tout destiné aux élèves de l'en- 
seignement secondaire et de l'enseignement supérieur qui ont a écrire en la- 
tin ou, plus exactement, à traduire du français en latin. Par conséquent il 
comprend, à l'exclusion des noms propres, tous les mots français qui ont 
formé le fonds de la langue des honnêtes gens depuis la fin du xvr" siècle jus- 
qu'à nos jours. On y trouvera même, mais exceptionnellement, quelques 
termes un peu plus anciens ; car, en général, je ne remonte pas plus haut 
[}ue Montaigne (1). 

Le plan des articles était tout indiqué : il devait reproduire l'histoire 
même du mot à traduire, prendre ce mot à ses origines, le plus souvent 
latine?, et le suivre dans toute la filiation logique de ses significations. C'est la 



(1^ Suivant la méthode adoptée dans le Dictionnaire latin-français i'ai considéré comme faisant 
partie du veibe e piriicipe présent et le participe passé et j'en ai traité à larticle consacré au 
verbe. Ils ne font l'objet d'un article à part que s'ils ont pris dans la langue une valeur adjective 
ou substanlive neUemeiit marquée. 



h PREFACE 

méthode scientirnjue, la vraie méthode, i-oUo qu'on api^liqiip aujourd'hui da 
tous les dictiouuaires : puisqu'elle doune de si heureux resuhats, (juanil 
s'agit du grec et du latin, où cependant la recherche de l'acception étymol 
gique et la restitution de l'ordre historique ou logique des sens dérivés pr 
sentent tant d'obscurités et de ditticultés, comment pourrait-on en clierch 
une autre, à propos du français, langue dont les origines sont connues et do 
les mots peuvent être étudiés à la lumière de l'histoire beaucoup mieux q 
ne le seront jamais les termes latins ou grecs? Toutefois, sur ce point latàcl 
du lexicographe eût été bien lourde, si au travail de la traduction en lat 
avait dû s'ajouter l'étude particulière de cliacpie mot français, l'histoire ( 
ses développements et de ses transformations, bref, s'il avait été obligé > 
composer d'abord un dictionnaire historique du français sur lequel il e 
ensuite opéré. Heureusement le Dictionnaire Général de la Langue fra 
çotse de MM. Hatzfeld, Darmesteter et Thomas (1) a paru pendant que 
travaillais à réaliser mon dessein et ma tâche s'est trouvée tout de sui 
simplitiée et allégée ; j'ai eu en eux des guides sûrs et je me suis confié à le 
science à peu près infaillible. Garanti de toute en-eur de ce côté-là, j'ai pu > 
toute tranquillité d'esi^rit donner tous mes soins à la partie latine. 

J'ai pensé que je devais résolument abandonner les pratiques ancienne 
au lieu d'énumérer en tête de chacune des grandes divisions des ai'ticles 1 
mots latins rendant plus ou moins exactement les diverses significatioi 
du mot français, et de i-anger à la suite de cette énumération un certa 
nombre de phrases françaises empruntées à des traductions ou extraites < 
dictionnaire latin-fi-ançais, j'ai mieux aimé faire suivre chacun des mots 1; 
tins (imprimés le plus souvent en caractères gras) d'exemples bien choi^ 
destinés à en illustrer la valeur et l'emploi. L'avantage de cette dispositio 
ce s(ra, je l'espère du moins, de montrer nettement dans quelles acceptici 
tel mot latin est pris et dans quelles constructions il peut enti'er. Ces mo 
latins sont rangés dans un ordre logique; le premier est toujours celui qui n 
paraît rendre avec le plus de précision Fidée du mot français; ceux qui suivei 
sont ou des synonymes ou des équivalents en umérés suivant leurs degrés d'à] 
proximation (2). Tous sont empruntés le plus ordinairement à l'époque cla 
sique, c'est-à-dire à la période qui ^ a de Térence à Tite Live. Cependant Plan 
a fourni quelques traductions et un plus i;r and nombre d'expressions vives 
familières, équivalents naturels de certains tours français. D'autre part, 
était impossible de ne pas recourir à des auteurs d'une latinité moins \m] 
que celle de Cicéron ou de César pour traduire des termes techniques c 



(1) Il est superflu d'indiquer quels secours précieux j'.ii trouvés, notainmcnt pour le choix d 
exemples, dans la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie, dans Littré et surtout da 
le Dictionnaire National de Bosclierelle, qui, sur bien de^ points, conserve une supérior 
marquée. 

(2) 11 arrive parfois que le mot français dérive directement d'un mot latin qui appartient se 
à la basse époque de la langue, soit à ce qu'on est convenu d'appeler le latin populaire. En ce ca 

e le mets entre parenthèses après le mot français lui-même, étant bien entendu que ce terme de 
tre évité et remplacé par un de ceux qui sont donnés comme équivalents. C'est uu reaseigueme 
historique, pas autre chose. 



PRÉFACE i 

pour rendre certaines idées que ces deux grands éci'ivains n'avaient pas eu à 
exprimer: Vitruve,Columelle, Celse et Pline ont été mis largement à contri- 
bution, .{uund il s'est ai;i de rendre les termes spéciaux de rarclntecture, du 
i^i-nie civil, de l'agriculture, de la médecine, de l'histoire naturelle, etc. 
Exceptionnellement j'ai du forger la traduction ; mais, même en ce cas, j'ai 
tâché de ne pas tout tirer de mon fonds et de m'appuyer, au moins en partie, 
sur Tautorité d'un auteur antique. Enfin j'ai eu recours à Du Gange pour les 
mots qui n'ont d'équivalents que dans la latinité du moyen âge (I). Si l'on 
met à part ces dérogations nécessaires à une règle générale, on verra que par- 
tout et toujours je me suis astreint à ne donner que des mots dont la légiti- 
mité ne jji'it être .suspectée. J'ai eu constamment sous les yeux la dernière 
édition de V Antibarbarus de Krebs-Allgayer revue par Sclimalz (Bâle, 18S6), 
la Stylistique de Berger traduite par Max Bonnet et F. Gâche (Paris, 
Klincksieck) et surtout celle de Fr. von Nœgelsbach (7' édition revue par 
hvan Muller, Nuremberg, 18S^). Mes études de syntaxe seront, je pen.se, un 
sûr garant du scrupule que j'ai mis à écarter tous les exemples où se pou- 
vaient rencontrer des constructions étrangères à l'usage de Cicéron ou de 
César; quand j'ai été contraint de passer outre, j'ai indiqué entre parenthèses 
par quel tour classicjue il fallait remplacer la construction citée. 

Bref, j'ai tâché de fournir à nos étudiants un répei'toire à la fois com- 
plet, précis et sûr. Je voudrais y avoir complètement réussi. Toutefois j'ai 
conscience d'avoir écarté de l'ouvrage tout ce qui peut embarrasser ou égarer 
les étudiants, je veux dire les exemples latins qui n'ont qu'un rapport loin- 
tain avec l'expression française proposée. Tout a été subordonné à la recherche 
de la propriété et de la, précision des termes.' 

L'exécution matérielle de l'ouvrage a été, comme pour le dictionnaire 
latin-français, l'objet des soins les plus attentifs et les plus minutieux. Non 
seulement le caractère choisi est u/i^jeu ^^^^'î /o'^f que celui qu'on emploie 
ordinairement pour les travaux du même genre et permet de lire avec ai- 
sance et sans fatigue les articles les plus longs, mais encore on a tenu à im- 
primer en caractères gras les mots latins qui sont suivis de nombreux 
exemples. De la sorte l'œil pourra aisément embrasser les équivalents 
latins proposés pour chaque mot français, et les exemples donnés à 
l'appui fixeront le choix de l'esprit sur celui qui répond le mieux à l'idée 
à rendre. 

Quelque persévérance que j'aie apportée à la composition de ce diction- 
naire, je n'aurais sans doute pas réussi à terminer ma tâche avant longtemps, 
si je n'avais pas eu, pour certaines parties du moins, l'aide dévouée d'un 
collaborateur. Un de mes anciens élèves à la Sorbonne, M. Alfred ^ley, pro- 
fesseur agrégé au lycée Henri Martin, celui-là même dont j'ai eu tant à me 
louer pour la préj^aration du dictionnaire latin-français, a bien voulu cette 



(1) Pour un petit nombre de mots j'ai emprunté des traductions au Dictionnaire de Danet, 
celui de Quicherat et au Dictionnaire Allemand-Latin de Georges. Je les ai fait suivre respective 
meut des lettres D, Q, Gs. 



/ p ni: l'A ci: 

fois enctîre mettre à ma tliftposition son savoir et sj» complaisance. Sous ma • 
res|K>nsabilitâ il a préparé les matériaux qui m'ont servi à rédiger la 
plu^urt Jes petits articles depuis la lettre C jusqu'à la tiu. Je ne puis ilira 
assex avec quel zjle il s'est acquitte d'une tâche toujours délicate. C'est aussi 
un devoir i>our moi de remercier cordialement mon i-lève à l'Kcole Normale, 
M. Alb. Riemunn. qui a revn avec moi le manuscrit des quatre dernières 
lettres et m'a fourni plusieurs fois des indications fort utiles. 

Enfin mon cher et vénéré maître M. Gaston Boissier, le savant et déli- 
cat humaniste le vaillant détenseur des études latines en France, a bien voulu 
accepter la dédicace de mon ouvrage : qu'il me permette de lui en faire honi- 
matie, en reconnaissance de tout ce que je dois à sa parole comme à ses écrits, 
et puisse mon travail être digne d'un tel patronage! 

Décombre 1903 



AVERTISSF.MKNT UE LA DEUXIEME EDITION 

Trois ans a peine après l'apparition du Dirùonnaire français-lalin, nous 
avons dû en préparer une deuxième édition. 

Je remercie cordialement le public studieux de l'accueil qu'il a fait à cet 
ouvrage, et je suis particulièrement reconnaissant à mes collègues de leurs 
critiques autant que de leurs louanges. J'ai trouvé dans les unes de précieu.x 
encouragemeûts et j'ai fait mon profit des autres. On s'en apercevra en 
conijiarant cette deuxième édition à la première. 

C'est un devoir pour moi d'exprimer mes plus vifs remerciements à 
.M. Habut, professeur au lycée du Mans, qui m'a adressé de judicieusts 
observations et .signalé plusieurs corrections de détail, ainsi qu'à -M. Gafliot, 
professeur de Première au lycée Biaise Pascal, de Clermoiit-Ferrand, dont 
l'article publié dans la Revue Critiqua du 11 avril 19Uit, m'a fourni, sur 
plusieurs points, d'utiles renseignements. 

J'aurais voulu que mon ami et ancien collaliorateur L. Martel fût 
encore là, pour recueillir le témoignage de reconnaissance que je lui dois. 
Puisqu'il nous a été ravi par une mort soud.aine, je paierai du moins à sa 
mémoire le tribut de mon affectueu.se gratitude. Par amitié pour moi, et 
par attachement à mon œuvre il s'était donné la tâche de lire dans son 
exemplaire tous les articles de quelque importance et de me signaler les 
remarques que cette lecture lui suggérait. Je n'ai pas besoin de dire 
combien ce travail m'a été utile. Ces observations se sont ajoutées comme 
appoint à mes recherches personnelles, et c'est ainsi que je puis olTrir à 
mes collègues et à nos élèves un livre encore plus digne de leur estime. 

Henhi goelzi:r. 

30 .Soveniljrc lOOci. 



EXPLICATION DES ABRÉVIATIONS 



EMPLOYÉRS DANS LE DICTIONNAIRE 



— Tient lieu du mut qui fait lo sujet (le l'article. 
^ Si'pare le-* dilTérput-^ ^eos du mot. 
Il Indique le;» subdivision'* d'un sons principal. 
= égale, est la même chose que. 



abl. 
ab$. 
ace. 
udj. 
adv. 

adver'.it . 
anal, 
arch. 
astron. 
botan. 
c.-o-d. 
ch. ou chot. 
comp. ou compar. 
ronj. 
constr. 
dat. 
dép. 
dir. 
épith. 
ex.: 
ex t. 
t- 
fia- 
fat, 
yen. 
ijvnér. 
j/éom. 
gramm. 
iniparf. 
im/wr. 
imper f. 

indécl. 

indic. 

indir. 

interj. 

interrog . 

intr. 

inas . 

iron. 

lat. 

lia. 

loc. 

m. 

malh. 

méil. 

mus. 

n. 

négat. 



ablatif. 


néol. 


néologisme. 




ab^^olu nu absolument. 


opp. 


oppose ou opposé. 




accu>^;itir. 


ordin. 


ordinairement. 




adji-ctif. 


P- 


par. 




adverbe. 


p. udj. 


participe-adjectif. 




adverbialement. 


parf. 


parfait. 




analogie. 


pari . 


(en) parlant. 




archaïsme ou archaïquo il). 


part. 


participe. 




astronomie ou astronomique. 


partie. 


particulièrement. 




botanique. 


pass. 


passif. 




c'est-à-dire. 


peint . 


peinture. 




chose. 


pers . 


personne, personnel. 




comparatif. 


phy,. 


physique. 




conjonction. 


/'■. 


pluriel. 




construire oa construction. 


plais. 


plaisamment ou plai 


sauterie 


dati f. 


poét . 


poétique. 




déponent. 


IMS t. 


postérieur. 




direct. 


prép. 


préposition. 




épithèie. 


prés. 


présent. 




exemple. 


primU. 


primitivement. 




extension. 


pron. 


pronom. 




féminin. 


pronom. 


pronominal. 




figuré, au figuré. 


propr. 


proprement. 




futur. 


prov. 


proverbe. 




génitif. 


qq. 


quelque. 




général ou généralement. 


./tjch. 


quelque chose . 




géométrie ou géométrique. 


<J'J(- 


quelquefois. 




îjrammairc oa i;i-ammairien. 


cjqn. 


quelqu'un. 




imparfait. 


rar. 


rare ou rarement. 




impér.-itif. 


rhét. 


rhétorique. 




impersonnel, impersonnelle- 


S. 


substantif. 




ment. 


s.-e. 


sous-entendez. 




indéclinable. 


seul. 


seulement. 




indicatif. 


simpt . 


simplement. 




indirect. 


siruj. 


sin:;ulier. 




interjection. 


soav. 


souvent. 




interrogation, interrogatif. 


spéc. 


spécialement. 




intrîinsitir. 


sabj. 


subjonctif. 




inusité. 


sabst. 


substantif. 




ironie, ironique. 


salislanlvt. 


substantivement. 




latin, latinité. 


suiV. 


suivant. 




littéralement. 


sup. 


supin. 




locution. 


saperl. 


superlatif. 




masculin. 


.■>ynr. 


syncope. 




mathématiques. 


t. 


ternie. 




médecine, médical. 


(r. 


transitif. 




musique. 


V . 


verbe. 




uoutre. 


voc. 


vocatif. 




négation, négatif. 


voy. 


voyez. 





il) Pour ne pas compliquer les abréTÎations j'ai parfois signalé par 'irch. 
cimplement vieilli et n'est pas proprement archaïque. 



un mot ou un tour qui a 



ABREVIATIONS 



DES NOMS D'AUTEURS CITÉS DANS LE DICTIONNAIUK 



/!., L'auteur. .... 

Ace, L. Accius ou Attius, poète tragiquo (ii« siè- 
cle av. J.-C). 
Atran , Afranius, poète comique (ii» sieclo av. 

J.-C.:. 
Ambr., Saint Ambroise (iV siècle ap. J.-C.). 
Amm. Ammien Marcollin, historien (iv* siècle 

»p. J.-C). 
Apic, Apicius, gastronome (i" siècle ap. J.-C). 
Apal-, Apulée, philosophe (u' siècle ap. J.-C). 
Arn. Arnobe (iii« siècle ap. J.-C). 
Ascon., Asconius Podianus, grammairien (i" 

siècle ap. J.-C). 
Aiin.-PolL, AsiniusPoUion, orateur, historien et 

poète (siècle d'Auguste'. 
Aact. b. A(r., Auctor boUi Africi. 
AuiCt. b. Alex., Auctor belli Alexandrin!. 
Aact. b. Uisp., Auctor belli Hispanionsis. 
Aag. ap. Sœt., Auguste cité par Suétone. 
Aag., Saint Augustin, évêque(iv° siècle ap. J.-C). 
Aar.-Vict., Aurelius Victor, historien (v' siècle 

ap. J.-C). 
Balb. ap. Cic. Cornélius Ualbus, dans la corres- 
pondance de Cicéron. 
Boet., Boèce, philosophe (vi° siècle ap. J.-C). 
Brat. ap. Cic, Brutus, dans la correspondance 

de Cicéron. 
Cœcil., Caîcilius Statius, poète comique (n» siècle 

av. J.-C). 
Csel.-Aar., Caelius Aurelianus, médecin (v« siècle 

ap. J.-C). 
Cœs., César (B. G., de bello Gallico; B. C, de 

bello civiii). 
Cato., Caton l'Ancien, orateur et historien (ii« 

siècle av. J.-C). 
CatuU., Catulle, poète (époque de Cicéron) 
Cela., Celse, médecin (i«'' siècle ap. J.-C). 
Charis., Charisius, grammairien (iv" siècle ap. 

J.-C). 
Cic, Cicéron (luv., de Inventione; de Orat., de 
Oratore; or., 0/aïor; Br., Brutus; opt. gen., 
de optimo génère dicendi; partit, orat., par- 
titionesoratoriœ; par. ou parad., paradoxa; 
top., Éopica; ep., epistalssi Att., ad Atticam, 
epistutx , ad Br , ad Dintam epistalœ; Q. fr. 
correspondance avec son frère Qaintus\ N. 
D., de natura deorum-, Div., de Divinatione; 
Acad., Academica; Tusc, Tuscalanse qases- 
tiones; Fin., de Finibns; Off., de Ofj^iis; 
L;el. ou am , Lxlias ou de amicitia liber; sen., 
tJato Mjjorou de senectute liber; fat., defato 
liber; Leg., de Legibas; Rep., de Repiiblica 



lihri sex; univ., de universo; Arch., pro Ar- 
cliia oratio; Balb., pro L. Cornelio Balbo 
oratio; Csec, pro A. Cœcina oratio ; Cael., 
pro M. Cœlio oratio; Cat., in L. Catilinam 
orationes qaattaor; Clu., pro A. Cluentio 
oratio; Div. Carcil., in Q. Caeciliam oratio 
quse divinatio dicitar; dom., de donio gua 
oratio; Flacc, pro L. Flacco oratin; Font., 
pro M. Fontejo oratio; har. resp., de harat- 
picam responso oratio; imp. Pomp., de im- 
perio Cn. Pompeji ad Qairiies oratio ou pro 
lege Manilia oratio ; post. red. in sen., post 
redifam in senatu oratio; Leg. agi-., de lege 
agrarià contra P. Servilium Rullarn oratio- 
nes très; Lig., pro Ligario oratio; Marc. , pro jU. 
Marcello oratio; Mil., pro T. Annio Milone 
oratio; Mur., pro L. Marena oratio; Phil., 
in M. Antoniam orationes Philippicse XIV; 
Pis., in L. Calpurniam Pisonem oratio; 
Plane, pro Cn. Plaacio oratio ;prov. cons., de 
provinciis consularibus oratio; Quint., pro 
P. Quinctio oratio; Rab. perd., pro C. Ra- 
iirio psrdueHioms reo; Rab. Post., pro C. 
Rabirio Postumo ; Rose. Am., pro Sex. Ros- 
cio Amerino oratio ; Rose, com., pro Q. 
Roscio comœdo oratio; Scaur.,pro jU. jEmi- 
lio Scauro oratio; Sest., pro P. Sestio oru- 
tio; Sull., pro P. Salla orarto; -Tull., pro M. 
Tullio oratio; Vat., in P. Vatiniani oratio: 
Verr., in C. Verrem oratio prima et Actionis 
secandoe libri qainque). 

Cic (r., fragments de Cicéron. 

Cic. poet., Cicéron poète. 

Q. Cic, Q. Tullius Cicéron, frère de l'orateur. 

C. /. L., Corpus inscriptionum Latinarum. 

Cod.-Jast., Codex Justinianeus. 

Cod.-Theod., Codex Theodosianus. 

Col-, Columelle, agronome (i" siècle ap. J.-C). 

CorniÇ., Cornificius, rhéteur contemporain de 
Sylla. auteur présumé de la Rhétorique à 
Ilerennius. 

Curt., Quinte-Curce, historien (i" siècle ap. 
J.-C). 

Cypr., Saint Cyprien, évêque de Carthage ^iii» 
siècl»» =>p. J.-Ci. 

D.. Danet (Dictionnaire français-latin, à l'usage 
du grand Dauphin). 

Dig., Digestorum libri quinquaginta (éd. P. 
ICriiger et Th. Mommsen). 

Diom., Diomède, grammairien (iv« siècle ap. 
J.-C). 

Donat., Donat, grammairien (iv* siècle ap. J.-C), 

a 



/iec/.. »ut-»iir< (^eclé3ia^tlqu«4. 

l-'il. Diocl., Edit de Diix-létien ^301 ap. J.-C.), 

réglant \« pri\ daé danrèos. 
KJict.. Edii-ta imparatoruiu et magis^traïuum. 
ICnn., Eaoius, poète (ii« siècle av. J.-C). 
Eumen., Euiuéue, rhéteur (iir «iéclc ap. J.-C.). 
Eatr., Eutrope, lii>torieu (iv* »ii-cl<.> ap. J.-C.j. 
fift., Fesius, grammairien ^siècle dWususte}. 
Flor., Floru!^, TiinorisTi (ii« siècle ap. J.-C). 
Fronto., Fronton, orateur (u* siècle ap. J.-C). 
(fjj-, Gajus, jurisconsulte (n» siècle ap. J.-C). 
'îr'/., .\ulii-GMIe, philosoplie (n* siècle ap. J.-C.). 
Olosi., tjU>^«alre^. 
Gramm.f Oramtnairien». 
Orom. ver., liromatici vateres, arpenteurs. 
Gt.. DictiviiOairi all.-latin de Georges. 
Hier., Saint Jérôme (iv* siècle ap. J.-C). 
Ililir., S:iint Hilaire (iv" siècle ap. J.-C). 
Hirt., Hirtius, historien, continuateur de Césai'. 
/for., HoiMce, poète (siècle d' .Auguste). 
Hyg., Hy.ijin, ijrammairien (.siècle d'Auguste). 
Inscr. Inscriptions. 
Intpr., Interpres, c'-à-d. traducteur. 
Isiâ., Isidore de Séville, polygraphe [vu' siècle 

ap. J.-C) 
Jet., Jurisconsultes. 
Jast. ou Justin., Justin, historien (iv« siècle ap. 

J.-C). 
Javen., Juveual, poète (i" siècle ap. J.-C 
,act., L: 

J.-C). 



Lact., Lactauce, écrivain chrétien jiii" siècle ap 



p. J. 

(m" s 



Lampr., L.ampride, historien (iv« siècle ap. J.-C). 
/.il-., Tite-Live, historien («iècle d'Auguste). 
Liv. epit., ^^jmuiaires des livres de Tito-Live. 
Luc., Luciiin, poète (i«' siècle ap. J.-C). 
LucU., Liicilius, poète satirique (u* siècle av. 

J.-C). 
Lucr., Lucrèce, poète (époque de Cicéron). 
Marr., Macrobe, commentateur (iv* et,v* siècles 

ap. J. -<".';. 
Manil., Maiiilius, poète siècle d'Auguste). 
Marc.-Entp., Marcellus limpiricus, médecin (v* 

siècle ap- J.-C). 
t\f.-Aar., Marc-.\urèle, empereur (ii* siècle ap. 

J.-C.) 
Mort., Martial, poète [if siècle ap. J.-C). 
Mart.-Cap.. Martianus Capella, grammairien 

(iv siècle ap. J.-C.V 
Mêla., Pomponius Mêla, uéoiraphe (i" siècle ap. 

J.-C). 
Modestin., Modestinus, Jurisconsulte (ui* siècle 

ap. j.j:.). 

iVep., Cornélius Népos, historien (époque de Ci- 
céron. 

.Von., Nointii, grammairien (ni* siècle ap. J.-C). 

Oros., OroM), historien (v* siècle ap. J.-C.). 

Of., Ovide, poète (siècle d'Auguste). 

."acuf., Picuvius, poète In' siècle av. J.-C). 

l'ail, ou t'rdloà., Palladius, agronome (iv siècle 
ap. J.J 

Pool, ex l'eut; abrégé du livre de Festus par 
Paul Diacre (vin" siècle ap. J.-C). 

l'uni. -Nri< Saint Paulin de Noie (iv* siècle ap. 
i.-i-,.). 



Piial. sent., Paulus. jurisconsulte ^iii* siècle ap 

J.-C\ auteur du livre intitulé iSintentiariK, 

ad filium Uhii i/iiim/uc. 
Petr., Pétrone ii" «iecle ap. J.-C). 
Plane, ap. Cic, Plancius dans la correspun 

dance de Cicéroii. 
Plaut., Plante, poète comique (u" siècle av. J.-C.) 
Plin., Pline l'Ancien (i" siècle ap. J.-C). 
Plin. }., Pline le Jeune (i»'et n» siècles ap. J.-C.) 
Plin.-Val., Plinius Valerianus, médecin (iv" sie 

de ap. J.-C) 
Pompej., Porapéius, grammairien (v« siècle ap 

J.-C). 
Pompon., Pomponius, jurisoonsulta (ii' siècle 

ap. J.-C). 
Prise, Priscien, grammairien (vi« siècle ap. J.-C) 
Prop., Properce, poète élégiaque (siècle d'Au- 
guste). 
Prud., Prudence, poète clirétien iiv» siècle ap 

J.-C). 
Pahl. Syr., Publius Syruc, niimograplie (époque 

de Cicerun). 
Q., Quicliorat, dictionnaire fr.-lalin. 
Qaint., Quintilien (i" siècle ap. J-C). 
*a//,, Salluste, historien (époque de Cicéron). 
^all. l'r., fragments des Histoires de Salluste. 
Samni., Serenus Sammonicus(<ie mecitcinu /jPiP- 

cepta an 1115 hexamètres), m" siècle ap. J.-C 
Scliot., Scoliastos. 
Scrib., Scriboiiius Larsus, médecin U'' siècle ap 

J.-C). 
Sen. Wi., Séneque le rhéteur (siècle d'Auguste 
Sen., Séuèque le philosophe (i'' siècle ap. J.-Cl 
Serv., Sarvius. commeiiiateur de Virgile ^lv 

siècle ap. J.-C). 
Sid., Sidoine Apollinaire t'v* siècle ap. J.-C). 
S. *'. lef., versions de l'Ecriture sainte aiité 

ri 'nres à la Vulgate. 
Stat., Stace, poète (i" siècle ap. J.-C). 
Saet., Suétone, historien (i»' et u« siècles aii 

J.-C). 
Tac., 'l'acite, historien (i" et ii" siècles ap. J.-C.l. 
7'er., Térenco, poète comique (ii* siècle av. J.-C). 
Tert. Tertullien, écrivain chrétien (n* siècle ap 

J.-C.l. 
Tli.-Piisc, Theodorus Priscianus, médecin (iv 

siècle ap. J.-C). 
Tib., Tibulle, poète élégiaque (siècle d'.\uguste). 
l'ip., Ulpien, jurisconsulte (ni« siècle ap. J.-C). 
Val.-Flacc, Valerius Flaccus, poète îi" siècle 

ap. J.-C). 
Val.-Max., Valère Ma.xime, historien (i" siècle 

ap. J.-C). 
Varr., Varron, polygraphe, époque de Cicéron 

(L. L., de lingaà Latinâ ; It. R., i-oram rasti- 

carum libri tres\. 
Ve'j., Végèce, écrivain militaire (iv* siècle ap. 

J.-C.l. 
Fe/<.,VellejusPatereulus, historien 'i" siècle ap. 

J.-C). 
Virg., Virgile. 

Vitr., Vilruve, architecte (siècle d'Auguste). 
V'ulg., Vulgate (traduction de la Bible revisée 

par S. Jérôme). 



TABLEAU DES VERBES LATINS 

DONT LA CONJUGAISON PRÉSENTE QUIÎLQUES PARTICULARITÉS (1) 



INDICATIF I-fléàENT 


PARFAIT 


SUPIN 


n;FiMTip 


abdiuo, jo rejotlo, je débouta. 


ahdixi 


abdlctum 


abdiccre 


abdo, jd cache, 


abdidi 


abdituza 


abdere 


abeo. je m'on vais. 


abii 


abitum 


abire 


abhorreo, j"ai île l 'aversion. 


abborrui 


pas de supin 


abhorrera 


abigo, ja cliaèsa. 


abegi 


abactum 


abigere 


abjicio, je rejette. 


abjeci 


abjectum 


abjicàre 


abluo, jo lave. 


ablui 


ablutum 


abluére 


abnuo, je refuse. 


abnui 


pas do supin 


abnuOre 


aboleo, j'abolis. 


abolevi 


abolitum 


abolére 


abolesco, je péri^ graduellemont. 


abolevi 


pas de supin 


abolescère 


abrado, je ràclo. 


abrasi 


abrasum 


abradére 


abripio, j'arracho. 


abripui 


abreptum 


abripére 


abrumpo, je romps. 


abrupi 


abruptum 


ahrumpëre 


abscïdo, je rotranoho. 


abscidj 


abscisuni 


abscidére 


absclndo, j'arrache. 


abscïdi 


abscissuza 


abscindère 


abscondo, je cache. 


abscondi 


absconditum 


abscondevo 


absisto, je mVluigiie. 


abstiti 


pas de supin 


absistére 


absolvo, je délie. 


absolvi 


absolutum 


absolvëre 


accedo, je m'approche. 


accessi 


accessum 


accedére 


accendo, j'enflamme. 


accendi 


accensum 


accendère 


accido, ja tombe sur. 


accidi 


pas do supin 


accidére 


accingo, je ceins. 


accinxi 


accinctum 


accingère 


accipio, ja reçois. 


accepi 


acceptum 


accipcre 


accuxubo, je sui^ couche lA table). 


accubui 


accubitum 


accumbére 


acquiesce, je me reposa 


acquievi 


acquietum 


acquiescère 


addo, j'ajoute. 


addidi 


additum 


addere 


adeo, ja vais vers. 


adii 


aditum 


adiré 


adigo, je pousse vers. 


adégi 


adactum 


adigére 


adimo, j'ôte. 


adémi 


ademptum 


adimère 


adjuvo, j'aide. 


adjuvi 


adjutum 


adjuvàre 


adolesco, je grandis. 


adolevi 


paâ de supin 


adolescèro 


agnoeco, je reconnais. 


agnovi 


agnitum 


agnoscere 


aSero, j'apporte. 


attuli 


allatum 


aiferre 


ago, je mène ou, je fais. 


egi 


actum 


agëre 


afficio, j'affecte. 


atreci 


affectum 


afTicére 


allicio, j'attire. 


allexi 


pas de supin 


allie ère 


affligo, j'abats. 


ataixi 


afùictum 


afûigère 


annuo, j'accorde. 


annui 


pas de supin 


annuere 


aperio, j'ouvre. 


aperui 


apertum 


aperire 



(I) Cette liste des rerbes latins ne comprend pas ceux qui se conjuguent régulièremen; 
sur chacun des types des quatre conjugaisons : amo, deleo, lego, capio et audio 
On a eu soin de citer uniquement les formes qui se rencontrent le plus ordinairement chei. 
les bons écrivains. Quelquefois on s'est contenté de donner les formes du verbe simple; 
c'est donc au simple qu'il faudra se reporter d'abord pour avoir les renseignements 
néce.ssaires sur le verbe composé. 

Le supin est indiqué non seulement dans les verbes où il se rencontre réellement, mais 
encore dans tous ceux où l'on a, soit \e participe futur actif, soit le participe passé passif . 
Tous ces renseignements seront utilement complétés parla pratique de notre dictionnaire 
latin-frani;ais. 

Se rappeler que les verbes latins de la 1''° conj. ont l'infinitil en -are, ceux de 
la 2» l'infin. en -ère, ceux de la 3"= l'infin. en -ëre et ceux de la 4« l'infin. en -ire. 



INDICATIF PRCSKNT 

applico, j'appiii« contre. 

ardeo. je suis brùl&nt. 

•rceeso. je fais venir. 

areo. Je sub dessAché. 

■rrigo, je dresse (en l'air). 

arripio. je saisis. 

ascendo, je monte. 

■spergo, j'arrose. 

aspicio, je regarde. 

assentior (1), je donne mon assenti- 

llleLit. 
assequor, j'atteins, 
aësideo, je suis auprès, 
assido, je m'asseois, 
assilio, je saute, 
assisto, je me place auprès. 
asBuesco, je m'accoutume, 
assumo, je prends pour moi. 
assurgo. je me relève, 
astrepo, je murmure auprès, 
astringo, je serre étroitement, 
astruo. je bâtis .luprès. 
attendo, je tends vers, 
attero, j'use en frottant. 
attineo, je tiens auprès 
attingo, je touche, 
attollo, j'élève. 
attondeo, j'élague, 
attrabo, j'attire. 
audeo, j'ose. 
auiero, j'enlève. 
augeo, j'augmente. 
aveho, j'emmène, j'emporto. 
aveo, je souhaite. 
avello, j'arrache. 

averto, je détourne. 

bibo, je bois. 

cado, je tombe. 

ceedo, je coupe. 

calefacio ou caUacio, je Tais chauffer. 

caleo, j'ai chaud. 

candefacio, je blanchis, je rends blanc. 

candeo, j'ai un éclat éblouissant. 

caneo, je suis blanc. 

cano, y- chante. 

capeeao, je prends en main. 

capio, je prends. 

carpo, je cueille. 

caveo, je prends garde. 

cedo, je me retire. 

ceno, j'> dino. 

ceaseo, je suis d'avis. 

cemo, je distingue. 

cieo,je mets en mouvement. 

cingo, je ceins. 

circmnago, je mène autour, je tourne. 

circumcîdo, je coupe autour. 

circamcixigo, j'ontouro. 



PAilFAlT 

applicavi 

arsi 

arcessivi 

arui 

arrexi 

arripui 

ascendi 

aspersi 

aspexi 

asseosus sum et 

nqf. assensi 
assectttus sum 
assédi 
assédi 
assilui 
astiti 
assuevi 
assuwpsl 
assurrexi 
asirepui 
astrinxi 
astruxi 
attendi 
attrîvi 
attinui 
attigi 

pas de parfait 
attondi 
attraxi 
ausus sum 
abstuli 
auxi 
avexi 

pas de parfait 
avelli. Cart. ou 
avulsi. Sen. Luc. 
averti 
bibi 
cécidi 
cècîdi 
calefeci 
calui 
candefeci 
candui 
cânui 
cecini 
capessivi 
cepi 
car psi 
cavi 
cessi 
cenavi 
censui 
pas do parfait 
civi 
cinxi 
circumegi 
circumcidi 
circumcinxi 



appUcatum 

arsum 

arcessitum 

p.i3 de supin 

arrectum 

arreptum 

ascensum 

aspersum 

aspectum 

asseDsum 

assecutu:u 

assessum 

assessum 

p:is do supin 

pas de supin 

assuetuni (-) 

assumptum 

assurrectum 

astrepitum 

astrictum 

astructum 

attentum 

attritum 

attentum 

attactum 

pas Je supin 

attonsum 

attractum 

ausum 

:tblatum 

auctum 

avectum 

pas do supin 

avuJsum 

aversum 

pas do supin 

casum 

csesum 

calefactum 

pas de sujMU 

candefactum 

pas de supin 

pas do supin 

pas do supin 

capessitum 

captum 

carptum 

cauium 

cessum 

cenatum 

censum 

pas de supin 

citum 

cinctum 

circumacium 

circumcisum 

circumcinctum 



(3) 



applicàre 

ardére 

arcessèrc 

arére 

arrigère 

arripèrn 

ascendère 

aspergêre 

aspiccrc 

assentire 

assequi 

assidêre 

assidëre 

assilire 

assis tére 

assuescère 

assumère 

assurgëro 

astrepêre 

astringère 

astruère 

attendëre 

atterôre 

attinére 

att ingère 

attollère 

attondère 

attrabère 

audére 

a u ferre 

augére 

avebëre 

avère 

avellcre 

avertère 

bibére 

cadére 

Cfedére 

calefacère 

calère 

candeïhcère 

candére 

caztère 

canëre 

capessére 

capére 

carpère 

cavére 

cedcro 

cenàre 

censère 

cernère 

cière (i>) 

cingSrg 

circumagôre 

circumcidère 

circumcingère 



(1) Ce verbe appartient à la catégorie de ceux qui se rencontrent tantôt avec la forme 
déponente, tantôt avec la forme active. 

(2) Remarquez le participe passé à sens actif, aasuetus, « ayant pris l'habitude de... • 

(3) Remarquez le participe pas-sé à sens actif cenatus, » ayant dîné ». 

(U) Les composés de c/eo suivent la quatrième conjugaison, ex. : accire, faire venir. 



I 



■ 


— m — 






W INDICATIF PRESENT 


PARPiUT 


SUPIN 


INFINITIF 


«Iroomdo, ja mets autour. 


circumdedi 


circumdatum 


circumdâre 


oirouinfero, je porta autour. 


circumtuli 


circumlatum 


circumferre 


olrcaiaBisto, Je me tiens autour. 


circumsteti 


pas de supin 


circumsistére 


circumspicio, je regarde autour. 


circutnspexi 


ciTcumspectum 


circumspicère 


circumvebo, j(^ porte autour. 


circumvexi 


circumvectum 


circumvebére 


clango, je retentis. 


pas de parfait 


pas do supin 


clangère 


olaodo, je forme. 


clavsi 


cJausum 


claudére 


•lepo, je dérobe. 


clepsi 


cleptum 


clepére 


ooaleaco, je m'aocrots. 


coalui 


coalitum 


coalescère 


coemo, j'achète à la fois. 


coemi 


coemptum 


coemëre 


(Pas de présent usité.) 


cœpi, Je commen- 
çai 
coercui 


(1) 


cœpisse 


O0«roeo, jo resserre. 


coercitum 


coercêre 


oognosco, je connais. 


cognovi 


cognïtum 


cognoscére 


OOgo, jo force. 


coegi 


coactum 


cogère 


eohaereo, j'adhère. 


cohaesi 


cobœsum 


cobserére 


oohaereaco, je m'attache fortement. 


pas de parfait 


pas de supin 


cobaerescëre 


cohibco, jo contiens, je retiens. 


cobibni 


cobibitum 


cobibêre 


collabor, Je m'alT^iisse. 


collapsus sum 




collabi 


collido, Jo heurte. 


collisi 


collisum 


coUidére 


colUgo, je rassemble. 


collegi 


collectum 


coUigére 


collino, j'enduis. 


collevi 


coUitum 


coUinère 


colUquesco, jo rae liquéfie. 


pas de parfait 


pas de supin 


colUquescère 


colo, je cultive. 


colui 


cnltum 


colère 


comburo, je consume. 


combussi 


combustum 


comburëre 


comedo, jo dévore (2). 


comedi 


comesum 


comedëre 


comminiscor, j'imagine. 


commentus 




commiaisci 


commonefacio, je fais souvenir. 


svnn 
commonefeci 


commonefac- 


commoD efa- 






tum 


cére 


oomo, j'arrange . 


compsi 


comptum 


comère 


compareo, j'apparais. 


comparai 


pas de supin 


comparére 


compello, ja pousse. 


compuli 


compulsum 


compellère 


comperio, je suis informé. 


comperi 


compertum 


comperire 


compingo, J'assemble. 


compegi 


compactum 


compingère 


complector, j'embrasse. 


complexus sum 




complecti 


comprimo, je presse. 


compressi 


compressum 


comprimère 


concido, Je m'abats. 


coBcïdi 


pas de supin 


concidère 


concido, J'abats. 


concidi 


concîsum 


coDcîdére 


concieo, je convoque. 


concivi 


concitum 


concire 


coDcipio, je saisis. 


concepi 


conceptum 


concipère 


concoqao, je digère. 


COBCOXi 


coacoctura 


concoquère 


conorepo, jo bruis. 


concrepui 


coDcrepitum 


concrepàre 


concresco, ja m'aocrots. 


coDcrevi 


concretum 


eoncrescére 


concubo, jo cohabite. 


concubui 


coDCubitum 


concubàre 


concupisco, jo désire ardemment. 


concupivi 


concupitum 


coDcupiscère 


concutio, je secoue. 


CODCUSSi 


concussum 


concutëre 


condo, je fonde. 


condidi 


conditum 


condére 


conlero, je réunis. 


contuli 


coUatum 


conferre 


conficio, j'acliève 


confecî 


confectum 


conûcère 


conûdo, j'ai conSancs. 


conSsus sum 




coBûdêre 


configo, je cloue. 


coaûxi 


conûxum 


conSgëre 


confiteor, j'avoua. 


coDfessus sum 




coDÛteri 


conQigo, je heurte. 


conQixi 


conûictum 


conûigère 


conlodio, jo creuse. 


confodi 


confossum. 


confodère 


congero, j'amasse. 


coDgessi 


congestum 


congerëre 


congredior, j'aborde. 


coBgressussum 




coDgredi 


congruo, Je me rencontre. 


congrui 


pas de supin 


congruëre 


conjicio, je jette ensemble. 


conjeci 


conjectum 


conjicëre 


conjungo, j'unis. 


coDjunxi 


conjunctuza 


conjungëre 



(11 Quaad le verbe cœpi devrait avoir pour complément un infinitif passif, le bon 
usage veut qu'on remplace cœpi par la forme passive cœptus sum, etc.; es. : Pona 
mstitui cœptus est. Css. 

(2) A \\ ?fi pers. du sing. comest mieux que comedit. 



OlDICATir PB<>E!«T 

conneoto, jo lia ens«mbte. 
conniveo. je cligne les yeux. 

ooncpieror, je me plaiii? vivoment. 
conquieâco, j» me repose. 
conquiuisco. j^ tue baisse, 
conqxiiro, jo riv-herche. 
consanesco. je me rét.-iblis. 
conscendo» je monte sur. 
consciado, je déchire, 
conscidco, je décide, 
conaenesco. je deviens vieux. 
consepio. j'enclos. 
1. consero, jo réunis, 
ï. consero, je plante, 
coneido, je m'asseois, 
coasisto, je me tiens, 
consono. je résonne, 
conspicio. j'aperçois. 
I. conBterno. j'épouvante. 

i. consterne, je jonche. 
consto, je lais halte. 



conatringo. je resserre. 
consuefacio, j'accoutume, 
consuesco, je m'acroutume. 
consalo, jo veille à. 
contego, je mets à couvert. 
contemno, je méprise. 
contero, je broie, 
contezo, j'entrelace, 
conticesco, je me tais. 
contineo, je contiens, 
oontingo, je touche, 
contorqueo, je fais tournoyer, 
contraho, je réunis. 
contrudo, je pousse violemment, 
conlueor, jo considère, 
contundo, j'écrase. 
convalesco, je prends de» forces, 
convebo, je charrie, 
convello, j'arrache. 
cooperlo, je recouvre, 
coorior, je surgis, 
coquo, jo fais cuire, 
corrige, je redresse, 
corripio, je saisis, 
corrode, jo ronge, 
corrumpo, je corromps, 
crebresco, je deviens fréquent. 
credo, jj crois. 
cresco, je grandi-, 
cabo, je suis couche. 
cndo. je bats. 
cupio, je désire. 
curro, je cours. 
cuxBito, je cours y-a et li. 
decedo, je m'uloigne. 
décerne, je décide. 
decerpe, j) cueille. 
decet impersonnel), il convient. 
1. décide, je tombe. 
3. décide, je coup:. 
declpie, y> trompe. 



— IT — 






PARKHT 


flTIl» 


ÎMlXlTir 


coDDexui 


connexum 


coBBectore 


CODBivi ou COD- 


pas de supin 


coBBivère 


nixi 






conquestus suni 




coBqueri 


coDquievi 


pas de supin 


conquiesccre 


conquexi 


pas de supin 


coBquinoscèra 


conquisivi 


coBquisitum 


coBquirvre 


consanui 


pas de supiii 


coBsanescère 


conscendi 


coBscensuBi 


coBSceBdcre 


coBscidi 


COBSCiSSUW 


coBSciBdrre 


coDScivi 


coBscitum 


coBCisccfe 


coDsenui 


pa^ tle supin 


coBseBescére 


consepsi 


coBseptum 


coBsepiro 


consenti 


coBsertum 


coBserère 


consevi 


COBSitUDl 


coBserëre 


consedi 


coBcessum 


coBsidëre 


constiti 


pas de supin 


coBsistàre 


coasonui 


pas de supin 


coBSOBàre 


conspexi 


coBspectum 


coBspicère 


parfait inusité 


part, passé COBS- 
tratus 


constornàro 


constravi 


constratum 


coBsiemére 


constiti 


part. fut. COB- 
staturas. Sen. 
Plin. 


constant 


constrinxi 


coBStrictuni 


coBstriBffére 


coBsuefeci 


coBSuefactiim 


coBSuefaiiere 


consuevi 


COBSUètUW 


coBSuescère 


COBSUlui 


coBSultum 


coBsulére 


càntexi 


coBtectum 


coBtegère 


contempsi 


coBtemptnm 


contemnère 


roBtrivi 


coBtritum 


ccntcrére 


coBtexui 


coBtextum 


coBtexère 


conticui 


p.i^ lie supin 


conticescère 


cOBtinui 


coBtentum 


coBtinére 


coBtigi 


contactum 


contiBgère 


contorsi 


coBiortum 


coBtorquére 


cOBtraxi 


contractum 


contrahëre 


contrusi 


contrusum 


contrudère 


coBtuitus sum 




contueri 


coBtudi 


coBtusum 


contuBdiire 


coBvalui 


pas de supin 


convalesccre 


coBvexi 


convectum 


convehére 


COBVOlli 


coBvulsum 


coBvelIcre 


cooperui 


coopertuzB 


cooperire 


coortus SUBI 




cooriri 


coxi 


coctum 


coquéri! 


correxi 


correctuBi 


coTTigàre 


corripui 


correptum 


corripérg 


corrosi 


corrosum 


corrodéru 


COTTUpi 


corruptum 


corrump;Te 


crebrui 


pas do supin 


crehresccre 


credidi 


creditum 


credèro 


crevi 


pas lie -upin 


crescéro 


cubui 


cuhituB) 


cubârn 


ciidi 


cusum 


cudérf 


cupivi 


cupitum 


cupéru 


cucurri 


cursum 


currérn 


cursitavi 


pas du supin 


cursitàro 


decessi 


decessuBi 


decedéro 


decrevi 


decretuBi 


decerBôre 


decerpsi 


decerptum 


decerpàre 


decuit 


pas de supin 


decàre 


decidi 


pas de supin 


dccidére 


decidi 


decisum 


decidére 


decepl 


deceptum 


decipère 



INDICATIF PRKSEST- 

decoquo, jo réduis par la cuisson. 
decresco, ju décrois, 
decuiabo, jo nie couolie. 
decurro, jo dosceiids en courant. 

decutio, je secoue. 

dedisco, jo désapprends. 

dedo, jo donne. 

dedoceo, je lais oublier. 

dedoleo, je cesse de m'affliqer. 

deduco, je tire de h.iut on bas. 

defendo, j'>ïc:irto. 

defero, jo porte de liaut en bas. 

defervefacio, je fais liien bouillir. 

detervesco, jo cesse de bouillir 

de&cio, jo fais défection. 

âeligo, j'enfonce. 

deflecto, j'abaisse eu courbant. 

defloreo \ 

ot ( jo cesse de fleurir. 

dafloresco ) 
defluo, je coule en bas. 
defrico, je frotte fortement. 
defringo, jo détache eu rompant. 
defugio, jo fuis. 
de[uiido, je verse, 
dego.je passe. 
dehisco, je m'entrouve. , 
dejicio, je jotto à bas. 
delavo, je lave à fond. 

delibuo, je frotte, 
deligo, je choisis. 
dellno, j'enduis 
delinquo, jo fais défaut. 
deliquesco, je me fonds. 
delitesco, je me cache. 
deludo, je me joue. 
demadescOijedeviens humide. 
demereo, je mérite. 
demergo, jo ploi:!;e. 
demetior, jo mesure. 
demeto, je fauche. 
deminuo, j^amoiudris. 
domitto, je fais descendre. 
démo, j'ôte. 
demordeo, je ronye. 
demoveo, je déplace. 
demulceo, jo caresse. 
denubo, je me marie (feinmol. 
depasco, je mène paître, 
depeciscor, je fais un pacte. 
depecto, je peigne, 
depello, je repousse. 
dépende, je paye. 
deperdo, je ruine, 
depereo, jo péris. 
depingo, je peins. 
depono, je mets à terra. 
deposco, je demande. 
deprehendo l 

ou y j'intercepte, 

deprendo \ 
deprimo, j'abaisse, 
depr jmo, je tire de. 
depso, je broyé. 



PAnKAIT 

decoxi 
decrevi 
decubui 
decurri et de- 

cucurri 
decussi 
dedidici 
dedidi 
dedocui 
dedolui 
deduxi 
defendi 
detuli 
defervefeci 
deferbui 
defeci 
deûxi 
deûexi 

deûorui 

deSuxi 

defricui 

defregi 

defugi 

defudi 

pas d>- parfait 

debivi ou debii 

dejeci 

pas de parfait 

delibui 

delegi 

pas do parfait 

deliqui 

delicui 

délit ui 

delusi 

demadui 

demerui 

demersi 

demensus sum 

demessui 

deminui 

deraisi 

dempsi 

demordi 

demovi 

demulsi 

denupsi 

depavi 

depectus sum 

depexi 

depuli 

dependi 

deperdidi 

deperii 

depinxi 

deposui 

depoposci 

deprendi 

depressi 

deprompsi 

depsui 



SUPIN 

decoctuin 
decretuni 
decubitum 
decursum 

decussum 

pas ilo supin 

deditum 

dedoctuzn 

p;is d ' supin 

deductura 

defensum 

delatum 

defervefactum 

pas de supin 

defactum 

deSctum 

detlexum 

pas de supin 

deûuxum 

defricatum 

defractum 

pas de supin 
defusum 
pas de supin 
pas de supin 
dejectum 
participe pa=se de- 

lotus 
delibutum 
delectuDi 
delitum 
delictum 
pas dé supin 
pas de supin 
delusum 
pas de supin 
demeritum 
deniersum 

demessuza 

deminutiim 

demissum 

demptum 

demorsum 

demotum 

demulsum 

denuptum 

depastum 

depexum 

depulsum 

depensum 

deperditam 

deperiium 

depictum 

depositum 

pas de supin 

deprensum 

depressum 

depromptum 

depstum 



INFINITIF 

decot/uëre 
decrescùre 
decuwlièrp 

decurrore 
decntère 
dediscère 
dederc 
dedocure 
dedolcre 
deducére 
defendère 
déferre 
defervefacÉre 
defervescere 
deficÈre 
deSgère 
deOectére 
^ deûorêre 

' deflorescére 
deûuère 
defricàre 
defringëre 
defagére 
deî'undère 
degèrH 
debiscêre 
dejicere 

delavâre 

deljbucre 

deligere 

delinëre 

delinqiiëre 

deliquescére 

delitescère 

deludère 

demadescëre 

demerére 

demergére 

demctiri 

demetére 

dejuinuére 

deniittére 

denière 

deraordére 

deraovére 

demuliére 

denubére 

depascére 

depecisci 

depectére 

depellére 

dependère 

deperdére 

deperlre 

depingère 

deponêre 

deposcère 

Îdeprebendère 
deprendère 
deprimére 
depromère 
depsère 



imuCATir PK^CtT 



depudet ^impersonnel), je na rougis pas. depuduit pai >le supin dopudère 

derado, j'eolèvo m ridant. derasi derasum deradèrg- 

derelinquo. je délaisse. dereliqui derelictum derolinquêr» 

derideo. je ris de. derisi derisum déridera 

derigesco, je deviens r&id«. derigui pas de supin derigescére 

deripio. j'ôte. deripui dereptum deripùre 

deruo. jt- précipite. derui derutum deruère 

descende, je descends. descend! descensum descendêre 

descisco, je me sépare d». descivi ou scii descitum desciscëre 

describo, je copie. descripsi descriptum describère 

deseco. je taille. desecui desectum desecàre 

desenesco. je dépéris. desenui p.is de supin desenescôr^ 

desero, j'abandoune. deserui desertum deserère 

desideo, je reste .issis. desedi desessum desidéro 

deaido, je m'afTaisss desedi pa$ de supin desidére 

desilio, je saute de. desilul desultum desilire 

desino. je m'abstiens de. [desii(l)] desitatn desiaère 

deaiplo. j'ôte le goiit. desipui pas de supin desipère 

desisto, jfl renonce à. destiti dcstitum desistère 

despicio, je regarde d'en haut. despexi despectum despicùre 

despondeo, je promets formellement. despondi desponsum despondêre 

despuo, je crache. despui desputum despuére 

destituo, j'établis. destitui destitutum destituera 

destringo, je détache. destrinxi destrictum destringére 

destruo. je détruis. destruxi destructum destruére 

desuefacio. je désaccoutume. desuefeci desuofactum desuefacére 

desuesco, je me désaccoutume. desuevi desuetum desuescèro 

desumo. je choisis. desuznpsi desuwptuzn desumère 

desurgo, je me lève de. desurrexi desurrectum desurgère 

detego, je découvre. detexj detectum detegere 

detendo. je détends. detendi detensum deiendëra 

detergeo, j'essuie. detersi detersum detergére 

detero, je broyé. detrivi detritum deterére 

deterreo, je détourne. deterrui deterritum déterrera 

detexo. j'achève de tisser. detexui detextum detexcre 

detineo. je retiens. detinui detentum detinére 

detondeo, je tond». detondi detonsum iletondéra 

detono, je tonne fortement. detonui pas dnpin detonâre 

detorqTieo, je détourne, detorsi detortum detorqucro 

detorreo, je consume. detorrui pas de supin detorrére 

detraho, jo tiro à bas detraxi detractum detrahère 

detrudo, je précipite. detrusi detrusura detrudèro 

deuro, je brûle entièrement. deussi deustum deurère 

deveho, je porte. devexi devectuzn devehére 

devenio, j'arrive. deveni deventum devenire 

deverto, je détourne. deverti deversum devortùre 

devincio, je lie solidement. devinxi devinctum devincire 

devlnco, jo sournois. devici devictum devincére 

devolvo, je roule d'en haut. devolvi devolutum devolvére 

devoveo, je voue aux dieux. devovi devotuzn devovëre 

dico, jo dis. dixi dictum dicêre 

4ido, je distribue. dididi diditum didère 

«lidnco, je désunis. diduxi djductum diducére 

dlflero, je disperse. distuli dilatum differro 

ditfido, jo me défie de. dif/isus sum difûdcre 

dlffindo, je fends. diffidi difâssum difûndëre 

liffingo. je refais, difûnxi difâctum difûngere 

diffluo, je me répands. ditJluxi diffluxum dlftluvre 

diffringo, jo briso. diffregi dilTractum diïïringëre 

diflugio, je fuis çà et là. difTugi diffugilum diffugore 

difiundo, je verso. dittudi diïïusum dilTundëre 



(I) Le parfait de desino ne prend nulle part le v. Ainsi l'on dit detisli, desierunt, de 
même desieram. Les formes desii, desiit, desiimus se remplacent par destiti, deâtitit^ 
deititimvui, du verbe detitlo, synonyme de desino. 



INDICATIF PRESENT 



•ibue. 



digero, jn distriLu-. 
digredior, jo me sépare. 
dilabor, jo me disperse. 
diligo, jo chéris. 
dilucesco, je m'éclaircis. 
diluo, j" détrompe. 
dimetlor, je mesure. 
diminuo. je mots en morceaux. 
dimitto, je l.^c!l1. 
dimoveo, je sépare. 
dinosco, jo reconnais. 
diribeo, je partago. 
dirigo, je raels en ligne droite. 
dirimo, jo trie. 
diripio, je déchire. 
dirumpo, jo brise. 
dirao. je démolis. 
dlscedo, je m'écarte. 
discerne, je sépare. 
discerpo, jo déchire. 
discindo, jo fonds. 
discludo, je tiens écarté. 
disco, j'apprends. 

discoquo, je fais cuire. 

discrepo, je suis en désaccord. 

discumbo, je me couche. 

discutio, je fracasse. 

disjicio, jo disperse. 

disjungo, je détache. 

dispando, j'étonds. 

dlspareo, jo disparais. 

dispello, je disperse. 

disperdo, je détruis. 

dispergo, jo disperse. 

dispicio, j'ouvre les yeux. 

displiceo, jo déplais. 

displodo, je fais éclater. 

dispcno, jo place çà et là. 

dispungo, je règle. 

disseco, je coupe. 

dissentio, jo ne m'accorde pas. 

1. dissero, je sème ci et là. 

S. dissero, je disserte. 

dissideo, je me sépare. 

dissido, je suis séparé. 

dissilio, je me fonds. 

dissolve, je dissous. 

dissono, je rends un son discordant. 

dissuadeo, je dissuade. 

dissuo, je défais une couture. 

distendu, j'étends. 

distineo, je tiens séparé. 
distinguo, j'isole. 
disto, je suis distant. 
distorqueo, je contourne. 
distrabo, je décliire. 
distribue, je distribue. 
distringo, j'étends. 
divello, j'arrache. 
divendo, je vends au détail. 
divido, je divise. 
do, je donne. 
doceo, j'enseigne. 
doleo, jo soulTre. 



digessi 

digressus suni 

dilapsus sum 

dilexi 

diluxi 

dilui 

dimensus sum 

diminui 

dimisi 

dimovi 

dinovi 

diribui 

direxi 

direzni 

diripui 

dirupi 

dirui 

discessi 

discrevi 

discerpsi 

discidi 

disclusi 

didici 

discoxi 

discrepavi 

discubui 

discussi 

disjeci 

disjuBxi 

dispandi 

disparu! 

dispuli 

disperdidi 

dispersi 

dispexi 

displicui 

diplosi 

disposui 

dispunxi 

dissecui 

dissensi 

dissëvi 

disserui 

dissedi 

dissedi 

dissilui 

dissolvi 

dissonui 

dissuasi 

dissui 

distendi 

distinui 

distinxi 

distiti 

distorsi 

distraxi 

distribui 

distrinxi 

divelli 

divendidi 

divisi 

dèdi 

docui 

dolai 



digestum 



I 



dilectum 
pas de snpin 
dilutum 

dizninutum 

dimissum 

dimotum 

dinotum 

pas de supin 

directum 

diremptum 

direptum 

diruptum 

dirutum 

discessum 

discretum 

discerptum 

discissum 

disclusuzn 

pas de supin 

discoctum 

pas de supin 

discubitum 

discussum 

disjectum 

disjunctum 

dispansum 

pas de supin 

dispulsuzn 

disperditum 

dispersum 

dispectum 

displicitum 

displosum 

dispositum 

dispunctum 

dissectum 

dissensum 

dissitum 

dissertum 

pas de supin 

pas de supin 

dissuit um 

dissolutum 

dissonitum 

dissuasum 

dissutum 

dis t entum et 

distensum 
distentum 
distinctura 
pas de supin 
distortum 
distractum 
distributum 
districtum 
divulsum 
divenditum 
divisum 
dàtum 
doctum 
part. fut. doli- 

tUTUS 



digerère 

digredi 

dilabi 

diligére 

dilucescèr» 

diluère 

dimetiri 

diznîBuère 

dimiitére 

dimovére 

dinoscére 

diribére 

dirigère 

dirimêre 

diripère 

dirumpëre 

diruère 

discedére 

discerner» 

discerpëre 

discindére 

discludére 

discëre 

discoquêre 

discrepâre 

discuznbére 

discutère 

disjicére 

disjungëre 

dispandërs 

disparére 

dispellére 

disperdére 

dispergëre 

dispicère 

displicére 

displodère 

disponére 

dispungère 

dissecàre 

dissentire 

disserére 

dîsserère 

dissîdére 

dissidére 

dissilîre 

dissolvëre 

dissonâre 

dissuadére 

dissuère 

distendëre 

distinére 

distinguera 

distâre 

distorquére 

distrahére 

distribuera 

distringëre 

divellére 

divendëre 

dividéra 

dâre 

docèie 



dolere 



INDICATIF PniStNT 

domo, ja dumpte. 
daco, Je conduis, 
duresco, jo m'onJurcis. 
ebibo, jo boi< eiuiiTament. 
edico, je déclare. 
edlsco. j'apprends &foDd. 
edissero, ja raconte en détail, 
èdo. Je mange. 
êdo.Jo mets au Jour. 
edomo, je dompte entièrement, 
educo. Je fais sortir de. 
eSarcio , 

ou I je bourre. 
effercio I 

effero, je tire dehors. 
effervesco, Ja bouillonne. 

efâcio, j'affoctUK. 

effingo, je façonne. 

efQoresco, jo fleuris. 

effluo, Jo m'écoule. 

effodio, jo creuse. 

effor, J • parle 

eSringo, jo romps. 

effugio. Je m'enfuis. 

effulgeo, je luis. 

efCuudo.Ja répands. 

egeo, j'ai besoin de. 

egero, Je porte dehors. 

egredior, je sors. 

ejicio, Je jette doliors. 

eiabor, Jo ma glisse deliors. 
elangueo j 

et > Je languis. 

elanguesco ) 

elavo, je lave. 

elicio, j'attire. 

elido, Ja fais sortir (en frappant). 

eligo, Ja cji«fue. 

elingo, Je lèciie. 

elino, J'enduis. 

eloquor, j'énoncu. 

eluceo 1 j 1 brille. 

elucesco ( je commence à luire. 

elado, Je me joue. 

elugeo, je porte le deuil. 

elao, Ja lave. 

emadesco, je m'amollis. 

emarcesco, je mu fane. 

emergo, je sors de l'eau. 

emetior, Jo mesura. 

emico, Je Jaillis. 

emineOijo suis saillant. 

eminiscor, J'imagine. 

emitto, Je mets dehors. 

emo, J'aciiéte. 

emorior, je meurs. 

emoveo, Je déplace. 

emuago, je mouche. 

tnaBcor, je nais. 

eneco, Jo tue. 

eniteo, Ja brille. 

enitesco, je commence à briller. 

enitor, Je fais efTort. 

enotesco, je ma fais connaître. 

enabo, Je ma raarie, 



Vlll — 






PARTAIT 


firiN 


INMNITIK 


dotuui 


domiium 


o'oirictre 


duxi 


ductum 


ducèr<] 


durui 


p.ts de supin 


duresccra 


ebibi 


ebibitum 


ebibèro 


edixi 


edictum 


edicèro 


edidici 


pas (le supin 


edjscèr») 


edlsserui 


edissertum 


edisserore 


édi 


esum 


àdèrv 


edidi 


editum 


^dcTti 


edomui 


edomitum 


edomàre 


edaxi 


eductum 


educeru 
\ e/Tarcire 


effersi 


effertum 


j ou 

1 efferciro 






extuli 


elatum 


efferre 


efferbuj ou etter- 


pas de supin 


eïTervescére 


VI 

effeci 


effectum 


efâcèro 


efiinxi 


etûctum 


efËDgèrc 


efttorui 


pas tle «upiu 


efaorescùre 


efûuxi 


efûuxum 


efSuere 


effodl 


effossum 


effodêro 


effatus sum 




eflari 


effregi 


effractum 


etfringàre 


effugi 


pas de supin 


effugcro 


effuisi 


pas dn supin 


ettulgére 


effudi 


effusum 


ettundare 


egui 


pa*< de supin 


egére 


egessi 


egestum 


egerùru 


egressus sum 




egredi 


ejeci 


ejectum 


ejicèro 


elapsns sum 




elabi 
'{ elanguôre 


elangui 


pas de supin 


f elanguescére 


elavi 


elotum 


eiavàro 


eljcui 


elicitum 


elicèro 


elisi 


elisum 


elidèro 


elegi 


electum 


eligéro 


elinxi 


pas de supin 


eliligère 


elevi 




elioero 


elocutus sum 




eloqui 




pas de supin 


( elacêro 


eluxi 


( elucescûre 


elusi 


elusum 


eludéro 


eluxi 


pas d'- <=upin 


elugéro 


elui 


elutum 


eluere 


emadui 


pas do supin 


emadescére 


emarcui 


pas do supin 


emarcescère 


emersi 


emersum 


emergére 


emensus sum 




emetiri 


emicui 


emicatum 


emicâro 


eminui 


pas de supin 


eminôro 


ementus sum 




eminisci 


emisi 


emissum 


emittoTO 


emi 


emptum 


emère 


emortuus sum 




emoTi 


emovi 


emotum 


emovére 


emanxi 


emunctum 


emungure 


enatus sum 




enasci 


enecuj 


enectum 


enecàr'} 


enitui 


pas de supin 


\ enitéro 
( enitescure 


enixus sum 




eniti 


enotui 


pas de supin 


enotescère 


enupsi 


enuptum 


enubèra 



ISDICATir l'IlliSKNT 

«o, jo vais. 

epoto, je bois aiitièrement. 
«rado, je ràcin. 
•repo, jo sors on rampant. 
erigo, j'élève. 
eripio, j'arraclu'. 
erodo, jo ronge. 
«rubesco, jo rougir. 
erumpo, je fais éclater. 
eruo, jn déterre, 
escendo, jo monto, 
«surio, j'ai Taiin. 



evado, je m'échappe. 
evanesco, je m'évanouis. 
eveho, je transporte 
evello, j'arraclie. 
evenio, j'arrive de. 
everro, je balaie. 
evorto, je bouleverse, 
evilesco, je deviens vil. 
evincio, je lie. 

evinco, je vaincs compK'tenicnt. 
evolvo, je roule devant moi. 
evomo, je vomis entièrement. 
exacesco, je deviens aigre. 
exacuo, j'aiguise. 
exardesco, je m'enllamme. 
exaresco, je me dessèche. 
excedo, je m'en vais. 
«xcello, je m'élève. 
excerno, je trie. 
excerpo, j'e.^trais. 

1. excido, je tombe de. 

2. excîdo, je coupe. 
oxcieo, j'attire hors. 
excipio, je tire de. 
excludo, j'exclus. 
excolo, je cultive bien. 
«xcoquo, je fais cuire, 
excresco, je crois. 
excubo, jo découche. 

excudo, je fais sortir en frappant. 
excurro, je cours hors. 

excutio, je secoue. 
exedo, je mange. 
exeo, je sors. 
exerceo, j'agite. 
exhaurio, je vide en puisant. 
exhibeo, je montre. 
exhorresco, je frissonne. 
exigo, je fais sortir. 
eximo, je retranche. 
exolesco, je cesse de grandir. 
exordior, je trame. 
exorior, je nais. 
expando, j'étends. 

expavesco, je m'effraye. 
expello, je chasse. 
expendo, je pèse avec soin. 
expergefacio, je réveille. 
expergiscor, je me réveille. 



P.\RI"A1T 


SUPIN 


INHNITIF 


a 


itum 


ire 


epotavi 


epotuzn 


epotâre 


erasi 


erasum 


eradére 


ereps 


ereptuin 


erepère 


erexi 


erectum 


erigere 


eripui 


ereptum 


eripére 


erosi 


erosum 


erodëre 


erubui 


pas do supin 


erubescére 


erupi 


eruptum 


erumpére 


erui 


erutum 


eruére 


escendi 


escensum 


escendère 


inusité à la bonne 


part. fut. esun7u- 


esurire 


époque. 


rus('/'er.[heaut. 
981]) 




evasi 


evasum 


evadére 


evanui 


pas de sUpin 


evanescëre 


evexi 


evectum 


evebére 


evelli 


evulsnm 


evellère 


eveni 


eventum 


eveni re 


everri 


eversum 


everrére 


everti 


eversum 


evertère 


evilui 


pas do supin 


evilescére 


e vin xi 


evinctum 


evincire 


evici 


evictum 


évincera 


evolvi 


evolutum 


evolvère 


evomui 


evomitura 


evomëre 


exacui 


pas de supin 


exacescêre 


exacui 


exacutum 


exacuére 


exarsi 


exarsum 


exardescère 


exarui 


pas do supin 


exarescère 


excessi 


excessum 


excedère 


pas do parfait 


pas de supiTi 


excellére 


excrevi 


excretum 


excernëre 


excerpsi 


excerptum 


excerpère 


excidi 


pas de parfait 


excidére 


excidi 


excîsum 


excidëre 


excivi ou ii 


excitum 


excire 


excepi 


exceptum 


excipére 


exclus! 


exclusum 


excludêre 


excolui 


excultuin 


excolire 


excoxi 


excoctum 


excoquére 


excrevi 


excretum 


excrescère 


excubui 


excubitum 


excubâre 


excudi 


excusum 


excudère 


excucurri oi 


excursum 


excurrêre 


excurri 






excussi 


excussum 


excutére 


exedi 


exesum 


exedère 


exii ou exivi 


exitum 


exîre 


exercui 


exercitum 


exercére 


exbausi 


exbaustum 


exbaurire 


exhibui 


exhjbitum. 


exhibére 


exhorrui 


pas de supin 


exhorrescèrt) 


exegi 


exactuza 


exigére 


exemi 


exemptum 


eximère 


exolevi 


exoletum 


exolescère 


exorsus sum 




exordiri 


exortus sum 




exoriri 


expandi 


expansumon ex 


. expandére 




passum 




expavi 


pas de supin 


expavescère 


expuli 


expulsum 


expellére 


expendi 


expensum 


expendére 


expergefeci 


expergefactiim 


expergefacéra 


experre ctus 




SUDl 




expergisci 



INDICATIP PRiSBKT 

exp«rlor, ja fait ro^ui. 
ezp«to. j'aspire k. 
ezplngo, je peins, 
explico, Je déploie. 

•xplodo. je siffle ua acteur. 

«xpono. j'expose. 

ojcporrigo, j'étends. 

eipoBco. je demande instamment. 

exprimo, j>xtr.iis. 

expromo, je fais sortir. 

ezpungo. j'efface. 

exquiro, je recherche. 

exscindo, je fends. 

•xscribo. je copie. 

ezsculpo. je cisèle. 

exseco.Je coupe. 

exsequor. je suis jusqu'au bout. 

exsero.je lire hors. 

exsilio. je saute. 

exsisto. je sors de. 

exsolvo, je délie. 

exsorbeo, je bois en entier. 

exepuo. je crache. 

exstinguo, j'éteins. 

exsto, je dépasse. 

exstruo. j'accumule. 
exsurgo, je m'élève, 
extendo, j'étends. 

extergeo, j'es=uie. 

extero, je broie. 

exterreo, j'épouvante. 

eitimesco, je suis épouvanté. 

extoUo. je lève. 

extorqueo, j'arrache. 

extraibo. je retire. 

extrudo, je chasse. 

extundo, je fabrique. 

exuo, je déshabille. 

exuro, je consume. 

facesso. je fais avec zèle. 

facio, je fais. 

fallo.je trompe. 

farcio, je bourre, je remplis. 

fateor, j'avoue. 

faveo, je favorise. 

fério, je frappe. 

fero, je porte. 

ferveo, je bouillonne, 

fido, jo me fie. 

figo. j'attache, jo fixe. 

findo, je fends. 

fingo, je façonne. 

fio, je suis produit. 

flecto, je fléchis. 

floreo, je suis en fleur. 

iloreaco, Je commence & fleurirl 

flao, je co'Ie. 

fodio, jo creuse. 

for, je parle. 

fcveo, je chauffe. 

frango, je brise. 

(1) Le parfait de (erio est remplacé par p«rctissi {as percutera). 



PARFAIT 


SUiMN 


■NriNITIP 


expertus su m 




experirl 


expetivi ou -j'j 


e.Ypefi'funj 


expetère < 


expinxl 


expictum 


expingêre 


explicavl et ex- 


explicatum ei 




plicui 


explicitum 


explicàre 


explosi 


explosum 


explodère 


exposui 


expositum 


exponère 


exporrexi 


exporrectum 


exporrigèr» 


expoposci 


pas de supin 


exposcêre 


expressi 


expressum 


exprimère 


exprompsi 


expromptum 


expromère 


exptmxi 


expunctum 


expuDgère 


exquisivi 


exquisitum 


exquirére 


exscidi 


excissum 


exscindère 


exscripsi 


exscriptum 


exscribère 


exsculpsi 


exsculptum 


exsculpéro 


exsecui 


exsectum 


exsecare 


exsecutus suzn 




exsequi 


exserui 


exsertum 


exsorore 


exsilui 


exsultum 


exsilire 


exstiti 


pas de supiu 


exsistère 


exsolvi 


exsolutum 


exsolvère 


exsorbui 


pas de supin 


exsorbére 


exspui 


exsputum 


exspuère 


exstinxi 


exstinctum 


exstinguëra 


exstiti 


pan. fut. act. 






exstaturus 


exstàre 


exstruxi 


exstructum 


exstruère 


exsurrexi 


exsurrectum 


exsurgère 


extendi 


extentumet-ten- 






sum 


extendère 


extersi 


extersum 


extergère 


extrivi 


extritum 


extf.Tére 


exterrui 


exterritum 


exterrêre 


extimui 


pas de supin 


extimescère 


extuli 


elatum 


extollère 


extorsi 


extOTtam 


extorquère 


extraxi 


extractum 


extrabère 


extrusi 


extrusum 


extrudëre 


extudi 


pas de supin 


extuadcre 


exui 


exutum 


exuère 


exussi 


exustum 


exurère 


facessi (douteux) 


pas de supin 


facessëre 


feci 


factum 


facère 


fefelli 


pas de supin 


fallère 


farsi 


fartum 


farcire 


fassus sum 




fatéri 


favi 


fautum 


f avère 


(1) 


pas de supin 


ferire 


tuli 


latum 


ferre 


ferbui et fervi 


pas de supin 


fervêre 


ûsus sum 




Sdère 


ûxi 


6xum 


Sgére 


ûdi 


fissum 


ûndére 


anxi 


Sctum 


ûngère 


factus sum 




ûeri 


aexl 


ûexum 


ûectére 


ÛOTUi 


pas de supin 


ûorùre 


ûorui 


pas de supin 


Oorescer» 


ûuxi 


ûuxum 


Huiire 


fodi 


fossum 


fodère 


tatus sum 




fari 


tovi 


fotum 


fovère 


fregi 


fractum 


frangëre 



I 



XI 



INDICATIF PRESENT 



PARI AIT 


SUPIN 


IN.'lVpye 




— 


- \re 
frenilipêrd 


tremni 


pas de supin 


frendi frare) 


part. pas. fresus 


freadëTB 


fricui 


part. pas. frictus 
(Sen., Plin.) 


fricâre'ce" 


frixi 


pas do supin 


ftigére 


trixi 


pas de supin 


frigescère 


frixi 


part. pas. fTictus 


frigêre 


trondui 


pas de supin 


frondére 


pas de parfait 


pas de supin 


frondescére 


fruitus sum 


part. f. ftuitnrus 


frui 


fugi 


part. fut. fugitu- 






rus (Ov., Plin.) 


fugére 


falsi 


fultum 


fulcire 


fulsi 


pas de supin 


fulgère 


fudi 


fusum 


fundère 


fuDctus sum 




fungi 




pas de supin 


furére 


gavxsus sum 




gaudére 


gemui 


pas de supin 


gemére 


gessi 


gestum 


gerère 


genui 


genitum 


gignère 


inusisé 




gradi 


babui 


babitum 


babére 


bsesi 


beesum 


baerére 


bausi 


baustum 


baurire 


borrui 


pas de supin 


borrére 


bOTTUi 


pas de supin 


borrescère 


ici 


2CtU22I 


icere 


ign ovi 


2g'22 0<t2222 


ignoscére 


iUapsus sum 




illabi 


illexi 


illectum 


illicére 


illisi 


illisum 


ilUdère 


pas de parfait 


pan. passé illini- 






tus 


illinire 


illevi 


illitum 


illinère 


illuxi 


pas de supiu 


illucescëre 


illusi 


illusum 


illudere 


imbui 


imbutum 


imbuère 


immadui 


pas de supin 


immadescère 


immersi 


2j222nersu2n 


immergère 


pas de parfait 


pas de supiu 


imminére 


j 223 m in u y 


2'l222I22'22U<U2n 


imminuère 


2221 222 2SCUi 


22222222XiU2n 


immiscére 


222!2222S2 


2'222miSSU222 


immittère 


immor t uu s 


part. fut. immo- 




sum 


riturus 


immori 


immutui 


pas de supin 


immutescère 


impallui 


pas de supin 


impallescère 


impuli 


impuisum 


impellére 


impendi 


impensum 


impendëre 


impegi 


impactum 


impingëre 


implicui ou im- 


implicatum ou 


plicavi 


2'222pi2C2ÏU2II 


impUcaie 


imposui 


impositum 


imponére 


impressi 


impressum 


imprimére 


imputrui 


pas de supin 


imputrescère 


inarsi 


pas de supin 


inardescére 


inarui 


pas de supin 


inarescère 


incalui 


pas de supin 


incalescère 


incandui 


pas de supin 


incaDdescère 


iacanui 


pas de supin 


incaàescère 



tremo, je frémis. 

trendo, je grince dos dents. 

trioo, je frotte. 

frigeo, jo suis froid. 
Irigesco, je me refroidi». 
Irigo, jo fais frire, 
frondeo, j'ai dos fouilles. 
frondeaco, je deviens feuillu. 
fraor, jo joui» de. 
tugio, je fui». 

fulcio, j'étaie. 
fulgeo, js brilla. 
fundo, je répands. 
fungor, je m'acquitte de. 
furo, je mis OQ fureur (1). 
gaudeo, je ma réjouis. 
gemo, jo gémis. 
gero. je porte ou je fais. 
gigno, j'enfante (-!). 
gradior, je marche, 
babeo, j'ai. 
ba?reo, je suis attaché. 
baurio, je puise. 
horreo, ja suis hérissé. 
horresco, jo me hérisse. 
icio ou ioo, jo frappe. 
Ignosco, jo pardonne. 
illabor, je tombe sur. 
illiclo, j'attire. 
illido, je brise contre. 
illinio, j'étends sur. 

Ulino, j'étends sur. 
Ulucesco, je commence à paraître. 
illudo, je joue avec. 
imbuo, j'imbibe. 
immadesco, je me mouille. 
immergo, j'immerge. 
immineo, jo m'élève au-dessus. 
Imminuo, jo diminue. 
Immisceo, jo mêle à. 
immitto, j'envoie vers. 
immorior, je meurs dans. 

immutesco, je deviens muet. 
impallesco, je pâlis sur. 
impello, je pousse vers. 
impendo, je dépense. 
impingo, je frappe contre. 
implico, j'enveloppe. 

impono, jo mets sur. 
imprimo, je grave. 
imputresco, je me pourris. 
inardesco, je brûle sur. 
inaresco, je me dessèche. 
incalesco, je m'échauffe. 
incandesco, je deviens blanc. 
incanesco, je grisonne. 

^1) Le parfait de favo, inusité à la bonne époque, était remplacé par insanivi (cf. Diom. 
[p. 380, 11]; Priso. [VIII, 50). 

(3) Le passif de ce verbe est inusité au parfait et aux temps qui en sont formés. 



ITir PRESENT 



intfc 



lor. 



. .n aViiQoe. 



incév^ '.', j'embrase. 

1. incit.^. j« tombe dans ou sur. 

S. iacîdo, j'eucailla. 
iacingo, Je ceins, 
incipio, je commence, 
iuclaresco, je brille, 
inclado, j'enferme. 
incolo, j'habite, 
incoquo. jj fais cuire daus. 
increbresco, j augmente. 
increpo. je fais du bruit. 
iucui]o. Je suis couché daus. 
iocudo. je forge. 
incumbo, je me couche sur. 
incurro, J-? fonds sur. 

incutio. je frappe sur. 

indlco. je notifie. 

indigeo, je manque. 

indipiscor. je saisis. 

indo. Je mets dans. 

indolesco, je ressens une douleur. 

indaco. je revêts. 

indulgeo, je suis indulgent. 

induo, J'habille. 

induresco, je me durcis. 

ineo. J'entre dans. 

inlero, je porte dans. 

inficio, je mêle dans. 

infîgo, j'enfonce. 

infîndo, je fends. 

inflecto. je courbe. 

inflige, je frappe. 

iniluo, je coule dans. 

infodio, j'enfouis. 

infremo, je frémi?. 

inlrigesco, je me refroidis. 

iniringo. je brise contre. 

infundo. Je verse dans. 

ingemiaco, je gémiïf. 

ingero. Je porte dans. 

ingigno, je fais pousser dans. 

ingredior. j'entre daus. 

ingmo, je fonds sur. 

inbibeo, Je retiens. 

inborresco, Je me hérisse. 

injicio, je jette dans. 

injungo, Je réuuis. 

innascor, je nais dans. 

innecto. Je lie. 

innitor, je m'appuie sur. 

innoteaco, je me fais connaître. 

innao, je fais un signe de tête. 

inolesco, je pousse dans. 

inquam, dis-Je (Ij. 

inquiro, Je recherche. 

inscalpoje gratte. 

inscendo. Je monte sur. 

inscribo, j'éci*is sur. 



— XII — 



ittcessi 
incendi 
incidi 

incidi 

incinxi 

incepi 

inclarui 

inclus! 

incolui 

incoxi 

increbrui 

in crepui 

incubai 

incudi 

incubui 

incurri et incu- 

curri 
incussi 
indixi 
indigui 
indeptus sum 
indidi 
indohii 
induxi 
indulsi 
indui 
indurui 
inii rar. inivî) 
intuli 
infeci 
inûxi 
inûdi 
inflexi 
inûixi 

ÎDÛUXi 

infodi 

infremui 

infrixi 

infregi 

infudi 

ingemui 

ingessi 

ingenui 

ingressus sum 

ingrui 

inhibai 

inboTTui 

injeci 

injunxi 

innatus sum 

innexui 

innixus sum 

innotui 

innui 

inolevi 

inquii 

inqaisivi 

inscalpsi 

inscendi 

inscripsi 



incessuai 
incensum 
part. fut. i'nca- 

suras (PuN.!. 
incisum 
incinctum 
inceptum 

pas de supin 

inclusum 

incultum 

incoctum 

pas de supin 

increpitum 

incubituni 

incusum 

incubituui 

iacursum 

incussum 
indictum 
pas de supin 

inditum 

pas de supin 
inductum 

pa-i de supin 

indutum 

pas de -supin 

initam 

illatum 

infectam 

inûxum 

inâssum 

inûexum 

inflictam 

inOuxam 

infossum 

pas de supin 

pas de supin 

infractum 

Infusum 

pas de supin 

ingestum 

ingenitum 

pas de supin 
inbibitum 

pas de supin 

injectum 
injunctum 

innexum 

pas de supin 
pas de supin 
inolitani 

inquisitum 
inscalptum 
inscensum 
inscTiptum 



iacedëre 
incendêre 

incidère 

incidère 

incingère 

incipbre 

inclarescère 

includère 

incolêre 

iacoquére 

increbrescère 

increspàre 

incubàre 

incudère 

incumbère 

Incurrëre 

incutére 

indicère 

indigère 

indipisci 

indère 

indolescëre 

inducére 

indalgère 

induère 

indurescêro 

inire 

inferre 

inScére 

inâgcre 

inûndére 

inHectére 

inûigère 

inilaêre 

infodère 

infremère 

infrigescère 

infringére 

ini'undëre 

ingemiscèro 

ingerère 

ingignére 

ingredi 

ingruére 

inbibére 

inhorrescèr» 

injicére 

injungére 

ionasci 

innectére 

inniti 

innotescére 

innuére 

inolescëre 

inquirère 
inscalpére 
inscendére 
inscribére 



(I) Les formes usitées soat les suivantes : Prés, inqaam, inquis, inquit, inquiunt' 
IMPARS-, inquiebat. Cic. (top. 51 ; Acad. II. 1/(5); Parf. : inqaii. Catall. { 10,27), inquiiti. 
etc. tde Or. il, ;S9;. 



X.ll 



fi-'Dli A IIF PUlisiiNT 



l'AKFAir 



INFINITIF 



insculpo, je ^rave sur. 
inaeco, je coupe. 
inseneoco, je vieillis dans. 
insequor, .|e âuis. 
1. insero, .|e â'-ine dans. 
3. insero, j'introduis. 
ineerpo, je me glisse dans. 
insideo, je suis assis. 
insido, je m'assieds sur. 
insilio, je sauça dan:^. 
iDBÎsto, je me tiens sur. 
ineono, jo réi*uune. 
inspergo, je répands sur. 
inspicio, je regarde dans. 
inspuo, J3 oraelie dans. 
iasterno, j étends sur. 
instinguo, j'excite. 
instituo, linsiituô. 
insto, je m" '.'.^ns sur. 

instrepo, je fais du bruit. 
instringo, je serre fortement. 
instrtio, je dispose. 
insuesco, je m'habitue à. 
insumo, je dépense. 
insuo, je oourls dans. 
iUBurgo, je nie relève. 
intabeBCO, je lue fonds 
întego, je :oiivre. 
intelligo, lecomprends. 
intendo, j'étends. 
intepesco, je diîviens tiède. 
intercedo, je viens entre. 

1 . intercido, je tombe dans l'intervalle. 

2. intercido, je coupe par le milieu. 
intercipio, j'intercepte. 
intercludo, je ferme. 
interciirro, ]•* cours dans l'intervalle. 

interdioo, ['interdis. 
intereo, je péris. 
interficio, je détruis. 
interfluo.je ;oule entre. 
interlodio, je' perce entre. 
intertundo, je répands entre. 
interimo, je détruis. 
interjicio, j'iritercale. 
interjungo, je joins. 
interlido, je supprime. 
interlino, j'euduis. 
interloqiior j'interromps. 

interlaueo, je ;ais entre. 
intermico, je brille par instants. 
interniisceo, je mélange. 
intermitto, |e mets entre. 
intermorior . j ■; meurs lentement. 

intemaucor, je nais entre. 
interniteo, je brille entre. 
internosco, je listingue. 
intero, je pétris. 
interpono, je place entre. 
interpiingu. j- ponctue. 
interquieiic;'!. je me repose un peu. 



insculpsl 

insecui 

inseuui 

insecutus sura 

insevi 

inserui 

inserpsi 

msedi 

insedi{rav.-sidi) 

iasilui 

iDstiti 

insoaui 

inspersi 

iaspexi 

inspui 

instravi 

iDstinxi 

instiiui 

institi 



instrepui 

iBstrinxi 

instruxi 

insuQVi 

insumpsi 

insui 

insurrexi 

intabui 

intexi 

intellexi 

intendi 

intepui 

iatercessi 

intercidi 

intercidi 

intercepi 

interclusi 

intercurri et 

intercucurri 
interdixi 
interii 
interteci 
interûuxi 
interfodi 
interfudi 
interemi 
interjeci 
interjunxi 
interlisi 
interlevi 
interlocutus 

sum 
interluxi 
intermicui 
intermiscui 
intermisi 
internaortuus 

sum 
internatus sum 
internitui 
internovt 
intrivi 
interposui 
interpunxi 
interquievi 



iBsculptum 
insectum 
pas de supin 

insitum 

iasertum 

JDserptum 

insessum 

insessum 

insultum 

pas de supin 

insoDitum 

inspersam 

JDspectum 

insputum 

iDstratum 

instinctum 

institutum 

part. fut. insta- 

turus (Liv. [X, 

36, 3]). 
instrepitum 
insirictum 
instructuni 
insuetum 
insumptum 
insutum 
iDSurrectum 
pas de supin 
intectum 
iatellectum 
intentum 
pas de supin 
iatercessum 
pas de supin 
interclsum, 
interceptum 
interclusum 

intercursum 

interdictum 

interitum 

interfectum 

interflaxuni 

interfossum 

interfusum 

iateremptum 

interjectum 

interjunctum 

interlisum 

interlitum 



pas de supin 
pas de supin 
intermixtum 
intermissum 



pas de supin 

internotum 

intritum 

interpositum 

interpuactutn 

interquieium 



insculpére 

insecare 

insenescere 

insequi 

inserure 

insercre 

inserpëre 

insïdére 

iasidére 

insilire 

jnsistcre 

insonàre 

inspergére 

inspicere 

inspuére 

insternère 

instinguére 

institaéia 

instàre 

instrepère 

instringére 

instruère 

insuescère 

insumëre 

insuére 

insurgére 

intabescére 

iotegére 

intelligère 

intendére 

intepescère 

intercéder e 

intercidére 

intercidêre 

intercipére 

intercludér» 

intercurrère 

interdicére 

in ter ire 

interâcére 

interûuére 

interfodére 

interfundére 

interimére 

intarjicere 

interjungerc 

interlidére 

interlinére 

interloqui 

interlucére 

interniicare 

intermiscére 

inter-mittère 

intermori 

internasci 

in ternitère 

internoscëre 

interère 

interponére 

interpungére 

iaterquiescére 



— XIV — 



alDlCATIF PRÉSEhT 

latarrumpo, je sep»re. 
jntersœpio. je ferme, 
intermcindo, je romps, 
intoraeco, je sopara. 
1. intorsero, je some entre. 
5. intorsero, j'entremêle. 
intersi»to, je fais une pause. 
intersterno, j'éieuds entre, 
intertexo, j'entrelace. 
intorvollo, j'arrache, 
intervenio, je surviens. 
intorverto, je détourne. 
interviflo, je surveille, 
intexo, j'entrelace. 
intinguo, j'imprègne, 
intono, je tonne. 



intorquoo, je tords, 
intremiaco, je tremble, 
introduco, j'introduis. 
introeo, j'entre. 
introgredior, j'entre dans 

intromitto, je fais entrer, 
intxospicio, j'eiamine. 
intrudo, je fais entrer. 
intueor, je considère. 
intumeaco, je m'enfle. 
inungo. j'oins, 
inurgeo, j'attaque, 
inoro, je brûle sur. 
invado, j'entre dans, 
invalesco, je me fortifie. 
inveho, je voilure, 
invenio, je trouve, 
inverto, je retourne. 
invelerasco, je vieillis. 
invideo, j'envie. 
inviso, je vais voir, 
involvo, j'enveloppe. 
irascor, je suis en colère 
irrepo, je rampe dans. 
irrideo, je me moque. 
irrumpo, je me précipite dans, 
irruo, je me jette sur. 
jaceo, je suis étendu. 



]acio,je jette. 
]ubeo, j'ordonne. 
jongo, je joins, 
juvo, j'aide, 
labelacio, j'ébranle. 
labor, je ïliise. 
lacesBO, je harcèle. 
laedo, je blesse 
lambo, je loche. 



la&gueo, je suis languissant. 
languesco, je deviens malade. 



iDterrupi 

interssepsi 

interscidi 

intersecui 

intersevi 

interserui 

interstjti 

interstr^yt 

intertexui 

intervulsi 

iaterveni 

interverti 

intervisi 

intexui 

intinxi 

intoniii 



tntorsi 
intremni 
introduxi 
introivi et -ii 
introgressus 

sum 
intromisi 
introspexi 
intrusi 
inusité (1) 
intumui 
inunxi 
inursi 
in ussi 
invasi 
invalui 
invexi 
inveni 
inverti 
invetersLVi 
invidi 
invisi 
involvi 
inusité (2) 
irrepsi 
irrisi 
irrupi 
irrui 
jacul 



fecl 

jussi 

junxi 

Juvi 

labefecl 

lapsus sum 

lacessivi oa-li 

Isesi 

lambl (Prisc. (ï, 
IJij et lawbui 
(VuLx>., Ennod.) 

langui 

lannui 



interruptum 

interswptum 

interscissum 

intersectum 

intersitum 

pas de supin 

pas de supin 

interstratum 

intertextum 

intervulsum 

interventum 

interversum 

intervisum 

intextum 

intinctum 

pan. pas. intona- 

tus (UoB. [Epod. 

5, 51.]) 
intortum 
pas do supin 
introductum 
introitum 



intromissum 
introspectum 
iDtrusum 



iDUDCtuza 

pas de supin 

inustum 

iDvasum 

pas de supin 

invectum 

inventum 

inversum 

pas do supin 

invisum 

pas de supin 

involutum 

irreptum 
irrisum 
iTTuptum 
pas de supin 
part. fut. Jacitu- 

rus(STACB[Théb. 

vu, 777.) 
jactum 
jussum 
junctum 
jutum (rare) 
labefactum 



lacessitum 
Ixsum 

lambitum (Pbisc. 
Ix, U.]) 

pas de supin 
pas de supin 



interrumpëra 

interssepire 

interscindère 

itttersecàro 

interserëre 

interserère 

intersistère 

intorsternère 

intortexère 

intervellëre 

intervenire 

intervertSre 

intervisère 

intexère 

intingère 

intonâre 



intorquére 
intremiscêre 
introducère 
introire 

introgredi 

intromittère 

introspicère 

intrudère 

intuêri 

jBtumescère 

inungère 

inurgère 

inurère 

invadëre 

invalescère 

invebère 

inveaire 

invertére 

inveterascéro 

invidére 

invisère 

involvere 

irasci 

irrepére 

irridâre 

irrunipére 

irruëre 

jacére 

jacère 

Jubère 

Jungëre 

juvâre 

labefacére 

labi 

lacessëre 

lœdure 

lambére 

languére 
languescore 



(1) On le remplace par cupexi, j'ai regardé. 

(S) L'ancien participe iraias n'est plus qu'un adjectif. 



INDICATIF PKBS-NT 

lateo, je 8uis caciié. 
lavo, ji lave 

logo, jn lis, jo recueille ou jo clioisis. 
libot, il plai'.. 

liceo, je suis estimé. 
liceor, j'enchéris. 
licet, il est permis. 



Hno, jVndiiis. 
linquo, je laisse. 
liquefacio, jo fonds. 
liqueo, j)^ suis liquide, 

licpiesco, je me liquéfie. 
liveo, ji- suis livide, 
loquor, jii parle. 
luceo. je luis. 

lucesco, je commence à luira 
ludo, jo joua. 
lugeo, je pleure, 
luo. je lave. 

macresco. je deviens maigre. 
madefacio, je mouille. 
madeo, je suis mouillé, 
madesco, je m'humecte. 
msereo, j'ai ilu chagrin. 
malo, je piérère, 
mando, je mâche, 
maneo, je reste. 
mansuefacio, j'apprivoise, 
mansuesco, j'apprivoise, 
marceo, je suis fané. 
marcesco, je me fane. 
maturesco. je mûris, 
medeor. jo soigne, je guéris. 
memini, jo me souviens. 
mereo, je mérite. 
mereor. je mérite, 
mergo, je pUmge. 
metior, je mesure. 
meto, je moissonne. 
metuo. je crains. 
mico, je brille. 
mingo, j'urine, 
minuo, je mets en morceaux. 
znisceo. je mélange. 

misereo (3), j'ai pitié. 
misereor, j'ai pitié. 
tnitto, j'envoie, 
molo, je mouds, 
tnoneo, j'avertis. 
mordeo, je mords. 



PARF.tlT 


Sl'l'I.N 




iNi i.'^mi' 


iitui 


pal de supin 




latère 


lavi 


lavatum ou 


lo- 






tum (1). 




lavàtù 


legi 


iQPtum 




legire 


libuit ou libi- 








tum est 






libère 


licui 


licitum 




licére 


licltus sum 






licùri 


Itcuit ou lici- 


part. fut. licitu- 




tam est 


rus. (Cic. [ 


Att. 






11, l.SJ.Z.ti/.xxxii, 






21, 35; .\Lii, 


36, 






6j,Gay.[dig 


XL, 






7,31.1]). 




licére 


levi 


litum 




linére 


liqui 
liquefeci 


lictum 




linquére 


liquefactum 




liquefaccre 


licui iCic. [N. D. 








1. 117]), 
licui 


pas de supin 




liquére 


pas de supin 




liquescÉre 


pas de parfait 


pas de supin 




livére 


locutus sum 






loqui 


luxi 


pas de supin 




lacère 


luxi 


pas de supin 




lucescère 


lusi 


lusum 




ludére 


luxi 


pas de supin 




lugére 


lui 


pas de supin 




luère 


macrui 


pas do supin 




macrescëre 


madefeci 


madefactum 




madefacère 


madui 


pas de supin 




madère 


madui 


pas de supin 




madesccre 


pas de parfait 


pas de supin 




meerére 


malui 


pas de supin 




malle 


mandi (rare) 


mansum 




mandëre 


m an si 


mansum 




manére 


mansuefeci 


mansuefact 


xm 


mansuefacére 


mansuevi 


mansuetum 




mansuescére 
marcêre 


marcui 


pas de supin 




marcescére 


maturui 


pas de supin 




maturescére 


inusité (2) 


inusité 




medèri 
meminisse 


merui 


meritum 




merére 


méritas uum 






merêri 


mer si 


mer sum 




mer gère 


mensus sum 






metiri 


messui 


messum 




metère 


metui 


part. pas. mei 


itus 


metuère 


micui 


inusité 




micàre 


minxi et mixi 


minctum 




mingëre 


minui 


minutum 




minuère 


miscui 


mixtum et 


mi- 






stum 




miscère 


inusité 


inusité 




inusité 


miseritus sum 






miserèri 


mi si 


m ISSU m 




mittère 


molui 


molitum 




molèie 


monui 


monitum 




monére 


momordi 


morsum 




mordére 



(1) Le participe passé de lat/o est iautus, qu'on écrit aussi lotus. 

(2) On le remplace par sanavi, j'ai guéri, 

(3) On trouve miseret (Lucr. [m, 879]), misèrent (Val.-Flacc, [ii 
(Enn, \_Ann. 175]) et niiserete (Enn, [tr. S3â]). 



921), misererent 
h 



morior, je meur? 

movoo, j'agite, 
mulceo, je palp^ 
mulgeo, je trais. 

mungo, je mouche. 

nanciscor, je rencontre par hasanl. 

nascor, je nais, 
neco, je lue. 
necto, je tresse. 

negligo, je néglige. 

neo, je file. 

nequeo, je ne peux pas. 

nigresco, je noircis. 

niteo, je brille. 

nitesco. je commence à briller. 

nitor, je m'appuie sur. 

no, je nage, 
noceo, je nuis. 

nolo, je ne veux pas. 
nosco, je connais, 
notesco, je deviens connu, 
nubo. jo voile, 
obdo, je mets devant. 
obdormio, je dors profondément. 
obdoraiisco, je mendors. 
obduco, je tire devant. 
obduresco, je deviens dur. 
obedo, je ronge. 
obeo, je vais devant. 
obhorresco, je m'effraie. 
objaceo, je suis étendu devant, 
objicio, je jette devant. 
oblido. je comorime. 
oblino. j'enduis. 
oblitesco, je me cache, 
obliviscor, j'oublie, 
obloquor, je contredis, 
obludo. je plaisante. 
obmutesco, je deviens muet, 
obnitor, je m'appuie contre. 
obnubo, je voile. 
oboleo, j'exhale une odeur, 
oborior, je parais. 
obrepo, je me glisse. 
obrigesco, je deviens rigide, 
obruo, j'enfouis. 
obsequor, je condescends, 
obsero. je plante, 
obsideo, je m'assied». 
obsido, je suis maitre de. 
obaisto, je me place devant. 



INFINITIF 


SVPIN 


INFlMTir 


mortttus sum 


; art. fui. mori- 






turus 


mori 


znovi 


motum 


movéro 


mulsi 


mulsum 


mulcèro 


mulsi 


part. p.is. mulsus 






(Plin. [xix.G!.] . 


mi • 


muDxi 


pas de supin 


a;: 


nactus et nanc- 






tiis sum 




nanciscj 


natus sum 




nasci 


necavi 


necatum 


necàre 


nexui et ne xi 


nexum 


nectëro 


(rare). 






Deglexi 


neglecium 


negligère 


oevi 


netum 


nére 


nequivi ou -iiil) 


inusité 


nequiro 


nigrui 


pas de supin 


Digrescore 


Bitui 


pas de supin 


nitére 


nitui 


pas de supin 


nitescère 


nisus et nixus 






sum (2) 




niti 


navj 


pas de supin 


nàre 


nocui 


p.art. fut. nocitu- 






TUS 


nocére 


Dolui 


pas de supin 


nolle 


DOVl 


[las de supin 


noscére 


notui 


pas de supin 


notescère 


Bupsi 


nuptum 


nubère 


obdidi 


obditum 


obdère 


obdormivi 


obdormitum 


obdormire 


obdormivi 


pas de supin 


obrformiscère 


obduxi 


obductum 


obducére 


obdurui 


pas de supin 


obdurescére 


pa« de parfait 


obesum 


obedêre 


obii ou -jvi 


obitum 


obire 


obboTTui 


pas de supin 


obborrescère 


objacui 


pas de supin 


objacére 


objeei 


objectum 


objicère 


oblisi 


oblisum 


oblidère 


oblevi 


oblitum 


oblinére 


oblitui 


pas de supin 


oblitescàre 


oblitus sum 




oblivisci 


oblucutus sum 




obloqui 


oblusi 


oblusum 


obludère 


obmutui 


pas de supin 


obmutescëre 


obnixus sum 




ObBJtj 


obnupsi 


obnuptum 


obnubére 


obolui 


pas de supin 


obolêre 


obortus sum 




oboriri 


obrepsi 


obreptum 


obrepère 


obrigui 


pa> de supin 


obrigescôre 


obrui 


obrutum 


obruére 


obsecutus 




obsequi 


obsevi 


obsitum 


obserére 


obsedi 


obsessum 


obsidére 


obsedi 


obsessum 


obsidèi-e 


obstiti 


part. pas. obstitus 


obsistére 



(1) Les formes syncopées sont les suivantes: nequisti (Liv.), nequiit (Liv.), naquurp 
(HoR., Liv.), nequierat (Liy.), nequierant {Li\ .), neqaisset (Lucr., Cic, Sall., Ltv.),neqms- 
sent (Lvcn., Liv.), nequUse (Catui.l., Liv.). 

(2; La forme nisus sum est plus rare et s'emploie surtout quand le verbe signifie 
« s'elTorcer de ». 



— XVII — 



INDICATIF PRÉSENT 

obsolesco. je vieillis, 
obsorbeo, j 'avala avid<'ini>nt. 
obsordesco, Je devieiH suie. 
obBto, je ma liens devant. 

obstrepo, je fais du bruit. 
obstringo, j'attache devant. 
obstruo, j'.imoiicèle devant. 
obstupesco, je m'engourdis. 
obsurdesco, je devicnds sourd. 
obtego, je recouvre. 
obtendo, je tends devant. 
obtero, je broyé. 
obticesco, je me tais. 
obtineo, Je retiens. 
obtingo, Je parviens à. 
obtorpesco, je m'engourdis. 
obtorqueo, je retourne. 
obtrudo, je pousse contre. 
obtundo, je Trappe. 
obvenio, je rencontre. 
obverto, je retourne. 
obvolvo, Je roule devant. 
occallesco, je deviens calleux. 
1. occïdo, Je tombe, Je péris. 
S. occido, J'abats, je tue. 
occino, je sonne. 

occludo, je ferme. 

occubo, je suis couché contre. 

occulo, je cache. 

occumbo, je me couche sur. 

occurro, je vais au-devant. 

(Pas de présent à l'époque classique) 

offendo, Je choque. 

offero, je porte devant. 

officio, J'obstrue. 

oSundo, répands devant. 

oleo.J'ai une odeur. 

oUacio, je sens. 

omitto, Je laisse de côté. 

operio, je couvre. 

oportet, il importe. 

opperior, j'attends. 



oppeto, j'affronte. 
oppono, J'oppose. 
opprimo, je comprime. 
ordior. J'ourdis. 
orior. Je me lève. 
ostendo, je présente. 

pacîBcor, je stipule. 

pœnitet (avec me), je me repens. 
palleo. je suis pâle. 
pallesco, Je deviens pâle. 
pando, je déploie. 
pango, j'enfonce, Je fiche. 



PARFAIT 

obsolevi 
obsorbui 
obsordui 
obstiti 



obstrepui 

obstrinxi 

obstruxi 

obstupui 

ohsurdui 

obtexi 

obtendi- 

obtrjvi 

obticui 

obtinui 

obtigi 

obtorpui 

obtorsi 

obtrusi 

obtudi 

obveni 

obverti 

obvolvi 

occallai 

occidi 

occidi 

occecini et oc- 
ci nui 

occlusi 

occubui 

occului 

occubui 

occurri 

odi Je hais) 

offendi 

obtuli 

ofTeci 

offudi 

olui 

olfeci 

omisi 

operui 

oportuit 

oppertus sum 
iTER. [Phorm. 
5U]). 

oppetivi ou -ii 

opposui 

oppressi 

orsus sum 

ortus sum 

ostendi 

pactus sum ou 

pepigi 
psenituit 
paliui 
pallui 
pandi 
pas de parfait 



pas do supin (1) 
pas de supin 
p.as de supin 
part. fut. obsta- 
turus (Sen., 

Qui.NT.) 

obstrepitum 
obstrictum 
obstructum 
pas de supin 
pas da supin 
obtectum 
obtentum 
obtritum 
pa- de supin 

obtentum 

pas de supin 

pas de supin 

obtortum 

obtrusum 

obtusum 

obventum 

obversum 

obvolutum 

pas de supin 

occasum 

occisum 

pas de supin 

occlusum 

occubitum 

occultum 

occubitum 

occursum 

part. l'ut, osurus 

otTensum 

oblatum 

offactum 

oHusum. 

pas de supin 

olfactum 

omissum 

opertum 



oppetitum 
oppositum 
oppressum 

parf.fut. on'ïurus 
ostentum et-ten- 
suai 



pas de supin 
pas de supin 
passum 

pas de supin 



l-TINITIF 

obsolescére 

obsorbère 

obsordescère 



obstàre 

obstrepêre 

obstringére 

obstruëre 

obstupescëre 

obsurdescère 

obtegùre 

obtendëre 

obterêre 

obticescëre 

obtinere 

obtingére 

obtoTpescéie 

obtorquére 

obtrudére 

oblundère 

obvenire 

obvertêre 

obvolvére 

occallescëre 

occïdère 

occidère 

occinère 

occludére 

occubâre 

occulêre 

occumbère 

occurrère 

odisse 

oïTendére 

offerre 

ofâcëre 

oGundére 

olére 

olfacére 

omittère 

operire 

oportére 



opperin 

oppetêre 

opponère 

opprimera 

ordiri 

oriri (2) 

ostendére 



pacisci 

psenitére 

pallêre 

pallescére 

pandère 

pangére 



(1) Le participe passé existe et a le sens actif: obsoletus, « vieilli, passé de mode ». 
(S.) Certaines formes de ce verbe appartiennent à la 3e conj. Telles sont : oreris (Varr.); 
oreretur {Cic, Ces., Nép., Liv., Suet., Tac); orere (Val.-Mas.)- 



INDICATIF rRÉSKNT 

parco, j'épargne. 

pareo, je parais. 

pario. j'enfante. 

partorio, j'enfante. 
pasco, je fais paicre. 
pascor. je fais paitre. 
patefacio, j'ouvre. 
pateo. je suis ouvert. 
patior, je souffre. 
paveo, je suis effrayé. 
pecto. je peigne. 
pellicio, je séduis, 
pello, je pousse. 
pendeo, je suis suspendu, 
pendo. je pèse. 
perago. je harcèle. 
percallesco, je m'endurcis. 
percello, je frappe fortement 
percenseo, je compte. 
percipio. je m'empare de. 
percolo, je cultive avec 5?in. 
percoquo^ je fais bien cuire. 
percurro, je parcours. 

percutio, je frappe. 

perdisco, j'apprends à fond. 

perdo, je perds (I. 

perdoceo, j'instruis à fond. 

perdomo, je dompte. 

perduco, je conduis. 

peredo, je dévore. 

pereo, je péris ou je suis perdu. 

perfero, je supporte. 

perficio, j'achève. 

perfigo, je transperce. 

perfluo. je coule à travers. 

perfodio, je transperce. 

perfrico, j'enduis. 

perfringo, je mets en p'éces, 

perfruor.je me délecte de. 

perfugio, je me réluiiie. 

perfundo, j'arrose. 

perfungor, je m'acquitte de. 

pergo, j-' continue. 

perhibeo, je fournis. 

perhorresco, je suis rempli d'effroi. 

perimo, je supprime. 

perlabor. je pénètre. 

perlateo, je reste caché. 

perlego. je parcouis des yeux. 

perluceo, je parais. 

perluo, je lave. 

pormadesco, je suis inonda. 

permaneo, je reste. 

permetior, je mesure. 

permingo, je souille. 

permisceo, je mélange. 



— xviii — 



peperci 

parui 

peperi 

parturivi ou -ii 

pavi 

pastus suin 

patefeci 

patui 

passus suta 

pa.s de ]>arfait 

pexui 

pellexi 

pepuli 

pependi 

pependi 

peregi 

percallui 

perculi 

percensui 

percepi 

percolui 

percoxi 

perc ucurri et 

percurri 
percuss! 
perdidici 
perdidi 
perdocui 
perdoznui 
perduxi 
peredi 
périt 
pertttli 
perfeci 
perfîxi 
perflui 
psrfodi 
perfricui 
perfreg} 
perfructus sum 
perfiigi 
perfudi 

pert'unctussum 
perrexi 
perhibui 
perhoTTui 
persmi 

perlapsus sum 
perlatui 
perlegi 
perluxi 
perlui 
permadui 
permansi 
permensus sum 
perniinxi 
permiscui 



part. fut. parsu- 

TUS 

part. fut. parilu- 
TUS (Vell.) 

part. fut. paritu- 
rus 

pas de çupirt 

pastum 

patefactum 

pas de supin 

pas de supin 

pexum 

pellectum 

puisum 

pa^î de supin 

pensum 

peractum 

pas do supin 

perculsttm 

pas de supin 

perceptiim 

percultum 

percoctum 

percursum 

percussum 

pas de supin 

perditum 

perdoctum 

perdomitum 

perductum 

peresum 

peritum 

perlatum 

perfectum 

perfixum 

perSuxum 

perfossum 

perfricatum 

perfractum 

inusité 

perfusum 

perrectum 
perhibitum 

pa^ de supin 

peremptum 

pas de supin 
perlectum 
pas de supin 
perlutum 
pa*; de supin 
permansum 

pas de supin 
pas do supin 
perm ixtum et 
mistumi 



parcere 

parèro 

parère 

parturïre 

pascere 

pasci 

patefacère 

pat ère 

pati 

pavère 

pectêre 

pellicére 

pelhre 

pendére 

pendvre 

peragère 

percallescère 

percellcre 

percensére 

percipere 

percolere 

percoquere 

percurrere 

percutère 

perdiscère 

perdere 

perdocére 

perdomùre 

perducere 

peredere 

perire 

perferre 

pertîcure 

perflgère 

pertluure 

perfodère 

perfricàre 

perfringère 

perfrui 

perfugere 

perfundére 

perfungi 

pergure 

perhibére 

perhorrescëre 

perimére 

perlabi 

perlatère 

perlegere 

perlucére 

perhwre 

perjnadescëre 

permanêre 

permetivi 

permingêre 

permiscère 



formés 

pereo 



(1) Au pas.sif, pefdo ne s'emploie qu'au participe perditas et aux temps qui en sont 
mes. On trouve aussi pendaudas. Mais, en général, le passif de perdo est remplacé pat 



INDICATIF PRÉSENT 



permitto,- je laisse aller, 
permoveo, je remue fortement, 
periiotesco, je deviens connu. 
perodi, j.j déteste. 
perpello, je pousse fortement. 
perpendo, je pèse exactement. 
perpetior, je supporte. 
perquiro, je recherche. 
perrepo, je me glisse. 
perrumpo, je brise. 
perscindo, Je déchira. 
perscriba, j'écris. 
perseco, je coupe. 
persedeo.je reste assis. 
persentio, je ressens. 
persequor, je poursuis. 
persido, je m'arrête. 
persolvo, je délie enliérement. 
persono, je résonne. 
perspicio, je vois à travers. 
persto. je demeure ferme. 
perstrepo, je résonne. 
perstringo, je contracte. 
persuadeo, je persuade. 
pertego, je recouvre. 
pertendo, je termine. 

pertero, je broyé. 
perterreo, j'épouvante. 
perteio. je tisse entièrement. 
pertimesco, je suis épouvanté. 
pertineo, je m'étends jusqu'à. 
pertraho, j'attire. 
pertundo, je perce. 
perurgeo, je presse. 
peruro, je brûle entièrement. 
pervado, je me répands dans. 
perveho, je transporte. 
pervello, je tire fortement. 
pervenio, j'arrive à. 
perverto, je renverse. 
pervinco, je vaincs entièrement. 
pervolvo, je roule. 
peto, je cherche à atteindre. 
piget, (avec me), il me répugne. 

pingo, je peins. 
pinso, je pile. 

placeo, je plais. 

plango, je frappe avec bruit. 
plaudo, j'applaudis. 
plecto, je tresse. 
plico, je plie. 
pluit, il pleut. 
pollingo, j'embaume, 
polluo. je souille. 
pono, je place. 
porrlgo, j'étends. 
portendo, je présage. 
posco, je réclame. 
possideo, je possède. 
poto, je bois beaucoup, 



permisi 

permovi 

pernotui 

perosus sum 

perpuli 

perpendi 

perpessus sum 

perquisivi 

perrepsi 

perrupi 

perscidi 

perscripsi 

persecui 

persedi 

persensi 

persecutus sum 

persedi 

persolvi 

personui 

perspexi 

perstiti 

perstrepui 

perstrÏDxi 

persuasi 

pertexi 

pertendi 

pertrivi 

perterrui 

periexui 

pertimui 

pertinui 

pertraxi 

pertudi 

perursi 

perussi 

pervasi 

pervexi 

pervelli 

perveni 

perverti 

pervici 

pervolvi 

petit et tivi 

piguit ou pigi- 

tum est 
pinxi 
pin si et sui 

plaçai 

plan xi 

plausi 

plexi 

ne se trouve guère 

pluvi 

poUinxi 

pollui 

posui 

porrexi 

portendi 

pop os ci 

possedi 

potavi 



permissum 
permotum 

pas de supin 

perpulsum 
perpensum 

perquisitum 

perreptum 

perruptum 

percissum 

perscriptum 

persectum 

persessum 

persensum 

persessum 

persolutum 

personitum 

perspecium 

perstaturus 

pas de fupiii 

perstrictum 

persuasum 

pertectum 

pertensum et 

pertentum 
pertritum 
perterritum 
pertextuni 
pas de supin 
pas de supin 
pertractum 
pertusum 
pas de supin 
perustum 
pervasum 
pervectuni 
pas de supin 
perventum 
perversum 
pervictum 
pervolutum 
petitum 



pictum 
pinsum et pis- 

tuzn 
part, passé placi 

tus 
planctum 
plausum 
plexum 
que dans les com 

pollinctum 
pollutum 
positum 
porrectum 
portentum 
pas de supin 
possessum 
potum (1) 



permittëre 

permovére 

pernotescère 

perodisse 

perpellére 

perpendére 

perpeti 

perquirére 

perrepére 

perrumpére 

perscindére 

perscribëre 

persecàre 

persedére 

persentire 

persequi 

persidére 

persolvére 

personàre 

perspicère 

perstàre 

perstrepëre 

perstringére 

persuadère 

pertegére 

pertendére 

perterère 

perterrëre 

pertexére 

pertimescére 

pertinére 

pertrabëre 

pertundére 

perurgére 

perurëre 

pervadére 

pervebére 

pervellére 

pervenire 

pervertëre 

pervincére 

pervolvère 

petëre 

pigëre 
pingëre 

pinsëre 

placére 

plangëre 
plaudere 
plectère 
posés. 
pluëre 
pollingère 
poilu ère 
ponère 
porrigére 
portendére 
poscére 
possidére 
potâre 



(1) Le participe passé a le sens actif: notas, ayant bu. 



IMIH ATIK PRïSENT 



KUPW 



INFINITIF 



pi aebeo, j* Iburuis. 
praecaveo, je prends garde. 
prSBcedo, je précède, 
praecerpo, je coupe pi-ématurément. 
praecido. je taille, 
praecingo. jo ceins une épée. 
praecipio, je prescris, 
praecludo. je ferme, 
prccccguosco. je connais d'avance, 
prsecolo. je cultive d'avance, 
prsecoquo, je fais cuire it'avance. 
prsecurro, je cours avant. 

prsedico. je prédis, 
praedisco, j'apprends, 
praedoceo. j'instruis d'avance, 
praedomo, je dompte d'avance. 
praeeo. jt^ précède. 
praefor, je dis d'avance. 
praefero, je mets avant, 
praefioio, je prépose. 
praefigo, j'attache. 
praefodio, je creuse devant, 
praefringo, j'épointe. 
praefulcio, je soutiens. 
praefulgeo, je brille. 
praesredior, je précède. 

praelabor, je glisse devant, 
praelego, je commente. 
praeloquor, je parle le premier. 
praeluceo, j'éclaire. 
praeludo, je prélude. 
praemitto. je mets en avant, 
praemoneo, j'avertis d'avance. 
praemorior, je meurs avant l'âge. 

praenosco, je connais d'avance. 
praepono, je place devant. 
praeripio, je soustrais. 
praerumpo, je brise. 
praesagio, j'augure. 
praescribo, j'écris en tête, 
prseseco, je raccourcis, 
praesentio, je devine. 
praesideo, je préside. 
praesto. je me tiens debout. 



praestringo, je serre. 
praestruo, je construis en avant. 
praesumo, je prends d'avance. 
praetego, j'abrite. 
praetendo.je tends devant. 
praetereo. je passe devant. 
praetermitto, je laisse passer. 
praetervehor je passe devant. 

praetexo, je tisse devant. 
praeuro, je brûle par devant, 
praevaleo.je suis très fort. 
praeveho, je mène devant. 
praevenio, je devance. 
praeverto, je fais passer avant. 
praevideo, je prévois. 
prandeo j'* déjeune. 



priebui 

prsecavi 

praecessi 

prœcerpsi 

praecidi 

prœcinxi 

praecepi 

preeclusi 

preecognovi 

praocolui 

prsecoxi 

prœcucurri et 

praecurri 
prœdixi 
praedidici 
praedocui 
praedoniui 
praeii et -jvi 

prœfatus sum 

praetuli 

prefaeci 

praeûxi 

praefodi 

praefregi 

prasfalsi 

preefu Isi 

pr ae g T ess u s 
sxim 

prœlapsus sum 

praelegi 

praelocutus sum 

praeluxi 

praelusi 

prsemisi 

praemonui 

p rse zaortuus 
sum 

preenovi 

praeposui 

praeripui 

praerupi 

praesagivi 

prœscripsi 

praesecui 

presensi 

praesedi 

praestiti 



praestrinxi 

prœstruxi 

praesumi 

praetexi 

praetendi 

prœterii 

prœtermisi 

praetervectus 

sum 
prœtexui 
praeussi 
pradvalui 
praevexi 
praeveni 
praeverti 
praevidi 
prandi 



praebitnm 

praecautum 

prœcessum 

praecerptum 

praecisum 

prœcÎDCtum 

praeceptum 

praeclusum 

praecognitum 

praecultum 

praecoctum 

praecursum 

praedictum 

pas lie supin 

praedoctum 

prœdomitum 

praeitum 

prœlatum 

praefectum 

pTaeûctum 

praefossum 

praefractum 

praefultum 

pas de supin 



preelectum 

pas de supin 
pas de supin 
praemissum 
praemonitum 



praenotum 
praepositum 
praereptum 
praeruptum 

pas de supin 

prœscriptum 
praesectum 
presenssum 
presessum 
part. pas. presta- 
tus (Plin.) et 

prestitus (l.iv.) 
praestrictum 
praestructum 
praesumptum 
praetectum 
prœtentum 
praeteritum 
praetermissum 



praetextum 
praeustum 

pas de supin 

praevectum 

praeventum 

praeversum 

praevisuzn 

pransum 



praebère 

praecavére 

pTcBcedère 

prœcerpère 

prtecidùre 

praecingére 

praecipére 

praecludére 

praecognoscèra 

priecolère 

praecoquére 

praocurrére 

prœdicére 

praediscère 

prœdocère 

praedomàre 

prœire 

prwfari 

praeferre 

prae/icére 

praeSgère 

praefodère 

praefringèra 

prœfulcire 

prœfulgèTe 

praegredi 

praelabi 

prselegère 

praeloqui 

praelucére 

praeludère 

praemittère 

praemonéra 

praemori 

prœnoscére 

praeponcre 

prœripêre 

praerumpére 

praesagîre 

praescribèro 

prœsecâre 

praesentire 

présidera 



prœstâre 

praestringére 

praestruére 

preesumére 

praetegère 

praetendéra 

praeterire 

praetermittèra 

praetervabl 

praetexére 

praeurère 

prxvalèra 

praevehêre 

prœvenire 

praevertére 

praevidére 

prandére 



INDICATIF PRESENT 



prehendo 1 

et S '}<' prends, 

prendo \ 
premo iv presse. 
procedo, je m'avance. 
procïdo, J3 mVcroule. 
procudo, je forge. 
procumbo, je m'incline, 
procurro, je m'élance. 

prodeo, je m'avance. 
pro<?igo, je chasse. 
prodo, je produis. 
produco, je fais avancer. 
profero, je crée. 
proficio, j'avance. 
proficiscor, je pars. 
profiteur, je proclame. 
proûuo, je coule. 
prolugio.je m'enfuis. 
profundo, je répands. 
progigno, j'engendre. 
progredior, je sors. 
prohibée, j'écarte. 
projicio, je lance. 
prolabor, je glisse en avant. 
proloquor, je déclare. 
proludo, je prélude. 
proluo, j> baigne. 
promineo, je suis proéminent. 
promitto, je promets. 
promo, je produis. 
promoveo, je fais avancer. 
propello, je chasse. 
propendeo, je pends en avant, 
propono, j expose. 
prorepo, je rampe, 
proripio, j'entraîne. 
prorumpo, je pousse violemment. 
proruo, je renverse. 
proacindo, je fends. 
proscribo, j'affiche, je proscris. 
proseco, je coupe. 
prosequor, je poursuis. 
prosilio, je saute. 
prospicio, je regarde. 
prosterne, je couche. 
prostituo, je mets en venta. 
prosto, je fais saillie. 
protego, j'abrite. 
protendo, j'étends. 

protero, j'écrase. 
protraho, je tire dehors. 
protrudo, je chasse. 
proveho, je transporte. 
provenio, je parais. 
provideo, je prévois. 
provolvo, je renverse. 
pubesco, je grandis. 
pndet (me), j'ai honte. 



pungo, je pique, 
puteo. je pue. 
putrefacio, je corromps. 



prehendl 

prendi 

pressi 

processi 

procidi 

procudi 

procubui 

procurri et pro- 

cucurri 
prodii 
prodegi 
prodidi 
produxi 
protuli 
profeci 
profectus sum 
professus sum 
profluxi 
profngi 
profndi 
progenui 
progressas sum 
prohibui 
projeci 

prolapsus sum 
prolocutus sum 
prolusi 
prolui 
prominui 
proznisi 
prompsi 
promovi 
propuli 
propendi 
proposui 
pi-orepsi 
prorjpui 
prorupi 
prorui 
proscidi 
proscripsi 
prosecui 
prosecutus sum 
prosilui 
prospexi 
prostravi 
prostitui 
prostiti 
protexi 
protendi 

protrivi 

protraxi 

protrusi 

provexi 

proveni 

providi 

provolvi 

pubui 

me puditum est 

(mieux i.[ue me 

puduitj 
pupugi 
pului 
putrefeci 



prehoDsuBt 

prensum 
pressum 
processum 

pas de supin 

procusum 
procubitum 

procursum 

proditum 

prodactum 

proditum 

productum 

prolatum 

profectum 



proSuxum 
pas de supin 
profusum 
progenitum 

probibitum 
projectum 



prolusum 

prolutum 

pas de supin 

promissum 

promptum 

promotum 

propulsum 

propensum 

propositum 

proreptum 

proreptum 

proruptum 

prorutum 

proscissum 

proscriptum 

prosectum 

inusité 

prospectum 

prostratum 

prostitutum 

pas de supin 

protectum 

protentum 

protensum 
protritum 
protractum 
protrusum 
provectum 
proventum 
provisum 
provolutum 
pas de supin 
puditum 



punctum 

pas de supin 
putrefactum 



prebendcre 

prendëre 

premère 

procédure 

procidcre 

procudcre 

procumbère 

procurrère 

prodire 

prodigère 

prodcre 

producèra 

proferro 

proScëre 

proScisci 

proûtëri 

proQuèrc 

profugëre 

profundère 

progignère 

progredi 

prohibère 

projicêre 

prolabi 

proloqui 

proludère 

proluëre 

prominére 

promittëre 

promëre 

promovére 

propellère 

propendêre 

proponère 

prorepère 

proripère 

prorumpéra 

proruére 

proscindëra 

proscribëre 

prosecàre 

prosequi 

prosilire 

prospicëre 

prosternére 

prostituére 

prostàre 

protegére 

protendëre 

proterére 

protrabêre 

protrudère 

provebère 

provenîre 

providére 

provolvère 

pubescére 

pudêre 



pungere 

putére 

putrefacëre 



INDICATIF PnÉSENT 

putresco, je pourris, 
quatio, je secoue. 
quaero, je cherciie. 
quaeso. je dcmaade (1). 
qneo, je peux (S). 
Ofueror, je me plains, 
quiesco, je me repose. 
rado, je gratte. 
rapio, je saisis virement, 
raucio. je suis enroué, 
recedo, je me retire, 
recensée, je compte. 

i . recïdo, je retombe à. 

2. recido, je rogne, 
recingo, je détache, 
recipio. je recouvre, 
recludo. je découvre. 
recognosco, je reconnais. 
recoUigo, je rassemble, 
recolo, je cultive de nouveau. 
recondo, je serre. 
reconduco, je reprends à bail, 
recoquo, je fais cuire, 
recumbo, je me couche, 
recurro, je cours en arrière. 
recutio. je repousse. 
redarguo, je réfute. 
reddo, je rends. 
redeo, je reviens. 
redhibeo, je restitue, 
redigo, je ramène. 
redimo, je racheté. 
redoleo, je suis odorant. 

reduco, je tire, 
refello, je refuse. 
refercio, je remplis. 
refero, je reporte. 
refert, il importe. 
refîcio, je refais. 
refigo, je décloue. 
reflecto, je recourbe. 
refloresco, je refleuris. 
refluo, je reflue. 
refodio, je creuse de nouveau, 
refoveo, je réchauffe. 
refrico, je frotte de nouveau. 

refrigeacc, je me refroidis, 
refringo.je brise. 
refugio, je recule, 
refulgeo, je resplendis, 
refundo, je reverse. 
regero, je reporte, 
rego, j.- dirige. 
regredior, je retourne. 
rejicio, je rejette. 



PAIIFAII 


supm 


ISIINIVIF 


putrui 


pas de supin 


putrescère 


quassi 


qiiassum 


quatère 


qi:sesivi et -ii 


qucesitum 


quœrère 


pas d<> parfait 


pas de supin 


quaesère (rare) 


quivi 


inusiti 


quire 


questus sum 




quèri 


quievi 


quietum 


quiescère 


rasi 


rasum 


radère 


rapui 


raptum 


rapère 


rausi 


rausum 


raucii-e 


recessi 


recessum 


recède re 


receDSui 


part, passé recen- 






sus (Sl-et.) 


recensère 


reccidi 


pan. fut. recasu- 






rus iCic, SuET.) 


recidére 


recidi 


recisum 


recidère 


recinxi 


recinctum 


recingère 


recepi 


receptum 


recipére 


reclusi 


reclusum 


recludére 


recognovi 


recognitum 


recognoscère 


recoUegi 


recoUectum 


recolligère 


recolui 


inu'^ité 


recoure 


recondidi 


reconditum 


recondére 


recoDduxi 


reconductum 


reconducère 


recoxi 


recoctum 


recoquére 


recubui 


recubitum 


recumbeère 


recurri 


recursum 


recurrère 


recussi 


recussum 


recutère 


redarguj 


redargutum 


redarguère 


reddidi 


redditum 


reddére 


redii 


reditum 


redire 


redbibui 


redhibitum 


redhibére 


redegi 


redactum 


redigèru 


redemi 


Tedemptum 


rediinère 


redolui [redo- 






levi) 


pas de supin 


redolère 


reduxi 


reductum 


reducëre 


refelli 


pas de supin 


refellére 


referai 


refertum 


refercîre 


rettuli 


relatum 


referre 


retulit 


pas de supin 


referre 


refeci 


refectum 


reScère 


reSxi 


re/ixum 


reûgère 


reûexi 


reûexum 


re/lectère 


reOorui 


pas de supin 


reilorescëre 


reûuxi 


reGuxum 


refluer e 


refodi 


refossum 


refodère 


refovi 


refotum 


refovère 


rettlctti 


part. fut. refri- 






caturus (Cic.) 


refricâre 


inusité 


pas de supin 


refrigescêre 


refregi 


refractum 


refringôre 


refugi 


pas de supin 


refugère 


refulsi 


pas de supin 


refulgére 


refudi 


refusum 


refundere 


regessi 


regestum 


regerére 


rexi 


rectum 


regère 


regressussum 




regredi 


rejeci 


rejectum 


rejicére 



(1) On ne trouve que quieso, - je t'en prie, js vous en prie », et quœsumus, « nous vous 
en prions », formant une sorte de parenthèse. 

(2) Queo n'a ni impératif, ai gérondif, ni participe présent, ni participe futur. 11 s'em 
I>!oie surtout avec une négation. 



INDICATIF PRÉSLNT 



INFINITIP 



relabor, je retombe. 

relanguesco, je m'affaiblis. 

relego. je relis. 

relido, je fais rebondir. 

relino, j'ôte l'enduit. 

relinquo, je laisse. 

reluceo, je reluis. 

relucesco, je brille de nouveau. 

remaneo, je reste. 

remetior, je mesure une deuxième fois. 

remitto, je renvoie. 

remordeo, je monls à mon tour. 

removeo, j'éloigne. 

remulceo, je tire en arrière. 

renaacor, je renais. 

renideo, je brille. 

renuo, je refuse. 

reor, je pense. 

repello, je repousse. 

rependo, je pèse de nouveau. 

repercutio, je refoule. 

reperio, je retrouve. 

repeto, je riposte. 

repleo, je remplis. 

repo, je rampe. 

repono, je pose derrière. 

reprehendo, je ressaisis. 

reprendo, je ressaisis. 

repritno, je repousse. 

repromitto, je promets en retour. 

repungo, je pique à mon tour. 

roquieaco, je me repose. 

requiro, je recherche. 

resarcio, je raccommode. 

rescindo, je déchire de nouveau. 

rescisco, j'apprends. 

rescribo, j'inscris de nouveau. 

reseco, je coupe. 

resideo, je reste assis. 

resido, je m'asseois. 

resilio, je rebondis. 

resipisco, je reprends mes sens. 

resisto, je m'arrête. 

resolvo, je dénoue. 

resono, je résonne. 

respergo, j'arrose. 

respicio, jo regarde par derrière. 

respondeo, je répons. 

respuo, je rejette. 

restinguo, j'éteins. 

restituo, jo restitue. 

resto, je m'arrête. 

restringo, je serre étroitement. 

resumo, je reprends. 

resurgo, je me relève. 

retego, je découvre. 

retendo, je détends. 

retero, je frotte. 
retexo, je détisse. 
reticeo, je me tais. 
retineo, je retiens. 
retondeo, je recoupe. 

retorqueo, je retourne. 



relapsus sum 

relang ui 

relegi 

relisi 

relevi 

reliqui 

reluxi 

reluxi 

reraansi 

remensus suai 

remisi 

remordi 

removi 

remulsi 

renatus sum 

renidui 

renui 

ratus sum 

reppuli 

rependi 

repercussi 

repperi 

repitivi et -tii 

replevi 

repsi 

reposui 

reprebendi 

reprend! 

repressi 

repromisi 

repupugi 

requievi 

requisivi 

resarcivi 

rescidi 

rescivi et -scii 

rescripsi 

resecui 

resedi 

resedi 

resilui 

resipui, pii et 

pivi 
restai 
resolvi 
resonui 
respersi 
respexi 
respondi 
respuj 
restinxi 
restitui 
restiti 
restrinxi 
resumpsi 
resurrexi 
retexi 
retendi 

retrivi 
retexui 
reticui 
retinui 
pas de parfait 

retorsi 



pas de supin 

relectum 

relisum 

relitum 

relictum 

pas de supin 
paï de supin 
remansum 

remissum 
remorsum 
remotum 
remulsum 

pas de parfait 
pas de supin 

repulsum 

repensum 

repercussum 

repertum 

repetitum 

repletum 

reptum 

repositum 

reprehensutn 

reprensum 

repressum 

repromissum 

pas de supin 

requietum 

requisitum 

resartum 

rescissum 

rescitum 

rescriptum 

resectum 

resessum 

resessum 

resultum 

pas de supin 

pas de supin 

resolutum 

pas de supin 

respersum 

respectum 

responsum 

pas de supin 

restinctum 

restitutum 

pas de supin 

restrictum 

resumptum 

resurrectum 

reiectum 

retentum et tcn- 

sum 
retritum 
retextum 
pas de supin 
retentum 
part pas. reton- 

sus 
retoTtum 



relabi 

relangaescere 

religere 

relidére 

relinère 

relinquêre 

relucëre 

relucescêre 

remanére 

remetiri 

remittëre 

remordére 

removëre 

remulcêre 

renasci 

renidëre 

renuére 

rêri 

repellëre 

rependêre 

repercutëre 

reperire 

répéter e 

replére 

repère 

reponére 

reprehendëre 

reprendëre 

reprimëre 

repromittëre 

repungère 

requiescére 

requirëre 

resarcire 

rescindére 

rescire 

rescribëre 

resecàre 

residëre 

residère 

resilire 

resipiscère 

resistére 

resolvére 

resonâre 

respergëre 

respicëre 

respondëre 

respuëre 

restinguêre 

restituère 

restâre 

restringëre 

resumëre 

resurgëre 

retegère 

retendêre 

reterëre 

reiexëre 

reticére 

retinëre 

retondére 
rétorquera 



INDICATIF PRESENT 



retraho. jd r^'ilre. 
retribuo. ja donne en éclian^d. 
retroago, je ramone, 
retrocedo, je roirograde. 
relroduco, je ramené on arriéra, 
retrudo, je lais reculer. 

retundo. je rabaU. 

revalesco, je me rétablis. 

reveho. je rapporte. 

revello. j'arracha. 

revenio. je reviens. 

revereor, je révère. 

revertor. je reviens sur mes pas. 

revincio. j'attache par derrière. 

reviresco, je reverdis. 

reviso. je reviens voir. 

revivisco, je revis. 

revolvo, je roule en arrière. 

rideo, je ris. 

rigeo, je suis roido. 

rigesco, je me roidis. 

rodo, je ronge. 

rubeo. je suis rouge. 

rubesco, je deviens rouge. 

rugio. je rugis. 

rumpo, je romps. 

ruo, je me précipite. 

ssepio, j'enclos. 

saevio, je suis furieu.\. 

Ealio, je saute. 

sancio.je consacre. 

sapio, j ai de la saveur. 

sarcio.je recouds. 

sario. je sarcle. 
satisfacio, je satisfais à.. 
BCabo, je gratte. 
scalpo, je frotte. 
scando, je gravis. 
scaturio, je jaillis. 
ecindo. je déchira. 
scio, je sais. 
scisco, je m'informa. 
Bcribo, j'écris. 
sculpo, je grave. 
secedo, je m'écarte. 
eecerao, je trie. 
secludo, j'isole. 
Beco, je coupe. 
sedeo, je suis assis. 
aeduco, je conduis à l'écart. 
sejungo. je sépare, 
eeligo. ]■! choisis. 
seiQoveo, j'écarte, 
seneaco, je vieillis, 
eeatio, je sens, je pense. 
sepelio, j'ensevelis. 



retraxi 

retribui 

retroegi 

retrocessi 

retroduxi 

retrusi 



sum 



rettudi 

revalui 

revexi 

revelli et 

reveni 

rêver j tus 

reverti 

reviDxi 

revirui 

revisi 

revjxi 

revolvi 

Tisi 

Tigui 

rigui 

rosi 

rubui 

rubui 

rugii 

rupi 

rui 

sœpsj 

saevii 

salui 

San xi 

sapui et sapîvi 

sarsi , sarcii, 

sarcivi 
sp.rivi et sarui 
satisfeci 
scabi 
scalpsi 
scandi 
scaturivi 
scidi 

scivi et scii il) 
scivi 
scripsj 
sculpsi 
secessi 
secrevi 
seclusi 
secui 
sedi 
seduxi 
sejunxi 
selegi 
semovi 
senui 
sensi 
sepelivi 



retractum 
retributum 
retroactum 
p:is de supin 

retroductum 
part p.%s. retru- 

sus 
retusum 

pas de supin 
revectum 
vulsi reviilsum 
reventum 



reversum 
revinctum 

pas de supin 

revisum 

revolutum 

pas de supin 

risum 

pas de supin 

pas de supiu 

rosum 

pas de supin 
pas de supiu 
pas de supiu 
ruptum 

pas de supin 

sœptum 
ssevitum 

pas de supiu 

sanctum 
pas de supin 

part. pas. sartus 
sartuzn 
satisfactuzn 
pas de supin 

scalptum 

pas de supin 

pas de supin 

scissuzn 

scitum 

scitum 

scriptum 

sculptum 

secessum 

secretuzn 

seclusum 

sectum 

sessum 

seductutn 

sejunctum 

selectum 

semotus 

pas de supin 

sensum 

sepultum 



retrahère 

retribuàre 

retroagère 

retrocedère 

retroducàre 

retrudère 

retundêro 

revalescére 

revehére 

revellère 

revenîre 

reveréri 

reverti 

revincire 

revirescére 

revisère 

reviviscàre 

revolvère 

ridêre 

rigére 

rigescère 

rodère 

rubére 

rubescêre 

Tugire 

rumpiire 

mère 

ssepire 

swvire 

salire 

sandre 

sapera 

sarcire 

sarire 

satisfacêre 

scabere 

scalpére 

scandcre 

scaturire 

scindére 

scire 

sciscère 

scribëre 

sculpère 

secedére 

secernére 

secludére 

secdre 

sedére 

seducëre 

sejungcre 

seligère 

semovére 

senescère 

sentira 

sep élire 



(1) Les formes syncopées sont scii (Planc. ap. Cic), sciit (Liv., Sen. rh.), scierai 
(Ph^ed.), sciere (Liv.), scierim (Quint.), scieris (Cic, Ov., Petrv.), scierit (Cio. ), scierimi 
(Cic), scierint (Fac), scieram (Cic). sciero (Cic). Ajoutons les formes contractées : scis 
/Ter.- Ov. Srn.. rh.1. s(nsser>i (TmR.. Cic). uni: 



, sciere (Liv 

" \c.), scieram (i^ic). scier 
^lER., uv., 3E.N.. RH.), scissem (Ter., Cr 
scissent (Cic), scisse (Tp»- Corvif. Cic I. 



^^.^.|, ■.■^.^. ...V , ;, scieram (Cic). sciero (Cic). Ajoutons les formes contrai 

(Ter., Ov., Se.n.. rh.), scissem (Ter., Cic), scisses, scisset (Cic), scissem,us (Sen 
■ " ' ""er., CoRNiF., Cic, Liv., Sen., rh.. Quint.). 



RH. 



XXV — 



se 



INDICATIF PRÉSENT 

_jpono, jii mets on réierva. 

sequor, je suis. 

1. sero, j'attache. 

ï. sero, jii ^'Tno. 

serpo. ji' r.impa. 

sido, j(? m'assieds. 

sileo, je> mt) tais. 

sino. je laisso. 

sisto, jiî tais tenir. 

soleo, j'ai coutume. 

eolvo, je dissous. 

sono, je sonne ou résonne. 

sorbeo. j'avale. 

sordeo, je suis sald. 

sordesco, je me salis. 

spargo, j'éparpille. 

specio. jft vois. 

sperno, jo dédaigne. 

splendeo, je brille. 

splendesco, je commence à briller. 

spondeo, jo m'engase. 

spuo, je crache. 

squaleo, je suis écailleux. 

statue, je fais tenir debout. 

sterno, j'étale, j'abats. 

sternuo, j'éternue. 

sterto, je ronfle. 

stcje me tiens debout. 

strepo, je fais du bruit. 

strlngo, je serre, j'étreins. 

struo, je bâtis. 

studeo, j'étudie. 

stupefacio, je paralyse. 

stupeûo, je suis stupéfait. 

stupeo, je suis engourdi. 
suadeo, je conseille. 
subdo, je mets sous. 
subduco, je retire. 
subedo, je mine, 
subeo, j'- v.iii sous. 

subigo, je mets sous. 
subjaceo, je suis couché sous, 
subjicio, je mets sous, 
subjungo, j'attelle, 
subluceo, je luis un peu. 
subluo, je lave en dessous. 
submerge, je submerge. 
submitto, je mets dessous. 
Bubmoveo, je fais retirer. 
subnecto. j'attache par dessou*. 
subrepo, je glisse. 
subrideo, je souris. 
subruo, je sape. 
subscribo. j'inscris au bas. 
subseco, je coupe par en bas. 
subsequor, je suis de près. 
subsido, je me baisse. 
Bubsilio. je saute en l'air. 



seposui seposituin 

secutus sum 

pas lie parfait ;1) sertum 

sévi satum 

serpsi pas de supin 

n'est guère usité que dans les composé 

silui pas de supi" 

sîvi situm 

stiti statum 

solitus sum 

solvi 

SODUi 

sorbui (rar. sor 



psi [Val.-Max.]) 
sordui 
sordui 
spa,r~i 
inusité (3) 
sprevi 
splendui 
splendui 
spopondi 
spui 
squalui 
statut 
stravi 
sternui 
stertui 
steti 
strepui 
strinxi 
struxi 
studui 
stupefeci 
stup efac t u s 

sum 
stupui 
suasis 
subdidi 
subduxi 
subedi 
subii et(plu5rar.' 

subivi 
subegi 
subjacui 
subjeci 
subjuDxi 
subluxi 
sublui 
snbmersi 
submisi 
submovi 
subnexui 
subrepsi 
subrisi 
subrui 
subscTipsi 
subsecui 
snbsecutus sv.m 
subsedi 
subsilui 



solutum 

pas de supin 

sorbitum 

sorptum 

pas de supin 

pas de supin 

sparsum 

spretum 
pas de supin 
pas do supin 

sponsum 
sputum 
pas de supin 
statutum 
stratum 

pas do supin 
pas de supin 

statum 
pas de supin 
strictum 
structum 

pas de supiii 
stupefactum 



l't 



pas de =upin 

suasum 

subditum 

sabductuni 

subesum 

subitum 

subactum 

pas de su|ùii 

subjectum 

subjuDctum 

pas de supin 

sublutum 

submersuai 

submissum 

submotum 

subnexura 

subreptum 

subrisum 

subrutum 

subscriptum 

subsectum 

subsessum 
pas de supin 



seponere 

sequi 

serère 

serëre 

serpère 

silêre 

sinère 

sis ter e (i2) 

solére 

solvère 

sonâre 

sorbêre 
sordére 
sordescére 
spargère 

spernëre 

splendëre 

splendescère 

spondére 

spuère 

squalére 

statuera 

sternëre 

sternuère 

stertuëre 

stàre 

strepére 

striDgëre 

siruére 

studére 

stupefacëra 

stupeSeri 

stupére 

suadére 

subdëre 

subducëre 

subedëre 

subire 

subigêre 

subjacére 

subjicëre 

subjungëre 

sublucêre 

subluëre 

submergera 

submittére 

submovêre 

subnectëre 

subrepère 

subridère 

subruëre 

subscribëre 

subsecâre 

subsequi 

subsidére 

subsilire 



(1) Le parfait est serai dans les composés, voy. consero, insero, etc. 
(3) Les composés n'ont pas de supin à l'époque classique. 
(3) Voy. les composés, aspicio, conspicio, etc. 



XXVI — . 



INDICATIF PRÉSENT 

subsisto, Jo m'arrête, 
substerno, j'étends sous, 
substitue, je mets sous. 
BUbstrlngo, je jerre par dessous, 
substruo, je construis en dessous. 
sobterfugio. je m'esquive, 
subterlabor, je coule sous. 

subtero, j'use en dessous. 
subtraho, je soustrais. 
suburo, je brûle lésèrement. 
subveho, je transporte. 
subvenio. je subviens. 
subverto, je retourne. 
succedo, je vais sous. 

succendo, j'incendie. 

1. succïdo. je coupe au bas. 

S. succido, je tombe sous. 

succingo, je retrousse. 

succresco. je pousse au-dessous. 

succumbo. je succombe. 

succurro, je cours sous. 

succutio, je secoue. 

suesco, je m'habitue. 

sufficio, je substitue. 

suffigo, je suspends. 

suffodio, je s.ipe. 

Buffringo, je brise par en bas. 

suGugio, je m'enfuis sous. 

suffulcio, je soutiens. 

sufiundo, je verse dessous. 

Buggero, je porte sous. 

suggredior, je m'approclie. 

6ugo, je suce. 

sumo, je prends. 

suo, je couds. 

superaddo, j'ajoute. 

Bupercreaco, je croîs par-dessus. 

superscribo, je mets une inscription. 

superBedeo, je suis assis sur. 

aupersterno, j'étends sur. 

■uperstruo. j'élève sur. 

Bupertego, j'abrite. 

Bupervenio, je surviens. 
supervivo, je survis à. 

suppeto, je m'offre. 

supplodo, jo trépigne, 
suppono, je mets sous. 
aupprimo, je supprime. 
BUrgo, je me lève. 
surripio, je dérobe. 
suscenseo, je m'irrite. 
suscipio, je soutiens. 
suspendo, je suspends. 
euBpicio. je regarde en haut. 
BUstineOjje soutiens. 
tabesco, je me consume, 
taceo, je me tais, 
taedet (me), je suis ennuyé. 
tango, je touche. 
tardesco, je deviens lent. 
tego, je couvre. 
lemno, je nn.'prise. 

(1) Le parfait usité est pertœsum 

(2) Voyez contemnëre. 



PARFAIT 

snbstiti 

substravi 

substitui 

substriDxi 

substruxi 

subterfugi 

subterlapsus 
sum 

subtrivi 

subtraxi 

subussi 

subvexi 

subveni 

subverti 

successi 

succendi 

succidi 

succïdi 

succinxi 

succrevi 

succubui 

succurri 

succussi 

suevi 

suffeci 

su/Uxi 

sufTodi 

suffregl 

suffugi 

suffulsi 

suffudi 

suggessi 

suggressus sum 

suxi 

sazapsi 

sut 

superaddidi 

supercrevi 

superscripsi 

supersedi 

superstravi 

superstruxi 

supertexi 

superveni 

supervixi 

suppetivi ou -ii 

supplosi 

supposui 

suppreasi 

surrexi 

surrjpui 

suscensui 

su:icepi 

suspendi 

suspexi 

sustinui 

tabui 

tacui 

(1) 
tetigi 
tardui 
texi 
inusité (2) 



pas de supin 

substratum 

substitutum 

substrictum 

substructuDi 

pas de supin 



subtritum 

subtractum 

subuslum^ 

subvectutn 

subventum 

subversum 

succcssum 

succensuzn 

succîsum 

pas de supin 

succintum 

succretum 

succubitum 

succursum 

succussuzn 

suetum 

suffectuzn 

suffîxum 

sufTossum 

suffractum 

pas de supin 

suffultum 

sutïasum 

suggestum 

SUCtUBl 

sumptum 

sutum 

superaddituza 

pas de supin 

superscriptum 

supersessutn 

superstratuni 

superstructuni 

supertectum 

superveDtum 

pas de >;upin 

suppetitum 

supplosain 

supposituin 

suppressum 

surrectuzn 

surreptum 

suscensum 

susceptum 

suspensum 

suspectum 

sustentum 

pas de supin 

tacitum 
tactum 

pas de supin 
textum 

inusité (â) 



subsistëre 

substernëre 

substituùre 

siibstringire 

subsiruere 

subterfugOre 

subterlabi 

subterère 

subtiahère 

subur re 

subveheie 

subvenïre 

subvertère 

succedtre 

succendère 

succid^re 

succidùre 

succiDgère 

succrescère 

succumb re 

succurrcre 

succutere 

suescére 

sullicère 

s util g ère 

suffoddre 

suiTringère 

suffugero 

sutTulcire 

suffundère 

suggerère 

suggredi 

sugere 

sumëre 

sucre 

superaddère 

supercrescére 

superscribcre 

supersedére 

supersternore 

superstrurre 

supertegi're 

supervenire 

supervivere 

suppetere 

supplodère 

suppoBêre 

supprimére 

surgére 

surripère 

susceDsére 

suscipëre 

suspendére 

suspicere 

sustinère 

tabescëre 

tacëre 

tœdére 

tangëre 

tardescére 

tegére 

temnëre 



est. 



XXVII 



INDICATIF PRÉSE.NT 



SUPIN 



tendo, je tends. 

teneo, je tiens. 

tepesco, je m'échauffe. 

tergeo, j'essuie. 

tero, je frotte. 

terreo, j'elTraye. 

texo, je tisse. 

timeo, je crains. 

tingo, je trempe. 

toUo, j'élève. 

tondeo, je tonds. 

tono, je tonne. 

torpeo, je suis engourdi. 

torpesco, je m'engourdis. 

torqueo, je tourne. 

torreo, je grille. 

trado, je livre. 

traduco, je fais passer. 

traho, je traîne. 

trajicio, je jette au delà. 

transabeo, je dépasse. 

transadigo, j'enfonce. 

transcendo, je traverse. 

transcribo, je transcris. 

transcurro, je cours au delà. 

transeo.je me transporte. 
transfero, je transporte. 

transfigo, je transperce. 
tranefodio, je transperce. 
transfugio, je passe à l'ennemi. 
transfundo, je transvase. 
transgredior, je traverse. 

transigo, je perce, 
transilio, je saute par dessus. 

transmitto, je transporte. 
trasmoveo, je fais passer. 
transpono, je transporte ailleurs. 
transveho, je transporte au delà, 
transverto, je retourne. 
tremefacio. je fais trembler, 
tremo. je tremble. 
tribuo. je distribue. 
trudo, je pousse avec force, 
tueor, je contemple. 
tumeo, je suis enflé. 
tumesco, je m'enfle. 
tundo, je frappe. 
turgeo, je suis gonflé. 
ulciscor, je me venge de, 
ungo, j'oins. 
urgeo, je presse. 
uro, je brûle. 
utor, je me sers de. 
vaco, je suis vide. 
vacuefacio, je vide. 
valeo, je suis bien portant. 

valesco, je deviens fort. 
veho, je porte. 
vello, j? tire. 
'veudo, je vends. 



tetendi et tendi 

lenai 

tepui 

tersi 

trivi 

ierrui 

texui 

timui 

tinxi 

sustuli 

totondi 

tODUi 

pas de parfait 

torpui 

torsi 

tOTTui 

tradidi 
traduxi 
traxi 

trajeci 

transabii 

transadegi 

transcendi 

transcripsi 

transcurri et 

-cucurri 
transii 
traDituli 

tTansûxi 

transfodi 

transfugi 

transfudi 

transgressus 

sum 
transegi 
transilu i 

transmis i 

transmovi 

transposui 

transvexi 

transverti 

tremefeci 

tremui 

tiibui 

trusi 

tuitus sum 

pas de parfait 

tumui 

tutudi 

tursi 

ultus sum 

UDXi 
UTSi 

ussi 

usus sum 
vacavi 
vacuefeci 
valu! 

valui 

vexi 

vulsi et velli 

vendidi 



tensum et ten- 

tum 
tentum 
pas de supin 
tersum 
tritum 
territum 
textum 
pas de supin 
tinctum 
sublatum 
toDsum 
pas de supin 
pas de supin 
pas de supin 
torsura 
tostum 
traditum 
traductum 
tractum 
trajectam 
transabitum 
transadactum 
transcensum 
tTanscriptum 

transcursum 
transitum 
translatum et 

tralatum 
transûxum 
transfossum 
pas de supin 

transfusum 



transactum 
part. pa=. transi- 

litus 
transmissum 
transznoluza 
transpositum 
transvectum 
transversum 
tremefactum 
pas de supin 
tributum 
trusum 

pas de supin 
pas de supin 
iunsum 
pas de supin 

UDctum 

pas de supin 
ustum 

vacatum 
vacuefactum 
part. fut. valitu- 

rus 
pas de supin 
vectum 
vulsum 
vendituiu 



tendêre 

tenére 

tepescêre 

ter g ère 

terëre 

terrére 

texère 

tim ère 

tingère 

toUëre 

tondére 

tonàre 

torpére 

torpescère 

torquëre 

torràre 

trader e 

traducére 

trabère 

trajicere 

transabire 

transadigêre 

transcendêre 

transcribère 

transcurrëre 
transire 

transferre 

transSgére 

transfodére 

transfugère 

transfundère 

transgredi 
transigêre 

transilîre 

transmittëre 

transmovëro 

transponère 

transvehêre 

transvertëre 

tremefacére 

tremère 

tribuère 

trudëre 

tuéri 

tumére 

tumescère 

tundëre 

turgére 

ulcisci 

ungère 

urgëre 

urére 

uti 

vacâre 

vacuefacèra 

valére 

valescére 
vebère 
vellëre 
vendëre 



INDICATIF PRESENT 

▼enio. je vieiiâ. 

vergo. j'incline. 

verro. je balaie. 

verto, je tourne. 

veto, je défi-nds. 

▼idoo,je vois. 

vigeo. je suis plein de force. 

vincio, je lie. 

vinco, je vaincs. 

vireo, je suis vert. 

▼iso, je vois. 

vivo, je vis 

voie, je veui. 

volvo, je roule. 

vomo, je vomis. 

voveo, je fais vœu d*. 



— XXTIll 




l-ARKAIT 


eupiit 


veni 


ventum 


versi et varxi 


pa-î de supin 


versi 


versum 


verti 


versum 


■vetui 


yetitum 


vidi 


visuzn 


vigui 


pas de supin 


vin xi 


vinctum 


vici 


victum 


virui 


pas de supin 


visi 


ViSUDJ 


vixi 


victum 


volui 


pas de supin 


volvi 


volutum 


vomui 


vomitum 


vovi 


votum 



INFINITIF 



veoi.-e 

vergère 

V errer e 

vert ère 

vetàxe 

vidére 

vigére 

vincire 

vincêre 

virére 

visère 

vivère 

velle 

volvëre 

vomcre 

vovèr» 



]SrOXJ'V"E! J^TJ 



DICTIONNAIRE 

LATIN-FRANÇAIS 

Rédigé d'après les memeurs travaux de lexicographie latine 
parus en France et à l'Etranger. 

Et particuliérejnent d'après les grands dictionnaires de Forcellini, de Georges et de Kloiz 

PAR KM. 

Eugène BENOIST Henri GOELZER 

Membre de llnsiuul, Lauréat de ri»sl.lut Docteur es '«""s. 

Professeur i la Facult. des lettres de Paris. Maître de confere..ce» a l'Ecole Normale .uperieore. 

1 vol. grand In-S*. reliure toll» pleine 10. • 



AVERTISSEMENT DE LA TROISIÈME ÉDITION 

Depuis que ce livre a paru, je n'ai négligé aucune occasion de Famé- 
liorer. Profitanl des observations de mes collègues, à qui j'adresse ici 
mes plus vifs remerciements, pratiquant moi-même tous les jouis mon 
dictionnaire, j'ai pu faire disparaître un certain nombre de tache-, cor- 
ri'^er des erreurs d'interprétation, enrichir encore le répertoire des mots 
et des exemples, bref essayer de rendre mon travail de plus en plus digne 
des suffrages de tous ceux qui m'ont fait l'honneur de le recommander. 
Je ne me flatte pas d'échapper jamais à toute critique : mais ceux qui 
voudront bien examiner la présente édition et la comparer à la deuxième 
et à la première, se rendront compte des progrès que j'ai réalisés. 
Jusqu'ici j'avais ciu bien faire en rompant avec la tradition qui veut, en 
France, qu'on indique à leur ordre alphabétique les parfaits et les supins 
plus ou moins irréguliers. Je comprenais qu'on les vît figurer dans un 
lexique destiné aux classes élémentaires (et je n'ai eu garde de les 
omettre dans celui que j'ai composé en collaboration avec M. Martel) 
mais je croyais que les jeunes gens et étudiants n'avaient pas besoin de 
ce secours. Je suis convaincu maintenant que j'avais tort. On trouvera 
donc en tête de cette nouvelle édition un tableau des parfaits et des 
supins rangés par ordre alphabétique ; il peut arriver aux meilleurs élèves 
d'oublier momentanément que tel parfait appartient à tel verbe; à quoi 
bon leur refuser tout moyen de se tirer d'embarras? 



"vip^aiHiH; 



Œnvres. Edition classique avec notes et remaniues, par M. Ooblzer, maître de conférences à 

l'Ecole normale supérieure. 1 fort vol. in-18 jé?us, cartonné S SO 

— Le nteme. relié toile 3 fp. 



GONTIONËS LATINE 



Discours extraits de Tite-Live, Salluste, César et Tacite, avec des notes et des sommaires en 
Françiis, par M. J.-B. Voisin, professeur de rhétorique au lycée de Versailles 1 vol in-18 
j«5"s S fr. 



oioÉipe.oN" 

Extraits et analyses des principaux discours, édition précédée d'une importante notice sur 
la vie et les discours de Cicéron, accompagnée de notes philologiques, g'^ammaticaies et litté- 
raires, par M. H. de la Viule de Mirmont, professeur adjoint à la Faculté des lettre» de 
Bordeaux. 1 vol in-18 Jésus, cartonné 3 fp 



NOUVEAU 

Lexique Latin-Français 

A L LjaôE DL5 CLASSES DE GRAMMAIHK 

Rédigé d après les travaux les plus récents 
de lexicographie 

CONTENANT 

Les termes usuels, les principaux noms propres 
et l'explicalion des passages les plus difficiles 
des auteurs portés aux programmes des classes 
de grammaire. 

PAR MM. 

Henri GOELZER 1 V. HIARTEL 

Professeur Professeur 

à la Faculté des Lettres agrégé de l'Université 

I au Lvcéô Michelet. 



de Paris 
Un fort volume in-8°, relié toile. 



6 fr. 



NOUVEAU 

Dictionnaire français-Latin 

Comprenant tous les mots employés par les au- 
teurs classiques, par E. Benoi=t, professeur à la 
Sorbonne. 1 vol. relié 5 fr. 



DICTIONNAIRE 

GREC-FRANCAIS 

Ouvrage rédigé d'apn-s les plus récents travaux 
de philosophia grecque, comprenant : I' Les 
mots de la langue grecque depuis Homère 
jusqu'aux écrivains byzantins; 2' Les noms 
propres de la langue grecque; 3° l«s formes 
irréguliéres poétiques ou propres des dialectes ; 
i" De» renvois aux mots simples et aux ra- 
cines, et précédé d'une introduction à l'étude 
de la langue et de la littérature grecques, par 
.M. A. Chas=anc, Inspecteur général do l'Instruc- 
tion publique. Edition revue, corriyée et 
awjmentée d'an yrand nombre de mots. 1 fort 
vol. grand in-S", relié eu toile pleine. IS fr. 



LEXTQUE 

FlUNCAIS-LATIN 



A 1, tSAGt: DES C ASSeS Dt 



HA^IMAIHE 



Ouvrage extrait du Nouveau Dictionnaire 
Français -Lat<n 



CONTENANT 



Les mots français usuels, les principaux noms pro- 
pres historiques et géographiques, l'indicnlion 
des formes rares de la déclinaison, les temps 
primitifs de tous les verbes, les principales 
constructions de la syntaxe, etc. 

PAR Henri COELZER 

Professeur <à la Faculté des Lettres 

de l'Université de Paris et à l'Ecole Normale supérieure, 

Lauréat de l'histitut. 

Un fort volume in-S», relié toile 6 fr. 



Lexique Français-Grec 

Rédigé en vue des exercices d'application sur la 
déclinaison et la conjugaison, par M. Martel. 
Dixième édition entir/rement refondue. 1 vol. 
in-18 Jésus, cartonné 3 fr. 



DICTIONNAIRE 

FRANCAIS-GREG 

o 

Contenant, outre la nomenclature académique, 
tous les termes de sciences et d'art dérivés du 
grec, les noms géographiques, mythologiques, 
historiques, etc., à l'usage des professeurs et 
des candidats aux divers examens et concours 
de l'Université, par D. Courtaiid-DivernerestE. 
2« édition, 2 volumes grand in-8' jcsus, à 
3 colonnes, cartonné 25 fr. 

L'introduction de cet oui/raye dans les écoles 
publiques a été autorisée par décision de 
M. le Ministre de l' Instruction publique. 

CouRTAUD-DivERNLHEssE. — Abrégé du dic- 
tionnaire français-grec, cartonné, pleine 
toile «S fr. 



NOUVEAU DICTIONNAIRE 

FRANGAIS-LATIN 



1. a, 8. m. (Première lettre de 

l'alphabet et première voyelle). 
La lettre a, A littcra. Vn a (en 
parlant de la lottro gravée ou 
écrite), A lilteric claclus. Fig. 
Ne pas faire une pansj d'a(o'est- 
à-diro no rien eci'ire, ne rien 
[a.ire) , litteram nallim scribëre. 
Cic. 11 ne saurait faire une panse 
d'à, nescit oninino pingëre (ou 
exarare) litteras. Cie. Il ne 
sait ni a ni b (c'est un parfait 
ignorant), lilteraraîn (ou ar- 
tium) plane rudls est. Cic. Lii/. 
Depuis a jusqu'à z, a primo ad 
extremum. Cic. ou (prov.) a 
carceribus usque ad calcem. 
Prouver par a pins h (avec une 
rigueur mathématique), geome- 
trica sabtilitate dùcëre. 

2. à, prép. (de ad, qui clans le 
latin populaire ne signifiait pas 
seulement des rapports de di- 
rection et de proximité, mais 
se substituait aussi au datif, 
pour marquer un rapport d'at- 
tribution et à Vablatil', accom- 
pagné ou non de la préposi- 
tion in, pour indiquer situa- 
tion dans un lieu, et enfin 
servait à exprimer la coïnci- 
dence et par ext. l'iiiatrument). 
T Direction vers (dans l'es- 
pace). Aller à la ville, ire ad 
urbem. Arriver à la ville, ve- 
ntre {advenire, devenire, voy. 
ces mots) ad ou in urbcm. (Avec 
ad on exprime qu'on est en 
mouvement pour se rapproclier 
d'un lieu; avec in, ou veut dire 
qu'on pénètre dans le lieu.) Cou- 
rir au Sénat, concwrëre ad cu- 
riam. Cic. Marcher à l'eunomi, 
ire ad hostem. Liv. Conduire 
ses légions à l'ennemi, dacëre 
legiones ad hostem. Liv. Le- 
ver les bras au ciel, tendëre 
manus ad cselum. Cies. Descen- 
dre à terre, e.rire ex (ou de) 
navi, egredi navi (ou c.r navi), 
exire (ou egredi) in terram. 
Cxs. Liv. Aller à Rome, ire 



Romam; à Malte, Melitam. 
Voyage à Brindes, iter ad Brin- 
disiuni. Il y a deux routes de 
Plaisance à Crémone, daœ sunt 
viœ a Placentia ad Cremonam 
(avec la prép., parce qu'il y a 
simplement idée de direction 
dans un certain sens et que 
l'expression ne renferme aucun 
verbe do mouvement). 1 Proxi- 
mité (dans l'espace). La bataille 
livrée à Cannes, pugna ad Can- 
nas. Liv. La victoire remportée 
à Nola, ad Nolam Victoria. Liv. 
Le camp d'Hannibal était à 
quelques jours de marche do cet 
endroit, Hannibalis castra pau- 
coram dierum iler ab eo loco 
aberant. César établit son camp 
à trois milles du camp ennemi, 
milia passaam tria ab hostium 
castris castra ponit. Cses. (B. 
G. I, 23, 5). Etre à deux jours 
de marche, abesse bidai spatio. 
Plane, ap. Cic. (ad fam. X, l'7, 
1). Etre à sept milles, abesse 
septem milium intervallo. Cœs. 
(B. C. I, 18, 1). Assis à ses 
côtés, sedens ad latas ejas. Cic. 
Etre couché aux pieds de quel- 
qu'un, /acêre adpedes alicujas. 
Cic. Etre présent à la porte, 
adesse ad portam. Cic. Etro à 
la mort, à l'article de la mort, 
abesse propias a morte. Cic. 
Attendre aux portes de la ville, 
ad urbem esse (express, consa- 
crée, en parlant du général qui 
ne pouvait pas pénétrer dans 
Rome tant qu'il n'avait pas dé- 
posé l'imoei'iam). Se mettre à 
table, cibi capiendi causa ac- 
cambëre (ou recumbëre), simpl. 
accumbëre. Etre à table, cenare. 
L'épée au côté, gladio accinc- 
fus. Liv. Tac. ou succinctus. 
Cornif. rhet. Mettre au soleil, 
in sole ponëre. Col. Ecrire à la 
lampe, ad lucernam scribëre. 
A la face de, aux yeux de, etc. 
Voy. FACE, OEIL, etc. Côte à côte, 
corps à corps, etc. Voy. ces 



mots. (I Situation (dans l'espa- 
ce). Demeurer à Rome, à Lyon, 
à Carthago, Romœ, Lugdani, 
Carthagine habitare. S'arrêter 
à .Athènes, .4fhenis commorari. 
Demeurer à l'armée, manëre ad 
exercitum. Cœs. (B. G., V,53,3). 
Un bâton à la main, baculam 
manu fenens. L'épéa à la main, 
destricto gladio. | (Par ext.) 
Avoir la rage au cœur, furore 
incendi ou inflammari. (Ayant) 
la menace à la bouche, minax, 
Cic. A la place de. Voy. place. 
Au lieu de. Voy. lieu. 1 Direc- 
tion (dans le temps). Ren- 
voyer une affaire à une autre 
époque,rem inaliudtempusdif- 
ferre. Cœs. Remettre quelqu'un 
à huitaine, aliqaem in septi- 
mum diem differre. A demain, 
au lendemain, in crast'inam 
diem, ou simpl. in crastinum. 
Plaut. Cic. Tout à l'heur;, à ja- 
mais, etc. Voy. ces mots. Le 
billet est payable à trente 
jours, nummi per syngrapham 
debiti codant in tricesimam, 
diem (cf. Cic. ad Att. xv, 20, A). 
Du matin au soir, ab orto 
usque ad occidentem solem. 
Liv. De temps à autre, inter- 
dam. Il Coïncidence (dans lo 
temps). A la vue de l'accident 
arrive au général, ad ducis ca- 
sum (Liv., IX, 22, 7). A une 
nouvelle si terrible, ad nuntiam 
tam atrocem. Il rougit à la vue 
de César, viso ou aspecto Cœ- 
sare erubuit. A ces mots, his 
dictis (abl. abs.) ou sub hanc 
vocem. Liv. \ Par ext. S'é- 
veiller au bruit, audito stre- 
pita expergisci. Reconnaissabla 
à sa taille, statura insignis. On 
le reconnaissait à ses chevaux, 
equi conspiùebantur. Liv. A 
l'œuvre on connaît l'artisan, 
opus opificem probat. Phsed. 
Acquérir do la gloire à sup- 
porter les injures, injurias fe- 
rendo laudem mereri. Cic. 
1 



11 Accomplissement (dans lo ] 
tempsV S» lover à huit heures, 1 
êecundâ horâ sargèrc. Diiior 
il midi, mcridie ccnare. A 
échéanci>, ad dicm. Cic. A 
l'âge de 90 ans, annos nona- 
ginta notas. 11 mourut à SOans, 
decessit anno vita? tricesimo. 
A l'instant, à présent Yoy. ces 
mois. 1 Idée de dut. (Tenilance 
vers). Tendra à la gloire, ad 
gloriam niti. Cic. Conduire à 
l'immortalité, ad immortalita- 
tem ducêre. Aller à la s.Tvi- 
tude, ire ad servitutcm. Ré- 
duira à la misère, in egestatem 
dedacêre. Aspirer à régner, re- 
gnam appetëre. Lo poids de l'or 
s'élevait à un talent attiquo, 
aurj pondas summam Anici 
talenti e.rplebat. Une armée 
do sept à huit millo hommes, 
escercitus constans e.x octo fer- 
me hominam millibtis. Mon 
consulat tire à sa fin, in exita 
est meus consulatus. Cic. Tour- 
ner à bien, succedére. Lii'. ou 
prospère succedére. Nep. L'af- 
faire a tourné à sa gloire, res 
in gloriam ejus cessit. Cela 
tourne à mon avantage, à mon 
profit, à mon détriment, à ma 
gloire, à ma honte, Uoc miiii 
est atilitati, emolumento, de- 
trimento, honori, dedecori. Ve- 
nir à rien, ad niliilum ou ad 
nihil recïdëre. Donner à bail, 
locare. Mettre à profit q. q. ch., 
Iticram facere ex aligna re. Te- 
nir une chose à honneur, rem 
sibi decas (acëre. Sen. Imputer 
à quelqu'un telle ou telle chose 
à lâcheté, tribaërealicai aliquid 
ignavim. Prendra à témoin les 
dieux, deos testes facëre. Liv. 
Engager à la trahison, ad pro- 
ditioncm illicëre. Sali. Exhorter 
à la patience, ad patientiam 
hortari. Vous poussez l'avarice 
jusqu'à la fureur, eo avaritise 
progrederis at insanias. Aimer 
à la folie, insanire ex amore. 
Plaut. amore deperire, Liv. 
Etre envieux à la rage, rabide 
invidêre. [ (Avec un complément 
à l'inf.) César m'invite à être 
son lieutenant, a Cœsare mi/i7or 
ut sibi sim legatus. Cic. 
(Pour la construction voy. les 
diCTérents verbes engager, 

EXHORTER, INVITER, CtC. : leS 

uns se construisent avec l'infi- 
nitif seul, quelques-uns se 
construisent avec ad et l'accus. 
du gérondif, d'autres enfin avec 
ut et le subjonctif.) Il cherche 
à ma tromper, vult me deci- 
përe. Cicéron [aime à dire..., 
Cicero dicere solet. J'aime à 
jouer, ladis delector. Donner à 
boire, servir à boire, dare bi- 
bère, ministrare bibëre (s^uls 
exemples où, après des verbes 
aigninant ■ donner ■, le latin 
emploie correctement l'infinitif 
de but : cf. Cic, Tusc, I, 26, 
65; Liv., xl, li7, 5; ailleurs on 
emploie l'adj. verbal en ndas. 



qu'on fait accorder avec le 
compl. du verbe principal.^ Don- 
ner quelque chose à emporter, 
aliijuid portanduni tradêre. 
Donner des enfants à élever, pui'- 
ros educandûs tradêre. Donner 
aux soldats une ville à piller, 
oppidum diripiendum miliribus 
concedére. || Accommodation ou 

ADAPTATION A UN DUT. L'Ilommo 

est fait à l'image de Dieu, 
homo in se Dei cl'jfgiem osten- 
dit. Se former à l'image de 
qqn, ad similitiidinem ati- 
rujus se ef (ingère. Sen. La 
chose marche à mes souhaits, 
res mihi ex sententia cedit. 
Sen. Au\ erands maux les 
grands remèdes, graviter sei/ro- 
tantes fortiter cura. Tout 
réussit à mon gré, omnia ad 
i-oluntatem mihi succédant. 
Curt. Chercher un remède à 
un mal, quserére morbo medi- 
cinam. Sen. A dire vrai, ut 
i-era dicam. A ne vous rien 
cacher, ne guid tibi rcticeam. A 
mon sens, meâ quidem sen- 
tentia ou meo judicio. Cic. A 
mon avis, ut opiner. Apte 
aux aflaires, aptus ad negotia. 
Saison propre aux récoltes, 
tempora demetendis fructibus 
accommodata. Cic. Terrain pro- 
pre à l'élève du bétail, a;ier 
pecori alendo bonus. Prêt à 
partir, parafas proficisci. .\c- 
coutumé à obéir, assuetus 
obœdire. Chose facile à com- 
prendre, res facilis ad intelle- 
gendum. Cic. Voix agréable à 
entendre, vox jucunda aaditu. 
Inutile àdire, inutilis ad dicen- 
dum. Fille à marier, ^Zia nubi- 
iis.Ilest homme à commettre ce 
crime, is est gai hoc scelus ad- 
mittat. C'est un homme à me- 
ner par le bout du nez, is est 
gaem labiis ductes { d'après 
Plaut., mil. 03). Il l'aime à 
perdra l'esprit, eam ita amat 
ut insaniat. | Salla à man- 
ger, cenatio. Sen. cenacu- 
lam,. Varr. Bois à brûler, li- 
gnum. \\ Situation (par rap- 
port à un but). Etre au comble 
de la joie, in cœlo esse. Cic. 
Être à l'abri du froid, tutus 
esse a frigore. Les habitants 
sont à l'aise, laxe habitant. 
Cic. I II est à diriger les opé- 
rations militaires, in adminis- 
trando bello occupatus est. Cic. 
J'ai de grands travaux à sup- 
porter, mihi magni sunt sab- 
eandi labores. Cic. Tout ."-este à 
faire, omnia supersunt agenda. 
Comment trouverait-on à se 
réjouir aujourd'hui ? Quis nunc 
esse possit gaudendi tocas? 
C'est à savoir, à savoir, scilicet, 
videlicet. C'ost-à-dire, id est. 
1 Sert a exprimer le compliS- 
MENT INDIRECT, et signifie ; 
Attbibutioh. Ecrire une lettre 
à quelqu'un, epistolam ou lit- 
teras icribêre ad aliguem. Dé- 
dier un ouvrage à Brutus, 



ABA 

ad M. Bratum libros mittèra, 
.adresser la parole ù qqn, lui par- 
ler, aliguem tdtogui ou alfari, 
Uendra grâce A Dieu, Deo red- 
dère gratias. Donner un vête- 
ment à un pauvre, pauperives- 
tem dare. Décerner la royauté 
à quelqu'un, aiicui regnum dé- 
ferre. Liv. Il Adjonction. Ajou- 
ter encore cette fatigue à toutes 
les autres, liunc laborenx ad 
omnes alios addère. Ajouter 
une province à l'empire, pro- 
vinciam ad impcrium acQun- 
gere. Cic. Atteler des chevaux 
à un char, jungëre eguos ad 
currum. Allier la vérité au 
mensonge, vera cum falsis con- 
fundëre. \\ appartenance. Tout 
était aux Macédoniens, omnia 
Macedonum erant. Cette mai- 
son est à (appartient à) mon 
père, /iffc domiis patris mei 
est. Ce livre est à moi, à toi, à 
nous, à vous, /»ic liber meus 
{tuus, noster, vestcr)est. C'est à 
vous d'agir, tuunx est agëre. 
C'est au roi qu'il appartieut do 
protéger ses sujets, rc7is est 
tueri cives. (Remarquer la con- 
struction de certains verbes : ) 
Les grenouilles demandèrent 
un roi à Jupiter, ranscregem 
petiere a Jove. Phœdr. (II, % 
11). Acheter quoique chose à 
quelqu'un, emére aliquid ab 
aliguo. Enlever à l'ennemi ses 
bagages, hostem impedimcn- 
iis exuëre. Uu voleur alluma 
sa lanterne à l'autel de Ju- 
piter, lacer-nam far accendit 
ex ara Jovis. Phxdr. (IV, 
11, 1). Puiser do l'eau à une 
source, aquam ex fonte haurire. 
Il Rapport d'instrument, de 
moyen, de manièi'.e. Laver ua 
cheval à l'éponge, c^uuni spon- 
giâ detergêre. Pêcher à l'hame- 
çon, hamo piscari. Broder à 
l'aiguille, acu pingëre. Jouer à 
la paume, pila ladërc. Ouvrage 
fait à la main, opus manu 
factura. Se sauver à la nage, 
enare. Cic. ou nando capessërb 
fagam. Liv. Etre à pied, pedes 
(adj.) esse. Etre à cheval, egui- 
tare. Ils se sont mis à trois 
pour faire l'ouvrage d'un seul, 
ires convencrunt qui anius 
opus facerent. A cœur ouvert. 
A outrance. A regret. A peine, 
etc., etc. Voy. ces diverses lo- 
cutions. Acheter à crédit, emere 
non prœscntibus nummis. Sen. 
A petit feu, igné leni. A la 
mode grecque, Grseco more. \\ 
Par est.) Vase à deux anses, 
diota. Etoile à poil, pannus 
vilosus. Voiture à doux che- 
vaux, bigœ, l. pl.fig. Un hom- 
me à prétentions, ambitiosus 
homo. 
abaissement, s. m. Action do 
faire descendre, ou état do ce 
qui est descendu. DemisslO, 
onis, f. Cses.Remissio, onis, 
f. Cire. Ab;iissement des nat» 
tes (de jonc, de roseaux, etc.', 



ABA 

demissto storiarum. Cœs. (B. 
C. lî, 9, 5). — des sourcils, 
superciliorum remissio. Cic. 
(Off. I, U6), — de la voix, 
vocis remissio ou submissio. 
Les élévations et les abaisse- 
ments de la voix, vocis con- 
tentiones et remissiones, 
Cic. (d.i orat. I, 2Ù1). | Fig. 
Affermir l'autorité du prince 
par rabaissement des grands, 
principis aactoritatenx (irmare, 
coiy^oressis optimatibus. L'ar- 
rogance no lui réussit pas mieux 
que l'abaissement, arrogantia 
nonpius prop.cit quam huini- 
litatc. Abaissjment volontaire, 
hamilitas. Cic. (de orat., I, 
â28). Abaissement du caractère, 
dignitatis imminatio. Cic. Je 
ne savais pas que les consuls 
fussent dans un tel abaissement 
ignorabam ojuidam consulum 
tam hamiles esse mentes. Cic. 
Je déplore l'abaissement des 
études, doleo qaod minuantur 
(ou defforescunt) stadia. | L'a- 
baissement extrême du prix des 
denrées, vilitasannona'. Cic. — 
de la température, coloris re- 
missio. — d'une peine, pœnœ 
deminutio. | Action de dimi- 
nuer la hauteur. — d'un mur, 
m.uri deminutio. 
abaisser, v. tr. Faire descendre 
plus bas. .\u propr. Demit- 
tère, tr. Deprimere, tr. — les 
voiles, un cordage, vêla, fa- 
nem, demittére, — ses regards 
vers la terre (en pari, de 
Dieu), ocalos in terras demit- 
tére. Plin. j. (en pari, d'un 
homme), ocalos in terram de- 
mittére ou dejicëre. Liv. Abais- 
ser ses branches jusqu'à terre 
(en pari, d'un arbre), ramos 
ad terram demittére. — une 
branche vers la terre (pour en 
faire une marcotte), ramam in 
propaginem deprimere ou ra- 
mum. propagare. — ses armes 
(■alut militaire en usage dans 
l'armée romaine), arma demit- 
tére. Auct. b. Afr. (85, 6). — les 
étendards, les faisceaux devant 
qqn (pour lui faire honneur), 
vexilla, fasces alicui submittére 
(cf. Liv., II, 7, 7). Le plateau de 
la balance s'abaisse quand on 
y met des poids, lanx in libra 
ponderibus imoositis deprimi- 
tar. Les nuées s'abaissent vers 
la terre, nubes in terram dc- 
labantar. Cic. Le rivage s'a- 
baisse en pente douce vers 
la mer, litus ad mare leniter 
decarrit. Le soleil s'abaisse, in- 
clinât sol. Abaisser une per- 
pendiculaire, rectam lineam 
demittére. 1 Fig. Faire descen- 
dre à une condition inférieure, 
à un rang inlérieur, dégra- 
der (voy. ce mot). Deprimere, 
tr. Commiauëre, tr, Ele- 
vare, tr. Frangëre, tr. — le 
sénat, senatum premére ou de- 
primere. — l'orgueil de qqn, 
aiicujus saperbiam frangére 



ABA 

ou comminuére. L'homme na 
s'abaisse pas volontiers, homo 
non libenter se demillit ou sub- 
m'ittit. Il Faire descendre à 
un degré moral ou intellectuel 
inférieur; ravaler (voy. aussi 
ce mot). Deminuêre, tr. De- 
primere, tr. Elevare, tr. — 
le caractère do qqn, alicajus 
dignitatatem deminuêre. 
Affaires qui abaissent l'àme, 
negotia, quœ animam commi- 
nuunt. Etre abaissé, dignita- 
tis jacturam facëre. Abaisser 
le niveau de l'art, des études, 
artes, studia deprimere. S'abais- 
ser à qqch., prolabi ad aliquid. 
S' — à des pleurs dignes d'une 
femme, se in muliebres fletas 
projicére. S'— à de violentes 
injures, desc^ndére ad gravis- 
simas verborum contamelias. 
S' — (abs.), perdre do sa di- 
gnité, minuëre suam dUjnitOr- 
tem ; se abjicëre et prosternëre. 
Il Diminuer la quantité; l'in- 
tensité^ etc. Minuëre, tr. De- 
minuëre, tr. Elevare, tr. — 
le taux de l'intérêt, usurom 
minuëre. — à trois deniers le 
prix du froment, pretium fru- 
menti asque ad ternos nam- 
mos minuëre. — le prix d'un 
objet, minas pretiam impo- 
nère ou oonstituere alicui rei. 
— le prix des marchandises, 
mcrcibus m.inora pretia cons- 
tituére. — le prix des den- 
rées, annonam levare. — une 
peine, posnam minuëre. | — la 
voix. Voy. BAISSER. La voix s'a- 
baisse, vox sabmittitar. ^ Di- 
minuer la hauteur. — un mur, 
aliquid de mura detrahére. — 
un terrain, solam deprimere. 
abandon, s. m. Action de lais- 
ser qqch. à la merci de qqn. 
Deditio, onis, f. Faire aban- 
don de sa personne et de tous 
ses biens, se saaque om,nia de- 
dëre. Cœs. Un complet — à la 
volonté divine, sammum divi- 
nse voluntati obsequiiim. ^ Ac- 
tion de renoncer à qqch. JJe- 
nuntiatio, onis, f. Cessio, 
onis, f. Faire — de ses droits, 
de Jure suo cedére (ou dece- 
dère), Jus dimittére (ou remit- 
tère). Faire — à qqn de ses 
droits, de son bien, alicui ce- 
dëve de jure ou possessione ce- 
dére, de possessione cedére. — 
do son poste, desertio, onis, 
f. Jet. ^ Action de laisser une 
personne ou une chose à elle- 
même ; délaissement. Relic- 
tio, onis, f. Derelictio, 
onis, t Neglegentia, as, f. 
Inciiria, se, f. L'— de l'inté- 
rêt commun est contre nature, 
communié utilitatis derelictio 
contra naturam est. Cic. (Off., 
m, 6, 30). L' — dans lequel on 
laisse la république, rei pabli- 
cee relictio. Cic. (ad Att., XVI, 
7, 5). ses amis, neglectio ami- 
corum. Cic. (p. Mur. 9). ses pa- 
rents, neglegentia cognatoram. 



ABA 3 

Ter. une chose (quelconque), 
aiicujus rei incuria. Cic. L'— 
où les avait laissés leur consul, 
relictio consulii sui. Cic. (in 
Verr., 1,1,13,3.5). Laissés dans 
1 — par leur général, inopes 
relicti a duce. Cic. L'homme 
sent son abandon, quam nudus 
sit ac désertas sentit homo 
Vous savez dans quel abandon 
étaient les terres, aadistis qaœ 
solitado in agris esset. Cic. | 
Isolement. Soliiudo, inis, f. 
L'état d' — dans lequel vous 
vous trouvez, solitudo tua. Cic. 
L' — où se trouvent les enfants, 
les veuves, liberorum, vidaa- 
ram solitudo. Cic. || Désordre 
dans lequel on laisse une chose. 
Incuria, se, f. Indiligentia, 
33, f. j|Loc. adv. A l'aba.sdon. 
La philosophie a été à l'aban- 
don jusqu'à notre époque, phi- 
losophia jacait usqae ad hanc 
œtatem. Cic. Comment pouvez- 
vûus laisser à l'abandon une 
telle somme ? Quomodo tibi 
tanta pecania jacet ? Cic. Lais- 
ser son bien à 1' — (l'abandon- 
ner au premier qui voudra le 
prendre), rem suam cuivis 
e.vponére (ou permittére] oiipro 
derelicto rem habcre. Cic. Lais- 
ser son bien à l'abandon (n'en 
prendre aucun souci), l'ci fami- 
liaris curam abjicëre, rem Ja- 
miliarem neglegére. Cic. Lais- 
ser aller ses affaires à 1'—, res 
suas neglegére ou rébus suis 
déesse. Une terre à 1'-, incul- 
tam ac derelictum solum. Cic. 
Montagne laissée à l'abandon 
par la nature et par les Iiom- 
mes, mons vastus ab n.xtura 
et ab humano cultu. Sali. 
(Jug., J.8, 3). T Action de lais- 
ser aller son corps ou sou es- 
prit. (En mauv.part.) Incuria, 
se, f. Qui a trop d'abandon 
dans sa tenue, dans son style, 
in habita, in oratione negle- 
gentior. Un mol abandon, 
moliitia et socordia. Sali. 
Tomber dans un mol — , ad 
mollitias labi. Cic. (de leg. 
2,38). Cet homme a passé su 
vie dans un — à toutes sortes 
de vices, hic dam vixit omni 
intemperantiœ se addUxit. Cor- 
nif. (En bonne part). Simpli- 
citas, atis, f. Ingenuitas, 
atis, f. L' — de l'enfance, pue- 
rilis simplicitas. Liv. Parler 
avec — , loqui simpliciter. Cic. 
Discuter avec plus d'-^, remis- 
sius disputare. Cic. Voy, 
aussi l'exprès. « sans con- 
trainte ", à l'art. CO.NTRAINTE. 

abandonné, ée, part. p. du 
verbe ABANDONNER (voy. ce mot). 
1 Adj. Qui a oublié toute pu- 
deur. Perditus, a, um, p. 
adj. Cic. Les plus abandonnés 
calomniateurs, perditissimi om- 
nium calumniatores. toi la 
plus abandonné de tous lei 
mortels, ta omnium morta- 
lium profigatissime ao perdi- 



h ABA 

tissime. Cic. |l Subst. Un 
abandonné, peraitus ac disso- 
lutiis (ou pro(ligatus ac perdi- 
tus) homo. Cic. Une abandon- 
née, lulgata (ou vulgato cor- 
pore) mulur. Liv. 
abandonnement, s. m. (auj. 
vieilli, mais plus usité qus aban- 
don, aa xvii' siiclo). Action de 
laisser à la merci de qqn. De- 
ditio, onis, f. Il Action de 
renoncer à qqch. ReDuntiatio, 
oais, f. Cessio, onis, f. Faire 
un abandonnement de tous ses 
biens, bonis omnibus cedëre. 
Quint. 1 Action de laisser qqn 
à lui-même. Derelictio, onis, 
f. Il Etat de ce qui est délaissé. 
Solitudo, inis, f. Vivre dans 
un grand — , in magna esse 
solitudine, pro derelictohaberi. 
Cic 1 Action de laisser aller 
son corps ou son esprit. Incu- 
ria, se, f. Indiligentia, œ, f. 
Il Action de se laisser aller, do 
se donn-r toute licence. Li- 
bido, inis, f. Intemperan- 
tia, se, f. Vivre dans un grand 
— , perdite ac dissolute vii-ère, 
omni intemperantix vitam ad- 
dicëre. Voy. abandon. 
abandonner, v. tr. Laisser au 
pouvoir, à la merci de qqn. 
Dedêre, tr. Dare, tr. Addi- 
cêre, tr. Tradëre, tr. Per- 
mittêre, tr. Condonare, tr. 

les coupables à l'ennemi, 

no-vios hosdbus dcdëre. Liu. 
— qqch. à qqn, condonare ali- 
quid potentiœ alicujas. Cic. — 
les provinces à la discrétion 
des décemvirs, provincias de- 
cemvirum dicioni {judicio, po- 
testati) permittëre et condo- 
nare. Cic. — aux consuls la 
direction des alTaires, consu- 
libus rem publicam permittëre 
(par le sénatus-consulto : vi- 
deant consahs ne quid detri- 
menii res publica capiat) . 
S'— à la discrétion de qqn, se 
potestati alicajus permittëre. 
Cses. S' — à la discrétion du 
peuple romain, se in (idem ac 
potestatem populi Romani per- 
mittëre. Cses. in dicionem se 
suaque omnia Romanis permit- 
tëre. Liv. Il ne vous en aban- 
donnera pas le libre choix. Ne- 
que enim liberum id vobis per- 
mittet. Lii. (X.XXI, 7, 2). — à 
ses créanciers ses biens meubles 
et immeubles, possessiones et 
res creditoribus tradëre. Ca-s. 
— à qqn la possession de la 
Gaule, alicui ualliœ possessio- 
nem tradëre. Cses. S' — com- 
plètement à qqn, se tolum ali- 
cui tradëre. Cic. S' — à la vo- 
lonté deqtjn, alicajus volun- 
tati obsequi. Cic. S' — (s'avouer 
perdu), manus dare. Cœs. Cic. 
Il Laisser au pouvoir do qqch, 
Addicëre, tr. Permittëre, tr. 
Tradëre, tr! — sa jeunesse à 
toute espèce d'intempérance, 
addicére pueridam suam omni 
intemperandse. Corni(. — qqn 



AB.^ 

au bon plaisir do qqn. addicére 
aliquem libidini aticujus. Cic. 
S'— à la discrétion du sénat, 
se addicëre senatui. Cic. — 
qqn aux lois, legibus ali- 
quem tradëre. S'— à la fortune 
se (ou sua) (ortunse permittëre. 
Sen. Curt. — une ville au pil- 
lage, wbem diripiendan-i mili- 
tibus tradëre, ou urbsm diri- 
piendam dare. Cœs. La barque 
l'ut abandonnée au courant, 
scapha, nuUo régente, (lumini 
data est. Par ext. — l'homme 
à ses ignorances, hominem 
deditum ignorantix deserëre. 

un peuple à ses disson.sions 

publiques, civilibus discordiis 
tradëre populum. S' — au som- 
meil, se quieti (ou somno) tra- 
dëre. — aux larmes et à la 
tristesse, tradëre se lacrimis 
ac fristiiiœ. Lucc. ap. Cic. S' — 
à son ressentiment, iracundiœ 
seri-ire. S'— à sa douleur, do- 
lori parère. S'— à des pleurs 
inutiles et dignes d'une fernmo 
se proJicëre in muliebres et inu- 
tiles (letus. Liv. (.XXV, 37, 10). 
— à sa fougue (en pari, d'un 
orateur), exsultare audacias. 
Cic. — aux conseils de qqn, 
tradëre se consiUis alicujus. 
Flor. Il Renoncer à qqch. Lin- 
quëre (employé seul, par Cic. 
dans les parties de ses discours 
qui ont une couleur prescjue 
poétique), tr. Relinquëre 
[prop. (.laisser là, négliger-), 
tr. Deserëre («délaisser™), tr. 
Derelinquëre, (-laisser à 
l'abandon»), tr. Abjicëre 
(prop. -jeter loin de soi, fig. 
«renoncer à-), tr. — la pour- 
suite de la cavalerie, relin- 
quëre équités. Cses.— la guerre, 
relinquëre bellum. Cic. — son 
droit, /us relinquëre. Cic. — 
une entreprise, susceptum ne- 
gotium deserëre. Liv. destituë- 
re rem inchoatam. Liv. aliquid 
relinquëre inchoatam. Cic. in- 
cœpto dcsistëre. C'a-s. Si vous 
abandonnez absoUimont notre 
m inière de voir, si plane a no- 
bis dejicis. Cic. J'abandonne ce 
point, ces consid(^rations, mitio 
hoc, mitto hsec. Cic— son res- 
sentiment au bien de l'Etat, 
iracundiam suam reipublicœdi- 
mittëre. Cœs. — ses arm^s.ar- 
ma dimiltëre (ou projicëre). 
Cœs. Liv. — la vie, vitamab- 
jicëre. Cic. — le vice, abjicëre 
vltia. Cic — tout souci, om- 
nem curam abjicëre. Cic. — 
une construction, œdiÇiCationem 
abjicëre. Cic. — l'idée de bâtir, 
consilium œdificandi abjicëre. 
Cic— un royaume pour de 
l'ar.ncnt, régna pecaniâ addicé- 
re. Cic — pour de l'argent tou- 
te conscience et tout scrupule, 
pretio hàbere addictam (idem 
et religionem. Cic 1 Laisj^er qqn 
à lui-mémo. Derelinquëre, tr. 
Deserëre, tr. Destituëre, tr. 
Son père et sa mère (ses parents) 



ABA 

l'ont .ibandonné, parentes eunv 
dereliquerunt. — quelqu'un. 
aliquem deserë?-e,(\ti délaisser; ; 
aliquen\ destituëre (lui faire 
défaut, trahir son attente) ; ali- 
cui déesse (lui faire défaut) ; 
aliquem prodëre (le sacrifier ou 
le trahir); ab aliquo de^cëre{io 
séparer tie quelqu'un par incon- 
séquence) ; ab aliquo dcsciscëre 
(l'abandonner par infidélité). Do 
mes amis les uns m'ont aban- 
donné, les autres ont été jus- 
qu'à me trahir, amici partim 
deseruerant me, partim etiam 
prodiderunt. Cic. — complète- 
ment qqn à lui-même, aliquem 
deserëre ac derelinquëre. Ov. 
Ils abandonnent à lui-mémo 
qqn qu'ils auraient le devoir 
de protéger, cum quem tutari 
debeant desertum esse patiun- 
tur. Cic. — sa femme, ses 
enfants, tixorem, libéras pro 
dcrelictis habere, Cic. .\ban- 
donné des médecins, derelictu^ 
(ou desperatus) a medicis. Cic. 
Depositus (parce qu'on exposait 
à la porto de sa maison, dans 
l'espoir qu'un pas-ant pourrait 
indiquer un remède efficace, 
tout malade que les médecins 
avaient condamné). Cic. — qqn 
au milieu du péril, destituer» 
aliquem in ipso discrimine pe^^ 
rtcuïi./.iv. .^bandonnédcs siens, 
a suis destitutas. Curt. On l'a- 
bandonna presque nu, nudus 
psene est desiitutus. Cic. Aban- 
donnés sans défense, desfituti 
inermes. Cœs. (B. C, III, 93, 5). 
Il se plaint encore plus forte- 
ment d'être abandonné, multo 
etiam gravius, quod sit desti- 
tutus, queritur. Cœs. — la ré- 
publique, a republicà depcëre. 
Cic. — le parti des patriciens 
pour celui du peuple, a patri- 
bus ad plebem deÇicêre. Liv. 
Ces peuples ne cesseront d'a- 
bandonner notre cause que 
le jour où ils ne trouvoronl 
personne en faveur do qui ils 
puissent nous devenir inhdoles, 
nunquam isti populi, nisi cum 
décrit ad quem desciscant, a no- 
bisnondeficient. Ltf.Etre aban- 
donné des dieux, diis carërc. 
Fig. La vie m'abandonne, ma 
anima relinquit. C'est on vain 
que vous essayez de mo sauver 
alors que le sang ot les forces 
m'abandonnent, frustra mcx 
vitœ subvenire conamini, quem 
Jam sanguis viresque deÇiciunt. 
Cœs. (Que) les êtres animés pé- 
rissent du moment que la cha- 
leur les abandonne, animantes, 
cum calor de(ecerit, tum inte- 
rire. Cic. Quant au consul, ni 
le courage ni l'esprit de déci- 
sion no l'abandonna, consul 
nec animo nec consilio defecit. 
Liv. Il S'abandonner, c. à-d. 
avoir une défaillance (morale), 
perdre courage. Deffcëre, intr. 
Cic. Se abjicëre. Cic. Que 
pour un seul coup reçu lo sénat 



ABA 

ne devait pas se laisser abattre 
ni s'abandonner, ne unâ plagâ 
accepta patres conscripti con- 
cédèrent, ne de^ccrent. Cic. 
Tant que de votre côté vous 
aurez do l'espoir, jo ne m'aban- 
donnerai pas, qtiam dia vos 
eritis in spe, non dcÇiclnm. 
Ciel Laisser qqch. vacant, De- 
serêre, tr. Cedëre, intr. De- 
cedère, intr. Excedëre, intr. 
— dos territoires étendus et 
fertiles, deserëre agros latos 
ac fertiles. Cic. Comhien croyez- 
vous qu'il y ait d'îles abandon- 
nées.' Qaam multas existima- 
tis insalas esse désertas ? Cic. 
Les terres sont abandonno:!S 
par les laboureurs, agri a cal- 
toribus dcseruntar. — son poste, 
gtalionem deserëre (en par- 
lant d'un soldat qui quitte sa 
faction). Saet. de statione dis- 
cedcre. Liv. (En pari, de qqn 
qui dcsarte ; praesidium relin- 
quëre. Cic. preesidio deccdère. 
Liv.) (En pari, de qqn qui 
lâclie pied : locuni non te- 
nëre. Cœs.) (En pari, d i qqn 
qui sa retire de bonne volonté: 
concedëre e loco. Liv.) (En p.irl. 
de qqn qui est contraint par 
les circonstances ; locam re- 
linquëre. Cœs.) — une collin?, 
un retranchement, de colle, de 
vallo decedëre. Cses. — l'avan- 
tage de la position, loco supe- 
riore decedëre. Cses. — l'Italie, 
ex Italia decedëre. Liv. — la 
vi? publique, decedëre de foro. 
Nep. Etre abandonné (en pari, 
d'un liéritaga, d'un bienj, va- 
care, iutr. Jet. Un héritage 
abandonné, bona vacantia. Jet. 
La Sicile et la Sardaigno aban- 
données par leurs gouverneurs, 
vacace ab imperiis Sicilia et 
Sardinia. Cœs. (B. C, I, 31 in.). 
La mer abandonnée par l'en- 
nemi, vacuum abhostibusmare. 
Liv. Objets abandonnés, res 
derelictse, Cic. ^ Laisser suivre 
à son corps ou à ses facultés 
leur ponte naturelle. Abs. S' — , 
nullam vim sibi (ou corpori, 
ou animo) facëre (ou adhibêre); 
non repugnare natarse. \\ S'^ 
(se laisser aller, sa négliger!, 
se neglegëre (opp. à se colère). 
Cic. Il S' — (perdre toute re- 
tenue) , verecandiani omnem 
omittere. Liv. 

abaque, s. m. Tablette couverte 
de sable fin qui servait aux 
anciens à tracer des chiffres ou 
des figuras géométriques. Aba- 
cus, i, m. Pers. T Tablette di- 
visée par cases; sorte de da- 
mier. Abacus, i, m. Saet. (Ner. 
22). Macr. (sat. I, 5, U). 1 
Tablette à compartiments pour 
les amphores; sorte do cré- 
dence. Abacas, i, m. Varr. Cic. 
1 Tailloir en forme de ta- 
blette ; partie supérieure du 
chapiteau des colonnes. Aba- 
cus, i, m. Vitr. 

abasourdir, v. tr. Rendre mo- 



ABA 

mentanément sourd. Exsur- 
dare, tr. Sen. Plin. Vous m'a- 
basourdissez, mi/ii aares ob- 
tundis. Abasourdi par des cris 
si violents, tantis clamorihas 
exsardatas. Sen. 1 (Fam.l.) Hé- 
bétée (momentaném -nr). Ali- 
fjuem ou alicajus aniinam con- 
fundëre. Liv. alicajus raentem 
animumque pcrturbare. Cic. 
Etre tout abasourdi, animo 
pertarbari. Cses. 

abat (arch.), s. m. Action d'a- 
battre, Demoiiïio, onis.t Cic. 
Vitr. Dejectus, ùs, m, Cœs. 
Strages, is, f. Cœs. Cic. Liv. 
Il Action de s'abattre. Pluie 
d'abat, repentina et pr.t^ceps 
pluvia. Vent d' — , ventus su- 
bito se dejiciens. Liv. 1 (Par 
ext.) Ce qu'on abat -.partie, au 
plar. extrémités détacli^'es du 
corps d'un animal. Trunculi, 
orum, m. pi. Cels. Des — de 
porcs, tranculi suum. Cels. (H, 
20 ; 22) ; crura porcina. Cœl. 
Aur.; acro, onis, m. Veg. (II, 
28, 17) ; acrocolia, n. pi. Veg. 
(Ill, !,7, 1). Cœl.-Aur. (ac. I, 
II, 9i). 

abatage, s. m. Action de faire 
tomber, d'abattre. — des ar- 
bres, arborum dejectus. Liv. 
(IX, 2, 9). Abs. L'— , lignatio, 
onis (action d'abattre du bois 
pour le chauffage}, f. Cœs. 
(B. G., V, 39, 2). Il Action de 
l'aire tomber en Irappant à 
mort. — d'un bœuf, bovis tru- 
cidatio. 

abâtardir, v. tr. Faire perdre 
les qualités de la race ; alté- 
rer. Degenerare, tr. Col. De- 
generem reddere. Abâtardi, 
degener, eris , adj . Taureau 
abâtardi, taurus degener. Sen. 
Anon — , degener et vulgaris 
asellus. Col. S' — , degenerare, 
intr. Liv. Col. Degener (ieri. 
1 Fig. Altérer, gâter. Adulte- 
rare, tr. Cic. Plin. Depra- 
vare, tr. Cic. Plin. j. Cor- 
ruznpère, tr. Cic. Liv. S' — 
c.-à.-d. déchoir. Degenerare, 
intr. Cic. Tac. 

abâtardissement, s. m. Etat 
de ce qui est abâtardi. Depra- 
vatio, onis, f. Cic. (au pr. et 
au fig). 

abatis, s. m. Action d'abattre. 
Dejectus, ûs,ra. Liv. Strages, 
is, f. — d'arbres, arboram de- 
jectus, Liv. "[ Etat de ce qui est 
abattu. Protéger sa ligne de ba- 
taille par un — d'arbres, objec- 
iis arboribus aciem protegëre. 
Faire un abatis d'arbres, arbo- 
res succldëre (en pari, d'un 
travail do fortification) Cœs. 
Arborum stragem (acërc (en 
pari, dos effets d'une tempête). 
Liv. Tous les chemins d'ac- 
cès étaient barrés par de grands 
abatis d'arbres, crebri^^ arbori- 
bus succisis omnes in'mitus 
erant pr.-cclasi. Cic. (B. '■.. V, 
9, 5).)|Amas do choses abat- 
tues. Strages, is, f ^''' ^'"^• 



ABA 5 

— d'arbres et de branchages 
strages arborum et virgulto- 
ram. Liv. — do maisons, tecto- 
rum (ou œdificiorum) strages. 
Tac. Il Parties inférieures d'ani- 
maux tués pour être mangés. 
Trunculi, orum, m. pi. Cels. 
Il Foulures que les bêtes fauves 
impriment sur l'herbe des fo- 
rêts, feraram vesligia. 

abat-jour, s. m. Fenêtre de pri- 
son ou soupirail qui rabat les 
rayons du soleil. Declivis fene?- 
tra, f. 

abattement, s. m. .action d'a- 
battre (arch.). Dejectus, ùs, 
m. — d'arbres, arboram stra- 
ges.^ Etat de qqn qui est abattu 
physiquement ou moralement; 
accablement, langueur, pros- 
tration. Il Abatt''m:nt physique. 
Languor, oris, m. Cels. Suet. 
Languor corporis. Cic.Torpor, 
oris, m. Cels. Iniirmitas, 
atis, f. Cels. Virium defectio. 
Cic. La chaleur les avait jetés 
dans un grand abattement, 
œstus (m. pi.) eos in languo- 
rem dederant . Je sens un 
grand — par tout mon corps, 
corpore totas langaeo ou lan- 
gucsco. Cic. || Abattement mo- 
ral. /Inimicon^racïîO ou infrac- 
tio.Cic. Animus infractus. Cic. 
Son — est extrême depuis qu'il 
est ruiné, fracto ac demisso est 
animo ex quo eversas est for- 
tanis. Cic. Jeter les coeurs dans 
l'abattement, animos af(li- 
gëre et debilitare. Cic. Son dis- 
cours assez humble trahit son 
abattement, oratio fuit sub- 
missa et infraeta. Liv. Avec 
— , humili animo. Cic. démisse, 
Cic. demisso animo. Cic. hu- 
mili atque demisso animo. Cic. 
fracto ou afflicto animo; de- 
misso fractoqae animo. Cic. 
tristi animo. Cic. 

abatteur, s. m. Celui qui abat. 
Eversor, oris, m. Cic. Un- 
do bois, lignator, oris, m. Cic. 
Liv. Un — d'hommes, hominam 
afflictor (d'ap. Cic, in Pis. tj!i). 
Fani. Un — de quilles (un 
homme qui, en paroles, abat 
beaucoup de besogne), homo 
lingaa factiosas. Plaut. va- 
nus ostentator. Liv. 

abattoir, s. m. Endroit où on 
abat les animaux de bouch <rie. 
Laniena, se, f. Plaut. Varr. 

abattre, tr. Faire tomber en la 
frappant, une personne ou une 
chose qui est debout. Affligëre 
terrœ. Liv. Tac. ad terram. 
Plaut. ou a.bso\. afpigëre. Cses. 
Cic. Liv. Dejicëre. (prop. -jeter 
en baS"). Cic. Nep. Liv. Ster- 
nëre ou prosternëre. prop. 
«abattre et coucher en lon- 
gueur-). Z-ii-. f. — un arbre, af|(7j- 
gëre arborem. Cœs. — une sta- 
tue, un monument, affligëre 
stataam, monu/nenfum. Cic. 
alicujus stataam, yrfi/icium de- 
turbare. Cic. — des avbres, 
dejicëre arbores Ulp. (en par- 



6 



ABA 



lant de la tempête). Liv. (en 
parlant des hommes). — des 
arbres avec leur racines {ou en 
les déracinant), arbores rjili- 
eibus subra^re. Cies. (B. G., VI, 
27, U). — la statua de qqn, 
tous les hermés, les bornes, ae- 
jioéra statuam alicujits. Cic. 
omnes hermas. .Yt'p. termines. 
Grom. ici. La foudre abattit la 
statue de Jupiter, fulmine de- 
rectum est Jovis signum. Liv. 
epit. — des murs, une tour, 
Jejicêre muros. Liv. turrim. 
Cses. — des maisons, ejccîdère 
domos. Cic. — un mur à coups 
de bélier, murum ariete ster- 
nëre ou prosternëre. Liv. mu- 
rom decutëre. (prop. • abattre 
un mur apios l'avoir ébranlé à 
coups de bélier-). Liv. — des 
forêts, siivas cseaére. Cses. Par 
ext. — dos fruits (en secouant 
l'arbre), poma decutëre. Col. 

— avec un bâton des têtes 
de pavots, papavcrum capita 
baculo decutëre. Liv. — dos 
olives à coups de perche, decu- 
tëre perticis olivas. Plin. — 
des nids avec des flèches gar- 
nies de plomb, decutëre nidos 
plumbatis sagittis, Plin. — du 
bois, ligna csedëre. Cœ$. Fig. — 
de la besogne, insfare acriter 
operi. Curt. opus facëre stre- 
nuè. Ter. — un adversaire, un 
ennemi, adversarium, hosfem 
dejicére ou affligëre. Cœs. Liv. 
prosternëre hostem. Cic. Curt. 

Il Faire tomber en frappant à 
mort. Csedëre, tr. Cic. Inscr. 
Dejicëre, tr. Cxs. Curt. — des 
bœufs, cœdëre boves. Ov. — des 
victimes, csedëre hostias, victi- 
mas. Cic. — des troupeaux de 
gros et de petit bétail, cœdëre 
grèges armentorum reliquiqae 
pécaris. Cic. Des deux côtés on 
abattit beaucoup de monde, 
pugnatum [est) ingenti cœde 
atrinqw:. Liv. Quelques hom- 
mes seulement ayant été abat- 
tus, paucis dejectis. Crs. — une 
béte fauve, (eram dejicëre.Curt. 
Il Faire tombor en coupant. — 
la barbe de qqn, alicaias bar- 
bam radère. buet. tondére. Cic. 
recîdére (ou resecare]. Ov. 

— les cuirs (dépouiller des ani- 
maux tués), csesis animalibus 
coria detrahère. Mêla. — la 
laine, lanam, tondére. Varr. de- 
tondére ou detrahëre. Col.\\ 
Faire tomber. — les voiles (d'un 
vaisseau), vêla demittëre. Spé- 
cial. Aller à bride abattue (c- 
à-d. en lâchant la bride), re- 
missis ou (poét.) laxatis kabe- 
nis invehi. Curt. A bride abat- 
tue, effasissimis habenis. Liv. 
(XXXVIl, 90). Il Faire retomber 
(ee qui s'était soulevé). — la 
poussière, pulverem sedare, 
Phœdr. (II, 5, 18). Par ext. — 
le vent, ventum sedare. Or. 
Prov. Petite pluie abat grand 
vent, tenui ptuvia premente 
magnas venius ssepe cecidit 



ABA 

(d'après Liv.) || S'ABiTTRE, c- 
à-il. tomber tout d'un coup, 
Cadëre, intr. Concîdëre (pr. 
■ tomber ensemble ou d'un 
seul coup •), intr. Ruëre 
(propr. . s'écrouler • ), intrans. 
Corruëre (ord. ■ s'abattre en- 
semble • ou • tomber lourde- 
ment •), intr. Procumbëre^ 
(- tomber blesse -ou - mort -), 
intr. S'il avait glissé et s'était 
abattu, si prolapsus cccidisset. 
Liv. Une partie ae la tour s'abat- 
tit tout à coup, repentinâ raina 
pars ejus turris concidit. Ca-s. 
Son cheval s'abattit, equus <y'us 
concidit. Cic. Los élans s'abat- 
tent, aixs concidunt. Ca?5. Les 
murs s'abattent, la maison s'a- 
bat, ruant parictes, sdcs (f. 
pi.). Plaut. L'arbre s'abattit 
tout à coup, arbor repente cor- 
ruit. Suet. La maison s'est 
abattue, œdcs (f. pi.) corrue- 
rant. Cic. Ceux qui percés de 
coups s'étaient abattus, qui 
confecti vulneribus procubue- 
rant. Cœs.jB. C, II, -27). Il s'a- 
battit prive de sentiment, e.ra- 
nimatus se abjecit. La lovée 
de terre s'abattit dans le fossé, 
agyer infossam procubuit. Liv. 
S' — sur la terre (en pari, d'un 
oiseau), delabi de cœlo in ter- 
ram. Cic. Lucr. Liv. Ov. S' — 
sur la plac^, in forum advo- 
lare.Liv. S' — sur uneboutique, 
m tabernam devolare. Liv. S' — 
sur rhorbe,se abjicere in herba, 
Cic. Tout àcoiip les vents souf- 
flant on tempête s'abattent du 
haut des montagnes do l'une 
etl'autreterre, ren<J ab utrias- 
qae terne prsealtis montibus 
subiti ac procellosi se deji- 
ciant. Liv. Une affreuse tem- 
pête mêlée de grêle et de coups 
de tonnerre s'abat du ciel sur 
la terre, fceda tempestas cam 
grandine ac tonitribus aelo 
dejicitar. Liv. Le malheur s'est 
abattu sur nous, fortunis nos- 
tris pernicies accidit. Cic. ca- 
pitibus nostris clades incidit. 
Liv. Il Se calmer, s'apaiser 
tout à coup. Cadëre, intr. La 
violence du vent s'abattit tout 
à coup, vis vend subito ceci- 
dit. Liv. Le vent s'abat, subsi- 
dant venti. Prop. 1 Ruinor la 
force physique ou morale de 
qqn. Afâigëre, tr. Abjicëre, 
tr. Dejicëre, tr. Preecipi- 
tare, tr. — la puissance dns 
ennemis, opes hostiam af(!igê- 
re. Liv. La vieillesse ne m'a en- 
core ni all'aibli ni abattu tout 
à fait, non plane me enervavit 
ncc afflixit senectas. Cic. — un 
ennemi (public ou privé), hos- 
tem, inimicam abjicëre. Val, 
Max. — les Sicambies, Sugam- 
bros cxcldëre. Tac. — l'auto- 
rité du sénat, senatus autori- 
tatem abjicëre. Cic. Quand il 
eut été abattu, hoc dejecto 
(abl. abs.) Nep. (Thras. 3, 1). 
— qqn, dejicëre tuiquem de ho- 



ABA 

nore. Cic. honore. Liv. — la 
république, rem publicam prse- 
cipitare. Liv. — l'audacî, au- 
daciam frangére. Cic. La flotte 
abattit la puissance des Corcy- 
réens, classis Corcyra'os fr'e- i 
git. Nep. — tout à lait l'effron- j 
terie du tribun, tribuni auda- 
ciam contandërc et frangëre. 
Cic. — les courages, contun- 
dëre animas. Cic. Ln Numidi» 
notro puissance était abattue, 
in NunviJia nostra: opes con- 
tasse erant. S^dl. — la fierté 
que sa victoire donnait à Ilan- 
nibal, /"erocem victoriâ Ilanni- 
balem contundëre. Liv, || Dé- 
courager, .'iffligëre aliqueni ou 
alicajas animam. Cic. alicajus 
animani frangëre ou infrin- 
gëre. Qu'ils étaient complète- 
ment abattus, afflictos se et 
stralos esse. Cic. Le chagrin 
l'abat, œgritadine (liditur. Cic. 
Part. adj. AnAXTii, e. .\u phy- 
sique. Languidus, a, uin, 
adj. Cic. Debilitatus, a, um, 
p. adj. Cic. Jacens, entis, 
part. Cic. Etre abattu, Lan- 
guére, intr. Cic. Dcfici a viri- 
bus. Cœs. I Au moral. Abjec- 
tus, a, um, p. vidj, Liv. Af/l ic- 
tus, a, um, p. adj. Liv. Frac- 
tus, a, um, p. adj. Cic. Com- 
plètement aLatlu, demissus 
fractasqua. Cic. fracfus et de- 
missus. Cic. jacens, p. adj. 
Cic. Etre abattu, animo esse 
humili alque demisso [abjecto, 
fracto). Cic. demisso (racto— 
que. Cic. fracto et demisso. Cic. 
animo deficëre. Cic. animo ceci- 
disse. Cic. Pourquoi es-tu abat- 
tu ? Quid jaces ? Cic. (Tusc. 
III, 36). Le courage des soldat» 
est abattu, miliCtim jacent 
animi. Liv. (X, 35, 6). Que 
beaucoup lui avaient paru 
trop affligés et trop abattus, 
multos sibi mœstiores et abjec- 
tiores animi (locatif) visos. Liv. 
(IX, 6, /4I). (L'abl. animo serait 
plus régulier.) || se laisserabat- 
TRE. Animo se demittëre. Cœs. 
animum demittëre. Cic. ani- 
mum abjicëre. Quint, se abji- 
cëre. Cic. animam despondère. 
Plaut. Varr. Liv. animas des— 
pondère (quand il s'agit de 
plusieurs sujets). Liv. Se laisser 
inquiéter et abattre, animum 
contrahëre ac demittëre. Cic. 
On voit des blessés dont le 
corps est mutilé ne pas se lais- 
ser abattre, saucii sœpe homi- 
nes, cam corpore debilitantar, 
anima tamen non cedunt. Cic. 
(Cœcin. 15, It'i). 'Vainqueurs ils 
ne se possèdent plus de joie, 
vaincus ils se découragent et se 
laissent abattre, si vîcerint, e(- 
ferunt se Iretitiâ, victi debili- 
tantur animosqae demittunt. 
Cic. Ce n'est pas le fait d'un 
homme de se lais-sor abattra 
par la douleur, viri non est 
debilitari dolare. Cic. Ne sa 
laisser abattre par aucun daa- 



V 



ABD 

gor, nulli pericalo aninium 
sabmittére. Liv. 1 Coucher co 
qui est debout. Dejicëre, tr. 
— un navire en careno (le cou- 
cher sur le flanc pour réparer 
sa quille), navcm in winam 
dejicëre. — un animal (io cou- 
cher pour pratiquer une opé- 
ration), aniraal dej'icëre. Veg. 
m, 2J., 2). 
abatture, s. f. Action d'abat- 
tre (les fruits). Terme vieilliqui 
ne saurait être traduit que par 
un équivalent où entrerait le 
verbe docutëre, ex. : Occupé à 
l'abatture dos fruits, in decu- 
tiendis (ractibus occiipatas.{Ais 
plur). Foulures laissées sur 
l'herba par les fauves. Voy. 

ABATI3. 

abc plus usité que a 6 o d, s. 
m. Alphabet, alpha et beta, 
n. Jui'.\Sat. XIV. 200). Alpha- 
betum, i, n. Eccl. Elementa, 
orum, n. pi. Saet. T Livret 
contenant l'alphabet, elemen- 
torum libellas (en lat. elementa 
désigne les " sons », tandis que 
litterx signifie les caractères de 
l'alphabet). Fig. Un vieillard 
qui en est encore {ou qui sa re- 
met) à l'a b c, elenwntarius se- 
nex (cf. Sen., ep. 36, U). || Par 
anal. Premiers éléments d'une 
science. Elementa, orum, n. 
pi. Cic. Il est à peine à l'a b c 
des mathématiques, vix prima 
atiigit matliematicorum, ele- 
menta. Il en est encore à l'a b 
c, in elemcntis adhuc (encore 
aujourd'hui) hœret. 

abcéder, v. iutr. Former abcès 
et livrer passage au pus. Abs- 
cedère, intr. Cels. 

abcès, s. m. Amas de pus dans 
une tumeur. Abscessas, us, 
m. Cels. Vomica, as, f. Plaut. 
Cic. Cels. Ouvrir, percer un 
abcès , persecare vomicani. 
Quint, aperlve voriiicam, Cic. 
Un abcès paraît, vomica erum- 
pit ou oritur. Cels. Abcès qui 
commence à sa former, abs- 
cessus incipiens. Cels. Souffrir 
d'un abcès, vomica laborare. 
Cels. 

abdication, s. f. Action de re- 
noncer à ce qu'on possède. Ab- 
dicatio, onis, f. Liv. Jet. || 
(Spéc.) Abdication d'un fils (acte 
juridique par lei|U6l un père 
excluait un fils de sa famille). 
Abdicatio, onis, l. Sen. rh. 
Plin. Salin. || (Absol.) Re- 
nonciation à la couronne, au 
pouvoir. Abdicatio, onis, f. 
Liv. 

abdiquer, v. tr. Renoncer à ce 
qu'on possède. Dimittere, tr. 
Cic. Absol. 11 no faut pas qu'un 
père abdique, non oportet pa- 
ten jas suum dimittat. (d'ap. 
Cic). Il (Par ex t.) Renoncer à 
qqch. Deponëre, tr. Pro- 
jicere, tr. Exuére, tr. — toute 
haine, odium omne deponëre. 
Nep. — tout sentiment lumiain, 
humanos sensus omnino pro- 



ABIl 

Jicëre. Cic. — son devoir, ofÇi- 
cium suam deserére. Cic. Spé- 
cial. Renoncer au pouvoir. Se 
abdicare, intr. C^s. Cic. Ab- 
dicare, tr. Sali. Liv. — la dic- 
tature, abdicare se dictaturâ. 
Cœs. ■ — le consulat, se consu- 
latu abdicare. Cic. — une ma- 
gistrature, la dictature, magis- 
tratum, dictataram abdicare. 
Sali. Liv. Absol. Abdiquer, 
Abdicare, Cic. (N. D., I, 11). 

abdomen, s. m. Partie du 
ventre où sont contenus les 
organes do la digestion. Ab~ 
domen, minis, n. Cels. 

abdominal, adj. Relatif à 
l'abdonijn, (se traduit par un 
cas approprié du subst. abdo- 
men). Musclas — , abdominis' 
nervi. 

abécédaire, adj. Relatif à l'a 
b c. Abecedarius, a, um, adj. 
lîccl. I Qui en est à l'a b c. 
Elementarius, a, um, adj. 
Sen. Voy. abc. || Subst. Un 
abécédaire, elementorum libel- 
las. 

abecquer, tr. Nourrir (un oi- 
seau) en lui donnant la bec- 
quéa, avis in os cibam, inge- 
rere. 

abée, s. f. Ouverture qui dans 
un moulin à eau permet à l'eau 
de tomber sur la roue. Sœp- 
tum, i, n. (" déversoir »). 
Ulp. (dig. XIII, 21, 1, in). 

abeillage, s. m, Voy. apicul- 
ture. 

abeille, s. f. Insecte qui pro- 
duit le miel. Apis, is, f. (gon. 
pi. apiam. Cic. apum. Col.) Pe- 
tite — , apicula, se, i. Plant. 
Plin. Eleveur d'abeilles, apia- 
rius, a, m. Plin. 

aberration, s. f. Egarement de 
l'esprit. Error, cris, m. 
Cic. 

abêtir, v. tr. Rendre semblable 
à une bèta, rendra inintelli- 
gent. Ilebctem ou siolidam 
reddëre. Cic. Etre abêti, hebeti 
ingenio esse. Cic. 1 V. intr. 
Devenir bête, inintelligent, 
stolidas fieri. Il abêtit tous 
les jours, stolidior fit in dies. 

abêtissement, s. m. Action de 
rendre bête, inintelligent. 
Efferatio, onis, f. Hier. (néol.)T 
Etat de ce qui est abêti. 
Stupoi; oris, m. Cic. 

ab hoc et ab hac, loe. adv. 
Au h.isard. Temere. Cic. 
Parler de tout — , multa te- 
mere e II al ire. Cic. 

abhorrer, v. tr. Avoir de l'hor- 
reur, et par ext. de l'cloigne- 
ment pour. Aversari, dép. tr 
Liv. Detestari, dép. tr. Cœs 
(les deux avec un compl. de 
personne). Horrëre, tr. Cses. 
Abhorrére, intr. Cic. (les 
doux avec un compl. de chose). 

— son fils, (ilium aversari. Liv. 

— Ambiorix, detestari Ambio- 
rigem. Cees. — • la cruauté de 
qqn, alicajas cradelitatem hor- 
rëre. Cses. — le mariage. 



ABI 7 

abkorrere a ducenda uxore. 

Cic. 

abigéat, s. m. Détournomont 
do bétail (terme de droit ro- 
main). Abigeatus, us, m. 
Jet. 

abime, s. m. Profondeur inson- 
dable. Infmita ou immcnsa 
altitado (inis, f.) Cic. Vorqgo 
inis, f. (" gouffre ■• en gen. "). 
Liv. Gurges, itis, m. (» gouf- 
fre dans l'eau "). Gurges pro- 
fundissimus. Cic. Terne, hia- 
tus (• gouffre ouvert dans la 
terra ••). Cic. Locus prœci'ps ou 
prœraptus (" précipice "). Liv. 
Tac. L'abîme de la mer, pro- 
[unda allitudo maris. Sen. 
profandum mare. Cic. Le ter- 
rain s'affaissa et ouvrit un 
abime, ad infinitam altitudi- 
nem, terra desedit. Cic. Au mi- 
lieu du forum le sol s'affaissa on 
forme d'unovaste excavation qui 
avait la profondeur d'un abîme, 
(orum médium specu vasto col- 
tapsum est in immensam altitii- 
dinem. Liv. Toutes ces plaines 
fertiles seront tout à coup en- 
glouties dans un abîme creusé 
par l'alVaissemont du sol, om- 
nés hos fertiles campos in sa- 
bitam cavernam considentis 
soli lapsus abducet. Sen. (ep. 
71, 15). L'— de la terre s'étant 
ouvert, patefactis terrœ fauci- 
bus. Cic. On arrive à l'abîme, 
in pi'œceps (subst.) devenitur. 
Vell. Cette coursa te conduit 
aux abîmes, in prcccipitia cur- 
sus isie deducit. Sen. Tomber 
dans l'abîme, in prœceps de- 
ferri. Liv. Se jeter dans l'abî- 
me, se dure ad prieceps. Liv. 
Ils s'enfuyaient en bondissant 
le long des précipices et des abî 
mes,per prœripitia et prœrupta 
salicntes fagiebant. Liv. Il voit 
devant lui un abîmo et derrière 
lui un terrain mouvant, pro- 
gressum pra!cipitem,inconstan- 
tem reditam videt. Cic. (ad 
Att., II, 21, 3). Par ext. Mener 
la république à — , rem publi- 
cam dare ad pricceps. Cic. Pré- 
cipiter qqn dans 1' — , aliquem 
pessum dare. Cic. Courir à Fa- 
bîme, in apertam perniciem ity- 
currere. Cic. Entraîné dans 1' — , 
in abruptum tractus. Tac. Ti- 
rer (jqn do 1' — , levare aliquem 
ex prœcipiti. J'ai tiré ma patrie 
de l'abîme, patriam demersam 
extuli. Cic. 1 Fig. Profondeur 
où l'esprit se perd. Altitudo, 
inis, f. Un — de science, om- 
nis doctrinse ac scienfise thé- 
saurus altissimus. Cic. Les ju- 
gements de Dieu sont des abî- 
mes insondables, judicia Dei 
ita sant recondita, ut guis illa 
scrutari nallatenus possit. Cic. 
Il Profondeur où l'on est plon- 
gé. -^ do passions, profundse 
libidines. Cto — d'avarice, pro- 
funda avaritia. Sali Etre jeta 
dans un — de misères, in pro- 
fundum ultimarum miseria- 



8 



ABI 



ram abjki. Val. Max. Utre 
plongé dans un abime de tonè- 
bra», deprimi in tenebras. Cic. 
Plongé dans un — de misères, 
miseriis coopertas. Sali. C'ost 
(comment dirai-je?) un gouffre 
sans fond, un abîme de vices et 
de turpitudes, immensa alûjua 
vornço est aut gurges vitiorum 
tttrpidinumque 0T7inium. Cic. 
Il Spécial. Ce qui dévore la 
fortune. Baratbrum, i, n. 
flor. Vorago, inis, f. Cic. 
C'est un — de biens, patrimo- 
nii barathrum. //or. et plai- 
samm. Charjjbdis bonorum ou 
Surtis patrimonii. Cic. Fig. 
C est un abîme que d'entretenir 
une flotte, impendent infiniti 
gumptas in classem. Cic. 
abîmer v. tr. Jeter dans une 
profondeur insondable, Inpro- 
î^undam mergére, tr. Cic. De- 
mergère, tr. Cic. Submer- 
gère, tr. Cic. Obruëre, tr. 
Cic. — qqn sous les eaux, ali- 
quem (lactibus submersum 
obraêre. Virg. Le vaisseau s'a- 
bîme, navis (laciibiis hauriiar. 
Lii'. Le cheval abîmé dans les 
tourbillons du fleuve ne repa- 
rut pas, sabmcrsas eqaus vora- 
ginibus non exstitit. Cic. La 
ville est abîmée, urbs ab- 
sampta est ou haasta est terras 
hiatu. Que Carthaae s'abîmait 
dans les flammes, Carthaginem 
(tammis absami. Liv.^ Fig. Jeter 
dans une profondeur où l'on est 
perdu. Mergëre, tr. Cic. De- 
zqergëre. tr. Cic. Submer- 
gëre, tr. Cic. Pessam dare. La 
fortune entreprit d'abîmer celui 
qu'elle venait d'e.^alter, quem 
pauUo ante extulerat fortuna 
demergere adorta est. Nep. 
L'âme céleste est précipitée de 
•on sublime séjour et comme 
abîmée dans la terre, est ani- 
fna~ cselcstis ex altissimo do- 
micilio deprcssas et qaasi de- 
mersas in terram. Cic. (sen. 21, 
77). Toutes sas vertus se sont 
comme abîmées en C3lle-là, om- 
nes ejas lirtutcs in illam quasi 
demersa- sunt. Etre abîmé dans 
la douleur, dolorô obrui. Cic. 
Abîmé dans S3S pensées, in co- 
gitationc defixas. S'abîmer dans 
l'étude, totum se abdère in lif- 
teras ou totum se abdère lifte- 
ris. Cic. immergëre se studiis. 
Sen. (cons. ad Polyb. 37). S'— 
dans la doctrine de Pythagoro, 
immergëre se penitus Pytka- 
gorœprseceptis. Val. Max. {IV, 
1, 1). (L'emploi de in avec l'ace, 
serait plus correct.) Abîmé 
dans le vice, vitiis obrutas 
tabmersusque. — l'Etat, prœ- 
àpitare rem pablicam. Liv. 
Mauï capables d'abîmer l'Etat, 
mala aileo gravia ut rempu- 
blicam pessum dare possinf. 
Si M'hommo) s'abime dans la 
mollesse et dans les plaisirs 
des sens, si ad ineriiam et cor- 
poris voluptates pessum da- 



ABJ 

«us est. Sali. ^Jug. 1). || Ruiner. 
Pessum dare, tr. Plaut. Ter. 
Perdëre, tr. Cic. Obruëre, 
tr. Le jeu l'abîme, aléa eum 
mergitet obrait. Une partie des 
citoyens abîmée de dettes, me/^ 
sa et obruta fenore pars ciii- 
tatis. Liv. Les citoyens étaient 
abîmés de dettes, cii-es arc alié- 
na demersi erant. Lii-. (cf. II. 
S», 8; VI, 27, G). 1 Par o.vt. et 
famil. Endommager, gâter. Lee- 
dëre, tr. Cic Afnigëre, tr. 
Cic. Corrumpère, tr. Cic. II 
s'est abîmé la main, sibi ma- 
num lœsit (d'ap. Plaut.) La 
pluie a abîmé les chemins, im- 
bribus i-iœ corruptv sunt. Un 
livre abîmé, corrii/î(as liber. Un 
navire abîmé, afflicla navis. 
Liv. Une maison abîmée, rai- 
nosœ œdes. Cic. (de olT. III, 
13, s;.). 
ab intestat, loc. adv. Sans 
qu'il ait été fait do testament. 
Héritier ab intestat, ab intes- 
tato lieras. Jet. Mourir — (sans 
avoir fait de testament), intes- 
tato mori. Cic. 
ab irato, loc. adv. Par suite 
d'un mouvement de colère. 
Testament ab irato, testam,en- 
tum ab irato factam. Ulp. dig. 
Il Par e.\ten5. Mesure prisi — , 
consilium ab irato captum. 
Agir — , agere per iram. Lie. 11 
a parlé — , iratus dixit ou lo- 
cutus est. Cic. 
abject, e, adj. Que sa condi- 
tion met au dernier degré de 
l'abaissement. Abjectus, a, 
um, p. adj. Cic. (Comp. Cic. 
Sup^rl. Quint) Sort —, abjecta 
condicio. Cic. Famille — , ab- 
jecta familia. Cic. ^ Que son 
caractère mot au dernier d;gre 
de l'abaissement et rend mé- 
prisable. Abjectus, a, um, p. 
adj. (avec comp. et sup.) Cic. 
Contemptus, a, ura, p. adj. 
Cic. (Compar. Cic. Liv. Suporl. 
Cic. Val. Max. Suet.) 
abjection, s. f. Action de con- 
sidérer comme objet de rebut. 
Abjectio, onis, r. Eccl. \\ Mé- 
pris do soi-même. Abjectio, 
ODis, f. Eccl. Humilitas, 
atis, t. Sulp.-Sev. (.No pîut 
être rendu en latin classique 
que par des équivalents, ex. : 
avec quelle — ne parle-t-il pas 
de lui ! Quam démisse de se 
loquitur !) \\ Objet do rebut. 
C'est r — du genre humain, 
contemptai ou dcspectui omni- 
bus est. /Av.^ Etat de ce qui 
est au dernier degré do l'abai- 
soment (par sa condition ou 
son caractf-ro). Humilitas, 
atis, f. Cic. Ignobilitas, 
atis, f. Turpitudo, inis, f. 
Cic. L'abjection do son état, 
condicio ejus abjecta et sor- 
dida. Cic. Rebivor l'abjection 
dos hommes, homines abjectes 
exlollére ou erigëre. Vivre dans 
r — , (lagitiose ac turpiter vi- 
vëre. Cic. L'abjection des pen- 



ABN 

séos. abjectœ et sordidœ ien- 
tentise. 
abjuration {ab/ura(io, hid.) 
s. f. .\ction de renoncer solen- 
nellement â la religion qu'on 
professait. Chez les Romains : 
—^ d'un culte privé, detesta- 
tio sacroram. Gell. (acte par 
lequel un patricien abjurait 
solennellement son culte gen- 
tilice pour passer à la plèbe^. 
Faire — du paganisme, de/i- 
cere ab idolorani cultu. Eccl. 
paganorum sacra detestari. — 
de la pliiloiiophie, pliilosophi.v 
dctestatio. Voy. lo suivant. 
abjurer {abjurare, • nier av.>c 
serment -), v. tr. Renoncer so- 
lennellement à la religion 
qu'on professait. Detestari, 
tr. Gell. — un culte privé, sa- 
cra detestari. Gell. (Voy. adju- 
ration.) — la religion païonno, 
paganorum sacra detestari ou 
ab idolorum cultu deficêre. T 
(Par e.\t.) Renoncer publique- 
ment à d'anciennes croyances. 
Ejurare, tr. — sa patrie, pa- 
triam ejurare. Tac. — la sa- 
tire, satiram repudiare ou ab- 
jicëre (d'ap. Ter. et Cic). 
tout sentiment humain, 
omnem humanitatem exuère. 
Cic. — une erreur, errorem 
deponëre. Cic. (Ce no sont que 
faibles équivalents du verbe 
français à peu près intradui- 
sible on l.itm.) 

ablactation, s. f. Cessation de 
l'allaitement (en pari, de la 
niera). Ablactatio, ODÏS, f. 
Hier. 

ablatif, s. f. Cas de la décli- 
naison latine (marquant le 
point do départ). Sextus ca- 
sas. Van: Ablativus, i, m. 
Gramm. 
ablation [ablatio. Hier. Eccl.), 
s. f. Action d'enlever et partie. 
(en chir.) action do retrancher 
du corps toute partie morbide. 
Demptio, onis, f. Varr. De- 
tractio, onis, f. Cîc. Cels. 
(On peut recourir à divers équi 
valonts fournis par dos tour- 
nures où entrent les verbes au- 
fero, detraho, tollo, eripio, 
amoveo). 
able, s. m. Sorte de petit pois- 
son blanc. Alburnus, i, m. 
Aus. 

ableret, s. m. Filet à pêcher 
les ablos. Reticulum ad albur- 
nos capicndos. 
ablette, s. f. Voy. able. 
ablution (lat. ablatio, • action 
(le laver -, Plin.), s. f. Action 
do laver pour purifier. Ablu- 
tio, onis, t. Eccl. Faire dos 
aljlutions (en pari, des prati- 
ques religieuses do cjriains peu- 
ples), rite ablui (d'ap. Cic). ^ 
(Par ext. et fam.) Action de so 
laver. Lavatio, onis, f. Varr. 
Cic. Col. Faire ses — ', lavare, 
intr. Plaut. Ter. Suet. ou la- 
vari, dép. intr. Cic. Liv. 
abnégation (lat. abnigatio. 



ABO 

• refus • ; lat. eccl. - sacrifice 
do soi-mcmo -), s. f. Sacrifice 
dj soi-même. (Idcje inconnue 
aux Romains et intraduisible 
.m latin classique.) "( Arch. 
Action do reniur. Voy. renie- 
ment. T Fig. Faire — do ses do- 
fiancps, profUeri se non Jam 
saspiciosum esse. 
aboi, s. m. Cci du chien. La,- 
tratus, ÙS, m. Varr. VaL- 
Max. Sen. Col. Pousser dos — 
sonoros, canoros latratus cdere. 
Col. Plin. Il Fia. Appjl pres- 
sant. Les — doT'oslomac, sto- 
machus latrans. Ilor. *( (Au 
plur.) Cris des chiens au mo- 
mont où ils entourent la liète, 
par suite état de la bêto en- 
tourée par les chiens. Cerfs 
poursuivis jusqu'au.\ — , cervi 
latrata canam exagitati. Met- 
tre un cerf aux — , cervam 
rampere U forcer «) canibus 
(d'après Mart.). Fig. Réduit 
aux — , ad extremam adductas, 
La ville est aux — , ad extre- 
mas ou ad sammas angastias 
urbs addacia est. Cic. nrbs 
angustiis argetar ou premitar. 
Cses Alors qu'on était aux abois 
desperatis rébus (abl. abs.), 
Liv. (Ce gallicisme no peut être 
rendu on latin que par do fai- 
bles équivalents.) Les Romains 
pour exprimer cjtte idée, em- 
ployaient familièrement uno 
locution qui correspond plutôt 
à notre " échec ot mat ». Ex.; 
Aliquem ad incitas [s.-o. calaes] 
redigere ou ad incita adigere 
[Lucil., sat. 15, 20] litt. «réduire 
qqn à ne plus pouvoir mouvoir 
ses pièces au jeu d'échec », ot 
au passif : ad incitas rcdigi. 
[Plaat., Pœn., IV, 2, 85; trin- 
236] ou ad incitas deprimi. 
[Mamert., grat. act.. 9, 1] ou 
enfin ad incita redire. [Lucil., 
sat., 3, 62] et olliptiq. ad inci- 
tas. [Charis., 93, 27]. 
aboiement ou aboîment, s. 
m. Action d'aboyer. Latratus, 
ÛS, m. Cic. ^ Fig. Action de 
crier contre qqn. Latratus, 
ÙS, m. Val. Max. Hier. Des — 
inouis au forum, latratus foro 
inusitati. Val. Max. (VIII, 3, 
2). Exposé aux — de mes dé- 
tracteurs, obtrectatorum meo- 
rum latratibas patens. Hier. 
(pr. in Poiitat. in.) Poursuivre 
la philosophie do ses — . colla- 
trare philosophiam. Sen. (do 
vit. beat. 17, 1). 
abolir, v. tr. Détruire de ma- 
nière à empêcher de renaître. 
Funditus toUëre, tr. Cic. 
Abolére. Quint. — uno en- 
goanoo, pessimum gênas homi- 
num abolére ou delêre. — les 
honneurs, honores delêre. — 
une loi .delêre ou tollcre ou dis- 
solvëre legem. Cic. — les lois 
leges rcfigëre ou ara refigëre. 
Cic. — toutes les lois dans 
un seul projet de loi, delêre 
omnes leges una rogationa. 



ABO 

Cic. — les lois d'exception, pri- 
vilégia omnino tollëre. — les 
faveurs spéciales, les privilèges 
immunitates adimëre. Suet. — 
la mémoire de qqn, memoriam 
alicujus delêre. Cic. — la dic- 
tature dans la république, dicta- 
turam funditus e republica tol- 
lëre. Cic. — le nom dei Vols- 
quos, delêre Volscum nomen. 
I.iv. La honte du précédent 
forfait fut abolie, pudor (lagi- 
tii prioris abolitus est. Liv. 
epit. — lo souvenir d'un échec, 
famam rei maie gestx oblitte- 
rare. Liv. Alors que le souvenir 
do la guerre précédente n'était 
pas encore aboli, nondum oblit- 
teratâ memorià superiorïs belli. 
Liv. C'est un terme aboli, vo- 
cabulum hoc obsolevit.^ (Terme 
de dr. anc.) Annuler. Abolé- 
re, tr. Rescindëre, tr. — un 
jugement, judicium ou rem 
judicatam rescindëre. Cic. — 
uno accusation, accasationem 
abolére. Plin. /. — les dettes 
tabulas novas facëre. Cic. [m. 
à m. « fabriquer de nouveaux 
registres, après avoir détruit 
ceux qui contenaient les noms 
des débiteurs -). 
abolissement, s. m. Le fait 
d'être aboli (arch.). Abolitio, 
onis, f. Qaint. Suet. Tac. (Mais 
il vaut mieux employer une 
forme verbale.) La décadence 
de l'Etat était duo à 1' — des 
vieilles coutumes, ciVitas ideo 
erat inclinata, quia prisci mo- 
res funditas perierant. 
abolition, s. f. Action d'abolir. 
Abolitio, onis, f. Qaint. 
Saet. Tac. — d'une loi, legis 
abolitio. Saet. (cf. legis abroga- 
tio. Cic. "action de faire rap- 
porter ou d'annuler une loi»). 
— dos lois, des tribunaux, le- 
gam, judicioram dissolatio. 
Cic. Après l'abolition do l'or- 
dre sénatorial, sablato fundi- 
tas ordina senatorio (d'ap. 
Cic). Proposer une loi sur 1'^ 
dos dettes, legem tabularam 
novarum ferre. Cic. (Voy. abo- 
lir.) 1 (T. do dr.) Annulation. 
Abolitio, onis, f. Jet. Sen- 
tences d'— , absolatorise sen- 
tentiœ. Sen. rh. Ascon. abso- 
latoria Judicia. Jet. Lettres d'— 
(par lesquelles lo souverain 
efface un crime et annule la 
peine infligée), absoluforia ta- 
bella. Suet. 
abominable, (lat. abominabi- 
lis décad.), adj. Dont lo carac- 
tère impie doit faire horreur. 
Abominandus, a, um, adj. 
Liv. (ex. abominandum nomen. 
Liv.) ; detestabilis, e, adj. Cic. 
Liv. (ex. dctestabile scelas. Cic. 
[do am. 8. 27] ; nihil tam de- 
testabile tamque pesliferum. 
Cic. [de son., 12, U] ; détesta- 
bile cxemplum. Liv. [X.XVI, /i8, 
11]) ; nefaadus, a, um, adj. 
Cic. Qaint. (ex. nef. adulte- 
rium. Cic. [ap. Quint. V, 11, 12] ; 



V 



ABO 



9 



nefandi homines. Quint. [1, 
3, 17]) ; nefarius, a, um, adj. 
Cecs. Cic. (ex. singularis et 
nefaria crudelifas Cœs. [B. G., 
VII, 77J ; nefarium scelas. Cxs, 
[U. C. H, 32] ; nefaria socie- 
tas. Cic. [in Cat., 1, 13] ; o 
rem cum audita cradelem t'um 
visu nefariam ! Cic. [p. Plane, 
99] ; nefarius homo ot subst. 
nefarius, « un hommo abomi- 
nable .. ou [cf. Pascal, Jésus, 7] 
" un abominable -. Cic. [de ofT. 
II, \h, 51]. Subst. Nefarium, 
u, n. Liv. [L\, 3;., 191 et au 
plur. Multa nefaria. Cic. [de 
oir. 11, 8, 28] ; commettre uno 
action abomin.blo, aliquid ne- 
faria facëre. Cic. [div. in Ca;- 
cil. 12]) ; ou commiïtece. Cic. [in. 
oir. Verr., II, 3, 2]); infan- 
dus, a, um, adj. Ter. Liv. 
(ex. : infandum facinus. Ter. 
[Eun.. IV, 3, 22] ; infanda cœ- 
dcs. Liv. [IV, 32]. Subst. au 
plur. infanda, orum, n. Liv., 
- choses ou actes abominalîlos »; 
omnia infanda facëre et pati. 
Liv.); impius, a, um, adj. 
Cic. (ex. : omne bellum, qaod 
denuntiatnm indictumque 
non esset, id injastam esse 
atque impium. Cic. [de r. p. II, 
17]. D'unj manière abominable, 
nefarie. Cic. abominanter (à 
éviter). Cod. Theod. (III, 12, 
1). 1 Qui doit inspirer de 
l'horrour ou du dégoût. 
Abominandus, a, um, adj. 
Liv. Quint. [Vlll, h, 22] ; in- 
testabilis, e {litt. - qui est 
incapable de servir de témoin 
ou do tester ■. ; d'où infâme, 
abominable », adj. Plaut. Sali. 
Hor. Liv. Tac. (ex. : intestabi- 
lis homo. Liv. [.XXXVII, 57]. 
Tac. [ann. VI, /.O ; XV, 55]. 
Nep. [ap. Coll. VII, 18, 11] ; 
par e.xt. on pari, do choses : 
mtestabile perjuvium. Liv. 
Compar. Intestabilior. Sali. 
Tac); fœdus, a, um, adj. 
Cic. (ox. : lu.vuria senectuti 
fœdissima. Cic. [do oIT., I, 3'<, 
123] ; lados vero non facëre 
quid fœdius ? Cic. [ad Att., X, 
5, 10] ; par o\t. en pari, de 
pers. : fœdi latrones. Cic. [ad 
fam., X, 6] ; fœdus homo. Sali. 
[Ca.t._, 19] ; Capito avaritia et 
libidine fœdus ac maculosus. 
Cic.) ; teter, ira, trum, adj. 
Cic. (ox. : hanc tam tetram 
rei publicx pestem effugimus. 
Cic. [in Cat., 1, 5, U] ; teter- 
rimorum hominum immensa 
posscssio.^ Cic. [de re p. I, 171. 
Quis tetrior hostis haie civi- 
tati? Cic. [p. Cœl., 6, 13].} 
Action abominable, monstrum. 
Cic. (in Vorr. II, 3, 171). Etre 
abominable, monstrum atque 
prodigium. Cic. (cf. en pari, 
de Clodius : fatale portentum 
prodigiumque rei publicse. Cic. 
[in Pis. il, 9] et en pari, do 
Verres : portentum insulœ. Cic). 
1 (Par exagér tamil.) Horrible, 



10 



ABO 



affreux. Teter, tra, (rum.&dj. 
Cic (ex. : fffris tent-bris. Cic. 
[leg. agi-. 2, IT, Ui,] iteter- 
rima h>eine. C<rl. op. Cic. [ad 
fam., VIII, 15, I] ; Uierrima 
belua. Cic. [ Tusc. IV, 20] ; te- 
tro odore a^JVc-ti. Cœa. [lî. C, 
III, A9 : cf. Cic, de nat. deor., 

11, 516]). n'uiic" fas'oii ou d'une 
manioi'd abominable, tetre, 
adv. Cato. Cic. (ex. : tetre 
facère Cic. [div., I, 291. Superl. 
teterrin\e. Cic. [ad Au., VU, 

12, 2 ; p. dom., 39].) 
abominalileinent, adv. D'une 

fac;on abominable. Nefarie. Cic. 
Tetre. Cic. Fade. Liv. Fœdum 
in modum. Lii: (XXIII, 7). Voy. 

ABOMINABLE. 

abomination \lat. ecclcs. abo- 
minatio , s. I". Horreur inspirée 
par un actJ ou un caractère 
impie. Seul, dans le lat. occlts. 
Abominatio, onis, f. Lact. 
Tert. Avoir qqcl». on — , aliqaid 
abominari Jiltér. • repousser 
l'idée do qqch. avec horreur »)• 
Liv. (XXX, 3.1, 9). Cola vous est 
à bon droit en — , bene facitis, 

Îaod abominamini. Liv. VI, 18). 
Chose impie inspirant l'hor- 
reur. Abominatio, onis, f. 
(seul, dans le latin occl.). Lact. 
[lier, ou abominamentum. i, 
n. (seul dans le lat. eccl.) Tert. 
Oros. (co dernier mot employé 
surtout en pari, d'une idole). 
Dans le latin classique : Nefa- 
ria res. Cic. ou infanda res. 
Liv. Au plur. Les abominations, 
abominationes (eccl.) Hier, (in 
Ezech. H, ad 6, 9 sp.). En lat. 
class. Abominanda, n. pi. Cic. 
Voy. ABOMiNAuj.E i| (Dans le lan- 
gage bibl.) L'abomination de la 
désolation, abominatio desola- 
tionis. Vulg. jMatth, 2!., 15; cf. 
Hier., in Matth., ibid : " quan- 
do abominatio desolationis ste- 
terit in loco sancto -) | Au fi.^. 
(par e.xagér.). C'est 1' — da la 
désolation, omnia sunt violata 
ac temeroia. T Horreur qu'on 
éprouve en présence d'une cho- 
se. Exsecratio, onis, f. Cic. 
Aversatio, onis, f., Sen. 
Quint. HOTTOT, orjs, m. Liv. 
Avoir qqch. eu abomination, 
alûjuid exsecrari ou detestari. 
Caes. Cic. Liv. \\ (Famil.) Co 
qui inspire l'horreur. C'est une 
— . friniissimum est. Quint. 

Voy. HORREUR. 

abominer, v. tr. Avoir de l'hor- 
reur pour un impie, Abomi- 
nari. dép. tr. Liv. Detestari, 
dep. tr. Cic. — qqn. Dctesta- 
tionem. facere alicujas. Cic. 

abondamment, adv. D'une ma- 
nière abondante. Abundan- 
ter, adv. CoL Plin. (o.\. : aban- 
danter fraotam ferre. Plin. 
[H. N., XXIV, 9, 69] ; aftun- 
danttas alére. CoL [VIII, 8, 
U]); copiose, adv. Cic. (ex : 
copiose ornatus. Cic. [in Vorr., 
II, i, 27, 62]) ; affatim. adv. 
salL (ex : alfatim, {ramentum 



ABO 

pnebfre.Sall. [Jug. Si); affatim 
eomm'-iifu'n parare. SaU. [Jug. 
!>']) ; large, adv. Cic. (ox ; 
large dore, Cic. [p. Mur, i, 
10]. Superl. Largissime. Cic. 
Saet.^ ; lœte, adv. Col. Plin. 
(ex : fruncas Ixtias (rondet. 
Col. [V, 9, 10] : laurus /cffius 
fraticat. Plin. [XVI, 31]) ; ef- 
fuse, adv. Cic. Liv. (ox. : lar- 
ge effa<eqae donare. Cic. [p. 
Rose. .\ra. 8, 33] ; effase affluent 
opes. Liv. [III, 26]^ ; opipare, 
adv. Plaut. Cic. (ox. ; in^truc- 
ta domus opime atquc opipa- 
re. Plaut. [liacch., III, I, 0] ; 
opipare apparalum conviviam. 
Cic. [do off., III, I.'-, ,58]) ; am- 
ple, adv. (surt. au suparl.. ex. 
ampli$sime donare cohortem 
militoi'ibus donis. Ca^s. [B. C, 
III, 53 fin.] ; arjros militihus 
ampUesime dare, assiijnan etc. 
Cic. [Phil., 5, 19, 53], L'idée 
de l'adverbe peut être aussi 
rendue par des particules en- 
trant dans la composition des 
mots. ex. : pleurer abondam- 
ment, deflère. Plaut. Lucr.(c{. 
Cic. [Phil., II, 31, 77] ; flere 
aberias) ; couler — , proflaêre. 
Enn. Cœs. Cic. Virg. Plin.) || 
(En parlant do la parole ou du 
discours.) Abundanter, adv. 
Cic. (ex. : abundanter dicëre. 
Cic. [de or., III, I.'i, 53; copiose 
et abundanter loi/ui. Cic. [do 
or., II, 35, 151] ; copiose, adv. 
Cic. Quint, (ox. : copiose dicëre 
de atiqua re. Cic. [de nat. 
deor. I, 21, 58- cf. Quint., I U, 
5] ; copiose laudare aliquid. 
Cic. [da sen., 17, 58] ; copiose 
loqui, Cic. [de or., I, 11, /.8] ; 
copiose et abundanter loqui. 
Cic. [Voy ci-dess.]. Compar. 
Copiosius Cic. Supsrl. Copio- 
sissime. Cic); cixmulate. adv. 
Cic. (ox. : cumulate perj'ecta 
quo'Stio. Cic. [de div., II. I, 
3]; cum,alate publicanis satis- 
factum. Cic. [ad Att., VI, 3, 3]. 
Compar. Cumulatias. Cic. [or., 
17]. Suporl. Cumulatissime. 
Cic. [ad fam., X, 29 ; XVIII, 
i2]) 
abondance (lat. abandanfia, 
" iléliordemont, d'où profu- 
sion II), s. f. Grande quantité 
qui dépasse les besoins. Abun- 
dantia, se, f. Cic Plin. Tac. 
(ox. : abundantia laclis. Plin. 
[II. .N., XXIV, 18, 168] : ab. 
pecunire. Plin. [H. N., XXXIII, 
10, 138] ; ab. commeaiuam. 
Tac. [Agr., 33] ; omnium re- 
ram... ab. et copia. Cic. [am., 
23, 87] ; in omnium reram 
abundantia vivërc. Cic. [do 
leg. agr. 1, 0, 18], etc.); af- 
ûuentia, se f. Cic Plin. (ox. : 
omnium reram affliientia. Cic. 
[do leg. agr., 2, 35, 9.3] ; co- 
pia, se ipropr. • abondance 
de provisions -), f. Plaut. Cœs. 
Cic. Nep. Hor. otc. (ex. : ma- 
gna copia pabuli. Cœs. [B. G., 
I, IG]. c. frugam. Cic. [p. dom. 



ABO 

7, l'T] ; rerum omnium abun- 
dantia .H c. Cic. [ara., 23, 87], 
otc. .\houd.ance excessive, satu- 
ritas copiaque onxnium rcrum. 
Cic. [de son., 56].) ; ubertas, 
atis, [propr. . production 
abondante •). f. Cic. rlin. Just. 
(ex. : earam rcrum quas terra 
procréât, vel ubertas vcl tenai- 
tas. Cic. [do div.. Il, 13, 3(lJ ; 
ub, (rugum et fructuum. Cic. 
[de nat. deor., III, 3o, 8(5] ; ub. 
in pcrcipiendis (raciibaa. Cic 
[in Vorr., 11, 3, 98, 227]) ; 
suppeditatio, onis ( • pro- 
vision plus que suffisante «), f. 
Cic. [de nat. dôor. I, J.O. 111 : 
Qu-Tî igitar vita ? Suppeditatio. 
inqais, bonorum nullo malo- 
ram interventa.] Fig. C'est un. 
année d'abondance que nous 
venons d'avoir en fait de 
poètes, magnum proventum 
poetarum hic annus tulit. Plin 
j. La ville eut de nouveau un- 
année d' — , urbi laxior annom 
rediit. Liv. (II, 52, I). Cornt 
d' — , cornu copiœ. Plin. [Il 
N., prcof. 23 ; cf. Ov., [fast., V 
\:ll sqq]. T Grandi quantité 
Copia, œ, (.Cic. (ox. : c. fer 
ranientorum. Cxs. [B. G., V 
.'i2J ; c. amicorum,. Cic. [p 
Mur., 3Jt, 70] ; c. l'irorumfor- 
tium atquc mnocentiam. Cic 
[p. imp. Cn. Pomp., 10, 271) 
magnitudo, inis, f. Cic 
SaU. Nep. (ex. : m. copiaram 
Nep. ; m,, fructuum. Cic [d 
leg agr., 2, 35] ; m. caasarum 
Cic. [do or., I, 15].); vis (us 
seul, au nom., à l'ace, et : 
l'abl.}, f. Plaut. Cic. (ex. 
vis auri argentiqae. Cic 
[Tusc, V, 32, 91] ; marmori 
V. infinita. Cic. [de nat. deor. 
II, 39, 98]) . Fig. Nagnr dansl'— 
circumfluere omnibus copiis 
Cic. (am., 15, 52), Au sein d 
1'^, in omnium reram afflaen 
tibus copiis. Cic. (do off., I 
Ud, 153). Etre dans 1'—, flo 
rêre omnibus copiis. Cir 
(de inv., II, 1, 1) , abundar 
reram copia. Curt. (IV, 10, lï 
et (abs.) abundare, intr. Ci< 
(ex.: isfum, rébus undique crep 
tis, impune ehuJentem circum 
(lucre atque abundare. Cic. [ii 
Vorr., Il, 3, h, 9]; quocirca t 
absentes adsunt et egent'' 
abandant. Cic. [am., 7, 23] 
Avoir on abondance, abunda. 
re, intr. (avec l'abl.). Tet^ 
Cœs. Cic. Virg. Curt. etc. (ex. 
abundare divitiis. Ter. [heautl 
m, 2. 171; rior. [III, 9, 2];ol| 
faruUatibus. Plin. j. [op., VIl| 
22]; ab. rébus omnibus. Cic. [ii 
Vorr. II, 3, U, 9; cf. Off., 2, c 
13]; ab. copia frumcnti. //irtl 
[B. G. VIII, U)]; abandat [s. el 
villa] porco, hœdo, agno, golf 
lina, lacté, caseo, melle, Cî<| 
[do son., 16, 56]; et avec 
mots abstraits : abundare an 
plissimis honoribus. Cic. [a 
fam., X, 10, 7]; Grœcos bon 



ABO 

nés non solum ingenio et doc- 
trini'i $cd etiam otio siudioque 
ahundantcs. Cic. [de or., I, U, 
8S].) Avoir qqcli. en abomlan- 
ee, aliqua re affJuere. Plaut. 
Cic. (ox. : at miser, si in fiiyi- 
tiosà arque vitiosâ litCi affae- 

rct voluptatibus. Cic. [do fin., 
II, 28, 93J). Qui a qqcli. on 
abondance, abUDdans, antis, 
p. acij. (avec le complément à 
l'abl.). Cic. Nep. Virg. Curt. 
{es..miUtcs abundantes onuf^ti- 
que pra-da. Curt. [IX, 2. 10]; 
vir abandons bellicis laudibus. 
Cic. [do oft'., I, 22, 78]. Com- 
par. ; abundantior confilio, in- 
genio, sapientiâ. Cic. [in Pis., 
S6, 62]. Superl. : et rerum co- 
pia et sententiarum varietate 
abundaniisHmas. Cic. [do or., 
II, Ih, 78]). De mêma : af- 
ûuens, entis, p. adj. (avec le 
com[iloin. à l'.ibl.). Cic. Pha?dr. 
(ex. : afllucns opibus et copiis. 
Cic. [do leg. agr., 2, 30, 81]; 
arbs eruditissimis hominibas 
libcralissiinisque studiis af- 
fiaens. Cic. [p. Arch., 2, !t]\. 
Alors qu'il y avait — do riches- 
ses, cum... divitiœ af^aerent. 
Sali. (Cat., 36, /.)• S'il n'y avait 
pas uno grande — de res- 
sources, nisi cffase opes affluè- 
rent. Liv. (III, 20). Produire en 
abondance, effundëre, tr. Cic. 
(ex. : effnndëre non solum 
(ruges, icram herbas etiam. 
Cic. [or., lï>, !S]; hsec setas cffa- 
dit hanc copiam. Cic. [Brut., 
9, 36]). Il Qui Oit on abondance. 
Voy. ABONDANT. || Eu aboiidance 
(loc. adv.). Abunde, adv. 
Sali. {e\.:quibas mala abunde 
omnia erant. Sali. [Cat., 21] ; 
cet adverbe no se trouve qu'une 
fois chez Cic [de div., II, 1, 
3] ; c'est peut-être un archaïsme) ; 
abundanter, adv. {Voy. abon- 
DA.\!MENT.); affatini, adv. Cic. 
(ex.: cffatira vesci seminihas. 
Cic. [de nat. deor, II, 51. 127]) ; 
atûuentius, adv. au compar. 
(ex.: voluptates afflaentius hau- 
rire.Cic. [Tusc, V, 6, 16]); pro- 
ûuenter, adv. Cic. (Tusc, V, 
18, 53]). Fig Bénigne (propr. 
généreusement, largement; d où 
■ en abondance -), adv. (très usi- 
té dans la langue l'amil.). Plaut. 
Ter. Cic. SaU. Hor. (ex. : bé- 
nigne prxbere aliquia. Plaut. 
[Cure, IV, 2, 37]; ben. commea- 
tus advehëre. Liv. [IX, 31] etc.) 

Il L'idée de notre mot - abon- 
dance ■• estqqf. rendue (princi- 
Faloraent dans le latin de 
époque impériale) par le 
suffixe tas servant à former de» 
mots abstraits, surtout quand 
ces mots abstraits dérivent 
d'adj. en - osus.^ Richesse d'i- 
dées ou d'expression. Copia, 
SS, f. Cic. Quint, (ex. : rerum 
copia verboram copiam gignit, 
• do l'abondance des idées nait 
l'abondance de l'expression ■, 
Cic. [do or.. III, 31, 125]; c. 



ABO 

inveniendi, • l'abondance dans 
l'invention •, Quint. [X, 1, 69] 
ou inventionie. Quint. [XI, 3, 
56]; facultas dicendi et copia. 
Cic. [in Verr. I, h, 10] ; sum- 
ma copia facultasqae dicendi. 
Cic. (p. Quint., 2, 8]; alicujus 
in dicendo ubertas et copia, 
" l'abondanco féconde •, Cic. 
[de or., I, 12, 50] ; dicendi co- 
pia. Cic. hop., 18, 67] ; Quint. 
[proccm. 12; X, 6, 6, etc.]; c. 
orationis. Quint. [IV, 2, 117]; 
scrmonis. Quint. [VIII, 6, 5J; 
le mot copia s'emploie aussi 
sans compl. quand le contexte 
permet de le sous-entendre : 
ubertas, varietas, copia in eo 
est. Cic. [p. Ualb. 1,3]; Peri- 
clis ubertas et copia. Cic. 
[Brut., II Uli] ; maturies digna 
l'acultate et copia alicujus. Cic. 
[ad fam., V, 12, 3] ; c Plato- 
nis. Quint. [X. 1, 108] ; c. Se- 
necœ. Quint. [XII, 10, 11, etc.]); 
ubertas, atis, f. Cic (voy. 
les ex. ci-dessus, et cf. : uber- 
tas dicendi. Cic. [de or., III, 
12] ; Livi lactea ubertas. Quint 
fX, 1, 32]) ; flumen, minis, 
Iprop. • courant, torrent ; d'oii 
richesse, abondance) ", n. Cic. 
(ex. : nullius tantum, flumen 
est ingenii. Cic. [p. Marc, 1] ; 
munus haad scio an flumine 
orationis... nia.rimum. Cic; 
[de or., II. 15, 62] ; tantum est 
fluTnen gravissimorum opti- 
morumque verboram. Cic. [de 
or.. Il,, io, 188] ; dans un sens 
péjoratif: neque flumine con- 
turbor inanium verboram. 
Cic. [de nat. deor., II. 1, 1] ■ ; 
frequentia, se, (prop. • grande 
affluence » d'où abondance), 
f. Cic (ex. : Thucydides iia 
creber (' serré »] est rerum 
[" des idées -1 frequentia. Cic 
[de or., II, 13, 56]. Fig. Jubœ, 
arum, (prop. - panache »). f. 
pi. Plin. J. (ex. : illam oratio- 
nem tori et quasi jubas décent. 
Plin. /. [ep., V, 8, 10]). Avec 
abondance [c.-d-d. avec uno 
grande richesse d'expression), 
copiose, adv. Cic (ex. : co- 
piose di'fendëre causas reorum 
Cic. [in Verr. II, 2, 78, 191] ; c. 
dicëre de aliqua re. Cic. [de 
nat deor., I, 21, 58]; Comp. 
Copiosius. Cic. Superl. Copio- 
sissime. Cic. Voy. abondamment); 
fuse (propr. - en se répan- 
dant -), adv. Cic Late (propr. 
" en s'espaçant ■). adv. Cic 
(ex. : fuse lateque dicendi fa- 
cultas. Cic. [or, 32, 113] ; mul- 
ta qaidem dici quamvis fuse 
lateque possint. Cïc. [Tusc, 
IV, 26, 57] ; potest id qaidem 
fase et copiose... ornari. Cic. 
[de fin. 111, 7, 27; cf de leg., 
I, 13, 36]. Compar. : hsecfusius 
disputanfar. Cic. [de nat. 
deor., II, 7, 20]) ; uberius 
{propr. . plus ou assez gras- 
sement "), adv. sans positiQ. 
Cic. Saei. (ex. : /ia?c cum 



ABO 



11 



uberius disputantur et fasius. 
Cic. [de nat. deor., II. 7, 20] ; 
dicëre latias et uberius. Plin. 
]. [op. IV, 17, 11] ; u. loqui. 
Cic. [ad fam. III, 11, 1] ; u. 
expUcare. Saet. [rhet. 1] ; lo- 
cas uberrime tractatas. Cic. 
[do div., II, 1. 3]). Sans abon- 
dancî {c.-à^d. sans richosS3 
d'e.\ pression), loc. adv. Exi- 
liter (propr. - sans ampleur, 
d'une f.içon maigre "), adv. 
Cic. (ex. : exilitcr dispatarc. 
Cic. [de or., I, II, 50] ; anna- 
les sane exiliter scripti. Cic. 
[Brut., 27, 11')!]. Compar. Exi- 
lius dicëre. Varr. [de ling. lat., 
V' 1. '']) ; jejune (propr. - sè- 
chement, d'une façon mal- 
gré "), adv. Cic. Plin.J. (ex. : 
lisdem de rebas jejune et exi- 
liter disputavisse. Cic. [de or., 
1, 11, 50] ; audis fréquenter, 
' jejune et inflrm,e '. Plin. j. 
[ep., I, 20, 21]. Comp. Cic. 
hsec dicuntur fortasse jejunius. 
Cic. [de fin., III, 5, 9 ; cf. ad 
Att., XII, 21, 1].). Il Richesse de 
sentiment. Parler d'abondance 
de cœur, effandere omnia qass 
sentias (cf. Cic, de or., I, 3/i. 
159 ; p. Flacc, 17, il ; ad Att., 
XVI, 7. 5; Quint.. Il, 2, 10; 
X, 3, 17). Il Parler d'abondance, 
c. à d. en improvisant, ex tem- 
pore dicëre. Cic. (p. Arch., 8, 
18). Sen. rh. (contr., 3, praef.). 
Voy. IMPROVISER. Il D'abon- 
dance, c.-à-d. par surcroît 
(locut. vieillie), ex abundanti. 
Quint. (V, 6, 2). 
abondant, ante, (lat. abun- 
dans), adj. Dont la quantité 
dépasse les besoins. AbUR- 
dans, antis, adj. Cic. Plin. 
(ex. : fluvius abundantior 
sesfate. Plin. [N. H., !!,_ 103, 
227] ; amnis abnndantissimas . 
Cic. [de rep. II, 19, 31i] ; non 
adesâ jam, sed abundanti 
etiam. pecaniâ. Cic. [p. Quinct., 
12, lO] ; at abundans malti- 
tiido vix régi videretar posie. 
Liv. [V, 3i] ; abundans rerum 
copia. Quint. [\ll, proœm.. 1]); 
atfluens, entis, p. adj. Cïc 
Vitr. (ex. : sab radicibas mon- 
tium uberiores et afflaentiores 
aquœ sant. Vitr. [VIII, 1, 2] ; 
omnium, rerum affluentibus 
copiis. Cic. [de off., 1, US, 53]); 
copiosus, a, um, adj. Cœs. 
Cic. Liv. Phœdr. (ox. : co. io- 
sum patrimonium Cic. [p. 
Rose. Am., 2. 6] ; copiosa re- 
rum varietas. Ph3sdr.[V, 6. 2]); 
uber, eris, adj. Plaut. Cato. 
Cic. (ex. : <i6i esse eventuram 
hoc anno uberem messem. 
Plaut. [rud.,m,2, 93]; uberpis- 
catus.Plaat. [rud.IV,2, 61; uber 
aqaa.Cic. [ad Q. fr.,Ill, 1,2,3]; 
uberrimi lœtissimiqae fractus. 
Cic. [do nat. deor., II, 62, 156]) , 
largus, a, um, adj. Lacr. 
Cic. (do nat. deor., 11, 19, i9 : 
terras larga lace complere; cf . 
Cic, p. Flacc, 6, lU ; largam 



li ABO 

et libérale viaticum). Virg. 
(mot prciquo exclus, pool.) ; 
antplus, a, um (propr. - éten- 
du, grand; rfoù abondant •], 
adj. Cic. Plin. (ox. : proemia 
ampliorci. Cic. [do or., I, It, 13]; 

fiecunia amplior. Plin. j. [ep., 
II, 11. amptlssimx fortanœ. 
Cic. [in Verr., II, 5, 8, IS]). IVo- 
ducciou abondante, ubertas, 
Cic. Provision abondante, uber- 
tas. Cic. Etre abondant, af- 
ûuërc, intr. Sali. (Cat., 36, i); 
Lii-. JIl, 26). Voy. adond.^sce. 
De Targentqui n'est pas — ,pccu- 
nia non supfr(lacns. Sen. (be- 
nef. I, II). Faire d'abondantes 

gromesses, prolLve promitt^re. 
ic. (ad fara., VII. 5). 1 Qui 
posséae qqcli. au delà do ses 
besoins. AbuDdans, antis, 
adj. Cic. (Voy. AnoNDAscE); re- 
fertus, a, um, (- abondant en 
qqch. •), p. adj. (av. un compl. 
à l'abl.), Cic. (ex. : insula De- 
losrefertadii-itiis.Cic. [de imp. 
Cn. Pomp., 181; annus rcft'Wus 
pecanià. Cic. \in Verr., II, !', 
10, 37J; le compl. peut aussi se 
mettre au gén. : ex. refcriam 
esse Grxciam scélérat issiino- 
ram hominum. Cic. [p. Plane., 
il, 98]; enfin l'adj. peut s'em- 
ployer sans complément, c.-à-d. 
absol., ex ; pro a'rario illo ma- 
joram vetcre ac refcrto. Cic. 
[in Verr., II, 2, 2, 6]) : fertilis, 
e, adj. (avos un compl. au 
gén.). Cic. Liv. (ex. : muUos 
fertiles agros alios aliorum 
fractaam. Cic. Gallia fertilis 
hominum frugumque. Liv. [V, 
3J4]i ; locuples, etis, adj. Cic. 
(ex. : Latinam linguarn loca- 
pletiorem etiam essc'/Uam Grœ- 
cam. Cic. [do fin., I, 3, 10]) ; 
opimus, a, um, adj. Cic. 
(Ex. : regio opima et fertilis. 
Cic. [do imp. Cn. Pomp., 6]; 
Tasculanus ager opimus copiis. 
Lii-.) ; benignus, a, um, 
(propr. M qui rond beaucoup -, 
dans la langue do l'empire et 
dans qqs locut. seul.), adj. /.iV. 
Sen. (ox. : benigna materies 
gratias agcndi. Liv. [XLI1,38]; 
beni'jnior materia. San. [de 
ira, II, I, 1]; materia risus 6e- 
nignissima. Sen. [do const. 18 
pr.]). Il L'idée de notre adj. 
" abondant » est quelquefois 
rendue aussi par les adjectifs en 
— 0SU.5, ox : aijuosas, ■ abon- 
dant en eau •, pluviosas, 
■ abondant cn pluio -, etc. 
Il (En pari, du stylo.) Fluens, 
eniis, p. adj. (ex. : tracta 
quidam et fluens expetitar, 
non ttsec contorfa et acris ora- 
iio. Cic. [or., 58, 108] ; copio- 
SUS, a, um, adj. Cic. (ex. : 
dUputatio copiosa. Cic. [Ac. 
pr. Il, 10, 3 I]; oralio multa et 
varia etc. Cic. [do or., II, 53, 
2I/<]. Qui a l'éloqunucd abon- 
dant; : copiosus homo ad di- 
cendum. Cic. [p. Cxc, 23, C-'i]; 
in dieendo copiosus. Cic. [in 



ABO 

Verr., II, 1, 36, 88]; orator co- 
piosior. Cic. [deor., 111,36, IÏ91; 
homo coBJosus. Cic. [de or.. II. 
18, 75]; vir c. Liv. [XLV, 55]. 
Quint. [II, 12, U; I\. 3, T/.]); 
uber, rjs, adj. Cic. (ex. : eum 
[Socraten\] uherem et facan- 
dum fuisse. Cic. [or., It, 15]; 
nu//as feractor in pkilosoplna 
locus est nec uberior quam de 
offiàis. Cic. [oIT.. III, % 5]; guis 
uberior ira dicendoPlatone?Cic. 
[Brut., 31, 121]); opimus, a, 
um, adj. Cic. (ex. ; opimum 
quoddani et tanquam adipale 
gcnus. Cic. [or.. 8] ; latus, a, 
um, adj. Cic. Liv. Quint, (ex.: 
lata oratio. Cic. [Urut., 31, 
120] ; latus sermo. Quint. [V, 
lli, 33]; latus .-Esc'iincs. Quint. 
[XII, 10, 33] 1 ; fusus, a, um, 
adj. Cic. Quint. ( -x. : gcnus 
sermonis non lii/uidum, non 
fusum ac profluens. Cic. [do 
or.. II, 38, I5'JJ ; fusus Ilero- 
dotas. Quint. [X, I, 33]); fre- 
quentatus, a, um, adj. Cic. 
(ex. : aliud gcnus est non 
tam sententiis frcquentatum 
quam verbis volucre atqua in- 
citât um. Cic. [Brut., 95, 325]); 
proOuens, entis, adj. Cic. 
Tac. (ex. : proflu'-'ns loquaci- 
tas. Cic. [do or., III, 1*8, 183] ; 
pr. quiddam habuit Carbo et 
canorum. Cic. [do or., III, 7, 
28] ; pr. eloquentia. Tac. (ann., 
XIll, 3] ; Hatcrii canorum illud 
et profluens. Tac. [ann., IV. 
61]). Trop abondant, redun- 
dans, antis, p. adj. Cic. (ex.: 
Asiatici oratores param prcssi 
et nimis rcdundantes. Cic. 
(^Brut., 13, 51] ; red. orator. 
Cic. [or., 13] ; verbis efferves- 
centibus et paullo nimium re- 
dundantibus. Cic. [do or., II, 
21, 51] ; oratio nec redundans 
nec circum.flu:ns . Cic. [Brut., 
55, 203]); multus, a, um, 
adj. Cic. (ex. : aut inconcinnus 
aut multus. Cic. [do or., II, 
i, 17]). Etre trop abondant, re- 
dundare, intr. Cic. (ex. : 
Stesichorus redandat atque ef- 
fundiiur. Quint. [X, 1, 62]). Peu 
abondant, jejunus, a, um 
(propr. " à jeun, maigre »), 
adj. Cic. (ex. : jejuna oratio. 
Cic. ; /. concert atio verborum 
[do or., II, 16, 0^] ; si quis 
aut Antoniam jcjuniorem aut 
Crassum fuisse plenioram pu- 
tct. Cic. [do or., III, U, 10] ; 
pauper, eris, adj. Quint. [c\. : 
jcjana ac pauper eloquentia. 
Quint. [X, 5, 5] ; mais avec un 
nom do cli. pauper est plutôt 
po"tique); angustus, a, um 
(propr. " qui est à. l'étroit "), 
adj. Cic. (ex. : an'/usta quœdam 
oratio. Cic. [Or., :,G. 187]) ; 
tenuis, e (propr. - mince -), 
adj. Cic. Quint, (ex. : tenuis 
sermo. Cic. [do or., I, 13, 57]. 
Quin^ [VIII, 3, 18] ; gramma- 
tica, ars tenuis ac jcjana. 
Qaint. [I, h, 5)]. 



.\B0 

abonder (lat. abunrfarc), v 
intr. Etre en très grande quan 
titr. Abundare, intr. Citia 
Piin. Quint, (ox. : sive deea 
naturœ quippiam sive abunda 
atque afflutt. Cic. [de div., ] 
29. 61] ; abundabant et prce 
miel et opéra vita'. Plin. [Û. N, 
XIV, nroœm. U]) ; afûuëre 
intr. bail. Liv. (ex. : rum.. 
divitix... affluèrent. Sali. [Cat. 
36, U] ; nist ejfuse opes afflue 
rent. Liv. [111, 26] ; reduB 
dare, intr. Cic. Tac. Eum. (ex. 
qaod redundat. Cic. ap. Non 
[p. 3Sli, 17J ; in quibus neqti 
abesse quicquam decot neqa 
redundare. Cic. [do or.. Il, 19] 
quod qaidem bonam mihi nun 
deniqac redundat. Cic. [ad Q 
fr., 3, 9] ; si vendemia rcdun 
dassef. Eum. [grat. act. 13].) 
scatére et scdiëre, intr. Plin 
(ex. : cuniculi scatent in His 
pania. Plin. [VIII, 58]). || (Loc 
prov. emprunt, à la langue d 
droit.) Ce qui abonde no vici 
pas, quod abiindat non vitial 
Jet. {c.-à-d. abondance de bien 
ne nuit pas).1 (En pari, d'un 
pors. ou d une région.) Avoi 
qqcli. on quantité plus qu 
suffisante. Abundare, v. inti 
Ter. Cic. (ex. : ab. diviliis. Tet 
[hoaut. III. 2, 17] ; ab. reba 
omnibus. Cic. [in Vorr., II, i 
1.3]) ; afûuëre, intr. Pitut. Cit 
[ox. : frumcnto affluëre. Plaul 
[Pseud., 1, 2, 57] ; affl. volup 
tatibus. Cic. [do fin.. II, 2f 
9 11 ; circumïluëre. Cic. (sx 
rcous omnibus undique erepti 
circamfiuëre atqae abundare 
Cic. [in Verr., II, 3, /., 9] ; cir 
cumflaâre omnibus copiis. Cit 
[or., 15, 52]. Voy. adondam 

MENT, ABONDANCE Ot ABONDANT 

Qui abonde en ... Voy. adonoani 
Il (Abs., mais sun. dans 1 
lang. arch.) Abonder, c.-à-c 
être riche, abundare, inti 
Cic. (ox. : quorirra et absente 
adsunt et egentes abundani 
Cic. [or., 7, 2:i] ; Cajetam, i 
quando abundare cœpero, or 
nabo. Cic. (ad Att., 1, '.. 3]). 
Fig. Abonder dans son son 
{c.-à-d. tenir à sa m.iniiTo d 
voir plus qu'il n'est convnabl 
ou nccossaire), senteniium te 
ncre mordicus (cf. Cic. Acad 
pr., II, 16, 51 ; do fm., I\ 
28, 78). 

abonnement, s. m. Contra 
stipulant un prix limité. Re 
demptio ccrià pecuniâ fact 
(d'apr. Cic), Prendre un abon 
Moment, paclionein [de uliqil 
re) facerc cerlo prelio. (d'ap 
Cic. ; mais ce no son: que d 
é(iuivalcnts). 

abonner, v. tr. (Arcli.) Limite 
(p. abornor). 'Icrminare. Cic 
Definire. Cic. Voy. iionMin. 
Fixer uno rodovanco limitée 
certam mcrcedis moduin cens- 
tituëre. S'abonnor (c. à d. con- 
venir avec quoiqu'un d'une ro- 



V 



ABO 

ievance limiléo), pactionem 
cam allqao ccrtù pecamâ (a- 
cè^c.^ S abonnor h une cliosa 
(c -â-à. s'en assui-^r la jouis- 
sanca au prix d'iino redevance 
limitéo), alicujiis rei usum, 
certà mercede ]>aclu, sibi pro- 
vidcre. \\ Fig. ot famil. Etre 
abonné à un mal [c.-a-d. on 
éprouver les effets fréquemment 
9t réauliiTemont), a/i^uo morbo 
tanqaam in morem addacto 
laburare. 

bonnir, v. tr. Rendre moil- 
lour. améliorer. Voy. ces mots. 
<| 1'. iritc. Devenir meilleur. Il 
abonnit, mclior ^i. Hor. 
ibonnissement, s. m. Le fait 
d'abonnir ou do s'abonnir. 

Voy. AMÉLIORATION. 

ibord, s. m. Action d'arriver 
au bord, do touclier au rivage. 
Appulsus, ûs, m. Liv. 
Tac. (e.\. : aiïr/uem portabus 
et IKorum appiilsa arcère. Lw. 
[XXVII, 30, /] ; au plur. dans 
Tac. [ann., II, 6. faciles appal- 
jus] ; terme toclin. uniquement 
emoloyé pour les choses do la 
navigation) ,■ on lui substitue 
div. équivalents, ex. : à notre 
abord, uhi primnm appalimas. 
Cscs. Liv. Leur abord fut bien 

E rompt, celerrime appalerant. 
iv. Port dont l'abord exige un 
long circuit, por/us ad (jaenx 
non classistappelli possit, nisi 
latc circamvccfa) ; accessus, 
ûs, m.Aact. b. A(r. Liv. Virg. 
Saet. (ex. : ace. mai'tiimns, pe- 
desier. Aact. b. Afr.^ [26. ;a] ; 
ace. commodior. Liv.; almni 
infra navibus acccssam petcre. 
Liv.; accessum ad insulam c.v- 
plorare. Saet.) 1 Action d'arri- 
ver qq. part. AditUS, ÛS, m. 
Cic. Liv. (ex. : ad'itns liions. 
Cic. [inVerr., II., 5, 32,85]; arf. 
pniam. Liv. [XLII, 6]; ils firent 
un énorme amas do pierres en 
avant des portes pour en em- 
pêcher l'abord, ingesserunt 
molem lapidum immensam qaa 
adita? ad portas prœcladcre- 
tur); accessus, ûs,ra.Ctc.(ox.: 
acccssas ad locam. Cic. [cf. p. 
Mil., 19, 52] ; mis facilis per 
qaœlibet vada accessus. Quint. 
[.XII, 10, 37]). Il Accès à un liou. 
AditUS, ûs, m. Cœs. Cic. [ox. 
aditas insala; maniti. Cic. [in 
Verr., II, U, 16, 13] ; loca, por- 
tas, aditas cognoscere. Ca-s. 
[B. G., IV, 20] ; aditas pontis. 
Liv [II, 10]- omnes aditas 
claiidcre. C'ic. [Piiil., I, 10, 2.5] 
ou intcrcladëre. Cic. [ad fam., 
XV, h, ii]). Il Arrivée de qqn 
quelque part. Accessus, ÛS, 
m. Cic. (ex.: ace. taus. Cic. 
[ad .Mt., II, 1, 1] ; ace. noc- 
tarnas. Cic. [p. Mil., 19, 52]); 
adventus, ûs, m. Cic. Ca's. 
voy. ARRIVÉE. Régaler l'abord 
do qqn d'une historiette, ad- 
ventanii alicai lepidam nar- 
rare ^abe/'a»!. I] (Arch.) Grand 
abord, (.\fflusnce de personnes 



ABO 

ou de marchandises). ConcuT- 
sus, ûs, m. Cœs, Cic. Liv. 
(ex. : magni mercatorum c.on- 
carsus [nom. pi.] in urbem. 
Liv ■ fit concarsas in prxto- 
rium. Caes. [B. G., I, 7GJ ; con- 
carsas in foram a tota arbe. 
Liv. [Il, 56] ) ; frequentia, 
X, f. Cic. (ex. : (reqiientm ho- 
minam. Cic. [am., 23, 87]; ire- 

laentia negotiatoram. Hall. 

Jug, /.7, 2] ; hujasce vestiba- 
lam ma.vimâ cotidie frenuentiâ 
civiamcclebratar. Cic. [do or., 

1, i.5, 200]); celebTitas, atis, f. 
Cic. (ex. : celcbritas viroram ac 
mulieram. Cic. [de leg. II, 26, 
65] ; c. audien(iuna. Qamt. [I. 

2, 29] ; lieu d'un grand abord, 
iocus 'magnâ hoimnam fre- 
qaentiâ celeberrimas. Cic. ; ce 
lieu est d'un très grand abord, 
habet locas celebritatem ma.ri- 
mam. Cic. [ad Att., XIII, 29, 
2] ; ce lieu n'est point d'un 
grand abord, Uabet iocus cele- 
britatem nullam. Cic. [ibi- 
dem.]); afûuentia, se, f. Cic. 
Plin. j. (ex. : aff. omnium re- 
nim. Cic. [de leg. agr. II, 35, 
9i.] ; aff. annonœ. Plm. j. [pan. 
291). 1 Action d'aller trouver 
quelqu'un. AditUS, ùs,m.Cic. 
(ox. : fuir l'abord do qqn., 
alicajas aditum {agëre. Cic; 
éviter leur abord et leur en- 
tretien, defagëre eorum adi- 
tam si-rmonenique. Cœs. [B. G., 
VI, 13] ; congressio, onis, 
f. Cic. (ex. : aliqaem ab alica- 
i'as non modo familiaritate 
sed ctiam congressione prohi- 
bere. Cic.) ; congressus, ûs, 
m. Cic. Val.-Ma.x. (ox. : souhai- 
ter l'abord de qqn. aliciijus 
congressum optare. Cic. ; la vue 
et l'abord de ce grand homme, 
conspectas et congressas tanti 
viri. Val.-Max.) ; occursus, 
ûs, m. Lii'. l'ac. (ox. : occ. ko- 
minam. Liv. [V, 1.1] ; alicuias 
occarsam vitare. Tac. [ann., 
IV, 61] ou declinare. Tac. [ann., 
III, 85]). 11 est d'abord facile, 
faciles sunt ad eum aditas (cf. 
Cic, de imp. On. Pomp., \h, 
U\). Son abord a toujours été 
difficile, aditas ad eam semper 
diftlciles faerant. (cf. Cic, ad 
fam., VI, 13, 3). Empêcher l'a- 
bord de qqn, omnes aditas ad 
aliqaem intercladère. Cic. (p. 
Rose. Am., 38, 110). |1 Manière 
d'être de la personne qu'on va 
trouver. Facics, ci, f. Cic. Sali. 
Tac. Frons, froniis, f. Cic. Son 
abord était tranquille ot sj- 
rein, Cjus frons erat iranquilla 
et serena. Cic. [Tusc, III, 15, 
31]. Son abord ne se peut souf- 
frir, odiosiis adeantibas lide- 
tar. Son abord avait quelque 
chose do charmant, in ejas 
fronte eratjacanditas qaœdam. 

Il Action d'attaquer. Congres- 
sus, ÙS, m. Cic. Dans le pre- 
mier abord, in primo con- 
grcssa. C»s. L'— des enne- 



ABO 



13 



mis, liostiam congressus. Liv. 
Avant r — , ante congressum, 
Cic. Etre mis on déroute au 
premier — , primo congrcssu 
pelli fagariqae. Sali. \\ (Absol.) 
A r — , dans 1' — , au premier 
— , dans le premier — , d' — , 
dès r — , primo congressu ou 
in primo congressa. Cœs. Sali. 
Liv. I Par ext. (loc. adv.) Du 
premier — (arch.), primo 
accessu ou congressa. Liv. Au 
premier abord ou de prima 
abord, primo aspeciu. Cic. 
prima fronte ; prima specie. 
Cic. Qaint. prima facie. S'en. 
rh. Sen. (ex. : qaoram nul- 
lam est tam mirabile quam 
prima facie videtar. Sen. ; di- 
cebat qaosdam colores prima 
facie daros. Sen. rh.) ; primo 
congressa. Liv. D'abord (c.-o- 
d. du commencement), initio. 
Ter. primam. Cic 'lout d'a- 
bord, primam omnium. Plaut. 
Ter. Cic. ou primam. Cic. 
(dans une énumération); primo 
(opposé à dein, deinde, pjost ou 
postea etc., dans une succes- 
sion de faits). Ter. Cic. Sali. 
Liv. Arch. : dans l'abord, dès 
l'abord, initio. Ter. primam. 
Cic. in primo. Cic. Liv. ax 
primo. Plin. D'abord après 
{c.-àd. aussitôt après), statim 
post. Cic. D'abord que {c.-d-d. 
aussitôt quel. Voy. aussitôt. || 
L'idée do d aboud est souveat 
rendue par les particubs prae 
ou pro en composition, ex. : 
Gagner d'abord les esprits, 
prœoccapare animos. Liv. Su 
rendre maître d'abord. ..,prœoc- 
capare [iter. Cœs. saltam. 
Nep. loca. Liv.) Se tourner d'a- 
bord vers..., prœverti in {ali- 
qaem.) Cato. Cart. Qaint. .\ller 
d'abord à Rome, prœire Ro- 
mam. Liv. Prononcer d'abord 
une formule, prœire verba, 
Carmen. Liv. Etablir d'abord, 
proponere. Cic. (de inv., 1, 70, 
72). 

abordable, adj. Où Ion peut 
aborder (au pr.), qao classi 
(ou navibas) appelli potest. 
Liv. ou simpl. qao appelli 
potest. Cic. Liv. Il prétend 
que l'Afrique n'est pas — , 
negat aditum esse in Africam. 
Liv. Le rocher n'est abordable 
que par un côté, petra anum 
aditum habet. Cart. (VII, 11, 
H). Place très commodé- 
ment — , oppidum fidissimam 
appulsa. Tac. (Ann., III, 1). f 
(En pari, d'une pers.) Qui su 
laisse approcher, ad qiiem fot- 
cilis est aditas. Cic ou ad quer» 
faciles sunt aditas. Cic. (do imp 
Cn. Pomp., U, hl) ; (on peut 
emplover aussi l'adj, exposi- 
tus, à, um. Plin. j. (ex. : est 
obvias et expositus plenusqae 
hamunitate. Plin. j. [op., XI, 
10, 2]). Il est assez difficilement 
ahordablo, aditas ad eum sunt 
I dif^ciliores. Cic. (ad Att., V, 



u 



ABO 



8, V. Il est — k tout la monde, 
omms eum adiie passant. Il 
n'est — à personne, aditus 
ad eum intcrclasi stint. (cf. 
Cic, p. Rose. Ain., 38, 110). 
abordage, s. m. Action d'abor- 
der ^eii pari, de navires qui se 
heurtent par accident ou dans 
un combat^ Concursas, as, m. 
CsBs. Ojjensio, onis, (. Cic. 
Conftictas, ùs, m. Cic. (seul, à 
Tablât.). ConlUctio, onis, f. 
Qaint. (rare). (Que) lesdeu.K (na- 
vires' souffrirent beaucoup de 
l'abordage, (ut) vehementer 
utraque ejc concarsa laboraret. 
Cxs. (B. C, U, 6, 5). Aller à 
T — , ferreaa manas (ou luirpa- 
gones, « grappins «) in navem 
injicêre, Ca-s. (B. C, I, 57 . 
Monter à l'abordaso des navi- 
res ennemis, in hostiam naves 
iranscendêre. Cœs. lli. G., III, 
15, 1). \ . . 

abordée, s. f. Action d'aborder. 

Voy. ABORD. 

aborder, v. tr. ot intr. Venir 
au bord, au rivage. Appelle- 
Te, intr. Os. Liv. (ex. : suh 
^ccasam solis in portiim classe 
appellëre. Liv. (XXX, 10, 9]; 
appalit ad eam locam. Ca-s. 
[B. C, III, 23]; ad insulam ap- 
pellëre. Liv. [XXXVII, 21, 7]); 
appela, pass. Cic. Liv. (ex. : 
eo appdlitar navis. Cic. [ad 
Att., XIII, 21]; eum ad villam 
nostrain navis appelleretur . 
Cic. [in Verr., II, 5, 33, êr,]; 
classis Pachynam appalsa.Cœs. 
[B. C, II, KJ]; appuhà ad pro- 
ximum litas trirème. Liv. [IX, 
38, 2], classe ad Eabœam ap- 
palsâ. Nep. [.Milt. i, 2] etc.); 
applicare (s.-e. navem ou na- 
ves), intr. Liv. (ex. : dam ap- 
piicant. Liv. [XXVI, ItU. Il];ef. 
Aact. b. Ilisp. [37 fin.]; Justin. 
[II, A, 21]; ut quocamque litore 
applicaisse naves hostiam au- 
dissent. Liv. [XLIV, 3i. U]), et 
(poét.) appLicari, passif (com- 
me appelli). Uor. Ov.; adver- 
tere (s.-ent. proram ou navem), 
intr. Virg. Ov. SU. (tour exclu- 
siv. poét.) ; attÎDgëre {ierram 
navihas). Cses. (ex. : cam pri- 
mis nivibus Briianniam atti- 
gU. Ces. [B. G., IV, 23]). Faire 
aborder, appellëre, tr. Cic. 
Nep. Liv. (ex. : cam ad Pelo- I 
ponnesum clj.ssem appalisaet. 
Cic. [de nat. deor., III, i3. 83]; 
(i ille ad eam ripam... naves 
appulisset. Cic. [l'hil, II, U, 
26]; eum classem ad Ciliciam 
appulisset. Nep. [ Thrasyb., 
It, Uy, eo anno Alexandrum 
Epin regem in Italiam clas- 
tem appulisse constat. Liv. 
rvill, 3, C] etc.) ; appllcare 
(naves, navem, navigia, clas- 
tem, ratem, etc.). Cic. Cêes. 
Liv. Curt. (ex. : naves ad Ue- 
ra-um apphoare. Liv. [X.XXIII, 
17] ; appl. naves terne. Liv. 
fXXVIl}, 17. I3];cf. Os., B. C, 
111, 101 ; Uv., XXXVII, 12, 10 ; 



ABO 

Cart., IV. 5, 21 ; IX, U, U,et«.) ; 
advertëre \clafsem). Liv. (ex. : 
adv. chtfffm in portum. Liv. 
[.\XXVIl.i). 71). Aborder (c-à-t/. 
prendre terre), ierram tenêre. 
Cic. (har. resp., 11). Liv. 
(XXXVII, 16). Aborder (c.-à-d. 
entrer au port) tenërc portum. 
Cic. ^ad fam., I, 9, O;!). Empé- 
clier quelqu'un d'aborder dans 
les ports et sur les cotes, ali- 
quem portubas et litoran\ ap- 
pulsu arcëre. Liv. (XXVII. 30, 
7). 1 Venir ou arriver quelque 
part. Adiré, intr. et (post- 
class.) tr. PUiut. Ter. Cic. Liv. 
(ex. : adiré ad urbem. Cic. [in 
Verr., II, i, 11, 2G] ; adiré hac. 
Plaut. [truc, II, 7, 6 11 r adiré 
quoquam. Sali. [Jug., lO] ; ad. 
ad urbem e.v Italia. Cic. (in 
Verr., 11, A, ll,2tj] ; adiré op- 
pida castellaque munita. Sali. 
(Jug.. 9.'i]) ; accedëre, intr. 
Cic. Liv. (ex. : ace. in Appu- 
liam. Cic. [ad fam., 1, 10] ; 
nai-es inter Albingaunos Ligu- 
res Genuamque accesserunt. 
Liv. [XXIX, 25, 2]) ; tangërc, 
tr. Cic. Uor. Ov. (ei. : simul ac 
tetigit provinciam. Cic. fin 
Verr., I, 10,27 ^ cf. ad Att., VI, 
1,6]); attingere, tr. Cic. Nep. 
(ex. : att. .Asiam Cic. [ad Q. 
l'r., I, 1,8, 2ii] ; pûst dicm ter- 
tium quam Siciliam attigerat. 
Nep. [Dion, 5, 3] ; ot au fig. 
att. forum," aborder la poli- 
tique ». Cic. [ad l'am., V, 8, 3 ; 
p. Mur., 9, 21] ; att. sera ac 
leviter litteras Grxcas. Cic. 
[de or., I, 18, 82]). Fig. Abor- 
der l'étude", ingredi studia. 
Quint. (I, 10, 2); la politique, in 
rem publicam ingredi. Auct. b. 
Afr. 22. Il Aborder quelqu'un 
(c.-à-d. aller vers qqn pour lui 
parler), adiré ad aliquem. 
Plaut. Ter. Cic. Nep. ou adiré 
aliquem. Ter. Cic. (mais l'e.\- 
pression signifie plutôt « aller 
trouver quelqu'un pour lui de- 
mander qqcli. » ot suppose 
qu'on se rend chez lui ou au- 
près de lui en solliciteur) ; ac- 
cedëre ad aliquem. (propr. 
■ s'avancer vers qqn -). Ter. 
Cic; a^gredî ad aliquem ou 
aggredi aliquem (propr. « aller 
trouver, aborder qqn -). Plaut. 
Cic. (ex. : quin ad hanc aggre- 
dimar? PÎaa*. [.\sin., III, 3, 
90]; aggredior hominem. Plaut. 
[Cure., II, 3, 59] ; Locustam 
aggredior ? Cic. [ad Q. fr., III, 
1, 2, il)] ; congredi aliquem 
îpr. " se rapprocher do qqn «), 
Plaut. Ter. Cic. Nep. Sali. Liv.; 
convenire aliqw;m [propr. 
" rencontrer qqn ■). Cic. (ox. : 
conven. Balbum. Cic. [ad l'am., 
IX, U, 1; ef, sen. 23, 8] ; coni'. 
Atiliam spargentem semen. Cic. 
[p. Rose. Am., 18, 50]; Romam 
rediens ab nuntio u.xoris con- 
venHar. Liv. [I, 58]; com- 
pellare alitjuem, (pr. « adres- 
ser la parole à qqn en l'abor- 



ABO 

dant»). Plaut. (Rud., IV, 7, I) 
comp. aliquem blande ou (".i- 
miliariter. Plaut. (i'aen., 111 
3. 72; Men.. Il, 3, Xi) ; compi 
aliquem noininc. Liv. (X, lo 
13). (L'expression appartient i 
la laugue fumiliàre et ne pft 
raît pas se rencontrer dans li 
prosj classique. )S'aborder, COO- 
gredi. Plaut. Cic. ou mieu» 
congredi inter se. Liv. 
Aborder qqn (avec une ia- 
tention hostile) ; qqf. adi> 
re (cf. : nuno prior adita 
tu : ego in insidiis hic ero. Ter. 
[Phorm., I, I,. où] ; adeaniU 
tcmpus definiunt. Cxs. [B. G., 
VU, 8,31; aggredi, dcp. tr. 
Plaut. Cœs. Cic. Sali. etc. (ex.: 
huic insidiœparata' sunt : pro- 
be aggrediar viram. Plaut. 
[Pera., IV, 3, 12]: quis aadeat... 
illustrem aggredi! Cïc. [Phil., 
XII, 10, 25]; Ilclvctios impedi- 
tos aggressus. Cœs. [B. G., 1, 
12, 3]; unus aggressuras es 
llannibaUm? Liv. [.X-VIII, 9, 61; 
do même : muru;/i aggredi. SaÙ. 
[Jug., 57, U]) ; congredi cam 
uliquo [pr. - aborder qqn pour 
on venir aux mains avec lui »). 
Plaut. Cic. ap. Gell. Cœs. (B, 
G., I, 39; .40; VII, 65). Nep. 
Liv. etc.; congredi contra 
aliquem [propr. •• aborder qqn 
en ennemi "). Cic. (p. I.ig., 3,9). 
S'aborder, conciirrëre, intr. 
Cœs. Liv, Los cavaliers s'abor 
dent, concaiTunt cqailes inter 
se. Cœs. On s'aborde do part et 
d'autre avec do grands cris, 
utrinqae magno clamore con- 
carritar. Liv. Les vaisseaux qui 
les premiers do la ligne s'étaient 
abordés, qaœ primse agm,inis 
concurrerant inter se. Liv. | 
(Loc. adv. arch.) .\ l'aborder (c.- 
à-d. quand on aborde), ubiqais 
convenilar. Liv. \\ Fig. Aborder 
un sujet [c.-à-d. entreprendre 
de le traitor), aggredi (abs.) 
et aggredi ad aliqaid. Plant. 
Cic. (ex. : in omnibus negotiis, 
priasquam aggrediare, adhi- 
benda est prœparatio. Cic, [da 
oIT., I, 21, 75]; priasquam ag- 
grediainur ad leges singulas. 
Cic. [de leg.. Il, U, 8]; aggre- 
diar ad criinan cam illa depre- 
catione, Jadices.Cic. [p. Gluenc, 
3, 8]; a. ad dispatationem, Cic. 
[do nat. door., III, 3, 7J; ag- 
gredi aiujuid. Plaut. Cic. (ox : 
a. ancipitem causam. Cic. [de 
or.,II,/i'i,I8G] ;a. majoraet nia- 
gis aspera. Sali. [Jug., 89, 23j, 
ingredi, dép. tr. Sali. Liv. 
Tac. (ex. : ingredi rem. Liv. 
[XXXVIII, 5i; XLV, 23]; ing. 
eadem, « aborder la même en- 
treprise ». SaU. [Jug., A2, I]; 
ingr. defensionem. Tao. [ann., 
XV, 2]; tangëre, tr. Cic. (ex. : 
abi AristotcTes iata tetigit. Cic. 
[Acad. pr. Il, AA, 136]; breviter 
unumqiiodque tangam. Cic. [p. 
Rose. Am., 30, 83]; attingere, 
tr. Cic. (ex. : ait. rem milita- 



ABO 

rem, • aljordor la quustion mi- 
litaire " [cf. Cïc, de lea. agr., 
il, 12, 30]; aliiiuid breviter 
pèrstringërc alinie atlingëre 
Cic. [de or.. II. /« ', 201]; yuas 
res no^... gessiiiius, versibas 
aliigil /l'c atqae inchoavit, 
• Archias a abordé l'entreprise 
de composer un poème sur mon 
consulat -. Cic. [p. Arcli., 11, 
28]). 1 Aborder un navire. Voy. 
ABORDACE. S'— (en pari, de doux 
navires), inter seconfigëre. Cœs. 
(ex. : illie [naves] adeo gravi- 
ter inter se incilatœ conpixe- 
rant, at vehementer airauue 
ex concarsa laboraret. C'a-s. [ B. 
C.,II, 6, 5]). Les navires s'abor- 
dent, colliâantar inter se na- 
ves. Curt. 

aborigène, s. m. et adj. Indi- 
gena, œ, m. Virg. Liv. Col. 
(ex. : Pœnas hostis, ne Africœ 
qaidem indigena. Liv. [XXIIl, 
5, 11]; ne majores qaidem eo- 
rum indigenas sed advenus Ita- 
liœ caltores. Liv. Les Abori- 
gènes (peuple primitii' du La- 
Uum), Aborigines. Cato ap. 
Serv. Varr. Cic. Sali. Liv. 
FUn. 1 Adj. Né dans le pays, 
gui apad nos nasciiar ou gi- 
gnitar; qqf. indigena pris com- 
me adj. (ex. : indigena bos, 
aper. Ov.). 

ubornement, s. m. Délimita- 
tion. Voy. co mot. 

tabomer, v. tr. Délimiter, Voy. 

BORNER et DÉLIMITER. 

abortif, ive, adj. Qui a avorté 
(arch.). Abortivixs, a, um. Mart. 
Solin. œuf— ^dans lequel pour- 
rit un poussin qui ne peut 
éclore), abortivam ovam. Mart. 
[VI, 93]. 1 Qui fait avorter. 
Abortivas, a, am, adj. Plin. 
Juv. Phthorias, a, am (çdopio;), 
adj. Plin. Remède — , aborti- 
vam medicamentam. Plin. et 
subst. abortivam, i, n. Jtiv. 
Vin — plUhoriam vinam. Plin. 
(XIV, 110). 

BAOucber, v. tr. (Arch.) Faire 
tomber bouche contre terre, in 
terram corpus pronum abjicë- 
re (d'apr.Cupt.)l Faire rencon- 
trer bouche à bouche, mettre 
face à face (en conférence). Il 
essaya de les — , pour qu'ils 
pussent trancher leur diffé- 
rend, [Scipionem et Hasdra- 
balem) contrahëre ad cûllo- 
qaium dirimendaram. simulta- 
tium causa est conatas. Liv. 
XXVIII, 18, 2). S'— avec qqn, 
convenire aliqaem, venire in 
alicajas congressam collo- 
quiamqae. Cic. (Phil., 12, II, 
26) ou pervenire ad congres- 
sam coUoquiamqae alicajas. 
Cic. (Phil., 9, 1, 2). Liv. (Di- 
sant) qu'il avait besoin de s'a- 
boucher avec son maître, opus 
esse sibi domino e/os convento. 
Liv. (VII, 5). S'— avec les ad- 
versaires de qqn, convenire 
adversarios alicajas. Nep. 
(Dion. 8, U) Abouche-toi avec 



ABO 

Otlion, OtliOncm vide. Cic, Tu 
t'aboucheras avec lui, honxinKtn 
vidfbis. Cic. (cf. rogo, mane 
Plinium videas domi. Plin. j.). 
1 (T. tecliii.). Introduis un tube 
en fer qui s'abouche à la cuve, 
fistalam. (erream indito, qase... 
conveniat in capam. Cato. (K. 
U. 21, 2). 

abougrir, v. intr. Voy. rabou- 
grir. 

aboutir, v. intr. Former un 
bout.DeSi'nëre, intr. Co/.Piin. 
Amm. Exire, intr. Liv. Col. 
Plin. La construction aboutit 
en pointe, stractara in artias 
cogitur. Curt. (VII, 3, 91. Une 
longue queue aboutissant en 
pointe, cauda prsslonga in te- 
nuitatem desinens. Plin (VIII, 
33). Une barbe inculte abou- 
tissant en pointe, Idrsata bar- 
ba in acatam desinens. Amm. 
Qui aboutit à une pointe, aca- 
tus, a, um, adj. Cic. Ilor. Plin.; 
prœacatas, a, am, adj. Cato. 
Cœs. (ex. : prasacatas surculas. 
Cato [r. r., itO, 2; 3]; pr. cacu- 
mina. Cœs. [B. G., Vît, 73] ; 
pr. tigna. Cœs. [ibid., IV, 17J : 
pr. sades. Sali. [Cat., 56] ; Cœs. 
[U. C, I, 17, 3]) ; fastigatas, 
a. uni, p. adj. Liv. Vitr. Plin. 
Solin. Amm. (ex. : quant à la 
colline elle est en forme de 
pyramide à base assez large 
aboutissant en pointe, ipse collis 
est in modam meîse in acatam 
cacamen a fando satis lato 
(astigatas, Liv, [.XXXVIII, 27]). 
Un trouve aussi : acajninatus, 
a, um, p. adj. Piin, [H. N.,XI,2, 
3 ; XVIII, 35, 31.7) ; cacamina- 
tas, a, um, p. adj. Plin, (H. 
N. X. 52] ; cuspidatas, a, um, 
p. adj. Plin. [H. N. XI, 126; 
XVIII, 179) ; macronatas, a, 
am. adj. Plin, (ex. : mucronata 
folia. Plin. [H. N., X.VV, 13] ; 
muer, rostram, Plin. [ib., 
XXXII, 2, 61) • spicalatas, a, 
am, p. adj Solin. (ex. : spica- 
lata cauda. Solin. 52). Les 
feuilles aboutissent en pointe, 
folia in exilitatem fastigantar. 
Plin. (H. N., XXIV, 1;'). Nez 
aboutissant en pointe, nasas 
ab imo dedactior. Saet. (Aug., 
79). Lampr. (Diad,, 3). Faire 
aboutir en pointe, spiculare, tr. 
Plin. (XI, 2) 1 (T. d'agr.) Le 
tronc va aboutir, stirps gem- 
mascit. Col. Le tronc aboutit, 
stirps gem,mat. Varr. Cic. Col. 
ou gemmas agit. Virg. Un œil 
qui aboutit, ocuius gemmans 
Col. (IV, 2it, 16). 1 Toucher par 
un bout. Terminari, passif. 
Cic. L'œsophage aboutit au fond 
du palais, stomachus palato 
extremo terminatar. Cic. (de 
nat. deor., II, 5it, 135 ; cf. p. 
C«c. 8, 22 ; de off., I, 10, U3) ; 
tangëre, tr., Cxs. Cic. ; attin- 
gëre, tr. Cxs. (rare) ; contin- 
gêre, tr. Cœs. Cic. Mêla. Saet : 
(la levée aboutit presque au 
rempart ennemi, aggermuram 



ABO 



15 



hostiam psene contmgit. Ceet. 
Leurs champs n'aboutissent pai 
à la mer, «orum agri non con- 
tingant mare. Cic. Les llelviens 
dont le territoire aboutit à celui 
des .^rvernes, Ilelvii, qui fines 
Arvernorum contingant. Cœs. 
B. G., VII, 7) ; pertinére 
(intr.) ad (ace). Cœs. Cic. Sali. 
(La trachée-artère part des 
poumons pour aboutir à la 
bouche, arteria a pulmonibas 
usqae ad os pertinet. Cic. [do 
nat. deor., II, 59] ; — au cer- 
veau, pertinére ad cerebrum. 
Plin. [XI, 37] ; il y a un pont 
qui aboutit au territoire des 
Helvètes, pons ad ILdvetios 
pertinet. Cœs. [B. G.. 1. 6,3] ; 
les cours d'eau et les ruisseaux 
qui aboutissaient à la mer, (la- 
mina atque rivi, qui ad mare 
pertinebant.Cœs. [B. C.,1II, A9, 
!i]). Point où des routes aljou- 
tissent, ubi viœ competunt. 
Varr. (L. L., VI, 25). A condi- 
tion que les sommets abou- 
tissent au même point, si caca- 
mina in unujn competant. Col. 
(IV, 17,1). De manière à ce que 
les extrémités des lœsés cou- 
verts viennent aboutir aux tran- 
chées ouvertes, ita ut in 
patentes fossas ora hiantia 
cœcaram (ossarum competant. 
Col. (II, 2, 9). Les avenues et 
les doux chemins qui hors du 
mur aboutissaient au port, adi- 
tas atqae itinera duo, quee 
extra murum ad portum fere- 
bant. Cœs. (B. 0., I, 27, J.). La 
chemin aboutit au Véséris, 
via fert ad Veserim. Liv. 
(VIII, 8). La route aboutit au 
même point, fert via eodem. 
Plin. j. (ep., II, 17, 2). Le port 
aboutit au cœur de la ville, in 
arbis sinum portas infiait. 
Maintenant le toit de la mai- 
son aboutit gracieusement à 
celui du portique inférieur, id 
(= tectum) nonc honeste ver- 
git in tectam inferioris porti- 
cas. Cic. (ad Q. fr., III., 2, U). 
Fig. Spectare, intr. Cic. (ex. : 
cela semble devoir aboutir k 
un interrègne, res videtar 
spectare ad interregnum. Cic. 
[ad Q. fr., III, 2, 3] ; si cela 
aboutit un jour à la ruine de 
la patrie, si ad pcrniciem par- 
triœ res spectabit. Cic. [de 
o£f., II, 23, 90] ; ne voyez-vous 
pas que cela va aboutir à une 
sédition ? Nonne videtis rem 
ad seditionem spectare ? Liv. 
[XXV, 3, 19]) ; redire, intr. 
Liv. (ex. : ne voyant pas que 
co calme ne tarderait pas à 
aboutir à une guerre compli- 
quée, ncc cémentes e.votio illo 
brevi multiplex bellam redita- 
rum. Liv. (III, 68, 2) ; cadëre, 
intr. Cœs. Cic. (ex. : je me de- 
mandais avec inquiétude où 
cela aboutirait, verebar quor- 
sam id casaram esset. Cœs. Si 
la pitié Do devait pas aboutir 



10 



ABO 



& un désastre, ni misericordia 
in perniciem cosura esset. Cic. 
C«tta liberté excessive aboutit 
pour les Etats et pour les par- 
ticuliers à un excès de servi- 
tude, nimia ilta libertas et po- 
palis et privatis in nimiam 
seri-itutem aidit. Cic. [de ro 
pub. r 68] ; accidëre, intr. 
Ter. Cic. \e\. : à quoi cela 
aboutira-t-il ? Hoc qaorsum 
accidet ? Ter. Si cela doit 
aboutir à une désillusion, si 
aeciii ou a/i(er acciderit [im- 
pers.]); Cic.; eruaipère, intr. 
Cic. (ex. : leur alliauce impo- 
pulaire aboutit à une guerre 
civile, invidiosa conjanctio ad 
beliuni se erampit [fort rare et 
Doét.]. Cxi. ap. Cic. [ad fam., 
VIII, l,'i, 2] ; je me demande 
avec inquiétude où cela abou- 
tira, heec quo sint craptura 
timeo Cic. Il semble que cola 
doive aboutir àqqch., videntur 
hac aliqao eruptara. Cic. — 
il la ruine générale, à la ruine 
de l'Etat, erumpérc in omnium 
perniciem, in publicam perni- 
dem. ou ad perniciem civitatis. 
Cic.) ; evadère, intr. Cic. Liv. 
(ex. : je no sais où cela abou- 
tira, quo evasara sint, nescio. 
Cic. — à une maladie, in mor- 
bam evadère. Liv.) ; evenire, 
intr. Ter. (ex. : ne sachant où 
cela doit aboutir, ignan/s qaor- 
«om eicen<uruni hoc sit. Ter.)', 
(Absol.) Avoir un terme ou une 
terminaison. Cadëre, intr. 
Liv. (ex. : ne pas aboutir, ca- 
dêrcado\xin irritum. Liv. Tac.; 
de façon à ce que ses promesses 
n'aboutissent pas, u< irrita pro- 
misfa ejus codèrent. Liv.) ; 
cedëre, intr. h'ep. Hor. Ov. 
Quint. Suet. Flor. (ex. ■ abou- 
tir heureusement, cedëre pros- 
père. Xep. optime. Quint, 
bene. Hor. Plin. /. féliciter. 
Ov. felicissime. Quint. ; si 
l'afFaire avait abouti, si res 
cessisset. Flor. [IJ, 17, 131 ; 
aboutir mal, cedëre mate. 
Vell. ; cedëre alicui maie. Ov. ; 
— autrementqu'on no voudrait, 
cedëre secus. Plin.J.; aboutir 
assez mal, cedëre parum. 
Saet.) ; procedëre, intr. Cic. 
(ex. : si f'alTaire aboutit, sipro- 
cessit. Cic.) ; venire, intr. 
Tac. (ex. : pour que cela abou- 
tit plus vite, id quo promp- 
tias veniret. Tac. [Ann., XII, 
32extr.]; evenire, intr. Plaut. 
Cic. (ex. : — heureusement, 
evenire bene. Plaut. Cic.) ; 
proveDire, intr. Tac. Suet. 
(ex. : il conçut un dessein qui 
n'était pas d'un lâche et qui 
eût été terrible, s'il avaitabouti, 
non i^jnavum, et, si provenis- 
$et, atrox consiliam iniit. Tac. 
[hist., III, 1,1, 16] ; si ses des- 
sein» avaient abouti, si desti- 
nafaprovenissent. Tac. [hist., 
IV, 18, 21). Il n'y a jamais 
muyeD d'aboutir, nunauam ad 



.\B0 

exitum perveniri poteat. Cic. 
(or., 33. 1 16 ; cf. ad f.im., .\, SS. 
S). La discussion n'aboutit pas, 
aisceptatio sine exitu fuit. Liv. 
Indiquer à qqn un moyen d'a- 
boutir, e.vitum dare aficui. Cic. 
(cf. de fin., V, SS, 63). | (Spé- 
cial.) Aboutir (en parlant d un 
abc^s), ad e-xitam ou cul matti- 
ritatcn\ venire. Plin. erumpëre. 
Calo. Cels. Faire — un abcès. 
ulcus ad maturitatem perdu- 
cëre. Plin. (cf. maturare pus. 
Cels. mat. stramas, Plin. 
[H. N., XXII, 85]) ; ad sup- 
parationem perducëre ulcus. 
Cels. concoqaére suppuratio- 
nem. Plin. (11. N. XXI, 19; 
(cf. conc. dura [H. N. XXII, «i.]; 
(usses et duritias. [H. N. X.\1a, 
8] ; cf. aussi brassica tamida 
concoquit, eadem erumpit [tr.] 
Cato. [R. r , 157, 3].). Abcès 
qui aboutit, u{cus maturum. 
tels. Plin. ulcus ad suppura- 
rationem pcrdactum. Cels. 

aboutissant, p adj. Qui touche 
à (qqch.) par un bout. Adja- 
cens, entis, p. adj. Tac. Con- 
(inis, e, adj.; (aV. le dat.). Cxs. 
Nep. Liv. Curt. Finitimus. a, 
um, adj. Cses. Cic. Nep. Liv. 
Suet. Partie de la ferme abou- 
tissant au jardin, pars villas 
horto adjacens. Col. Routa 
aboutissant au port, lia ad 
porlum ferens Caes. Voy. .\bou- 
TiR. Il (Subst. m. pi.). Les abou- 
tissants, c.-à-d. ca à quoi quel- 
que chose aboutit, confinia, 
iorum, n. pi. Cic. Les tenants 
et les aboutissants (d'un champ) 
vicinitales et confinia. Cic. 
(de off., II, 18, 6h ; cf. fundo 
continentia prsedia atque ad- 
juncta. Cic. [p. Cœc., U, II]. 
Au fig. Voir les tenants et les 
— d'une affaire, causas rerum 
et consecutiones vidëre ou unde 
singula incipiant et quo ten- 
dant perspicëre. Cic, ou rem 
perspeciam et exploratam ha- 
bëre. Cic. 

aboutissement, s. m. Action 
d'aboutir. — d'un abcès, snp- 
puratio, onis, t. Cels. Sen. 
Plin. 

ab ovo, locut. prov. Dès le com- 
mencement ou l'origine, ab ini- 
tio. Cic. a principio. Cic. 

aboyant, ante, p. adj. qui 
aboie. Voy. aboyer. Au fig. La 
lettre — (la lettre r), canina 
littera. Lucil. ap. Cliaris., (1 p. 
100). Pers (I, 109). Eloquence 
— , canina facundia. Appius 
ap. Sali. (ap. Non., p. GO, 2^; 
cf. Quint., XII, 9, 9). 

1. aboyer, v. intr. Donner de 
la voix (en pari, du chien et de 
quelques animaux du mémo 
genre). Latrare, int. Lucr. Cic. 
Virg. Prop. Ov. Allalrare, intr. 
Plaut. Liv. Col. Elatrare, intr. 
Hor. /op., I, 18, 18). Oblatrare, 
int. Éen. SU. Saet. Amm. — à 

?|qn, contre qqn, après qqn, al- 
atrare aliouem. Plaut. iPœu.. I 



AliR 

V, U, 6h). Aar.-Vict. (de y. ill., 
U9) ; oblatrare alicui. Sen. ido 
ir., 3, i.3). Prov. — à la lune, 
cum ventis lUigare. Pelr. (83, 
8). Il Fig. Crier, invectiver. Le.' 
trare, intr., Cic. (Brut., 15, 5- 
(de or., III, 3i4, 138). Quin: 
(XI, 3, 31). — contre la nliil.)- 
sophie, coi/a/rarep/iiloso/jJiiani. 
Sen. (de v. beat., 17, 1). — con- 
tre la grandeur de Scipion, u/- 
latrare Scipionis nxugnitudi- 
nem. Liv. (XXXVIII, 5i., 1; c( 
Quint., VIII, 0, 9). — après 1 - 
plus riches, locuplelissimum 

Îaemque allatrare. Col. (prœf.. 
, 9). I (Arch.) v. tr. — qqu 
(au lieu de à qqn, contra qqa, 
après qqn). Voy. ci-dessus. 
2. aboyer, V. intr. (Arch.) Aspi- 
rer à, désirer passionnément. 
Inhiare, intr. Cic. Sen. rh. Tac. 
et{poét.)tr. Plaut. Virg. ex. avec 
le dat. : inh. uberibus lupinia. 
Cic. fCatil., 3, 8, 191; inJv. hor- 
fis. Tac. [ann., XI, 1; XII, 591; 
auro, tliesauris. Flor. [111,11, 
2; 5] etc.; avec l'ace. : inh. 
aurum. Plaut. [mil., 707 ou 
7151; in/i.. postes. Virg. [Georg., 

;.63]). 

1. aboyeur (de 1. aboyer), s. 
m. Celui qui aboie, latrator, 
oris (au pr. et au fig.), m. Virg. 
Ov. Quint. (XII, 9, 12). Mart. 
Aug. 

2. aboyeur (de 2. aboyer), s. m. 
Celui qui aspira à, qui désira 
passionnément (arch.), is qui 
semper alicui rei inhiat. Voy. 

2. ABOYER. 

1. abrégé, part. d'ABntGER. Voy. 
ce mot. Constrictus, a, um, 
p adj. Quint, (ex. : une nar- 
ration abrégée, narratio cons- 
tricla [opp. à lalius fusa]. 
Quint. [Il, 13, 5] ; prsecisus, 
a, um, p. adj. Cic. Quint. 
(ex. : pourvu que ce qui pré- 
cède no soit ni trop court ni 
trop abrégé, si modo non bre- 
viora et prœcisa crunt supe- 
riora. Cic. [de or., Ill, 5'J, 
1931) ; recisus, a, um, p. adj. 
Vell. Plin. j. (ex. : un ouvrage 
abrégé, recisum opas. Vell. 
[II, 89, 1] ; qu'il avait resserré 
en un volume des ouvrages 
abrégés et corrigés, recisa ac 
repurgata in unum Hbram 
coartasse. Plin. j. [op. I, SO, 
81). Chemin abrège, compen- 
diaria via. Cic. (do off.. Il, 15, 
U3 ; cf. Val. Max. VII, 2, oxt. 
1) ou (subst.) compendiaria, a^, 
t. Varr. ap. Non. (p. 20â, 5). 
Sen. (ep. 119,1). Petr. (sat. 2). 
D'une manière abrégée, presse 
pr. « en serrant son sujet du 
près >>), adv. Cic. Plin. j. (ex. ; 
presse diaëre. Cic. pressius 
describere. Plin. S.) ; strie- 
tim, adv. Varr. Cic. ; sum- 
matim, adv. Lucil. Varr. Cic. 
etc. Voy., à l'art, suiv., la loc. 

adv. EN ABRÉGÉ. 

2. abrégé, s. m. Reproduction 
de aach. en raccourci, odub in 



ABR 

brevem formam contractam. 
Nous avona ou dans notre villa 
de Cumos un abrésjé do Roino, 
hùbiiimiis in Cumano quasi 
ptuillam Itomam. Oie. (ad Att., 
V, ï!). Uuo maison est un 
abrégé d'Etat, domas res pa- 
blica est ptisilla. Sen. C'est un 
abrégé des merveilles dos cieux, 
habet omnia rerum miracula 
in se con<rac(a. 1 Réduction 
d'une œuvre littéraire à une 
forme plus brève. Epitome 
(la forma ajntoma ne se trouve 
que Cic. [ad Att., XII, 5, 3 éd. 
Wesenberg], l'abl. plur. epito- 
mis est dans Co/.[I, 1, 10]),gén. 
es, t. Cic. (seul, dans ses let- 
tres) ; suminariuin, ii, n. 
(cité par Senèque seul [ep. 39, 
1] comme un mot de la bonne 
latinité qu'il oppose au néol. 
breviariam). Un abrégé (en 
gén.), liber in angustam coac- 
tas. Cic. Qaint. ou commen- 
tarii in angustum coacti. Cio. 
Un — d'histoire, brevis eccpo- 
sitio hUtoriarum (en pari, d'un 
exposé que l'on fait oralement). 
Quint, liber gao breviter ex- 
poniintar historiée (en pari, 
d'un ouvrage écrit). Cic. Quint. 
Faire un abrégé de qqch., ali- 
gaid in angustum cogère. Cic. 
proponëre alicuj'as mi velati 
tammam, (cf. Saut., Aug., 9) ou 
sajnmas res tantummoao attin- 
gire. Nep.iP»lop.,\,l). Faire un 
abrégé a'iiistoire romaine, sum- 
matim res gestas popali Roma- 
ni perscribëre (d'après Sali, et 
Cic). Uu^ de grammaire ou 
de rhétorique, brevis (nom.) 
artis (gén.) liber. Qaint. Serv. | 
En abrégé, loc. adv. Sum- 
matim, Jpr. . sommairement, 
d'une façon générale .). adv. 
Lucil. Varr. Cic. Col. Dig. (ex. : 
aummatim rescribëre paaci». 
Lucil. ap. Non. [p. 596, U] ; de 
re pecaaria breviter ac summ. 
percurram. Varr. [R. R., 2 pr.]; 
quM longiorem desiderant oro- 
tionem, lumm. perscribëre. Cic 
[ad. Att., V, 16], etc.) : brevi- 
ter J>rop. ' briévomont, en peu 
de mots-), adv. Cic. Plin. Qaint. 
(ex. : brev. attingëre aliguid, 
' traiter une question en abré- 
gé .Cic. [de or., II, U >, 201]; 
qaalis esset sammatim brevi- 
terqae descripsimus. Cic. [or. 
15,501 ; brev. exponère aliqaid. 
Cornif. [ad. Her., I, 10, IT). 
Cic. [in. PU., 3, 7] etc.) ; 
atriciim, (prop. • en effleu- 
rant, iommairement -), adv. 
Korr. Cic. Sali. Qaint. Saet. 
(ox. ; itr, perscribëre res ges- 
tat. Sali. [Cat., i, 2] ; gaœ... 
breviter a me strictimqae di- 
cuntar. Cic. [p. Glu. 10, 29]; 
tu quidem strictim, nostri aa- 
tem multa. Cic. [de nat. deor., 
III, 8, 19] ; paucis verbis 
ou absol. paucis, loc. adv. 
Plaut. Ter. Sali. Cic. Ecrire en 
abrégé, notare {propr. . repré- | 



ABR 

senter par des signes abrévi,i- 
tifs -), tr. Quin^ (I.proœrn., 7). 
Saet. (Aug., C/i; Galb., 5) et plu- 
tôt pernoïas scribëre. éen. {13p. 
90). Saet. (Tit., 3) ou encore 
(mais dans unsens un peu dilVé- 
rent) non perscribëre {projjr. 
■ ne pas écrire ou toutes let- 
tres "), tr. Saet. (ex. : notatà, 
non perscriptà sammà. Saet. 
[Galb., 5]) et enfin per com- 
pendiam (ou per compendia) 
scribere aliqaid. C'est un Etat 
en abrégé, res publica est pu- 
silla. Sen. Voy. ci-dossus. 

abrègement, s. m. Action d'a- 
bréger. Compendiam, ii, n. 
Quint. — de peine, operœ com- 
pendiam. Plin. Contractio, 
onis, t. Cic. (ad. Att., V, h; 
part, or., 6, 19). 

abréger, (lat. abbreviare. Veg. 
Hier. Valg.). v. tr. Réduire la 
durée de qqch. Breviàre, tr. 
Manil. (VI, U. 31). P.-Nol. 
(mais ce verbe n'est pas usité 
à l'époque classique et l'idée 
en est ordin. exprimé} à l'aide 
d'une périphrase) ; brevius 
aliquia facëre ou reddëre. 
Cic. (ex. : — le chemin, lier 
facere brevias. Cic; la vie s'a- 
brège par les soucis , vita 
brevior pt caris.) On trouve 
aussi artàre , tr. Petr. Jet. 
(ex. : — la durée d'une paino, 
artare pœnam tempore. Jet. 
la fête avait abroge la durée 
de l'étude, dies sollemnis la- 
dam artaverat. Petr. [85, U]); 
coartare, tr. Cic. Tac. (ex : 

— la durée des pouvoirs du 
censeur, coartare iempas po- 
testatis censoriœ. Val. Max. 
[IV, 1,3; cf. Saet., Aug., 3h]; 

— la duréi des consulats, 
coartare consulatas. Tac. 
[Ann., I, 71, 8]) ; contra- 
hêre, tr. Qaint. Plin. j. 
(ox. : — la durée d'un festin, 
oontrahere tempas epulandi. 
Plin. j. [pan. iiÔ]; — la durée 
d'un discours, contr. tempas 
dicendi. Qaint. [V, 5, h]). — le 
voyage par des entretiens, viam 
levâre sermonibas (cf. Virg., 
En., VIII, 390). — les jours de 
qqn, matarare alicai mortem. 
Cic. (p. Cluent., 61, 171). Xep. 
(Chabr.j It, 2). — ses jours, mor- 
tem sibj conciscëre (pr. . se dé- 
cider pour la mort, choisir vo- 
lontairement la mort •). Cic. 
(in Verr., II, 3; 56, 129 etc. . 
Cœs. (B. G., I, i; III, 23). Liv. 
(III, 58). Cela n'abrège en rien 
la vie, heec res vitae spatio ni- 
hil démit. — un entretien, ser- 
monem prœcldëre. Cic. Absol. 
Abrège! Prœcide. Cic. (Ac. pr. 
II, i3). Ce sentier abrège, hsec 
semita est compendiaria. Varr. 
Petr. Sen. \\ (i. de prosodie.) 
Abréger une syllabe (la rendre 
brève), breiAaresyllabam.Qaint. 
(XII, 10, 57) et (à l'époque clas- 
sique) compère syllabam. Varr. 
Sen. Qaint. {prop. . donner 



ABR 17 

la quantité brève & une ày)- 
labe ■). 1 Réduire l'étendue de 
qqch. Breviàre, tr. Quint. 
Lact. Salp.-Sev. (Mais co mot 
qui, .iprès abbreviare, se rap- 
proche le plus du mot français, 
est inconnu à l'époque classique 
et on en exprime l'idée d'une 
des manières suivantes), soit 
par un verbe : COntrabere, tr. 
Cic. Quint, (ex. : — un discours, 
contrahere orationem. Cic. 
[part, or., 7, 23J. Quint. \\l, \\ 
15]); coartare, tr. Cic. Plin.j. 
(ex. : at quœ coartavit...dilatet 
nobis. Cic. [de or., I, 35, 163]; 
quœ per plures dies dixerit..'. 
m unam librum, grandem qui- 
dem, anum tanien, coartasse 
Plin.j. [ep., I, 20, 8]; ampu- 
târe (propr. . retrancher ce 
qui est superflu •), tr. Cic. (o.\. : 
amp. narrationes. Cic. [part, 
or., 5, 15]); eorripëre [propr. 
' resserrer ■), tr. Cic. Quint. 
(ex. : l'obscurité qui s'attache à 
ceux qui cherchent trop à tout 
abréger, quœ nimiam corri- 
pientes omnia seqailur obsca- 
rïtas. Qaint. [IV, 2, !iU]); inci- 
dêre (propr. • retrancher 
t^qch. .), tr. Liv. Sen. (ex. : — 
1 entretien, incldëre sermonem. 
Liv. [XX.XII, 37]); premëre 
(propr. -resserrer, condenser ■), 
tr. Cic. (ex. : ce que nous déve- 
loppons, Zenon l'abrégeait ainsi, 
qaas dilatantar a nobis,Zeno sic 
premebat. Cic. [de nat. deor., 
II, 7, 20]) ; strlDgëre {propr. 
• restreindre ■), tr. Quint, (ex.: 
qu'à la place de la narration, 
n'orateur] abrège, narrationis 
îoco rem stringat. Qaint. [IV, 
2, 128]) ; ou par diverses péri- 
phrases, ex. : — un livre, (i- 
bram in brève cogère. Hor. 
(ep. 1, 20, 8; cf. Liv., XXXIX, 
lif, 2) ou in angastam concla- 
dëre, addacëre, dedacëre. Cic. 
— cinquante volumes, in ar- 
tam. colligere qainqaaginta vo- 
lamina. Plin. — beaucoup 
un livre, libro multa detra- 
here. Absol. J'abrège, brevi 
prœcidam. Cic. (de sen., 16) ; 
brevi faciam. Cic. nolo esse 
long as. Cic. rem paucis absol- 
vam. Cic. Abrège, in pauco 
confer. Plaut. verbo (• d'un 
mot -) dicas. Plaut. Cic. Pour 
abréger (c.-àr-d. pour faira 
court, pour dire la chose en 
peu de mots), ne longum fa- 
ciam ou ne longum sit. Cic. 
(in Cat., 3, 6), at paucis di- 
cam. Cic. ne multis te (ou l'os) 
morer. Cic. ne multa (s.-e. di- 
cam), ne plara. Cic. En abré- 
geant, breviter. Cic. Voy. brièvb- 
MENT. || (Partie.) — un mot(c.-o-<i 
supprimer une partie des syl- 
labes ou des lettres), verbam 
imminaëre. Cic. (or., Ji7, loi). 
abreuvage, s. m. Action d'a- 
breuver (arch.). .Aqaatio, onit, 
f. Col. (en pari, du bétail). 
Droit d' — (droit do mener les 



18 



ABR 



troupeaux à l'abreuvoir), jus 
appâlendi. Dig. (XL, 11, SI, 
S): anpaUas, tis, m. Dig. 

(Vin.a. I, 1 ; XXXIV, i, i'.. 

à; XLIII, i\ 1, 18). Il lEn 
pari. di>s plantes.) Rigatio, 
oni$, (. Col. 

abreuvement, s. m. Action 
d'abreuver. Voy. le précé- 
dent. 

abreuver, v. tr. Faire boire 
largement (part, les troupeaux, 
les animaux). Adaijaàre, tr. 
Plin. \'alg. (ex. : les troupeaux 
s'abreuvent à ce puits, ejc illo 
[pateo] pecora adaquantar. 
\alg.). ilener les brebis s' — , 
ovea ad bibendam appellêre. 
Varr. (K. R„ II, 2, il). — le 
petit bétail, pecori potionem 
dare. Col. — le petit bétail au 
fleuve, appellêre pecas in (ta- 
men. Dig. (XLIII, 13, 1, 11). 
Chevaux abreuvés, equi petit ^ 
taliati. Los ânes s'abreuvent 
aux fontaines, fontes potant 
asini. Plin. (VIII, .'.3).||(Pac 
ext.) — des gosiers altérés, sic- 
cas faacea madefacere (d'apr. 
Plaat., Ps., I, a, 51). Je t a- 
breuverai comme il faut au- 
jourd'hui, mais de bon vin, 
ego te hodie reddam madi- 
dum, sed vino, probe. Plant. 
(Aul., m, 6, 36). S' — un peu 
trop, plus paallo adbibere. 
Ter. (haut. 250). Qu'ils Doivent 
ou plutôt qu'ils s'abreuvent, 
bibant, immo potent. Sen. (ep. 
IK). S' — de, journées entières, 
perpotare (otos dies. Cic. (in 
Verr., II, 5. 33, 86 et 38, 98). 
S' — largement, vino se 
obraere. Cic. (p. Dej., 9, 26. 
Phil., 3, 12); vino obrui. Nep. 
(Dion, U, U); se ingargitare in 
meram. Plaut. {Caro., I, 2, ' "' 
ou (abs.) ingargiiari. Peir. {7U); 
haarire plarimam meri. Suet, 
(Vit., IC^. S' — de vin, se com- 
plere vino. Cic. (cf. de nat. 
deor.. Il, A9, 121.). Tu avais 
goûté au sang de tes conci- 
toyens ou plutôt tu t'en étais 
abreuvé, gastaras civilem san- 
guinem vel poiias exsorbaeras, 
Cic. (Phil., 2, 29, 7n. Los In- 
diens aiment à s'abreuver ds 
vin, vini omnibas Indis largas 
est astis. Cart. On dit que Chry- 
sippe avait l'habitude de s'a- 
breuver de vin tous les jours, 
Chrysippam cotidie fertxnt ma- 
descirc solitum. Fronto (fer. 
Als. 3). Gorgés de nourriture et 
abreuvés de vin, mnllo cibo et 
potione compleli. Cic. (Tusc, 
V, 35, 1(X)J. Abreuvé de vin, 
viino madidas. Plaat. (Aul., 3, 
6, 3G); vini plenixs. Cic.{ do son., 
G). Être abreuvé de vin, vino 
madère. Tib. Mart Aptil. ou 
(abs.) madère, \n\,r.Platxt.Sen. 
Les animaux guidés par la na- 
ture cherchent à saisir les ma- 
mellos et s'abreuvent à cette 
source abondante, animalia dtt- 
ee nalara mammas anpettint 



ABK 

earumqtie abertate saturantar. 
Cic. ^Je nat. deor., 11, 51, 128). 
Il Au fîg.) Remplir abondam- 
ment. Perfundëre l^iliquenx ali- 
qaa re) Cic. Liv. 'fous plaisirs 
ae même nature et qui sont 
comme des liqueurs propres à 
abreuver l'irae, qum sant om- 
nes unius generis ad perftin- 
dendum animunx tanqttanx illi- 
qitefacla' lolaptates. Cic. (Tusc., 
Iv, 9, 20). Les sens abreuvés de 
plaisirs en quoique sorte, sert- 
sus diilcedine omni qaasi per- 
fasi. Cic. (de fin., II, 31t, lU). 
flous sommes abreuvés de déli- 
ces, deliciis pern\aduinxus . Sen. 
(ep. 20). — qqn d'injures, one- 
rare aliqaem maledictis. Plaat. 
(Ps., I, 3, 122) injuriis. Ter. 
(Andr., V, 1, 8) — qqn d'outra- 
ees, onerare aliqtiem conttinie- 
liis. Cic. (Phil., i, 38). — qqn 
de chagrins, aliquem sollicitti- 
dine ou aygritadine ou caris 
(if/îcere. — qqn de dégoûts, l'i- 
tam aliciijus instiavem redde- 
re. Cic. (ad Att., X, U). S'— de 
larmes, perfundi lacrimis. Ov. 
(leta. Liv. || (Arch.) — qqn (le 
pénétrer de telle ou telle opi- 
nion), aliqaem imbaëre. Cic. 
Liv. Plin. j. Tac. Afin do nous 
abreuver do cette opinion, ut 
illa opinione imbuamur. Cic. 
(cf. ad Att., XIV, 13. b, /.)• P 
n'est personne qui ne soit 
abreuve de la croyance aux 
dieux, nemo est, cttjas mentem 
non imbaerit deoram opinio. 
Cic. (Tusc, I, 13, 30). S; — 
d'une opinion, irnbibere animo 
opinioneni aliquam. Cic. (in 
Verr., I, U, /i2). — son esprit 
de scrupule, imbtxere animiim 
religione. Cic. (de div., I, i2, 
93). Tout le monde est abreuvé 
de cela, res nota ou pervul- 
gata est apad omnes. Cic. ^ 
Imprégner profondément. Afa- 
defacere. tr. Cic. Liv. 11 prédit 
qu'avant trente jours la Grèce 
serait abreuvée do sang, vatir- 
cinatas est madeÇactnm iri 
minus triginta diebas Grseciam 
sanguine. Cic. (de div., I, 32, 
68). Epées souillées ou plutôt 
abreuvées de sang, imbati san- 
guine gladii vel potias made- 
(acti. Cic. (Phil., H, 3, 6). Le 
sol demanda à être abreuvé le 
plus longtemps possible, qaam 
diulissime aqtiari gaudet so- 
lam. Plin. XVIII, 17, 162). Los 
raisins sont abreuvés du vin 
qu'ils donnent, uvse vino sito 
inebriantur. Plin. Los pepi 
ni"ro3 doivent être arrosées 
plutôt qu'abreuvées, seminaria 
conspergi potius qaam rigari 
(en prose class. irrigarï) de- 
bcnt. Col. (V, 6, 8). S'abreu- 
ver, madescére, intr. Virg. Ov. 
Ccls. permadescëre, intr. Col. 
La terro s'est abreuvée de 
pluie, terra plat/iâ permaduif. 
Col. (II, /., /.; V. 6, 9). Etre 
abreuvé, madère, intr. Cic. 



ABU 

madeperi, pass. Plin. Suet. 
Fig. Qu'il persiste à s'a- 
breuver lie ces études libérales 
non point do colles-là dont il 
suffit qu'on ait une teinture, 
mais de celles-ci qui doivent 
imprégner l'ànie, peracirejvt... 
perbibere studia liberalia, non 
illa quibua perfundi satis est, 
sed lisec, quibaa tingendtis esl 
anin\tis. ben. (op. o6). S'il n'en 
a pas pris un simple vernis, 
mais s'il s'en est abreuve, si 
illâ [htimanortim divinoruni- 
que notitiâ) se non perfur- 
derit, sed infecttrit. Sen. 
(ep. 110). Il (T. tech.) Imprégner 
une surface d'un enduit avant 
de la peindre. Sublinëre, tr. 
Plin. (XXX, 5. 27 ; .VXXV._ lî, 
26, etc.). — une surface d'un 
enduit noir avant d'y appli- 
quer une couche de chrysocolle. 
chrysocoUam atramento aubCi- 
nëre. Plin. (.XXXIII, 90). 
abreuvoir, s. m. Endroit où 
l'on mène boire les animaux. 
.iquarium, ii, n. Cato. (H. K 

I, 3). Aquatio, onis, f. t'vl. 
(R. R. Vn, 5, 2). Plin. (VI, 23, 
i02). Piscina, œ (prop. • petite 
pièca d'eau destinée à l'usage 
du bétail .) f. Col. (R. R., 1,0, 
2). Conduire an troupeau (dj 
bœufs) à r — , armentum appel- 
lêre ad aijuam. Varr. (R. R., 

II. 5, 15) ; cf. adbibendum ap- 
pellêre [Oves). (R. R.. Il, 2, U). 
Mener le bétail à 1'—, appel- 
lêre pecus ad aquam. Dig. 
(XLIU, 29, 1). Droit de mener 
des troupeaux à 1' — , jas ap- 
pellendi. Dig. (XLUI, 21 
i.) ou appiilsus, as, m. Dig. 
(VIII, 3, 1, 1 ; .\.X.X1V, 1, lit, 
3; XLIII. 20, 1. 18). Aller à 
1' — .adaqtiari, dép. intr. Suet. 
(Oalb., 7) ; ad potamire. Plin. 
(VIII, ii3). Venir à 1'—, ad po- 
tam venîre. Plin. (IX, 15). Re- 
venir de r — , domumse a po- 
tu recipëre. Plaut. Ter. Cic. 
Liv. Fig. — à mouches (en 
pari, d'une plaie), musoarum 
aquarium. ^ (T. techn.i Hépaco 
que les maçons laissent entre 
les pierres pour y couler du 
mortier. Rirnse, arum, f. pi. 
Vilr. 1 Fente dans l'écorce d'un 
arbre, où l'eau s'amasse. Rima, 
se, f. Cic. Fissura, se, f. Col. 
Parties du cep do vigne où se 
sont formés des abreuvoirs, ca- 
riosse viiis partes. Plin. (.XVII, 
23, 21.3). 

abréviateur, (lat. post. abbre- 
vialor), s. m. Celui qui abrège 
un ouvrage. Breviator, ona, 
m. Oros. (h. 1, 18). Aag. (do 
cons. evan. I, 2. A). Mais ce 
mot appartient à la basse lati- 
nité et il faut le remplacer par 
une périphrase où doit entrer, 
selon los cas, un des verbes 
indiqués à l'art. ADitÉCF.R. ^ 
Celui qui expédie un bref. 
Breviator, oris, m. Novell. 
(105, 2, 1,). 



ABfl 

•bréviatjf, tive, adj. Qui sert 
k abrc^i^or, ijui [ijua^, yuoti) 
(acit comperuUam alictiJus 
rei (d'ap. Plant, fllud. I, 2, 
00; Ps. H, i, 11] etc.) ou 
qui {(/noe, qaod) compendii fa- 
cit alinaid aa. à m. . qui per- 
met fia faire l'économie da 
qqch. .). Plant. (Pœn., I, 2, 
l'M aie.) . Signe —, nota, se, f. 
Cic. Sact. et surt. au pi. notx, 
aram {prop. - signes ot carac- 
tères conventionnels pour écrire, 
chin're.), f. pi. Cic.Suet. Km- 
plojjer on écrivant des signes 
abréviatifs, per notas scribëre. 
Suet. {Caes. 56; Aug. 88). Gell. 
(XVII, 9). hid. (Û?ig., I, 25). 
Combiner un système de si- 
gnes — , notas (jnasdam com- 
ponëre. Cic. (p. Mur., 11 fin.). 
Signes — par lesquels on re- 
cueille la parole, {c.-d-d. la 
Bténograpliie), verboriim nntœ, 

J'uibas excipitar oratio. Sen. 
op. 00). 
)réviation, {lat. post. abbre- 
valio), 3. f. Action d'abréger. 
— de délai (en terme de 
procédure), recisam tempus. 
Callistr. (Dig. XLIII, 21, 2). 
Cette — de ma vie (par la ma- 
ladie) en produit une dans 
mes ouvrages, qaod morbus 
vitœ mex aliqaid detraxit, 
sequitar qusedam operis mei 
contractio. ^ Suppression de 
lettres dans un mot ou do 
mots dans une phrase pour 
l'abréger. Contractio, onis, f. 
Cic. (ex. : contr. paginœ. Cic. 
(ad Att., V, U fin] ; contr. 
orationis. Cic. [part, or., 6, 
19]). Signes d'abréviation, no- 
tée, aram, f. pi. Cic. Siiet. 
Ecrire car abréviation, notàre, 
tr. Qinnt. Suet. per notas 
scribëre. Sen. per compendium 
(ou per compendia) scribëre 
(ou excipèré) aliquid. Quint. 

Voy. EN ABRÉGK et ADRÉVIATtF. 

Il (Par ext.) L'abréviation du 
mot Menadorus est Menas, 
compendium nominis Mena- 
dori Menas est. Plin. {nota ne 
peut s'omployer que s'il peut 
se traduire par • écriture con- 
ventionnelle • ou . signe sté- 
nographiquo •). 

abréviativement , adv. En 
abrégé. Voy. cette expression 

s. V. 2. .4.BRÉCÉ. 

abréviature, s. f. Signa d'a- 
bréviation (arcli.). Voy. abré- 
viation. 

abri, s. m. Lieu qui garantit. 
des intempéries. Tectum, 1, 
n. Cir. Liv. (ex. : le champ 
était inculte et sans abri aucun, 
arjer crat incultus sine fecto. 
Cic. [p. Rose. Corn., 12, 33] ; il 
les avait forcés à sa construire 
Bux-mêmes des abris dans les 
portes et sur les murs comme 
des soldats le pouvaient faire, 
in partis marisqae sibimet 
ipsos tecta ndlitariter coegerat 
Kdi^are. Lit.: [XXVII, 3, 2], 



ABR 

ces abris étaient pour la plu- 
part faits de claies ou de plan- 
clies, d'autres étaient cons- 
truits en roseaux, tous étaient 
couverts de chaume, tecta 
erant pleraqiie ex cralibus 
aut tabulis facta, alia arun- 
dine taxta, stramento intecta 
omnia. Liv. [XXVII, 3, 3] ; 
perfagium, ii, n. Cic. (ex. : 
un abri contre le mauvais temps, 
perfagiam hiemis. Cic. (de 
imp. Cn. Pomp., 13]) ; Sllffu- 
gium, ii, n. Sen. Plin. j. 
Tac. (ex. : dans le voisinage, 
aucun abri contre la pluie ou 
la mauvais temps, nullam in 
propinquo saffagiam aut im- 
bris aut hiemis. Plin. /. [op. 
l.X, 39, 2] ; et les enfants n'ont 
pas d'autre abri contre les 
Lêtes sauvagos et les pluies, 
nec aliad infantibus ferarum 
imbriamqae saffagiam. Tac. 
[Germ., h6 ; cf. ib., 16] ; pas 
d'abris contre les rigueurs con- 
tinuelles du climat, non suffa- 
gia adt/ersus perpetuam cseli 
rigorem. Sen. [de ira, I, 11, 
3] ; et jamais il ne chercha à 
se mettre à l'abri d'un toit 
contre la soleil ou les pluies, 
nec sibi unqaam vel contra 
solem vel contra imbres qaœ- 
sivit tecti saffagiam. Spart. 
[Peic. Nig., 11, 1]. (Dans 
toutes ces constructions saffa- 
giam serait mieux remplacé 
par perfagiam.) Une grande 
pluie força les vedettes à quit- 
ter leurs postes et à clior- 
cher un abri dans les ha- 
bitations, imber custodes e 
stalionibas sugagëre in tecta 
coegit. Liv. (XXIV, U6, h). 
Donner da l'ombre aux vi- 
gnes, au moyen d'abris, viles 
opacare tegminibas. Col. (R.R. 
V, 5, 15). Fournir un abri 
contre la pluie et les mauvais 
temps, imbrem ac tempesta- 
tem arc^re. Tac. (dial. 22). 
Trouver un abri, tectam inve- 
nîre. Cic. (Tusc, I. 25. 62). 
Donner à qqn un abri sous 
son toit, tectis ac sedibus reci- 
pôre aliqaem. Cic. Liv. Ils don- 
nèrent aux fuyards un abri 
dans leurs murs et sous leurs 
toits, mcenibiis tectisqae fugien- 
tes acceperant. Liv. En beau- 
coup d'endroits, on ne m'of- 
fre même pas un abri, mul- 
tis locis ne tectam quidem 
accipio. Cic. Ne pas trouver 
d'abri, tecto non recipi. Cic. 
Fig. Abri momentané, bospi- 
tium, ii [propr. - gite, aori 
•), n. Cic. Nep. (ex. : "donner 
à qqn un abri chez soi, aliqaem 
excipëre hospitio. Ov. (her., 16, 
127) ; deversoriam, ii {pr. 
" lieu où l'on s'arrête pour 
léger -), u. Cic. (de son., 13, 
8J4). Suet. (ex. : Varron avait 
voulu que ce fût un abri pour 
ses études et non pas un mau- 
vais lieu, studioram saoram 



ABR 



19 



M. Varro volait este illtxd, 
non libidinum deversoriam. 
Cic. ri'li., 3, Al] ; lieu qui 
sert d abri à toutes les turpi- 
tudes, dcvrrsoriam (lagilioram 
omnium. Cic. [p. Rose. Am., 
IS, Ii',) cf. Cic. (do son., 13, 
8,'i] : ex vitâ disccdo tan^ 
quam ex hospitio, non tan- 
qaam ex domo : commorandi 
enim natara deversoriam de- 
dit non habitandi). \\ Abri four- 
ni par les arbres. Ùmbracula, 
orum, n. pi. Varr. (R. R., 1, 
51, 2). Ck. ap. Macr. (Sat., 
VI, !:). Virg. (KgL, 9, ;.2). Apal. 
(Met., IX, p. 232, 10.) || Abri 
pour les vaisseaux. Portas, as, 
m. Cic. Liv. Statio, onis, f. 
Cœs. Liv. VelleJ. Amm. || Abri 
contra la pluie, sorte d'auvent. 
Saggrundu, le, f. Varr. (R. R. 
m, 3, 5). Vitr. (X, 15, l).Plin. 
(XXV, 160). Edict. prxt. ap. 
Ulp. (Uig., IX, 3, 5, 6). Sag- 
grandiam, ii, n. Vitr. (Il, 9 
16). Javolen. (dig., L, 16, 21.2. 
1). I] (T.milit. tech.). Tranchéo- 
abri, cuaicuius, i, m. Cïc. Cass. 
Curt. Veg. — pour les assail- 
lants, crates, iam (prop. ■ fas- 
cines ■), f. pi. CéBs. Liv.; pla- 
teas, i {pr. . mur d'abri fait 
de clayonnagas de saule, cou- 
verts de peaux, que l'on poussait 
en avant sur trois rouleaux 
pour couvrir la marche des 
colonnes d'assaut .), m. des. 
(B. G., VU, 25, 1,7; !,7 ; B. C, 
m, 2ii); mascalas, i (abri en 
toiture employé pour protéger 
les terrassiers ou pour servir da 
oauane de mineur), m. Cées. 
(B. C, H, 10 ; III, 2) ; vinea, 
se (pr. • berceau de pampre ■, 
baraque mobile en boi9 avec 
une toiture plate, fermée sur 
las côtés et protégée par des 
peaux, des sacs ou des matelas 
mouillés), f. Cses. (B. G. Il, 12, 
30; VII; 17, B. G.,l,l) ; testado 
arietaria (machina destinée à 
sarvir d'abri au bélier qui de- 
vait battre les murailles), f. 
Cœs. Liv. Veg., testudo, inis 
(pr. • tortue ■, manœuvre con- 
sistant à former une sorte d'a- 
bri avec las boucliers), f. Cses. 
Nep. Liv. Vitr. Tac. \\ Qui est 
sans abri, qui n'offre pas d' — , 
où il n'y a pas d' — , intatas, 
a. am ( pr. • non protégé, sans 
défense -), adj. Liv. Plin. Tac. 
Amm.; inhospitalis, e {pr. 
■ inliospitalier "), adj. Plin. j. 
(pan. 3Jt) ; importuosas, a, um 
(pr. • ou il n'y a pas de ports-), 
adj. Sail, (Jug., 20, 5). Plin. 
(IV, 12). Plin j. (ep., VI, 31, 
17). Tac. (Ann., IV, 67). || Fig 
Ce qui garantit contre un dan- 

fer. Tegimen, inis, n. Cic. 
'irg. Sen. Tac. ou tegu- 
men, inis, {pr. . ce qui cou- 
vre ou protège, abri • ) n. 
Liv. Col., (ex. : qaod te- 
gamen modo omnis exercitas 
faerat. Liv. [IV, 39, 3]) ; tu- 



an 



ABR 



tamentum, i {/"•. • protec- 
tion, secours, abri •), n. Lu;. 
(ex. : adeoqae plateos ac ii- 
neas Romanorum operaerat 
Tnixl at ea sola... tutamcn- 
tam faerit. tiV. [XXI, 61, 10]); 
munimentum, i ipr. • cequi 
prot^-o.rompart. abri ■), n. t3?s. 
Sali.' Lii- Val-Max. {ex. : iit 
instar miiri /ur siejpes muni- 
menta pra-berenf. Cxs. f B. G. 
n, 17, U] ; afin que s'ils ve- 
naient à être battus, ils ne 
pussent s'v retirer et y trouver 
aussi un abri, ne cedcntibus... 
rocc'ptui ac muniminto foret 
[collisl. Sa». [Jug.. 50]; fossé 
qui n'était pas un abn ,^ dedai- 
awv fossa, liand panam ma- 
timintam. Liv. [1, 33] ; l'abri 
des lois, Ugum mnnimentum 
Val.-Max. [VI, 3]); muTus, 
i (pr. • rempart, protection, 
abri •) m. Cic. (ex. : les lois 
iElia et l'ufia, ces remparts, 
ces abris de la tranquillité pu- 
blique, lex jEHa et l'afia, pro- 
paonacala muriqae trangmUi- 
tatis. Cic. [in Pis-, i, 9]); pree- 
Sidium. ii (pr. • défense, ap- 
pui, abri -, n.) Ter. Cic. Col. 
(ex. : je réclame pour mon 
étoirdorio un abri dans votro 
justice, ut mea- staltitiœ jtisti- 
tia taa sit aliguid prœsidii. 
Ter. [Heaut., 6.'.6 ; cf. 5691 ; ser- 
vir d'abri, fournir un abri à 
qqn, esse alicai prœsidio. Ca^s. 
[B. G., I, UU; II, 19]. Cic. (in 
Verr., II, 5, 65, 167 ; p. Quinct., 
[1, 5]. Nep. [Ages, 7]); propu- 
gnaculum, i {pr. • ouvrage 
avancé ; défense, abri -), n. 
Cic. Nep. Liv. {an.. : à condi- 
tion de renverser d'abord l'a- 
bri qu'il prétend opposer à 
toutes mes attaques, si prias id 
propugnacalam, quo contra 
omnes meos impetus usuram 
se putat, deiecero. Cic. [in 
Verr., Il, 3, 16, JtO] ; avoir un 
abri très solide, firmissimo pro- 
pugnacalo uti. Liv. [XXXIV, 
61] ; les autres abris do la ty- 
rannie, cetera tijrrannidis pro- 
pugnacala. Nep. [Tim., 3, 3]); 
perfugium, ii (pr. - refuse, 
abri •), n. Lncr. Ctes. Cic. 
SaÛ. Liv. (ex. : un abri con- 
tre l'avarice, perfiir/ium avari- 
tisc. Cic. [do imp. Cn. l'omp., 
131 ; trouver un abri, perfa'jiù 
ati. Cic. [in Verr.. II, il, 101]; 
Caes. [B. G. IV, 38] ; offrir un 
abri, perÇujium prsebëre. Cic. 
[p. Arch., 7, 16] ; refuser un 
aori à qqn, excludere aliqaem 
a perfagw. Cic. [ad fam., V, 
15] . trouver un abri dans la 
pitié et la justice de son père, 
perfagiam in patr'is misericor- 
dia et justilia haberc. Liv. 
(XL, 10, 2]) ; lefugium, ii 
(pr. ' refuijf!, abri, asile ■), n. 
aie. Liv. 'Saul. Dig. {es. : les 
forêts offrirent un abri plus 
•ûr, si/vas <u<ius dederc refa- 
yiarn. Liv. [IX, 37] ; fournir à 



ADR 

un esclave un abri où il puisse 
se cacher, rcfng. abscondendi 
causa servo pr^stare. Dig. [XI, 
3. 1] ); portus. ÙS { pr. 
' port, refuge, .-ibri, iislle -), 
m. Cic. (ex. : le sénat était 
pour les nation; un abri et un 
refuge, nationum portas erat 
et reùigiiim senatus. Cic. [de 
off.. Il, 8, 20] ; pensons plutôt 
que c'est un abri et un asile 
qui nous est préparé, por(um 
potias paratam nobis etper- 
tLigium patemus. Cic. [Tusc. 
I, Ii9, 118] ; un abri et un 
a'syle contre le supplice, per- 
Cagiiim portasque supplicii. 
Cic. [p. C^c, 3Ji, 100]) ; arx, 
arcis (pr. - hauteur tortillée, 
citadelle, boulevard, rempart, 
abri solide ■), f. Cic. Liv. (ex. ; 
Ce temple a été sous ton con- 
sulat un abri solide pour tous 
les Romains pervers, templam 
illud t'ait, te consule, arx 
civium perditoram. Cic. [in 
Pis., 5, 11]) ; qu'on deçà de 
l'Ebro était le camp romain, 
abri et asile sûr pour ceux qui 
voulaient un changL-m;nt de 
régime, cis Iberum castra lio- 
mana esse, arcem tatam per- 
l'ugiamqae novas volentibas 
res. Liv. ; les tyrans ont na- 
guère élevé ces murs, afin 
qu'ils fussent un abri et un 
rempart pour eux, et non pour 
l'Etat, iyranni nuper eos [mu- 
res], arcem et manimentam 
fibi, non civitati, paraverant. 
Liv.) ; umbra, se, f. Cic. 
Liv. Jast. (ex. : il faut que 
cette admiration mémo trouve 
parfois un abri où elle se 
retire, habeat illa admiratio 
umbram aliquam ac recessam. 
Cic. [de or., III, 26, 101] ; se 
cachur sous l'abri de l'amitié 
do Rome, sub ambra Romanœ 
amicitUx latëre. Liv. [.XXXIV, 
9]) ; ara, se {pr. - autel, re- 
fuge, abri inviolable ■), f. 
Plaut. Ter. Cic. (ex. : se mé- 
naanr un abri inviolable, aram 
sibï parare. Ter. [haut., V, 2, 
52 sq.] ; se réfugier dans l'abri 
inviolable des lois, ad aram 
legam confagere. Cic. [in 
Verr., Il, 2, A, 8].). Abri tuté- 
laire, tatela et preesidiam_ ou 
pro'sidiam ac tatela. Cic. || 
Les bêtes trouvent un abri 
dans leurs tanières, ferie lati- 
balis se tegunt. Cic. (p. Hab. 
Post., 15). Les fuyards trou- 
vèrent un abri dans les forêts, 
(agicntes silvœ texerant. Cœs. 
(B. G., VI, 30). Chercher un 
abri îfuprès des siens, refagëre 
ad suos. des. (Cf. B. C, II, 
31), dans le port, rc(agere in 
portam. Crs. (B. C, III, 2/.), à 
Svracuse, reCugere Syracasas. 
Cic. (in Verr., Il, 5, 38, p. 
Fournir un abri contre. Voy. 
ci-dessous mettre a l'abri de. 
"[ A l'adiu, loc. prép. A cou- 
vert, in tuto ou in tutum, 



ARR 

Ter. Cic. Nep. Liv. Tac. (ex. ; 
Etre à l'abri, esse in tato. 
lie. [ad fam., XII, 2, 3] . 
mettre à l'abri, in tuto col 
locare. Ter. [haut., IV, 3, 11] . 
se mettre à l'abri, in (ntum 
pervenire. Nep.) ; tute, adv. 
PUmt. Cic. Sali. Quint, (ex. : 
si bien que je suis moins à 
l'abri dans mon propre royaume 
que partout ailleurs, ut ul'iiit 
tatias qiiam in meo regno •«- 
sem. Sali. [Jug., U, i<] ; j* 
pense que vous serez ici tout à^ 
fait à l'abri, te hic tatissirne 
fore puto. PompeJ. ap. Cic. 
[ad Att.. VIII, 11, 12]). Qui 
.st à l'abri, tectus, a, um 
(part, de tego). Cœs. Cic. Liv, 
(ex. : les soldats à l'abri der- 
rière le mur, miles [sing. coU.l 
miiro tectas. Cœs. (_B. C, 11,15]); 
tutus, a, um, adj. Cic. Cxt 
(ex. : et il pensait qu'il ne se- 
rait pas suffisamment à l'abri 
nec se satis tutum fore arbir 
trabjtar. Aact. b. G [VIII, 27 
5]; aucune fortune n'était! 
l'abri, nallias res tuta. Cie 
[in Verr., II, 5, 15, 30] ; que 
endroit était occupe assez soli- 
dement pour être à l'abri? gai 
locas tam firmum habait pr» 
sidium, ut tutus esset ? Cic 
[p. imp. Cn. Pomp., II, 31] 
les criminels peuvent se mettn 
à l'abri, mais non en sûreté 
(ata scelera esse passant, se 
cura non possunt. Sen. [_ep 
97] ; tu seras à l'abri ou mèm 
plus à l'abri dans le sanctuair 
de la philosophie, tatas au 
tatior eris in philosophiai sa- 
crario. Sen. [ep., 103, h] 
mettre qqn à l'abri, tatan 
prœstare aliquem. Cic. [cf. f 
Flacc, 13, 31] ; il n'est pas 
l'abri, même dans sa propr 
maison, nihil ei intra laos pa 
rietes fatum est. Cie.) ; cau 
tus, a, um {pr. " qui est su 
ses gardes ■), adj. Cic. Hoi 
Amm. (ex. : pour que l'avoi 
de sa femme fût plus à l'abr 
quo res mulieri cauiior esseï 
Cic. Ip. Ca;c., il, 11]). Mettra 
l'abri, tegêre (pr. - couvrir . 
tr. Cœs. Cic. (ex. : les forêl 
mirent les fuyards à l'abri, sU 
vœfugientes texerant. Cœs. [e 
B. C, II, 15] ; les bêtes se mat 
tout à l'abri dans leurs ta 
nières, fenr latibalis se tegam 
Cic. [p. Rab. Post., 15, Ui]] 
tuéri {pr. • observer ave 
soin, garantir »), dép. tr. Ci^ 
(ex. : 80 mettre facilement 
l'abri, se facile tueri. Cic. [d 
or., I, ;-18, 172]); tutari (pi 
. protéger, préserver •), dé) 
tr. Plaut. Ter. Cic. Sali. LU 
(ex. : leur .agilité les mit à l'a 
bri, velocitas eos tatata ei 
Sali. [Jug., 52] ; les Volsqu» 
sa mettent à l'abri derrière I 
rotranchemont. Volsci vallo t 
Intaniur. Liv. [III, 22, 5; c 
I XXI, 25, ïh] ; se mettre ù l'abi 



ABR 

Qorrière les remparts, tatari se 
mœnibus. Sali. [Jug., OU]) ; 
protegëre (pr. - abritor, ga- 
rantir -), tr. Ca-s. (ox. : les 
ennemis le mettent à l'abri 
derrière leurs boucliers, hune 
scatis protegant hostes. Cxs. 
([B. G., V, hl, ; cf. Cic, Tusc, 
IV, 22, 50]). Pensoz-vous par 
hasard que le fait_ d'habiter 
Homo vous mette à l'abri .' .li 
lu Roma: habilare, id putas 
incolametn esse ? Cic. Se met- 
tre à l'abri derrière des rem- 
parts, munimentis se tenère. 
Tac. (Ann., .XIIl, 3(), 6) ou 
munimentis se deyindëre. Tac. 
(hist., V, 20, 13). Il Où l'on est 
à l'abri, tutUS, a, UW, adj. 
Cic. Hor. Liv. Qaint. 1 A l'a- 
BBi DE, loc, prép. .\ couvert de. 
Qui est à l'abri de, tectus 
(part, de tcgo). Cœs. Cic. Lit,-. 
etc. (ox. : à l'abri du mur, 
muro tectas. Cses [li. C, II, 
15]); tutus, a, um, adj. Ca-s. 
Cic. Ilor. Liv. (ox. : à l'al.n 
des voleurs, tatus a lalroni- 
bas. Ilor.; [cf. sat., II, 6, 
lu7] ; à l'abri du danger, tit- 
ras a pericalo. Cœs. [B. G., 
VII, U, 9] ; à l'abri des era- 
bdchas de son euuemi, tutus 
ab insidiis inimici. Poil. ap. 
Cic. [ad fam., X, 31, 2] ; à l'a- 
bri de toute injustice, t. ab 
omni injuria. Phœdr. [1, 31, 
9] ; mettre qqch. à l'abri des 
attaques de l'ennemi, aliquid 
tutum reddére ab JiOstibus. 
Ca^s. [B. G., II, 5] , à l'abri de 
tous les coups, tutus ad omnes 
ictas. Liv. [X.Y.WI, 32, 6] ; à 
l'abri de l'incendie, tufus in- 
cendia. Aact. b. Alex. [1, 3) ; 
à l'abri du danger, (u<us, a, um, 
adj. Cses. Liv. (ex.: il ne pensait 
pas qu'il fût assez à l'abri du 
danger, nec se satis tutum 

fore arbitrabatur. Auct. b. G, 
VIll, 27, 2] ; dans ces condi- 
tions il pensait que la Gaule 
serait tout à fait à l'abri du 
danger, sic ej;is(ima6at tatissi^ 
mam fore Gallium, .iuct. b. 
G. [VIII, 5U, U]); incolumis, 
e (propr. • soustrait aux 
atteintes de >), adj. Cic. (ex. : 
à l'abri du malheur, incolamis 
a calamitate. Cic. [p. Plane, 
12] ; à l'abri de la banque- 
route, incoiumis, adj. Cic.) Etre 
à l'abri de, tegi, passif. Cœs. 
Liv. (ex. : port qui était à l'a- 
bri du vent d'Afrique, mais 
non pas de l'Auster, qui por- 
tas ab A(rico tegebatur, ab 
Aastro non erat tatus. Cœs. 
[B. G., III, 26, Jt] ; l'autre li- 

Êne était, grâce au pont, à Ta- 
ri de la grêle des traits, alter 
ordo ponte ab incidentibas 
telis tegebatur. Auct. b. G. 
[VIII, 9, A]. Célius doit être 
bien à l'abri de ce soupçon, 
Cœlias longe ab ista suspicione 
abhorrère débet. Cic. (p. Cœl. 
A, 10). Quoique exempt de 



ABR 

faute, il n'est pas à l'abri du 
soupçon, quanijuam. abest a 
culpà, suspicione non caret. 
Cic. (p. Rose. Am., 20, •").">). 
Mettre à l'abri de, tegëre, tr. 
Cses. Sali. Liv. (ex. : sj mettre 
à l'abri dos traita, ab jaculis 
corpora tegere. Sali. [Jug-i 
101, A]) ; protegëre, tr. Sen. 
(ox. : mettre qqn à l'abri de 
l'attaque dus bètus fauves, pro- 
tcgere aliqucm ab impetu fe- 
raram. Son. ; mettre à l'abri 
du soleil, contra solcm prote- 
gëre. Piin. [111, 11]} ; tuéri, 
dép. tr. Cic. Caes. Liv. (ex. : 
mettre la mer à l'abri dos en- 
treprises ennemies, tueri mare 
ab hostibus. Auct. b. A{r. [8, 
2] ; mettre son territoire à 
l'abri des incursions et des 
brigandages, tueri fmes suos 
ab excursionibus et latrociniis. 
Cic. [p. UeJ., 8, 22]; mettre 
sa maison à l'abri des voleurs, 
tueri domum afaribus. Phœdr. 
[III, 7, 10] ; mettre le jeun; 
âge do nos enfants â l'abri de 
magistrats malhonnêtes, tueri 
liberorum nostrorum paeri- 
tiam contra improbitatem 
mai/istrataum.Cic. [prov. cons., 
ll;cf. in Verr., II, I, 153]); tutâ- 
ri, dép. tr. Cœs. Cic. Sali. Plin. 
(ex. : la nature a mis grâce à 
l'LCorce las arbres à l'abri du 
froid et du chaud, natara tranr- 
cos arboresque cortice a frigo- 
ribus et calore tutata est. Plin. 
[H. N., VII, pra-f., 2]; mettre 
sa vie à l'abri des embûches 
de ses proches, tatari a proxi- 
moram insidiis salu^cm. ! al, 
Ant. ap. Gell. [III, 8, 3]; met- 
tre sasûiens à l'abri de la colère 
des Romains, tutari sua ab ira 
Romanorum. Liv. [VI, 26, 1]; 
mettre qqn à l'abri de la di- 
sette, tutari inopiam. Cœs. 
B. G., I, 52, !>]); probibére 
^pr. • préserver ■■), tr. Cœs. Cic. 
^all. Liv. (ex. : mettre une jeu- 
ne fille à l'abri des outrages de 
la soldatesque, virginem ab 
impetu armatoram prohibëre. 
Cic. [Brut., 96]; mettre la ré- 
publique à l'abri du péril, pr. 
a pericalo rem publicam. Lie. 
[deimp. Cn. Pomp., 7, 18]; met- 
tre qqn à l'abri des outrages, 
prohibëre aliqaem a conviciis. 
Cses. [B. G., I, 23]; mettre qqn 
à l'abri de l'injustice, pr. ali- 
qaem ab injuria. Sali. [Jug., 
107, l;cf. Cœs., B. G., V, 211; 
mettre un grand nombre Je 
citoyens à l'abri du danger, pr. 
magnum civium numerum ca- 
lamitate. Cic; mettre le terri- 
toire des alliés à l'abri du pil- 
lage, prohibëre ao^ros socio- 
rum populationibus, Liv. [XXI, 
25; cf. XXII, U, 3]); muniie 
(pr., ' garantir, mettre eu sû- 
reté "), tr. Cic. Col., (ex. : met- 
tre un jardin à l'abri dos in- 
cursions [au moyen d'une pa- 
lissade]), rnunire hortum ab 



ABR 



31 



incursu hominum. Col. [R. R., 
XI,, 3]; se mettre à l'abri do la 
perlidio, munire se contra per- 
fidiam. Cic. [ad. fara., IV, 1.'.]); 
custodirelpr. • prendre sous »a 
garde-) , tr. Nep. Plin. Quint. [ox.: 
custodire aliquem ou aliqkid 
ab aliqao ou ab aliqaâ injuria; 
custodire templum ab aliquo. 
.Vi;p.[Ilann.,9, h]; cast.cutema 
vitiis. Plin. [II. N., XXVni, 8J; 
cust. teneriores annos ab in- 
juria, ijnint. [XI, I, 66] etc.); 
defendëre, tr. Cic. Liv. ûuint. 
(ex. : niîttre une province à 
l'abri d'un fléa.\i,defendëre pro- 
vinciam a calamitate. Cic. 
[de imp. Cn. Pomp., 6, Ih]; la 
pierre met (les murs] à l'abri 
de l'incendie, et le bois les ga- 
r.intit contre les ci ups du Dé- 
lier, et ab incendia lapis et ab 
ariete m,ateria défendit. Cas». 
[B. G., VII, 23].;. Se mettre à 
l'abri de qqch. (c.-d-d. se sous- 
traire à qqch.), se rcmovëre ab 
aliquà re. Cic. Sj mettre à l'a- 
bri des traits, ii(ûre tela. Cses. 
[B. G., V, 35; cf. ib. II, «]. 
Se mettre à l'abri de tous le» 
soupçons, vitare omnes saspi- 
ciones. Cœs. [B. G., I, 39]; sa 
mettre à l'abri des embûches, 
vitare insidias. Phœdr. Se 
mettre à l'abri de la douleur, 
evitare dolorem. Cic. (de fin., 
V, 7) ; devitare dolorem. Cic. 
(Tusc, II, 26, 62). Se mettre à 
l'abri des orages du moment, 
dex'itare procellam temporis. 
Cic. (in Verr., I, 3, 8). |1 A cou- 
vert au moyen de quelque 
chose. A l'abri du feuillage, 
sub fronde latens. Cic. A l'abri 
de l'éloquence, sub umbrâ elo- 
quentiœ. Just. (V, 2). A l'abri 
de l'amitié de Rome, sub unv- 
brà Romanœ amicitiœ. Liv. 
(XXXIV, 9). A l'abri des force» 
que vous leur avez envoyées, 
5u6 ambra au.vilii vestri. Liv. 
(XXXII, II)). 
abricot, s. m. Fruit de l'abri- 
cotier. Armeniacam, i, n. Col. 
(R. R., V, 10, 19). Plin. (H. N., 
13, Al). Armenium pomum, n. 
Col. (R. R., X, AOi). Pallad. 
(12, 7, extr.) Gargil. Mart. 
(de arb. pom., p. 39A ed Mai). 
abricotier, s. m. Arbre fruitier 
originaire d'Arménie. Arme- 
niaca (s. e. arbor), œ, i. Col. 
(R. R., XI, 2, 96). 
abrier, v. tr. Mettre à I abri 

(arcli.) Voyez abri. 
abriter, v. tr. Mettre à l'abri. 
Tegëre, tr. Ca?s. Cic. (ex. : 
les bétes s'abritent dans de» 
tanières, ferœ latibalis se te- 
gunt. Cic. [p. Rab. Post., 15, 
A2] ; les soldats abrités par la 
mur, miles (sing. coll.) maro 
tectus. Cœs. [B. C, II, 15] ; le 
port était abrité contre le vent 
d' \frique, portiis ab A(rico tege- 
batur Cœs. [B-CHU^ë]); ob- 
tegëre, tr. Cic. Cœs. (ex. : abri- 
ter son camp avec des maat»- 



«! 



ABR 



Wts, obt. castra vineis. Cses. 
[B. C. III, 5i ; cf.. I, 5i] ; 
abrit(> dorriora les armes Jo ses 
soldats, militum armis obtec- 
tas. Os. [B. C, III, 19, 7]; 
abritor à la faveur do sa bak- 
•asse los turpitudes de son ado- 
lescdnco, adaUscentUe turpitu- 
dinem ob$caritate ac sordibas 
suis obteijêre. Cic. [in Vat. 5, 
11]) ; pr'otegëre, tr. Ca-s. Cic. 
(ex. : les onnerais l'abritent 
ious leurs boucliers, hune sen- 
tis protegant hostes. Cxs. [B. 
G., V. A!. : cf. Cic. Tusc, IV, 
M; p. Sart., 30]); defendëre, 
tr. Cic. Sali. Virg. Liv. (ex. : 
abriter des myrtes contre lo 
froid, def. a frigore myrtos. 
Virg. [Egl., 7, G], construction 
autorisée aussi en prose]); inu- 
nire, tr. Sali. Nep. (ex. : s'a- 
britor derrière dos murs en 
bois, munira se lignuis mœni- 
bns. Ncp. fThem., 2]); probi- 
béfe, tr. Karr. Cic. des. Sali. 

Îex. : abriter la terra contre 
'humidité, prohibere humam 
ab hamore. Varr. (K. R., 11, 7, 
10]) ; Toy. dans l'article abri, 
les expressions ■ fournir un 
abri contre, mettre à l'abri de ", 
etc. Abriter du soleil, adum- 
brare, tr. Petr. Col. (ex. : abri- 
ter les vignes avec des nattes do 
palme, aa. irineas palmeis tege- 
tibius. Col. [R. R., V,5,T.'^]; abri- 
ter les ruches avec du feuillago, 
ad. alvearia frondihus. Col. 
f R. R., IX, 7, i. ; cf. ib., XI, 2, 
61]). Abriter dans un nid. 
Didulari, dép. tr. Plin. (ex. : 
contra riijorem hiemis vermi- 
calos fêtas soi nidalantar. 
Plin. [XI, 28]). Il Fig. S'abriter 
derrière qqn, sous l'autorité 
de qqn, in alicnjas aaetori- 
tate dclitescëre. Cic. (Acad. 

Î>r., II, 5, 15). S'abriter dans 
6 mensonge, in mendacio dc- 
litescëre. Cic. (p. Balb., 2 ; cf. 
Q'iint., X, 5, 10; XII, 10, I5j. 
abrogation (lat. abrogatio), 
s. f. Action d'abroger. Abro- 
gatio, onis, f. Cic. Val. 
Max. (ex. : — d'une loi, legis 
abrogatio. Cic. [ad Att., III, 
23, 2] ; — do la loi Oppia, 
abrogatio legis Oppim Val,- 
Max. riX, I, 3]); abolitio, 
onis (pr ' suppression -), f. 
Saet. Tac. (ex. : abolitio legis. 
Saet. [Aug., 3)i] ; ab. senten- 
tiœ. Tac.[Ann.,Vl,^;ab.aftri^ 
batoram. Tac. [Ann. XIII, 50J); 
antiquatio, onis {pr. • re- 
mise ■). f. Jet. (ex. : abroga- 
tion d une peine, pcenrK anti- 
gnatio Cod. [VI, 50, U]) ; 
sublatio, onis (pr. - cassa- 
tion "), f. Quint, (ex. : sablai 
tio Judicii.Qaint. [VII,1,C0].); 
rescissio, onis {pr. • action 
d'abattre, de détruire ■), f. 
Jet. (ex. : abrogation d'une 
vento, rescissio emptionis. Dig. 
[XLIII, 2/., I]; — d'un pré- 
cédent décret, rescissio prioris 



ABB 

decrcii. Dig. [L, 9, 5]^ ; dis- 
solutio, onis {pr. . dostruc- 
tioa, abolitioii •), f. Cic. (ex. : 
dissolatio legam omnium. Cic. 
[l'hil., 1, 0]). Abrogation par- 
tielle, derogatio, onis, f. 
Corn^. Cic. (ex. : tertiant est 
de legum derogationibus . Cic. 
[p. Corn., frg. i ; cf. Corni(., 
Hiet. ad. Her., II, 10 15J). 
Comme tous les substantifs 
français en sion ou tion, le 
mot • abrogation • sa rond 
fort bien en latin par des équi- 
valents (ex. : r — de cotte loi 
fut la ruine de la république, 
1er illa abrogata perniciem rei 
pablicse attalit. Cic; V — des 
lois de Lycurgue commença la 
décadence de Lacédcmone, dis- 
solatâ Lycurgi disciplina, cœ- 
perunt Laccdxmonii ad exi- 
tium ruere; il s'agissait de l'a- 
brogation de cette loi, de hac 
Icge abroganda agebatar ; 
quand il s'agit d'abrogation, 
in abrogando. Cic. (ad Att., 
III, 2J, il) ; je ne puis prendre 
mon parti do 1'^ do cstte 
loi, non fero œqao animo 
ou non cequë fero hanc 
Icgem esse abrogatam, etc. 

abrogeable, adj. Qui paut être 
abrogé (néol.). Loi abrooeabla, 
le.T quse potest abrogari. Cic. 

abroger, (lac. abrogare), v. tr. 
Mettre hors d'usage ce qui était 
établi. Abrogare {pr.- propo- 
ser et obtenir qu'une loi ioit an- 
nulée " ou [cf. Cic, ad. Att., 
III, 2!, 2] • remplacer une loi 
ancienne par une nouvelle -), 
trans. Varr. Cic. (ex. : abroger 
une loi, legem abrogare. Cic. 
[darepub. III, 22, 33] ; — un 
article de loi, abrogare aliquid 
in lege. Cic. [ibid.j ; — une loi 
au moyen d'un plébiscite, abro- 
gare legem plebiscito. Cic. [de re 
publ.. II, 37, 63] ; — un plébis- 
cite, abrogare plebei scitum. 
Liv. [X.XII, 30, 11] ; s'emploie 
aussi absol. (ex. : in abrogando. 
Cic. [ad. Att., III, 23, A] ; 
abroger les pouvoirs do Tar- 
quin, abrogare imperium Tar- 
quini. Cic. [do oIT'., III, 10, i'J; 
cf. de domo, 31, 83] Nep. 
[Epam., 7, 3] ; Liv. [I, 59, 11 ; 
XXXIII, 18,5; Epit. 67]; Flor., 
I, 7, 10] ; Caton proposa uno 
loi pour abroger les pouvoirs do 
Lentulus, C. Cato legem talit 
de imperio Lentali abrogando. 
Cic. [ad. Q. fr., II, 3, 1 ; cf. 
Liv. XXII, 2.5, 10 ; X.XVII, 20, 
11; 12; 21, U; XXIX, 1), 6]); 
abolére {pr. ' supprimer, an- 
nuler-), tr. Quint. Saet. (ex: 
abolere legem. QUnt. [I, 51, 
29] ; ab. decretum. Saet. 
[Claud., 6]) ; tollere {pr. 
• supprimer "), tr. Cic. (ox. : 
abroger d'anciennes lois et les 
remplacer, veteres leges novis 
legibus tollere. Cic. [de or., I, 
58, 2Ii7J; — une loi qui n'a pas 
été présentée légalement, tol- 



A.BR 

1ère legem, si non jure rogata 
est. Cic. ]do log., 11, 13, 21]) ; 
rescindere (pr. • abatti-a, 
détruire -), tr. Ter. Cic. Liv 
Saet. (ex. : mi'ii non videtar, 
quod sit factum legiOas, rcs- 
cindi passe. Ter. [l'iiorm., II, 
1», 16] ; resc. leges. Cic. [Phil., 
5, 1, 11]; resc. acta Antonii. 
Cic. [rhil., 13, 3, 5; cf. Lii-. 
XXVI, 31, 10 ,■ Saet., C;cs.,82] ; 
resc. jadicium. Cic. [p. Plane, 
U, 10] ; pcsc. judicatas. Cic. 
[p. SuU., 22, 63] ; jadicU res- 
eindendi consilium. Liv. [IV, 
II] ; resc. Jadiciam popaii, 
Liv. flV, 7] ; resc. pacliones. 
Cic. [prov. cens., 5, 10] ; resc. 
oonstitiUa ab aliqao. Cic. [ad 
Att., VI, 1] ; resc. damnaÉJo- 
nem. Cic. [in Vorr., II, 2, J.0, 
100] ; resc. décréta. Sali. [Jug., 
11, 5,- cf. Just., XIV, 1, 5]) ; 
refigëre {pr. - déclouer, ar- 
racher las lois affichées •), tr. 
Cic. (ox. : leges refixLstis. Cic. 
[Phil., 13, 3, 5]); inducëre 
(pr. - bifTcr, raturer »), tr. Cic. 
Liv. Saet. (ex. : indacere sena- 
tas consaltam. Cic. ind. loca- 
iionem,. Cic. Liv. decretum. 
Saet. [Cces. 16]) ; circumdu- 
cère {pr. • raturer, bilïer »), 
Jet. [ex. : circamd. edictum. 
Dig. [V, 1, 73]). Abroger par- 
tioUemont, derogâre, tr. Cic. 
Jet. (ex. : ne(jae derogari exhao 
[lege] aliquid licet. Cic. [de re 
publ., III, 22] ; de lege aliquid 
derogari. Cic. [inv., II, AS, 
13'i] ; Icgo dcrogatur. Dig. 
[XVI, 102]);. abrogare {pr. 
• proposer une loi qui on abroge 
une autre on tout ou on par- 
tie - ou « lui enlever toute sa 
valeur, mémo si elle subsiste »), 
tr. Cic. (ox. : haie legi nec 
abrogari fas est, neque dero- 
gari aliquid ex hac licet, neque 
tota obrogari potest. Cic. [do 
re publ., 111, 22, 33]). || (Arch.) 
Abrogor la puissance do qqn, 
poiestatem alicujus abrogare. 

Voy. ABOLIR et RÉVOQUER. ^ 

Faire tomber en désuétude. 
Inûrmàre, tr. Cic. Liv. (ox. : 
inf. acta illa atque omnes res 
saperioris anni. Cic. [p. Sast., 
18, IiO] ; unam tollenclo legem 
inf. ceferas. Liv. [XXXIV, 3] , 
graviter ferens aliquid a se 
pactum inp,rm,ari. Vell. [II, 2, 
2]). Etre abrogé (tomber en 
désuétude), vetuslate inÇirmari. 
Cic. obsoleseëre, intr. Varr. 
Cic.; velastate abolescëre. Liv. 

abroutir, v. tr. Brouter les 
jeunes pousses. Depascëre, tr. 
Cio. Col. Plin. Tondêre, tr. 
Lucr. Virg. Sen. poet. 

abroutissement, s. m. Action 
d'abroutir. Depastio, onie, t. 
Plin. (XVII, 237). 

abrupt, e, adj. bout la pente 
est raide ou qui se dresse à pic. 
Abruptus, a, um, adj. Liv. 
Plin. (e.\. : locas abruptus. Liv. 
[XXI, 36, 2] ; petra abrapta. 



ABR 

Curt. [Vil, 11,2] ; râpes abrap- 
la. Curt. [VIII, II, 3] ; ab. 
mons l'Un. | 11. N., III. 5, 07 J; 
ripse abraptissima;. Plin. j. 
(ep., IX, 30] ; lo compar. se 
trouva dans Plin. [U. N., XI, 
37, 138]) ; deruptus, a, um 
{pr. • escarpé »), aclj. Lucr, 
Liv. Tac. (6.\. : deruptx ripre. 
LU-. [.\XXVII, 30, II [ ; der. an- 
riustia'. Liv. [XXI, 33, 7] ; der. 
'collis. lac. [AuiK, II, 80]. Com- 
par. deraptior. Liv. [XXXVIII, 

2, U]. GeU. [VI, % 11]. Plur. 
subst. : do» Houx abrupts, de- 
rapta. Liv. [.\XXV1II, 2 fin.]. 
Tac. [Ann., IV , i5 ; VI, 
21]) ; prseruptus, a , um 
(pr. • coupo à pic "j, adj. 
<Jœs. Cic. (ox. : pr. loca Vxs. [ B. 
G., VII, 86]; pr. locas. Ca-s. 
[B. C, I, 15]; pr. vallis. Anct. 
h. Alex. [7ii]; pr. saxam. Cic. 
[in Verr., II, 5, 56, Ihl,]; pr. 
mons. Cart. [III, U, 6]; pr. adi- 
tus. Cart. [VU, 11, li.]; pr. 
viee. Cart. [III, It, 12]; pr. ra- 
Dôs. Curt. [VI, 6, 23; VIII, 11, 
121; pr. ripx. Cart. [VIII, 10, 
23]. Compar. prœruptior. Col. 
[R. R., III, 13, 8].Sup6rl.prœ- 
raptissimas. Aact. b. Gall. [ VIII, 
33]. Liv. [V, IS]. Plur. subst. 
Prserupta, ' lieux abrupts », 
Liv. [XXVII, 18, 9]. Plin. [VIII, 
i2]); prseceps (pr. . en pente 
raido, escarpé ■), adj. Cses. Liv. 
(ex. : pr. locas. Cecs. [B. G., 
IV, 33, 3]. Liv. [XXVI, 2, 7]; 
pr. mons. Plin. j. [pan., 16J; 
pr. via. Quint. [VI, procem.,]); 
proclivis, e {pr. • incliné en 

£eute assjz raiila "), adj. Varr. 
iv. Sen. (ex. : procl. solum. 
Varr. [R. R., II, 2, 7]; angasta 
et procl. via. Liv. [XXXV, 30, 
3]); arduas, a, um {pr. « qui 
s'élève presque parpondiculai- 
remsnt, escarpé, abrupt "), adj. 
Cato. Varr. Cses. Cic. (ex. : via 
alta atque ardaa. Enn. ap. Cic. 
(Tusc, I, 16, 37]; asoensus ar- 
duas. Cic. [de OP., I, 61, 261; 
cf. in Verr., Il, A, 23, 51]. Cses. 
[B. G., II, 33, 2]; ager con- 
fragosus atque arduus. Varr. 
[Tï. R. I, 18, h];ard. locas. 
i>aet. [Cat. 7]; ardaus ascen- 
sas, " montée abrupte », Liv. 
[XXV, 13, 13]; collis aclita ar- 
duas, "d'un accès abrupt ■. Liv. 
[ VII, 3Ji ] ; cbemin abrupt ,Wa ar- 
daa. Liv. [XLIV, 3]; arduus 
collis. Tac. [Ann., II, 80]. Plur. 
subst. ardaa, • lieux abrupts ». 
Liv. [II, 65, 3]); abscisus, a, 
um, {pr. " coupé, escarpé »), p. 
adj. Liv. Curt. {ox.: nec quic- 
qaam satis arduum atque abs- 
cisum erat. Liv. [XXV, 36, 6J; 
saxam andique abscisum. Liv. 
[XXXII, A, 5]; absc.undigue pe- 
tra.Cur.[Vll,S, l];afcsc. râpes. 
Liv. rXXXII, 5, 12]. Cart. [V, 

3, 17j); ciTCumcisus, a, um 
{pr. - coupé autour, escarpé, 
abrupt»), p. adj. Cic. Cœs. 
{ex.: circumcisam saxum. 



ABR 

Cic. [do ro publ., II, 6]; collis 
ex omni parte circumcisus. 
Cœs. [B. G., VII, 36, IJ); 
prœcisus, a, um (pr. • es- 
carpé "), p. adj. Sali. Qainf, 
(ex. : prœcisum iter. Sali. 
[Jug., 92] ; pr. râpes. Quint. 
[XII, 9, 2]). Il Fig. (en pari, 
du Btylo). Style — , abruptum 
dicendi genus. Quint. (IV, 2, 
i.5). Intervalles abrupts, abscisa 
spatia. Qaint.{lX, U, 118). || Fi". 
(eu pari, du caractère, néol.). 
Abruptus, a, um, adj. SU. Tac. 
Ter. Asper, era, eram, adj. 
Lucil. Cic. Virg. Hor. Importun 
nus, a, um, adj. Ter. Cic. 

abruptement, adv. D'une ma- 
nière abrupte. Abrupte, adv. 
Quint. Prxruptë, adv. Plin. 
Commencer — , abrupte inci- 
pere. Quint. (VIII, 6). 

abruption, s. f. Rupture(arch.). 
Abraptio, onis, f. Cic. (de div., 
II, iù, 8i). 

abrupto. Voy. ex abrupto. 

abrutir, v. tr. Rendra sembla- 
ble à la brute. Efferâre, tr. 
Cic. Liv. (ox. : qu'il y a un 
certain nombre de peuples assez 
abrutis pour..., maltas gentes 
sic immanitate efferatas, ut... 
Cic. [de nat. deor., I, 23, 62] ; 
— les esprits, efferâre animas. 
Liv. [I, 19, 1] ; cet ennemi que 
sa nature et son caractère 
ont fait inhumain et sauvage, 
lo général l'a abruti jusqu'à 
la férocité, hune natura et 
moribus immiteni ferumqae 
insuper dux ipse efferavit. Liv. 
[XXIII, 5, 12]) ; hebetem et sto- 
lidum reddére. Cic. brutum, ac 
stupidum reddêre. Cic. Tous sa 
turent abrutis par la peur, om- 
nes stupide timoré obmutue- 
rant. Cornif. (ad Hor., IV, 52, 
65). Il dit que Socrate était 
abruti, stupidum esse Socratem 
dùvit et bardam. Cic. (de fato, 
5, 10). Faut^il que tu sois abru- 
ti I tantas te stapor oppressit I 
Cic. (Phil., 2, 26, 65). Une 
jeunesse abrutie, adulescentia 
bruta atque hebes. Sen. (da 
benof. III, 37). || Part, passé 
pris subst. Un abruti, stolidus 
homo. Ter. Cic. (Cf. ces vers 
da Térence où sont accumulés 
les divers synonymes : ...in me 
quidvis harum reram conve- 
nit, qase sunt dicta in stultum, 
m caadex, stipes, usinas, plam- 
beus » [haut. 877 sq]). A condi- 
tion que ce na soit pas un 
abruti (car il y a des gens qui 
na sont hommes que da nom et 
non pas en réalité), modo ne 
sit ex pecadum. génère {sant 
enim quidam homines non re, 
sed nom.ine). Cic. (de off., I, 
30, 105). Il S'abrutir, Efferari, 
(pass. de efferâre). Cic. Liv. 
(voy. ci-dessus) ; obbratescere, 
intr. Fest. (p. 187); se abjicêre 
et prosternëre, Cic. (parad. I, 
\h). 

abrutissant, adj. Qui abrutit, 



ABR 



23 



qui (çua?, qxiod) abjicit ac 
prosternit. Cic. qui {qux, quod) 
pecadis est, non hominis. Cic. 
Plaisirs abrutissants, volupla- 
tes quœ animum ou hommem 
abjiciant ac prosternant. Cic. 
Quint. 

abrutissement, s. m. Action 
d'abrutir. (.Ne peut se traduire 
que par des équivalents, ex. :) 
Travailler à 1' — du peuple, 
operam dure ut popalus im- 
manitate efferetur. Cf. Cic. 
(de nat. de or., I, 23, 62). 1 
Etat de celui qui est abruti. 
Stupor, oris, {pr. • stupidi- 
té "), m. Cic. (ex. : tant est 
grand ton — , tantus te stu- 
por oppressit ! Cic. [Phil., II, 
26, 65] ; voyez l'abrutissement 
de cet homme, je devrais dira 
cette brute, stuporem homir.is, 
vel dicam pecadis, attendite. 
Cic. [Phil., II, 12, 30]) ,- stu- 
piditas, atis, f. Cic. ex. :) 
connaissez l'incroyable — de 
cet homme, incredibilem stu- 
piditatem hominis cognoscite. 
Cic. [Phil., II, 32, m\y, stoli- 
ditas, atis (pr.. > stupidité -), 
(. Flor. Geit. Arn. ; feritas, 
atis (pr. • sauvagerie "), f. Cic. 
Tac. Jast. ; immanitas, atis 
(pr. • barbarie -), f. Cic. (ex : 
cette absence de douleur dont 
vous parlez ne s'acquiert pas 
sans dommage, puisqu'elle en- 
traîne l'abrutissement de l'àma 
et l'engourdiisomont du corps, 
istuc nihil dolere non sme 
magna mercede contingit im~ 
manitatis in anima, staporis 
in corpore. Cic. [Tusc, III, 6, 
12] ; tarditas, atis {f--' len- 
teur d'esprit, stupidité»), f. 
Cic. (ex. : t. ingenii. Cic. [or., 
68, 229; in Pis., I, I]. Quint, 
[l, 1,11). Arriver à un tel de- 
gré dabrutissamant que..., sic 
immanitate efferari (ou cfferor- 
tam esse), ut... Cic. (cf. de 
natura deor., 1, "23, 62). 
Ils tombent dans 1' — , hebetes 
ac tardi fiant. Plin j. (cf. ep., 
VI, 2, 6). Votre système nous 
mène à l'abrutissement, ratio 
ista nos ad pecadam immani- 
tatem abducit. 

abcislon (lat. abscisio) s.f. et 

abscission (lat. abscissio], s. f. 
Action de retrancher ou do cou- 
per (t. da chirurg.). Resectio, 
onis, f. Col. Sectio,onis, f. Plin. 
Amputalio, onis, f. Plin. 

absence, s. f. Le fait de ne pas 
être quelque part. Absentîa, 
w, f. Cic. (in Pis., 16,37). An- 
ton. ap.Cic. (ad Att., XIV, 13). 
Quint. (IV, 2, 70). Plin. j. (ep., 
VI, Ji, 6 ; VII, 7, 3). Tac. (Ann., 
IV, 6Ji). Suet. (C-es., 23), etc. En 
mon (ton, son) absence, /ne [te, 
illo) absente ou l'adj. absena 
(au cas voulu par son rôle dans 
la proposition), ou enfin dam 
absam, dum abes, dam, abest 
(qu'on met au temps voulu par 
la proposition principale). Ter. 



a:. 



ABS 



Cic. On les condamna en leur 
tbseace, absentes damnati sant. 
Accuser qqii en son absence, 
absentem accusjre. Cic. Cé?ar 
compi'^naic que les lésion;: com- 
battraient eu son absence, Cxsar 
It^iiones se al'sente diinicataiws 
intellegebat. Ca-g. ^B. G., VII, 
6, 3). Comme cala se passe en 
l'absence des maîtres, ita ut ft, 
doiiiini nbi absunt. Ter. ^Eun., 
III, 5, 52|. Son absence dure 
depuis trois mois, très menses 
abest. Ter. (haut., I, 1, 66). 
Bien que mon absence se soit 
prolongée durant une partie de 
ton consulat, etsi afui magnam 
partem tai consulatas. Cic. (ad 
fam., IV, 3, 11. Remarquer l'ab- 
sence do qqn, alitjaem deside- 
rare. Ter. Cic. altquem requi- 
rère. Regretter vivement 1 ab- 
sence de qqn, desiderio alicujus 
angi. Cic. Sentir vivement 1'— 
de qqn, magnâ molestiâ desi- 
derare aliquem. Cic. || Le fait de 
ne pas résider à Rome ou en 
Italie. Peregrinatio, onis, f. 
Cic. frusc.. V, 37, 107). Ton ab- 
sence de Rome me chagrina 
fort, quod percgrinaris angor. 
Cic. ou qaod Roma disccssist' 
acerbissime (ero. Cic. \\ Le faii 
de délaisser quelque endroit. 
Solitudo, inis, t. Cic. (ox. : 
l'absonce d'orateurs au forum, 
ab oratoribas in foro (juadnm 
soiitudo. Cic. [Brut., 63, 237]) 
Il Situation faite par la loi à un» 
personne qui a disparu do soi. 
domicilo ou do sa patrie depuis 
un certain temps. Abientia, œ, 
t. Jct.\\ .■\ctiûn do s'absenter. 
Faire une absence do deux mois, 
dàos mertses abesse. Ter. ^ Man- 
que de quelq. ch. Absentia, 
œ (rare et non classique), f. 
Quint, (ex. : absence de té- 
moignages, absentia testimo- 
nioram. Quint. [V, 7, IJ) ; va- 
caitas, atis (pr. • privation, 
vide ■), f. Cic. (ex. : absence de 
chagrin, de douleur, vacuitas 
eegi-itadnis. Cic. [Tusc. V, li, 
A21 ; vac. doloris. Cic. [de fin. 
I, 11.39; II, 5. 16; 6, 18; 11, 
35; la, 37; Tusc., V, 30, 8i] ; 
abi. do tout ennui vac. omnis 
molestiâ;. Cic. [de fin., I, 11, 
37] ; abs. de tourments, vacai- 
tai ab angoribas. Cic. [de off. , 
I, 21, 73]); privatio, onis \ 
(pr. . le tait d'être privé , | 
d'être exempt de •), f 



(•X.: l'absence de douleur, pri- 
vatio doloris. Cic. [de fin., I, 
11, 37; 38; II, 9, 29]; — de 
faute, pr. calpx. Gell. [II, 6]); 
inopia, se {pr. • manque .), 
f. Cic. Nep. Col. Tac. Suet. 
(ex.: — do ressources, inopia 
omnium reram. Cic. — d'ar- 

fent, inopia argenti. Cic. — de 
ois do construction, inopia 
materise. Cxi.) ; defectua, lis 
(pr. . difaut •), m. l'Un, (ex.: 
— de lait, lactit defectas. Plin. 
[XX, 53,') ; defectlo, onis. 



AtS 

Dr. ' disparition, défaut •), (. 
Cie. Frontin. (ex. : — de forces, 
defectio i-irium. Cic. [son., 9, 
29] ; — d'eau, aguarum defec- 
tio. Frontin. [aqua^d,, 91]) ; 



egestas, atis (jjr. • besoin, 
manque de •), f. Sali. Suet. 
Tac. (ex. : — de fourrage, eges- 
tas pabuli. Sali. [Ju£., liU, il] ; 
— do fortune, egestas rei fami- 
liaris. Suet. [Vit., 7]). absence 
presque complète de ressources, 
angustia.' rei (amiliaris. Cic. 
[part, or., 3â, 1121. " 
id a 



d > absence • se renc 



(L'idée 
ussi par 



un préfixe privatif [a] ou peut 
être contenue dans le mot lui- 
même [,3], ex. : a) absence de 
courage, ignaiia, se, f. Cic. Ca^s. 
Liv. — do force d'âme, infir- 
mitas animi. Cic. — do con- 
laissances, inscitia, as, f. Ter. 
Quint. Tac. — de modération, 
intempcrantia, a?, f. Cic. Liv. 
Suet. — d'ordres, injussus 
(seul, à l'abl. injussa, m.), Cic. 
Suet. — d'inquiétude, st'curi- 
tas, atis, f. Cic. Cœs. Sen. p) — 
d'agitation, quies, etis, f. Ctc. 
Sait, pax, pacis, f. Ca?s, Cic. 
Sali. — de cheveux, calviiium, 
ii, n Cic. Plin. — d'êtres vivants, 
solitudo, inis, f. Ter. Cic. Cœs. 
Liv. Tac. etc. — d'humeurs, 
siccitas, atis, f. Varr. Cic. Plin. 
— de mécontentement, jjox. 
Cic. — de plan, temeriias, atis, 
f. Cses. Cic. Sali. Quint. — de 
prétention, modestia, œ, C. Cic. 
Sen. — do rudesse, lenitas, atis, 
f. Cic. — de signes défavora- 
bles dans l'observation dos au- 
gures, silentium, ii, n. Cic. (de 
div., II, 3Ji, 71). Fest. (p. Shs, 
29; p. 3D1, 21). | En l'absence 
do (telle ou telle chose) se tra- 
duit par une forme appropriée 
du verbe deûcëre, - manquer, 
l'aire défaut -, intr. (ex. : en 
l'absence do cavalerie, il ne 
put les atteindre, deficientibus 
equis cursum seqaare non po- 
tait. Curt. En l'absence de tout 
secours elle ne pouvait réussir, 
defecta omni ope non proce- 
dere pulchre poterat. (On peut 
employer aussi dum aoest, cum 
absit, abesset, etc., ou bien cum 
desit, deesset, etc., en leur don- 
nant pour sujet le nom do la 
chose qui est absente, mais 
l'adj. absens appliqué aux 
choses est rare et poét. en la- 
tin.) Il (Spéc.) — d'esprit (c.-à-d. 
distraction) , animas vagas. 
Gell. (IV, 20). Je crois qu'à son 
habitude, il a une absence, 
ego suspicor. hune, ut solet, 
allucinari (dop. tr.). Cic. 
(ad Att., XV, ;!9, 2). Avoir 
dos absences, aliéna agère. 
Cic. ou (selon les ciia]aliena logui. 
Oi'. (trist. III, 3, 19). Cels. (III, 
18 et (prov.) lacunar spectàre. 
Juven. (I, &6). I 

absent, ente, adj. Qui n'est 
pas là où il devrait ou pourrait 
être. Absens, entls, adj. | 



ÀBS 

(très classique et employé à 
toutes los énoques do la lan- 
gue). Etre ausent, abesse (très 
classique, ox. : il est absout, 
trois mois, très menses abest. ; 
Ter. (haut., I, 1, 66] ; être ab- 
sent de chez soi, abesse a domo. 
Cic. [in Voi-r., II, /., 18, 39] -de 
Rome, abesse ab urbe. Cic. [ad 
fam., VI, ;', 1] ; être absent 
d'.Vthènes, abesse Atlienis. Nep. 
[Chabr., 3, li] ; quo j'aie été abaen t 
au moment des débats passion- 
nés, qui, à ce que j'apprends, io 
sont produits au sénat, c'est une 
chose dont je promis très bien 
mon parti, ego... afuisse me in, 
altercationibus, qaas in senatu 
factas audio, fero non moleste. 
Cic. [ad Att., IV, 13, 1] ; être 
absent de chez soi, peregrinari, 
dop. intr. Ctc). || (.'Vrch.) Qui ne 
prend pas part à, absens, 
adj. Cic. Etre absent de qqch. 
(n'y point prendre part, ne 
point s'y intéresser), abesse ab 
aliquâ re. Cic. (ox. : qui se 
afuisse istis siudiis confiten- 
tur. Cic. [p. Plane, 25, 02]). 1| 
(Subst.) Un absent, absens, 
m. Cic. Les absents, qui ahsunt. 
Ctc. Les absentsout toujours tort, 
eorum, qui absunt,nulla ratio 
unquam habetur. (D'apr. Cic). 
Il (Ir. de dr.) Qui n'a jamais 
reparu à son domicilo légal et 
dont on n'a pas do nouvelles. 
De quo incertum est, ubi sit. 
Jet. Il Fig. Abs3ut d'esprit, 
absens, ad.j. Cic .Vvoir l'esprit 
absent, aberràre. Cic. animo 
vagàri. Cic. (de ro publ., II, h, 
7). II a l'esprit absent, aberrat 
ejus animas. Aag. ap. Suet. 
(Claud.,/i).Voy. ABSENCE, à la fin. 
absenter (lat. post. absentare. 
Claud. Cad. Theod.), tr. Rendre 
absout (vieux fr.). Voy. éloi- 
gner. 1 S'absenter, se mettre en 
état d'absence. Abesse, intr. 
Cic Cœs. Liv. etc. Il faut veil- 
ler à ce que les soldats ne 
s'aLsantent pas, curandum ne 
milites a signis absint. Plin. j. 
(op._ X, 33). Il ne s'absentait 
pas volontiers d'Athènes, non 
aberat Alhenis libcnter. Nep. 
(Chabr., 3, h). Je m'absonto 
assez souvent de Rome, sum 
Romœ infrequens. Cic. (ad. Q, 
fr., III, 9, A). Voy. absence et 
ABSENT. Permission de s'absen- 
ter, commeatus, us (t. de la 
langue militaire, et aussi de la 
langue officielle), m. Cic. Liv. 
Plin. j. Suet. Tac. Donner à 
qqn la permission de — , alicai 
commeatam dure. Liv. (III, UQ; 
XLIII, 11, etc.). Demander la 
permission de — , petère com- 
meatam. Vell. (II, II, 2: 99, 2). 
Suet. (Tib., 10; Ner., 35, etc.). 
Recevoir la permission de s' — , 
commeatum accipëre. Plin. i. 
(ép. III, h, 2). Voy. coNoé. S'— 
(c.-à-d. partir en voyage), pe- 
regre abire. Hor. peregre pro^i- 
cisci. Suet. peregnnattomm 



ABS 

êoicipere. Cic. ou sinipl. abire. 
Cic. 11 s'absentera pour un mois 
mensrm desiderabitar, CI', //or. 

abside (lat. post. absida. Paal.- 
Nol.hia.), s. f. Partie posté- 
rieure dos basiliques romaines 
construite en arc de cercle et 
voûtée, pars in apsida (ace.) 
curvata. Plin. ^. (ep.,II, 17). 

absinthe, s. t. Nom d'une 
plante. Absintidum, ii, n.Varr. 
ap. Non. Cels. Col. 1 .^'S- 
Amortumo. Absinlliium, ii, n. 
au plur. dans Lucr.. (I, 9Ji3 ; 
II, iOO ; IV, 1) ; cr. Quint. (III, 

I, U). 

absinthe, adj. Mélangé d'ab- 
•inthe. Absinthiatas , a, um, 
adj. Sen. rh. (suas., 6, p. ifi). 
Vin absintlié. absinthiatum 
(s. e. vinam), i, a. Paîlad. 
Lampr. ou absintkites, a», m. 
Col. (R. R., XII, 35). Plin. (H. 
N., XIV, IC, 109). 

absolu, e, adj. Qui existe sans 
conditions, sans restriction, 
sans limitation. Absolutus, 
a, uin, p. adj. Cic. ; absolu- 
tus et perfectus. Cic. Dieu 
est un être absolu, nulli est 
naturœ obœdicns aut subjectas 
deas. Cic. (de natur. door., 11, 
30, 77) ; nullis legibus ou 
Dulla Decessitate astrictus 
{a, am). Cic. (cf. do uat. 
deor., 1. 7, 18) ; inûnitus, 
a, um, {pr. • sans limita- 
tion -), adj. Cic. Il (Paropp. à 
- relatif '.). Absolutus, a, 
nia, adj. Cic. (ex. : nécessités 
absolues, necessitudines sim- 
plices et absolûtes [opp. à cum 
adjanctione necessitudines]. 
Cic. [do inv.. Il, 57, 1711) ; 
proprius, a, um, adj. Cic 
(ex. : le miel est le plus sucré dos 
aliments, mais ce que le goût 
nous fait apprécier, c'est la 
saveur absolue du miel et non 
celle qu'il a relativement aux 
autres choses, mel, etsi dulcis- 
simum est, suo tamen proprio 
génère saporis, non compara- 
tione cam aliis dulce esse sen- 
titur. Cic. [de fin., II, 10, 3h]). 
C'est la vitesse absolue et non 
celle dont on juge par com- 
paraison avec une marche 
très lente, hœc est pernici- 
tas per se œstimata, non 
quœ tardissiinoruni collatione 
laudatar. Sen. (ep., 85, h). Po- 
ser une question — , simpliciter 
quœrere. Cic. (top., 22, SU). II 
y a trois espèces de questions 
— , simplicium tria sunt gê- 
nera. Cic. (ibid.). Certaines 
espèces de causes sont considé- 
rées en elles-mêmes et d'une 
façon absolue, qaœdam gênera 
causarum simpliciter ex sua vi 
considerantur. Cic. (de inv., 

II, 33, 102). Regrettant de ne 
point trouver dans l'orateur 
cette perfection absolue dont 
nousparlons, hanc absolutionem 
perfectionemque in oratore 
desiderans. Cic. (de or., I, 18, 



ABS 

130). Perfection absolue do 
l'âme ou du corps, perfccta 
animi aut corporis absolutio. 
Cic. (do inv., II, 9, 30). Un ju- 
gement absolu, judicium pu- 
rum (opp. à sine exceptione. 
Cic. (de inv., II, 20, 60). || (T. 
phil.) L'absolu, ce qui existe 
indépendamment de toute con- 
dition. Id quod semper est 
simplex et unius modi et taie 
qaale est. Cic. (Acad. pr., 30). 
Pcrfecta atque absolata ratio. 
Cic. (de nat. door, II, 13, 3h]. 
Perfectum aliquid etabsolutum. 
Cic. (de nat. deor., II, 13, 35). 
Cui nihil abest quodque un- 
dique aptum atque perfectum 
expletumque est omnibus suis 
numeris et paitibus. Cic. (de 
nat. deor., IL, 13, 37). 1| (Par 
anal.) Liber et solutus. Cic. 
Solutus ac liber. Cic. (ex. : 
liberté absolue de choisir, so- 
luta optio eligendi. Cic. [do 
fin. I, 10, 33] ; si j'avais eu 
une liberté abiolue, si essent 
ojnnia niihi soluiissima. Cic. 
de fin., I, 9, 211 ; l'ordre tout 
entier a une liberté absolue à 
l'égard de cette loi, ea lege 
totas ordo solutus ac liber est. 
Cic. [p. liab. Post., 5] ; notre 
liberté est d'autant plus abso- 
lue, que nous avons l'entière 
disposition de notre jugement, 
hoc liberiores et solutiores 
sumus, quod intégra nobis est 
judicandi potestas. Cic. [Acad. 
pr., II, 3, 8]) ; liber, era, 
erum, adj. Cw. (ex. : toi seul 
as pu molester et piller les 
alliés avec une impunité abso- 
lue, tibi uni vexatio direp- 
tioque sociorum impunita fuit 
ac libéra. Cic. [Cat., I, 7, 18] ; 
dieux de ma patrie, je vous 
atteste que c'est avec une in- 
dépendance absolue que je dé- 
fends P. Sylla, vos, di patrii 
ac pénates, tcstor, integro me 
animo ac libero P. Sullse cau- 
sam defendëre, Cic. [p. SulL, 
31, 86] ; laisser aux auditeurs 
l'absolue liberté de juger, /u- 
dicium, audientiam relinquëre 
integrum ac liberum. Cic/] ; le 
peuple Romain leur laissant 
une indépendance absolue, li- 
berum arbiirium eis populo 
Romano permittente. Liv. 
[XXXV, 7] ; pouvoirs absolus, 
libéra mandata. Liv. [XXXVII, 
55]). Réprimer en nous les 
oxcès de cette liberté absolue 
du discours qu'on passe à la 
jeunesse, nos suprafluentes 
juvenili quadam dicendi im- 
punitate et licentia reprimëre. 
Cic. Brut., 91; 316). Rendre à 
qqn une obéissance absolue, 
alicui sine ulla exceptions pa- 
rère ou ohœdire. Cic. Commu- 
nauté absolue de pensées et de 
sentiments en toutes choses, 
omnium, rerum, consUiorum, 
voluntatam, sine ulla excep- 
tions communitas. Cic. (de 



ABS 



65 



am., 17, GI). Enivrés par une 
liberté absolue, m.eram liau- 
ricnteslibertatem. Liv. (.\.\XI.X 
26, 8). Il Souverain, qui est au- 
dussus de tout. Summus, a, 
um, adj. Ter. Cic. (ex. : l'ab- 
solu bonheur, summum bo- 
num. Ter. [Andr., III, 3, 9] ; 
accord absolu, samma consen- 
sio. Cic. [do am., li, 15] ; 
avec une absolue loyau- 
té, sammâ fide. Cic. [do 
ara., 7, 25] ; injustice ab- 
solue, injuria summa. Cic. [p. 
Quinct., 2, 10] ; ignorance ab- 
solue, inscitia summa. Cic. [qo 
fin., Il, II, 3h] ; honnêteté ab- 
solue, samma sanctimonia. Cic. 
[p. Quinct., 17, 551 ; avoir on 
qqn une confiance absolue, aiicui 
summum omnium rerum fulem 
habëre. Cic. \\ Pouvoir absolu, 
infinita potestas. Cic. Liv. infi- 
nita et immoderata potestas. 
Liv. (III, 9, h), libido regia 
(dans une acception défavora- 
ble, bien entendu). Liv. Em- 
pire absolu, impcrium sum- 
mum, ou dominaiio. Cic. Sali. 
Quint. Sous un empire absolu, 
cum dominatu unius omnia 
lenentur. Cic. (cf. de off.. Il, 
I, 2). Monarchie absolue, civi- 
tas in quà summum impcrium 
apud unum est, ou in quà do- 
minatu unius omnia tenentar 
ou civitas, in quà libido prin- 
cipis pro legibus habciur (. des ■ 
potisme >) ou enfin civitas in 
quà régis arbitriam pro legi- 
bus est. Monarque absolu, rcx, 
cujus libido pro legibus habe- 
tur. Maître absolu, tyran- 
nus, i, m. Cic. Nep. (Cf. Ncp, 
Milt., 8, U : omnes habentur et 
dicuntur tyranni, qui potus- 
tate sunt perpétua in eâ civi- 
tate, quai libertate usa est). 
Maître absolu de l'univers, do- 
minus omnium genlium. Cic. 
(de off., III, 21, 83). Jupiter, 
maître absolu du ciel, des ter- 
res et des mers, Juppiter cujas 
nutu et arbitrio ccclum, terrx 
mariaque regantar. Cic. (p. 
Rose. Am., h5, 131). Devenir 
le maître absolu (dans une dé- 
mocratie), iyrannîdem occu- 
pâre. Cic. (de off., III, 23, 90). 
Chercher à devenir maître ab- 
solu, tiirannidem affeclâre. 
Quint. (VII, 2, 5i). Gouverner 
en maître absolu, dominari, 
dép. intr. Cic. Sali. Liv. (se 
construit absolum. ou avec in 
et l'abl., inter et l'acc). Se 
conduire en maître absolu, ve- 
lut arbitrium regni agëre. Tac. 
(cf. Ann., XIII, lA). Par ext. 
Laisser qqn maître absolu de 
sa fortune, de ses affaires, si- 
nere aliquem libéra de re (ami- 
liari (ou de suis rébus) arbitria 
agëre (cL Liv. XXIV, i.5, h). 
La fortune est maîtresse abso- 
lue de toute chose, fortuna in 
omni re dominatur. Sali. (Cat., 
8, 1). y Absolu de caractère 



96 



ABS 



^sa dit da quelqu'un qui ne 
soufTro pas d'être controdii). 
Imperiosus, adj. Cic. (ex. : 
nimis imperiofi philosophi. 
Cic. [de fin., II. 32, 105]; im- 
periosi nobis ipsU et molesti 
samas. Sen. [qua'st. nat., U]) ; 
ferox, adj. PltUit. Cic. (ex. : 
animo eram ferocior. PUuU. 
[IV, 8, 13]). I Absolu daas sa 
volonté, pertinax, adj. Plaat. 
Cic. Liv. {fi^.: pertinax non cfo. 
Cic. {de Cn., I. 8, 28]; per- 
tinacissimas. Cic. [dd fia., 
II, 33, 107] ; l'aide perti- 
nax (aeris. Cic. [de fin., II, 
3, 9]) ; pervicax, adj. Quint. ; 
obstinatus (en bonne et on 
mauvaise part), p. adj. Ace. 
Cic. Sali. Liv. (ex. : obstinato 
aninw. Ace. ap. Fest. [p. 1931; 
obst. animas. LÀv. [II, Ci5 ; X, 
11] ; voluntas obstinalior. Cic. 
[ad. Att., I, 11]; obstinatas 
mori, • ayant la volonté — do 
mourir •. Liv.; j'ai la volonté 
absolue da. . . obstinatam mihi 
est... [avec l'inf.]. Plin /. [pan. 
5] ou id mihi certum obstina- 
tamqaeest [avec l'inf.] Liv. [II, 
\h,etc.]);afÛTniatus\pr. -en- 
têté •), p. adj. Plaat. Cic. (ex. : 
gaanto mihi videatur illiiu vo- 
luntas obstinalior et in hoc 
iracundiâ af^rm.alior. Cic. 
[ad. Att., I, 11, 11). Avec un 
caractère absolu, abrupte || CT. 
de gramm.). Ablatif absolu, 
ablativas absolate positus. 
Gramm. 

absolument, adv. D'une ma- 
nière absolus. Propriâ vi saâ. 
(opp. à cam ceteris comparan- 
do). Cic. (de fin, III, 10, SUj.Per 
le. Cic. Sen. Sim,pliciler, adv. 
Cic. Sim.pliciter et ex sua vi 
(opp. à comparate). Cic. (Top., 
22, Si). Pare. Jet. Voy. absolu. 
Nécessités qui e.vistent absolu- 
ment, quxdam sine adjanc- 
tione necessiiadines. Cic. (Cf. 
de inv., II, 57, 171). Il me re- 
fuse absolument, sine alla ex- 
ceptione prsecidit. Cic. (ad. 
Att., VIII, U, 2). Que la dette 
existe soit absolument, eoit à 
époque fixe, soit à certaine 
condition, deberi sive pare, 
sive in diem, sive sub condi- 
cione. Jet. (Cf. Dig.. XVIII, 2, 
A; VIII, 2, 36; VII, 2, 6; XXX, 
2, 22). Il Souverainement. Sam^ 
mo cum imperio. Commander 
absoliimont, esse cam sunimo 
imperio. Cic. (de Un., II, 20, 
6G). Qu'il valait mieux que les 
Etats fussent griuvornés absolu- 
ment par un monarque, singa- 
lari imperio et potestate regiâ 
nietius gubernari et régi civi- 
lates... Cic. [do ro publ., II, 
19, 151. Puisque vous comman- 
dez absolument dans ces villes, 
ijaoniam in islis urbibus cum 
summo imperio versaris. Cic. 
(ad, Q. fr., I. 1, 10, 31). || (T. 
de gramm.) Sans complément, 
sans mot restrictif. Absolate, I 



ABS 

adv. Prise. Employer absolu- 
ment las verbes transitifs, ab- 
solate proferre verba transiti- 
va. Prise icf. VIII, p. 7î)3, et 
XVIII, p. IICO P.). Verba cons- 
truit absolument, absolutam 
verbum. Prise. (VIII, p. 795, ot 
XVIII, p. 1105 P.). Mût employé 
absolument {c.-à-d. qui a par 
lui-mt*ma un sens complet, 
comme ratio, p. ex.), nomen 
absolalum. Prise. (II, p. 581 ; 
XVII, p. 101)2 P.) Il Absolument 
parlant, universe (opp. à sin- 
gillatim ou à proprie). Cic. 
(in Verr., Il, 5, 55, li.3 ; ad 
Att., V, 2, 1). in universum 
(opp. à nominatim). Liv. (I.X, 
26, 8). Omnino (opp. k separa- 
tim). Cic. Il (Famil.) Tout à 
fait. Absolutè (opp. à medio- 
criter), adv. Suet. (mot rare, 
ex. : abs. instruit, absolutè 
doctus. Suet. [gr. !,]) ; sine 
exceptione, loc. adv. Cic. 
(ex. : j'étais absolument dans 
le vrai ou disant qu'il n'y 
avait personne qui fût un 
homme, recte sine exceptione 
dixeram virum fuisse nemi- 
nem. Cic. [in Verr., II, 5, 31, 
80]) ; prorsus {pr. • d'un 
bout à l'autre, complètement, 
absolument »;, adv. Plaut. 
Ter. Cic. (ex. : je suis absolu- 
ment perdu, prorsus perii. 
Plaut ; je ne puis abs. pas mo 
taire, prorsus tacére nequeo. 
Ter ; c est abs. mon avis, ita 
prorsus existimo ou prorsus 
ita sentio. Cic. ; j'y donna 
absolument mon assenti- 
ment, prorsus assentior. Cic. ; 
je n'y comprends absol. rien, 
verbum prorsus nullam intel- 
lego. Cic.; absolument pas, non 
prorsus, nnllo modo prorsus. 
Cic. ; je n'y souscris absolu- 
ment pas, nullo modo prorsus 
assentior. Cic ; toutes ces 
circonstances étaient abs. favo- 
rables à Catilina, ea prorsus 
opportana Catilinse. Sali. 
[Cat., 10, 5]) ; pJanê (pr. 
• nattement, sans restriction, 
absolument •), adv. Plaut. 
Cic. (ex. : abs. instruit, plane 
eraditus. Cic. ; je suis aLsol. 
perdu, plane perii. Plaut. [cf. 
si plane occidimus. Cic] ; il me 
paraît absolument grand, bene 
plane mihi magnas videtur. 
Cic. ; il est abs. dénué de sens, 
plane nihil sapit. Cic. ; abso- 
lument oui, pianissimo. Ter.) ; 
probe {pr. • comme il faut, 
entièrement, absolument "), 
adv. Plaut. Ter. (ex. : se trom- 
per abs., probe errare. Plaut. ; 
être abs. perdu, probe pcrire. 
Plaut. Il te ressemble abs., tui 
similis est probe. Ter.) ; sanë 
{pr., ' parfaitement, absolu- 
mont •), adv. Ter. Cic. (ex. : 
abs. bien, recte sane. Ter.sane 
bene. Cic. bene sane. Cic.) ; 
fuaditus {pr. . do fond on 
combla, du tout au tout, com- 



AUS 

plètement, absolument -), ad». 
Plaut. Cic. (ex. : et la nature , 
n'a p;xs voulu que personne en 
fût absolument dépourvu, 
neque earum reram quem- 
quam fanditus natura volait 
esse cvocrtem. Cic. [de or., 111, 
50, l'J5]) ; praecisé {pr. -sans 
réticence ou sans condition "), 
adv. Cic. Ulp. (ex. : nier absol. 
pravise negare. Cic. [ad. Att., 
VIII, h, 2] ; prendre ses garan- 
ties nou pus absolument, mais 
sous une condition, cavere non 
pra'cise, sed cum condicione. 
Ulp. [dig., XXXVI, 3, 1, 10]) ; 
omnino {pr. • tout à fait-), 
adv. Cic. (ex. : nier absol., om- 
nino negare. Cic. Cf. qiiod 
amici genus adhiberë omnino 
tevitati.<i est. Cic.) \\ (L'idée de 
l'adverbe «absolument" peut 
ctro rendue aussi par les parti- 
cules per et prse en composi- 
tion avec des adjectifs au po- 
sitif; ce tour appartient surtout 
au laugaga familier. On trouve 
aussi d'autres particules, ex. : 
Puisque cela est arrêté dans 
votre esprit et que vous le vou- 
lez absolument, quando id cer- 
ium atque obslinatum est. Liv. 
{Il, 15, 5, locut. qui peut être 
suivie de l'infin..cf. Liv. XXIII, 
29, 7). Absolument rempli, re- 
fertus (adj. avec le gen. ou 
l'abl.). C'jc. ou encore le su- 
parl. refertissimus, a, um, Cic. 
(ex. : théâtre absolument com- 
ble, thcatrum celebritate refer- 
tissimum. Cic. (ad. Q. fr., I, 1 
lli, A2); l'idée de l'adv. peut 
être rendue par un verbe, ex. : 
parce que la nature universelle 
comprend absolument tous les 
êtres, qaod omnes naturas 
ipsa (s.o. unîversa natura) co- 
hibet et continet. Cic. (de nat. 
deor., 11. 13, 35). Enfin le mot 
" absolument » peut être expri- 
mé par l'adjectif tolus, a, um 
qu'où fait accorder avec le nom 
do la parsonne dont on dit 
qu'elle est absolument dans 
telle ou telle situation, qu'elle 
fait absolument telle ou telle 
chose, ex. ■ je suis abs. perdu, 
totus perii. Plaut. Je suis abso- 
lument voué à Caton, depuis 
ma jeunessa, Catoni me totum 
ab axlulcscentiâ dedidi. Cic. 
(de ra publ. II. 1). S'adonner 
absolument au plaisir, totum 
se tradëre voluptatibus. Cic. 
(de am., 23, 86). 
absolution, s. f. Exemption de 
la peine, acquittiuient. Abso- 
lutio, onis, t. Cic. (Glu., 27, 
7/.; Cat. 3, U, 9, etc.). Quint. 
(Vil, U, 31; XI, 1, •7). Saet. 
Vesp., 16). Tac. (Ann., III, 
13). Jvst. (IX, ;., 10). Jet. (très 
fréquent) ; liberatio, onis, f. 
Cic. (ax. : cum a te non libe- 
rationem culpœ, sed errati ve- 
niam impetravissent. Cic. [p. 
Lig.,I \]; acerbissimse dom,ina- 
tiones, libidinosissimss libéra- 



ABS 

tiones. Cic. [in Pis., 36, 87]). |1 
(Lang. ccclés.) — des péclios, 
pa-niteniiœ venia. Eccl. graiia 
alicajas rci. Eccl. indulgenUa. 
Eccl. Domandor 1' — indulgen- 
tiampetëre. Eccl. Accorder 1' — , 
indmguntianx dare ; po'nitentin' 
■ veniam dare ; graliam alicui 
facëre alicujas rei. Eccl. 

absolutisme, s. m. Résimo où 
le monarque a ua pouvoir ab- 
solu. Civitas in <jaâ libido 

i principis pro legibas liabetur. 

1 1 Caractère absolu. Voy. ab- 

I SOLU. 

absolutoire, adj. Relatif à l'ai- 
solution, qui donne l'absolu- 
tion. Absolutorias , a, uni, 
adj. Ascon. Saet. Gaj. Sen- 
tence — , absolutoria senten- 
tia. Ascon. (p. 55, 7; là; cl'. 
Senec. rh., excerpt. e.x controv. 
6, 5). Jugements — , absoluto- 
ria j'adicia. Gaj. (U, Ui). 

absorbant, ante, adj. Qui fait 
pénétrer les liquides dans sa 
propre substance. Bibulus, a, 
UXD, adj. Virg.Ov. Ptin. j. (ex. : 
bibulas lapis. Virg. bib. lana. 
Ov. bibuta charta [sorte de 
papier buvard ou brouillard] . 
Plin. j. [ep., VIII, 15, 2]. 1 
Fig. Qui occupe l'àme, l'es- 
prit, etc., tout entier (néol.). 
Avoir des occupations — ,maxi- 
mis occapationibus distineri. 
Cic. Pensées absorbantes, cogi- 
tationam inteniio. Cic. 

absorber, v. tr. Faire pénétrer 
un liquide dans sa propre subs- 
tance. Absorbëre, tr. Plin. 
Cart. {ex. : omnem humorem 
absorbet. Plin. [H. N., XI, 36, 
117] ; omnem naturalem ab- 
sorbet humorem siccitas. Cart. 
[VII, 5, 5] ; lens optiina guss 
maxime aquam absorbet. Plin. 
[H. N., XXII, 25, U2]) ; exsor- 
bére (pr. • boire complète- 
ment, aosorber -) , tr. Cic. (ex. : 
&XS. sangainem. Cic. [en pari. 
d'un vêtement]) ; percipëre 
{pr. • prendre en soi, absor- 
ber ■>), tr. Col. Plin. (ex. : perc. 
sacam Col. [XI, 3, iO] ; perc. 
colorem Plin.) ; bibere ipr. 
• boire •), tr. Cato. Virg. Ov. 
Plin. (ex. : metreta oleum, non 
bibet. Cato. [R. R.. 100]; la- 
narum nigrse nullam colorem 
bibant. Plin. [XXXI, 11 ; cf. 
XXXIV, 9, etc.]) ; combibëre 
{pr. • boire, s'imbiber de, abs- 
sorber ■). tr. Cato. Cic. frg. Ov. 
Col. Plin. (ex. : bene combibat 
metreta amurcam. Cato. (R. R., 
100) ; a, qui combibi purpuram 
volant. Cic. (rg. ; combibat 
testa oleum. Col. [R. R., XII, 
50, \7] ; combibat baca salam. 
Col. [RR., XII, i.7, 10] ; scro- 
bessolempluviasqaccombibnnt. 
Plin. [H. N., XVll, 11]). T Fig. 
Faire disparaître complètement. 
Absorbëre, tr.Cic. Cart. (ex.: 
son tribunal absorba mon dis- 
cours, tribanatas absorbet ora- 
tionem tneam. Cic. [Sest. 6, 



ABS 

13j; ; exsorbére, tr. Cic. ;sor- 
bere, tr. (très classique, ox. : 
les fleuves s'absorbent dans la 
raer, (lamina mari sor-bentur) ; 
baurire, tr. Cic. Tac. (ox. : 
saci haurire. Tac. (Ann., XVI, 
IH]) ; exbaurire, tr. Nep. (ex., 
absorber les ressources de sa pa- 
trie, c.xh. (acallates patriœ. 
Nep.JUanu., 0, 21); in se 
trahëre, ir. Sen.; absumëre, 
(pr. » consommer, dévorer, ab- 
sorber -), tr. Plaut. Cic. Curt. 
(ox. : abs. rem. Plaut. [Cure, 
V, 2, 2, etc.] ; abs. pecuniam. 
P.Africanusap.Gell. [Vil, II]. 
Curt. [VI, 2. 10]) ; consuuiëre, 
tr. Ter. Cic. Quint, (ox. : cons. 
bona paterna. Quint. [III, 11, 
16],- c. omnes foriunas socio- 
rum. Cses. [ii. G., I, 11]); mer- 
gëre (pr. ■ plonger, enfoncer, 
ruiner ■), tr. Liv. (o.\. : ce qui 
absorbe le capital, ce sont les 
intérêts, mergunt sortem usu- 
rx. Liv. [VI, 1^]). L'argent ab- 
sorbé par ces dépenses publi- 
ques, pecunix in eos sumptus 
erogatœ.Lïv.\\ (Par ext.) Prendre 
et occuper quelqu'un tout en- 
tier. Deiiiîére, tr. Ov. Cic. Plin. 
j. Saet. Tac. (ex. ; être absorbé 
par les affaires d'autrui, in 
alienis negotiis detinêri. Cic. [de 
inv., II, li5, 132]); distinére, 
tr. Cic. Ncp. Tac. (ex. ; absorbé 
par les affaires, negotiis disten- 
tus. Cic. [p. Rose. Am., 22]; 
abs. par les soucis du pouvoir, 
distentas imperii curis. Plin. /. 
[Pan., 86, 1]; abs. par ses oc- 
cupations, occupationibus dis- 
tentus, Plin.j. [ep., VI, 18, 1]; 
je vois que tu es tout â fait ab- 
sorbé, te distentissimuni esse 
intellego. Cic. [ad Att., XV, 18, 
1]) ; distriDgëre, tr. Cic.Phœdr. 
Plin. j. Curt. (ox. : je suis ab- 
sorbé par ce devoir, officia dis- 
tringor. Plin. j. [ep., I, 10. 9; 
VII, 15, 1]; surt. au part, passé, 
districtus, " absorbé '.Cic. Nep. 
Sen. Quint.); occupàre. tr. 
Plaut. Ter. Cic. Liv. Quint. 
(ex. : occ. animum. Ter. [Hec. 
prol. pr. U]; occ. animum ali- 
(juà re. Plaut. [Men., 111, 1, 7]; 
événements qui absorbaient 
l'attention, res, gua' occupabant 
cogitationes honxinum. Liv. 
[XXVII, 3, 8]; être absorbé par 
d'autres soucis, occupari alia- 
rum reram cura. Liv. [.\XXLX, 
AO, 10]; au part. p. occupatus, a, 
um, " absorbé ».P/uui. Ter. Cic, 
ex. : occupatus in alio amore. 
Ter. [And.. V, 1, 10], occ. solli- 
citudine. Ter. [Pliorm., III. 2, 
17] ; operà occupata. Cic. [de leg., 
I, o, 8] ; occ. in re Cic. [de 
inv., I, 22, 31] ; animas occu- 
patus. Cic. [de or., 1, 56, 2391). 
Absorbé, intentus, a, um, adj. 
Cic. Liv. Curt. Suct. L'âme 
absorbée par ces imagos, in cas 
imagines mens intenta inf- 
xaque. Cic. (de nat. dcor. I, 19, 
i9). Le soin du gouvernement 



ABS 



87 



l'absorbe tout entier, in rem 
publicam omni cogitatione cu- 
râque incumbit. Cic. (ad fam., 
X, 1, 2). S'absorber dans ses 
livres, hœrôre in libris. Cic. 
(ad Att., XIII, h'i, 2). 11 était 
absorbé dans ses pensées, totus 
in cogilationibus hserebat. 
S'absorber dans la littérature, 
totum se abdëre in lilteras. 
Cic. .S'absorber dans ses études, 
dans la philosophie de Pyth.a- 
goro, immergere se stadiis 
suis. Sen. Putkagorseprxceptis. 
Val.-Max. S'absorber dans ses 
pensées, in cogilatione de§xum 
esse. Cic. Absorbé dans sou 
amour, in amore totus. Ter. 
(Ad., IV, 2, 5'i). 

absorption (lat. absorptio. 
Eccl.), s. f. Action d'absorber. 
No peut se rendre en lat. 
classique que par une péri- 
phrase dans laquelle on fera 
entrer un des verbes donnés à 
l'article absorder, ox. : par l'ab- 
sorption des pluies, la terre 
produit les sources, imbres in 
se trahendo terra fontes emit- 
tit. 

absoudre, v. tr. Délier, dég,a- 

£er (arch.). Solvëre, tr. Liv. 
iberâre, tr. Cic. Absoudra 
ses sujets d'un serment de fi- 
délité, Buos sacramento sol- 
vëre. Liv. 1 Dégager (qqn) dos 
conséquences d'un délit com- 
mis, exempter do la peine ou 
dos responsabilités encourues. 
Absolvëre, tr. Cic. Nep. 
(ex. : abs. qqn du délit d'in- 
jures, absolvëre aliquem in- 
juriarum. Cornif. [rot., II, 
13, 19] , abs. qqn d'un crime 
capital, capitis aliquem absol- 
vëre. Nep. [Milt., 7, 6]); libe- 
ràre, tr. Cic. (ex. : ceux qui 
auparavant l'avaient absous 
du même crime, qui antea 
eum eodem crimine tiberarant. 
Cic. [in Verr., II, 2, 29, 7]). 
Absoudre qqn dos conséquen- 
ces d'un acte, alicui graiian\ 
facere alicujus rei. Plaut. Sali. 
Liv. Comme je no m'étais ja- 
mais absous moi-même d'une 
faute..., qui mihi... nullius 
unquam delicti veniam fecis- 
sem. Sali. (Cat., 52, 8). Le 
peuple romain absout Bocchus 
de sa faute, populos Ro- 
manus Boccho delicti gratiam 
facit. Sali. (Jug. . lOA , 
5; cf. Liv., III, 56, i). Il 
fut absous, liberatus disccssit. 
Cic. Ktro absous d'une peine à 
laquelle on avait chance d'être 
condamné, periculo liberari. 
Cic. Nep. Absoudre qqn par 
amitié pour une tierce per- 
sonne, aliquem alicui dare ou 
condonâre. Cic. 1 (Tliéo! .) Re- 
mettre les péchés, donner l'ab- 
solution. Voy. ABSOLUTION. 

abstème, s. m. et f. et adj. 
Qui s'abstient de boire du vin. 
/liisfemius, a, um, adj. Lucit. 
Varr. lier. Gell. 



5S 



ABS 



abstenir (s'), v. prou. S'iiUor- 
ùire de faire qqcli. Abstînêre 
se ab aliquà re. Cic. LU: 
etc. (ox. : qu'iU s'abstienuani 
surtout dos fautes qu'ils out 
reprochées à autrui, ab iis se 
ctbstiniiint mcLxime liliis, in 
auibas altcram rcprdliencicrint. 
Cic. [in Verr., 11, 3, 2, i]: lo 
pirata ne se sciait pas abstenu 
de toucher au prêtre, a sacer- 
dole se non absiinuiiset pirata. 
Sen. rh. [controv., I, 2, 9J ; 
qu'il s'abstint et qu'il empê- 
chât ses sujets d'attaquer ces 
Etats, se ipse suostjtie ab iis 
l ciiitatibas ] abstincret. Liv. 
[XXXIV, 35, 10]): abstiDère 
se aliqua re, Cic. Liv. Sen. 
rh. \'al..\Ia.x\ Quint. Suet. (ex. : 
«'abst. d'aller au sénat, curiâ 
$e abslinêre. Val.-ilax. [I, '7, 
5]; s' abst. de combattre, absti- 
nëre se prœlio. Val.-Max. [Vil, 
2, 2]; s' abst. de tout mauvais 
propos, omni se coniicio abs~ 
tinére. Sen. rh. [contr., IX, 25, 
U]; s'abst. de procès, liiibtis se 
abstinêre. Cic. [de div. I, -'.5, 
102]; s'abstenir de combattre, 
de paraître au forum, armis, 
foro se abstinêre. Liv. [VIII, 2, 
7; X.VXIV, 3, 6]; abstinêre ab 
a'iiquo, ab aliqua re ou abs- 
tioere aliquo, aliquà, re. 
Cic. Liv. [ex. : s'abst. de tou- 
cher aux otages, aus autres sol- 
dats, aux Sagontins, ab obsidi- 
bas, a ceteris militibus, a Sa- 
guntinis abstinêre. Liv. [II. 16, 
9; V, i7, 10; XXI, 6, i]; il_ no 
e'est même pas abst. de m'at- 
taquer, ne a me (juidem absti- 
nait. Cic. [de or.. III, 1.3, 171]; 
nous nous sommes abstenus 
d'indiquer les autres causes de 
la conspiration, a ceteris con- 
iarati''inis caasis abstinaimtis. 
Cic. [p. Sull.., 29, 80], etc.). 
On emploie aussi le passif im- 
personnel abstinetur, etc. 
(ex. : pour qu'on s'abstînt 
de toucher à un homme dé- 
sarmé, ai ab inermi abstine- 
retar. Liv. [V, 21 ] ; qu'on eut 
à s'abstenir de séditions, sedi- 
tionibus abstineretar. Liv. [V,, 
50] ; si bien qu'on ne s'abstint 
pas de critiquer même les chefs, 
Ma ut ne ipsis t^uidem ducibus 
abstineretar. Lw. [XL, 7, 3J); 
on évite, après abstinêre , 
dVmployer l'Infin. [Plaut. 
Suet.] ou le Subj. avec ne 
[Liv., III, 11, 5], et, après non 
abstinêre, le Subj. avec quin. 
\Liv. Sctet.] ; on préfère, en 
pareil cas, employer un autre 
▼erbe qu'a6«(inere; voy. ci-dos- 
sous ; sibi temperâre, intr. 
Cornif. ou temperâre, intr. 
Cses. Liv. (ex. : s abst. d'injus- 
tice, temperâre ab injuria. Csrs. 
[B. G., I, 7] j s'abstenir de 
mensonge, ttbi temperâre a 
mendacio. Cornif. [rhet. ad 
Hcr., II, 19, 29] , on s'abstint 
de meurtres, tempcratuni est a 



ABS 

csedibus. Liv. [XXV, 25, 6]; 
s'abst. do rire, temperâre risu. 
Liv. [XXXII, S!.], de pleiuvr, 
temperâre lacrimis. Liv. ^XX.X, 
20, 1]. Tac. [Ann., XV, 16]. 
S'abstenir de faire qqch.. tem- 
perâre aliquid (acère. Flaut. 
Tac. Gell. [_tour qui n'est p;is 
classique] ; il s'abstient do faire, 
ne id faciat, tempérât. Plaul. 
[Stich., 117] ; et César jugeait 
bien que ces barbares ne s abs- 
tiendraient pas de marcher 
contre l'Italie, ncgue sibi ho- 
mines (eros tcmperataros ejcis- 
timabat, quin in Italiam con- 
tenderent. Cses. [B. G., I, 33, 
U]; se continère in ou ab 
aliquà re. Cic. (ex. : se con- 
tinêre in aliquû libidine. Cic. 
[Par., 3, I, 2l] ; je m'abstiens 
de donner plus d'exemples, con- 
tineo me ab exemplis. Cic. [de 
fin.. Il, 19, 62] ; s'abst. de don- 
ner son assentiment, continère 
se ab asseniiendo. Cic. [Acad., 
II, 32, lOi] ; j'ai peine à m'abs- 
tenir de..., vix me contineo 
quin [Subj.]. Ter. [Eun., V, 2, 
i ]). S'abstenir volontairement, 
carére, intr. Plaut. Cic. Sali. 
{ex. : s'abstenir de désirs pas- 
sionnés, carêre lubidinibus. 
Sali. [Cat., 13, 5] ; s'abst. de 
paraître au sénat, carere se- 
natu. Cic. [p. Mil., 7, 18]; Iso- 
crate s'abstint de paraiu-e au 
grand jour do la place publique, 
fsocrates (orensi lace caruit. 
Cic. [Brut. 8, 32]). Je m'abstiens 
volontairement de faire qqch., 
mitto aliquid (acëre. Plaut. 
(Aul., IV, U, 2J,]. Ter. (Andr., 
672). Cic. (p. Quinct. 85 ; p. 
Rose. Ann., 53). Val-Max. 
(Vil, 2, extr. 2) ; remitto ali- 
quid (acëre. Ter. (Andr., 827). 
Sali. (Jug., 52, 5). Ilor. 
(Carm., II, II, 3). S'abstenir, 
par dédain, de faire quelque 
chose, neglegëre aliquid (acère. 
Cic. Hor. S'abstenir pour un 
temps de faire qqch., inter- 
mitto aliquid facêre. Cic. Ca's. 
S'abstenir désormais de faire 
qqch., (jmilto aliquid (acëre. 
Plaut. Cic. Hor, Just. S'abste- 
nir résolument do faire quel- 
que chose, (agio aliquid (ci- 
cëre. Cic. (de or., 111, 153 ; ad 
Att., X, 8, 5). U aurait dû 
d'abord s'abstenir résolument 
do, huic prias (ugiendum (ait 
(av. rinf.).Cic.(p.Mur.,ll). C'est 
parce que les secours ne me 
manquaient pas que je crus 
devoir m'abstenir d'eu pro- 
fiter, (/"ateor) quod viderim 
mihi auxilium non déesse, 
idcirco me illi aaxilio Repér- 
asse. Cic. (p. Plane, 35, 86). 
Demandant instamment qu'on 
s'abstint de mettre tout à feu et 
à sang, prenantes ut a cxdihuaet 
ab incendiis parcereiur. Liv. 
(XXV, 25, 6). S'abstenir des af- 
faires publiques, nuiescëre. Cic. 
(ad Au., IX,10).Curt. (X,8,16). 



ABS 

Suet. (Cœs., 16). Forcer qqn i 
s'abstenir de qqch, abstinêre 
aliquem ab aliqua re. Liv. Le 
fait de s'abstenir de mauvais 
propos, abstinentia convicii. 
Sen. 1 S'interdire l'usage ou U 
jouissance de qqch. Absti- 
nêre se ab aliqua re ou 
aliqua re. Cic. iwep. Absti- 
nêre ab aliqua re ou ali- 
qua re. Cic. Liv. Ccls. (ex. : 
atsd'nere se ostreis et marenis. 
Cic. [ad fain., VU, 20] ; absti- 
nêre sese cibo. Auct. b. G. 
[VIII, U]. iVep. [Att., ^, 3] ; 
abstinêre (abà. Cic. [de div., 
II, 58, 1 19] ; abstinêre se cibo 
omni aut potu. Plin. [H. N., 
.\XVIII, i, 53] ; ab iis volup- 
tatibus abstinêre minime esse 
di&icile. Cic. [Tusc, V, 33, 
91i]) ; temperâre ab aliquà 
re. Cées. Liv. (ex. : temperâre 
vino. Liv. (XI, 13, 1]). Qui 
s'abstient, absiinens, entis, p. 
adj. Cic. Coi. Quint. Abste- 
mius, a, um, adj. Plin. 
abstention (lat. abstentio. 
Cœ/.-.lur. .iug.), s. f. (Arch.) 
Comme abstinence. 1 Action 
do s'interdire tout acte politi- 
que (t. de droit public). Quies, 
etis, f. A^ep. (Att., 7, 3). Suet. 
(Tib., 15). Tac. (Ann.,XlV,J.7), 
ïihstergent, ente, adj. Qui sort 

à abstorger. Voy. adstebsif. 
atsterger, v. 'tr. Nettoyer (le 

pus). Abstergêre, tr. Ter. Liv. 
alistersif, ive, adj. Qui sert à 
abtergor. Smccticus, o, um 
((7piïixTiy.o;), adj. Plin. (H. N., 
x£x, 29; -X.KXV, 37). Re- 
mède abstersif, smegma, matis 
(ffpLÎ-riia), n. Plin. (XX, 11; 
XXIX, 106, etc.; dat. plur. 
smcgmaiU. Plin. XXXI, 105). 
abstinence, s. f. Action de 
s'abstenir, c.-à-d. de s'interdi- 
re une action. Abstinentia, 
se, f. Sen. — do mauvais pro- 
pos (arch.). abstinentia convi- 
ciorum. Sen. Abstinence -ou- 
haitée (arch.), optata quies. Cic. 
1 Action de s'interdire ru;a£;a. 
Abstinentia, as, f. Sen. Plm. 
Quint, (ex. : abstinentia convi- 
vioram. Sen. rh. fcontr., U, 0]; 
abst. lini, cerne. Plin. [H. N., 
XXV, 5, 591; a6s. temeti. Quint. 
[1,7, 9]). Il Tempérance. Conti- 
nentia, se, f. Ca;s. Cic. Sali. 
(Cf. Cxs., B. G., VII, 52; Cic. 
de off., II, 22, 77; 2i., 86; Sali., 
Cat., 2, 5) Il Pureté de mœurs. 
Castimonia, se, f. Cic. (p. 
C.-cl., 5, 11). Il Privation de 
nourriture. Abstinentia, se, 
f. Sen. Cels. Plin. Quint. Plin. 
j. Tac. (ex. : post unias diei 
ahstinentiam. Plin. j. [ep. 1, 
IS]. Tac. [ann., IV, H5]); ine- 
dia,ae,f.Cic.SoH. Plin.J.Tao. 
Suet. 

abstinent, ente, adj. Qui s'in- 
terdit la jouissance de certaines 
choses. Abstinens, entis, p. 
adj. Cic. Quint, (ex.: homo 
miri^ce abstinens. Cic. [ad .Ut. 



ABS 

V, 211; suporl. ab^tinenti^n- 
mus. Hin. j. [op. yill. OJ.) 
Très aljslliioiit du bien d'uu- 
trui, alinni abstinentifsimus. 
Plia. J. (»p. Vlll, f>). 
abstraction (lat. abstractio. 
Dict. Bout.], s. f. (Arch.). Action 
de ravir. Hapias, àa, m. Cic. 
AchiUo ttmail à grave injure 
l'alistractioii de sa captive, 
Acldll':s mulcstissime ferebat 
abreptam sibi esse captivam. \\ 
Action de séparer. Voy. sépa- 
ration, ISOLEMENT. || Distraction 
Voy. ABSENCE. Il est toujours 
dans ses abstractions, prn'sens 
abest scmpcr. Com . aliéna 
semper agit. ^ Acte de l'esprit 
par lequel on sépare de l'objet 
que l'on considère tous les élé- 
ments étrangers. En faisant 
abstraction ou abstraction faite 
de quelque chose, separatâ 
aliquâ re. Cic. remotâ ali(iaâ 
re. Cic. (Cf. remotis sensibas. 
Cic. [de fin., I, 19, 61]; homi- 
num conscientià remotâ. Cic. 
[de fin.. Il, 9, 28]). La vertu 
est louable en elle-même, abs- 
traction faite de toute utilité, 
vir^us ipsa, separatâ etiam uti- 
litate, laudabiîis.Cic. (Tnia.,lV , 
15). Le châtiment est grave en 
lui-même, abstraction faite des 
conséquences, pœna, prœter eos 
evenius, gui seqauntur, per se 
ipsa maxima est. Cic. (cfe lea. 
Il, 17, J<3). Abstraction faite de 
la haine nationale que nous 
avons contre tous les gens mal- 
honnêtes, prxler hoc civile 
odiam, qao omnes improbos 
odimiis. Cic. (p. Mil., 13, 35). 
Abstraction faite des idées que 
j'ai indiquées, il reste..., ctr- 
cumscriptis sententiis iis, quas 
posai, relinqaitur, at... Cic. (de 
fin., III, 9,31), 1 Acte de l'es- 
prit par lequel on considère 
isolément un objet. Commanis 
intelligcntia. Cic. Cogitatio, 
ônis, f. Cic. C'est l'abstraction 
qui nous fait connaître les idées, 
communis intelligentia nobis 
notas res e^pnt. Cic. (de leg., 
I, 16, lih). Les philosophes dis- 
tinguent par abstraction ces 
trois genres, philosophi hœc tria 
gênera cogitatione distinguant. 
Cic. (de o'fT., II, 3, 10)._ Les élé- 
ments dont je parle, c'est l'ab- 
stractionqui les distingue, mais, 
en fait, ils sont inséparables, 
hsec, qtue dico, cogitatione in- 
ter se diff''rant, re qaidem oo- 
pulatasunt. Cic. (Tusc, IV, 11, 
2W. Il Absol. Abstraction, être de 
raison, qui n'a d'e.'cisteuce que 
dans l'esprit. Res goa; tantam 
cogitatione percipitar. Cf. Cic. 
(de nat. deor., I, 37, 106). Res 
qam abalià tantam cogitatione 
sejangi potest. Cf. Cic. [Tusc. IV, 
13, 29]. Id qaod ou res quse 
intelligitar (opp. à id qaod 
est, res qaœ est). Cic. Res cai 
corpus visa tactuqae nxanifes- 
tam deest. Cf. Quint. [I, A, 20]. 



ABS 

abstractivement, adv. Par 
abstraction. Voy. ce mot. 

abstraire, V. tr. Enlever (arch.). 
Al'Strakëre, tr. Plaat. Ter. 
Cœs. Cic. i Séparer ou isoler 
par la pensée. Mente et cogita- 
tions separàre ou sejangêre 
aliqaid. Cic. — un personnage 
de l'ùpoque où il vivait, se- 
jangêre aliqaem, ex tempori- 
bas sais. Cic. S'abstraire, c- 
d-d. s'isoler dans ses pensées, 
in cogitatione dcfux'um esse. 
Cic. (de or., III, 5, 17). || (T. 
phil.j. Considérer isolément 
dans un objet un de ses carac- 
tères. — des solides la surface, 
l'épaisseur^ in solidis separa- 
tim considerare superficiem, 
crassi/uciinem. I (Absol.) Faculté 
d'abstraire Aliquid {in aliqua 
re) separatim considerandi fa- 
cultas. 

abstrait, aite (lat. abstractas), 
adj. Séparé, isolé (arch.). Abs- 
tractas, a, am. p. adj. Cic. 
Separatus, a, am, p. adj. Cic. 
Sejanctas, a, am, adj. Cic. 
Il (Absol.) Isolé dans ses pen- 
sées, in cogitatione defixas. 
Cic. t (T. phil.)Qui résulte do 
l'abstraction. Qui [qam, guod) 
cogitatione tantam percipi- 
tar. Cic. Qai {quay, qaod) intel- 
ligitar (opp. à qai, qase, qaod 
est). Cic. Il Abstrait (opposé à 
concret). Cogitationi tantam 
sabjcctus, non sensai. Cic. 
.'^evocatae a tensibus. Cic, Ab- 
ductus a consaetadine ocalo- 
ram. Cic. Ab aspectas Jadicio 
remotus. Cic. Neqae visu ne- 
qae tacta manifestas. Cic. Il 
appelle, à ce qu'il me semble, 
question abstraite, celle dont 
1 objet est général, et question 
concrète celle qui se rapporte 
exclusivement à des personnes 
déterminées, infinitam mihi 
videbatar dicere in qao ali- 
qaid generatim qaasreretar, 
certum aatem m qao qaid in 
personis dcfinitis qaœreretar. 
Cic. (de or.. Il, 10, hi). Tout 
discours politique roule sur 
l'un de ces deux genres de ques- 
tion : ou sur une question con- 
crète déterminée en temps et en 
personnes, ou sur une question 
abstraite ayant une portée gé- 
nérale, omnis civitis oratio 
in horam alteratro génère 
versatar, aut definitœ con- 
troversiœ certis temporibus 
aa reis.., aut inanité de ani- 
verso génère qaxrentis. Cic. (de 
orat., III, 28, 109). (Question 
abstraite sans désignation de 
temps ou de porsonrio, infinita 
generis sine tempore et sine 
personâ qaxstio (opp. à certa 
definitagae causa). Cic. (de or., 
II, 15,65). Il appartient à l'ora- 
teur do traiter toute question, 
quelque abstraite qu'elle soit, 
est oratoris, quvcamqae res 
inanité posita sit, de eà di- 
cere. Cic, (de or. II, 15, 65). Je 



ABS 



29 



rends sensibles, au moyen ds 

fi'rsonn.igosot de circonstances 
listoriquos connues, do< types 
abstraits do caractères et de 
situations, illastribas in per- 
sonis atque temporibus exem- 
plahominam reramqae deÇmio. 
Cic. (de re publ., II, 31, 55). 
L'un des deux genres, ils le nom- 
mont genre des questions abs- 
traites ou générales, dans las- 
quelles il no s'agit ni do per- 
sonnes, ni do circonstances dé- 
terminées ; l'autre, celui dos 
questions concrètes ou particu- 
lières, qui 30 rapportent à des 
personnes otàdos temps déter- 
minés, anum appellant, in qao 
sine personis atque temporibus 
de anivcrso génère quseratur ; 
alteram, quod personis certis 
et temporibus definiatur. Cic. 
(de or., II, 31, 133). S'attacher 
dans une discussion à dégager la 
vérité abstraite (c.-d.-ti. la vérité 
on soi), veritatem ipsam limàre 
in dispatatione. Cic. (de ofT., 
II, 10, 35). Penser, concevoir 
d'une façon abstraite, aciem 
mentit ou animam a consuefu- 
dine ocalorum abdacère. Cic. 
m.cntem ab ocalis (ou ad sensi- 
bus) sevocârc. Cic. sevocâre 
mentem a sensibus et cogita- 
tionem a consuetudine abda- 
cère. Cic. animam ad se ipsam 
advocàre. Cic. {Tusc, I, 31, 75). 
animam a corpore abstrahSre . 
Cic. (de re publ, VI, 26, 29) ou 
secernëre. Cic. se a corpore 
avocâre. Cic. (de div., I. Ji9, 
111). Nous entendons cela d'une 
façon abstraite, incorporale 
gaiddam inlclligimus. Cf. Sen. 
(ep. 117, U). Il Mot abstrait, a/)- 
pellatio, ônis,C.Qaint. (1,1, 'lO). || 
Abstrait, c.-d.-d. d'un sons pro- 
_fûnd. Sabtilis. Cic. subtihs et 
'acatus. Cic. Sur le souverain 
bien il existe deux sortes da 
traités, les uns écrits pour la 
public, les autres composés 
d'une façon plus abstraite, de 
sammo bono duo gênera libro- 
ram sant, anunx popalariter 
scriptam..., alteram limatias. 
Cic. (de 6n., V, 5, 12). Discus- 
sion un peu trop abstraite, 
dispatatio paullo abstrasior. 
Cic. (Acad. pr. II, 10,30). Phi- 
losophe abstrait, sabtilis philo- 
sophas. Cic. Traités un peu 
abstraits, argatali libri (fara.). 
Cic. (ad Att., .XIII, 18). 
abstraitement , adv. d'une 
façon abstraite. Inanité, adv. 
Cio Separatim, adv. Cic. Voy. 

ABSTRAIT. 

abstrus, use adj. Difficile à 
comprendre. Abstrusas, a, am, 
p. adj. Cic. Reconditut, o, um, 
p. adj. Cic. 

absurde, adj. Contraire au 
sens commun. Absurdus, a, 
U222 [pr. • qui choque l'oreilU 
et par suite l'esprit •), adj. Ter. 
Cic. Liv. (ex. : est hoc qaidem 
aaribiis animiiqae hominanx 



ai 



ABS 



abtardam. Cie. [p. Rose, com., 
7, 19]. Comp. màito oijurdiorj 
tant ea, giue... Cic. [da nat. 
deor., I, Ib, iS] ; Superl abaar- 
dUsima mundata. Cic. [ad Ait., 
VU, 13b, 6] ; lie s'dmploie guère 
en pari, des personnes) ; inep- 
tas, a, um, [pr. qui ne con- 
rient pas, qui n'est pas à sa 
place et en pari, oea per$. 
niais), adj. Ter. Cic. Hor. 
Qaint. Stiet. (se dit des pors. 
et des choses) ; ïDScitus, a. 
tun {pr. ignorant, maladroit; 
absurde), adj. Plaat. Ter. 
Cic. Qmnt. Saet. (ex. : insci- 
tum somniam. Plaat. [Rnd., 
III, 1, 51 ; insc. jocaa. à\iet. 
[Ner., 28]; qu'y a-t-il de plus 
absurde que de... qaid est in- 
icitiaa qaam..,? (a.yôc l'infin.). 
Cic. [de nat. deor., II, 13, 36; 
de div., U, (K, laTj); instd- 
sas, a, tun [pr. • insipide, 
absurde ■), adj. Plaat. Ter. 
Cic Mort, (assez rare en pari, 
des choses) ; inconeraeDS, en- 
tis [pr. • qui ne s accorde pas 
avec, absurde •', adj. Plin. j. 
Gell. (ex. : inconçr. aententia. 
Plin. j. [ep., IV, 9, 19], mot 
nouveau, qu'on doit éviter, en 
somme ; on ne l'emploie que 
des choses) : perversus, a, um 
(pr. • toorné à l'envers ; dérai- 
sonnable, absurde •), p. adj. 
Cic. (ex. : perversa lapientia 
Taberonis. Cic.) ; amens, 
entis 'pr. . hors de soi, 
qui a perdu la tête; absur- 
de • ';, adj. Ter. Cic. Qaint. 
(se dit surtout des personnes, 
mais on tronve : amentissimam 
consiliam. Cic. [ad Att., VII, 
10]; aurda est et amens ira. 
Sen. [da ira, 3,33]^ ; staltus, 
a, UZB (pr. • sot, fou .), adj. 
Plaat. Ter. Cic. (sa dit des per- 
sonnes et des choses). 'Tout à 
fait absurde, perabsardaa, a, 
am, adj. Cic. (part, or., 15, Si; 
de fin., V, U). Assez absurde, 
sobabsardaé, a, am, adj. Cic. 
(de or., II, 67, 97A ; ib., 71, 
S89 ; ad Att.,XVI,3,i). Qaint. 
(I, 5, 65 ; VI, 3, 93, etc.). 
D'une manière absurde, absar- 
de. Plaat. Cic.Vell.Tac. D'une 
façon assez absurde, subab- 
tardê. Cic. (de or., U, 68, 175). 
Il Subst. Un absurde (arch.), 
c.-d.-d. une chose absurde, 
ret attarda. Cic. L'absurde, 
o.-a.-d. ce qui est absurde, 
qaod abhorret a commani 
tenta. Tomber dans l'absurde, 
ad abtarda qasedam reci- 
dére. Démontrer par l'absurde, 
rationem qaandam ex eo 
declarare, qaodcontraria ratio 
abtarda tit. 
absurdement, adr. D'une 
manière absurde. Abtardê, 
adv. Cic. Inepte, adv. Cic. Int- 
cUè, adv. Plaat. Qaint. Intaltê 
Adr. Cic.Gell. Apul. Voy. aussi 

ABSURDE. 

•il) surdité (lat. post. abtardi- 



ABU 

tas), s. f. Caractère da ea qui 
choque le sens commun. Insal- 
sitas, atis [pr. . sottise ■), f. 
Platit. Cic. (0.T, : ins. Grxco- 
rum. Cic. [p. liai». Posi., 13, 
3fl ; int. haram rerum. Cic. 
[ad Att., v, 11]); perversitas, 
atis (pr. • caractère do ce qui 
est au rebours de laraison-), f. 
Cic. Qaint. (ex. : perv. opinio- 
num. Cic. [Tusc, III, 1, S] ; 
perv.diligentiœ.Qaint. [1,6, 3U]; 
ne s'emploie en ce sens qu'avec 
un compl. dachosi) ; pravitas, 
atis (pr. • perversion do l'in- 
telligence •), f. Cic. (ox. : hsec 
inconstantia matabUitasqae 
mentis qaem non ipsa pravi- 
tate deterreal ? Cic [Tusc, 
IV, 35, TU]). Il (Abs.). Ce qui est 
le comble de l'absurdité, qaod 
absardissimtan ett. Cic. 
Il Chose contraire au sens com- 
mun, res ou ro<io absurda. 
Cic. monstrum. Cic. (Tusc 
IV, 2Ii,5i). C'est une absurdité, 
hoc abiardam est dicere. Cic. 
C'est une absurdité que do ne 
pas faire de tirage au sort, non 
tortiri absurdam ett. Cic. 
fprov. cons. 37;. Absurdités, 
ineptiœ. Cic. (de orat., II, U, 
18). Dire des absurdités, mons- 
tra dicëre. (Tusc, IV, 2i, 5.'..). 
abus (lat. abusas. Cic. Dig. 
action • d'user d'une chose qui 
périt par l'usage qu'on en fait -, 
c.-à-d. • consommation •), s. m. 
Action d'abuser (de qqch.), par 
e.xt. usage excessif oa mauvais, 
(doqqch.) Au pr. Malas (impro- 
bas, immodicas, immoderatas, 
insolent) osas alicajas rei. Cic. 
Dans quelques cas: infemperan- 
tia,ss, f. Cic. Liv. Plin. Saet. 
L'abus du vin, intemperantia 
vini.Liv.(XLlV, 30). L'abus des 
plaisirs, libidinam intemperan- 
tia. Cic. (de off. I, 3i). La li- 
berté peut périr par l'abus qu'on 
en fait, liberias périt vitio (ou 
calpâ) maie atentiamou pravi- 
tate atentiam. Si quelqu'un a 
fait de ce pouvoir un abus dé- 
raisonnable, siqais eâ potestate 
mole et temere osas est. Com- 
mettre dans sa province do très 
graves abus de pouvoir, immo- 
deratê et perverse manere pa- 
blico in provindâ abuti. Voy. 
ABUSER. Il Abus de la force, vis, 
Ter. Cic. Cses. Par abus de la 
force, per vin%. Cic. Abus de 
nourriture, immodicas (immo- 
deratas oa nimias) cibos. L'idée 
du subst. fr. • abus • peut être 
le plus souvent rendue par un 
de ces adjectifs (immodicas, iin- 
moderatas, insolent nimias), 
qu'on fait accorder avec le subs- 
tantif signifiant la chose dont 
on fait abus : (ex. immoderato 
pota et posta. Cic. [de Div., I, 
29, 601). Il Usage mauvais passé 
en habitude. Mos pravat. Tac. 
mot perversas. Cic. mala con- 
taetiido. Cic. contaetado inso- 
lent. Cic. qaod contra /os fas- 



ADU 

qaeest ( • caqui s'est établi ooi>- 
trairement aux lois divines et 
humaines .). Cic. Liv. Res mali 
(oupessimt)&xemp/i,ncho3e d'un 
mauvais, d'un très mauvais 
exemple •). L'abus sa généra- 
lise, percrebescit mos pravas. 
Tac. U)rrigor,redrcssor les abus, 
res mali (ou pefsimi) exempli 
corrigëre. || (T. da gramm.)Ca- 
tachrèse (voy. ce mot). Abasio, 
ônis, f. Cic'. Qaint. Par abus, 
per abusionem. Qaint. abusive. 
Qaint. Voy. abusivement. ^ Le 
fait d'être abusé, do s'abuser sur 
qqn. ou qqch. Error, oris, m. 
Cic. Erratam, i, n. Cic. Voy. 
ERREUR. Il (Par ext.). Illusion. 
Prœstigise, arum, f. pi. Plaat. 
Cic. Vanx ou falsse imagines. 
Sen. 

abuser, v. intr. et tr. User 
avec excès, user mal. Abuti 
(mais, en lat. classique, ce verbe 
ne signifie que • user jusqu'au 
bout, consomm^>r • et c'est le 
contexte seul qui lui donna la 
valeur do notre verbe • abu- 
ser . ; ex. : jusqucs à quand, 
Catilina. abuseras-tu do notre 
patience, quoasqae tandem. C'a 
tilina, abatere [pr. • feras-tu 
emploi da . . . ] parten<iâ nostrâ 
Cic. [Cat., 1,1]; abuser de la jus- 
tice, des lois et de la majesté 
des tribunaux, pour satisfaire 
sa cupidité et ses passions, ja- 
dicio ac le^ibas ac majestate 
vestra abuti [pr. faire servir... 
à la satisfaction de...] adga^es- 
tam atque ad tubidinem. Cic. 
[p. Rose. Am .19,5M) ; onajoutj 
ordinairement à aouti un ad- 
verbe, comme immodice, im- 
moderate, intemperanter, inso- 
tenter, perverse ou même deux 
adv -rbes, comme insolenter et 
immodice (ex.: intemperanter 
abati otio et litteris. Cic. 
[ Tusc, 1, 3, 6, ];is festivitati- 
bas... insolentius abutitar.Cic. 
[or. ,52, 17G] ; eloqaentià... per- 
verse abutantar. Cic. [do inv., 
I, .'(, 5] ; aliqaà re immoderate 
et ingrate abuti. Cic. [ad fam., 
XII, ÎJ) ; maie uti aliquâ re 
( • faire un mauvais usage do 
qq.ch. -) Cic. improbe uù ali- 
quâ rè (■ faire un usage mal- 
honnête de qqch.»i Cic. per- 
verse et improbeuti aliquâ 
Te (• faire do qqch. un usage 
mauvais et raallionnête •). Cic. 
temere uti aliquâ re (• faire 
de qqch. un usai;e déraisonna- 
ble"). Cic. Y a-t-il rien de plu» 
inhumain, quand la nature nous 
a donné l'éloquonco en vue d'as- 
surer la salut des hommes, que 
d'en abuser pour causer la pente 
et la ruine des gons de bien ? 
Qaid esttam inliumanam quam 
eloqaentiam a natara ad sala- 
tem liominam et ad conaerva- 
tionem dalam ad bonorampes- 
tem perniciemqae converlére? 
Cic. Me oir., II, U, 51). Cette loi, 
qu'Epaminondassavaitavoir été 



ABU 

faite pour le salut de l'Etat, il 
ne voulut pas un abuser pour le 
détruire, tiano {legem) Epami- 
nondas cum rei publiajeconser- 
i/andœ caasà huam v'uhret ad 
perniciein civitatis conferrcno- 
luit. Nep. (Ep., 7, 5). Abuser do 
la patience ou do la complai- 
sance do qqn, alicujas patien- 
tiam ou indalgentiam [atigare. 
Liv. Ne pas abuser de qq. ch., 
tempcràre ab aliquà re. Cœs. 
Corn'4'. Virg. Liv. alujaa re. Liv. 
Tac.No pas abuserde la victoire, 
tempcràre vicloriœ. Sali. (Cat., 
II, 8 constr. moins class. que 
l'abl.). Il Abuser de qqn, le mal- 
traiter, lui faire violence, deuti 
aliqao (pr. • maltraiter qqn »). 
Ncp. (Eum., 11, 3) ; allcui 
vim infurre (dans tous les cas 
où le l'r. emploie • abuser de • 
commesyn.de» faire violence »J. 
Cic. Liv. Il Abuser de qqn, le 
tromper. Fraiidem facëre alicai. 
Ptaat. Cic. aliqaem iiladêre et 
destitaëre ( • se jouer de quoi- 
qu'une! l'abandonner ensuite -). 
Cic. Liv. decipëre aliqaem. Cic. 
capëra aliqaem. l'iaat. Ter. 
Cic. Sali. (cf. Cat. U,5). delu- 
dëre aliqaem. Ter. Cic. fraa- 
trâre, tr. Plaut. Cxs. Sali. 
(rastrâri, dép. tr.Liv. indacëre, 
tr. Cic. Phœdr. (Voy. ci-des- 
sous.) Il {T. technique) Abuser 
d'un mot, d'une figure, c.-à-d. 
employer par catachrèse, abati 
(av. l'abl.". Cic. (or., 27,91.; de 
or., m, 1.3,169). Qaint. {V, 10, 6). 
IV. tr. Tromper quelqu'un (en 
abusant de sa crédulité). Deci- 
përe, tr. Cic. errore fallëre ali- 
qaem. Cic. (dere publ., III, 55). 
Quand les ennemis virent que 
l'espoir qu'ils avaient eu de 
prendre la ville et de passer le 
fleuve les avait abusés, hostes 
abi et de oppugnando oppido 
et de flamine transeando spem 
se (efellisse intellexerunt- Cœs. 
(B. G., II, 10,ii). .■Vbuser quelqu'un 
par des promesses, indacëre 
promissis aliqaem. Cic. (p. Rose. 
Am. , 28 76). Il l'a leurré, 
trompé, abusé, decepit, fefellit, 
indaxit. Cic. (in Pis., 1, 1). Se 
jouer de qqn et l'abuser, ali- 
Quem eludëre et indacëre. 
Cic. (Phil. 2, 32; ad Att., III, 
15). Abuser les ignorants, im- 
peritos in errorem indacëre. 
Gic. (Brut., 85, 293). Cf. Nep. 
(Hann., 9,3). Ce qui les abusait 
aussi c'était le son de la trom- 
pette qu'on entendait du côté 
du théâtre, errorem, et taba aa- 
dita e.v theatro facicbat. Liv. 
(XXV, 10, U). Prendre garde 
qu'on n'abuse pas de lui, ca- 
vêre ne capiatar. Cic. (p. Mur. 
9, 22). Tu crois peut-être que 
j ai été abusé, capiam me (or- 
taise patas. Cic. (ap. Non., 

P. 253, 25). Passé maître dans 
art d'abuser un adversaire, in 
eapiendo adversario versatas. 
Cic. (Brut., U8, 178). Voy. aussi 



ACA 

ci-dcssu9. Il Abuser d'une fille, 
laséduire, paellam ad staprum 
illicëre. Ace. Cic. (Cf. de nat. 
deor., m, 27). 1 S'abuser. Capi, 
pass. ('in. Falli, pass. Cic. Ùe- 
cipi, pass. Uor. 

abusif, ive (lat. post. abasi- 
vus), adj. Qui constitue un abus. 
No peut 90 rendre en latin que 
par des équivalents, ex. ; Cela 
est abusif, hoc est insolenter 
agëre on (suivant le cas) intem- 
paranter [immodice, insolenter) 
agiUjOucontra morem, est, con- 
tra jUs (asqae est, etc. || (T. 
de gr.) Emploi abusif d'un 
mot, abusio, ônis, f. Cic. ver- 
hum per abaiionem positam. ^ 
(Arch.) Qui abuse, qui trompe. 
Falla.x, adj. Cic. Voy. abuser. 

abusivement, adv. De manière 
à constituer un abus. Perverse, 
adv. Cic. Contra morem. Cic. 
Contra Jas (asqae. Cic. || 
(T. techn.) Par catachrèse. Aba- 
sivê.Quint. (VIII, 0,35 ; IX, 2,35). 
Per abasionem. Qaint. (III, 3, 
9; X, 1, 12), Employer un mot 
abusivement, verbo aliqao 
abuti. Cic. Voy. abuser. T De 
manière à abuser, c.-à.-d. à 
tromper (arch.). Captiosë, adv. 
Cic. Faliaciter, adv. Cic. 

acabie, s. f. et acabit, s. m. 
Qualité bonne ou mauvaise. 
lndoles,is, f. Cic. Natara, œ, f, 
Cic. 

acacia, 8. m. Nom d'une plante 
Acacia, œ, f . Plin. Sue de l'aca- 
cia (dont on se sarvait à Rome 
pour teindre les cheveux), aca- 
cia, œ, f. Cels. Petr. Plin. 
Scrib . 

académicien, s. m. Philosophe 
de l'académie, disciple de Pla- 
ton. /Icademieus philosophas. 
Gell. (X 1 , 5) m . ou /Icademicus, i, 
Cic. (nat. deor., II, 1, 1). Au 
plur. Academici, Oram s. m. 
pi. Cic. (de nat. deor., I, 1,1). 
1 Membre d'une académie. 
Academis sodalis, Les acadé- 
miciens, academici, ôriim, m. 
pl. (lat. moderne). 

académie, s. f. Lieu où Platon 
réunissait ses disciples. Acade- 
mia, œ,!.. Cic. (de or.,I, 21,98; 
ad fam, IV, 12, 3). Academiœ 
spatia. Cic. (de or., III, 12: de 
fin, V. I, I). Il (Méton.) Ecole 
de philosophie fondée par Pla- 
ton. Academia, œ, f. Cic. (de 
or., I, 10, /.3; do div., II, 72, 
150; etc.) L'ancienne Académie, 
Academia vetas. Cic. (Acad. 
post., I, U, 18; Acad. pr., II. 
/.2, 131; de fin., V, 8, 21, etc.) 
La nouvelle Académie, Acade- 
mia nova. Cic. (Ac. post. I, 12, 
/i6). recens. Cic. (de leg., 
I, 13, 39). recentior Cic. 
(de or., III, 18, 68). ^ (Par 
e.vt.) Ecole de haut enseigne- 
ment. Schola, as, f. Cic. Quint. 
Plin. j. Diatriba^ se (SioTptêi^), 
f. Gell. Academia, se, f. (lat. 
mod.) C'est un genre de style 
brillant et fleuri, mais apprêté, 



Acx; 



31 



et qui est plus à sa place dans 

une académie que dans nos 
discussions bruyantes du fo- 
rum, nitidam qaoddam gênas 
est verborum et lœtam, scd 
palœstrœ magis et olei, qaam 
ha/as civilis tarbœac fori. Cic. 
(deor., I, 18, 80). 1 Etablisse- 
ment où l'on apprend certains 
exercices. Gymnasiam,, ïi, a, 
Plaut. Varr. Cie. Quint. Lu- 
dus, i, m. Plaat. Cic. Acadé- 
mie d'escrime, ludus gladiato- 
rius. Cic. 

académique, adj. Relatif à 
l'école de Platon. Academicus, 
a, um, 3,d}. Cie. Gell . || (Subst. 
arch.)Le8Académiques, c.-à.d.- 
les Académiciens, disciples do 
Platon. Academici, oram, m. 
pl. Cic. (de nat. deor., I, 1,1). 
i Qui appartient à une acadé- 
mie. Academicas, a, am, adj. 
(lat. mod.) Il Composé ou exé- 
cuté suivant les traditions 
d'une académie. Academico 
more factas, a, am (lat. mod.). 

acanthe, s. f. Plante épineuse. 
Acanthas, i, m. Virg. Vitr. 
Plin. j. D'acanthe, acanthinas, 
a, um, adj. Varr. ap. Serv. 
Col. Plin. 

acariâtre, adj. Enragé (arch.). 
Voy. ce mot. 1 D'humeur peu 
accommodante, de caractère 
très difficile. Amarus. a, um 
{pr. • d'humeur désagréable "), 
adj. Ter. Cic.Sen. {ex. : ama- 
rse mulieres sant, non facile 
hœc ferunt. Ter. [Hec, IV, U, 
88]; amariorem me senectus fe- 
cit, stomachor ornnia. Cic. [ad 
Att., XIV, 21, 3]); importun us, 
a, um [pr. • de caractère dif- 
ficile; desagréable aux autres •), 
adj. Plaat. Ter. Cic. (ex.: 
axor importuna. Piaut.[Asin., 
I, 1, J.7]; importunas senex. 
Ter. [haut., I, 2, 23]; impor- 
tuna malier. Cic. [Cat., 2, 6, 
12]; jurgiosus, a, um {pr. 
' querelleur -), adj. Gell.(ox. : 
Xanthippe m.alier morosa ad- 
modmn fuisse fertar et jurgio- 
sa. Gell. [I, 17]. 

acatalectique (du barbarisme 
acaÉaiec(icas), adj. Dont le der- 
nier pied n'est pas incomplet 
(t. de métrique anc). Acatalec- 
tas, a, um (àxaTÔXïjxtoî), adj. 
Gramm. 

accablant, ante, adj. Qui 
accable. Gravis, e, adj. Cic. 
Cœs. {ex. : fatigues accablantes, 
labores graves. Cic. [Tusc, I, 
Ii8, 115]; fardeau accablant, 
gravissimum onus. Cic. [de re- 
publ., I, 23]; c'est un fardeau 
accablant, onus urget. Plaut. 
(Pœn., IV, 2,35); tous les biens 
accumulésdeviennentpour ceux 
qui les possèdent un fardeau 
accablant qui les écrase tou- 
jours, bona omnia in anum 
congesta dominis suis incum- 
bunt gravia et illos semper 
prémuni. Sen. [ep., 76,23]; tem- 
pérature accablante, aer gravis 



3£ 



KCC 



fiaarUntiias ; devenir aco». 
blaut, griivem ou grave esff 
capUsi) ; molestas, a, um 
{pr. • qui esc à cliar^i» •), ailj. 
Cic. ^ex.: travail pcuiblo et acca- 
blaut, labor operosus ac molcs- 
ttts.Cic.[den3t. deor., 11.53,59]; 
devenir accablaut, moUstam, 
molestam, moUstam esse cœ- 
pissej ; magDus, a, um (f. 
. considérable -,parsiiite • aco» 

blant •). "'^J- *-"^- (*''■ • ''** 
prosomptioHS accablaiilos, ma- 
gme saspiciones. Cic. [ad An., 
XI, 16, l]; par une chaleur ac- 
cablant, magno sstu. Os. 
[B. C.,III.95,2j; ils éprouvaient 
une douleur accablante, magno 
dolore afpciebantur. C^s. [B. 
G., 1,8, J.'>. Fatigue accalilant", 
eerumna', se, f. Cic. (Cf. Tusc, 
IV, 8, 18 ; Herculis perpeti 
seramnas. Cic. de fie, II, 35, 
118,. Qttint. icf. VIII, 3 86;. 
Chaleur accablanus, calomm 
molestise (t. pl.\ Être accablant, 
magno ou jrai-i oneri esse. Cic. 
Liv. Devenir accablant, magno 
oneri esse cœpisse. Cic. Le far- 
deau de l'âge devient plu» ac- 
cablant, a>«as ingravescit. Cic. 
(de San., 8, 6). Rendre plus ac- 
cablant, aggraiâre, tr. Liv. 
Phœdr. Plin. Cart. 
accablement, »• ni. Action 
d'accabler (arch.). Oppressio, 
onis, f. Cic. Vîfr. Raina, se, f. 
Cic. iAlexandrej ne se servit de 
cet accablement que pour l'exé- 
cuticn de son entreprise, tAle- 
xa-ider Graecos oppressif...) sed 
ito oppressU, uf consilia sua 
peragere posset. Que devien- 
nent les lois et le prodigieux 
accablement de leurs commen- 
taires ? Quid (it de legil^as et 
portentosâ commeniarioram 
mole qiiibas cxplanantur ? {| 
(Par ext.) Ce qui accable,yraf i«- 
simam onas. Cic. — d'affaires, 
negotiorum onus ou /noies. Cic. 
' -V. Cart. — de visites, moiesÉa 
salatantiam frequentia. Cic. 1 
Etat de celui qui est axablé. 
Aiaictatio, onis, f. Cic. (ex. : 
afpict. [est] segritudo cam vexa- 
tuine cornons. Cic. [Tuic., IV, 
8,18; cf. IV, 7, 6; IIl, 13, 87]); 
dfOictus et fractns tmlmns. 
Cic. ad Att., XII, 21,5 ; dom., 
36, 971. Dans 1 — de son 
chagrin, œgritudine afpi'-tus. 
Cic. (Tusc. IV, 16, 35);a/Jîic£u» 
mxrore. Cic. (Cat., 8, I. S). 
Plongé dans l'accablement, af- 
(lictas et jacens. Cic. (Tusc, 
IV, 16, 35). Et quand il dort, 
c'est d'accablement, n«^0€ som- 
nam capit niai torpore oppres- 
sas est. Relever qqii de son ac- 
cablement, animum alicajas 
iacentpm excitàre. Cic. 
.accabler, v. tr. Faire succom- 
ber sous le poids. Opprimere, 
tr. Cic. Phn. Su«t. (ex. ; op- 
(jrimi ruinù conclavi*. Cio. file 
div., II, 8] ; opprimi terra. Cic. 
(de div., II, 23J ; magno et 



KCC 

gravi onere armorum oppr*ssi. 
1». [de B. Ci. IV, Si, 2]S 
cooperire (pr. • couvrir en- 
tièrement, charger •), tr. Cic. 
Liv. (ex. : C'yrsi/um quendam... 
lapidibas cooperuerunt. Cic. 
[de ofl., 111, 11, i9] ; quem iste 
coUegam nisi habuisset, lapi- 
dibas coopertas essct in foro. 
Cic. [in Vorr., II, K J.6, lll>]; 
cf. Liv. [IV, 50J). Eue accablé, 
opprimi (v. ci-de»sus) ; suc- 
cumbère (pr. • plier sous, être 
abattu par •), intr. Clés. Cic. 
.\cp. Liv. (e.\. : succumbere 
oneri. Cic. [leg. agr., 8, 86, 
09]. Il (Par ext.) Faire suc- 
comber un adversaire. Oppri- 
mëre, tr. Cœs. Cic. (ex. : ad 
opprimcndos adversarios. Caps. 
(B. C, 111, T9, I] : ne corna 
intra manitionem opprimere- 
tar. Cses. [B. C, III, 69 3] ; 
inscios inopinantesqae Mena- 
pios oppresseront. C(es [B. G., 
IV, It, ô] ; accaljlé sous le nom- 
bre, maltitudinc oppressas. 
Cses [B. G., Vil, 50, k]; na^ 
tionem Allobrogam armis con- 

f'icêre atqae opprimêre. Cic. 
p. Font., 12] ; oppr. Antoniam. 
Cic. [ad. fam., X, 20] ; oppr. 
aliqaem iniqao judicio. Cic 



fp. Quinct. 2; cf. div. in Q. 
Caîcil, lli.etc] ; oppr. Gneciam. 
Nep. [Them., 8] ; bello eam 



opprimi non passe antmaa- 
vertit. Nep. [Dat., 9] ; oppri- 
mêre insontem oblato (aho 
crimine.Liv. [1,51]); conficëre 
(pr. «achever, réduire à rieu"), 
tr. Cic. (ex. : hostes consectari 
et conÇicare). Cic. [de inv. II, 
37, 111] ; c. doo» hosliam exer- 
citas. Liv. [II, 1.0, 131; c. 
/Itheniense*. A'ep. [Lys., I, 1]); 
Il ;T. tech.) Faire tomber dans 
un grand affaiblissement phy- 
sique. Ad ejctremam in^rmita- 
tem adducère. Cels. fggravâre, 
tr.Suef.Alorsquelafièvroquarta 
l'accablait, morbo qaartanœ 
aggravante eam. Saet. (Cais., 1). 
Le malade est accablé, atgram 
torpédo occapavit ou oppressit. 
1 ti%. Surcharger, peser lour- 
dement sur. Opprimêre, tr. 
Cic. liv. Tac. («x. siirtout au 
passif : opprimi invidià. Cic. 
[Cat., 2,2]; opprimi œre aliéna. 
Cic. [ib., ib., ii,] senatas op- 
pressas et afàictas. Cic. [pust 
red. in sen., 7]; opprimi totias 
corporis doloribas. Cic. [fam. 
IX, li] ; opprimi meta. Liv. 
[XXIV, 33]); premëre, tr. Liv. 
(ex : premére aliqaem. Liv. 
[XXII, 12, 12; XXXIX, J.O. 9]; 
maisl'emploidece verbe est poé- 
tique); ohruère (pr. .enfouir, 
d'oii écraser, accabler •), tr. Cic. 
Liv. Quint.'surt. au passif et par- 
tic, au part., ox. : /lis crimini- 
bas obratus. Cic. [in VeiT., Il, 

I, 7 aO] ; obrutas copia sen- 
tentiaram. Cic. [Tusc, 11, 1, 3] ; 
obrai sere aliéna. Cïc.fad Att., 

II, 1]]; obrui negotii n^aynita- 



ACC 

dine. Cic. [ad. Q. pr. II, 1. 11; 
obrui scleribus. Uv. [III, ly]i 
obraère mentcm cura. (Juin*. 
[Il, 11, 15]); operire (pr. -cou- 
vrir recouvrir, d'où acca- 
bler'-;, tr. Cio. ^seul. au part, 
pass., ex. : opertas eontame- 
liis. Cic. [id Verr., II, 1, 50]); 
cooperire (pr. ■ couvrir en- 
tièrement, charger, accabler ■), 
tr. Cic. Sali, (au part, pass., 
ex. : fenoribas coopertas. Cato. 
San. ap. GeH. [N. A. 11,17,7]; 
sceleribas coopertas. Cic. [in 
Verr., II, 1, i, 9] ; cooperfiismi- 
seriis. Sali. ,Jug.,U, 11]) ; one- 
ràre {pr. • charger accablur 
sous la charge -), tr. Plao*. Ter. 
Cic. Sali : (ex : aliqaem oneràre 
maledictis. Plaut. [Ps., I, 3, 
1221; inyoriis. Ter. [Andr., V, 
1,8); contumeliis. Cic. [Phil., 
2, 38]; onerare jadicem arga- 
mentis. Cic. [nat. deo., III, 3] ; 
onerare afigoem promissis. 
Sali, [jug., 12]); urgére (pr. 
- appuyer sur, peser sur -V tr. 
Sali. [ex. : populas militià 
atqae mopià argebatar. Sali. 
[jug., il]); aggravàre (pr. 
• ajouter à la charge, surchar- 
ger, accabler ■), tr. Lit'. Qninf. 
lex. : aggravars renm, Qaint. 
[V,7, 18] ; degravàreipr. -pe- 
ser lourdement sur...-), tr. Liv. 
(ex. : peritos nandi lassitado 
et viilnera et pavor degravant. 
Liv. [IV, 33j) ; prsegravàre 
{pr. • surcharger -;, tr. Liv. 
(ex. : corpora telis prtegravaia. 
Liv. [Vif, 23] ; e.vonerarc re- 
gnam prsegravante tarbô . Liv. 
[V, 31.]) ; afûigëre [pr. - jeter 
bas •), tr. Cic. Plm. Qumt. 
Tac. (ex. : sed tamen, ut vos 
ifidetis, non plane me ener- 
vavit, non a[(ti.xit senectas. 
Cic. [sen., 10, 32]; afflioi anc 
génère morbi. Cic. [in l^is., 35. 
85]; urbs pestilentiS afflicta, 
Liv. [III, 6]; afpictas valnere. 
Cart. [IX, 5, 10] ; virtas nastra 
nas afijlixit. Cic. [ad fam., 
XIV, i] ; si qaa calamitas hanc 
in hoc jadicio a(pi.verit inno- 
centem. Cic. [Cac. 71,201]; 
uf me levarat taas adventas, 
sic discessas afpirit. Cic. [ad 
Alt., XII, 50]; animas af(H- 
gant .Tegntadines . Cic. [Tusc, 

IV, 15, 3A]) ; afOictàre (pr. 

• heurter à plusieurs re- 
prises, maltraiter, tourmen- 
ter .), tr. Cic. Liv. (ex. : aftlio- 
<a<ur res pablica. Cic. [nar. 
resp. 19, iOj «e exercitumqae 
saam qaasi morba afpictari. 
Liv. [XXIX, 10, I]) ; contup- 
dère(pr. - écraser -), tr. Cic. 
Liv (ex. : j(uJ(i(iam obterère ac 
contandére. Cic. [Cœc, 7, II]; 
cont. Hannibalemferocem.Liv. 
[X.VVII 2]) ; elidëre, pr. - bri- 
ser par un choc violent •), tr. 
Cic. (ex.: qai rebas his fraclut 
xgritadine eliditar. Cic. [Tusc, 

V, 6, 161) ; clrcumvenîre (pr. 

• entourer, assaillir de tous eô- 



tés, accabler sous le nombre •), 
tr. Enn. Cic. Sali. llor. Liv. 
Vell. (ex. : muUis sane modis 
circumventu» morfco, exsilio at- 

?'ueini''piâ. Enn, an. Cic. [Jo or., 
11,58 al8;cf. do hn., IV, 23, 62]; 
at ei sitbveniatar qui potcnlis 
alicujaa opibu» circumveniri 
tirgeriqae videatur. Cic. [dt! 
oIT., II, li, 01] ; circamuenire 
innocentem peeaniâ. Lie, [p. 
Clu., 29, 79]; circamventaa 
iniqao judicio. Cic. [Tusc, I, 
U,98: cf. Brut., 12, iS] ; ni- 
Uilominiis insontes, sicud son- 
tea , circumvenlre , jagaîâre. 
Sali. [Cat., 16, 3]; circum- 
ventua omnibus necessitudi- 
nibua. Sali. [C.\t., 21, 3]; cir- 
cumventus ^alsia crimmibas. 
Sali, [ib., 3;., 2]. Liv. [IV, 2]. 
multa senem circamveniant 
incommoda. Hor [ad. Pis., 
169] ; fenore ciroa,mventa plebs 
Liv. [VI, 36] ; circamventus 
excrcitas iniquitate fortanœ, 
Vell. [II, 119]) ;conficëre (pr . 
• achever, réduire à rien -), 
Cic. Nep. Sali. Liv. (ex. : con- 
ficere aliqacm omnibus notis 
ignominiisque. Liv. [XXII, 61, 
9] ; meus me mœror quotidia- 
nu$ lace7-at et con(icit. Cic. 
[ad. Att. m, 8,2]; confiai an- 
goribus, Cic. fd. oir., II, 1, 21 ; 
con/îci carô. Ter. [Andr., 11,1, 
U]; caris. Cic. [ad. fam., IV, 
13,2] ; confici desiderio alicu- 
/us rei. Cic. [or. 10, 33]; con- 
fici dolore. Cic. [ad. Att., III, 
5,]; au participe passé; cruciata 
confectua maximoram dolo- 
rum, Cic. [ad. Att., XI, II] ; 
cum corpons morbo tam ani- 
mi dolore confectas Cic. [p. 
Mur., iO, 86; et. de fin., I, 12, 
Id] ; confec<us famé, frigore, 
inopiâ rerum omnium. Cic. 
[Cat.,1, 10 26]; /aborifcus con- 
carsationibasqaeconfectas.Cic. 
[ad. fam., X, 17] ; selate confec- 
tua. Sali. [Jug., 91). Accabler 
gqn de cris et de menaces, 
insequi aliquem clamora ac 
minis. Cic. (p. Clu. 8,2i). — 
qqn de cris outrageants, pro- 
seqai aliquem contameliosis 
vocibaa. Cxs. (B. C, I, 69, I). 
—qqn sous un témoignage,mac- 
tare aliqaem testimonio. Cic. 
(p. Flacc, 22, 52). Combler 
qqn de louanges et l'accabler 
d'honneurs, aliqaem ferre lau- 
dibas et mactare honoribus. 
Cic. (de re publ., I, A3). — qqn 
sous une masse d'actes et de 
décrets, /oju/âre aliquem faciis 
decretisqae. Cic. (in Verr. II, 
2, 26, 61.). — la plèbe par 
des intérêts usuraires, irucidare 
plebem fenore. Liv. (VI, 37, 3). 
Qui n'accable pas,îevi3, e, adj. 
Cic. Liv. 

accalmie, s. f. Apaisement 
momentané du vent. Malacia, 
X, f. Cœs, (B. G., III, 15, 3 : 
tanta subilo malacia ac tran- 
quillitat exslilit, ut $e ex loco 



ACC 

commovere non passent) . Tran- 
quillitas, atia, i. Cxs. (B. G., 
III, 15, 3 ; V, 23, 6). Cic. 
(Acad. pr., Il, 31, 100; Tusn. 
V, 6, \Q).Liv. (XXVI, 11,3). Au 
plur. Trannaillitatcs, • mo- 
ments d'accalmie •. Cic (ad 
Att., V, 8, A). Il so produit une 
accalmie, ventas intermiftitur. 
1 Fig. Apaisement moinontané 
dessoulTrances. Remissio morbi. 
Cic. (fam., VII, 26) ; doloris. 
Scrib. (Comp. 99). Tranquilli- 
tas. Cic. (de tin., V, 8, 23). 
accaparement, s. m. Action 
d'accaparer. Coemptio, ônis, f. 
Cod. Theod. (XIV, 16, 3). Boet, 
(cons. phil. l). Mais ce terme 
n'étant entré dans l'usage 
qu'à la fin de l'empire, il faut 
recourir à une périphrase où 
entrera un dos verbes signalés 

à l'art. ACCAPARER. 

accaparer, v. tr. S'assurer la 
possession d'un objet en don- 
nant des arrhes (arch.). Ali- 
qaid prœmercàri , arrabone 
j dato. Plaut. 1 Acheter tout ce 
qu'il y a de marchandises sur 
le marché. Coemëre, tr. Ter. 
Cic. CcBS. Hor.Liv.Quint.Saet. 
Commercâri, dép. tr. Plaut. 
Sali. — les blés, comprimera 
framentam. Cic. (ad Att., V, 21, 
8, ctc,). comprimëre annonam.. 
Liv. (XX.XVIII, 35). — les blés 
pour amener la hausse, an- 
nonam {lagellàre.Plin.(XXXUl, 
13, I6/t) ; annonam incendcre. 
Varr.(R. R.,III, 2, 16); anno- 
nam, excandefacë.re . Varr. (R. 
R.,III,2,16).T Fig. Prendre tout 
pour soi, ne rien laisser aux 
autres. Sifci trahëre. Sali. [Cat., 
II, A). Accaparer tout l'argent, 
redigëre omne argentam sibi. 
Plaut. (Pers., II, 5, 23). — tout 
le profit, qusestum totum ad se 
redigëre. Cic. (har. resp., A2). — 
une somme d'argent, sappri- 
mëre pecuniam. Cic. (p. Clu., 
25, 68; 26, 71). — les profits, 
commoda ad se rapëre. Cic. 
(off., II, 5, 22). Il les fait ser- 
vir à ses desseins et les acca- 
pare tout entiers, totos ad se 
convertit et rapit. Cic. (off., II, 

10, 37). — la gloire d'une vic- 
toire, victorise gloriam in se 
rapëre. Liv. {XXXlll, II). —les 
voix, les suffrages, omnium 
sententias {su(fragia) ad se ra- 
përe. — la faveur du peuple, 
prœoccupâre gratiam ad ple- 
bem, Liv. (IV, A8). 

accapareur, s. m. Celui qui 
accapare, qui coemit ou com- 
primit aliquid. Cic. — de blés, 
dardanarius, H, m. Dig. (XLXII, 

11, 6 ; XLVIII, 19, 37) ; gai lu- 
cratur ex annonœ cariiate. 

accéder, v. intr. Avoir accès 
quelque part. Accedëre, intr. 
Cic. Liv. On accède à la ville 
par un sentier difficile, acces- 
3US fit ad urbem difficili semitâ. 
^ S'unir à d'autres en accep- 
tant ce qu'ils out décidé. Ac- 



ACC 



33 



cedêre, intr. Csea. Oie. (ei. : 
condemnari... malebant qaam 
ad ejus condiciones pactiones- 
que accedëre. Cic. [in Vorr. 

II, 3, 28, 6 1] ; ad consiliurn 
alicuJua accedëre. Nep. [Milt., 
3, 6] ; l'emploi du datif dans 
ces constructions est propre à 
l'époque impériale et part, à 
Quint, et à Tac.) ; concedêre, 
tr. et intr. Cio. Coca. Voy concé- 
der, ADHKRl'R, ACQUIESCER. 

accélération, s. f. Augmenta- 
tion do vitesse. /IcceZeratio, ônis, 
f. Cornif. (rhet., III, 13, 22). 
— du pouls, citatior venarum 
puisas. — dos corps, corporam 
ma^or, dum praecipitantur , 
incitatio. T Fig. Prompte exécu- 
tion. Maturatio, onis, f. 
Cornif, (rhet., III, 2, 3); 
celeritas, âtis, f. Cœs. (ex. : 
ad celeritatem onerandi... pau- 
lo facit humiliores [naves]. Cœs. 
[li. G., V. 1, 2; cf. B. C, III, 
2, 2; 11,1]). 

accélérer, v. tr. Rendre plus 
rapide. Acceleràre, tr. Cses. 
Liv. (ex. : ace. iter, - accélérer 
la marche -. Ca-s. [B. C, II, 
39, 6]. Liv. [XXXI, 29] ; ace. 
gradum.Liv. [II, A3]); celeràre, 
tr. (seul, chez les poètes); 
properâre, tr. Plaut. Sali. 
(ex. : vrop. alia. Sali. [Jug., 
37, A] ; itineris properandi 
causa. .9aH. [Jug, 105, 2j) ; ap- 
properâre, tr Liv. Tac. (ex. : 
cœptumqae opus adeoapprope- 
ratum est. Liv, [IV, 9, 19 ; cf. 
.XXVII, 2~), 9] ; quse res summâ 
ope approperata erat, ne im- 
pediri posset, Liv.[XX\l, 15,10] ; 
citâre, tr. CcEs. Liv. Sen. 
(surt. au part, pass., ex. : citato 
eqao, - en accélérant l'allura 
do son cheval ». C^a. [B. C, 

III, 96]; Liv. [1,27, 7, etc.); 
citato grada, - au pas accé- 
léré ". Liv. [XXVIII, lA, 17]. 
Curt. [IV, 16. 6]; citatam 
agmen, • colonne au pas ac- 
céléré .. Liv. [XXIV, 36, 3]. 
Compar. citatior. Liv. [X.WII, 
50, 1, etc.]. Superl. citatissi- 
mus. Liv. [XXII, 6, 10]) ; /es<i- 
nàre, tr. Sali. (ex. : id festi- 
nare. Sali. [jug. 77,1] ; f. cuno- 
ta ad bellam, Sali. (Jug. 73, 
I]) ; iDcitàre,tr. Cic. Csea. Suet. 
(au part, passé, ex. : incitato 
cursa. Cœs. [B. G., II, 26]. 
Comp. incitatior Cic. [or., 12, 
39]. Sup. incitatissimus. Cic. 
[ad fam, .\ 32]) ; ataturâre, 
tr. Cic. Liv. (ex. : mat. mor- 
tem. Cic. [Clu., 61, 171]. Nep. 
[Chabr., A, 2] ; mais ce verbe est 
d'un emploi plus rare que 
celeràre et acceleràre). 

accense, s. m. Sorte d'appari- 
teur chez les Romains, Accen- 
sas, i, m. Liv. 

accent,s. m. Elévation da la voix 
sur une syllabe. .^ccentzM, ûs, m . 
Qaint. Diom. — tonique, accen- 
tua (gr. itpodMÎfa). Quint. (1, 5, 
22). Gell. (XIII, 25, 3). Vox, 



iU 



ACC 



voàt, t. Cic. (ex. : inomniverbo 
poatiU acalam vocem. Cic. [or., 
18, 5!<i). Ténor, ôris, m. Qaint. 
;i, 5,S2l. 7'oniw, »., m. Ai'ij. up. 
GWi.(.Vln,S5,l). L'accent looulo 
sur rantépénullièm», accenttu 
in tcrliiini ynuium fyllaharum 
recei/i<.Acc>'ulaisu,somwioc-ij 
ocutOJ. .\ccent grave, sonuJ 
vocû yravij. Prononcer une 
syllaboavi^craccontcirconnoxe, 
s'yllobanx (lejcam circumdacCre. 
Uoinf. Il Accont (signe que les 
ancions grammairiens çlaçaii'nt 
sur une voyelle pour iiidiquLT 
qu'elle était longue, par l'X. 
popiilus, ' peuplier -, qu'on dis- 
tinguait ainsi de pôpulus, 
. pKiuple ■). Apejc , apicis. m. 
Qaint. Marquer une syllabe do 
l'accent qui indiqueune longue, 
tuUabam apice circumdua-re. 
IIA ccent (signe orthographique). 
V'o-is nofa. Gell. (XIIl, 6, 1). 
Ca.;umen, minis, n. Diom.Jv. 
A33, 21). Mart.-Cap. {IIl, 273). 
Fastigiam, ii, n. Uiom. (p. A33, 
91. .«art. Cap. (III, 268 sq.). 
Virgula, se, f. Slcirt. Cap. (III, 
273). Marquer du signe do l'ac- 
cent, fastigâre, tr. Mart.-Cap. 
(III, 202). Il Intensité de la voix 
sur une syllabe. ^ccer»(us, us, 
m. Qaint. Impressio, unis, f, 
Cic. Le rhythmo est marqué par 
des accents qui reviennent à 
lies intervalles égaux, namero- 
sum est, qaod habet quasdam 
impressiones et qaod metiri 
possamas intervallis œqaalibas. 
Cic. (de orat., III, 48, 185). 1 1n- 
flexion de la voix variant avec 
les émotions de l'àme. Vox, 
vôcis. f. Cic. (ex.: — plaintif, 
vox miserabilia.Cic. Liv. Tristes 
accents, voces flebiles. Cic); 
80DUS, i, m. Cic. (ex. : unus 
(onus est totias orationis. Cic. 
[Brut., 26, 100; cf. de orat., II, 
olij. Chaque passion a son accent, 
omnis motos animi saam habet 
sonum. Cic. [de orat., III, 57, 
216]). Tous les sons de la parole 
ont, comme les cordes de la 
lyre, l'accent que leur commu- 
nique la passion qui les touche, 
omnes vocea, at nervi in (i- 
dibas, ita sonant, at a mota 
animi quoqae sant palsœ. Cic. 
(de orat., III, 57, 216). || Au 

lur. Son» expressifs, voces, um, 
.. pi. Cic. soni, oram, m. pi. 
Cic. Donner à l'histoire do plus 
nobles accents, oddere majorem 
historUe lonam vocis. Cic. (do 
orat., II, 12, 5J4). Les accents 
de la Ivre, nervoram canlat. 
Cic. (Tus'c, I, 2, II), lyrse cantas. 
F in. (X.VXIV, 8, 72). Los — des 
trompettes, bucinarum ou ta- 
baram cantas. Cic. (p. Mur., 
9, 92). Liv. (XXV. 2/., 5). Les 
— réunis des trompettes et des 

tors , tabaram ac cornaam 
concentiia . Liv. (IX , il). 

Il Fig. L' — do la vérité, de 
la franchise, vox veritatis. La 
franchise a un accent qui ne 



f.' 



ACC 

peut être contrefait, veritoti i» 
est vocis sonos oui fingi non 
possit. Il (T. de peinture.) 
Mettre des accents, qu:rdan\ 
illuminare at emincre videan- 
fur. Cf. Cic. (d6or.,lIl, 26, lui). 
Oitniiim eminonfio» c» in tahalA 
pictà fac^re. Cf. Qaint. (.\I, 3, 
i6;. T Intonation particulière à 
certaines personnes. Sonus vo- 
cis. Cic. Accent étranger, pcre- 
grinitas, atis, f. Quint. Cotta 
avait un accent un peu rustique 
et un peu lourd, Cotta suba- 
greste qaiddam plancqae sab- 
rusticum sonabat. Cic. (Brut., 
TU, 259). N'avoir aucun accent 
étranger, nihii sonare peregri- 
num. Cic. (de orat., III, 12, ii4;. 

Voy. PRONONCIATION. 

accentuation, s.f. Action d'ac- 
centuer. Voy. ACCENTUER. || .\c- 
tion d'élever la voix sur une 
syllabe déterminée. Accentas, 
as, m. GeiJ. iXlII,25,3). Voca- 
latio, onis, f. Xigid. ap. Gell. 
(.XIII, J.5, I). Réoles de l'accen- 
tuation, prosodia, se, t. Varr. 
ap. Gell.(X\in, 12,8). Voy. ac- 
centuer. 

accentuer, (bas lat. accen- 
taare), v. tr. Elever la voix sur 
une syllabe. Syllabam vocis 
sono efferre ouacuëre syllaham. 
Cf. Qaint. (I, 5,22;. || Marquer 
une syllabe du signe de l'ac- 
cent, apponëre sytlabx notam 
ou apicem. Voy. accent. 1 Don- 
ner à la voix plus d'intensité 
sur une syllabe, cam conten- 
tione vocis syllabam appellâre. 
Voy. PRONONCER. Uno langue 
accentuée, lingaa vocis sono- 
ram varietate distincta. 1 Pro- 
noncer avec expression, sylla- 
bas qaasdam diUgenter e.rpri- 
mère. Cf.Cic. (deorat., III, 1 1 , il). 
IMottredes accents {t. dépeint. . 
Voy. accent. Il (Néol.) Marquer 
quoique chose avec force. Vim 
alicai rei addere. — son oppo- 
sition, vehementias esse ini- 
qaam. Traits du visage accen- 
tué.*, eminentiaoris/tneamunta. 
Odeur accentuée, gravissimas 
odor. 

acceptable {acceptabilis , bas 
lat.), adj. Qui peut on doit être 
accepté. Accipiendas, a, um, p. 
adj. Qui iqaa;,qaod] accipi po- 
tfst. Cic. Probabi/is.e, adj. Cic. 
Probandas, a, um, p. adj. Cic. 
Pour que ces conditions parus- 
sent plus acceptabli'S à Pompée, 
h.vc quo {acilias Pompejo pro- 
bari possent. Cœs. (B. C, III, 
10, 10). Propisition acceptable, 
non iniqaa ou sequa condicio. 
Cic. 

acceptation (bas lat. accepta- 
tio), s. f. Action d'accepter. 
Acceptio, ônis, f. Cic. Sali. 
(ex. : neqaa dedilionem neque 
donationem sine acceptione in- 
tellegi posse. Cic. [Top., 8, 37]; 
acceptio (ramenti. Sali. [Jug», 
29, II]). Acceptation destémnin.s 
produits, approbatio testiam. 



AOV 

Cornif. (rhet. , II, 6, 9). — 
d'un testament, cr«tio, ônif, 
f. Cic. (ad. Att. XIII, i6; do 
or,-»t., 1, 22, 101). Gaj. (inst., 11, 
§ 7\ Ulp. ^fragra., tit. 22, p. 27 . 
accepter (lat. pop. acceptarc, 
Plaat. Varr. Qumt), v. tr 
Consentir à recevoir ce qu'on 
oITrii^ou ce qu'on propose. Av 
cipëre, tr. Plaut. l'er. Cii- 
Ca's. Liv., etc. (ex. : ace. coi^ 
dicicnem. Plaut. (Aul. II, 2,601. 
'At. (Andr., 1, I, 02]. Cas. 
[B. (; , V, il]. Xep. [Dat.,8. W. 
Liv. [XXIX, 1, 9j, ace. coni'i- 
cioncs. Cic. [ad. fam., .XVI, I:;, 
3]; ucc. e.vcasationem alicajus. 
Cic. [ad. Att., XVI, 1, 6]; ace. 
causam. Cic. [ad. .\tt., XVI, 
19, 21. ace pacem. Liv. [XXX, 
23, il, ace. omcn. Cie. [M. I, 
i6, 103]. Liv. [I, 7, 11 ; X.\.\VIII. 
18, 10, etc.]; ace. beneficiam li- 
benter. Sen. [ben., 11.30]. Absol. 
J'accepte, accipio. Plaut. Ter. 
Cic.]); capêre, tr. Cio. Jet. 
(dans l'expr. capere pecaniam, 
• accepter de l'argent, se laisser 
corrompre >). Cic. [in Verr., II, 
1, 5, 10; 2, 10, 26, etc.]. Sali. 
[Jug., 32, l). Liv. [XLII, i5]); 
suscipëre (pr. • accueillir, ad- 
mettre '), tr. Cie. Qaint. (ex.: 
susc. aliquem in civitatcm. Cic. 
[de leg.,11,,2, 5]; rfisci/)uIossus- 
cipëre. Qaint. [II, 5, 1]); pro- 
bàre, {or. • reconnaître comme 
bon, procédera la réception d'un 
ouvrage »), tr. Cic. Cses. Liv. 
ex. : pr, n'dificationem. Cie. 
[ad fam., V, 0] ; pr. opéra. Liv. 
[XLV, 15] ; censures villam pu- 
blicam, probaverant. Liv. [IV, 
22]; par ext. : Ils acceptent 
Vercingétorix comme général en 
chef, Vercingetorigem probant 
impcratorem, Cses. [B. G., VI, 
23]). Accepter (comme un far- 
deau), sablre, tr. Cic. Liv. 
Plin. j. Accepter uno invitation 
à dîner, ad cenam promittëre. 
Plaat. (Stich., IV, 2, 16). Catu- 
lus avait accepté à dîner chez 
son frère, Catalus ad fratrrm 
promiserat. Cic. (de or., II, 7, 
27). Accepte à dîner chez moi, 
aacenammihipromitte. Phœdr. 
(IV, 2i, 15). Accepter l'obliga- 
tion do faire quoique chose, 
polliceri se aliqaid factaram. 
Cic No pas accepter, abnuère, 
tr. Plaut. Cie. Sali. Liv. Ne 
pas accepter uno proposition 
de loi, antiquàre rogalioncm. 
Cic. (ad Att., 1, 13, 3; U, 51. 
Liv. (VI, 39; iO; XXXI, 0; 
XLIII, 13, etc.). Faire savoir 
qu'on no peut iicceptor n'jch., 
renantiare alicai aliqaid. Plaat. 
Cic. Liv. Sen. Saet. {o\. : re- 
nantiare amieiliam alicui. Liv. 
[XXXVI, 3; XLII, 25]; Saet. 
[Cal., 3]; ren. societatem alicui 
Liv. [XXXVIII, .30] etc.). Faire 
accepter, approbàre, tr. Cie. 
Sen. Cart. Tae. Faire accepter 
une loi, lin projet do loi, per- 
(erre legem, rogalioncm. Cic. 



ACC 

1(Arch.) Faire acceptiou <lo pep- 
sonno. Voy. acception. 

acceptilation, s. f. Décharge 
donnée par le créanciur à son 
débiteur, sans que le payomont 
ait été effectué. Acceptilatio, 
ônis, f. Gaj. (3, 169; 170). Diy. 

(XL VI, U). 

acception, s. f. Action de 
recevoir (arch.) Acceptio, ônis, 
f. Cic. Sali. Voy. acceptation. 
lAotion d'avoir égard à la qua- 
lité de la personne en causu 
(t. jur.). Acceptio, ûni3,l. Cod. 
Theod. {1, 9, 2). Tu ne crois 
pas, j'imagine, quejefais accep- 
tion de personnes, puisque je 
parle de gens qui sont morts, 
non. pato existimare te ambi- 
tione me labi, qaippe de mor- 
tuis. Cic. (Brut., 69 2AJ.). jSi- 

fnifîcation. Signilicatio, ônis, 
. Varr. Cic. Quint. Gell. Voy. 

SENS et SIGNIFICATION. 

accès, 8. m. Possibilité d'arri- 
ver dans un endroit. Acces- 
sus, ùs, m. (peu usité dans la 
prose classique, ex.: per qaem 
[lociim] aditus accessaaqae ad 
œde» est. C. /Elius Gallus ap. 
, Gell. [.\VI, 5]); aditus, ùs,*m. 
(très class., ex. : qax [pars op- 
pidi] aditam.... angustam.... 
habebat. Cœs. [B. G., VII, 17, 
1; cf.VII,15, 5 : VI, 37, 5, etc.l; 
aditus liions. Cic. [inVerr.,11, 
5, 32, 85] ; ad. finium, Liv. 

iXLII, 6j ; ad. ad pastam. Cic. 
nat. deor.. Il, A7, 123] : qaa 
esset aditus ad alteram par- 
tem oppidi. Cœs. [B. G., VII, 
hh, 3] ; adita ad castra dif(i- 
cili et angusto. Cxs. [B. C, II, 
25, )] ; ad. in arbem, in fo- 
rum, m cariam. Cic. [de fin., 
IV, 9, 22] ; ad. in templum. 
Cic. [dom., i42, 110]; guo pro- 
pter paludes exercitai aditas non 
esset. Cees. [B. G., II, 16, 5]) ; 
appulsus, ùs (pr. -possibilité 
d'aborder, c.-a-d. accès par 
mer •), m. Liv. Tac. (ex. : ali- 
quem porlubas et liioram ap- 
halsu arcêre. Liv. [XXVII, 30, 
7]); Incessus, ùs, m . (mot part, j 
à Tacite, en ce sens; ex. cam 
alios incessus hostis clauderet. 
Tac. [Aun.,yi,33]).Onalibre 
accès à..., facilis est aditas ad... 
Cic. Liv. Les hommes n'ont 
pas accès à ce sanctuaire, aditas 
»n id sacrarium non est viris. 
Cic. (in Verr., 11, U, Uô. 99). 
Ceux qui seuls avaient plus or- 
dinairement accès dans le pa- 
lais, çaibu* soZw aditus indo- 
mum familiarior erat. Liv. 
(XXIV, 5, 7). Donner accès, 
aditam dure. Cic. Liv. [nscr. 
Empêcher l'accès, claudëre adi- 
tus. Cic (Phil., 1, 10,25). Tac. 
(Ann., XII, 68), || Possibilité 
d'arriver jusqu'à uns personne. 
Aditus. ùs, m. (très class., 
ex. : aditus ad Antonium. Cic. 
[ad Ait., .\V, 8] ; si facile est 
l'accès q u ? trouvent auprès de 1 ui 
4e« particuliers, ita faciles adi- 



.\CC 

tas ad eum privatoram. Cic. 
(de imp. Cn. Pomp., H, hU ; il 
était d'un accès assez difficile, 
aditus ad eum dif^ciliores fue- 
runt. Cic. [fam., VI, 13, 3] : 
eiupêchor tout accès auprès do 
qqn, omnes aditas ad aliquem 
intercladére. Cic. [Rose. Am., 
38. 110]; donner accès à ceux 
qui le demandent, aditam pe- 
tentibus dure. Nep. fPaus., 3, 
3] ; donner à qqn libre accès 
auprès de sa personne, alicai 
aditum conveniendi dure. Liv. 
chercher accès auprès du roi, 
aditum apad regem, quserëre. 
Liv. [XLI, 23]). Voyez abord, 

ABORDABLE, ACCESSIBLE. ^ luva- 

siou OU retour de phénomènes 
morbides. Accessus, Ùs, m. 
Plin. Gell. (inusité à l'époque 
classique) ; accessio,ODis ipr. \ 
• arrivée, atteinte •), f. Cels. | 
Scrib. Plin. Saet. (ex. : prima 1 
morbi accessione. Saet. [Veip.,\ 
23] ; accessio avec ou sans fe~ j 
bris, opp. à decessio ou à re- ' 
missio. Scrib. [corap. 99, 1701; ' 
Plin. [H. N. .\X, 13, 138, etc.J); 
tentatio, onis (pr. • attein- 
te .) : f. Cic. (ex. : valetadinem 
confirmatam esse a [. à la suite 
do -] novis tentationibus. Cic. 
[(ad Att., X, 17, 2]); impetus, 
ùs ipr. - attaque > , m. Cels. 
Plin. (ex. : imp. febris. Cels. 
[II, 15]; impetus [absol.], . ac- 
cès de fièvre.. Phn. [XXII, 251; 
imp. pituitœ. Plin. [.XXVIIl, 
12]). Accès de fièvre, febri- 
cula, ae {pr. . fièvre légère, 
léger accès de fièvre -), f. Cic. 
Cels. (ex. : febriculam habëre. 
Cic. [ad Att., VI, 9, I]; de At~ 
ticœ febriculâ valde dolui. 
Cic. ; lentis febricalis deti- 
nêri. Cels. [II, 17]. vexari. 
Plin.j. [ep., X, 28]). Léger ou 
petit accès de fièvre, commo- 
tiancula, œ, f. Cic. (ad Att. 
XII, 11 extr.). Accès dangereux 
de fièvre, acuta pericala (ebris . 
Plin. (XXIII, 1). Il a aujour- 
d'hui son accès, hic est ipse 
dies ejus. Cf. Cic. (ad Att., IX, 
2). Il Fig. Explosion d'un senti- 
ment. Impetus, ûs, m. Sen. — 
de colère, iras impetus. Sen. 
Des accès de colère, irœ, arum, 
f. pi. Cic. (Au plur., . accès », 
suivi du nom de la passion 
en cause, se rend par le plu- 
riel du mot abstrait signi- 
fiant la passion, ex. : • accès 
de fureur -, furores. Liv.; • ac- 
cès de joie •,gaudia. Cic. Liv. ; 

• accès d'indignation •, indigna- 
tiones. Liv. ; • accès de crainte • 
timorés ou (ormidines. Liv.; 

• accès de tristesse », segritu- 
tadines. Ter. Cic. mœrores. 
Piaut. Ter. Cic.) Dans un accès 
de passion ou de crainte, com- 
motus aat lihidine aliauâ aut 
meta. Cic. (de off., I, 2'9, 102). 
Dans un accès de colère, com- 
mofas ira. Sali. (Cat., 32). 
Etre joyeux, triste par accès, I 



\œ 



35 



gaudio, m.vrore intordam com. 
movëri. Cic. 
accessibilité (lat. accessibili' 
tas, atis, f. . libre accès • 
Tert. [adv. l'rax. l.'"j]), s. f. Pos- 
sibilité d'avoir accès, accedendi 
(acaltas, fitis ou potestas 
àtis, S. Il (Néol.) — aux charg.-s' 
ad honores aditus. Cic. Liv. 
accessible (lat. accessibilis. 
Tert.), adj. Où l'on peut accé- 
der, arriver. Accessu ou aditu 
facilis, e. Cic. Liv. (fréquontl, 
pateas, entis (pr. • ouvert, li- 
ire.K p. adj. Cic. Cœs. Sali. 
Liv. Cart.(e\. : patentes campi. 
Sali. [Jug., 101]; in locis pa- 
tentioribus.Cœs. [B.C., VII, 28], 
locapatentissima.Suet![ClLad.', 
31]); apertus, a um {pr. 
' découvert, libre »), p. adj. 
Cœs. Cic. Liv. (ex. : aperto aa 
piano litore. Cœs. [B. G., IV, 
23, 6] . in litore molli atque 
aperto. Cœs. [B. G., V, 9, 
I, etc.]; aperta via. Cic. [de 
fin., I, 18, 57] ; in aperto el 
propatulo loco. Cic. [in Verr. 
IV. A9, 1101; via patens aperta- 
qae. Liv. [IX, 2, 6] ; apertiora 
loca. Cœs. [B. C, III, fci, U]; 
quo apertior aditas ad mœnia 
esset. Liv. [IX, 281 ; regione non 
apertis3imâ.A'ep.[Milt.,52]etc.); 
pervius, a, um, (pr. - qui 
ollre un passage, praticable ■ , 
adj. Cic. Liv.; (ex. : pervius 
cavâ valle saltas. Liv. ; mot 
plutôt poétique); intrabilis, e 
{pr. - où l'eu peut pénétrer -) 
adj. Liv. (ex. : eum adversl 
amnis os lato agmini et tam 
maltis simili venientibas haud 
sane intrahile esset. Liv. [.XXII, 
19, 12]); planus, a, um, adj! 
Cic. Liv. (ex. : planiora aditu 
loca. Liv.). .\ccessible à tous, 
communis, e, adj. Cic. Nep. 
(ex.: loca communia. Cic. fin 
Verr., II, 2, i6, 112]). Rendre 
accessible, aperire, tr. Varr., 
Sali. Liv. (ex.: aperire iter. Liv. 
ap. iterferro. Satl. aperire viam, 
Liv. ap.saltum. Liv. [XLIV, A]. 
Curt. [VI, 5]; ap. cunctis gen- 
tibas terras. Curt. [IX, 6, 22] ; 
ap. terras omnes hominibus. 
Tac. [h. IV, 6i] ; ap. Britan- 
niam tamdiu clatisam. Mêla. 
[III, 6. Il]; au fig.: ergo et mihi 
meœ pristinœ vitœ consuetadi- 
nem... interclasam aperuisti et 
his omnibus... Cic. [p. Marc, 1, 
2]) ; patefacëre, tr. Cic. Cœs. 
(ex.: p. iter. Cœs. p. et manire 
aditam. Cic. [ad fam., XIII, 
7, 8]). Etre accessible, patëre. 
intr. Cic. Plin. j. (ex.: patét 
omnis aditus. Cic. [Brut., À] ; 
patent prœrnia stiptndiariis . 
Cic. [p. Balb., 9] ; patet omni- 
bus gloriœ campus. Plin. i. 
[pan., 70, 7]). |1 Fig. (en pari, 
de qqn qui laisse arriver qqch. 
jusqu'à soi). Patiens alicu- 
jus rei. Cic. — à la pitié, 

misericors, cordis, adj. Cic. 

à la colère, iracandas, a, adj. 



36 



ACC 



Cic. etc. I (En pari, d'une chose 
1 laquolla on (wut aneiudre). 
Patens et expositus. Cic. 
Etre accessible, patére. Cic. 
accession (Ul. accessio), s. f. 
(Arch.) Action d'arriver à un 
lieu. Accessio, ODis, f. Plant. 
Cic. Il Accession au trône (no 
peut être rendu que par des 
équivalents ). Aussitôt après 
son — au trône, simul atque 
imperio potitus est. Après 
son — au trône, imperiam 
ou regnam adeptiia. Le jour do 
son accession au trône, dies qixo 
regnare primum coepit. Voy. 
TROSE. T Action de s'ajouter â. 
Accessio, ônis, t. Cic. VelleJ. 
Quint. Il (.\rch.) Addition (à une 
lettre, à un livre). Accessio, 
ônis, f. Cic. (ad fam., VII, G, 
1). Il (Droit.) Ce qui s'ajout« à 
une propriété. Accessio,. ônis, 
f. Cic. Dig. Droit d' — , jus 
accrescendi. Jet. ^ Action do 
joindre son adhésion à colle 
d'autrui. Assensio, ônis, f. 
Cic. Sen. (e.v.: rem assensione 
comjjrobâre. Cic, [deinv., I, 30, 
48]; piurium assensio. .'Sen. [ep. 
7, 9] ; asssnsus, us, m. Cic. 
Liv. Cent. Flin. j.; consensio, 
ônis, f. Cic. 
accessoire (bas lat. accesso- 
rias), adj. Qui s'ajoute à la chose 
principale ou essentielle. Ad- 
ditus, a, um, p. adj. Cic. 
ex. .- addita in orationem quœ- 
dam.Cic.);adjunctus, a, um, 
p. adj. Cic. (auplur. : adjancta, 
orum, s. n. Cic. ■ Circonstances 
accessoires [do temps, de lieu, 
etc.]- ; argumenta exadjanctis. 
Cic.); appositus, a, um, adj. 
(avec le Dat.). Cic. Sen. Quint. 
Un Etat qui est devenu ac- 
eessoiro d'un autre, civitas quœ 
alteri lanquam accessio ad- 
juncta est. Défenses acces- 
soires , munitiones adjunctpe. 
Revenus — , pecania adven- 
ticia ou cxtraordinaria et (au 
plur.) pecunijB extraordinaria;. 
Profit — , (ractus adventicias . 
Travail — (qu'on fait dans les 
moments perdus), subsiciia 
opéra. Lucil. Cic. C'est une 
chose — , res minor est ou rcs 
est levions momenti. Considé- 
rer une chose comme — , rem 
minoris patare. Mais ce sont là 
des choses accessoires, sed hsec 
minora sunt. Circonstance — , 
parvam momentum. ou parva 
res. Projet — , cogitatio minor. 
Liv. (cf. in(erreni< majori mi- 
nor cogitatio Locros recipiendi. 
Liv. [XXIX, 6, 1.]). Cause -, 
causa minor. Cause — et insi- 
gnifiante, causa levior. Avan- 
tage — , {ructus minor ou ad- 
venticias {pr. • qu'on a par 
hasard •). Occupation — , ne- 
gotiolam, qaod muneri acce- 
dit ou accessit. Bâtiment — , 
aedificium alteri astructam. Les 
bâtiments accessoires d'une fer- 
me, expeditionam rasticaram 



ACC 

sedipcia. Voy. annexe. Fonction 
— , munus alterum ou e.rtraor- 
dinarium. Proposition — , ac- 
cessio, onis, f. Cic. (Acad., 11, 
112) ou quod enuntiationi ad- 
Janctum est. D'une manière 
accessoire, ofci^er, Plin. Plin. 
j. Il (Subst 1 L'accessoire. Secun- 
darium, ïi (opp. â caput, . le 
principal -), n. Cic. (de inv. 11, 
2W; accessio, ônis, f. Liv. 
(ox. : minima accessio semper 
Èpiras regno Hacedonise fuit. 
Liv.) ; appendix, dicis , f. 
l'arr. Cic.Lir. (surt. au plur). 
La philosophie n'est pas 1' — , 
mais le principal, philosopliia 
non est res subsiciva, ordinaria 
est. Sen. (ep. 53, 10). Voy. aussi 
ci-dessus. Les accessoires (d'un 
tableau, etc.), çuas in ornamen- 
tum operis accédant. Acces- 
soires de théâtre, choragiam, 
ïi, n. Plaut. Vitr. Val.-Max. 
Plin. Apul. 1 (Arch.) Subst. 
Incident qui , dans un procès, 
s'ajoute à l'action principale, 
qaod adjunctum est causai. Cic. 
Les accessoires, adjunctiones. 
Paul. dig. \\ (Par oxt.) Circons- 
tance fâcheuse. lmplicatio,ûnis, 
f. Cic. 

accessoirement, adv. D'une 
manière accessoire. Obiter, adv. 
Sen. Plin. Plin. j. Voy. acces- 
soire. 

accident (du lat. tech. acci- 
dens), s. m. Co qui modifie pour 
un temps la substance, .^cci- 
dentia, ium (inusité au sing. à 
la bonne époque), n. pi. .Sen. 
(const. sap. 9, 1). Quint. (III, 6, 
36). Chose d' — , res quœ per 
se non est. || (Par ext.) Effet 
accessoire de qqch. , id quod 
accedit (ad aliquid), id quod 
intervenu alicui rei. 1 Ce qui 
survient par hasard. Casas, ûs, 
m. Cic. Nep. Liv. Par accident, 
casu. Cic. Il Ce qui arrive do 
fâcheux. Casas, ûs, m. Cic. Ca- 
sas gravis. Cic. Casus adver- 
sus ou tristis. Cic. Mourir par 
— , perlre ou inferire, intr. 
Sans — , féliciter. Voy. heureu- 
sement. 1 Qui vient rompre l'u- 
niformité. Iniquitas, atis, f. Ca?s. 
Liv. Accidents do terrain, ini- 
ijuitas loci. Cœs.Liv. Auplur. 
iniqaitates locorum. Liv. (I,\, 
38, 5; XXXVIII, 2â, 3). | (T. do 
point.) Accidents de lumière, 
collu8trata,n.p\.Cic. \ Gramm. 
Co qui vient modifier la forme 
d'un mot variable. Ea qaœ ver- 
bo accidant. Quint. 

accidenté, ée, adj. Où se ren- 
contrent des accidents. Vie ac- 
cidentée, vita multis laboribus 
jactata. Terrain accidenté, lo- 
cus iniquus. Cxs. Liv. Non ac- 
cidenté, œquus, a, um, adj. Cic. 

accidentel, elle, adj. Qui mo- 
difie passagèrement une subs- 
tance. Adventicias, a, um, adj. 
Cic. 1 Qui survient par hasard. 
Fortuitus, a, um, adj. Cic. Co 
serait un défaut, si l'acte n'était 



ACC 

pas intentionnel mais acciden- 
tel, esset vitium, si non pete- 
retar, sed accideret. Quint. 

accidentellement, adv. D'une 
manière accidentelle. C(uu,abl. 
adT. Cic. Fortaito, adv. Cic. 
Casa et fortaito. Cic. Temere 
ac fortaito. Cic. 

accise (bus-lat. accitia, • im- 
position -), s. f. Nom donné an- 
ciennement aux impositions et 
à l'octroi. Vectigal et onera 
commerciorum ou (suivant las 
cas) por(oriiim peregrinaram 
mercium. Supprimer le droit 
d' — , vectigal et onera com- 
merciorum resolvëre. Etablir 
les droits d' — , peregrinarum 
mercium portoria instituëre. 

acclamation (lat. acclamatio), 
s. f. Cri d'oiithousiasmo poussa 
par une foule. AcclawatiO, 
onis. f. Cornif. rhet. Cic. (ex. : 
acclamatio secanda. Cic.)i 
conclamatio, onis, l. Ca^. 
Tac. (ex. : universi exercita» 
conrlamatione imperator ap- 
pellatur. Ca-s. [B. C., 11,26, Ij); 
favor, ôris, m. Cic. Liv. Saet. 
(ox. : quod studium et quem 
jfavorem in scenam attollit Pa- 
nurgus? Cic; cam gratulationv 
ac favore ingenti populi do- 
mum estreductus. Liv.; ma- 
gno omnium favore. Saet.). On 
peut employer aussi les expres- 
sions : Ciamor et assensus. Liv. 
Clamor gaadentiam. Tac. Cla- 
mor gratulantium. Liv. Méricer 
les acclamations, clamorem 
mereri. Quint. Ilechercher les 
acclamations, ciamorescap<âre. 
■Sen. Hortensius excitait les ac- 
clamations,//or<ensiusciamores 
faciebat. Cic. Voilà ce qui chez 
les bons orateurs excito les ac- 
clamations ot l'admiration, haîc 
sunt, qaœ clamores et admira- 
tiones in bonis oratoribas effi- 
ciunt. Cic. Acclamations una- 
nimes, concentus, ûs, m. Plin. 
j. (pan., î, 6; U6, 2). Par accla- 
mation (c.-à-d. tout d'une- 
voix), omnium ossensu ou uni- 
versi ordinis conclam,atione. 

Voy. ACCLAMER. 

acclamer (Ut. acclamare), t^ 
tr. Saluer d'acclamations. Ac- 
clamâre, tr. Liv. Tac. (mais 
seulement dans des constr. c. 
celle-ci : aliquem servatorem 
liberatoremqueacclam.are.Liv.} 
Plausa et conclamatione fo- 
vëre aliquem. Tac. Clamore et 
plausu comprob&re. Son dis- 
cours est acclamé, om,niain in- 
genti assensa aaditar oratio. 
Cic. Se faireacclamer, cZamores 
facëre ou efficëre. Cic. Chercher 
à se faire acclamer, clamores 
capture. Sen. Il fut acclamé 
dictateur par le peuple (c.-à-d. 
élu par acclamation), totiaa 
populi asseniu dictator consa- 
lutatus est. 

acclimatation, s. f. Action 
d'acclimater. Curo serendi et 
edacandi aliqaid in aliéna solo- 



i 



ACC 

{en parlant U'uiie plante) ou 
euro asstiefiiciendi aliqaem 
aliéna cœlo (en parlant d'un 
animal). 
•cclimater. v. tr. Habituer à 
un nlimat autre que celui du 
pays d'origine. — un animal, 
hestiam ulieno cselo assaefa- 
ciendi c:iram habère. — une 
plante, plantam in aliéna solo 
aerendi et educandi caram ha- 
bère. S'—, assae»cêre cselo (en 
pari, d'un animal ou d'une 
plante), aasuescère solo (on 

fiarl. d'une plante). S' — dans 
a Gaule, Gallise assaescëre. 
Ne pas pouvoir s'—, cselam (ou 
tolam] non pati. Acclimaté, 
ée, p. adj. Solo {ou cœlo) as- 
saetua, a, um. 

•ccointance, s. f. Liaison fa- 
milièreavecqqn. Consuetudo, 
inis, (.Cic, (ex. : asas et con- 
tuetiido. Cic.) Avoir des accoin- 
tances avec Clodia, libidinis 
commercium cam Clodià lia- 
bëre. 

accointer, v. tr. Lier familiè- 
rementavoc qqn. S' — avec qqn 
ou de qqn. Aliqao uti familia- 
riter. Cic. Nep. cansaetudinem 
habère ou consaescëre cam 
aliqao, Cic. Etre accointé avec 
Clodia, cam Clodià consaescëre. 

Voyez ACCOI.NTANCE. 

«cotiser, v. tr. Rendre coi, 
c.-o-d. calme (arch.) Sedâre, 
tr. Cic. Traaquillàre, tr. (au 
fig.) Cic. Nep. Restinguëre, 
tr. Cic. 

«ccolade, s. f. Action de jeter 
ses bras autour du cou de qqn, 
pour l'embrasser. Complexas, 
as, m. Cic. Oscalatio, onis, f. 
Cic. Donner 1'— à qqn, col- 
lum alicajas amplexa petëre. 
Donner à une bouteille do rudes 
accolades, lagenœ collam mal- 
tum et fortiter invadëre. 

accolage, s. m. Action de pa- 
lisser ou d'échalasser. Voy. 

iCHALASSEMENT. 

«ccolement, s. m. Rapproche- 
ment de deux choses accolées. 
Conjanctio, ônis, t. Cic- Colli- 
gatio, ônis, f. Cic. Val.-Max. 

accoler, v. tr. Jeter ses bras 
autour du cou de qqn, pour 
l'embrasser. Collam alicujas 
amplexa petëre. || (Par ext.) 
Embrasser. Voy . ce mot. ^ Lier 
solidement autour de qqch. 
Colligàre, tr. Cic. — la vigne, 
vite» palis circamdâre. 

accolure, s. f. Lien pour acco- 
ler la vigne. Vincalam, i, n. 
Col. Vimen, minis, n. Col. 

accommodable, adj. Qui peut 
s accommoder, s'arranger. Qui 
{qase, qaad) componi potest. 

accommoàage, s. m. Action 

I d accommoder qqch. (arch.). 

Con(eclio (cibi). Cels. Flin. 

Comptas, as, m. Lacr. (en pari. 

de la chevelure) 

«ccommodant, ante, adj 
Qui s'accommode au.\ personnes 
ou auv choses. Commodus, 



Aœ 

a. um, adj. Plant. Ter., Cor- 
nif. rhet. Cic. (ex.: malta et 
jam esse commodiorem mitio- 
remqae nantiant. Cic. mores 
rnmmodi. Cic); facilis, e, aJj. 
Vie. (ex. : facdis pater. Cic.fa- 
cilem aliqaem haberc), - trouver 
qqn accommodant «. Cic); 
tractabilis, e, adj. Cic. Cart. 
{o\.:tr. virtas.Cic. tr. ingeniam. 
i'art.;nikil est filiotractabilius. 
Cic; ut te tractabiliorem, expe- 
riantar. Plin. J.) Humour — , 
facilitas. Cic comilas et faci- 
litas. Cic. facilitas et Itumani- 
tas. Cic facilitas et lenitado 
animi. Cic, 
accommodation (lat. accom- 
modatio) , s. f. Action d'ac- 
commoder. Accommodatio , 
ôais, f. Cic. (ex. : ace. alicajas 
rei ad aliauid. Carnif. [rhet. 1, 
3]; Cic [de inv. I, 9]). Voy. 

ACCOMMODER. 

accommodement, s. m. Le 

fait d'être arrangé de façon à 
convenir à qqch. Accommo- 
datio, ônis, f. Cic (Voy. Ac- 
coMMODATioNj; disposHio, ônis 
Vitr. Sen. (ox. : disp. locoram. 
V'itr. [1, 3, 21; disp. colamna- 
ram. Vitr. [III, 3, 9] ; disp. 
fastigiorum. Vitr. [V, 1, lOj; 
disp. locaram ad usum publi- 
cam. Vitr. [I, 3, 11. Fig. Il 
nous faut chercherquelque autre 
accommodement, qusedam alla 
reram compositio nabis qaœ- 
renda est.*i Le fait d'être dis- 
posé de façon à être d'accord 
avec qqn. Compositio, ônis, 
f. Cic (ex. : pacis, concordiœ, 
compositionis aactor esse non 
destiti. Cic; legatos ad Pom- 
pejam mittëre de compositione. 
Cœs. ; de compositione agëre 
Cxs.; de compositione loqai. 
Cœs.); constitutum, i ( pr. 
• convention, accord »), n. Cic 
(ex. : ad constitutum venîre. 
Cic. ; constitutum habère cum 
aliqao. Cic); pactum, i, n. 
Cic.;{6X.:m.anëre inpaeto. Cic); ! 
pactio, ônis, f. Cic {ex.:facëre 
pactionem de aliqaà re et facëre 
pactionem ut... av. subj. Cic); 
transactio, ônis (pr. • tran- 
saction "), f. Jet. (mot techn.l; 
decisio, 6nis(pr. . règlement 
d'une affaireau moyen d'un ac- 
commodement • ), "f. Cic (ex. : 
decisionis arbiter. Cic; deci- 
sionem facere, - conclure un 
accommodement •. Cic) Voy. 

ARRANGEMENT. Entrer en , 

dare se in sermonem. Cic. Un 
homme d'— , tractabilis homo. 
Cic 1 (Arch.) Le fait d'être en- 
richi. Rei familiaris amplifi- 
catio. Cic. 
accommoder (lat. accommo- 
dure), V. tr. Mettre une per- 
sonne ou une chose dans des 
conditions telles qu'elle con- 
vienne à un autre. Accom- 
modàre, tr. Cic. (ex. : ace 
samptus ad mercedes. Cic. ace 
orationem auribas aaditoram. 



ACC 



:i7 



I Cic. eosdem versus alion in 

i aliam rem accommodari passe, 

i Cic; ace in omnem ei/entuni 

cansilia. Liv.; ace. se ad rem 

pablicam et ad magnas res 

, gerendas. Cic; puppes ad ma- 

gnitudinem (luctuam tempes- 

tatumque accommodatœ. Cœs.; 

oratio hominam^ sensibus ac 

mentibas accommodata. Cic; id 

accomm,odatum est natarœ. 

Cic.) componëre ad ou in 

aliquid. Cic Sen. Quint. Tac 

Voy. APPROPRIER, ADAPTER. S' — , 

se accommodàre ad aliquenx 
ou ad aliquid. Cic fingëre se ad 
aliquid. Cic S' — aux circons- 
tances, tempori cedëre ou scr- 
vlre. Cic temporibus assentiri. 
Cic. (ep., I, 9, 21). Il Accom- 
moder un mets, c.-à-d. le pré- 
parer avec l'assaisonnement 
convenable. Coquéreet condire 
cibam.Cic — des champignons, 
des légumes, condire fangas, 
herbas. Cic. — qqch. à une 
sauce à l'huile, condire aliquid 
liqaamine et olea ou ex oleo et 
liquamine. Apic Accommodé i 
la sauce, jaralentus, a, um, adj. 
Cels. liquaminatas, a, um, adj. 
Apic Accommodé à la sauça 
piquante, axyzomus, a, um, 
adj. Apul. Un mets mal accom- 
modé, ci6us maie conditas. Fig. 
Accommoder qqn à toutes sauces 
(en dire tout le mal possible), 
maledictislacessêreou insectari 
aliquem. Cic. || Accommoder 
une parure à qqn, accommo- 
dàre aliquid alicuion ad aliquem 
Cic. Absol. — qqn (lo parer), 
ornare aliquem. Ter. Cic. (le 
coiffer) alicajas capillos comëre. 
Cic. Il — trop bien ses enfants, 
nimio vestita indulget circa 
liberos. Ter. S' — , sa faire — , 
voyez PARER et coiffer. Les 
femmes sont un an à s' — , mu- 
lieres dum comantur, annas 
est. Ter. — qqn de toutes pie- 
ces (le couvrir do ridicule), de- 
pectere aliqaem. Ter. (heaut. 
951). Je te ferai — , comme tu 
le mérites, exornatus eris ex 
tais virtutibas. (d'apr. Ter.) Je 
l'ai — en plein sénat, comme 
je sais faire, hune ego accepi 
insenatu,ut soleo.Cic (adAtt., 
I, 18, i.).|| (Absol.) Mettre en . 
bon état. Ordinâre, tr. Cic . 
//or. Col. [ord. horologium. , 
PlinA; paràre ou apparire, 
tr. Cic; ex. : prandium ap- 
parâre ou paràre, [• — à dî- 
ner "]. Ter. Cic. Phœdr.); 
instruëre, tr. Cic. (ex. : i. 
domam, œdes, hortos. Cic. 
• le jardin commence à s' — », 
hortas jam instruitar). Nous 
serons fort bien accommodés 
en cette hôtollerie, in hoc di- 
versorio laute diversabimar. 
Cic. Il (Absol.) Placer qqn de 
façon à ce qu'il soit à son 
aise, aliquem ita componëre 
ut commode $it. 1 Disposer 
uue chose de manière qu'elle 



38 



ACC 



sacrnrde av«; uns autr«. A.C- 
comvaodare. tr. Cic. (voy. 
ci-deè*>n : ad aliquid apte 
congruenterque rem com- 
ponère. Cic. ^' — avec, con- 
gruére, intr. (ex.: eongr. cum 
aliqaà re. Cic. l.iv.congr. ali- 
cai rei.Cic. Sep. Liv.). Qui s'ac- 
commode avL«c, congraens. adj. 
(aT.cam et l'Abl. ou av. le Dat.t. 
Cic. Suet. Cela s'accommode à 
uos études, illad aptam et con- 
graens est nostris stadiis. 
Cic. Il Metti^ qqu dans des 
dispositions telles qu'il s'accorde 
avec un autre. Conciliare ali- 
qaem alicai. Cic. Oses. Liy. Re- 
conciliare aliqaem alicai. Cic. 
reconcil. aliqaem cam aliqao. 
Cic. rec. animam alicajas ali- 
cai. Cic. Li". Recolligére cam 
alitiao alicaj'as animam. Cic, 
(ad'Att., 1,5, 5). Une femme 
s'ac'-ommode mieux d'ordinaire 
avec une femme, congrait ma- 
iier malieri magis. Ter. Je n'ai 
point vu d'iiomme qui s'accom- 
mode miouï. à mes manières et 
qui ?oit plusselonmon humeur, 
neminem novi vehementia$ ad 
vits" mese modam et consaetadi- 
nem accommodatam.Cic. Voy. 

ACC»RDER et RÉCOSCU.IER. Il (Par 

ext). Accommoder un différend, 
componére litem ou controver- 
siam. Cie. Ca^s. {e\. : compon, 
controversias regnm.Cœ$.c.ne- 
gotiam, • un procès ". Saet. c. 
discordias. Tac. abs. : coheredes 
mei componére et transigere 
[• s'accommoder •] capiebant. 
Plin. j.; impers, ut compone- 
retnr, • de manière à ce qu'on 
s'aC4-ommodât -. Cic. [p. Rose. 
Am. 136]. C\vs. [B. C, III, 16, 
h]. Voy. ARR-vscER, ^ Assurer 
à qqn qqch. qui lui convienne. 
Accommodâre, intr. Cic. (ox. : 
aliriii accommodâre de liabi- 
tatione [ • accommoder qqn 
d'une demeure à sa conve- 
nance .] Cic. [ep. XIII, 2]). - 
qqn d'une chose, atendam ali- 
quid alicui dare ou permittëre. 
Cic. Voy. CÉDER et pourvoir. 
(Par ext. S' — [c.-d-d. se mettre 
à son aise, on amassant du 
bien , rem (acëre ou aagére ou 
ampïificàre. Cic. S' — au détri- 
ment d'autrui, ex incommodis 
alioram saa comparâre com- 
moda. Ter. Pou accommodé 
des biens do la fortune, for- 
tanx bonis maie instructas. 
Accommodé {c.-à-d. à son aise), 
modice locaplea. Liv. rebas salis 
instractas. Cic. || S'accommoder 
de qqn oa do qqch. (accepter 
ce qu'on croit à sa convenance). 
Accipëre (opp. à abnaere, re- 
padiare , tr. Cic. Nep. (ex.: ace. 
non solam frenos ted cliam 
jagam. Lii- . a. libenter aliquid. 
Nep. a. fatisÇar.tiontm. C-r. 
Cies. condirionem. Cic. pa- 
cem. Liv.]. Je m'accommodo 
assez de ça p'îrsonne, ille mihi 
non 'l''fi!icel. Je ne m'accom- 



ACC 

modérais pas de cela, M non 
patienter ferrem. Qui s'accom- 
moda de ce qu'il a, sao con- 
tentas. Liv. Sais rebas con- 
tentas. Cic. Il (Partie.) S'ap- 
proprier qqch. Sibi aliquid as- 
samêre. Cic. Voy. ce mot. 
1 Accommoder qqn (le traiter ou 
le servir à sa convenancjl . 
Commodam ministerium alicai 
facire (en pari, d'un serviteur), 
aliqaid alicai commode pnr- 
bère (en pari, d'un fournisseur). 
Ceci m'accommode, hoc mihi 
commodam est. Cic. Ces pro- 
priétés m'accommodent fort, ista 
prxdia mire mihi conveniant. 
Cic. Faire qqch. qui puisse ac- 
commoder l'Etat, commodo rei 
publicse (acëre aliqaid. Cic. 
S'il était possible, on agissant 
ainsi, d'accommoder l'Etat, si 
per commodam rei pablicœ 
posset. Liv. 

accompagnement, s. m. Ac- 
tion d accompagner. Comita- 
tus, ÙS, m. Cic. Cses. (ex.: op- 
timoram et clarissimoram vi- 
roram comitatus. Ciel; assec- 
tatîo. ÔDis (pr. ■ action d'ac- 
compagner un candidat "), f. 
Cic. (Mur., 70) Q. Cic. (do pot. 
cons. 3U]. Fig. Tous les autres 
— d'une telle vio, ceteraqae, 
qase comitantar haie vitœ. 
Cic. ^ Ce qui accompagne. 
Accessio, ônis, (.Jet. Acheter 
un parc avec tous ses accompa- 
gnements , hortos instructos 
emëre. Cic. Servir d'accompa- 
gnements, commodo* accessio- 
nesprsebêre. 1 Action d'accom- 
pagner qqch. pour le mettre en 
valeur. Comitatus, ùs, m. 
Cic. (ex.: tanto virfatam comi- 
tata opas est. Cic.) \\ (T. de mu- 
sique.) Tout ce qui met en va- 
leur la partie principale. Sac- 
centas, ûs, m. Mart. Cap. Chant 
avec — de flûte, collata vo.v ad 
tibiam ou (au plur.) collât^ ad 
tibiam voces. Chanter avec — 
do flûte, ad tibirinem canëre ou 
cum tibiis cancre voce ou ca- 
nëre ad tibiam. Cic. Jouer do 
la cithare sans — de voix, 
citharâ sine voce canëre. (Mé- 
ton.) — do lyre, chordarum 
sonos. — de flûte , tibiaram 
sonos. — de chant, vox ^ibas 
Jiincta. 

accompagner, v. tr. Associer 
(arch.). Voy. ce mot. 1 Adjoindre 
(mais seul. c. verb. réfl.) S'ac- 
compagner de qqn (se l'adjoin- 
dre) , aliqaem sibi adjangëre 
comitem. Virg. aliqaem secom 
hahêre. Cic. aliqaem stcam 
habére comite.m. Cic. aliqaem 
sibi assamëre comitem. Cic. La 
roino accompagnée d'une suite 
nombreuse, r-ginamagno comi- 
tatuveniens. Virg. Il s'est ac- 
compagné do gens sans aveu 
pour faire un mauvais coup, 
ejectns ae perditissimos viros 
cepil comités ot malam facinus 
aggrederetar L'art s'accompa- 



ACC 

sna de grâce, artem comitatur 
liecor. 'Qaint. \\ (l'. de mus.) 
S'accompagner de la cithare, ad 
citharam canëre. Qaint. 1 Ac- 
compagner qqn ou qqch. d'une 
chose, 'adjangëre aliquid alicai 
ou alicai rei. || Accompagner 
qqn de qqch.. Adjungère ali- 
qaid alicai. Cic. (ex.: ad;, ali- 
cai tantom decoris, tantumdi- 
gnitaHs, ut... Cic.) j (T. demus.) 
— qqn, adejse alicui (t. gén.), 
asplràre alicai ( • soutenir la 
voix de qqn, le maintenir dans 
le ton, avec la flûte - ). Hor. 
(ars poet. 20M ou aspiràre ca- 
nenti. Virg. (En. , IX, 525) ; 
concinëre alicui (• soutenir la 
voix de qqn avec la flûte -j . 
Suet. (Cal., hk) ; succinëre ali- 
cai (■ accompagner de façon à 
laisser dominer le chant-), 
l'arr. Calp. Petr. — la voix 
avec la flûte, conferre ad tibiam 
vocem (ou voces, s'il s'agit de 
plus, cnantours). Les cors qui 
accompagnent la lyre, cornud 
eu, qux ad nervos résonant in 
cantibus . Il Accompagnej- qqch. 
d'une chose. Adjungère ali- 
qaid alicai rei ou ad aliquid. 
Cic. (ex.: adj. ad honestatem 
volaptatem. Cic. adj. insolen- 
tiam honestati. Cic. adj. verbis 
solatis numéros. Cic. adj. som- 
mx gravitati tantom comita- 
tis. Plin. j.) — un présent de 
paroles aimables, munuâ suum 
omâre verbis. Un ouragan ac- 
compagné de grêle et de ton- 
nerre ,"" (oeda tempestas cum 
grandine et tonitribas. Liv. 
Une grande chambre accompa- 
gnée de deux cabinets, diœta 
cam continentibas et adjanctis 
daobus cellis. — do cris, ela- 
mosas, a, um, adj. (ex.: ora- 
tionis enuntiandse acceleratio 
clamosa. Cornif. rhet. cl.actio. 
Qaint. )^ Accompagner qqn, se 
joindre à lui, aller avec lui. 
Comitem se alicui dire, 
prxbère ou adjungëre (ex.: 
se comitem alicai dâre. Cic. 
Cort. se comitem alicai ad- 
dëre. Virg. Liv. se comitem 
fugm alicajas adjungëre. Cic. 
preebère se. alicai comitem in 
inimicis ulciscendis. Cic.);esse 
comitem alicujns. Cic.; co- 
mitari, dép. tr. ou intr. (ex.: 
com. aliqaem. Cses. c. aliquem 
in exsilium. Saet. illi injusto 
domino aliqaandia in rebas 
gerendis prospéra fortana co- 
mitata est. Cic. tarais mentibus 
virtus non facile comitatur. 
Cic. avec le dat. le verbe comi- 
tor est pris au sens fig. et s'em- 
ploie quand • accompagner • 
est syn. de • no pas se séparer 
de, être inséparable de ■) ; se- 
qai aliquem, (ex.: s. aliquem 
intro. Ter. s. Csesarem ex orbe. 
Cses. aii^uem, magistratam in 
provinciam. Nep. ) ; sectàri 
aliquem {propr. • accompa- 
gner qqn partout, ot toujours , 



ACO 

• accompagner les pas lie qqn •), 
Cic. etc. (ex.: s. aliqticm lotos 
dies. Cic); assectâri aliquum 
(•accompagner les pas (le qqn -), 
tr. Cic. (o.\.: l'ic. p. Mur. 70) ; 
prosequi aliquem (pr. - escor- 
ter (iqn, lui l'airi) la conduite"), 
tr. Cic. Liv. (ex.: prosequi ali- 
qaem proficiscentem. Cic. ali- 
qaem usqae ad agri ^nes . Cic. 
pr. aliquem of^ii causO, Liv. 
pr. de[unctum. Petr.) ; dedu- 
cêre aliquem [pr. - accom- 
pagner pour faire honneur, faire 
cortège »). Cic. etc. (ex.: d. ali- 
quem ad forum. Cic. in forum. 
Quint, fréquentes eum dom,uni 
dediixerant. Liv.) ; producëre 
aliquem {pr. - accompagner 
quelqu'un, lui faire la condui- 
te ■■). Ter. (ex.: pr. xliquem 
ras. Ter. ad balneas. Apul.); 
stipare aliquem (pr. •■ ac- 
compagner quelqu'un jn fou- 
le, lui faire un nombreux 
cortège »). Cic. (employé sort. 
au part, passé, ex.: stipatas 
semper sicariis. Cic. stipatus 
satellitum manu. Plin. ^.). Voy. 
ESCORTE et ESCORTER. So faire 
— de qqn, aliquem secum ka- 
bêre ou, ducëre comitejn. Cic. 
Elle peut m' —, eat nobiscum. 
Cic. Il Fig. — la fuite de qqn, se 
alicujns fugse comitem adjun- 
gëre. Cic. — les pas de qqn 
(poét.), alicuj'us vestigia seqai. 
Ov. Qui accompagne, cornes, 
adj. et subst. socius, a, um, 
adj. et subst. Cic. (ex.: mortis 
cornes gloria. Cic. invidia glo~ 
rias comes. Nep. ira pt metus 
et reliqui motus anim^i, comités 
snperioram. Cic. vitse socia 
virtas. Cic). Ces mouvements de 
passion doivent être accompa- 
gnés du geste, hos motus sub- 
sequi débet gestus. Cic. Un deuil 
cruel accompagnerait ta vic- 
toire, acerbissim,o lucta ista 
Victoria redundaret. Cic. ^ Ac- 
compagner qqch. (fig.), s'ajouter 
à une chose pour la m3ttre en 
valeur, apte convenire ad ali- 
quid. Cic. La crinière accom- 
pagne la tête du lion, juba 
ieonis capiti adjuncta est de- 
center. Ce bois accompagne bien 
cette maison de campagne, ha^c 
lilva villse adjuncta maltum, 
confert ornamenti ac decoris. 
■ccomparer, v. tr. Arch. Voy. 

COMPARER. 

accompli, p. adj. Complet en 
son genre. Consummatus, a, 
um, p. adj. (avec comp. et su- 
perl.). Sen. Plin. Quint. Plin. j. 
(ex. : 0. sapientia. Sen. elo- 
quentia. Quint. ars. Plin.c. ora- 
tor. Quint, consummatissimus 
Juvenis. Plin. j. [ep., 11,7, ti]); 
perfectus, a, um (Comp. Cic. 
Superl. Cic). p. adj. Cic. Sen. Jet. 
(ex. : p. homo, orator. Cic. p. 
in dicendo, in arte. Cic. C. Mem- 
mias perf. litteris, sed Grsecis. 
Cic. p. eloquentia. Cic). Com- 
poser un poème presque — , 



ACC 

omni (ère numéro poerna fat- 
cëre. Cic. (Acad., Il, 1, 3). — do 
tout point, absolutus per(ectus- 
que ou perfectus atque abso- 
lutus. Cic. expletua omnibus 
suis partibas. Cic. e.rpletus 
et perfectus. Cic. expletus 
atque cumulatus. Cic. Général 
— , optimus imperator. Cic. Un 
homme — , summus vir. Cic. 
Un littérateur — , perfectus in 
litteris. Cic. Fomme — , sper- 
tatitsima femina. Cic. Une 
beauté — , mulier omnibus si- 
mulacris emendatior. Petr. Qui 
est — , cui nihil deest. Cic. 

accomplir, v. tr. Faire complè- 
tement. 1 Faire qu'une chose 
soit complète, en exécutant ce 
qui en est la conséquence. (Le 
latin n'a que des équivalents, 
ex. : — la loi, servâre legem. 
Cic. legi parère. Cic. — les 
commandements, /lissa exseqai. 
Cic. efficëre jussa. Sali, perse- 
qui mandata. Cic. — un vœu, 
une promesse, votum, prom.is- 
sum solvëre ou cxsalvere. Liv. 
Tac. — une promesse, facère 
promissum. Cic. fidem exsol- 
vëre. Liv. — ses promesses, pa- 
trâre promissa. Cic. perficëre 
promissa. Ter. — le désir de 
qqn, voluntati alicujus ob- 
temperàre on obsequi. Cic. ali- 
cui obsequi ou obtemperàre . 
Cic. Ne pas promettre ce qu'on 
ne pourrait — , non pollicèri 
quod non possis implêre. Cic. 
Que le ciel accomplisse vos sou- 
haits, dii tibi dent, quse opta^ 
ou dii dent, quse vis. Accom- 
plissez votre ordre, id perage, 
quod imperavisti. Que la vo- 
lonté de Dieu s'accomplisse, 
fiant ea quse Deus fieri voluit. 
^ Achever une chose commencée 
ou préparée. ConGcère, tr. 
Cic (c. munus susceptam.. Cic. 
c. iter ex sententià. Cic. c. 
longam viam. Cic. c. nuptias. 
Plaut. Ter. c. rem divinam. 
Nep. ad pénates hostis sui c. 
nuptiale sacrum. Liv. c. sacra. 
Cic. c. sacra Orphica Dionyso. 
Cic. c. jasta fanera. Cœs. c. 
légitima quœdam [ - ace. cer- 
taines formalités-]. Nep. [Phoc, 
h, 2]; perScëre (pr. • faire jus- 
qu'au bout », opp. à inchoâre), 
tr. Cic (ex. : p. m,alta. Cic. sce- 
lus. Cic. cogitata. Cic. conata. 
Cxs. absolvëre et perficëre ali- 
qaid. Cic); facêre (opp. à cogi- 
tare) , tr. Cic (/. facinus. Cic. fur- 
tum. Cic imperata. Cœs. sacra, 
sacrificium, res divinas. Cic 
Liv.);persequi(pr. • poursuivre 
ce qui est commencé et l'ache- 
ver-), dép. tr. Cic. Liv. (ex. : p. 
incepta. Liv. si quid opus tibi 
etiamnum restât, id maximo 
opère censeo persequendum. 
Cic); exsequi (pr. « poursuivre 
l'achèvement d'une chose en 
n'omettant aucun point »), dép. 
tr. Cic. Curt. (ex. : exsequi 
aliquid. Cic. proposîtam. Val.- 



ACC 



39 



Max. scehis. Curt. ) , gerëre, 
tr. Cic. (seul, avec le subst. re» 
ou le neut. d'un prou., ex. : 
res magnas gerëre. Nep. spes 
gerendi [s. o.res]. Cic. quse ges 
simus. Cic. hxc dum liomx 
geruntar Cic. quid negotii ge- 
ritur ? Cic.) ; per ferre ( pr. 
" soutenir jusqu'au bout, mener 
à bonne fin malgré les diffi- 
cultés -), tr. Cic. Suet. (an.. : 
id quod suscepi, quoad potero, 
perferam. Cic. [p. Uosc. Am. 
10]; p. legationem. Suet.); 
consummàre (pr. • achever - 
opp. à inchoâre, instituëre), 
tr. Liv. Curt. Plin. j. (ex. : c. 
eam rem. Liv. c opéra, ut in- 
choata sunt. Plin. j. non co- 
gitato modo sed consummato 
parricidio. Curt.);patràre (pr. 

• exécuter -), tr. Cic. Liv. Tac 
(ex. : p. facinus. Liv. pessimum 
facinus. Sali, cœpta patrataque 
expagnatio eandem intra diem 
foret. Tac); perpetràre (pr. 

• exécuter complètement -), tr. 
Plaut. Liv. Tac. (ex. : p. opus- 
Plaut. sacrificium rite. Liv. sa- 
crum in monte. Liv. ca-de per- 
petratà. Liv.); peragëre (pr. 

— faire jusquau bout -, opp. k 
incipëre), tr. Virg. Liv. Sen. 
Tac. (ex. : p. inceptum. Virg. 
Liv. opas. Saef. summa scelera 
incipi cum pericalo, peragi cum 
preemio. Tac). Chercher à ac- 
complir qqch., conari aliquid. 
Cic. Renoncer à — qqch., rem 
susceptam deponëre. Sali. Liv. 
rem inchoatam relinqaëre.Cic. 

— un acte religieux, operari 
sacris. Hor. Liv. complêre sa- 
crum. Liv. (ex. : noctarnum 
erat sacrum, ita ut ante me- 
diam noctem conipleretur. Liv. 
[\XUI, 35, 15]). — une céré- 
monie religieuse en l'honneur 
de Junon, facëre (abs.) Junoni. 
Cic. Voy. SACRIFICE. 1 Exécuter 
complètement. Facëre, tr. Cic. 
(voy. ci-dessus) ; efScêre, tr. 
Cic (ex. : mirabilia facinora. 
Cic. ; id facile effici passe. 
Nep.); conhcëre, tr. Cic. Cses. 
(ex. : quoniam res vi manu- 
qae confecta est. Cic qai- 
bus ou his rébus confectis. 
Cses. Sali, omnibus rébus ma- 
gna cura, multà operà et la- 
bore confectis. Cic. ad eus 
res conficiendas biennium sibi 
satis esse ducëre. Cœs. c. lega- 
tionis officium. Cœs. munus 
annuum. Cic. rem sine purjnâ 
et sine vaincre. Cœs. conficëre 
cursnm vitse. Cic. cursus an- 
nuos.Cic); perScëre, tr. Cic. 
(voy. ci-dessus). — son devoir, 
prœstâre officium. Cœs. offi- 
ciam explêre. Cic fil. — ses 
devoirs, exsequi officia. Cic. — 
sa tâche, explêre munus. Cic. 
prœstâre suum munus. Cic. 

— les devoirs de justice, officiis 
justitise fungi. Cic — les fonc- 
tions physiques, (ungi mane- 
ribas corporis. Cic. Une tâcha 



M) 



.\0C 



ACC 



i accomplir, muniu (ux'jen- 
dum. de. — les desliiis, l*i 
oracles, implire (ata. Liv. — 
des prodiges, ostenta facrri. 
Saet. Tu sais que le censeur 
Appius accomplit ici des pro- 
diges, sci» Appianx centorem 
hic ostenta facère (iron.). Csel. 
op. Cic. (ep. VIII, li, V. beau- 
coup de prodiges s'accomplirent 
cette année, multa eo anno 
prodigia evenere.Tac. Les faits 
accomplis, qiue Jam facta $unt. 
Cic. qiise prxterierunt. Cic. — 
rapidement qqch., aliqaid ra- 
pêre. Liv. — rapidement un 
mariage, rapère naptias. Liv. 
— au prix de grands efforts 
on travail extraordinaire, ex- 
tadàre novum de integro ta- 
borem. Liv. (V, 5,6}. || Parcourir 
entièrement une période de 
temps. Implére, tr. PUn. j. 
(ex. : nondum annos qaatuor- 
decim impleverat. Plin.J. impl. 
annuin septimam et sejcagesi- 
mum. l'Un, i.); complére, tr. 
Cic. Nep. {centam et septem 
annos complesse. Cic. septem 
et septaaginta annos complesse. 
Nep. sot duabus anias orbis 
altimis partibas depniens mo- 
tam carsus annuos confit ; 
hujiis hanc lastrationem ejas- 
dem incensa radiis menstrao 
spatio luna complet. Cic.); 
explére, tr. Cic. Quint. Valg. 
(ex. : expletam annam habeto. 
Cic nondam empiéta œtatis 
vicesimo anno. Qaint. expletis 
diebas. Valg. biennio expletn. 
Valg. ). Avoir accompli son temps, 
mourir, obire diem saum. Salp. 
ap. Cic. diem supreTuam. Nep. 
edëre vitam. Cic. (do fin., V, 
A). S'—, circumagi, pass. ou 
circttznagere se. Liv. (ex. : 
prius circam^jctas est annas, 
qaam... Liv. nobis in ipso ap- 
parata annus circamagitur . 
Liv. circamactis decem et octo 
mensibas. Liv. circamacto an- 
no ou anni (empare. Liv.). 
T (Arch.) Rendre accompli, par- 
fait en son genre. Absotvêre ac 
per(icére, tr. Cic. Consammâre, 
tr. Sen. Absolatam et perfec- 
tam ou perfectam, atqae abso- 
latam reddëre ou efpcëre. 
accomplissement, s. m. Ac- 
tion d'accomplir. EffectÛS, Ûs, 
m. Liv. Cart. (ex.: conatas 
tam aadax trajiciendaram Al- 
piiim ot éjectas. Liv. hajas con- 
sitii, horam consilioram effec- 
tas. Plane. ap.Cic. Cart. aliqaid 
ad ej[ectam addacêre. Liv. ad 
efectum (estinâre. Liv.) ; func- 
tio, ônis, f. Cic. (ex.; (unctio 
muneris illius. Cic. [in Ver., //, 
3, 15]; • on entend par travail, 
pour ainsi parler, 1' — par l'âme 
ou par le corps d'une tâche ou 
d'une obligation un peu im- 
ponanto-, (afcor estfanctio qare- 
dam vel animi vel corporis 
graviori» operis et maneris. 
Cic. [Taie., II. 35]); perfunc- 



tio, ônis, (. Cic. (ex.: p. U 
~ - -^.,1,1.5]);; 



labo- 
ram Cic. [de fin., I, Ji&]);per- 
fectio, ônis, (. Cic. (ex.; si 
non perfectio, at conatus ta- 
nten atqae adambratio. Cic. 
p. maximorum operam, Cic); 
cODSuminatio, ônis, f. Sen. 
Col. (ex.: c. ma.rimaram re- 
rum. Sen.suscepteeprofessionis 
Col. operis. Qaint. ccrptorum. 
Jet.); exsecutio, ônis, (. Sen. 
Tac. (ex.: exs. rei. Tac. consilii. 
Sen.) ; curàtio, ônis, f. Cic. 
(ex.: de caratione aliqaâ mu- 
neram regiorum cam Oppio 
locatas sam. Cic, [ep., VI, 19, 
21). — d'un oracle, d'une pro- 

Fnétie, ûdes, él, t. Virg. Ov. 
'Iixdr. (ex.: verba pdes seqai- 
tar. Ov. promissa exhibaere 
(idem. Ov.pollicitam dictisadde 
fidem. Ov. en hxc promissa 
(ides est ? Virg.). ^ Résultat de 
l'action d'accomplir. Absolatio, 
ônis, f. Cic. Perfectio, ônis, f. 
Absolatio et perfectio. Cic. Une 
chose qui a été 1'— de ma gloire, 
goa» res gloriam meam absol- 
vit perfecitqae. 
accord, s. m. Union que crée 
entre des personnes la même 
façon de sentir, de penser ou 
d'agir. Concordia, se, f. Cic. 
Liv. Gell. (ex.: c. patris pa- 
traiqae. Liv. concordiam con- 
glatinàre. Cic. concordiam 
constitaére. Cic. ordinam con- 
cordiam disjangëre ou tarbâre. 
Cic. Liv. accepta calamitas... 
cnncordiam ordinam majorem 
fecit.[ • a cimenté l'accord ■]. 
Liv.) ; conseDsio , ônis , t. 
Cic. Cses. (ox.; omniam gen- 
tiam consensio. Cic. tantà con- 
sensione Italiss. Cic. tanta 
universœ Galliœ conser%sio fait 
libertatis vindicandse [« un tel 
accord entre tous les Gaulois 

pour... •] at Cœs. [B. G., 

VII, 76, 2]; singalaris om- 
nium, bonoram, cons. in me 
taendo [• accord pour mo pro- 
téger •]. Cic. " 11 n'y a tou- 
chant ces sujets aucun — entre 
les magistrats -, nutla de illis 
magistrat'iam conseni'io. Cic); 
consensus, ùs, m. Cic. (ex.; 
c. omniam. Cic. popali. Cic. 
omniam ordinam. Cic. aus^i 
usité que consensio); conspi- 
râtio ônis, (pr. «communauté 
d'aspirations •), f. Cic. (es..; c. 
liOminam atqae consensus. Cic. 
omnium gentiam consensus et 
incredibilis conspiraiio. Cic. 
consp. bonoram omniam.Cic); 
unanimitas, âtis. f. Pacav. 
(tr. 109). Liv. (XL, 8, ÏU). Bon 
—, gratia, se, f. Ter. Cic. 
(ex.; esse in gratiâ cum aliqao. 
Cic. dehinc spero seiernam in- 
ter nos gratiam fore. Ter.). 
D'accord, concorditer, adv. 
Plaut. Enn. Cic. Liv. (ex.: cono. 
congruëre inter se. Plaut. con- 
cordius bellum ger're. Liv. 
concordissime vivêre cum ali- 
qao. Cic. 7nscr.).Iitred' — COD- 



ACC 

sentira , inir. Cic. Quint. 
(es..: c. cum aliqao. Cic. deca- 
jas [i. e. amici^i.r] atilitate 
omnes ano ora conscn(iun(. 
Cic. neqae tamen Aristippus 
cum Cyrenaicis de volaptate 
consentiens.Cic); conspiràre, 
intr. Cic. (ex.: c. cum aliqao, 
Cic. c. ad liberandam rem pu- 
blicam. Cic.); congruére, intr. 
Cic. (ex.; de re uni solam dis- 
sident, de ceteris miri^é con- 
gruant. Cic. illi inter se con- 
graant concorditer. Plaat. ut 
re nos inter nos congruére 
sentiant. Ter.); concinère, 
intr. Cic. (ex.: cum Peripatetici!' 
re concinëre, verbis discrepàre. 
Cic). Dtre d' — , être en — 
d'opinion avec qqn, idem exis- 
timâre, eadem censêre. Etre 
d' — avec soi-même, constare 
sibi (ex.: reliqai sibi constite- 
runt. Cic. qui in rébus contra- 
riis parum tibi constent. Cic. 
at constare in vitse perpetai- 
tate possimus nobismetipsis 
nec in ullo officio claadicare. 
Cic. in Oppianico sibi [judices] 
constare et superioribus judi- 
ciis consentire debuerunt. Cic). 
Rester dans ses discours d' — 
avec soi-même, constanter con- 
venienterque sibi dicêre. Cic. 
Qui est d'— , concoTS, adj. 
P/au£. Ter. Cic. Liv. Suet (se 
dit des pers. et de leurs senti- 
ments, ex.: sorores concordes. 
Nsev. fr. concordibas animis 
jancti. Liv. ut malto pat civitas 
concordior. Plaat. credo eà 
gratiâ nuxgis concordes fore. 
Ter. fratres concordissimi.Cic. 
concordissima tarba. Sen.) . Qui 
est d'accord avec qqn, concors 
cum aliqao. Afran. Liv. alicai 
Sen. Tac. consentaneus alicai. 
Cic. Qui est d' — avec soi-même, 
constans sibi. Cic. sibi concors. 
Sen. secam ipse concors. Liv. 
D'un commun — , consensu 
omnium. Caes. Liv. On admet 
d'un commun —, tout le monde 
demeure d' — , in<er omnes 
constat, inter omnes convenit 
(avec la Prop. Inf.). Alors qu'on 
était d'— sur le fait, cum de 
facto conveniret. Cic. Alors 
qu'on était d' — sur les lois, 
mais non pas sur le législateur, 
cum de legibus conveniret, de 
latore discreparet. Liv. On est 
en désaccord sur la mot, mais 
d' — sur la chose, de verbo 
controversia est, de re quidem 
convenit. Sen. L'acheteur ot le 
vendeur tombent d'accord sur 
le prix,depre<io inter ementem 
vendentemque convenit. 6'en. 
Il y a accord, cOBVenit, im- 
pers. Cic. Liv. Nep. Voy. s'ac- 
corder. N'être pas d'accord, 
discordàre, intr. Ter. Cic. 
Tac. (ex.; d. inter se. Ter. inter 
se dissidëre atqae d. Cic. ani- 
mas a se ipse dissidens se- 
cumqae discordons. Cic. dise. 
cam Cheruscis. Tac); dlssen- 



ACC 

Te, intr. Cic. (ox.: d. ab ali- 
quo. Cic. de aliquâ re. Cic. 
ab atiijuo de aliiiuu'x re.Cic. cam 
aliquo. Cic. inter se. Cic. d. 
ipsiimsibi in sud oralione.Cor- 
nif.rhet.); dissidére, intr. Cic. 
Hor. [d. inter se. Cic. ab ali- 
quo. Cic. ab aliqao animo et 
voluntate. Cic. d. cam aliqao. 
Cia. d. de aliqao. Cic. diss. re, 
non verbis. Cic); discrepàre, 
intr. Cic. {d. cam aliqao. Cic. 
d. sibi, Cic. inter se. Cic. nullâ 
in re. Cic). On n'est pas d'ac- 
cord, discrepat, impers. Lucr. 
Liv. (ex.: discrepat inter scrip- 
tores. Liv. d. illad factam esse. 
Liv. [cf. XXI r, 36, 5]); parum 
ou neqaaqaam inter aactores 
constat. Cic. Liv. (avec la Prop. 
Inf.); est inter scriptores con- 
trovcrsia. Cic. non omnes aac- 
tores sant (avec la Prop. Inl'). 
Cic. Liv. Mettra d accord, 
in concordiam redigére. Liv. 
concordiam. reconciliâreinter... 
Liv. I D' — (loc. adv.), per me 
licet ou per me ou non impe- 
dio, non repagnabo (- je n'ai 
rien à dire à cela ••) ; ita est, 
• c'est cela " ; concerfo, ■ je 
l'accorda-. |{ Convention, trai- 
té. Conventum, i, n. Cic; 
(moins fréq. empl. que les mots 
8uiv.);pach'o, ônis, f. Cic. (ex.: 
facëre pactionem de aliqaà re. 
Cic. facëre pactionem, ut.. Cic. 
pactionis saspicio. Cic. spe 
pactionis. Sali.); pactum, i, 
n. Cic Liv. (ox. : pacta servati- 
da sant. Cic); cozapositio, 
Ôois, f. Cic. (ex. : pacis, con- 
cordise, compositionis auctor 
esse non destiti. Cic. legatos 
ad Pompejam, mittëre de 
compositione. Oses, de com- 
positione agëre. Cies. de com- 
positione loqui. Cœs.). Confor- 
mément à !' — intervenu, ex 
pacto. Cic. ex convento. Cic 
ex pacto et convento. Cic 
compacta. Cic. (ad Att., X, 12, 
2). On tombe d'accord sur le 
moment et sur la lieu, tem.pas 
et locas convenit. Liv. On 
tombe d'accord sur les condi- 
tions de la paix, pax convenit. 
Sali. Liv. condiciones pacis 
conveniant. Liv. Ils demandè- 
rent qu'on ratifiât la paix qui 
avait fait l'objet d'un — avec 
T. Quinctius, pax, qaee cumT. 
Quinctio convenerat, ut rata 
esset, petierant. Liv. Oa appelle 
convention ce qui est l'objet 
d'un — entre qqs personnes, 
pactum est quod inter aliquos 
convenit. Jet, Il fut fait suivant 
1 ' — ,ita, ut convenerat (impers. ) , 
factam est. Liv. Etablir par un 
accord, pacisci, dép. tr. Cic. 
(ex. p. pretiam. Cic. pacem. 
Liv.); pepigisse (seul, aux 
formes du parf.), tr. Cic. Liv. 
Tac. (ex.: pepigisse pacem. 
Liv. amicitiam, societatem cam 
aliquo. Liv. ut vobis mitterem 
ad bellum aaxilia, pepigistis. 



ACC 

Liv. pepigii, ne illo medica- 
mento unquam postea utere- 
tur.Cic). Kairo un —, pacisci, 
dép. intr. Cic. Liv. Justin. 
(ex. : p. cam aliquo. Cic. p. 
inique. Cic. paciscitar magnà 
mercerie eu m. Celtibcrorum 
principihas, ut copias inde ab- 
ducant. Liv.). Terminer par un 
—, transigere, tr. Cic. Liv. 
(ex.: t. rem cum aliquo. Cic. 
Liv.). I (Spécial.) Les accords 
du mariage, les fiançailles. 
Sponsalia, um. ou orum, n. pi. 
Cic. Suet. Voy. fiançailles. 1 
Union résultant de la conve- 
nance que les choses ont entre 
elles. Concordia, se, f. Cic. 
Plin. (ex. : rerum agendarum 
ordo et, ut ita dicam, concor- 
dia. Cic); conjunctio, ônis, 
f. Cic Qaint. («x. : conjunctio 
confasioqae naturse. Cic. qa.y'- 
dam convenientia et conjunc- 
tio naturœ, quam vocant (tu|x- 
itâOeiav. Cic c. mentis cum 
externis mentibas. Cic); con- 
sensio, ônis, f. Cic (ex. : sen- 
tentiarum, summa consensio. 
Cic c natarse. Cic); consen- 
sus, ÙS, m. Cic (ex.: conve- 
nientia consensasque naturœ. 
Cic. cognatio natarse et quasi 
concentus atqae consensus, 
quam (runitâOetav Grœci appel- 
lant. Cic miras quidam 
omnium quasi consensus doc- 
trinaram, concentusque. Cic. 
omnis hsec conspiratio consen- 
sasque virtutum. Cic); cons- 
piratio, Ônis, f. Cic. (voy. 
ci-dessus); convenientia, se, 
f. Cic. (voy. ci-dessus) ; con- 
centûs, ûs, m. Cic. (ex.: me- 
lior rationum quam, sonorum 
concentus. Cic voy. ci-dessus 
aux mots cora/unciio etconsen- 
sus). h' — des témoignages, tes- 
timoniorum constantia. Cic. 
D' — avec, loc. adv. congru- 
enter, adv. Cic (ex. : congru- 
enter natarse convenienterqae 
vivëre. Cic.) ; convenienter, 
adv. Cic Liv. (ex.: conv. cum 
naturâ vivëre. Cic. congruen- 
ter natarse convenienterqae 
vivëre. Cic. morem m,agis lo- 
quendi cum sociis servastis, 
qaam c. ad présentera fortunse 
nostrae statum locati esiis. 
Liv. [XXlll, 5, h]). Etre d' — . 
concinère, intr. Cic. (ex.: vi- 
desne ut hœc concinant? Cic. 
omnes inter se concinunt 
mandi partes. Cic); concor- 
dâre, intr. Cic. Sen. Quint. 
(ex.: animi dicitur sanitas, 
cum ejas judicia opinionesque 
concordant. Cic [Tusc, IV, 30] . 
concordantia sidéra. Sen. ser- 
mo concordat cum, vità. Sen. 
caput concordat cum gestu. 
Qaint.); congruëre, intr. Cic. 
Quint. Tac. (ex.: sensus nostri, 
ut in pace semper, sic tum 
etiam in bello congraebant. 
Cic. ejus sermo cum tais litte- 
ris valde congruit. Cic. oratio 



ACC hl 

ita scripta, ut deorum videre- 
tur congrunre sententise. Nep. 
ea congraunt inter se. Cic): 
constâre, intr. Cornif. rhel. 
Cic. (o\.: contrariam senten- 
tiam non constâre cam supe- 
rioribus et inferioribus senten- 
tiis. Cornif rhet. adliuc quce 
dicta sant arbitrer milii cons- 
târe cum ceteris artis scripto- 
ribas. Cornif rhet. considéra- 
bit, constetne oratio aut cum 
se aut ipsa secam, Cic). Etro 
bion d' — , tout à fait d' — 
avec, vehementer congruëre et 
cohserère cum... Cic. Qui est 
d' — , congruens, p. adj. 
(Comp. et Superl. inus. à l'ép. 
class.). Cic Liv. Saet. (ox. : 
gestus cum sententiis c. Cic. 
actiones virtutibas congruen- 
tes. Cic); consentaneus, a, 
um, adj. Cic (ox. : qaodqaidem 
erat consentaneum cam iis lit- 
teris, quas ego Romse accepe- 
ram. Cic. [ad fam., III, 6, 2]; 
ordin. avec le Dat. : c. cujusque 
naturse. Cornif. rhet. tempori. 
Cic); conspirans, p. adj. Cic. 
(ex. : tanta rerum consentiens, 
conspirans, continaata cogna- 
tio. Cic consilium omnis vitse 
consentiens et psene conspi- 
rans. Cic); cODStans, p. adj. 
(avec Comp. et Superl.). Cic. 
(ex.: onâ atque constanti ha- 
ruspiscum voce vehementer 
commovêri. Cic. constanti fa- 
mâ atque om,nium sermone 
celebrari. Cic). Mettre ses 
yeux, sa voix, son geste d' — 
avec son langage, orationi 
oculos, vocem, manum com.- 
modâre. Plin. j. (pan., 71, tJ) . 
Mettre ses déjjenses d' — avec 
son gain, samptus ad mercedes 
accomm,odâre. Cic Ne pas être 
d'— , dissentire, intr. Cic. 
Sen. Quint, (ex. : d. a more. 
Cic. cum script 0. Cornif. rhet. 
quid ipsam a se dissentiat. Cic. 
ut non orationi vita dissentiat. 
Sen. [ep., 20, 21) ; discordà- 
re, intr. Hor. Qaint. (ex.: ne 
vox cam oratione discordet. 
Quint.); discrepàre, intr. 
Cic. (ex.: d. cum aliqaà re. 
Cic. ab aliqaà re. Cic. a. inter 
se. Cic.) ; dissidére, intr. Cic. 
Qaint. (ex. : voluntas scripto- 
ris cum scriptore dissidet. 
Cornif. rhet. acriptam a sen- 
tentià dissidet. Cia. non dissi- 
det a voce gestus. Qaint. cam 
corporis partes inter se dissi- 
dent. Cic). Il (Spécial.) T. de 
grammaire. Consequentia, se, 
f. Cic. Synodium, ii, n. Diom, 
(p. i92, U) 11 faut éviter de 
violer les règles de r — , viden- 
dam est ne qaid discrepans 
sit. Cic. (de Orat., III, 11, AO). 
1 (T. de mus.) Harmonie de 
certains sons produits simul- 
tanément. Sonorum concen- 
tus. Cic. Frapper un — , 
consonas chordas tangëre. H 
(Par ext.) Sons d'un instrument 



us. 



kCC 



ou <]« la voix. Sonu$, i, m. 
Ov. I Fig. Vers lyriques. So- 
nas, i, m. Cic. Alodi, orum, 
m. pi. Cic. Il Rapport exact 
entre les divers sons d'un ins- 
trument d'après le diapason. 
Concentus, ùs, m. Cic. Tenir 
1" — , concentam servâre. Cic. 
Il Rapport exact entre divers 
instruments d'après le même 
diapason, Concentus, ùs, m. 
Cic. Liv. Concordiavocum. Col. 
S'ervoram sociata concordia. 
Quint. Etre d'— , former un —, 
coiMOTiûre, intr. Varr. Sen. 
Qui forme un accord avec un 
autre son, consonus, a, um, 
adj. Or. Qui est d' — , consonus, 
a, un%, adj. Ov. 
accordailies, s. f. pi. Voy. 

Î-IASÇAILLES. 

accordant, ante, adj. Qui 
s'accorde (arch.). Congruen^, 
p. adj. Cic. 

accordé, ée, adj. Lié par les 
accords du mariage. Voy. 

FIANXÉ, ÉE. 

accorder, v. tr. Mettre d'ac- 
cord. ^ Etablir entre plusieurs 
personnes communion d'idées 
ou de sentimcMits. Concordiam 
constituëre inter (av. l'Ace). 
Cic. Concordes (acëre 'J[ra- 
tres,homines, etc.). Cic. Com- 
ponëre gratiam inter [malic- 
res, etc.). Ter. In gratiam 
reducêre, restituëre ou redi- 
gêre. Ter. Voy. accord et 
nÉcosciLiER. S' — , coDsentire, 
intr. Cic. (ex.: animi consen- 
tientes. Cic. magnà amoris 
conspiratione consentientes 
amicoram grèges. Cic. re con- 
sentientes, vocabulis di^ere- 
bant. Cic. si sibi ipse consen- 
tiat. Cic. ut vestrai mentes 
atqae sententiie cam populi 
Romani voluntatibus suffra- 
giisqixe consentiant. Cic. etc. 
voy. accord); coDspzràre, 
intr. Cic. (c. cam aliqao. Cic). 
S' — bien avec qqn, cam aliqao 
concorditer ou amanter vivére. 
Plaat. Ter. Cic. S' — (c.-o-d. 
■ se réconcilier ») , voy. ce 
mot.). Ne pas s' — avec qqn, 
cam aliqao discordâre. Cic. 
Tac. Voy. réconcilier. Ac- 
corder des adversaires, con- 
cordiam inter adversarios con- 
stituëre. Par ext. — un différend, 
contr^versiam componëre.Cxs. 
dirimëre. Cic. S' — àqqn (arch.), 
consentire cam aliqao. Cic. 
Tout le monde s'accorde à dire 
que..., inter omnes constat... 
Cic. omnes aactores sunt... 
Liv. (avec une Prop. Inf.). 
Voy. ACCORD. Il Fiancer. Voy. 
ce mot.^ Mettre plusieurs choses 
en harmonie (ne peut se tra- 
duire que par des équivalents:) 
— la réalité et le merveilleux, 
perficëre at cum veritate mira- 
cala congraant. — son langage 
avec la vérité, ad veritatem 
apti congraenterque dicëre. 
Cic. — (a conduite avec la na- 



A.OC 

ture, congraenter naturrr con- 
venienterque \ivêrc. Cic. — sa 
manière de vivre avec la mode, 
componëre vic<um ad nova 
e.ven\pta. Sen. S'accorder (eu 
pari, de chosos), concordàre, 
intr. Cic. Quint, (pour ce verbe 
et pour d'autres , voy. les 
exemples à l'art, accord); con- 
veDÎre, intr. Ter. Cic. Liv. 
(ex.: mores conveniunt. Ter. 
hxc tua detiberatio non conve- 
nit cam oratione Largi. Cic.) . 
Cela ne s'accorderait pas avec 
nos habitudes de langage, id in 
consuetadinem nostram non 
caderet. Cic. Ne pas s'acco-dor, 
abborrére (ab aliqaa re).Cic. 
Liv. alienum esse. Cic. .\'ep. 
Liv. (ex.: avec ab et l'Abl.: 
navigationis labor aliénas est 
non ab œtate solum nostrâ, 
veram etiam a dignitate. Cic. 
avec l'Abl. seul : aat saà per- 
sonâ aut Icmpore alienum esse. 
Cic. alienum esse dignitate im- 
perii. Cic). Qui s'accorde avec, 
congraens, conveniens, etc. 
Voy. ACCORD. Qui ne s'accorde 
pas avec, parum conveniens, 
kaud conveniens ou congruens. 
Cic. Faire accorder (tournez 
par faire que quelque chose 
s'accorde). Qu'on ne peut faire 
— , dissociabitis, e, adj. Tac. 
(.Agr. 3). Il (Gramm.) ^ ou faire 
accorder le verbe avec le sub- 
stantif, con^ungëre verbumcani 
nomine ou verbam ad non\en 
adjungëre. \\ (Musique.) Etablir 
un rapport exact entre les sons 
d'un instrument, d'après le dia- 
pason. Fides ita contendére 
nervis, at concentam servâre 
possint. Cic. (cf. do fin., IV, 75). 
— la lyre, citbaram tendére. 
I Etablir un rapport exact entre 
les sons de divers instruments 
d'après le même diapason, ac- 
commodare instrumentam mu- 
sicam ad aliud. S' — avec, 
succinëre (av. le Dat). Varr. 
Hor.^ Convenir de, ne pas con- 
tester, consentir à admettre 
comme vrai. Cedëre, abs. Liv. 
(VI, h% 3). Tac (Ann., XII, M); 
concedëre, tr. Cic. Sen. (ex.; 
jam istac coacti a te paulc 
ante concessimus. Cic. âge, 
Jam concedo, non esse miseras, 
qui mortui sint. Cic. sum.mos 
esse deos concedimas. Cic. hœc 
ubi concedentar esse facta, ibi 
vis facta negabitur. Cic. [Cœc. 
W]. concedo, (orsitan aliquis 
aliquando ejusmodi quidpiam 
(ecerit. Cic. beatos esso deos 
sampsisti : concedimas. Cic. 
faciat quod oportet, concedo. 
Sen.); dàre, tr. Cic. //or. (ex.: 
si das b.oc. ilor. id qaoque da- 
mas et tibenter quidem. Cic. 
qaem tibi hoc daturam patas ? 
Cic. dasne aat manêre animos 
post Tnortem aut morte ipsû 
interire? do vero. Cin). No pas 
vouloir — , refuser d' — , ne- 
gére, tr. Cic. (ex.: negat veram 



ACC 

esse allici benevolentiam ciba. 
Cic). T Consentir à donner. 
Concedëre, tr. Cic Liv. (ex.: 
c. prxdam miliiibus .Cœs. aïicui 
libfrtatcm in aliqaà re. Cic. 
alicui vitam. Hirt. alicai im 
panitatem. Cœs. bona qaxdam 
proscriptoram diripienda. Cic 
alteram partem ejas vici Gallis 
ad habitandum. Cœs. de re pa- 
blicâ nisi per conciliunx loqui 
conceditar. Cms. conceditar 
commune qaiddam dicére. Cic 
concedo tibi ut ea prœtereas. 
Cic.); cedëre, tr. Cic. (ex.: 
permitto aliquidiracandiseta.-e, 
do adulescentise.cedo amiciti.v, 
tribuo parcnti. Cic); tribuëre, 
tr. Cic. {t. alicui miseriaordiam 
saam. Cic. nunquam eloquen- 
tia! m,ajorcm tribai laadem 
(juam humanitatis. Cic. t. alicui 
Icstimoniam egregise virtutis . 
Cic. aticui priores partes. Cic. 
aliquid valetudini. Cic); con- 
ferre, tr. Nep. (ex.: c. pecuniam 
(lorenti parti. Nep. munera 
alicui. Nep.); impertire {ali- 
cui de aliquâ re ou ah'cui ali- 
quidj. Cic. Liv. Tac (ex.: im- 
pertire indigentibas de re fa- 
miliari. Cic. imp. alicai civi- 
tatem. Cic. tempus cogitationi. 
Cic. alicai tempas.Tac laudem 
alicai. Cic unam diem alicai. 
Cic); largiri, dép. tr. Plaat. 
Cic. Tac. (ex.: alicui civita- 
tem. Cic. populo libertatenx. 
Cic. rationem Ii0m,ini. Cic. 
plusculam amori. Cic). No pas 
—,abnuëre,tr. Cic Sali, (ex.: 
intellcgas, qaid calque concé- 
dât, quid abnaat. Cic. abn. 
régi pacem. Sali.) — la main 
do sa fille, — sa fille à qqn, 
spondêre ou despondére filiam 
alicui. Plaat. Ter. Cic. 
Liv. 

accort, orte, adj. Avisé, ha- 
bile (arch.). Voy. ces mots, t 
Qui a quelque chose d'enga- 
geant. Bellus, a,um,a.di.Plaut. 
Cic. Ilor. Petr. Gratus, a, um, 
adj. Cic. Speciosas, a, am, 
adj. Ov. Petr. Qaint. Venastas 
a, am, adj. Plaat. Ter 
Cic. Urbanus, a, um. adj. Cio 
Festivas, a, um, adj . Cic. 

«ccortom nt, adv. D'une ma- 
nière ac ! , c-à-d. avisée, 
rusée (arcli.).<ls<u<ê, Sidy. Plaat. 
Ter. Cic. Callidê, adv. Plaat. 
Cic Belle, adv. Cic. Mart. 

accortise, s. f. Humeur accorto. 
Festivitas, àtis, f. Ter. Cic. 
Saet. 

accostable, adj. Qu'on peu* 
accoster (fig.). Affabilis, e, adj. 
Ter. Cic. Sen. Commodas, a, 
am, adj. Plaat. Ter. Cic. 

accoster, v. tr. Se tenir à côté 
do qqn (arch.). Astire {alicai). 
Plaat. Etre accosté da, avoir jk 
ses côtés. Voy. coté. || Fré- 
quenter. Voy. ce mot. ]| S — 
de qqn (famil.). Sibi aliqaem 
adjungëre. Cic. 1 Aller à côté. 
Aggredi (aliqaem). Cic. Voy. 



ACC 

ABORDER. Il (Marin J.) So r.ingor 
le long du bord. A/ipelli, pas». 
£rV. Accoste, applica aavem ad 
terram.. 

accotement, s. m. Partie laté- 
rale d'unochaus^na. .-iemita, se, 
f. Cic. IJi'. Ciirt. '.'repUo ae- 
milse. Petr. 

accoter, v. tr. Appuyer d'un 
côté. Falcire, tr. Lie. Admini- 
calâre, tr. Cic. Col. Plin. Ap- 
plicâre alicjaid ad aiiqaid. des. 
Cic. Adminiciilam dare. Plaat. 
Liv. Tac. S' — , niti ou inniti 
{aliqaù, re). Plaat. Cic; appli- 
câre se aa aiiqaid. Cees. Cic. 
accouchée, s. f. F'imrao qui 
vient d'accoucher. Paerpera, 
■ œ, f. Ter. llor. Fêta, JS, f. Varr. 
Malier recens a parta. Liv. 
Malier puerani enixa. Liv.Tac. 
Jastin. 

accouchement, s. m. Actioa 
d'accoucher. Partis, ûs, m. 
Cic. Paerperiam, ii. n. Plant. 
Tac. — avant terme, abortùs, 
ûs, ni. Ter. Cela. Avoir un — 
pénible, parium. edëre difpcal- 
ter. 
accoucher, v. intr. Mettre au 
monde. Parère, tr. Plaat. Cic. 
Plin. Macr. Partar'lre ( ■ être 
en mal d'enfant -), abs. Cic. 
Partam edëre, Liv. Tac. — 
d'un fils, (lliam parta edëre, 
reddëre, eniti. Liv. Tac. \\ Kig. 
Produire au jour. Edëre, tr. 
Cic. Liv. Accouche (c.-à-d. 
parle enfin), cëdo (plur. cette). 
Plaat. Ter. Accouche de ton 
projet, cedo istac taam consi- 
liam. Ter. ^ V. tr. (en pari, do 
l'accoucheur). Aliqaam parta 
levâre. Ov. 
accoucheur, s. m. Celui qui 
pratique des accouchements. I 
Medicaa gai artem obstetriciam 
proptetar ou medicas ijai opem 
(ert partarientibus. 
accoucheuse, s. f Celle qui 
pratique des accouchements. 
Obstetrix, îcis, f. Plaat. Ter. 
Hor. Val.-Max. Col. etc. 
accouder, V. tr. Appuyer à t'aide 
du coude. S' — , niti ou inniti 
cabito. Plaat. inniti in cabi- 
tam. Nep. S' — à une colonne, 
le applicare ad colamnani ou 
anniti ad colamnam ou niti, 
inniti colamnà. Vîy. s'ap- 
puyer. 

accoudoir, s. m. Ce qui sert à 
s'accouder. Ancôn, ônis (Ace. 
ona) , m. Csel.~Aar. Cabital, 
âlia, n. Hor. 

accouplement, s. m. Action 
de réunir par couple. Compa- 
ratio (boam, etc.), ônis. f. Col. 
(VI, 2, 13). Conjanctàs, ûs 
(usité à l'Abl.), m. Varr. (L. L. 
X, 2/i). Paul, (dig., X.X.Xn, I, 
91, il). 1 Union se.vuoUo. Coitas, 
ûs, m. Cels. Concabilas, ûs, m. 
Cic. Liv. Sen. rh. Saet. 
accoupler, v. tr. Réunir par 
couple. Copalâre, tr. Cic. Sen. 
Jungëre, tr. Virg. Conjangëre 
(fcûves, etc.), tr. Cic. Virg. Ge- 



ACC 

minâre, tr. Cic. Liv. Conja- 
gare, tr. Cic. (fig) Sommets 
accouplés, geminata ca^amina. 
Liv.^ Unircharnelloment. ./un- 
gëre, tr. Virg. Maritâre, tr. 
Plin. Marea admittëre (eminis. 
Varr. feminas pcrmittére nia- 
ribas. Col S' — , coire, inlre ou 
comprimire{en pari. des mâles), 
tr. Ov. Qaint. Cart. Col. Plin. 
Iniri, pass. Plin. Maritàri, pass. 
Varr. Marem pati. Sen. (en 
pari, dos femelles). 
accourcir. v. tr. Rendre plus 
court. Prœcîdëre ("Couper lo bout 
de....), tr. Plaat. Varr. Liv. 
Plin. Ampatâre ( • couper tout 
autour,élaguer et^g. abréger»), 
tr. Cic. Tac. [a. sententiaram 
maltitadinem. Cic. a. narra- 
tionem. Qaint.). CircamcTdëre 
(" couper tout autour, rogner "), 
tr. Varr. Qaint. Cartàre (" écour- 
ter ■•), tr. Hor. Pers. Decartâre, 
tr. Cic. Sen. Plin. Les jours 
commencent à s' — , breviorea 
ou contractiores Jam (iant dies, 

Voy. RACCOURCIR. 

accourcissement, s. m. Le fait 
de s'accourcir. Deminatio, ônis, 
f. Cic. Vitr. Plin. J. L' — des 
iours, correptio aieram (cL 
'\ itr. IX, 8, 6). 

accourir (lat. accarrëre), v. intr. 
Venir en courant. AccUTrëre, 
intr. Plaat. Ter. Cic. Liv., etc., 
(ex. : exanimatas [• tout es- 
souflé " ] accarrit. Ter. Lepta 
me rogat, at, si qaid opas 
ait, accarram. Cic. accar- 
rëre hoc. Ter. Romam. Cic. in 
Tascalanam. Cic. ad aliqaem. 
Cic. Cœs. au.rilio sais. Sali. 
[Jug. 101, 10]);advolâre(fig.), 
intr. Cic. Plin. Eatr. (ex. : advo- 
lone an maneo? Cic. advolâre 
ad aliqaem, ad arbem. Cic. ad 
aliqaem Tarento . Cic. Larino 
Homam. Cic. ad Meaaanam na- 
vibaa.Cses. in Formianum.Cic). 

— en foule. Concurrêre, intr. 
Cic. Cses. Cart. (ex. : populas 
concarrit. Cic. concarrëre an- 
diqae ex agris. Nep. ad 
cariam. Cic] ; convolàre, 
intr. Ter. Cic. (ex. : c. ad 
rostra. Cic. ad sellas con- 
salam. Liv.); conûuêre, intr. 
Cic. Saet. (ex. : ad hsec stadia. 
Cia. et .tthenas et in hanc 
urbem, ex diversis locia. Cic. 
ad alicajoa triremem. Nep.); 
celeriter convenîre , intr. 
Varr. Cses. — en foule chez 
Marius, Mariam freqaentâre. 
Sali. — en foule chez qqn, fre- 
qaentâre alicajua domam. Cic. 

— en hâte, devolàre, intr. Cic. 
Liv. Hor. (ex. : de tribanali. 
Liv.prspcipites pavore in forum. 
Liv. in portam. Plin.). — rapi- 
dement, précipitamment, pro- 
aillre, intr. Liv. Saet. [es. : 
in contionem. Liv. ad flamen. 
Saet. in publicam. Petr. certa- 
tim in prœlium. Justin.); pro- 
volàre, intr. Csea. Liv, ip. sa- 
bito. Cœs. ad. primores. Liv.). 



ACC 



A3 



— à l'aide, taccurrérc, intr. 
Csea. Cic. {ex. itaccurrëre alicai 
avec ou sans aaxilio. Cic. C.t». 
impers, ai celeriter saccarra- 
tur. Csea.). 
accoutrement, s. m. Le vèta- 
ment, la l'airon doULon est vêtu 
(arch.). Caltaa, ûa, m. Cic. Liv. 
Val. Max. Tac. 1 Manière 
étrange dont on est vêtu. Ves— 
titus (gén. ûs) ridiculaa ou ri- 
dendas, risu dignaa ou gui 
risam movet. 
accoutrer, v.tr.nabiller(arch.). 
Voy. ce verbe. 1 Habiller d'une 
manière étrange, aliqaem, ridi- 
cula veate ornàre ou indaêre. 
Fig. — qqn de toutes pièces, la 
maltraiter, maie ou indignam 
in modam malcâre aliqaem. 
accoutumance, s. f. Le faitda 
s'accoutumer à qqch. Assuetu- 
do, înis, f. Varr. Liv. Tac. Gell. 
(ox.: amor assaetadinis. Varr. 
ass. quotidiana. Liv.daodecim 
annorum. Liv. volaptatum.Tac. 
aea natarâ aea assaetadine. 
Tac). Voyez habitude. 
accoutumer, v. tr. Rendre 
ciqch. d'une pratique usuelle 
puur soi (arch.). Aiiqaid con- 
suetum habêre. Sali. Aiiqaid 
ira usam et conaaetadinem ad- 
dacëre. Sen. Comme il avait 
.accoutumé, ut aaaaeverat ou 
consaeverat, uuod ita aaaaeve- 
rat ou conaaeverat. Cic. Liv. 
Il n'avait pas accoutumé do 
lire, légère non consaeverat. \\ 
Part, passé accoutumé, ée, p. 
adj. Asaaetaa, a, um, adj. Liv. 
Vell. Plin. (ox.: assueta portnla. 
Liv. fontes. Plin.). Conauetas, 
a, am, adj. Sali. (ex. : consueti 
labores, Sali.). Saetas, a, um, 
adj. Tac (rare). Solitas, a, um, 
p. adj.(surt. poét.). Loc. adv. A 
l'accoutumée, c.-à-d. à la ma- 
nière accoutumée. Solito (avec 
un Comp., ex. : major solito. 
Liv. citatior solito, propior so- 
lito. Liv. aolito rariores. Plin. /. 
solito sérias. Liv. plus solito. 
Liv. magis aolito. Liv.). Ut 
solet, ut solebat, etc.. Cic. Ut 
fit. Cic ut quis consaevit. 
Cic. 1 ^ 111, l'amener à la 
pratique de qqch. Assue- 
facëre, tr. Cic. Val.-Ma.v. 
(ex. : asa. se Persico ser- 
mone. Val.-Max. quorum ser- 
mone qui assaefacti erant. 
Cicparo aermone aasuefacta do- 
mus. Cic. génère quodam pugnse 
assaefacti. Cic. assaefacti fri- 
goreet fameet sitiac vigiliis per- 
ferendia. Cic. la constr. avec le 
Dat. est poster, à l'ép. class. 
assuefacëre ceteras nationea 
imperio Romano parère. Cses. 
eqaos eodem rémunère vestigio. 
Cses. militem minas jam tan- 
dem aut virtatis aut fortunse 
psenitëre suie. Liv.); consuefa,- 
cëre, tr. Ter. Sali, (n'est guère 
usité qu'avec l'Inf. ex. : Ter. 
[adelph.7/.]. Sali. [Jug., 80, 2]). 
S' — , assuescëre, intr. Cic. 



iJ, 



ACC 



lÀv. Flor. (ex. ; genus pagme, 
quo asfturant. Liv. illc bar- 
barus et signis militaribas et 
disciplina armis etiam Ro- 
nuinis assiuverat. Flor. homi- 
nes labore astidao et guoti- 
diano o$saeti. Cic. L'emploi 
du Datif est post. à l'ép. class. 
{remitum assueacat voce vin- 
cire. Cic. assaescat /am a te- 
nero non reformidare homi- 
nef. Quint, assaeti vinci. Liv.) ; 
coDSuescëre, intr.Cato.Plaat. 
Varr. Cic, etc. (ne s'emploie 
ea bonne prose qu'absol. ou 
avec un verbe p. complém.,ex. : 
ne id consuescant facére. Varr. 
paalatim Germanos consaescëre 
Rhenum tranaire. Cxi. con- 
îuescumiis mari. Cic. qui men- 
tir» solet pejerâre consaevit. 
Cic. vU consaevi, ut consaesti. 
Cic. qaenMidmodam consue - 
rant. Cic. sicut consuerat. Suet. 
nemo est qui non eqao quo 
(s. 0. atî] consuevit, libentiixs 
utatur quam intractato et novo. 
Cic. eo die quo [s. e. sequi] 
consueverat intervallo hostes 
te^uitur. Cic.); suescëre, intr. 
Cic. Tac. (rare). S' — avec qqn, 
c.-à-d. s'habituer au commerce 
de qqn, aseuescére alicui. Cart. 
ad aliqaem Cxs. (ex. : uri as- 
tuescëre ad homines et man- 
suefieri ne parvuli guidem pos- 
sunt. Cses. [B. G., VI, 28, A.] 
consaescëre cum aliquo. Cic.). 
Accoutumé, part, passé, assue- 
tas, a, p. adj. Cic. assae(ac- 
tas, a, p. adj. Cic. ( voy. 
les exemples sous les verbes ci- 
dessus). Etre accoutumé, con- 
saësse (parf. de consaescëre^ . 
Cic. solère. Cic. {ex. : ut soléo 
{s. 0. facërejy ut solet, ut sole- 
ham, ntc. Cic). 
accréditer, v. tr. Mettre qqn 
en crédit. Auctoritatem alicui 
parure. Cic. conciliâre. Cic. 
addére. Liv. (acéré. Cic. pro- 
dacëre aliquem. Cic. Etre ac- 
crédité, plarimum valëre auc- 
toritate. Cxs. esse magnse auc- 
toritatis. Cxs. \\ Mettre qqn en 
crédit commercial. Fidem con- 
prmâre. Cic. Existimationem 
cUicaJus taêri. Cxs. (B. C. III, 
I, 3). Il Faire reconnaître qqn 
comme ambassadeur auprès 
d'un gouvernement étranger. 
Legatam alifjuem publicê mit- 
tére. Liv. Accrédité, legatas cum 
publicâ aactoritate et testimo- 
nio missus ou legatas cum pu- 
blico testimonio missus. 1 Met- 
tre qqch. en crédit. Auctorita- 
tem rei ajerre ou aijjanuëre. 
Cic. S'—, auctoritatem, compa- 
ràre ou consequi. Cxs. || Mettre 
dans la créance des gens. Fi- 
dem affcrre ou adjungére. Cic. 
add're. Liv. audoriiatem et 
fdem adjungére. Cic. S'—, /i- 
dcm fibi facire. Cir. Accrédité, 
valgatus, a, um, p. adj. Cic. 
receptus, a^ um, p. adj. Quint, 
«rare av l'ep. poster.) - 



ACC 

•ccroc, '$. m. Action d'accro- 
cher, et pg. empêchement, obs- 
tacle. Offensio, ônis, f. Cic. 
Cxs. Offensa, x, t. Cic. Sen. 
Tac. 1 Déchirure faite par tout 
objet qui accroche. Fissura, x, 
f. Col. Plin. 
accrocher, v. tr. Suspendre, 
lî.ver à un croc on à un crochet. 
Suspendére, tr. Cic Plin 
ifix. : aliquid in aliquâ re. Cic. 
ex aliquA re. Plin.) ; Sgére, 
tr. Cic. Liv. (ex. : f. spolia in 
postibus. Liv. arma in parie- 
tibus. Cic.) ; afûgére, tr. Cic. 
Sali. Liv. (ex. : ajj. aliquem 
patibulo. Sali. fr. cruci. Liv. 
Itkaca illa in asperrimis 
saxis tanquam nidulus af- 
fixa. Cic). Fig. Etre accroché à 
une personne, à une chose, ne 
pouvoir s'en séparer. Heerére, 
intr. Cic. (ex. : h. in equo. Cic. 
eqao. Ilor. in visceribus Grx- 
cix. Liv. visceribus civitatis. 
Liv. hic lixreo. Cic. alicui. Virg. 
Plin. j.); adbserescère, intr. 
Cic. Plin. j. (ex. : adh. ad ali- 
quid. Cic. Cxs. in aliquâ re. Cic. 
alicai rei. Plin j.); adbœrére, 
intr. Liv. Plin. (ex. : adh. saxis. 
Liv. lateri adhxrere gravem 
dominum. Liv. adh. alicui per- 
pétua comitem. Plin.); inhse- 
rescère, intr. Cic. (ex. : in 
aliquârë. Cic); alicui afSxum 
esse. Cic. (cf. quibas in rébus 
me sibi ille af^am habebit. 
Cic). S' — à qqch., à qqn, 
s'y attacher sans lâcher prise. 
Apprehendére, tr. Ter. Cic. 
Plin. Manu retinëre aliquem 
ou aliquid. Plaut. Liv. 1 Re- 
tenir par un crochet ou par un 
objet analogue. Unco (hamo, 
manu, etc.) retinëre. Cic. Cxs. 
Liv. Alicui uncum impingére. 
Cic. — un navire, enluijetant un 
grappin, injecta ferreâ manu 
navem retinëre. Cxs. La laine 
qui s'accroche aux buissons 
comme à des hameçons, lana 
rubis velut hamis inuncata. 
Col. — une voiture, véhicula 
impingi. S' — (sefaisir au corps), 
inter se prehendëre ou appre- 
hendére. Varr. Cic. Liv. \\ Fig. — 
qqn, le retenir. Alicai manus 
injicëre. Cic. Sen. Demeurar 
accroché. Hxrëre, intr. Ter. Cic. 
Inhibëri, pass. Cart. Impediri, 
pass. Cic. Il Attraper par raccroc. 
Rapëre, tr. Cic. Arripëre, tr. 
Cic Apprehendére, tr. Plin. Jet. 
Occupâre, tr. Cic. Sen. Cart. 
accroire, v. intr. (Usité seule- 
ment avec le verbe •■ faire »). 
Faire — , c.-à-d. faire croire 
qqch. qui n'est pas vrai. Fidem 
facére alicai (av. la Prop. Inf.). 
Cic Liv. Abs. En faire — à qqn, 
imponëre 'ilicai (abs.) Cic. A'ep. 
Sen. verbn dàre alicai. Ter. 
Cic. Il S'en faire —, gagner de 
l'autorité (arch.). Sibi auctori- 
tatem et gratiam comparùre. 
Cic. I (Par ext.) S'imaginer 
qu'on z du mérite. Sibi aliquid 



ACC 

esse lideri. Cic. Sealiqaidef 
putâre. Cic. fibi placère i 
miripcë sibi placère. Cic. Oi 
ipsum bene de se existimâr, 
Cic. arroganter de se sentin 
Cic. nimium sibi sumère o 
tribuére ou arrogàre. Cic. Qi 
s'en fait —, sibi placens. Ci 
ipse bene de se cristiman. 
Cic. nimium amator ingen 
sai. Quint, nimis se suspi 
ciens. Cic arrogans, adj. Cic 
accroissement, s. m. Le fai 
de s'accroître. Incrementua. 
i, n. Cic. Liv. (ex.: i. i-itis. Ci* 
fiç. incr. bonoram. Quint, nr 
bis. Liv. sammo bono afferr 
incrementam diem. Cic ); auc 
tus, ÙS, m. Lucr. Liv. Plin 
Tac. (ex.: auctusdiei. Plin. cor 
poris auctus. Lucr. semen i 
maximos auctus diffanditar 
Sen. cujas rei prxmiam sU ii 
civitate, eam maximis sempe| 
auctibus crescëre. Liv.); accès 
sio, ônis, f. Cic. Nep. Liv\ 
(ex.: ace. pecunix. Nep. digni ^ 
tatis. Cic. virium. Liv.), acces\ 
sus, ûs, m. Sen. (ex.: alla oc ' 
cessas lenes habent et incre- 
menta fallentia. Sen. [de ira 
III, 1. 51); accretio, ônis, l\ 
Cic. (seul, dans l'expr. accr. e 
deminatio luminis. Cic. [Tusc. i 
I, 68] ) ; augmentum, i, n ; 
Plin. Jet. (ex.: aug. (undi. Plinl 
dotis. Jet.). Donner de 1' — | 
incrementum afferre. Cic Re-' 
cevoir de 1' — , incremenfun' 
capëre. Justin, mcremento aa-j 
gëri. Liv. Etre susceptible d' — ' 
crescëre posse. Cic Arrêter 1' — 
compescëre, tr. (ex.: ramos. 
Virg. vitem. Col.). Voy. s'ac- 

CROITRE et CROISSANCE. || (Pal 

anal.) Agrandissement , aug- 
mentation . Azapliûcatio , 
onis, f. Cic. Ijtecunix, rei fa- 
niiliaris. Cic. honoris et gloriat 
Cic); propagatio, ônis, f. 
Cic. Liv. (ex.: (inium imperi\ 
nostri propagatio. Cic pr. fi- 
nium. Liv. ■ accroissement de 
territoire - ) ; prolatio, ônis, 
f. Liv. [p. (inium. Liv. [XXXI, 
5, 7;XLII, 20,i.]). 1 (T. dedr.) 
Droit d' — , jus accrescendi. 
Jet. 
accroît, s. m. Accroissement. 
(arch.) Voy. ce mot. T Résultat 
do l'accroissement. Voy. croit. 
accroître, (lat. accrescére), y. 
tr. et intr. .S'augmenter suivant 
les lois du développement na- 
turel (arch.). M incremento esse. 
Curt. Crescëre, intr. Cic. || (T. 
de droit.) Accrescére, intr. (av. 
le ï)i\t.).Jct. ^ Faire augmenter 
peu à peu. Alère, tr. Virg. 
Quint. Cart. (ex.: terra altiai 
(ossa generandis alendisgue 
seminibus (ecandior (it. Qaint. 
interiora alendis (ragibus mi- 
tia. Col.) ; augére,tr. Lucr. Cic. 
Plin. j. (ex.: qaodcumqae aliai 
ex se res auget alitque. Lucr. 
aer humorem colligens terram 
auget imbribus. Cic. /Egyptat 



ACC 

alendis angendiaqaa seminibaa 
ita gloriata est, ut... Plin. J.). 
8'—, crescëre, intr. Cic. Sen. 
(ex.: citm lanâ [conchylia] pa- 
riter crescunt pariterqae de- 
crescunt. Cic. arbores magnas 
diu crescére, tinà horâ exstir- 
pari. Cart. crescëre passe im- 
perfectcB rei signum est. Sen.); 
augescëre , intr. Cic. {ox.: 
iemina dicantw tomçeratione 
caloris oriri et aagescere. Cic). 
Il (Par anal.i Faire augmenter 
la hauteur (l'étendue, la force, 
etc.) de qqch. Amplificàre, 
tt. Cic. (ex.: divitias. Cic. so- 
nam. Cic. numerum senatas. 
Val.-Max. dolorem, volapta- 
tem. Cic. aactoritatem. Cic. 
Cses. gloriam. Cic); augére, 
tr. Cic. (ex.: aer humorem rot- 
ligens terram aiiget imbribiis. 
Cic); exaggerâre, tr. Cic. 
{rem familiarem. Cic. opes. 
Phsdr.) ; aggravâre, tr. Liv. 
(inopiam socioram. Liv.); du- 
plicâre, tr. Cic. Sali, (ex.: 
senectas per se gravis duplicat 
caram. Sali. (r. daplicari sol- 
licitudines. Cic. daplicatâ glo- 
rià discessissem,. Cic). Voy. aug- 
menter. S'—. Crescëre, intr. 
Cic. Liv. Cart. Tac. (ex.: cres- 
cëre altitado petrse videbatar. 
Curt . Roma intérim crescit 
AlbsB rainis. Liv. crescit in dies 
tingulos hostiiim nameras. Cic. 
ex qao intellectum est non mihi 
absenti crevisse amicos. Cic. 
opes crevére. Jastin. eoram œs 
alienam maltiplicandis usaris 
crescëre. Nep. fraendis volap- 
tatibus crescit carendi dolor. 
Plin. j. ex his stadiis qaoqae 
crescit oratio et facaitas. Cic. 
com robore dicendi crescet 
etiam eraditio. Qaint. avec le 
suj. animue ou animi sign. 
• conSance, ardeur, courage, 
etc. • : crevit ex eo hostiam 
animas. Liv. morte Africani 
(révère inimicoram. animi. Liv. 
plebi creverant animi. Liv. 
Tascis crevit aadacia. Liv. 
multo successa Fabiis aadaciam 
crescére. Liv. exspectatio mu- 
neris et ramore nonnallo ex 
stadiis sermonibasqae compe- 
titorum crèverai. Cic. cres- 
cente formidine. Plin. j. fuga 
atque formido crescit. Sali. 
abi paalafim, licentia crevit. 
Sali, crescebat in eos odium. 
Cic. ande illis terror, inde 
Homanis animas crevit. Liv. 
vitiam in dies crescit. Cic. 
Camillo gloria crevit in Falis- 
cis. Liv. cum hostium opes 
animique crevissent. Cic. pic- 
bis opes imminutœ, paucoram 
potentia crevit. Sali.); ac- 
crescëre, intr. Plaut. Cic. 
Nep. (ex. : flamen sabito ac- 
crevit. Cic. fig. : accrescit la- 
bor. Plaut. accrescit dolor. 
Nep. accrescitamicitiacumœta- 
te. Ter. Au sens fig. ce verbe 
«ppart., on le voit, à la lan- 



ACC 

gue familière d'où il a passé 
en français); increscëre, intr. 
Liv. Ov. (ex. : increscit aada- 
cia. Liv. increvit dolor. Ov.); 
augescêre, intr. Ter. Liv. 
(ex. : cum hostiam res tantis 
aagescere rebas cerneref, suas 
imminai. Liv, mihi qaoticlie 
augescit magis de (ilio segritu- 
do [■ le chagrin que me caiisi 
mon fils -]. Ter.); augëri, pass. 
Cic. Sali. Tac. (ex.: in singalos 
dies nostrse opes augentar. 
Cic. quibas rebas opes aagean- 
tar. C.vs.); increbescëre, 
intr. Cic. Liv. (ex.: increbescit 
ventus. Cic. Liv. aaster. Cres. 
nameras. Cic); invalescëre, 
intr. Quint. Plin. j. Tac. Saet. 
(ex.: mansit hic [amer] nec 
refrùvit indicio, sed invalait. 
Plin. j. libido et laxaria coer- 
cente nallo invaluerat. Suet.) . 
S' — peu à peu, gliscëre, 
intr. Virg. Liv. Tac. (surt. 
poét.). Il (Arch.) — qqn, faire 
augmenter sa puissance. Aa- 
gére aactoritatem alicajas. 
Cic. dignitatem alicajus. Suet. 
Part, pass: accru, e (en pari. | 
des pers.: arch.), auctus, a, 
um, p. adj. Cic. Sali, (ex.: 
opes nostrx contasse, hostiam 
auctœ. Sali, res eorum civibus, 
moribas, agris aacta. .^all. 
aucto animo. Tac.) ; azapIiS- 
catus, a, um, p. adj. Cic. 
(ex.: paaci honore et glorià 
amplificati. Cic). 

1. accroupir, v. tr. Asseoir 
sur la croupe (s 'emploie sous ia 
forme pronominale) . S' — , s'as- 
seoir sur sa croupe (en pari, 
desanimaux). Subsj'dere, intr. 
Liv. Sen. (ex.: alii elephanti 
pedibas insistentes, alii clani- 
bas subsidentes. Liv.) ; sidëre, 
intr. (en pari, des volatiles : 
Ov. Eatr. en pari, des chiens: 
Plin.) 1 S'— (en pari. ^ de 
l'homme), conquiniscëre, 
intr. Plaut. Pompon. 

2. accroupir, v. intr. Arch. 
comme croupir. Voy. ce mot. 

accroupissement, s. m. Etat 
de celui qui est accroupi. Ne 
peut se traduire que par une 
foc. où entrera le verbe 
subsidère. 1 Fig. Affaissement. 
Humilitas, âtis.i.Cic (de inv., 
I, 109; de orat., 1,228). Stapor, 
ôris, m. Cic 

accrue, s. f. Voy. accroisse- 
ment. 1 Accroissement d'un ter- 
rain (par atterrissement, etc.). 
Accessio, ônis, f. Cic. Allavio, 
onis, f. Cic. Allavies, iei, f. 
Cic. Liv. 

accueil, s. m. Action de réu- 
nir (arch.). Collectio, ônis, f. 
Cic Jet. Paal. ex Fest. ^ Ma- 
nière dont on reçoit qqn à son 
arrivée. Hospitiam, ii, n. Cic. 
Liv. (pr. " accueil fait à un 
hôte ", ex: hospitium libérale. 
Cic). Faire bon — à qqn, ali- 
qaem bene accipére. Cic. Faire 
à qqn un — distingué, ali- 



ACC 



iS- 



quem eleganter accipére. Faire 
à qc|n un — plein de noblesse 
et d honneur, aliquem libera- 
lissime atque honorifwentissi- 
me tractûre. Cic. ali /uem hos- 
pitio magnificentissimo accipé- 
re. Cic. Faire à qqn nn 
bienveillant — , aliqaem béni- 
gne excipSre. Liv. bénigne 
salutâre. Cic bénigne alloqui. 
Liv. aliqaem benigno vultu 
excipëre. Liv. Faire à qqn un 
mauvais — , aliqaem maie ac- 
cipëre. Cic asperê tractâre. 
Cic. Faire à qqn un accueil 
bourru, aliquem vehementer 
accipére. Cic. un — désobli- 
geant, aliqaem maie verbis 
accipére. Cic. Recevoir un bien- 
veillant — , benigno vulta exci- 
pi. Liv. Il reçut un .accueil 
plein d'honneur, honorificen- 
tissime exceptas est. Cic. Re- 
cevoir do tout le monde, à son 
arrivée, un — amical et em- 
pressé, carum omnibus expec- 
tatamque venlre. Cic. — froid, 
frigas, ôris,n.Hor. Sen. Qaint. 
Plin. j. Qui fait bon — , hos- 
pitalis, adj. Cic Hor. Liv. 
(Superl. hospitalissimas homo. 

Cic). Voy. ACCUEILLANT. |{ 

Ellipt. Fairo — , c-à-d., fair» 
bon — . Voy. ci-dessus. 1 Mo- 
ment où l'on est reçu. Admissio, 
ônis, f. Sen. Salatatio, ônis, f . 
Cic. Sen. Saet. Faire bon visage 
à qqn à 1' — et au congé, be- 
nigno vultu excipëre aliqaem 
et cam admittitar et cam di- 
mittitar. 

accueillant, ante, p. adj. 
Hospitalis, adj. Cic Hor. Liv. 
(Superl. Cic). Comis, adj. Cic 
Aflfabilis, adj. Cic Nep. Blan- 
das, adj. Nep. 

accueillir, v. tr. Réunir, 
amasser (arch.). Voy. ces mots. 
1 Associer à qqn, à qqch. 
(arch.). Voy. associer. Accueil- 
lir les ouvriers, Voy. engager. 

— un domestique. Voy. louer. 
^ Joindre, aborder. Asseqai, 
dép. tr. Cic. Convenlre, tr. 
Cic. Voy. ABORDER II (Absol). 
V. intr. Voy. aborder. || (Par 
ext.). Assaillir. Aggredi, dép. 
tr. Cic Adorlri, dép. tr. Cic. 
Ingraëre, intr. Cœs. (avec in et 
l'Ace). La flotte fut accueillie- 
d'une violente tempête, sseva 
tempestas classem adorta est. 
Liv. Tous les maux viennent 
nous — , omnia mala in nos 
ingraant. Ce malheur nous a 
accueillis, hoc malam in nos 
invasit. Cic *[ Prendre, recevoir. 
Voy. ces mots. || Recevoir qqa 
à son arrivée. Accipére, tr. Cic. 
Excipëre, tr. Cic Liv. Recipé- 
re, tr. Cic. Cœs. (mais avec le 
sens access. de • recujillir ") . 

— avec empressement, ampiecti, 
dép. tr. Cic. {aliquem amore. 
Cic. aliquem amicissimë. Cic). 

— avec courtoisie, invitâre, tr. 
Plin. j. (ep., VU, 31, 7). 
Voy. ACCDEii.. ) (Absol.) — , 



m 



ACC 



fairebon accueil. Voy. accueil. 
Il Prendre bien ou mal ce que 
qqn dit ou demande. Accipêre, 
(• bien accueillir -), tr. Cass. 
{ace. excasationem. Csea. eorum 
satisfiictione accepta. Cses. acci- 
pcre fati.^fuctionem Ubiorum. 
C\vs. sern\oncs niilitum durius 
accipiebantur. Cœa. [B. C, II, 
29, u]) ; excipère, tr. Liv. Tac. 
(ex.: ejccip. aliquid comiter. 
Tac. assensa poputi excepta 
vox .LU:]; adznittëre, tr. Liv. 
Plin. j. {adm. precationem. 
Liv. solatium. Piin. j.). — les 
prières de qqn, audire aliquem. 
Cic. alicai petenti satisfacëre. 
Cses. Cic. ou non déesse. Cic. 
Mal — les prières de qqn, pre- 
ces alicu^'us spemëre. Cic. aver- 
tari. Cic repiidiare. Cic. 1 
Fondre ou tomber sur... Im- 
petUTn facëre in aliijuem. Cic. 
Csps. Liv. Invadëre in aliquem. 
Cic. L'avant-garde fut accueil- 
lie par une grêle de pierrM, 
primum agmen ingenti lajji- 
dam j'acla exceptam est. 
(d'apr. Liv.). in primum ag- 
men undiqtie lapides congesti 
sunt. (d'apr. Curt.). — qqn par 
des huées, aliquem explodcre. 
Cic. (cf. histrionem exsibilàre 
et explodére. Cic. non modo 
sibilis sed etiam convicio ex- 
plodi. Cic). 

accul, s. m. Le fait d'être ac- 
culé. (Ne peut se traduire que 
par une e.vpression tirée de la 
locut. ad angastias addaci. 
Cic.) 1 Impasse. Fandala, se, f. 
Varr. (de ling. Lat., V, li5). 
Angiportum non pervium. Ter. 
1 Fig. Extrémité. Angustiœ, 
âram, f. pi. Cic. 

acculer, v. tr. et intr. S'accu- 
ler (.irch.). Vov. ACCROUPIR. 
Un cheval qui s^ — , equas qui 
pedes priores sublime erigit ou 

gui tollit se arrectam^ ^ Faire 
uter contre qqch. par la par- 
tie postérieure. Extremam ali- 
cujus rei partem ad aliquid 
acclinâre ou applicâre. 1 
Pousser qqn jusqu'à o qu'il no 
puiss» plus reculer. Detrudëre 
et compingëre aliquem in an- 
gustias. — l'ennemi au fleuve, 
compellëre hostem ad (lumen. 
Fig. — qqn, ad extremam ncces- 
sitatem compellëre aliquem.. 
Liv. — les méchants, obstruë- 
re perÇugia improborum. Cic. 
(Sull. 79). 1 V. intr. Plancher 
do manière à ce que l'arrière 
baisse. Subsldëre, intr. Liv. 
Col. Lo vaisseau accule, puppis 
mergitur. 

ccumulation(lat. post. occu- 
mulatio. Ambr.), s. f. Action 
d'accumuler, lo fait d'être 
accumulé. Congeslus, ùs, m. 
Sen. (ex. ; c. magnarum opum. 
Sen. fhen., II, 27, 3Jl; coa- 
gestio, onis, t. Vilr. (c. ter- 
rx. Vitr.); coacervatio, ônis, 
t. Sen. (de vit. beat. I, 3). 
1 (Spécial.). Figure do rlictori- 



ACC 

que. Coacervatio, ônit, (. ac- 
oumul. de preuves -), f. Cic. 
(part. or. 122). Quint. (IX, 3, 
5.i'. Freqaentatio, ônis, f. Cic. 
(t'r. conseqaentium. Cic. [part, 
or. 55]. (r. argumentorum. Cic. 
[part, or. 1221. fr. densa ver- 
borum. Comif [rhet. IV, 2]). 
Congeries, êi, (tr. du gr. 
(iuvaOpoiff|iô{), f. Quint. (IV, 3 et 
2t) sq.K 

accumuler (lat. accamalâre), 
V. tr. Faire mesure comble de 
diverses choses. Cumulâre, 
tr. Liv. Curt. (ex. : sdpites. 
Curt. sabulum. Curt. aaram 
argentamqae. Curt.) ; accumu- 
làre, tr. Cic. Plin. {ace. arenœ 
congeriem. Plin.); coacervâ- 
re, tr. Cxs. Cic. (c. cadavera . 
Cses. pecunias. Cic. quantum 
coacervàri in ana domo potuit 
Cic. omnibus rébus eo [adv.] 
coacervatis. .iuct. b. Afr.); 
congerëre, tr. Cic. Nep. (ex.: 
c. undiijiie quod idoneam ad 
maniencliim putarent. Nep. c. 
maximum vim auri atque ar- 
genti in regnum suum. Cic. 
c. opes. Ov. Plin.); exstruëre, 
tr. Cic. Col. (ex.: stramenta in 
acervum. [ • accumuler les 
couvertures pour en former un 
tas ']. Col. solas divitias. Petr. 
mensœ conquisitissimis epulis 
exstruebantur,[.. oa accumulait 
sur les tables les mets les plus 
délicats •]. Cic. exstracta mensa 
non conchyliis aut piscibus 
sed multâ carne sabrancidâ, 
[" table sur laquelle s'acc. non 
des coquillages ou des poissons, 
mais des viandes quelque peu 
rances «]. Cic); aggerâre, tr. 
Virg. Tac (ex.; cadavera. Virg. 
ossa. Tac); exaggeràre, tr. 
(poster, à Aug.); cogère, tr. 
(ex.: arma, tela domisuse. Jet. 
aurum. [{or.). S'—, coacer- 
vàri, passif (voy. ci-dessus) . 
Terre accumulée congesticia 
humus. Col. Celui qui accu- 
mule, accamulator, ôris, m. 
Tac ( Ann., III, 30). Voy. 

AMONCELER, ENTASSER. || Absol. 

Accumuler {s.-e. de l'ar- 
gent), accumulàre, abs. Cic. 
(ex. : aaget, addit, accumulât 
[en pari, de l'avare]. Cic.) || (Au 
fig.) CumulàTe, tr. Liv. Tac 
(ex.: corn alire super alias cla- 
des camalarentar. Liv. cumu- 
lâre om.ncs in aliquem [» sur 
la tête de qqn "] honores. Tac. 
probra in legatum.Tac); coa- 
cervàre, tr. Cic. (ex.: c. agros 
[par des achats successifs ] . 
Cic.__ argumenta. Cic); con- 
gerëre, tr. Cic. (ex.: si omnia 
simul congesserit. Brut. ap. 
Cic congerantar in unam 
[■ sur une seule tête "] omnia. 
Cic congerëre ingentia bénéfi- 
cia in aliquem. Liv. ambitios.i' 
majestaii [in ambitiosam ma- 
Jestatem serait préférable] qaid- 
quid potaimas titalorum con- 
gessimas. Sen. ex omnibus 



ACC 

qatv mihi [l'us. class. deman 
derait in me] fortana terr: 
mariqae privatim mala pabli 
ceqae congessit... nihilcyperim 
siim durius quam patrem. Srii 
rhet. [contr. I, 7, S], conger.r, 
inaledicta in aliquem. CicA 
acervàre, tr. Liv. Qai/it. (ex 
immensas aliaram super aiia,» 
iicervataram legum camalus- 
Liv. nec i-erba modo sed sensas 
[■• des phia'^es ■] idem facientei 
acervantur. Quint.); astruêre, 
tr. Plin. j. Justin. {on..: sibi ac- 
crescère putat, quod calque 
astruatur. Plin. j. sicat ante, 
secundâ fortanà, tôt victorias 
astraxerat, ita nanc adversA 
destraens qase camulaverat. 
Justin.). S'—, acervari, pass. 
Liv. cuzaulari, p:xss. Liv.Voj. 
ci -dessus. 

accusable, adj. Qui peut être 
accusé. Accusandus, a,am, adj. 
verb. Cic. (en pari, dos pers. et 
des choses) . Accasabilis, e, adj. 
"■n pari, des choses). Cic. 
(Tusc, IV, 75). 
I . accusateur, s. m. Celui qui 
accusa. Actor, ôris {pr. . celui 
qui poursuit, plaignant, accu- 
sateur " en gén.), m. Cic. (part, 
orat. UOl; accusator , ôris 
(•■ _ accusateur dans un procès 
criminel -), m. Cic (ex.: ali- 
quem accasatorem apponëre. 
Cic accusatorem paràre. Cic. 
accasatorem alicai ou in ali- 
quem comparàre. Cic. accasa- 
torem constitaëre [« désigner ■•]. 
Cic accusatorem instraëre et 
sabornâre. Cic); petitor, ôris 
• accusateur en matière civile, 
ordin. plaignant"), m. Cic Jet. 
On emploie ordin. une péri- 
phrase comme qui accusât, etc. 
quand il s'agit d'une pers. qui 
joue par occasion le rôle d'ac- 
cusateur.) On emploiera aussi 
les participes présents accusans 
ou criminans, ex.: accusantis 
nomen. Cic. qao gravier cri- 
minantis aactoritas esset. Curt. 
Cf. pœna calamniantium, - le 
châtiment des accusateurs de 
mauvaise foi «. Saet. Mes accu- 
sateurs, ii a quibas accusatus 
sum. Cotait un des — de Clo- 
dius, JTi /'. Clodium subscrip- 
serat. Cic). — public, delator, 
ôris, m. Liv. Quint. Tac. Suet. 
- de mauvaise foi, crimina- 
tor, ôris, m. Plaat. (liacch., 
830); càlumniator, ôris, m. 
'-'i''. .Suet. (ex.: calamnlatorem 
apponëre. Cic scriptam seqai 
[ " s'attacher à la lettre - ], 
calamniatoris esse ; boni judi- 
cis, volantatem scripioris aac- 
toritatemqae defendëre. Cic.) . 
Rôle d'— , iadicium, ii, n. 
Cic (ex. : indicium postalâre 
Cic [ad Att., II, 2/i, U]; tibi 
indicium postulas dari. Cic 
[div. in Ciccil. 3il). Faire mé- 
tier d' — , accusationem facti- 
tare. Cic. accusatoriam vitam 
vivëre. Cic. D' — , accusato- 



ACC 



ACC 



ACC 



;,7 



rius, a, uxn, adj. Cic. {ex.; 
ace. animas, artificiam, mos et 
jas. Cic. ace. Icx. Cic. vox. 
Cic. vita. Qaint. pagnacitas. 
Sen.rh). En —, accusatoriè, 
adv. Cic. (ex.: ace. agère cam 
aliquo. Cic. hoc maqis accasa- 
loriè qnam libi^ré dicijre. Cic). 
lin — do mauvaise loi, crimi- 
nosé, adv. Cic. Suet. 

2. accusateur, triée, adj. 
Qui accuse. Accasatorias, a, 
iim, adj. Cic. 

accusatif, s. m. Nom d'un des 
cas de la déclinaison latine, 
grecque, etc. Accasativas, i, m. 
Gramm. Casas accasativiis . 
Qaint. (VII, 0, 10). Casas ac- 
casandi. Varr. (de ling. Lat., 
VIII, 66). Caasativas casas. 
Prise. (V, 7â). Incasativas, i, 
m. Diom. (p. 3U , 16). Qui 
régit r — , accasativas, a, am, 
adj. Gramm. 

accusation, s. f. .\ction d'ac- 
cuser qqn. Accusatio, ônis, 
f. Cic. Liv. Qaint. (ex.: ace. 
Hannibalis [» portée contre 
Hannibal ■]. Liv. ace. rhetori- 
ces [■ contre la rhétorique •]. 
Qaint. au plur. acres aceasa- 
tiones. Cic); insimulatio, 
ônis, f. Cic. (fréquent); cri- 
minatio, ônis (partout - ac- 
cusation fausse, diffamation ■), 
f. Cic. Liv. (ex. : illa crimina- 
tio, qaà in me absentem asas 
est. Cic. Appii criminationes 
de Fabio absente ad popa- 
lam. Liv.); crimen, mlnis 
(pr. ' chef d'accusation ■) , 
n. Cic. (ex.: crimen propal- 
sàre, de(endëre [• se défen- 
dre d'une — "]. Cic. crimen 
objicëre [■ jeter une — à la 
face )>]. Qaint. crimen pargare 
[. se justifier d'une — «]. Cic. 
crimen sibi facére [• s'attirer 
une — "]. Cic. esse in crimine. 
Cic. in crimen vocâri. Nep. ou 
i-enîre.Ter. [- être l'objet d'une 
accusation •]. crimine invidise 
accasàri [> être l'objet d'uneac- 
cusation hainea3a"].iYfp.);incu- 
satio, ônis, f. Cic. (de or., III, 
106). Donat. (ad Ter., Andr., 
5, Jt, 7 et Phorm. 2, 3, 12 ; mot 
rare); objectatio, ôdîs (rare), 
f. (au plur. dans Cses. [B. C., 
III. 60, 2] : objectationes alio- 
ram). \\ Action d'accuser qqn 
devant les tribunaux. Accusa- 
tio, ônis, f. Cic. etc. (ex.: ac- 
casationem comparâre atqae 
constitaëre ou instraëre atqae 
comparâre. Cic. accasatione 
dcsistëre. Cic. (r. accasationem 
dimittëre. Aar.-Vict. accasa- 
tionem omittêre. Piin. j. 
• abandonner 1' — •); crimen, 
minis {pr. • chef d'accusa- 
tion "), n. Cic. (ex.: aiiijriiem 
arcessëre crimine ambitas [- in- 
tenter contre qqn une — de 
brigue -]. Cic. reliqaam est cri- 
men de veneno, [-rester — d'em- 
poisonnement"]. Cic. crimen fal- 
êum.Cic. ubi est crimen? Cic. qui 



crimine eodamnaretar.Cic.voy. 
aussi ci-dessus); periculum, i 
{pr. • épreuve péril le use i laquel- 
le expose une accusation -), n. 
Cic. Tac. (ox.: pericala amico- 
ranx [« graves accusations in- 
tentées à des amis -]. Cic. peri- 
caiam alicai (accssëre. Cic.) 
Mettre qqn en ctatd' — ,ream. fa- 
cére aliqaem. Cic. Intenter une 
— à qqn, aliqaem rcam agère. 
Liv. Intenter à qqn une — do 
meurtre, accosareah'ijaem inter 
sicarios. Cic. Intenter à qqn 
une — capitale, accasare ali- 
qaem capitis. Cic. arcessëre 
aliqaem jadicio capitis. Cic, 
ou simpl. arcessëre aliqaem 
capitis. Cic. (voy. ci-dessous). 
Intenter à qqn une — , arces- 
sëre aliqaem jadicio {pr. "Citer 
qqn en justice »). Cie. Intenti^r 
une — dictée par la haine plutôt 
que fondée, arcessëre aliqaem 
magis invidioso erim.ine qaam. 
vero. Cic. Intenter do même à 
qqn une — où il y va de sa 
tête, aliqaem eodem crimine in 
samm.am capitis pericalam ar- 
cessëre. Cic. Intenter à qqn 
une — de brigue, arcessëre ali- 
qaem ambitàs crimine. Cie. 
une — de détournements, ar- 
cessëre aliqaem pecanix eaptœ 
(par anal, avec la constr. du 
verbe accasare). Sali, une — 
de lèse-majesté, arcessëre ali- 
qaem majestatis. Tac. Intenter 
au même Sopater devant Verres 
la même — , eidem Sopatro ad 
Verrem, ejasdem, rei nomen ar- 
cessëre {m. à m. ■ aller portera 
Verres la même accusation con- 
tre le même Sopater").Cic.Inten- 
ter k qqn une — de haute tra- 
hison, alicai actionem perdael- 
liùnis intendëre. Liv. une — de 
lèse-majesté, movêre alicai cri- 
men maj'estatis. Tac. aliqaem 
ream majestatis apad j'adices 
facëre. Tac. Voy. aussi accuser. 
Soutenir jusqu'au bout une — 
intentée à qqn, aliqaem ream 
peragëre. Liv. On abandonna 
r — qu'on lui avait intentée, 
reeeptas est reas, neqae perac- 
ta^. Tac. (anu., IV, 21). Voy. ac- 
cuser. — reconventionnelle, con- 
certativa accaiatio. Aact. ap. 
Qaint. (VII, 2, 9). Formule d'— , 
actio, ônis, f. Cic. (de nat. 
deor., 111, 7i, cf. actiones com- 
ponêre. Cic. [ad Att., VI, 1,8]; 
alicai actionem dietâre. Saet. 
[rhet. 2]). Intenter une — avec 
un autre, appuyer une — in- 
tentéa par un autre, sabscri- 
bëre, tr. Plaat. Cic. (ex.: sabscr. 
hom,ini dieam. Plaat. sabscrip- 
sit, qaod is pecaniam accepis- 
set. Cic. neminem neqae sao 
nomine [- ni comme accusateur 
principal -] neqae sabscribens 
accasavit. Nep.). Celui qui ap- 
puie une — intentée par un 
autre, sabscriptor, ôris, m.Cic. 
(div. in Csecil., i.7; 51). Csel. 
ap. Cic. (ep., VIII, 8, 1). — 



signée par un autre, subs- 
criptio, ônis, f. Cic. (div. in 
Cx'cil. A9). Sen. (benef., lU, n; 
e.xtr.). Ulp. (dig., XLVIII, 2, 7 
init.). — intentée de mauvaise 
foi,caiamnia, a?, f. Cic. (ex.;cua- 
sam, calamnix reperire. Cic. 
calamniam jaràre [« jurer 
qu'on n'intente pas une accusa- 
tion de mauvaise foi ■]. Salpic. 
ap. Cic. Il (.Méton.) L'— , c.-à-d. 
le discours de l'accusateur. 
Accusatio, ônis, f. Cic. Plin. 
(ex.: accasationem légère. Plin. 
accasationis qainqae libri.Cic). 
Produire contie qqn une — 
écrite, libellam dare de aliqao. 
Plin. j. T (Par ext.) Action de 
signaler qqch. comme répré- 
hensible. Insimulatio, ônis, 
f. Cic. (ex.: ins. probroram. 
Cic). 

accusatoire, adj. Relatif à 
l'accusation. Accasatorias, a, 
am, adj. Cic. 

accusatrice, s. f. Colle qui 
accuse. Accasatrir, trlcis, f. 
Plin. j. Plus orJin. qax acca- 
sat. — de mauvaise foi, calam- 
niatrix, tricis, f. Ulp. Hier. 

accusé, ée, part. pass. de accu- 
ser. Voy. ce mot. 1 S. m. et f. 
Celui qui est accusé ; celle qui 
est accusée. Reus, i {• accusé 
au civil oa au criminel "), m. 
Cic. Liv. Tac. (avec le nom du 
crime dont on est accusé au 
Géu.(ouplusrar.)àrAbl. précédé 
do de , ex.: reas ad popalam. 
Liv. [11,53,3]; reas parricidii. 
Qaint. de vi. Cœl. ap. Cic. pos- 
talare aliqaemream impietatis. 
Plin. j. referre in reos aliqaem 
[- inscrire qqn au nombro des 
accusés ', en pari, du préteur] 
Cic. aiigaem ex reis eximëre 
[" effacer le nom de qqn sur la 
liste des accusés ». Cic); rea, 
se, f. Cic. (mêmes constructions). 

Voy. PRÉVENU, INCULPÉ. 

accuser, v. tr. Désigner qqn 
comme coupable ou responsable. 
Accusare, tr. Cic. etc. (ex.: 
aliqaem liberias. Cic. aliqaem 
asperê et acerbe in senatu. Cic. 
aliqaem graviter, gravissinxë. 
Cic. deos hominesqae. Liv. 
regem temeritatis , consalem 
segnitise. Liv. [XXXI, 38, 1]. 
aliqaem de epistalaram negle- 
gentiâ. Cic. in qao te accaso. 
Cic. alicajas avaritiam perfi- 
diamqae. Nep. inertiam ada- 
lescentiam. Cic. saperbiam alU- 
cajas. Cic. mais voy. ci- des- 
sous, ace. aliqaem in episfalà 
qaàdam, qaod.. . et le subj. Cic. 
qaod [» quant à ce fait que... " ] 
me ssepe accasas, car hanc 
meum casum tam graviter fe- 
ram, debes ignoscëre. Cie.) , 
arguére, {pr. • accuser en four- 
nissant les preuves de la culpa- 
bilité de qqn -), tr. Cic. (ex.: 
serves ipsos neqae accusa ne- 
qae argao. Cic. arg. aliqaem 
probri, stapri, dedecoris. Plaat. 
tanti facinoris. Cic. sammi 



« 



ACC 



ACC 



êcelerU 'io. Uoc crimine [- de 
ce chef -] te non arguo. Cic. 
qaœrere de eo crimine, de quo 
arguatar... Cic. de quibus nuo- 
niam \erboarijuir, verbo [ -d'un 
mot .] tatis est negare. Cic. id 
qaod me argais. Cic. [Phil.,2, 
29]. corruptam a rege capére 
Cymen noluisse argaebat. S'ep. 
Roscius arguitar occidisse pa- 
trenx. Cic); coarguëre (avec 
ua sens uu peu plus fort que le 
préeëd.), tr. Cic. Lii: (ex.: 
coar.j. aliquem. Cic. aliquem 
coram. Liv. aliquem avaritiss. 
Cic. aliquem facinoris. Tac.); 
crimiDari (pr. . faire des re- 
proches, incriminer, accuser •), 
dëp. tr. Cic. Sali. Liv. Cart. 
(ex.; crim. senatum. Sali, pa- 
tres. Liv. regem. Cart. ne me 
criminaretar tibi [• auprès de 
toi .]. Ter. cr. patres apudple- 
bem. Lii. criminari niliil [. eu 
rien .] Sestiam. Cic. me esse 
gratam criminaris. Cic. crimi- 
nabatur etiam, qaod Tituni 
filiam ab hominibas relegasset 
et rari habitare jassisset. Ci>:.); 
iDcusâre (pr. . mettre en 
cause .), tr. Cœs. Liv. Qaint. 
Tac. (ex.: inc. aliqaem. Cvs. 
aliqaem graviter ob defectio- 
nem. Liv. aliqaem probri. 
Plaat. aliqaem laxàs et eaper- 
bise. Tac.) ; insimulâre {pr. 
et surtout - accuser à tort -), 
tr. Plaat. Cic. Liv. (ex.: ins. 
aliqaem insontem. Plaat. ali- 
qaem falso. Cic. aliquem falso 
crimine. Liv. qaeruntar qaod 
eos insimalemus omnia incerta 
dicëre. CO:. insimalat homi- 
nem discessisse. Cic. aliqaem 
probri. Plaat. aliqaem probri 
falso. Plaat. aliqaem proditi- 

nis. Cœs. se peccati, qaod 

Cic. Il Signaler qqn comme cou- 
pable devant les tribunaux. 
Accusâre. tr. Cic. Liv. etc. 
(ex.: ace. aliquem. Cic. aliquem 
violenter. Liv. aliqaem ad po- 
palum [on pari, des tribuns]. 
Liv. avec le Gén. de la faute : 
ace. aliquem ambitûs. Cic. ali- 
quem proditionis. Nep. ali- 
?uem ante actaram rerum 
• de sa conduite passée -]. 
Nep. aliqaem apud prsetorem 
rei capitalis. Cic. avec la prép. 
de et l'Abl. de la faute : ace. 
aliquem de vene^iis. Cic. avec 
la prép. propter et l'Ace, ace. 
aliquem propter injurias. Cic. 
avec la prép. inter et l'Ace. 
J'un nom de pars.: ace. aliquem 
inter sicarios f« accuser qqn do 
meurtre -]. Cic. ace. aliquem 
quod... et le subj. Nep.) ; ar- 
guere (pr. • accuser avec preu- 
ves • ); tr. Cic. Tac. (ex.: quod 
reos, ne apud prxfectum ur- 
bis arguerentur, ad prsetorem 
detulistct. Tac. Roscius argui- 
tar occidisse patrem. Cic. io 
constr. ord. c. occuidre) ; ar- 
cessere (. citer en justice -), 
tr. Cic. (seul, dans les locutions 



ACE 



arcesière atiquent judicio ou 
nomine alicujus rei ou crimine 
alicajus rei; voy. les exemples 
au mot accusatio.nI ; déferre 
nomen alicujus (pr. • accu- 
ser en dénonçant •). Cic. etc. 
(ex.: d. nomcn amici mei de 
ambita. Cic.) et par ext. dé- 
ferre aliquem. Cic. Quint. 
Tac. (ex.: déferre Capitonem. 
Tac. reos, ne apad prsefectum 
arbia argaantar, ad prxtorem 
déferre. Tac. reos ejasdem cri- 
minis déferre. Quint, au pass. 
ab aliquo deferri farti. Cic.) ; 
crimmâri, dép. tr. Cic. (ex.: 
venenam ejasdem Clodise ne- 
candse caasà parasse Cxlium 
criminantar. Cic. Q. Metellum 
apud popalum Romanam cri- 
minatas est bellam illum du- 
cëre. Cic. criminari aliqaem 
çaoof... etlesubj. Phœdr.]; in- 
simulâre (• accuser, surtout 
à tort ■), tr. Cic. Liv. Qaint. 
(e.x.: insimalari proditionis cri- 
mine. Liv. insimulari repetun- 
darumcrimine. Quint.); inter- 
TOgâre (pr. . demander compte 
devant les tribunaux, accuser-), 
tr. Sali. Liv. Tac. (ex.: inter- 
rogo lege Plautia [- au nom de 
la loi Plautia -]. Sali, interr. 
ahquem legibus. Liv. aliqaem 
legibas ambitûs. Sali, aliquem 
lege repetandaram. V'ell. ou 
simpl. repetandaram. Tac. 
[tour assez rare]); postulàre 
(pr. - poursuivre, accuS3r "), 
tr. Cic. (ex,: postulàre aliquem. 
Cic. aliqaem impietatis reum. 
Plin. j. aliquem de ambitu.Cic. 
de repetundis. Cic. repetanda- 
ram. Saet. repetundis. Tac. 
majestatis. Tac. capitis. Jet.). 
— qqn en justice, aliqaem in 
crinxen vocare. Cic. addacëre. 
Plin. aliquem in jadicium de- 
ducëre ou addacëre ou l'ocdre. 
Cic. aliquem in crimen et in 
j'adiciam vocâre. Cic. aliquem 
reum facère. Cic. agëre. Liv. 
constituère. Jet. — qqn de 
qqch., aliquem in crimen ali- 
cajus rei vocare. Cic. nomen 
alicajus ou nomen alicai dé- 
ferre de aliqaâ re. Cic. aliquem 
in jadicium vocqre de aliqtiâ 
re. Cic. postulàre aliqaem ali- 
cajus rei. Tac. de aliqaâ ré. 
Cic. — faussement, calamniâri, 
dép. tr. Cornif. rhet. Cic. Suct. 
crimen (ingère (in aliqaem). 
Cic. Etre accusé, accasàri, pass. 
argai, pass. insimalari, pass. 
(voy. ci-dessus), in crimen vo- 
càri. Nep. venire. Ter. esse in 
crimine. Cic. in jadicium vo- 
càri de aliqaâ ré. Cic. ream 
fieri. Cic. Je no sais pas do quoi 
crime jo suis accusé, cajas cri- 
minis reus sim, non video. Cic. 
Je suis accusé d'avoir..., reas 
sam, quod... et le subj. Liv. 1 
Signaler qqch. comme répré- 
liensible. Accusàre, tr. Cic. 
(e\.: ace. alicajas avaritiam 
perftdiamqae. Nep. inertiam 



adulescentian\. Cic. saperbiam 
alicajas. Cic.); incusàre, tr. 
I.iv. Qaint. (ex.: incasAre in- 
jurias Romanoram. Liv. fac- 
tum alicajas. Ov. alienam cal- 
pam. Qaint.) ; criminari, dép. 
tr. Cic. (ex.: omnia criminari. 
Cic); insimulâre. tr. Cic. Liv. 
(ex.: qaod ego insimalo. Cic. 
insimalare callidam malitiam 
inimici. Liv. neqae aliad qaam 
patientia aat pndor insimalari 
posset. Liv. [XXIX, âO, 3]). — 
la négligence de qqn, lui en 
faire uu crime. Voy. crime. — 
la fortune, conqaeri fortunam. 
Pacav.saam fatum aat fortu- 
nam. Cornif. rhet. suam fatam 
qaeri. Ca-s. [B. G., I, 39, U]. 
-^ tout, gaeri omnia. Cic. — 
l'orgueil d'autrui, queri de ai- 
terius saperbiâ. Sen. Nous na 
pouvons accuser que nous - 
mêmes, nihil nisi de nobis 
qaeri possamus. || (Spécial.) — 
ses péchés, peccata fateri ou 
conÇitêri. Eccl. 1 Rendre mani- 
feste. Voy. DÉCELER. DÉNOTER, 

.MANIFESTE. || (Spécial.) Accuser 
réception (d'une leUre), occep- 
tas litteras denantiàre. Cic. 
acens, s. m. Dojnaine assujetti 
à un cens (arch.). Fundus vec- 
tigalis. Jet. prsedium vectigale. 
Jet. 

acense, s. f. Contrat assujettis- 
sant un domaine à un cens. 
Locatio, Onis, t. Cic. (ad. Att., 
I, 17, 9). Liv. (XXXIX, W, 8). t 
La chose acenséa. Voy. acens. 

acensement, s. m. Action 
d'aceriser. Locâtio, ônis, f. Cic. 

acenser, v. tr. Donner à cens, 
c.-à-d. à ferme. Locare, tr. 
Cic. Liv. Plin. j. 

acéphale, adj. Sans chef. .4ce- 
phalus, a, um, adj. Eccl. (dans 
Isid. [or., V. 39, sq. et., VIII, 
5, 66] le mot est substantif et 
désigne, au plur. acephali, une 
secte d'hérétiques qui ne re- 
connaissent pas le chef de 
l'Eglise). T (Gr. àxÉ^aXo;.) Sans 
tête. Capite carens. 

acerbe, adj. Qui a une saveur 
acide désagréable. Acerbus, 
a, um, adj. Varr. Cic. Plin. 
(ex. : a. sapor. Plin. piram. 
Varr. oliva. Plin. uva. Phœdr.). 
1 Fig. Piquant et désagréable 
(surt. en pari, do qqn). Acer- 

bus, a, um, adj. Cic. (ex.: o. 
inimicus, hostis. Cic. acerbus 

alicui. Cic. in aliquem. Ov. 

acerba severitas. Cic. linguœ 

acerbee et immodice libcrsefait. 

Liv. minaces et acerbœ litterx. 

Cic. litterœ acerbissimœ. Cic. 

acarbum et brève scriptam 

Suet. a. facetix. 'Tac.) 
acerbité, s. f. Qualité do ce 

qui est acerbe. Acerbitas, 

âtis, f. Cic. etc. (au propre: 

a. fructaum. Cic. Plin. au fig. 

a. morum, naturx. Cic. senten- 

tiarum. Cic. orationis. Liv. 

salis. Quint.). 
acéré (gr. a privatif et xépa;, 






eorne), adj. Sans cornes. Cor- 
nihas carens. 
acéré, ée, adj. Dont la pointe 
est aiguo, le tranchant aflilt^ 
Acer^ acris, e, adj. LacU. 
Tac. (ex.: acria urma. Lucil. 
hastaa gérant, angusto et brevi 
ferro, sed ita ucri... Tac); 
acutus, a, um, adj. Plaut. 
Col. (ox.: cutter, fiant, acutis- 
sima faix. Col.) 1 (Kig.) Trcs 
piquant. Mordax, adj. Oi/. 
(i).\.: mordax carmen. Ov.); 
aculeatus, a, um, adj. Cic. 
[•ix.: aculeatœ litterx. Cic. [ad 
;\tt., XIV, 8, 1]). Discours — , 
aculei orationis. Cic. verboram 
acalei. Cic. Plaisanterie — , j'o- 
cas mordens. Juven. acerbse 
facetix. Tac. 

acérer, v. tr. Garnir d'acier. 
Merâ acieferri instruëreoacx- 
coqucre nacleum (erri ad in- 
durandam aciem. Plin. ^ 
Rendre piquant. Aciiërc, tr. Cic. 
t^xacaëre, tr. Cic. Surt. au part, 
passé ACÉRÉ, ÉE, acaleatas, a, 
um, adj. Cic. 

acétabule, s. m. Vase à mettra 
du vinaigre. Acetabalam, i, n. 
Quint. Uip. Apic. 1 Mesure con- 
tenant le quart de l'hémine. 
Acetabalam, i, n. Cato. Cels. 
1 (Arch.) Cavité où s'emboîtent 
certains os. Acetahulum, i, n. 
Plin. (X.\VIII, 179). 1 Suçoir 
dos racines. Acetabalam, i, n. 
Plin. (IX, 85 sqq.) 

achalandage, s. m. Action 
d'achalander. (Ne peut se tra- 
duire que par une périphrase 
empruntée à la trad. du v. 
achalandée). ^ (Méton.) Les 
chalands. Emenies, ium. p. 
subst. m. pi. Cic. Sen. Emp- 
tores, um, m. pi. Cic. 

achalander, v. tr. Fournir de 
chalands. Multos emptores ali- 
cai comparàre. — une boutique, 
tabernœ celebritatem addêre. 
(d'apr. Liv.) ou emptoram (re- 
quentiam ad tabernam allicére 
ou pellicére. Cic. Boutique bien 
achalandée, taberna cclebrita- 
te semper refertissima. (d'apr. 
Cic). Marché bien achalandé, 
célèbre et frequens emporiam. 
Liv. ^ Mettre en vogue. Cele- 
britatem et nomen alicui ou 
alicai rei dare. Cet orateur 
n'est pas encore bien achalan- 
dé, hic orator nondum, aadien- 
tium celebritate [reqaentatur. 

noharnement, s. m. Action de 
>* acharner. Continua rabies. 
lyil. L' — du tigre sur sa proie, 
tigridis (aror rabide prœdam 
tacerantis. ^ Action de s'atta- 
quer k qqn sans lâcher prise. 
infensas animas. Cic. ou qqf. 
atrocitas, àtis, f. Ctc. Sen. — 
h punir, atrocitas animi in 
cxigendis pœnis.Sen. L' — qu'il 
a mis à attaquer l'ancienne 
Académie, atrocitas ista quo 
modo in vetercm Academ.iam 
irruperit. Cic. Avec — , infenso 
animo. Cic, acriter, adv. Cic. 



ACH 

infensë, adv. Tac, infensius, 
adv. au comp. Cic. Liv. atro- 
citcr, adv. Cic, Liv. capitaliter. 
Plin. j. Attaquer aqn avec, — 
infcnsê invehi in aliqaem. Tac. 
Combattre avec plus d' — on 
avant du retranchement, infen- 
sius pro vallo pugnâre. Liv. 
(XX.XIV, 15, 3). Voyez acharner. 
On peut encore employer uno 
des e.\pr. suiv. : acre stadium 
aliquenx aggrediendi ou la- 
cessendi; continua in impetu 
rabies. Combattre avec — , 
acriter et dia pugnare. Cic. 
Liv. acriter pagnam inire. 
Liv. Discuter avec — , de ali- 
qua re certare cam aliqao 
pugnaciter. Cic. 1 (Par anal.). 
Action do s'attacher à qqch. 
avec obstination. Aviditas, 
âtis, f. Cic. Liv. (avec le Gén. 
de la chose); acre stadiam ou 
acris capiditas (avec le gén. do 
la chose; pertinacia, ai [in ali- 
qaà re facicndâ), f. Cic. Sen. 
Poursuivre avec — cxagitare, 
tr. Cees. Nep. Ov. cupide inse- 
qiii, dép. tr. Auct. b. Afr. 
Cœs. strenaë inseqai. Liv. in- 
sequi. Nep. insectari et agitâre. 
Cic. L' — de la fortune, insec- 
tatio fortunse. Liv. Quint. 
acharner, v. tr. (t. de vénerie). 
Donner (à des chiens, à des 
faucons, etc.) le goût de la chair. 
(Canes, falcones, etc.) avidos 
carnis facëre ou reddëre. Fig. 
Inescàre, tr. Sen. |l (Par ext".) 
Garnir do chair. Carne ins- 
traëre. ^ Attacher à une proie 
(surt. au participe passé et à la 
forme pronominale). La meute 
.acharnée sur le sanglier, canrem 
tarba lacessendo apro assidaa 
et acris. Les chiens acharnés 
contre un ours, canes acriter 
et dia arso instantes. Cet ani 
mal s'acharne sur sa proie, hsec 
fera continua rabie prasdam 
lacerai. 1 Inspirer une hains 
tenace contre qqn (surtout au 
participa passé et à la forme 
pronominale). Infestissimum 
facëre aliquem alicui. Cic. Leur 
férocité naturelle les acharnait 
sur les vaincus, feritate insitâ 
accensi victis instabant. Ta 
fureur s'est par trop acharnée 
après moi, vexavit me diutius 
faror taus assidaus et acer. 
S' — contre qqn, atrocius in 
aliquem s^vîre. Liv. S* — contre 
la loi et contre celui qui la pro- 
pose, atrociter in rogationem 
latoremque ipsum, invehi. Liv. 
Acharné contre qqn, alicai in- 
visus infestar^que ou infestas 
invisasque. Liv. Ennemi achar- 
né, infensus hostis. Liv. capi- 
talis hostis. Cic. Jo me déclare 
l'ennemi de ces gens-là; ils 
auront en moi un accusateur 
entêté, acharné, un adversaire 
sévère, profiteur huic generi 
hominam, me inimicam. acca- 
satorem odiosum , assiduam, 
acerbam adversarium. Cic. Qui 



ACH 



ta 



donc a été l'adversaire plu» 
acharné d'Isoorato ? Qui» Ito- 
crati «st adversatas infensius? 
Cic. (or. 172 . || (Par anal.) 
Att.icher obstinément à qqch. 
S'acharner, omni studio in- 
camhëre ad aliqaid. Cic. in 
aliquid. Cxs. S' — a la ruino 
dos habitants do Crémone, in- 
cumbère ad excidium Cremo- 
ncnsiam. Tac. S' — au jeu, iL, 
jouer, aleam ludëre assidue. 
•Suet. S' — contre ou aprè« 
(c.-à-d. poursuivre avec achar- 
nement). Exagitare, tr. Cses. 
Nep. Ov. (ex. : exagitare feram. 
Ov. confugi ad te exaaitatus 
a cuncià Graicià. Nep. quod 
ab Saebis complures annoê 
exagitati bello premebantur. 
Cœs.; insequi, dép. tr. Cœs. 
Nep. Liv, (ex. : cupide Cnse- 
qaentes. Auct. b. Afr. capidius 
insecuti. Cœs. insequi s'trenué 
hostem.Liv. insequi aticajusfa- 
miliares.Nep.); insectârl, dép. 
fr. Cic. (ox. : aquila insectana 
alias aves et agitans. Cic. im- 
pios insectantes Furise. Cic, 
insectari aliqaem vehementius. 
Cic. inimicê. Cic). || Adj .achar- 
né, ÉE, où l'on s'acharne. Acer, 
cris, e, adj. Cic. Atro.x, adj. 
Cic. Sali. Liv. Guerre acharnée, 
bellam atrox. Sali, inexpia- 
bilc bellum. Cic. Combat achar- 
né, prœliam (pugna. certamen) 
atrox. Liv. Le combat fut — , 
diu et atrociter pugnatum est. 
Cic. Livrer un combat — , acri- 
ter et diu pugnare. Cic. Haina 
acharnée, odium capitale. Cic. 
inexpiabile. Liv. Travail achar- 
né, enixa opéra. Frontin. eni- 
xior opéra. Sen. Plin. impro- 
bas labor. Virg. elaboratio, 
ônis, f. Cornif. (rhet., IV, 3i). 
ElTort — , improbus conatas. 
Sen. 

achat, s. m. Action d'acheter. 
Emptio, ônis, f. Varr. Cic. 
Plin. j. (ex. : emptio agroram 
Tac. Alexandrinarum marcium. 
Suet. equina. Varr. ista falsa 
et simulata emptio. Cic mala 
emptio semper ingrata. Plin. j. 
eà emptione bene emimusl-^ nous 
avons fait là un achat à bon 
compte "J. Cic. rare au plnr. : 
m.axima3 sum.m.as emptionibas 
accapare. Plin. j. [ep., VllI, 3. 
3]); comparâtio, ônis, f. (ox.: 
framentoram ou framentaria, 
Traj. ap. Plin. j. servorum. 
Jet.]. Faire un achat, emptioncm 
facëre. Varr. Liv. Jet. ou simpl. 
emëre. Cic. Voy. acheter. — à 
bon marché, vilitas emptionis, 
Cic. Un mauvais — fait toujours 
de la peine, quod maie emptam 
est semper psenitet. Dépanser 
de grosses sommes à 1' — d'es- 
claves, magnas summas ero- 
gare ad emendos servos. Liv. 
Demander conseil à qqn pour 
r — d'une terre , de emendo 
fando ad aliquem referre. Plin. 
j. Il ordonna que les achats 



VI 



ACH 



fussent faits non p;is contre 
argent, mais par échange, <!i»» 
singula non pecunùi, sed com- 
paratione merciam fossit. Jas- i 
tin.^ (Par e\t.) Co qu'on achète. ' 
chose acholée. fc'mpïio 6nis, f. 
Cic. Emptam, i. n. Cic. (e.\. : 
ex empio. Cic. constat nego- 
tiatio [' coraraorce >] ex empto 
et vendito. Sen. res empta. 
Cic. qaod emitar, qaod emp- 
tam est, etc. Voyez emplette. 
■cbe, s. f. Nom dune plante. 
Apiam, ii, n. Col. Plin. Cou- 
ronne d' — apiacia ou apiaca 
corona. Uyg. Semblable à 1' — , 
apiacas, a, nm, adj. Cato ap. 
Plin. Bouilli avec de 1' -, apia- 
tus, a, um, adj. Th. Pri^c. 
Parsemé de graines d' — , apia- 
ftis.a, am, adj. Plin. (XIII, 97). 
acheminement, s. m. Action 
de s'acheminer. Iter, itineris, 
n. Cic. Liv. Aditixs, ùs, m. Liv. 
Cartas, as, m.Liv.i Fig. Action 
de s'avancer par degrés ; ré- 
sultat de cette action. Gradas, 
as, m. Cic. Liv. Ce fut un pre- 
mier aelierainement à l'exten- 
sion de notre empire, primas 
gradns imperii nostri factas 
est. Cic. — à mon retour, gra- 
das rediiàs mei. Cic. Co fut un 
— au consulat, eo grada via | 
facta est ad consalatum. Liv. j 
Travailler à 1'— d'une affaire, ! 
cnrnre ut res sensim procédât. ' 
acheminer, v. tr. Mettre eu 
chemin, faire avancer. _M iter 
indacére. Qaint. Mittêre, tr. 
Cic. Ca?s. Justin. — des convois, 
eommeatus pervehère. Liv. 
(XLIV, 6, 6). S' — proficisci, 
dép. intr. Cic. Liv. Iter in- 
gredi. Liv. Iter intendëre. 
Movère se ex arbe. Nep. de 
Camano. Cic. ou movëri, 
passif. Ov. Fig. Acheminer la 
paix, idam aperlre ad pacem. 
L'œuvre de Dieu s'achemi- 
nait, procedebat Dei opas. 
1 Faire avancer par degrés vers 
un but. Promovére, tr. Plin.j. 
Saet . Gradatim ducére, tr. 
(d'apr. Cic.). S'— ipro/icisci, dép. 
intr. Cic. {ad reliqua. Cic. or- 
dine ad reliqua. Cic. adexitiam,. 
Comif. rUet.). 
acheter, v. tr. Acquérir à prix 
d'argent. Eznère, tr. Cic. Sali, 
etc. (ex. : emére domam de 
aliqao. Cic. œdes ab aliqao. 
Cic. ande qaidqae emeris. Cic. 
emére arietes a Tarento. Petr. 
ex prœdâ empta mancipia. 
Liv. empti ex ergastulis. Cic. 
hasta çoam filio [■ pour son 
fils •! miiiti emerat. Liv. emére 
paeliam dono alicai. Ter. emé- 
re (andam in diem [- à terme 
oa à crédit ■]. Nep. fabulas 
pretio suo [■ à leur prix •]. 
Ter. ancillam eere «uo. Tac. 
emére aliqaid parvo tere. Sen. 
emére grandi pecaniâ. Cic. 
magno [- clier •]. Cic. parvo 
[- bon marché -]. Cic. immen^ 
•o. iSo«<. vili [• à bas prix -]. 



ACH 

Plaut. euro [- cher ■]. Plaai. 
carê. Hor. non caré. Varr. 
eqiios corius quam coquos. 
Cato. emére ciomum prope di- 
midio carias qti<im ^stimaba- 
tur. Cic. quanti lam émit? 
Plaat. quanti emi potest mi- 
nimo [litt. • à quel prix peut- 
on l'acheter le moins cher .'c.-à-d. 
ouel est le plus juste prix? •]. 
Plaat. tanti, quanti voluit, émit. 
Cic. emc'repfuris [- plus cher 
Varr. minoris [-moins cher 
Cic. aat minoris aut etiam 
pluris. Cic. bene [_• à bon 
compte •] emère. Cic. melius 
[- à meilleur compte •] cmëro. 
Cic. maie f- à de mauvaises 



le f. 



conditions -] emére. Cic. emé- 
re talento [-pour un talent»]. 
Plaat. daplo. Sen. rhet. asse 
[. pour un as -] panem. Petr. 
qaot minis cam émit? Plaat. 
emére bona de aliquo duobus 
millibas nummain. Cic. absol. 
malo emére quam rogûre.Cic); 
emptitàre [pr. • acheter habi- 
tuellement et par ext. ache- 
ter -), tr. Cato ap. Fest. (p. 286, 
25). S. C. ap. Tac. (ann., XIV, 
hl). Col. (VIII, 10. è). Plin. j. 
(op., V, 19, 5) ; mercàri [pr. 
.. acquérir a prix d'argent »1, 
dép. tr. Cic. (ex. : mercari fan- 
damdo papillo. Cic. (diquid ab 
aliqao. Cic.) ; paràre (pr. - se 
procurer à prix d'argent »), tr. 
Cic. Cœs (ex. : p. hortps, prse- 
dia. Cic. framentum. Cafs. 
eqaos. Caes. jamenta impenso 
pretio. Cses. œre, argento pa- 
ratas servus. Sali. Liv.) ; com- 
parâre {pr. ■ se procurer pour 
de l'argent -), tr. Plaat. (ex. ; 
comparare navem et malierem 
Plaat. prsedia. Plin. j.) ; redi- 
wëre, tr. Ca-a. Cic. Liv. (ex. : 
red. necessaria ad cultum. Liv. 
pacem parte (ractaum. Cic. 
pacem obsidibas. Cses.) ; sn- 
mëre [pr. • prendre pour son 
usage, acquérir, acheter -), tr. 
Cic. (ex. : sumére verrem. Pom- 
pon com. gcnus signorum. Cic. 
nia qase parvo sumi neijucunt. 
Hor.). — ensemble ou à la fois, 
coemeTe, tr. Ter. Cic. (ex. : 
cocmëre malta. Ter. maltos 
eqaos. Cic.) ; commercàri, 
dép. tr. Plaut. (ex. : captivos. 
Plaat.) — des provisions (de 
bouche), obsonare, tr. etabs. 
(ex. : obs. alicai. Plaat. Impers. 
ohsonatur. Plaat. Ter. vixdra- 
ctiamis est obsonatum decem. 
Ter.) — pour le compte d'au- 
trui. conciliaire, tr. Plaut. 
(ts\. : c. alicai peregrinum 
Spartanam. Plaat. alUjuam 
pulchre (» à bon marché -]. 
Plaat.). Avoir onvied' — , emp- 
turire, tr. Farr. Qui a la ma- 
nie d' — .emcuc, adj. Cic. Manie 
d' — , emacitas, àtis, f. Coi. 
Plin. Qu'on trouve à — , vena- 
it», «, adj. Ter. Cic. Qu'on 
trouve facilement à — , vilis, e, 
adj. Cic. (ex. : vilis servalus. Cic. 



ACH 

[rwncntum vHius. Cic. rcs vilio- 
rcs. Ter. res l'iiissim.i;. Cic.) 
1 Fig. — qqn, payer qqn pour 
l'avoir à sa discrétion. Emëre. 
tr. Cic. i-ii'. \'al.-Ma.v. (ex. ■ 
judices. Cic percassoreni in 
aliqaem. Cart. ptruniâ cmptas. 
Cic); corrumpëre, tr. ^ex. ; 
aliqaen\ pecunitli . Sali . aliqaem 
auro. Sali, aliqaem donis. Sali, 
tribam tarpi largitione. Cic). 
il (Par ext.) —l'empire, emére 
imperium. Sali. — les sentences 
des juges, emére sententias ju- 
dicam. Cic. — la pais, emilre 
pacem. Justin, pacem jiretio. 
Liv. — sa liberté, emére iiber- 
tatem ab aliqao. Val.-Max. — 
par ses largesses la bonne vo- 
lonté dos soldats, redimére lar- 
gitione militum voluntates. 
Cxs. — l'autorisation de qqn, 
Jas nandinari ab aliquo. Cic. 
- le nom de sénateur, nundi- 
nàri senatorium nomcn. Cic. 
Ceux qui étaient achetés par 
eux pour commettre un meur- 
tre, (jui ab eis condacebantar, 
ut aliqaem occiderent. Cic. 
(Rose. Am. 93). On peut ache- 
ter pour un morceau do pain 
son silence ou son témoignage, 
frasto panis conduci potest, 
vel ati taceat vei uti loqaatur. 
Cato (orat. fr. IiO, 2). Se laisser 
—, pecuniamaccipére. Cic. Qui 
se laisse —, venalis, e, adj. Cic. 
(ex.: vox. Cic. adscriptor[' celui 
qui souscrit, qui approuve •]. 
Cic. maltitudo venalis pretio. 
Liv. habere vcnalem in Siciliâ 
jurisdictionem. Cic). 1 Obtenir 
qqch. au prix d'un sacii6ce. 
Compensâre aliqaid cum ali- 
quà re. Cic. (cf. do fin., V, hS : 
Isetitiam cam doloribus). — la 
paix au prix de la liberté, pa- 
cem, cam servitute accipére. 
Liv. — qqch. au prix de la vie, 
aliqaid suo capite emëre ou 
aliqaid vitse damno parâre. — 
la victoiro par une grosse perte 
d'hommes, victoriam dam,no 
amissi militis pensare. Vell. 
La victoire fut achetée p.ir un > 
grande elfusion de sang, multo 
sanguine Victoria stetit. Liv. 
acheteur, s. m. Celuiqui achète. 
Emptor, Cris, m. Cic. Saet. Is 
qui émit, emerat, etc. Cses. Les 
acheteurs, ementes, iam, m pi. 
Justin. (XI, I., 8). 
acheteuse, s. f. Cellequi achète. 
F.mptrix, icis, C. Modest. dig. 
Cùd. Jast. ou plutôt ea, qwe 
émit, emerat, etc. 
achevé, ée, adj. A qui il ne 
manque plus rien. AbSOlutUS, 
a, um. p. adj. (avec Compar. 
et Suporl.). Cic. (ex. : abs. phi- 
losophas. Cic. argamentatio. 
Cornif. rhet. ordin. absolatat 
et perfectas ou perfectus atqae 
absoluius. Cic ); perfectus, a, 
um, adj. Cic. Corni(. rhet. 
(ex. : p. orator. Cic. p. in di- 
cendo. Cic. in arte. Cic. elo- 
qaentia. Cic); completUB, U, 



I 



um, p. adj. C'ic. (complétas et 
pcrfuctas verhoriim ambitas. 
<:ic. [orat..lOi|); consumma- 
tUS, a, um. |>. adj. (uiilé a 
l'ép. impur., «m. : o. sapicntia, 
Srfn. cluijacntia. Quint, ars. 
PUn. c. orator. Quint, paironi. 
Quint.). Danseurs achevés, ar- 
tifices saltutionis. ■'iaet. ffit.,"). 
l'eintro ot sculilour aclievt, 
pingendi ftngenc/iijue idem mi- 
rus tirtiÇcx. Quint. (XII, 10, G). 
Les Grecs passés maîtres Jait- 
Part de la parole, Gr;i'ci 
dicendi artifices et doclo- 
res. Cic. (do orat., 1, 231. Ki- 
dieule — , riiliculissimus komo. 
Voleur — , tri^ar, [ûris, m. 
Plaat. (aulul. 0_.">), homo fura- 
cissimus. Cic. Fou — . homo in 
primis stultissimus. Cic. 
achèvement, s. m. Action 
d'achever. Perfectio, ônis, f. 
<AC. {ex. : p. majcimorum ope- 
ram. Cic); confectio, ônis, 
r. Cic. (o.\. : t;. belli. Vie.) ; con- 
clusio, ônis, f. Cic. (ex. : c. 
muneris ac negotii tui. Cic); 
consun2n2atio, ônis, l. (pos- 
ter, à l'ep. class., ex. . cons. 
maximarum reram. 6en. ope- 
ris. Quint, cœptorum. Jet.) ; fi- 
nis, is, m. Cses. Cic. ^ex. : 
Jinis bellandi. Cxs. vitx. Sali. 
(. loqucndi, oppugnandi. Cxs.); 
exiius, ùs, m. Cic (ex. : exi- 
tus mimi, (abulœ. Cic). Tour- 
iuivre 1' — d'une affaire, 'wse- 
qai negotium. Cic.exseqal ali- 
quid usque ad cxtremum. Cic. 
d'entreprises, cxsequi ineepta. 
Liv. Mener jusqu'à complot — , 
transigêre, tr. Cic. Hall. Liv. 
(ex. : tr. negotium. Cic. facta, 
transacta omnia. Ter. utqae 
illad, quod (aciendum priinum 
fuit, l'actum atqae transactum 
est. Cic. rébus transactis. Cic. 
transactis rébus, quss in urbe 
agendxcrant.Liv.trans.aliqvid 
per aliqaem. Cic. per se. Liv. 
aliquid cum [• avec l'aide de»] 
aliquo. SalL). Poursuivre en 
toute hâte 1* — de qqcli., ad 
effectani festinàre. Liv. ', Etat 
de ce qui est achevé. Absolu- 
tio, ônis, (. Cic. (ex. : abs. ra- 
tionis. Cic. [ de 6n., V, 38]. 
perfectio atqae absolutio. Cic. 
achever, v. tr. Mener à fin une 
chose commencée. Ad Snem 
adducëre. Cic. ad effectuai 
adducére. Liv. perScëre, tr. 
Cses. iSuet. (ex. : ç. ponfem. 
Cxs. sedem antiquitus incho- 
atam. Suet.) ; conScëre, tr. 
Cic. Cxs. Hirt. (ex. : c. novis- 
simuïïn [commentarium] im,per- 
(edam. Hirt. eo aatem omni 
sermone confecto. Cic. reliquo 
sermone confecto. Cxs. c. bel- 
lum. Cic. prœlium. Cic. his ré- 
bus con^cctis. Cic. Cxs.) ; ab- 
solvère, tr. Cic. Cxs. (ex. : 
abs. tectam. Cic. opéra. Cxs. 
tecta arbis. Curt. pensam saum. 
Varr. unum quodque transigêre 
[• terminer •], expedlre, absot- 



ACH 

vëre. Cic. «os [c/iuioyos] con- 
feci et absolvi nescio quam 
bene, sed ita accurate ut niUil 
possct supra. Cic. quid est 
quod ab eo absolvi et perfici de- 
ùeat?Cic.),concludère. tr. Cic. 
(ex. : c. cpistalum. Cic. inve- 
nietis id fncinus natum a cupi- 
ditate, auctam per stuprum, 
crudelitate per[cctum atqae 
omclasum. Cic. jVerr., Il, 2, 
82J); ûnire, tr. C.-rs. Sen. 
Quint, 'lac. fex. : bcllum. Cxs. 
cum oralio finita est. Quint, 
finire vitain. Sen. Tac. non- 
dum querelam finieram. Pctr. 
finio, " j'achève -. Plin. j. 
finieram. Mart. cum initiam a 
tempestate sampserunt, incen- 
dia aut ruina finiunt. Quint. 
[VIII, 6, 50]); peragêre, tr. 
Cic. Liv. Curt. ^ex. : p. navi- 
gationem. Cic. mult um egerant, 
qui ante nos (aerunt, sed non 
peregerunt. Sen. peragêre in- 
ceptum. Virg. Liv. opu$. Suet. 
peragêre (abulam [en pari, 
d'un acteur]. Cic. p. (abulam 
vitx. Cic.) ; proHigàre, (pr. 
" en finir avec -), tr. Cic. 
Liv. Tac. (dans cert. locut. 
conS3,cr., ex. : quxstio profii- 
gata et pxne ad exitum ad- 
ducia est. Cic. res profiigata 
est. Lentul. ap. Cic. Liv. profl. 
bellum.. Cic. Liv. pr. bellum ac 
prope toUére. Cic.pr. pagnam. 
Liv. prœlium,. Liv. 'l'ac.) ; tran- 
sigêre, tr. (voy. achèveme.nt) ; 
consumraâ,re,ir. (empl. après 
rép. class., ex. : c. vitam atque 
explêre. Sen. [op.. 17, 7], con- 
summato anno. Ulp. dig. cons. 
opéra, ut inchoata sunt. PUn. 
j. quod neque opéra consum- 
màre [posset] qux instituerat, 
neque... Suet.). L'idée du verba 
■ achever • peut être rendue 
aussi par certains verbes com- 
posés avec la prép. per, ex. : 
la pacification de la Grèce 
n'était pas encore entièrement 
achevée, necdum etiam omnia 
in Grœciâ perpacala erant. 
Liv. Il acheva les fortifications 
qu'il avait commu-ncées, qux 
munimenta inchoaverat, per- 
muniit. Liv. l\ l'ait connaître 
que les fortifications d'.\thènes 
sont achevées, indicat permu- 
nitas Athenas esse. Justin. — 
un ouvrage, perpetrâre opas. 
Plaat. — un sacrifice, perpe- 
trâre sacrificiam. Liv. sacrum 
[in m.onte). Liv. — de cons- 
truire la chapelle de Vénus, 
pertexêre cellam Veneris. Vitr. 
.Vchève de développer ce que 
tu as commencé, pertexe modo 
quod exorsas es. Cic. Autres 
constr. : J'ai achevé ce que tu 
m'avais dit, quod jusseras edo- 
lavi. Cic. (ad Att., .Xltl, i7, 
1 ; plaisantcîrie empruntée à 
P'nnius cité par Varr. [sat. 
Meu. 59 : edolare libellum]). 
Recommencer ce qui est presque 
achevé, dete.vta prope retexëre. 



ACH 51 

Cic. Etre presque achevé, in 
effectu esse. Liv. (.\.\.\1, 1,0, lU,. 
Quand les travaux furent pre^- 
q uo achevés, postquam ad clfec- 
tum operis vcntum est. Liv. 
Ne crains point d' — co que lu 
as commonco, ne gravëre exse- 
dificure id opus, quod instita- 
isti. Cic. (do or., 1, 16!i). — tj 
cours de sa vie, implêre vit:e 
cursum. Plin. — ce qu'on a .1 
dire, finem (acëre sermoni suv. 
Plaat. — de parler, dicendi ou 
Inqucndi finem [acëre (on géu. . 
Cic. sermonem conficëre (<• ache- 
ver un entretien ■>). des. con- 
cladêre orationem (•■ achever 
sou discours »). Cic. — de ra- 
conter, narrandi finem (acëre. 
Cic. Il (Absol.)—,f>eré:ëi-e, intr. 
Plaut. Cic. (Acheve,p<;fj<;. Cic). 
1 Rendre complet. Absolvêre, 
tr. Liv. (es. : absolve benefi- 
ciam tuuTn. Liv.); complére, 
tr. Cic (ex. : illi enim corporia 
commodis compleri vitam bea- 
tam putant. Cic. comptent tu 
[bona corporis] qaidem bea- 
tissinxam vitam, sed ita ut... 
Cic); consuramâre, tr. Liv. 
Tac. (seul, après l'ép. clasa.', 
cumulum afferre alicui rei. 
Cic. Voici qui achève (tîUe oj 
telle chose) hic accedit ad ali- 
quid ou alicui rei cumulas. Cic. 
hoc accedit in camulum... Cic. 
il Enivrerco.nplètcraoat. 06ruK- 
re aliquem vino. Nep. \\ Perdre 
complètement, l'erdéra omnino 
ou fanditas. Cic. Liv. Prxci- 
pitàre, tr. Cic. || Taer. Conficëre, 
tr. Cic. Liv. — les blessés, sau- 
cios conficëre. Liv. — la second 
dos Curiaces, conficëre alteram 
Curiatium. Liv. 

acheveur , s. m. Celui qui 
achc-ve. Confector. ôris, m. 
Cic. Tac. (ex. : c. negotioram. 
Cic. totias belli. Tac). 

achillée.s. f. Nom d'une plante. 
Achillea (s.-e. herba), x, f. 
Plin. Achilleos (VA-/i).).eiOi; s.-t. 
po-txvvil, i, f. Plin. 

achoppement, s. m. Action de 
buter du pied. OlTensio, ônis, 
f. Cic. Plin. (ex. : offensiu 
pedis. Cic. [de div., II, SU] ; au 
plur. offensiones pedum. Plin. 
ni, iU] : offensatio, onis. f. 
Cornif. (rhet. , II, lâ). Fi;;. 
Pierre d' — , offendicalam, i, n. 
Plin. j. (ep., IX, II, 1). Vulg. 
T Etat de ce qui est buté. 
Offensio, ônis, f. Cic. T Ce qui 
fait butor. Offensio, ônis, t. 
Cic. |de univ., 6, 15). || Fig. Diffi- 
cultequiarrête, obstacle. OSen- 
sio, cnis, f. Cic. (ex. : o/f. peri- 
calosa. Cic. o/f. jndicii [•. de- 
vant un tribunal ■■] Cic offen- 
sione permutas. Cxs. o/fensic— 
nem timêre. Cia. Au plu.-. 
offensiones belli. Cic. [de imp. 
Pomp., 28]). 

achopper, v. intr. Buter du 
pied. Offendére, intr. (ex. : 
off. solido [Oat.j, « coutre un 
corps solide .■ Jlor. in aliqaid. 



bî 



ACO 



Col. absol. Cic.). \\ Fig. Se Irou- 

T«r arrêté par une difËculté, 

Ofliendêre. inir. Cic.LÀv.ifi'em- 

ploie absol.). 
acide, adj. Qui a une saveur 

piquant'?. Acidas, a, am, adj. 

Plaut. Hor. Mtr. Plin. Acer, 

crû, cre, adj. Varr. Etre —, 

acère, iutr. Cato (R. R., U9). 

Tourner à 1' — , acidum fiëri 

ou ocescêre, intr. //or. Piin. 

Les corps acidos et siibst. les 

acides, acida, oram, n. pi. 

Win. Cn peu — , acida/os, a, 

om, adj. Win. sabacidas, o, 

nm, adj. Cato. Piin. A moitié 

— , sabacerbus, a, um, adj. 

PjHod. 
acidité, s. f. Qualité de ce qui 

est acide, ^cor, ôri3, m. Col. 

Plin. Qaint. Aciditas, ûtU, f. 

Marc. Emp. Acritudo, inis, f. 
Mtr. L'— , d'une saveur, acu- 

mina saporis. Plin. (XIV, lâli). 
acidulé, adj. Un pou acide, 

acidalas, a, am, adj. Plin. 
aciduler, v. tr. Rendre légèro- 

mant acide. i4ciduiam facère 

ou reddére. Eau acidulée de 
vinaigre. Posca, x, f. Plant. 
Cels. (boisson des gens du peu- 
pla et das soldats). 

acier, s. m. Fer soumis à une 
préparation spéciale. Mera ferri 
acies. Plin. Kacleas ferri. Plin. 
Chalybs, ybis (XâXj», m. Virg. 
Prop. Plin. ^ Fig. Matière dure 
comme l'acior. Adamas, antis 
(Ace. anta). m. Virg. Ov. || Mé- 
ton.) Epée. Fcrram, i, n. Cic. 

aciérer, v. tr. Transformer le 
fer en acier. Ferram tempe- 
ràre. Plin. 

acolyte, s. m. Clerc chargé des 
bas oflices dans l'église. Acoly- 
(oï,i,(Er. à7.6).oy9o?,« suivant»), 
m. Aag. Isid. 1 (Par ext.) Aide 
subalterne. Socias et adminis- 
ter. Sall.administer et satelles. 
Cic. Les — deClodius, Clodianse 
operse. Cic. (p. Sest. 59; Phil., 
1, 12) ou Clodianx manus. Cic. 
cf. Verr., Il, % 87). 

k compte, loc. adv. A valoir 
sur le compte. In antecesaam. 
Sen, Donner — , in antecesaam 
dâre. Sen. [ep. 118, 1) ou extra 
ordinern nameràre. Sen. (ep., 
81, 15). Prendre — ,in anteces- 
aam accipëre. Sen. (ep., 7, 8). 
^ (Subst.) Un à compte ou un 
acompte 'somme à valoir sur la 
totalité du compte), id qaod in 
antecesaam datar (ou accipi- 
tar). Voy. ci-dessus. 

aconit, s. m. Nom d'une plante 
vénéneuse. Aconitam, i, n. 
Plin. 

acoquinant, adj. Qui acoquine. 
Voy ACOQtiNEa. 

acoquiner, v. tr. Attacher par 
l'habitude. Locataires acoqui- 
nés en une maison, veteres 
inguilini, qaos detinet indnl- 
gentia loci. Sen. (ep., 70, 5). 

acouatique, adj. Relatif à la 
perception des sons. Aaditorias, 
a, am, adj. (aad. cavernae. 



ACQ 

C*/.-.'lor. [chron., II, 3, t55], 
Theod. Prise). Mai» ce mot 
traduit plutôt auditif. 
accfuéreur, ». m. Celui qui ac- 
quiert. Emptor, ôris, m. Cic. 
(ex. : e. (undi. Cic. emptores 
oonoram. Cic. désigna surtout 
quiconque a l'habitude do sa 
porter acquéreur dans les ven- 
tes aux enchères ; en dehors de 
cette acception spéciale il vaut 
mieux employer le part, emens, 
ementis. Cic. ou la périplir. 
^ui émit, qui emerat etc. Cic); 
wanceps, CÎpis (pr. • adju- 
dicataire dans une vente pu- 
blique ■), m. Cic. Xep. Plin. 
Tac. (ex. : m. pra'c/.r. Cic. m. 
fit Chrysogonas. Cic. manci- 
pem apponére. Cic.) ; coznpn- 
rator, ôris, m. Paul. (sent. 2, 
17, li). Inscr. (mot qu'il vaut 
mieux remplacer par la péri- 
phrase çui comparât, compa- 
ravit etc.). Voy. acquérir. — 
de biens confisqués, prœrliator, 
ôris, m. Cic. (ad Att., XII, li, 
2; 12; 17; p. Balb. i5). Gaj. 
(instit., 2, 61). 
acquérir, v. tr. Se procurer la 
possession de... Faràre, tr. 
Cic. Sali. Liv. Ov. (ex. : hortos, 
prœdia. Cic. servas sers, ar- 
gento paratas. Sali. Liv. pa- 
rure divitias. Ov.) ; compaTâ- 
re, tr. Cic. (ex. : paalo studio- 
sias tabulas pictas. Cic. gem.- 
mas, signa, tabulas antigai 
operis animosissime. Suet?) ; 
acquirëre, tr. (surt poét. et 
poster, à Aug., ex. : acguirëre 
pauca. Hor. opes. Ov. pecuniam 
Tac. Macedoniss regnam. Jus- 
tin, absol. acquirendi (acultas. 
Quint. [XII, 7, 10]). — à prix 
d'argent, mercàri aliquid. Cic. 
(voy. acueteh). — en outre 
(ajouter à ce qu'on possède). 
acquirëre, tr. Cic. (ex. : qiwd 
[• ce fait que -] patrimoniam 
servavi, qaod acquisivi. Sen. 
rh.). — (par une longue posses- 
sion non contestée), usacapère, 
tr. Cic. (par ext. : velut asa- 
cepissse italiam. Liv.) — par 
l'usage, asurpàre, tr. Cic. (ex. : 
usarpàre amissam possessio- 
nem. Cic.) — illégalement, 
asarpâre, tr. Liv. (ex. : us. 
alienam possessionem. Liv.). 
Chercher à — , quœrëre {divi- 
tias etc.). Sali. Il Fig. Adipis- 
ci, dép. tr. Plaut. Cic. Liv. etc. 
(ex. : a. gloriam. Nep. laudem. 
Cic. gloriam, laudem, decus. 
Plaut. paternos honores. Brut, 
ap. Cic. maximum ab omnibus 
laudem. Cic. gloriam ex aliquà 
re. Cic. quod adeptus est per 
Bcelus. Cic. immortalilatem 
quandam per vos. Cic. adeptoa 
se aliquantum, ad dicendum 
et ad judicandum Cic); qqf. 
apisci, dép. tr. Cic. Liv. (ex. : 
apisci magnam, ex eà re lau- 
dem. Sulp. ap. Cic. summum 
honorem. Liv. cujus [finis bo- 
norum] apiacendi cauaà. Cic. 



ACQ 

[leg., I, 52]); coDSequl, (pr. 
" acquérir un objet souhaita •), 
dép. tr. Cic. (ex. : cujas rei 
tantœ tamque ai(pcilis facalto' 
tem consecutun\ esse me non 
pro(iteor, sccatum esse [• avoir 
essayé do l'atleindie -] pra; 
me fero. Cic. non ea, qaf 
conaecati aamua, hia atudiis 
et artibas adeptos esse, quœ... 
Cic. consequi opes quam ma- 
ximaa. Cic. potcntiam. Cic. 
laudem egregian\. Cic. amplis- 
simum nomen. Cic. nemo, qui 
(ortitudinis gloriam consecu- 
tus est insidiis et malitiâ, lau- 
dem est adeptus. Cic. magnam 
laudeni et a summo viro et ab 
exercitu consequebare equitan- 
do, jaculando, omni militari 
labore tolerando.Cic). Puisque 
vous avez acquis ce talent, gar- 
dez-le précieusement, quam 
{faculiatem) quoniam com- 
plexas es, tene. Cic. — un nom, 
invenlre nomen. Cic. — très 
facilement l'estime, facillimè 
laudem invenîre. Ter. Biens 
acquis à force de travail, labore 
inventa bona. Ter. — de la 
gloire, gloriam merère. Liv. 
Plin. J. — plus do faveur, plus 
(avons merêre. Quint. 11 a ac- 
quis par son bon office des 
droits à votre aHoction, bene/i- 
cio promeruit ut amas. Cic. 
Chercher à acquérir, qaœrëre, 
tr. Cic. Sali. (ex. : quaer. armia 
gloriam. Sali, gloriam bello. 
Cic. nobilitatem laboribus at- 
que periculis. Sali.). Effort pour 

— un pouvoir royal, regni pa- 
ratio. Sali. (Jug., 31, 8). || 
L'idée d' " acquérir - peut être 
aussi, en certains cas, rendue 
par la forme inchoative de qqs 
verbes, ex. : — une grande no- 
toriété, pernotescëre, intr. Tac. 

— de l'éclat, splendescëre, intr. 
(fig.l. Cic. — plus de valeur, 
evaiescëre, intr. Qaint. Tac. — 
(au feu) une cclatanto blan- 
cheur, candescëre, intr. Lucr. 
Vitr. — do la fierté, crescëre, 
intr. Sen. (op. 3'i, I). 1 S'—, 
acquérir qqch. à qqn (sa pro- 
curer ou procurer à tjqn) la 
possession de qqoh.). Sibi pa- 
rère, tr. Cic. alicui parère. 
Liv. (ex. : pario mihi laudem. 
Cic. ingentem alicui gratiam 
parère apud aliquem. Liv.'l ; 
sibi quœrère, alicui quœre- 
re aliquid. Cic. (ex. : q. sibi 
dignitatem. Hirt . alicai uu sibi 
honores. Cic. Liv. immortali- 
latem sibi morte. Cic; sibi ac- 
quirëre, tr. Cic. (ex. : omnem. 
sibi reliqaœ vitse dignitatem. 
Cic); invenîre, tr. Sali. (ex. . 
inv. gloriam ex culpâ. Sali, 
ex qao illi gloria opesque in- 
venta. Sali.); parâre ou com- 
paràre sibi ou alicui. Cic. 
lÀv. On trouve'aussi : Sibi con- 
ciliare. Cic. aibi coUigëre. Cic. 
alicui colligëre aliquid. des. 
Voy. OAGNEB. 1 Etre acquis à 



ACQ 

qqn (en pari, d'uno ohoso), èti-o 
roconnu commo lui appane- 
tiant. Certum esae. Cic. Quint. 
In confcsso esse (post. à Auy. 
cf. Sen. IbDii., III, 11, â; do brov. 
vit. 2, 3J). Droit acquis, certam 
jas. Quint. Amitié acquise, certa 
ou spectata amicitla. Cic. Jo 
considort'Hii comme acquis ce 
•qu'ils auront fait, actum kabebo 
</iiod egerint. Cic. (Tusc, III. 
;)0). Il est acquis q\io... certam 
est (ou pro certo habemas etc.) 
avec la Prop. lafin. Cic. || Utro 
acquis à qqn (on pari, doqqu), 
lui otro tout à fait dévoué. Om- 
nino dcditum esse alicui, ad- 
dictam et deditam esse alicai. 
Voy. DiivouÉ. 

acq[uêt, s. m. Acquisition (areli.). 
Voy. co mot. Hg. La vérité 
n'est pas da notre acquêt, Ve- 
ritas non ea res estqaamnobis 
comparâre possimas. \\ (Par 
ext.) Profit. Vov. ce mot. 1 
'Biens acquis (arch.). Parta bo- 
na. Cic. Parta, ôram, part. n. pi. 
pris subst. SaH. Faire pou d'ac- 
quêts, paaca sibi paràre ou 
«mëre. Cic. || (T. dj droit). Co 
que les époux ont acquis durant 
le mariage. Ea qux conjages 
sibi acqaisiveru,nt. 

acquiescement, s. m. Action 
d'acquiescer. Assensio, ônis, (. 
Cic. Assensas, ùs, m. Cic. Voy. 

ASSENTIMENT, ADHÉSION. 

acquiescence, s. f. Arch. 
comme acquiescement. 

acquiescer, v. intr. Donner 
son assentiment à l'opinion de 
qqn, sa ranger à ses désirs, ^c- 
quiescëre, intr. (av. le Dat.) 
Saet. Jet. Eccl. Assensa sao 
comprobàre aliquid. Cic. 

1. acquis, se, part, du verbe 
ACQUÉRIR. Voy. ce mot. 

2. acquis, s. m. Connaissances 
acquises, habileté acquise. 8ciere- 
tia atque usas reram. Cic. 
Pradentia, se, f. Cic. Indastria 
et doctrina. Nep. 

acquisitil, ive, adj. Qui s'ac- 
quiert (arch.). Acqaisitivas, a, 
am, adj. Prise. Boet. 

acquisition (lat. acquisitio. 
Tert.), s. f. Action d'acquérir. 
Comparàtio, ônis, f. Cic. 
Val. -Max. Sen. (ex. : c. anxia 
divitiarum. Val.-Max. c. fra- 
mentorum ou framentaria. 
Traj. ap. Plin. c. disciplinaqae 
dicendi. Cic. c. amicitiœ novœ. 
Sen.) ; paratio, ônis, f. Jet. 
(ex. : etiamsi di['âcilis earum 
paratio est. Paul. [dig. XX.X, 
1,39,7]); captus, ÙS, m.Val.- 
Max. lex. : in capta bonorum 
taoram tibi ipsi pondas exa- 
minandum relinqait [virtas]. 
Val.-Max. [111,3 ext. 7]) ; adep- 
tio, ônis, f. Cic. Boet. (ex. : 
ad. boni. Cic.); conciliatio, 
ônis, f. Cic. (c. gratiœ. Cic. 
[p. Clu.SiT]); — de la propriété 
par l'usage, usucapio, ônis, f. 
ijic. Gai. (au plur. Cic. [de 
Orat.,I, 173]). Règlements rela- 



ACQ 

tifs à 1' — des biens saisis par 
le fisc, prœdiatoriam Jus. Cic. 
(p. I3alb. iiD). — de la nuo pro- 
priété par l'usufruitier, conso- 
lidatio, ônis, f. .Jet. Faire 1' — 
do..., voy. ACQUÉRIR. (D'ailleurs 
l'idée d'acquisition devra être 
le plus souvent rendue par une 
péripiiraso où entrera un dos 
verbes cités à l'art, acquérir, 
ex. : dans 1' — des biens de for- 
tune, in comparandis (ortunse 
bonis, etc. D' — , c.-dd. grâce 
à l'action d'acquérir (arch.), 
acqairendo. Des âmes givandes, 
etd'— et de naturel, injenia aut 
profectàs aut impetûs magni. 
Sen. (ep. 2/., 2).1 (Par ext.). Ce 
qui est acquis, quod partam 
est. Cic. quod emptam est. Cic. 
C'est une nonne — , hoc pulchra 
emptam est. Cic. Au plur. Les 
acquisitions, empta, orum, n. 
pi. Cic. parta, orum, n. pi. 
Sali 

acquit, s. m. Action de s'ac- 
quitter. Solùtio, ônis, f. Cic. 
Cxs. Liv. Jet. (ex. : s. rerum 
creditarum. Cie. œris alieni. 
Liv. justi erediti. Liv. solutione 
im,peditâ. Cic. au plur. Cœs. 
[B. C, III, 20, 1]). 1 (Par e.xt.). 
Formule signée par celui en- 
versqui l'on s'est acquitté. Apo- 
cha, se, f. Ulp. (dig., .\LV1, U, 
19). Jet. Inser. ^ Fig. Par^ de 
conscience, ^de et religione. 
Cic. ut salva sit (etc.) religio 
et {ides, Cic. (Faire qqch.) par 
manière d'acquit [c.-à-d. pour 
en être quitte, pour s'en dé- 
barrasser), dieis causa. Cic. ou 
dicis gratiâ. Varr. Cic. Nep. 
levi brachio agëre aliquid. Cic. 
(ad. Att. IV, 17, 3). aliqaid 
incariosë agëre. Liv. Gronder 
qqn par manière d' — , molli 
brachio objurgâre aliqaem. 
Cic. (ad. Att. II, 1, 6). 

acquittable, adj. Qui doit être 
acquitté. Solvendus, a, um, adj. 
verb. Cic. Sen. Jet. 

acquittement, s. m. Action 
d'acquitter. {| — (d'un accusé). 
Absolutio, ônis, f. Cie. (ex. : 
abs. virginum, Cic. majestatis 
[• de qqn accusé de lèse-majes- 
té •]. Cic.); liberâtio, ônis, f. 
Cic. (ex. : libidinosissimre libe- 
rationes opp. à acerbissimse 
damnationes. Cic. [in Pis. 87]). 
Après sou — , quo absoluto. 
Cic. quo liberato. Cic. Relatif à 
r — , d' — , absolatorius, a, am, 
adj. Sen. rh. Saet. (ex. : abs. 
sententise. Sen. rh. tabella. 
Saet. judicia. Jet.). Voy. ac- 
quitter. Il — (d'une dette). 
Solutio, ônis, (.Cic. Liv. (voy. 
ex.au mot acquit); absolutio, 
ônis, f. Modest. (dig., XLVI, 
h, l): liberatio, ônis, f. Jet. 
satisfactio, ônis, f. Ulp. (dig. 
-XLVI, 3, 5i). — des impôts, 
prœstatio vectigaliam. Jet. Voy. 

ACQUITTER. 

acquitter, v. tr. Rendre quitte 
(d'une obligation). Liberàre, 



ACQ 



53 



tr. Cic. Jet. (ex. : lib. Volaaium. 
Cic. aliqaem aliqu/l re. Cic 
Cœs. aliquà re. Cic.) ; solvëre, 
tr. Cic. alii/aem aliquà re. Cie.), 
Absol. Cela m' — envers vous, 
hoc libérât ma ab eo quod de- 
beo tibi. Par anal. — sa cons- 
cience, {idem solvëre. Ter. 
Plane, ap. Cic. (idem cxsolvërc. 
Liv. Il Acquitter un accusé, la 
renvoyer absous par un juge- 
ment. Absolvëre, tr. Cie. Liv. 
(ex. : abs. aliqaem improbitatis. 
Cic. eapitis. Nep. injuriaram. 
Cornif. rhet. de prœvariea- 
tione. Caes. omnibus sententiis 
absolvi, • être acquitté t, l'una- 
nimité •. Cie.); liberàre, tr. 
Cic. (ex. . l. aliqaem. Cic); 
mittëre, tr. Cic. (ex. : missnm 
facêre aliqaem. Cic.) — qqn 
(le renvoyer des fins de la 
plainte), aliqaem extra ealpam 
esse jadieâre. Cic. Etre acquit- 
té, absoifi. Cic. ex judicio emer- 
gëre. Cie. liberatam. disccdërc. 
Cic. Voy. ABSOUDRE. Il S' — d'une 
obligation, la remplir. Solvë- 
re, tr. Cic. Val.-Max. («x. : 
si solveris ea qase pollieeris. 
Cic. solv. promissam. Val.- 
Max. vota. Plaat. Cic); exsol- 
vêre, tr.Liv. Plin. j. Tac. (ex.: 
exs. promissam.. Tac. {iden\ 
[" d'une promesse -]. Liv. prio- 
ris epistalse {idem. Plin. J. 
exsoiuëre se voto. Petr.); per- 
solvëre, tr. Cic. (ex. : persol- 
vëre gratiam dîis y- d'une delta 
de reconnaissance envers les 
dieux-]. Cic. vota. Cic. qaod pro- 
misi ei persolvam. Cie.) ; im- 
plére, tr. Cie. Plin. j. (ex. : ini- 
pleo o(ficium seribendi. Cic. pro- 
missam. Plin. j. non pollicëri 
quod non possim implëre. Cic.); 
fungi, dép. intr. Cic. (ex. :fungi 
of{iciis justitise. Cie.); prsestâ- 
re, tr. Cxs. (ex. : of^eium alicai, 
•■ s' — d'une obligation envers 
qqn ". Cass.). Absol. b' — envers 
un créancier, ereditori satis{u- 
cëre. Cic. Jet. \\ Fig. S' — d'un 
office. Fungi, dép. intr. Cic. 
(ex. : f. munere. Cic.\; explére, 
tr. Cic. (ex. ; expl. of{icium. 
Cie. {il. munas. Cic); conS- 
cëre, tr. Cic. Cœs. (ex. : c. 
negotianx ex sententiâ. Cic. 
mandata, [• de recommanda- 
tions»]. Cic. iejaiioneni et man- 
data. Cic. legationis o{{iciam. 
Cœs. manas suseeptam. Cic.); 
prœstàre, tr. Cie. (ex. : saum 
manas. Cie. of{ieium. Cœs.); 
obire, tr. Cic. [e\. : ob. lega- 
tionem. Cie. munus vigiliaram. 
Liv.). S' — diligemment de 
qqch., flavâre, tr. Cic. (ex. : 
aiiqaodopas c{l;icëre et navàre. 
Cic. nemo est tam a{{lictas, qui 
non possit aliquid navàre et 
e{{icëre. Cic). De façon à ce 
qu'ils s'acquittassent diligem- 
ment des ordres qu'il avait don- 
nés, ut ea,quse imperasset, dili- 
genter industrieque adminis- 
trarent. Cœa. (B. G., VU, 60 



Si 



ACR 



11. S' — entièrement ou com- 
plètement, per/ungi, dép. iinr. 
Cic. (ex. : rébus tirnp/i>jîinu\>. 
tic. manere. Cic). ^ .Vcquitter 
une chose, s'en rendre qiiiite. 
Solvère, tr. Plant. Cic. l'Un. 
/- (ex. : s. decein minas [>■ une 
dette dadix mines ■•]. l'iatit. pc- 
cimiani debitam[' une dette •]. 
Cic. créditas pecanias. Cses. pre- 
tiam.Sall.fr. Abio\. pro vtxturà 
solvêre [- acquitter ie prix du 
transport •] Caw.); dissolvëre. 
tr. Cic. (ex. : a. 3fs alicnum 
[• acquitt'?r sas dettes -1. tic. 
nomen [- un billot à ordre •>]. 
C'ic.V, exsolvëre, tr. Cic. Plin. 
j. Jet. ( ex. : e.rsohëre nomi- 
na[- des billets à ordre ■]. Cic. 
a?s alicnum. Plin. j. Jet.); per- 
solvëre, {pr. - acquitter inté- 
gralement -), tr. Cic. Col. [e\. : 
pecHniam ab alujao [■ acquit- 
l'ir sa dette au moyen d'un 
billet à ordre -]. Cïe. debitum. 
Col.' ; peadëre, tr. Cic. (es. ; 
p. vectiQal [. l'impôt •]. Cic.); 
expendëre, tr. Cic. Jet. (ex. : 
u.'iiiras I» les intérêts -]. Jet.); 
explicàre, {pr. - régler, li- 
quider -), tr. Cic. Jet. (ex. 
explicàre nomen[- une dette"]. 
Cic. pecaniam. Jet.). Dette 
qu'où ne peut — , insoluhile 
rreditum. *"en. (ben., IV, 12,1;. 
I (Par ext.) — une facture, un 
billet (déclarer par une for- 
mule qu'on a été payé). Apo- 
rham conscribëre. Jci. Voy. 

ACQtJIT. 

acre, adj. D'une saveur, d'une 
odeur piquante, qui prend à la 
gorge. Acei, acris, e, adj. 
l arr. Cic. Plin. (ex. : acer sa- 
por. Plin. cibus interdam 
mollis, interdam acer. Cels. 
mandacâre qiia' sant acerrima, 
id est sinapi, allium, cepam. 
Cels. humores acres. Cie. acer 
odor. Lucr. Plin. unguenta 
iammà et acerrima .•mavilate 
condita. Cic); zaordax, àcis, 
(Abl. «ici), adj. Ov. Plin. Pers. 
(ex. : acatam. Pers. fol. Ov. 
sacas. Plin.) ; austerus, a, 
UZB (appl. à la saveur, rar. à 
l'odeur), adj. Col. Plin. (ex. : 
vi'num. Col. herba aastero sa- 
pore. Plin. gijstus austerior. 
Col. austerissimum vinam. 
Scribon. balaami suciis odore 
tantam austerus. Plin. [XII, 
r;!0|;. Saveur — , odeur — , vi- 
rus, i, n. Col. Plin. (ex. : v. 
\ini. Plin. viras odoris. Plin. 
firas paludis . Col. viras anirmp 
l'Onis. Plin.). Voy. acheté. ^ 
(f'ig.). D'une amertume bles- 
sante. Amarus, a, uni, adj. 
Ifor. Ov. Val.-Ma.r. Quint. 
(ex. : am. sermo. Uor. dicta. 
Ov. sales. Quint, amarissima 
maledicta. Val. -Max.) ; acer- 
bas, a, um, adj. Cïc. (ex. : 
aixrbissimre litterx. Cic); mor- 
dax, âcls, adj. Ov. Phardr. 
Sen. rh. (poél. et post. à Aug.). 

ecreté, s. f. Caractère de c« 



Acr 

qui est ticre. AcTitudo.ÏDis, 
f. Vitr. (mot rare, mais class.'i : 
acrimonia, te, f. (en uarl. de 
la saveur ; Cato. Col. l'Un, en 
pari, de lod.nir: Pli . |X.\V11, 
l^xil' ; acredo, inis, (. Pall. 
(inol rare . Los acivttsu'n pari, 
des saveurs:, acria, um, n. pi. 
Varr. fr. (en pari, dos humeurs) 
Cels. Il Fig. Acrimonia, se, 
f. A'spv. cont. Cornif. rlict. Cic. 
cf. Cornif. [rh., IV, 37, M\. 

acrimonie, s. f. .Xcreté invété- 
rée larch.j. Acrimonia, .r. f. 
Col. l'Un. Fig. .Icrimonia, a», 
f. Cornif. (rhet., IV, 52). Avec 
— , amarf, adv. Sen. .Sue(. 

acrimonieux, euse, adj. Qui 
a de l'acrimonie. Arcrbus, a, 
um, adj. Cic. Amaras, a, um, 
adj. Cic. Plin. (au pr. et au 
fig.J. 

acrobate, s. m. et f. Danseur 
(ou danseuse) de corde, équili- 
iiriste. Scitçpnobafes, œ, m. Juv. 
(sat., 3, '77), l'etaaristes, ae, m. 
Varr. ap. Non. (ou petaurista, 
se, m. À2. ^tilo ap. l'est.) Or- 
din. Funambalas, i, m. Ter. 
Suet. Capit. Aug. Fig. qui me- 
ditatus est par extentos funes 
ire (d'apr. Ilor.). qui per fanes 
intentos it. Sen. qui per funem 
ambulat. Sen. 

acropole, s. f. Nom donné, 
chez les Grecs, à la citadelle 
qui occupait la partie haute de 
la ville. Arx, ai-cis. f. Cic.Nep. 
Liv. 

acrostiche, s. m. Parasticliis, 
ïdis, f. Suet (gr. 6). En grec 
■Kupaazixii dans Gell. (XIV, 6, 
J.). 

acrotère. s. m. Socle de statue 
etc., placé sur un fronton. /Icro- 
terium, ïi, n. (usité seul., dans 
ce sons, au pluriel). Vitr. (II!, 
5, 12). 

acte, s. m. Fait résultant d'une 
détermination de la volonté. 
Facinus, oris, n. Ter. Cic. 
Nfp.Sall. (ex. f. palcherrimum. 
Ter. Cic. prrrclarum. Sali, 
egregium atqae mirabile. Sali.); 
factum, i, (opp. à cogita- 
tum et à dictam/. n. Ctc. Ca^s. 
(ex. : factum egregium, pal- 
cherrimum. Cic. forte factum 
[' un acte de courage -]. Cic. ou 
fortiler factum. des. surtout 
au plur. facta, orum, n. [opp. 
à dicta, voces, verba, décréta, 
consilia]. Cic. Cœs. Liv.); ac- 
tio, ÔDis (surt. • acte de la 
vie publique »), f. Cic. (ex. : 
ar.tio consuluris. Cic.) ; actus, 
ùs, m. (rare et poster, à Aug., 
ex. : tai actus. Plin. j.) ; au 
plur. ac<a, orum, n. pi. Cic. 
(ex. : ad C^saris non modo 
acta, verum etiarfi cogitata re- 
vocamar. Cic. pueritiay acta 
recordari. Qaint); rés, réi, f. 
Liv. (ex. : rcs démens libera- 
lisque [• un acte de douceur et 
do géncrosiié ■]. Liv.). — ré- 
prélienslhlo, culpa, w, f. Cic. 
peccatum, i, n. Ter. Cic. Com- 



Acr 

mettre un — arbitraire, aliquid 
libidinosê facêre. Cic. Va — 
d'avai'ico, avaritia, «t, f. Cio. 
do perfidie, pcrfittia, te, f. Cic, 
do cruauté, cradelitas, ùtis, f. 
Cic. AVy). do folio, stultitia, œ, 
f. Cic. do violence, vis ou inju- 
ria, a", f. Cic. do scélératesse, 
facinus, oris, (sens péjor. • acte 
criminel •), n. Cic. Nep. Liv. 
scetus, ëris, ii. Cic. (et tréi sou- 
vent aussi avec d'autres noms 
abstraits), l'aire acte de... (c- 
à-d. se montrer), ostcndëre 
se... Ter. A'cp. pra'bére se... 
Cic. pra-sMre se... (seul, on 
bonne part). Cic. Liv. gerëre 
se... (avec un adv.). Cic Faire 
— d'inimitié envers qqn, os- 
tcndcTv se alicai inimicum. 
Nep. Faire — de courage, de 
TLSolution, prsebêre se strenuum 
i-irum. Ter. Faire — de pitié, 
prirbére se miscrieordem. Cic. 
Faire — do sévérité et de vio- 
lence contre qqn, in aliquem 
se prsebëre severam vehemen- 
temque. Cic. Faire — do fer- 
meté, de courage, pra-stâre se 
vivum. Cic Faire — do vertu, 
gerëre se honesté. Cic. Faire ^ — 
do mesquinerie, gerëre se pa- 
rum splendidë. Cic. Vell. Fair9 
acte do...{c.-à-d. agircomme...) 
pro aliqao aliquid agëre. Liv. 
facëre. Sali. Faire — de dicta- 
teur, pro diciatore agëre. Cic. 
Liv. Faire — do citoyen, se 
gerëre pro cive. Cic. Faire — 
d'autorité, aucloritatem suam 
interponëre. Cic. Commottro 
un — de scélératesse, facinus 
ou scelus committëre. Cic sce- 
lus admittêre. Cic. scelus fa- 
cëre ou perficère. Cic Cons- 
tance dans les actes, cequabili- 
tas, âtis, (. Cic. || (Spécial.) 
Fait par lequel on exerce une 
qualité. Faire — de commerce, 
d'héritier, prn m,erc.atore, pro 
hcrede agère. \\ Décision de 
l'autorité (au plur.). Acta, 
ôrum, n. pi. Cic Liv. Tac. 
(ex. : acta magistrafus serv&re. 
Cic. confirmàrc. Vcll. Suet. 
rata habëre. Liv. tuëri. Suet. 
acta alicujus dissolvëre, res- 
cindëre. Cic). || (T. phil.). 
Opération par laquelle se réa- 
liso ce qui était en puissance. 
Actus, ûs, m. Aug. (surt. à 
l'Abl. actu). 1 Fcrit où sont 
consignés certains faits. || Re- 
gistres où sont transcrites les 
décisions do l'autorité. Acta, 
ôrum, n. pi. Cic Saet. (ex. 
acta senatus. Suet. patrum. 
Tac. [• actes du Sénat, registre 
de ses délibérations ■] ; acfn 
diurna poputi Romani, Cic. 
acta publica. Tac. ou simpl. 
acta. Cic). || (T. do droit.) 
Pièce constatant une obligation, 
un arrangement, une décision. 
LittersB, arum, f. pi. Cic. 
(ox. : litt. pulilicpr. Cic cedo 
mitii ffuasdam pnftoris iitteras 
et rerum dccretarum et fru- 



ACT 

menti imperati. Cic. qaas ego 
litteras obsignando pablico si- 
(jno et deporlandascwai'.Cic 
liicproptur maijnitadinem (arti 
sunl, al opinùr, litter.v [• act.< 
do veiilo -J (cict:v. Cic.) ; tabu- 
la, œ, (■ Cic. Tac. Ambr. ta- 
bella. se, f. Liv. {e\. : tabell.v 
■ ■mptionis, [ - acto de vente ■]• 
Sen. rh. signatis tabellis pa- 
hiicis. Liv.}; instrumentum, 
I, n. Saet. (ex. : instr. pabh- 
■um, [• acte ou document offi- 
,iol -]. Sact. [Cal., 8)). — authen- 
\\a\io,actio, onis, f. Cic. aticto- 
ritas, àtis, f. Cic. (p. Csel. 55). 
Itédiger un — officiel, consi- 
■/nâre, tr. Cic. Liv. {cons. de- 
'.Tetum. etc. Liv.). Prendre — 
de qqch., aliquid in tabalis 
ronsignàre. Cic. aliqiiid in ta- 
balas ou commentarios referre. 
Cic. ou simpl. aliquid pcrscri- 
bëre. Cic. (Sali. i-1). (l'ar ext.) 
Prendre — de qqch. (s'en pré- 
valoir), aliqtiid sibi vindicàrc. 
Cic. ex aliqaà ra argumentum 
samëre. Sen. .Vctes sur parche- 
min, membrantdif, ârum, f. pi. 
Scxvol. (di3.X.KXIl, l,102pr). • 
Division d'une pièce de théâtre. 
Actus.ûs, m. Ter. Cic. (ex.: pri- 
mo actaplaceo. Ter. extremam 
actum neglegëre. Cic. in extre- 
mo a-cta cornière. Cic. neqae 
enim histrioni at placeat pera- 
genda est fabula, modo in 
./iiocumi/ur facrit acta probe- 
lar. Cic. fig. extremas actas 
■l'tatis. Cic.'. 
acteur, trice, s. m ^t f. Celui 
,|ui agit, qui lait qqch. (arch.). 
Actor, ôris, m. Cic. iVep. 'es. : 
uctor reram. Cic. actor aactor- 
qae. Nep. dax aiictor, actor 
illaram reram. Cic). Fig. La 
mine eu était la principale ac- 
ti-ice, primas: in ea re partes 
r:-gina agcbat. 1 Celui ou celle 
qui joue un rôle dans une pièce 
do théâtre. ActOT, ôris, m. 
Cic. Liv. (ex. : oc<or suoram 
carminam. Liv. secundaram 
et tertiaram partiam. Cic. alié- 
née persona-. Cic); bistrio, 
ônis, m. Plaat. Cic. (ex. : U. 
tragicas. Plin. h. comœdiaram, 
tragcediaram. Plin. histriones 
et comœdi [• les acteurs tragi- 
ques et comiques -]. Qaint. his- 
trio aulee ou aalicas [- acteur de 
cour -].Saet. S/)orf.).— comique, 
comicos, i, m. Plaat. Inscr. -- 
tragique, tragicas actor. Liv. 
(au'plur. tragici, oram, m. pi. 
Plaat.). — principal, gui pri- 
mas partes agit. — de panto- 
mime, gesticulator, oris, m. 
Col. Acteurs tragiques chaussés 
■ lu cothurne, cotliarnati. Sen. 
■ (ap., 8, 8 opp. à excalceati, 
.■ les mimes - qui jouaient en 
sandales). Une actrice, mima, 
,f , f. Cic. 

actif, ive, adj. Qui agit. Acer, 
acris, e, adj. Cic. Sali. (ex. : 
acer vir. Sali, civia acerrimas. 
Cic. acrior in rebas gerendis. 



ACT 



ACT 



59 



Cic. vir acer expyriensqae 
U entreprenant -1. Liv.); agi- 
lis, e (opp. à «ardus, remissas, 
desidiosas), adj. Hor. Sen. (ex. : 
od'-riint agilem gnavumqac re- 
missi. Ilor. S'^nsaa, qui agilio- 
rcs sunt animalibas matis. 
Sen.); impiger, gra, grum, 
ailj. Cic. Sait. Hor. Liv. (ox. : 
impiger in scribendo. Cic. in- 
gcninm impigram. Sali.) ; in- 
dustrius, a, ura -opp. à se- 
jnis), adj. Cic. (ex. : ind. homo. 
Cic); promptas, a, uni, adj. 
Cic. Tac. (ex. : prom./)<issimus 
homo et experiens [-entrepre- 
nant "]. Cic. laadare promptos, 
rastigare segnes. Tac.) ; Stre- 
nuus, a, UJn, adj. Cafo. Nep. 
(ox. : str. mercator. Cato. vir. 
Xep.); Davus, a, um, adj. 
Cic. (ordin. nai^us et indastrias. 
Cic.) ; operosus, a, um [pr. 
- qui s'occupe beaucoup -), adj. 
Cic (ex.: operosas homo. Cic); 
laboriosus, a, um (pr. - ap- 
pliqué au travail ■), adj. Cic. 
ie\. : laboriosus homo); nego- 
ïiosus, a, um {pr. - alTairé -), 
adj. Sali. (ex. : pradentissimas 
qaisqiio maxime negotiosas 
erat. Sali. [Cat., 8, 5]) ; vigi- 
lans [pr. - infatigable ■), p. 
adj. Cic (ox. : vig. consul. Cic. 
vigilantissimns diuv. Val.-!ilax.). 
Etre —, agëre, abs. Cic. Liv. 
(ex. : aliad agendi tempas, aliud 
qaiescendi. Cic. aadendam at- 
qae agendum, neqae consul- 
tandum in tanto malo esse. 
Liv. nunqaam se plus agëre, 
■piam cam nil ageret. Cic) ; 
vigilare, intr. Cic. L'âme 
humaine est une force natu- 
rellement --, natarâ hamanas 
animas agilis est. Sen. Le feu 
i-st une force active et persis- 
tante, est actaosas et pertinax 
ignis. Sen. [de ira. II, 19, 2]. 
Notre âme est — , noster ani- 
mas in motu est. Sen. ('ep.,39, 
3i. Etre — (en pari, d'une force), 
aliqaid efficëre. Cic. 1 Qui con- 
siste à agir. Prendre une part 
— à qqch. alicai rei interesse. 
Cic. in aliquà re (ex. ; omnibus 
in rebas [■ à toutes les affai- 
res "]). Cic. operam dare alicai 
rei. Cic versâri in aliqua rê. 
Cic. Qaint. (ex. : vers, in illis 
Apronianis rapinis, in qasesta 
compendioqae. Cic. in conja- 
ratoram gratulatione [ " à la 
fête donnée par les conjurés "j. 
Cic). Service militaire —,mi- 
litîa assidaa. Liv. \\ _('!"._ de 
çramm.). Qui exprime l'action. 
\ctivus, a, um, adj. Graram. 
(ex. : activ. verbam, n's activa, 
signiflcatio activa. Gramm.) 
Sianification —, activitas, àtis 
(opp. à passivitas), f. Prob. (36, 
25 ; hO, 1) . Gramm. Verbes ac- 
tifs, agentia verba. Gell. (XVIII, 
12, 1; 10). A la voix —, active, 
adv. Gramm. (ex. : verbam ac- 
tive dicëre,ponëre. Gramm.). || 
(Finances). Dette? — (pour les- 



quelles on est créancier), no- 
mina, atn, a. pi. C'ic. ou qax 
in nominibas sunt. Cic. Jet. 
Par ext. L'actif, s. ra. {c.-à-d. 
ce que qqn doit recevoir ou 
possède). Creditam, i, n. Dig. 
Etablir I'— et le passif do qqii, 
rationes alicujas explicâre. 
C'ic Faire rentr-r I' — ,nomina 
exigére. Cic 1 Qui agit vive- 
ment. Promptus, a, um, adj. 
Cic. (Voy. ci-dossus). || (Par 
ext.). Imagination — , mena 
semper in mota (d'apr. Sen.). 
mobiliscogitatiu. En pari, d'un 
poison, d'un remc^do, etc. Effi- 
cax, âcis, adj. Cels. Veliemens, 
entis, adj. Scrib. Pra-sem, en- 
lis, adj. Mêla. Col. Plin. (ex. : 
remediam pr^sentissimam . 
Col.) Le remède est si — , tanta 
vis est medicamenti. Cels. 
action, s. f. Manifestation d'une 
force par ses oITots. ActiO, 
ônis, f. Cic. (ex. : a. divina. 
Cic); vis, (Ace. vim, Abl. vi), 
f. Cic (ex. : vis deoram. Cic. 
vis samma ingenii. Cic. vis 
magna est conscienliœ. Cic. vis 
magna est in fortanâ in atram - 
qae partem. Cic. vis et éjectas 
[- une action efficace ■]. Cic. [d. 
div. II, iTl; efBcacitâs, âtis, 
f. Cic (Tusc, IV, 31j. Q. Cic. 
(de pet. cons. 10); efScientia. 
se, f. Cic. (de fato, 9). Lact. ef- 
Scacia, œ, f. Plin. (XI, 12). 
Amm. (XIV, 8, 5, etc) ; appui- 
sus, ÙS, m. Cic. (ex. : tribus 
modis deoram appulsa homi- 
nes somniant. Cic nimios et 
frigoris et caloris appalsas sen- 
tlre. Cic). — salutaire, vis et 
atilitas. Cic. atilitaa. Cic. — 
décisive, momentam, i, n. Cses. 
Cic. Avoir une — décisive, ma- 
gnam, momentam habëre. Cœs. 
magno momento esse. Cic. 
maximi esse momenti. Cic. 
.-Mcon pensant que les prières 
auraient quelque action, pu'is- 
que les larmes n'en avaient au- 
cune,/l(coprecibusa/ii;uicZ mo- 
taram[s.-e. se)ratas... postqaam 
nihil lacrimse movebant. Liv. 
Viennent deux arguments qui 
ont une très grande —, tam 
dao illa, gna? maxime movent. 
Cic. — prompte d'un poison, 
veneni celeritas. Cart. — lente 
d'un traitement, medicifiaî tar- 
ditas. Cels. d'un poison, tardi- 
tas veneni. Tac. ^En pari, de 
choses:) Avoir de 1 action, exer- 
cer de 1'—, efficacem esse. Liv. 
Cels. (ex. : haad qaaqaam tam 
efficaces preces. Liv. qao efp- 
caciores essent preces. Curt.). 
.\voir (exercer) de 1' — sur, effi- 
cacem esse ad... Liv. Cels. Plin. 
(ex. : potiones ad id efficaces. 
Cels. qaœ maxime efficaces ad 
maliebre ingemam preces sant. 
Liv. res ad multitudinem im- 
perltam efficacissima. Liv. ). 
Avoir une — bienfaisante, pro- 
fesse, intr. (av. le Dat.). Sen. 
Plin. j. Avoir une — nuisible 



66 



ACT 



ACT 



(ou mairaisanto), nocire, intr 
(av. le Dat.) . Cic. Cvs. LU. 
Jast. N'avoir aucune —,irrituin 
esse. Liv. Tac. frustra esse. Sait. 
Lii: nihii pro(icère. Cic. (En 
pari, de personnes:) Avoir baau- 
coupd' — ,plarimam passe. Cses. 
plarimumvalêre.Cic.Cses. ma- 
gna aactoritate esse. Css. Vov. 
INFLUENCE. || (T. de gramin".' 
Actio, ôais, (. Prise, (ex. : 
actio i-erboram. Prise.). .Nom 
qui signifia une action, actaaie 
nomen. Isid. || Exercice de la 
force ou du pouvoir qu'on a île 
faire qqch. Actio, onis, f. Cic. 
(Moi rare qu'il vaut mieux 
remplacer par une périphrase 
où entrera le verbe agêre, ex.: 
L'énergie dans 1'— industria 
in agenda. Cic. Il y a temp» 
pour r — et temps pour le re- 
pos, aliad agendi tempos, aliad 
qaiescendi. Cic. La vertu est 
toujours en —, virtus semper 
agit aligaid. Sen. ou abs. agit. 
Cic.Hommes d' — ,agentes{f>3.ri. 
subst.i, au pi. Liv. strenaiviri. 
Cic. Courageux dans 1' — , fortes 
in agendo. Cic. || ElTet de la 
volonté. Voy. acte. Bonne —, 
benefactam, i, n. ou bene fac- 
tam, i, n. Cic. Mauvaise —, 
malefactam jpn maU factam), 
i, n. Plaat. Cic. maleficiam, Ci, 
n. Cic. facinas, ôris, n. Cic. 
(ex. : facinoris saspicio. Cic). 
Commettre une mauvaise — , 
facinas facëre, obîre, commit- 
tëre. Cic. in se admittère. Cses. 
patrâre. Sali. — déshonorante, 
dedecas, ôris, a. Cic. Cœs. Liv. 
Tac. — de grâces, gratiaram 
actio. Cic. Fair? son — de 
grâc«s à Dieu, gratias agëre 
Deo. Cic. Eccl. \\ Fait do 
guerre. Res [in] belle gesta. 
tic. Liv. res gesta. Cic. mili- 
tare facinas. Liv. — d'éclat, 
decas, oris, n. Tac. (Ann.,XV, 
50) ordin. au j)lur. belli décora. 
Liv. Cart. facinas, ôris,n. Ter. 
Cic. Sali. Liv. (ex. : palcherri- 
mum. Ter. Cic. prœclaram. 
Sali, prxclarissimam . yep ) 
laas, laadis, f. Cic. Nep. Virg. 
Ov. (ex. : tantse sammis in ré- 
bus laades. Cic. cajas laadis 
at memoria maneret. Nep.; 
laas bellica. Liv.). Faire dé 
grandes —, res magnas gerére. 
Cic. Il Engagement entre deux 
armées. Jîes, réi, f. Cœs. Liv. 
(ex. : nitentia arma ante rem. 
Liv.). Soutenir 1'—, rem geré- 
re. Liv. Engager 1'— /jugnam 
ou prœliam committère. Cic. 
Liv. 1 Exercice d'un droit en 
justice. Actio, ônis, f. Cic. 
Jet. (ex. : act. civilis. Cic. ac- 
tionem instilaëre ou conslitaére 
ou intendêre [• intenter une 
action contreqqn '1. Cic. actio- 
nem constiluëre adversas ali- 
ijaem. Val. -Max.); postulatio, 
onis, f. Cic. Csl. an. Cic. (o.v. : 
post. Taberonis. Cic.); dica. 
se, (gr. «t'xTj), f. Cic. (ox. : ali- 



cai dicam scribère. Cic). —ju- 
diciaire tondant à faire recon- 
naître à qqn la condition 
d'homme libre, assertio, ônis, 
{.Cic. Traj. ap. Plin. Min. 
FiZ. Intenter une — judiciaire, 
agëre, abs. Cic. (ex. : agëre 
j'are ou exjare. Cic. agëre lege. 
Cic. abs. agëre. Cic. agëre cum 
aliqao de aiiquà re. Cic. agere 
cam aliqao ou abs. agëre farti, 
injariaram[- intenter à qqn 
une action judiciaire pour vol, 
pour violence ■]. Cic. atiqacm 
ream agëre. Cic. quid agas 
mecum ejc/'are civili et prseto- 
rio non habes. Cic. agëre lege 
in hereditatcm. Cic). \\ Droit 
sur qqn. Actio, onis, f. Avoir 
— sur qqn, actionem habére. 
Cic. Los lois ont — sur lui, Ic- 
3fS eum tenent. Cic Etre sous 
1— de la loi, lege tenêri. Cic. 
il (Par ext. et arch.) Discours, 
plaidoyer. Actio, onis, I". CiV. 
Quinf. (ex. : actiones Verrinœ. 
Cic. in prima parte actionis. 
Qaint.j 1 Ensemble des gestes 
traduisant une émotion de 
l'âme, Actio, ônis, f. Cic. (or., 
83). Mot as, ûs, m. Cic. Gestas, 
ûs, m. Cic. Matas gestusqae. 
Saet. Actas, ûs, m. Liv. Qaint. 
L'— oratoire, oc^io, onis, f. 
Cic. (or. 55). Qaint. Actus, ûs, 
Qaint. (VI, 3, 30 etc.). Motos, 
ùs, m. Cic Qaint. Avec une — 
passionnée, acfaosë, adv. Cic 
(do orat., III, 102). 1 Ensemble 
des événements d'un récit ou 
d'un drame. Actio, ônis, f. 
Vitr. Actas, ûs, m. Liv. (ex. : 
a. fabellaram. Liv. [VU, S, 11] 
scenaram. Qaint. [V, 10,9], àctas 
tragicas. Saet.l:^er.,^].Arga- 
mentam fabalœ. Cic. Tac. La 
pièce a peu d'action, fabala 
param actaosa est (d'apr. 
Cic). 
actionner, v. tr. Rendre agis- 
sant (famil.). S' — , vehementis- 
sime se exercère {in aliqaâre). 
Cses. I Exercer (contre qqn) 
une action judiciaire. Voy. ac- 
tion. 
activement, adv. D'une ma- 
nière active. Acriter, adv. 
Cic. Nep. (ex. : acerrimê agëre. 
Cic. acerrimë occapatus. Nep.); 
impigré, adv. Plaat. Sali. (r. 
Liv. (souv. empl.); strenué, 
adv. Plaat. Cornif. rhet. Cic. 
(ex. : str. navigare. Cic. man- 
data sibi impigré et slrenaë fa- 
cëre. Gell.). S'occuper très 

de qqch., se vehementissimé 
exercère in aliqaâ re. Cœs. || 
(Gramm.) Activé, adv. Gramm. 
l'rendre un verbe — , verbam 
activé ponëre. Gramm 
activer, v. tr. Rendre plus 
prompt dans son action. Ex- 
citâre, tr. Cœs. Cic. Liv. (ex. : 
pix et reliqa.x res, galbas ignis 
excitari potest. Cœs. (B. G., 
VII, ail, 4], cxcitarc incendium. 
Cic); acceleràre, tr. Cic. Cn-g. 
(es. ace. iler. [. activer la 



Acrr 

marche •). Cœs.). || Fig. H4- 
ter. Urgère, tr. Cic. Ov. 
(ex. : argere opus. Ov.); ins- 
târe, intr. Virg. Cart. (ex. : 
inst. operi. Virg. inst. acriter 
obsidioni. Cart.); insistëre, 
intr. et tr. (ex. : inst. belle. 
Cœs. insiste hoc negotiam. 
Cic). 
activité, (bas-latin activitas), 
f. Puissance d'aqip. Vis (Ace 
vim, Abl. vi), (.'Cic. Tac. (ex. : 
fis et virtus alicajas rei. Cic 
vis ac facaltas alicajiis rei. Cic. 
movendi vis et e(pciendi opp. 
à accipiendi et quasi patiendi 
vis. Cic. [cf. Ac, I, 26]) ; vir- 
tus, ùtis, f. Cic. (ox. : . acti- 
vité physique, morale -, virtas 
corporis, animi. Cic. vis vir- 
tasgae. Cic); e/Bcientia, se, 
f. Cic. (ex. : naturatis cfficien- 
tia, • l'activité naturelle -. Cic.) 
potestas, àtis, f. Cic (ex. : 
aliqaid agendi potestas. Cic); 
facultas, àtis, f. Cic. (ex. : 
facaltas agendi. Cic). Sphère 
d'— , campus, i, m. Cic. (ex. : 
e.x hoc, at ita dicam, campo 
œqaitatis me revocas. Cic. ho- 
noris et glorise campas. Plin. 
/.),• scena, m, f. Ov. (ox. : 
scena manet dotes grandis 
taas. Ov. [trist., I, 9, i8]) : 
tbeatrum, i, n. Cic. (ex. : fo- 
rum populi Romani qaasi 
theatram illias ingenii. Cic. 
theatram magnam habct ista 
provincia. Cic); provincia, 
se (■ charge confiée à l'activité 
de qqn .), f. Plaat. Cic. (ex. : 
ipsi obsonant, quœ parasito- 
ram ante erat provincia. Plaat. 
ferebat graviter illam sibi ab 
isto provinciam datam . Cic Au 
plur. : primam erit hoc, qaasi 
provincias atomis dare. Cic). 
Sphère d' — politique, manera 
rei pahlicœ. Cic. (ox. : orbati 
rei publicœ muneribas, pristi- 
nis muneribas. Cic). ^ Exer- 
a'agir. Ac- 



cice de la puissance ^.. . _.„ 

tio, ônis, [.Cic {ox.:adqaod 
est adhibenda actio quœdam 
[• une certaine activité physi- 
que -], non solam agitatia 
mentis f- activité intellectuel- 
le -] Cic). primas ejus actiones 
horreo, • les premières mani- 
festations de son — me font 
horreur. - Cic. actio corporis, 
" activité physique •. Cic. deos 
omni actione spoliare. Cic.); 
actus, ùs, m. Sen. (<)x. : as- 
que ad extremœ vitœ p.nem in 
acta esse. Sen. in acta mori. 
Sen.); agitatio, ônis, f. Cic. 
(ex. : nanqaam animas agita- 
tione et mota vacuas esse po- 
test. Cic.) ; motio, ônis, f. 
Cic. (ex. : et sic ipsam animam 
'f/',c'i.i/iioLi appcllat nova no- 
minc qaasi qnandam conti- 
naatam motionem et peren- 
nem. Cic [Tusc, I, 22J); mo- 
tus, ùs, m. Cic. (ex. : animo- 
ram matas voluntarii, Cic. 
motos animoram duplices sant. 



ACT 

alteri cogitationis, alleri appe- 
titus. Cic. et animi et ingenii 
celeres qaidam motas esse de- 
bent [" lo cœur ot la raison 
doivent pouvoir exoroor lour 
activité avec aisanco »]. Cic). 
Etre on — , agère ali<iuid. Cic. 
semper agëre aliqnid et moliri. 
Cic. Montrer une grande — , 
plara agitâre. Sali. Cic. Etre eu 
— (en pari, d'un l'onction- 
naire), munere fangi. Cic. 
Mettre qqn en non-activité, 
ali'iaem a munere removëre. 
Cic. alitjuem a re pallicâ re- 
movëre. Cic. (En pari, des cho- 
ses.) Les travaux étaient on 
pleine — , opéra in effecta 
erant. Liv. Que la géométrie 
donne de l'activité à l'esprit ot 
de la finesse à l'intoUigonco, 
geometriâ agitari animas et 
acai ingénia. Qaint. Vle'ind'—, 
actaosus, a, ajn, adj. Cic. Son. 
e\.:act. virtas. Cic.vita.Sen.). 
1 Promptitude dans l'action. In- 
dustria., ae, f. Cic Cscs. Sali. 
(ex. : naves sammà industi-ià 
armâre. Cœs. labor atqae in- 
daatria. Nep. industria in 
agendo. Cic. indasfriam, in ali- 
gna re ponére. Cic. mihi in 
perferendo labore [- pour me- 
ner à bien c:;tie tâche »] in- 
dasfriam non dcfataram, Cic. 
i/aibiis maxima indastria [•. la 
comble de l'activité »] videtar 
salutare plebem. Sali. [Jug., U. 
Hl) ; celeritas, âtis, f. Cic. 
Nep. Liv. {ex. : celeritati sta- 
dëre. Cœs. celeritatem adhibe- 
re. Plane, ap. Cic. Nep.); na- 
vitas, àtis (mot rare), f. Cic. 
(ep., X, 25, 1). Arnob. (I, 2); 
strenuitâs, âtis (mot rare), f. 
Varr. (L. L., III, 15). Ov. (Met., 
IX, 320). — extrême, elabora- 
tio, onis, f. Corni(. (rhet., IV, 
32). samma indastria. Cic. — 
infatigable, vigilia, œ, f. Cic. 
(ex. : at vacuam meta, popa- 
, lam Romanum nostrà vigilià et 
prospicientià redderemus. Cic. 
abi res vigiliam exigeret, ex- 
somnis. Vell.). — dépensée, 
opéra impensa. Liv. opéra. 
(abs.). Cic. Consacrer son — 
aux affaires publiques, operam 
rei publicse tribuëre. Cic. Con- 
sacrer son — à qqoh., operam 
studiamqae conferre in rem. 
Cic. operam dare alicai rei. 
Liv. (XXII, 2, 1). Tu dois em- 
ployer ton — à..., tibi hœc opé- 
ra samenda est, nt... (av. le 
■Subj.i. Cic. Mettre toute son — 
dans une affaire, se vehemen- 
tissime cvercëre in aligna re. 
Cses. Il consacre toute son at- 
tention et toute son activité à 
U guerre, totus et mente et 
anima in bellam insistit. Cœs. 
Qni demande de I' — , negotio- 
sas, a, um, adj. Cic. (cf. |.r. 
Mur.18). Avec acti vite, indasfriê, 
adv. Cato. Cœs. naviter, adv. 
Sisenn. Liv. impigrë, adv. Cic. 
Cxs. Liv. strenaê, adv. Plaat, 



ADA 

Cic. Gell. strenaê et impigrë. 
Gell. Manque d' — , incrtia, œ, 
f. Aart. b. Afr. Petr. (Au plur. 
Cic. [part. or. 33]). segnitia, 
œ, f. Cic. Liv. Vell. ignavia, œ, 
f. Plaat. Cic. Etro sans—, tor- 
pêre, intr. Cic. Virg. Tac. Qui 
est sans — , iners, adj. Ter. Cic. 
Segnis, e, adj. Cœs. Virg. Sen. 
Tac. [1 (Par oxt.) — d'un poi- 
son, d un remède, celeritas ve- 
neni. Tac. mcdicamcntî. Cels. 

actrice, s. f. Voy. acteur. 

actuaire, s. m. Scribe, compta- 
ble do l'armée. Actaarias, U, 
m. Petr. Tac. 

actualité, s. f. Etat de ce qui 
est actuel. Qaad tempori ap- 
tam (conveniens, cangraons) 
est. Cela n'est pas d' — , ea res 
non est ad hoc tempas apta 
(ou atilis) ou non ea res est 
qaam tempas ipsam poscat (ou 
postalet). 

actuel, elle (bas-latin actua- 
lis), adj. Qui se réalise, qai est 
in acta (t. phil.).^ ElTectif. Ve- 
ras, a, am, adj. Cic. Ad effec- 
tam addactas, a, a7n. Liv. 
I^Qui existe au moment présont. 
Hic, hœc, hoc, adj. pron. (hoc 
tempore, • au moment actuel ", 
hoc bellam, » la guerre ac- 
tuelle ", otc). Prœsens, adj. 
Cic. Liv. Tac. [pr. certamen. 
Liv. bellam Cic. prœsenti tem- 
pore. Ov.) Qui [qaœ, qaod) 
adest. Cic, Hodiernus, a, um, 
adj. Cic. Liv. (ex. : h. edictam. 
Cic). 

actuellement , adv. En se 
réalisant. Re ipsâ ou re verà 
(t. de phil.). 1 Dans le moment 
(arch.). Tam, adv. ou tanc, 
adv. Cic. Qaint. || Dans le 
moment présent. Hoc tempore. 
Cic. Cœs. Nep. Nanc, adv. Cic. 
Cœs. Nanc ipsam. Cic. 

acuité, s. f. Qualité de ce qui 
est aigu. Acritas, âtis, f. Ace... 
.-icrimonia, œ, f. Coi. Au fig. 
— du son, acamen, mïnis, n. 
Boet. — d'une syllabe, car- 
reptio, ônis, f. Varr. Qaint. 
Avec — , acatê, adv. Cic. 

acuminé, ée, adj. Qui se ter- 
mine en pointe. Acaminatas, 
a, um, p. adj. Plin. Lact. 

acyrologie, s. f. Impropriété 
d'expression. Acyralagia, œ, f. 
Sen. Gramm. Impropriam, îi, 
n. Qaint. (VIII, 2, 3; au plur., 
X,3,20). Impropria dictio. Plin. 

adage, s. m. Sentence ancienne 
résumant un fait d'expérience. 
Adagio, ônis, f. Varl. Soran. 
ap. Varr. (L. L. VII, 31). Aa- 
son. Donat. Adagiam, îi, n . 
Gell. Paal. e.\: Fert. Placid. 
gloss. Proverbiam, ïi, n. Cic. 
Vetas proverbiam. Cic. Sui- 
vant r — , veteri proverbio. Cic. 
ut est in proverbio. Cic. Par 
ext. Oracuhim, i, n. Cic. (ex.' 
oraculum physiroram. Cic. ) 
Ecoutez les — de la médecine, 
affendite animos ad oracala 
medicoram. 



ADD 



57 



' adamantin, ine, adj. Do la 
nature du diamant (arch.) Ada- 
mnntinas, a, um, adj. Lacr. 
//or. Plin. 

adaptation, s. m. Action d'a- 
dapter. Accomm,odatio , ônis 
(ace alicujas rei ad a/i'/ui(i), 
f. Cornif. (rhet; I, 3). Cic. (de 
inv. I, 9). Instructio, onis (ex.: 
instr. tabalorum in cloacas), 
f. Vitr. (V, 9, 7). 
adapter, v. tr. Rapprocher une 
chose d'une autre qui lui con- 
vient. Aptàre, tr. Cic. Quint. 
Jet. (au pr.: apt. rotam vehi- 
calo. Jet. calcei formalis [ •■ for- 
mes, embauchoirs ■•] nallis ap- 
lati. Amm.; au fig. hoc verbum 
est ad id aptatum, quod... Cic. 
sant hœc ad popularem aptata 
delectationem. Qaint. in ora- 
tione pressa sunt om.nia et rei 
{'■ à l'idée a] aptata. Sen.); 
adaptâre,tr. Suet. (au pr.: ad. 
galericulam rapifi. Saet. [Oth. 
12]); accoramodâre, tr. Cio. 
(au fig.: ace. e.\"Ori:/iam inplarei 
causas. Cornif. rhet. Cic. res- 
ponsam ad tempas accommoda- 
tam.Cic.);coinponëre,tr.Sen. 
Qaint. (au fig.: componëre cal- 
tnm victumqae ad novae.vem- 
pla.Sen. omnia ad volaplatem 
maltitadiniscompnsita.Qaint.); 
injungëre, tr. (au pr.: inj. 
tigna in asseres. Liv. funes- 
tellis candalas. Col.); appli- 
Càre, tr. Plin. (au pr.: nervi 
applicati ossihas. Plin.). S' — , 
aptum esse. Cic. (au pr.: cal- 
cei habiles atqae aptiadpedem. 
Cic. au fig.: aptum esse con- 
sentaneamqae tem,pori et per- 
sonœ. Cic); coDvenîre, intr. 
Plaut. Cic. (.au pr. : convenie- 
batne in vaginam tuam m.a- 
chœra militis ? Plaat. (istala 
ferrea quœ in colamellam con- 
venit et in cupam. Cato. Si 
cothurni laas illa esset ad pe- 
dem apte convenïre. Cic ab- 
sol. noli mirari, si [corona] 
non convenu : capat enim 
magnum est. Cic). S'^ exacte- 
ment, quadrâre, intr. Cic 
(au fig.; visam est hoc mihi ad 
malta quadrâre. Cic). Qui s'a- 
dapte, aptas, a, um, adj. (au 
pr. : aptus ad aliquid. Cic. au 
fig.: aptus alicai rei. Cic). En 
s'adaptant, apte, adv. Cic (au 
pr.: ad pedem apte convenïre. 
Cic. au fig.: apte cam génère 
ipso orationis. Cic. [de orat., 
III, 222] ). — ses parole? aux 
circonstances, dicëre aliqaid ad 
tempus apte. Cic. 

addition, s. f. Action d'ajouter. 
Additio, ônis, l. Varr. Qaint. 
(ex.: litteraram demptio aat 
additio. Varr. [h. L. V, 6]. 
§jjuraruTn additio et rejecfio. 
Qaint. [l\. 3, 18]. add. sylla- 
bœ. Prise); adjectio, ônis, 
f. Vitr. Sen. Qaint. (ex.; assi~ 
daa deminutio atqae adjectio. 
■Sen. adj. caloris. Sen. adj. 
caneoram [opp. i detractio]. 



58 



ADE 



Vitr. adj. lUterartun [opp. à 
(iefrucfioj. Qaint. adJ. verbo- 
ram. Qaint. detracta aut ad- 
Jectioni: syllabe, ■•^en. r/i.l ; 
adjectas, lis, m. Vîtr. iIX, 8, 
Oj ; adjunctio, ônis, f. Cic. 
{fi\.: U'Ij. verbortim. Cic); in- 
ierpositio, ônis, f. Cic. Quint. I 
(ex.; int. novoram. Quint. [X, 
3, 3â]. interpos. una. Cic. [ep., 
XVI, 22, 1]); accessio, ônis, 
t. Cic. lox.: accessioncm adjun- 
.vit s^dibas. Cic. fig- accessio 
Panici belii [' une addition à 
la guerra Punique ■■]. Lii-. mi- 
nima accessio semper Epiras 
regno Macedonix (ait. Liv.). 
Il (Par est.) Chose ajoutée à 
une autre. Additamentam, i, u. 
Cic.Sen. Papin. dig. Appendix, 
icis, f. Varr. Cic. lÀv. Gell. 
Appositio, ônis, f. Ascon. ad 
Cic. or. in Scaar. (p. 21, 19 
Keil). Qaint. (e.\. : app. simi- 
liam. Qaint. [V, 11, 1|). Tac. 
Ascriptio, ônis, f. Cic. (p. C:ecin. 
95). Faire une — , aliqaid ad- 
dêre. Cic. adjicëre. Cic. ad- 
miscêre (en pari, d'éléments 
étrangers). Cic. inserere u/i^aic/ 
{orationi, haie loco, etc.). Cic. 
Fairj qqs additions à un dis- 
cours, addèrc in orationem 
qaœdam. Cic. Faire un grand 
nombre d' — à un édit, addé- 
re maltas res novas ''n edic- 
tam. Xep Faire des ^ â un livre, 
libro malta addëre ou adjicë- 
re ou inserere. Cette — m'éton- 
ne, miror hoc ad^ectam esse. 
Cic. Le traité contient cette — 
expresse que. . ., in fœdere di- 
serte additam est (avec la Prop. 
Inf.). Liv. Faire beaucoup d' — 
et d'améliorations à un ouvra- 
ge, libram crebris locis incalcâ- 
re et reficére.Cic. (ad. Att., XVI, 
3, 2). Avec cette — , his verbis 
additis. Cic. Liv. ou ascriptis 
(s'il s'agit d'un écrit). Cic. — à 
un testament, codicillus, i, m. 
Cod. Theod. (au plur. Plin. j. 
Tac.). ^ Opération d'arithmé- 
tique. CoUectio, ônis, t. Gell. 
(I, 1 lemm.). Consammatio, 
unis, f. Cels. Col. Pompon, 
dig. Faire une — , addëre, abs. 
Cic. sammam (acéré ou sab- 
dacëre. Cic. Par — et soustrac- 
tion, addenda dedacendoqac . 
Cic. 

additionnel, elle, adj. Qui 
s'ajoute à qqch. .Idditlcias, a, 
om, adj. Cels. Tert. Jet. Ad- 
jectlcias, a, um, adj. Gramm. 
Cassiod. Impôt — , accessio, 
ônis, f. Cic. Script, r. r. 
additionner, v. tr. Augmenter 
par addition. Miscëre aliqaid 
oÀiqaâ re. Sali. Hor. Col. (e.v. : 
miscêre vina (sece Falernâ. 
Hor. pabala sale [- addition- 
ner 1^ fourrage de sel ■]. Col. 
pix salphare mixta. Sali.). 1 
Faire uneaddition(t.d'arithm.). 
Addérc, abs. Cic. Consamna- 
re, ir. Vitr. Col. 
ademption, s, f. Révocation 



ADH 

d'une donation. Ademptio, 
ônis, f.Jci. (ex.: ademptio le- 
gati. Jet.) 

adepte (lat. adeptas, • qui a 
atteint »), s. m. AlchimlstL> qui 
connaît la formule du grand 
oeuvre. (Ne peut se traduire en 
latin.) 1 (Par est.) S. m. et f. 
Pjrsonne initiéo» i unart,àune 
doctrine. Qui initiatiis est on 
(uixinitiatacstalicairei.iD'upr. 
Cic. -Dt Plin. /.) Comme subst. 
les équivalents latins ne s'em- 
ploient qu'au masc: assecia 
as, m.Cic.Jav. assectator, ôris, 
m. Plin. Gell. (e.x.: sapientix. 
Plin. eloqaentiœ. Plin?); sec- 
tator, ôris, m. Tac. ^aet. 
Gell. (ex.: s. .iristotelis, Gell. 
eloqaentia'.Gell.). Voy. initié. 

adéquat, ate, adj. Equivalent 
pour l'esprit à l'objet pensé. 
.idseqaatas, a, um [cum et 
lAbl.), p. adj. Cic. 

adhérence, s. f. Le fait d'ad- 
hérer. Adbœsio, ônis, f. Cic. 
.ipal. (ex.: adiisesiones atomo- 
ram inter se. Cic. [de fin., I, 
19]); adbœsus, ùs, m. Lacr. 
Non. 1 (Arch.) Attachement au 
parti ou i l'opinion de qqn. 

Voy. ADHÉSION. 

adhérent, ente, adj. Qui ad- 
liera à qqch. Adbœrens, en- 
tiS, p. adj. Tac. (ex.: manus 
oneri adhérentes. Tac): qui 
[qu^, quod) adhseret, etc. Col. 
Plin.; tenax, àcis, adj. T'ir^. 
Ov. Plin. Etre adhérent, adhae- 
rêre, intr. (avec la Dat.). Col. 
Tac. Devenir — , adhœrescére, 
intr. Cato. [{or. Plin. /. (avec 
le Dat. Hor. Plin. j. avec in et 
l'Abl. Cato.). Non —, la.vus, a, 
um, adj. Ctc. Liv. Ov. Bien — , 
applicatas, a, am, p. adj. (avec 
le Dat.). Win. P/jn./. Voy. aussi 
ADHÉRER. 1 (Fig ) Adhérent, s. m. 
Partisan. Astipulator, ôris, 
m. Cic. Val.-Max. Hier. .iag. 
Sid. (ex.: Stoici et eoram asti- 
pulator Antiochas. Cic. [Ac., 
II, 67]; ast. vanse opinionis. 
Val.-Ma.v. [VII, 1, 2 extr.]); 
fautor, ôris. m. Plaat. Cic. 
Hor. (ex.: (. bonoram, nobili- 
tatis. Cic). On peut employer 
aussi le verbe adhœrêre (ex.: 
te vix... extremam, adlnesisse. 
Cic). 

adhérer, v. intr. Tenir étroi- 
t?m3nt à qqch. Adheerère, 
intr. (avec le Dat.) Liv. Tac. 
Gell. (avec in et l'Abl. Ov. 
absol. Col. Plin.): Inhaerëre, 
intr. Cic. Virg. Ov. {■^\.:inh. 
ad aliqaid. Cic. alirui rci. Ov. 
inh. viscerihas [ablj. Cic); 
haerère, intr. Cic. Cels. Col. 
(o\.: pars superiori ossi mala- 
ram h^rct. Cels. hxrêre in 
aliqaà ri. Cic Col.) — étroito- 
mfnt, cohaerére, intr. Cic. 
Sen. (ex.: coh^rens cum cor- 
pore memhram. Cic ossa inter 
se cohsrrent. Cels. rami alias 
alio [abl.) implicati et cotiœ- 
rentei. Curt. dehiscentibus 



Aûl 

quœ cobœrcbant. Sen. libri 
situ cohœrentes. Sen.). Faiio 
— , applicâre [aliqaid alicui 
reîj. Plin.j. Fig. — au mondo, 
applicâre se ou appticâri ad 
hoininam societalem ou (eccl/ 
ad s.-BCuium. — à Dieu, appli- 
câre se ad Deam. 1 (Par ext. 
et fig.) S'attacher complète- 
ment" à un parti, à un • 
opinion. Accedëre, inti 
Plant. Cic. Qaint. (ex.: ace. ud 
sententiam alicajus. Plaut. ad 
condiciones. Cic. ad hoc con- 
siliam. Nep. Ciceroni in ple- 
risqae. Qumt. alicujits senten- 
ti^. Quint, haie opinioni [opp. 
à dissentire]. Quint.); assen- 
tiri, dép. intr. Cic. (ex.: eam 
sententiam dixi, cui sant as- 
sensi ad anum. Cic. ut [• en 
admettant que '] ego assen- 
tiar orationi , de(ensionem 
tiiam non probabo. Cic Sur 
ce point-là j'adhère à l'opinion 
de T.héophraste, ego illud as- 
sentior Theophrasto. Cic. Cf. 
non habeo quid tibi assentiar. 
Cic. cetera [■■ pour le reste »] 
assentior Crasso. Cic); asti- 
pulâri, dép. intr. Liv. Plin. 
(ex.: ast. alicui. Liv. [XXXW, 
5, 3]. Plin. [VII, 15J.Î). Voy. 

ADHÉSION. 

adhésif, ive, adj. Qui a la 
propriété d'adhérer. Qui [qu.v, 
qaod) adiiserêre potest, qui 
•^iiape,quod) potest applicâri ou 
aij^latinâri. 

adhésion (lat. adhsesio,'- adhé- 
rence-.), s. f. Action d'adhérer. 
Adbsesio, ônis, f. Cic. (Fin., 
1, 6, 19); cobeerentia, se, f. 
Cic. (nat. deor., II, 155). Mais 
il vaut mieux employer une 
périphrasa où entrera soit le 
verbe cohœrêre, soit l'expression 
continentem e.':se. || (Fig.) As- 
sentiment. Assensio, ônis, f. 
Cic. Sen. Quint, (ex.: ass. po- 
palaris. Cic simulata. Quint. 
plarium. Sen. rem assensione 
comprobâre. Cic. rebas non 
duhiis captare assensionem 
alicajas. Cic. dam lego, assen- 
tior; cum posai librum, a.»- 
sensio omnis elabitur. Cic. au 
plur. assensiones. Cic); as- 
sensûs, as, m. Cic. Virg. Liv. 
(ex.: ussensu omnium dicère. 
Cic. assensa omnium appro- 
bâri ou comprobàri. Cic); 
assentatio, ônis, f. Vell. (II, 
128, 3). Petr. (17, 1). Plin. j. 
(ep. 1, 8, 17; mais, à la bonne 
époque, le mot ne signifie que 
•. approbation constante, parti 
pris d'approuver •, c.-à-d. 
<■ adulation »). Donner son ad- 
hésion, assentiri. Cic. Voy. 
ASSENTIMENT. Adhésion (d'un 
personnage de marque), ouc- 
toritos. dtis, f. Cic. Cses. Nep. 
— de l'intelligence, approba- 
tio, ôinis, f. CJc. 

adiante, s. m. Sorte de fougère. 
Adiantam, i, n. Plin. 

adieu, loc. interj. Formule poli» 



aDJ 

pour prendra congé. Vale. 
Plaut. Ter. Cic. l'Un. j. Valeas. 
Plaat. Valetc {an pafl. a plus, 
pors.), t'iaut. Vive valeqiic. 
Hor. Vive, vale. lior. \\ l'our 
indiquer qu'on doit renoncer a 
qqcli. Vcde. Com. Valeas. Ter. 
Valeat. Cic. etc. —, soucis. 
valete, car.v. Petr. — l'amour, 
valeat Venu.':, Tihull. 1 S. m. 
Uiie, — à qqn, aiiquem Jabërc 
vatire. Cic. Adresser un trisla 
—, dicere triste •. valr •>. Oi-. 
Faire ses adieux a qqn. alicui 
valedicère. Sen. (ep., 17, 11,. 
Adresser un suprême — , su- 
prcniam * vale •> dicëre. Ov. 
conclamare alU/aem. Lu-. (IV, 
40, "X). Dire — à la politique, 
satatcm dicl^re foro et cariœ. 
Cic. 

idipeux, euse, adj. Formé do 
araisse. Adipeas, a, uni, adj. 
Hier. Qai (çuas, quod) ea; adipe 
constat. 

idition, s. f. Acceptation tacite 
d'un héritage. Aditio heredi- 
tatis. Jet. 

idjacent, ente, adj. Qui oc- 
cupe une étendue contigue. 
Adjacens, entis, p. adj. (avec 
ad et l'Ace. Cses. avec le Dat. 
Liv. Ov. Jet); adjunctus, a, 
um, p. adj. Cic. (s'emploie ab- 
sol.); conjunctus, a, um, p. 
adj. C'a?s. (av. le Dat.). Etre — 
adjacêre, intr. Cses. (av. ad et 
l'Ace. Ca^s. av. le Dat. Liv.). 
djectif, ive, adj. Qui s'ajoute 
(au subst.). Adjectivus, a, um, 
adj. Gramm. Nom — et (sufcsf.) 
idjectif, adjectivam nomen. 
Gramm. et abs. adjectivam., i, 
n. Gramm.. 

djectivement, adv. A la fa- 
çon ou avec la valeur d'un ad- 
jectif. Pro adjectivo. Employer 
un mot — , verbam. pro ad- 
jectivo ponëre. 

djoindre, v. tr. Joindre à 
(arch.). Adjungëre, tr. Cic. 
Liv. (e.'i.: adj. atiquem alicui. 
Cic. adj. se alicui. Cic. Liv.); 
coDJUDgëre, tr. Cœs. Liv. 
(ex.: paaci senatorii ordinis, 
ijai se cum lis conjan.xeranf . 
(Jeps. conj. se Hannibali. Liv.^; 
addère, tr. Plaut. Sali. Vire/. 
ex.: add. aiiquem, add.se ali- 
cui ccmitem. Virg.). *i Joindre 
I comme aide, oomme auxiliaire. 
Adjungëre, tr. Cses. (ex.: 
Germanos atqae Ariovistam 
fH'i adjunccerant. Cses. eique 
' inum. et Cassium.... adjun- 
C^s.); addére, tr. Ca?s. 
(ex.: additis aaccilio 
■ iimme troupes de secours -i] 
fiigis. Sali, addére aiiquem 
j . -tu'. Cées.); admiscêre [pr. 
■ mêler à, adjoindre ■), tr. 
Cn's. Liv. Cwt. (ex.: adm.. le- 
gionibas Antonianos milites, 
'a's. sagittarios [anditoribus . 
'^urt. absol. adm. pUbejos. 
Liv.); apponêre (pr. » placer 
:iux côtés de... •), tr. Cic. Liv. 
(ex.: app. magistrnm consnli- 



ADJ 

bus. Liv. Larciam moderatorem 

1-t rnafjistrum consalibiis. Liv.); 
arrogare ipr. •■ associer un 
magistrat à un autre «, t. de 
dr. publ.), tr. Liv. 'ex.: cui 
unico consuU... dictatorem ar- 
roijàri haud satis décorum vi- 
fum, est patribus. Liv. [VII, 25, 
1 1 11; accensiire [pr. • attribuer 
comme an\ili;iire •»;, tr. Ov. 
Aon. Lact. (ex.: accenseor illi, 
•■ je lui suis adjoint •>. Ov. 
(met., XV, 5W;]); adbibére, tr. 

Jet. (ex.: adh. quemqaam be- 
redem l'ratri. Jet. t. de dr.); 
contribuëre {pr. <. annexer -■ , 
tr. des. Liv. Col. (ex.: c. Co- 
rintham Acbœis in antiquum 
pcntis concilium. Liv.) . \'oy. 
AJOUTER. S' — , asciscëre, tr. 
i'ic. Sali, (ex.: plurimos eujus- 
que generis homines ascivisse 
■«ibi dicitur. Sali, asciscére aii- 
quem ad hoc sC'Heris fœdus. 
Cic.]; assumëre (pr. • prendre 
(pour soi] comme aide ■), tr. 
■Sa/i. Lii'. Justin, (ex.: ass. Eu- 
7nenem regem. Liv. novofi so- 
rios. Liv. comitem. Justin, 
aiiquem in soeietatem consilii. 
Liv. Justin, ['acinoris. Justin, 
aiiquem collegani sibi in quin- 
to consulatu. Suef. aiiquem 
socium capfis. .lastin. [l, o, I]. 
sncius et administer omnium 
ronsilioram assamitar Scau- 
rns. Sali.). 
adjoint, ointe, p. adj. Voy. 

ADJOINDRE. 1 S. m. AdjUtOT, 

ôris, m. Cses. Cic. Nep. Liv. 
Sui't. (ex.: adjutores triam,viris 
qninqaeviri. Liv. haie Falvium 
Postnm.ium adjutorem submi- 
scrat. Cses. qaos tibi comités 
et adjutores negotioram publi- 
enrnm dédit ipsa natura. Cic. 
P. .Manlias in Hispaniam cite- 
riorem adjator consuli datas. 
Liv. publiée ab Atheniensibus 
F.vagor;e adjator datas. A^ep. 
impetratis a senata decem ad- 
jutoribas. Suet.\; assessor, 
ôris, m. Cic. (de div. I, 95). 
Sen. itranq. 3, A). Suet. (Galb. 
li). Jet.: rainister, tri, m.Cic. 
Liv. Sali, (ex.: ministcr in ma- 
lepcio. Cic.). — (qu'on choisit 
soi-même), optio, onis, m. 
Plaut. Jet. 

adjonction, s. f. Action d'ad- 
joindre. Adjunctio, ônis, f. 
'-îc. (ex.: a'jj. verboram. Cic. 
mais ce terme est rare et doit 
être remplacé le plus souvent 
par une expression où entrera 
l'un des verbes cités à l'art. 
.adjoindre); accessio, ônis, f. 
Cic. Nep. Quint, (ex.: singulo- 
rumversuam. Quint, paueorum 
annorum. Cic.).L' — d'un mot. 
verbi additamentuni. Cic. || 
(Spécial.) Figure de gramm. 
appelée aussi zeugma. Adjunc- 
tio. onts, f. Cie. (de or., III, 
206). Cornif. (rhet. IV, 38i. 
T (Méton). Chose adjointe. Ac- 
cessio, ônis, f. Cic. (ex.: ac- 
eessionem adjanxit sedibus. 



.\UJ 



59 



Cic); res adjuncta. Cic. Liv. 
.■Vvec d'autres adjonctions, ai- 
.janetis aliis rébus. Cic. 

adjudant s. m. Celui qui est 
placé sous les ordres d'un auti'e 
pour le seconder. Adjator, 
ôris, m. Cic, Liv. ^ Sous-orii- 
cier. Optio, onis, m. Varr. Tac. 
Ver/et. 

adjudicataire, s. m. Celui à 
qui l'on a<lju,!;e. Manceps, 
cipis, m. Cic. Nep. Plin. Tac, 
(ex.: nullias rei neqae prses 
neque manceps. Nep. si res abiret 
ab eo niancipe, qaem ipse ap- 
posnisset. Cic.) ; redemptor, 
ôris, m. Cic. Liv. Plin. (ex.: 
red. framenti. Liv. cloacarum. 
Plin. veetigaliam. Jet.); con- 
ductor, ôris, m. Cato. Cic. 
(ex.: c. operis. Cic). Se porter 
— , se rendre — , condueëre, tr. 
Cir. Liv. redimëre, tr. Cjo. ou 
redimëre et condacêre. Liv. 
{as.: eond. ou red. vecligalia, 
porturia. Cces. piearias. Cic). 

adjudication, s. f. Acte par 
lequel on adjuge. Addictio, 
ônis {pr. « adjudication par 
le préteur «), f. Cic. 'ex.: add. 
bonorum possessionaniqac. 
Cic); adjudicatio, ônis, f. 
Jet. (s'empl. aussi au plur.). 
Mettre en — , auctione consti- 
tutâ vendëre. Cic. in auctione 
vendëre. Plin. auctionem la- 
cère. Plaut. Cic. (par autorité 
de justice) per prsrconem ven- 
dëre. Cic. subjicërc prœconi. 
Liv. voci sabjicère prspeonis . 
Cic sab prœconem subjicërc. 
Cic divendëre { pr. t vendra 
en détail par adjudication •>]. 
Cie. Liv. Par — , per licitatio- 
nem. Cic Vente par — , auctio, 
onis, f. Cic Tac. Jet. — pro- 
visoire, addictio in diem.. Jet. 
Il Adjudication à l'entreprise. 
Locatio, ônis, f. Cic. 

adjuger, v. tr. Attribuer par 
jugement. Adjudicâre, tr. 
(ex.: adj. regnam Ptolemseo. 
Cic. agrum sibi. Liv. cpit. mu- 
lierem Veneri in servitutem. 
Cic. caasam, alicui. Cic); ad- 
dicëre, tr. Plaut. Cic Jet. 
(ex.: add. alicui familiam to- 
tam. Plaut. alicui bona. Cic. 
aliquid in diem, [•■ provisoire- 
ment ']. Jet.); asserëre, tr. 
Liv. Quint, (ex.: ass. alicui re- 
gnam. Liv. epit. sibi nomen 
sapientis. Quint.). — au trésor 
public, in publicam addicëre. 
Cie. pablicâre. Caes. Cic. Liv. 
Il (Par est.) On lui a adjugé 
ses conclusions, quantum peti- 
tor libella edidit, tantum sen- 
tentiâ abstulit. 1 Attribuer au 
plus offrant. Addicëre, U. Cic. 
ex.: add. fundum alicai. Cic.) 
Etre adjugé au plus offrant, 
vetilre (de venéo], intr. Cic. \\ 
Attribuer (l'entreprise de tra- 
vaux, la fourniture des objets) 
à celui qui offre les meilleures 
conditions. Addicëre, tr. Cie. 
(ex.: add. opus sestartium no~ 



•60 



ADM 



nûjintii milibiis, [• adjuger les 
travaux au prix de... O, Cic); 
lOCàre, tr. Cic. Uor. Liv. (ex.: 
t. alU/uid sestertium gaingaa- 
ginta 'nilibiiS. Cic. fanas. Cic. 
statuam faciendam. Cic. mar- 
mora seconda. Hor. murum 
Liv. xdem Salutis. Liv. l'csti- 
menta e-vercitâs. Liv.). M Fie. 
Attribuer parla pensée ou l'opi- 
nion. Adjadicàre tr. Cic. Plin. 
decernëre, tr. Cic. Cœs. Liv. — 
la prélorence à la pauvreté, 
decernëre paupertatem esse po- 
tiorem. 

adjuration (lat. adjaratio. 
Apal. Lact.), s. f. Action d'ad- 
jurer. Obsecratio, ônis, f. 
Cic. Qaint. (ox. : prece et ob- 
tecratione hamili ac sapplici 
liti. Cic. [inv. I, 22J ; alicajas 
obsecrationem repaaiàre. Cic. 
[p. Font., 38]; obs.illajadicam 
per carissima pignora. Qaint. 
[VI, 1, 33] ; au pi. sammis ob- 
secrationibas monëre, ne... Jas- 
tin. [.\XIV, i, 7]). — (fig. de 
rhétorique), obsecratio, onis, f. 
Cic. (de or., III, 205). 
«djurer (lat. adjarâre. Vopisc. 
Lact. Valg.), v. tr. Faire pro- 
mettre par sarment (arch.). Adi^ 
gère aliqaem jare jarando ou 
S(xcramento. Liv. ^ Sommer au 
nom d'une chose sacrée, de 
faire qqch. Obsecrâre, tr. Cic. 
Liv. (ex. : obsecro te ut id fa- 
das. Cic. obsecravit per fratris 
tai cinerem, ut... Cic. qaaxn ob 
rem te obsecro iisdem precibas, 
gaibas senatam popalamqae 
komanam, ut... Cic. pour ren- 
forcer l'express. : oro atgue ob- 
secro. Cic. [Verr., II, 2, 17, À2]; 
crare et obsecrâre cœpit. Cic. 
[Clueut., 52, IW4]; oro et obse- 
cro, ignosceo\iatignoscas. Cic); 
obtestàri, dép. tr. Cœs. Cic. 
flin. j. (ex. : obtestatur at 
saas salatis rationem habeat. 
Cses. per omnes deos te obtes- 
tor, at... Cic. Cxs. obtestor, 
ne... Plaat. Cic. Plin. j. pour 
renf. l'expr. : obsecro et obtes- 
tor ou obtestor et obsecro. Cic. 
fp. Quinct., 30, 91 ; p. Sest. 
w, li7]). 1 Invoquer comme té- 
moin, jurer par. Adjarâre per 
(Ace). Plaat. Adjarâre (ali- 

Îaem, deos etc.) Catall. Virg. 
' — tous les dieux que..., per 
deos omnes adjuro (avec une 
Prop. Inf.). Plaat. Ter. 
admettre, v. tr. Uecovoir (qq. 
part) qqn (ou qqch.) qui a qua- 
lité pour y entrer. Admittére 
tr. Cœs. Cic. Nep. .last. (ex. : 
aliqaem ad capsas [- dans sa 
bibliothèque -]. Cic. in cabicor- 
lam. Cic. ad consilium. Cic. ad 
colloqaiam. Cxs. horam in 
numeram. Nep. abs. admittére 
aliqaem [. admettre qqn au- 
près de soi "]. Cic); accipére, 
tr. Cic Cxs. (ex. : aliqaem in 
■civitatem, in amicitiam. Cic in 
deditionem. Cxs.); reclpére, 
tr. Plaat. Cic. Cœs. Saet. (ex. • 



ADM 

aliguem ad se. Plaat. Ter. Saet. 
aliqaem ad epulas. Cic. aliqaem 
m ades. Plaut. in civitatem. 
Cic. aliqaem tecto.Cœs. tectis aa 
sedibas sais. Cic. aliqaem do- 
mum suam. Cic. aliqaem do- 
mum ad se hospitio [- admet- 
tre qqn dans sa maison et lui 
accorder l'hospitalité -]. Cxs. 
aliqaem in ordinem senato- 
riam. Cic. aliguem in numeram 
deoram, amicorum. Cari, in 
deditionem. Cxs. Liv. in parem 
juris libertatisgae condicionem 
[• à égalité do droits et de li- 
bertés "]. Cxs. in amicitiam. 
Sali. abs. recipi [• être admis 
à bord d'un vaisseau -]. Cxs. 
[13. C, II, liU]); suscipere, tr. 
Cic. (ax. : aliqaem in civi- 
tatem. Cic); asciscëre, [pr. 
' s'adjoindre .), tr. Cic. Liv. 
Tac. (ex. : aliqaem in nume- 
ram civiam. Cic. in civitatem. 
Liv. aliqaem in senatam. Tac); 
assumere, {pr. : . s'adjoin- 
dre, choisir, admettre •), tr. 
Liv. (ex. : aliqaem in societa- 
tem armoram. Liv. in societor- 
tem, consilii [« admettre qqn à 
prendre part à une délibéra- 
tion "]. Liv.); admiscére [pr, 
• associer -), tr. Cic (ex. : ad 
consiliam admiscéri. Cic). — 
(dans une corporation, etc), al- 
legère, tr. Liv. (part, au part, 
pass. allectas. Varr. Plin. Cod. 
Theod. Inscr. constr. avec in- 
ter et l'Ace. : allecti inter pa^ 
tricios. Inscr.) ; cooptâre, tr. 
Cic Saet. (o.v. : c. aliqaem in 
collegiam augaram. Cic. gen- 
tem Claadiam, in patricios. 
Saet.); ascribére, tr. Cic. (ex. : 
aliqaem- in civitatem. Cic. as- 
criptam esse in id manicipiam^ 
Cic ascriptum esse fœderatis 
civitatibus ou in fœderatis ci- 
vitatibas. Cic). Nouvellement 
admis, ascripticiiis, a, am, adj. 
Cic. Nouvellement admis au 
nombre des citoyens, novi et 
ascripticii cives. Cic. (de nat. 
deor., m, 39). ^ Recevoir (dans 
son esprit) qqch. comme vrai, 
comme valable. Recipêre, tr. 
Cic. Sen. Qaint. (ex. : antigui- 
tas recepit fabulas, hœc xtas 
autem respait. Cic assentatio 
nocêre nemini potest, nisi ci, 
qui eam recipit atqae eà delec- 
tatar. Cic. nallam excasatio- 
ncm receperunt. Sen. nec in- 
constantiam virtus recipit, nec 
varietatem natura patitar. Cic 
timor misericordiam non reci- 
pit. Cxs. re jam nor\ ultra re- 
cipiente canctationem. Liv.) ; 
suscipére. tr. Cic. (ex. : gux 
si sascipimas [• si nous admet- 
tons cela -]. Cic); asciscëre, 
tr. Cic (ex. : ne labar ad opi- 
nionem et aliqaid asciscam et 
comprobem incognitum. Cic 
illua et melius et \verias [• il 
vaut mieux dire, et c'est plus 
exact, que... -] omnia, qux na- 
lara aspernetar, in malis esse, 



AD.M 

i;ii>T usiiscar, in bonis. Ci 
approbàre tr. Cic. (ex. : ci 
silium alicums. Cic. senti 
tiam. Cic. falsapro veris. Cil 
noscére, (pr. . roconnaî 
pour valable ■), tr. Plaat. c\ 
[ox. : noscére causam [• s 
mettre le motif •]. Plaut. t| 
nosco illam partem excusai ! 
nis [' j'admets l'excuse J 
ce point ■]. Cic); putàre ( 
' croire, admettre ■). tr. 7 
Cic. Sali. (ex. : pato hoc 
ram. Ter. qaxcamque sant 
Omni mando, deoram at(, 
hominam patanda sant [• 
faut admettre que c'est la f 
do... -]. Cic. [nat. deor., 
loi]. Athenas Athenicnsii 
causa putandum est condU 
esse. Cic.) ; ponëre {pr. • a 
mettre, poser en principe -), 
Cic. Quint, (ex. : dao gène 
ponant, deoram alteram, al 
ram hominum. Cic. alii ei 
menta novem posaerunt. Qaii 
sed positum sit primam nosir 
ipsos commenaatos esse nob 
Cic); f acéré (à l'impér.), 
Cic (ex. : esse deos faciam 
[- admettons que les dieux ex 
tent "]. Cic fac, qaxso, q 
ego sam, esse te. Cic). Il < 
admis, constat (ou constat ii 
ter omnes, • il est admis p 
tout le monde que... »). av 
une Prop. Inf. Cic Liv. coi 
venit (avec une Pr. Inf.). Li 
Saet. On peut — que... lie 
(avec le Suoj. prés, ou parf 
Cic En admettant que..., 
(avec le Subj. ex. : at desi. 
vires, tamen est laadanda vt 
lantas. Ov. qax at essent ver 
conjangi debaerant, [• on ai 
rait dû les réunir -]. Cic. 1 
quxras omnia... non reperie 
Cic veram at hic non sit, ti 
men servet rem publicam. Ci 
at ita sit, tamen non potes ht 
qaasi prxclaram aliqaid pri 
dicâre. Cic). En admettantque. 
no... pas, né (av. le Subj.). Ci 
(ex. : ne sit sane sammw 
malam dolor, malam certe es 
Cic. ne sit igitar sol, ne luni 
ne stcllx. Cic ne xquaverit 
Ilannibali Philippam, ne Car 
thaginiensibus Macedonas iPyi 
rho certe xquabitis. Lii/.). Faii 
—, persuadëre, tr. Cic Cxi 
Suet. (ex. : hoc cam mihi no 
modo conftrmasset, sed etiat 
persaasisset. Cic imprimis ho 
volant persaadere, non interi 
re animas. Cxs. si tibipersaa 
sisset, gaam justas peteno 
causas haberet. Saet.). 

adminicule, s. m. Moyen auxi 
liaire. /Idminicuium, i, n. Cic 
Plin. 

administrateur (lat. admi 
nistratnr, - celui qui a li 
charge de diriger ■ Cic Paul 
dig.), m. Celui qui administre 
Curator, oris, ra. Cic Sali 
Plin. j. Inscr. (ex. : Namidt 
qaidam negotioram carator, 



ADM 

Sali. [Jug., 71, 3), curatores 
wbis. Cic. rei pablicx carato- 
rem hac missam esse. Sali.) ; 
procurator, oris, m. Plant. 
Cxs. l'Un. j. Tac. (ex. : pr. 
Tcgni. Cols. pr. Jada-x. Tac.) ; 
prœfectus, i, m. Liv. Tac. 
Inicr. (ox. : pr. J£fiypti. Saet. 
Alpiam. Plin. LydUe, loniœ 
totiasqae i'hryijiœ. Nep.); COT- 
rectOT, ôris, m. Eair. Inscr. 
(ex. : c. Lucanix. Eatr. Italiee. 
Inscr. correctores et prsesides 
provinciaram. Jet.) 
, idminlstratii, ive, adj . Qui 
' a r:ipport à l'administration. 
Qui {(jase, qaod) ad adminis- 
trationem (ou ad res adminis- 
trandas) pertinet. Talonts — , 
reram civiliam gerendaram 
peritia. Conseil — , consilinm 
rcbas administrandis prœposi- 
tum. 
Jludministration, s. f. Action 
do fournir, d'appliquer qqcli. 
à qqn. L' — d'une preuve, pro- 
batio, onis, S. Qaint. Tac. Par 
r — d'un médicament, dando 
(ou dato) medicamento. \\ — de 
la justice, /as, jaris, a. Cic. 
Viry. Liv. l Action de diriger 
ou de surveiller les affaires 
privées ou publiques. Adzai- 
nistratio, onis, f. Cic. Qaint. 
Jast. (ex. : adm. mandi, re- 
ram, rei pablicse. Cic. prii-ata- 
ram pablicaramqae rerum. 
Qaint. regni. Justin.); cura, 
se, f. Sali. Liv. Saet. Tac. (ex. ; 
c. rerum domesticaram [gr. 
olxovo(j.ia]. Qaint. [III, 3, 'J] . 
pairimonii saicaram mandâre 
alicai. Sen. [ben., IV, 27, 5]. 
magistratas et imperia et om- 
nis cura reram pablicaram. 
Sali, cara rei pablicse. Liv. 
cura rerum. Tac. c. arbis. Liv. 
c. serarii, annonœ. Saet. taba^ 
l laram pablicaram , [« adm. de 
la dette publique -j. Tac. ope- 
ram pablicoram. Saet. c. na- 
[! viam. Tac. aliqaem ad caram 
rei pablicse admovêre. Saet.) ; 
curatio, ônis, f. Cses. Liv. 
Qaint. (ex. : c. bonoram patris. 
Qaint. c. sacroram. Liv. nego-' 
tii pablici. Cic. regni. Cses. cu- 
rationem sascipëre. Cic. cara- 
tionem, !\'emeoram ad aliqaem 
déferre. Liv. alicai dare ou 
mandâre. Cic.) ; dispensatio, 
ônis, f. Cic. Liv. (ex. : d. 
œrarii, Cic. pecunise, annonœ, 
liv.). prsefectûra, œ, f. Plaat. 
Varr. Saet. (ex. : pr. jEgypti. 
Saet.); piocuratio, ônis. (. 
Cic. Sali. Liv. (ex. : pr. tem- 
pli. Varr. rei pablicœ. Cic. re- 
gni Namidix. Sali, annonse. 
Cic); regimen, minis, n. 
Liv. (ex. : omniam reram. 
liv.). — de l'Etat, — publique, 
rectio reram pablicaram. Cic. 
(de fin., V, 11). omnium reram 
pablicoiram rectiones. Cic. (de 
fin., IV, 61). — (d'un pays con- 
quis), provincia, se, f. Cic. Con- 
'fier à qqn 1' — d'un pays con- 



ADM 

quis, olieui provinciam darc 
Cic. tradëre. Cic. Klre chargé 
de r — do la Gaule, provin- 
cise Gallise prseesse. Cic. Quitter 
1' — d'un pays conquis, pro- 
vinciam dcponère. Cic. f"'0- 
vinciâ ou ex provincià dece- 
dëre. Cic. Ûter à aqn 1' — 
d'un pays conquis, aliqaem de 
provincià devocàre. Cic. — 
. d'une ferme, villicatio, ônis, f. 
Coi. Petr. Hier. 

administrer, v. tr. Fournir 
(ou appliquer) à qqn qqch. 
d'utile. Dare, tr. Cic. Cels. 
Plin. (ox. : d. alicai potionem. 
Cels. medicamentam. Cels.) ; 
prœbêre, tr. Nep. Ilor. (ex. : 
pr. alicai vinam. Hor.); prses- 
tàre, tr. Cels. (ex. : pr. reme- 
diam. Cels.); adhibère, tr. 
Cic. (ex. : adlt. legro medici- 
nam. Cic); admovère, tr. 
Ov. Sen. (ex. : herbas. Ov. re- 
média. Sen.). — la preuve, 
probârc, tr. Cic. (ex. : pr. cri- 
men, [• adm. la preuve d'une 
accusation -]. Cic). — des té- 
moins (arch.), testes dâre ou 
prodacère Cic. — la justice. 
j'as dicëre. Cic. reddëre. Liv. 
(Iron.) — à qqn une correc- 
tion, aliqaem palmà ou cola- 
pho percatëre. Com. 1 Diriger, 
surveiller les affaires privées 
ou publiques. Administrâre, 
tr. Cic. Sen. [en. : negotiam. 
Cic. rem familiarem. Cic. do- 
mum. Cic. rem pablicam, civi- 
tatem. Cic. provinciam. Cic. 
magistratas oc reges iive, per 
qaos pablica administrantar. 
Sen.); curare, tr. Plaat. Liv. 
Tac. (ex. : c. res rationesqae 
heri. Plaat. res Romse. Liv. 
Asiam, Achaiam. Tac); dis- 
pensâre, tr. Cic. Nep. (ex. : 
d. res domesticas [- son bien, 
son patrimoine -]. Cic. peca- 
niam. Nep.); gerêre, tr. Cic. 
(ex. ■ rem pablicam gerêre 
alqae administrâre. Cic); gu- 
bernâre, tr. Cic. (ex. : rem 
pablicam. Cic. orbem terraram. 
Cic); procuràre, tr. Cic. 
(ex. . alicajas negotia. Cic. ra- 
tiones negoiiaqae Dionysii. 
Cic'>; regére, tr. (ex. : r. rem 
pablicam. Cic. Massilienses 
sammâ j'astitià. Cic); tractâ- 
re, tr. Plaat. Cic. Sali. Tac. 
(ex. : tr. saam rem minus 
caate et cogitate. Plaat. tr. pe- 
caniam pablicam [• adm. les 
deniers publies »]. Cic tr. rem 
pablicam. Sali, regnam. Tac). 
— un domaine, prseesse agro 
colendo. Varr. oCficiam villicor- 
tionis sascepisse. Col. 
admirable, adj. Fait pour ex- 
citer l'étonnemont (arcli.). Mi- 
randus, a, um, p. adj. Plaat. 
Ter. Cic. (ex. : haad miranda 
(acta dicis, Plaat. mir. altita- 
do. Cic); mirabilis, e, adj. 
Ter. Cic. Liv. (ex. : ne hor 
forte magnum atqae mirabile 
esse xHdeatar, hominem totiens 



ADM 



61 



irasci, totiens doUre. Cic. mi- 
rabile est... avec une Prop. Inf. 
Ter. Liv. mirabile est, qaam 
non maltum différât. Cic); 
miriûcus, a, utn, adj. Cic. 
Cses. Oeil. (ex. : Dionysias ho- 
mo mirificus. Cic. jadex. VclI.- 
Max. homo in doctrind miri- 
ficas. Gell. mirifica opera.Cses.). 
1 Digne d'admiration. Advai- 
rabilis, e, adj. Cic. Qaint. 
Tac. (ox. : adm. cœli celeritas. 
Cic adm. et singalaris sapien- 
tia. Cic magnitado populi Ro- 
mani admirabilior adversis 
rebas quam secandis. Liv. 
adm. iÙa eloquentia. Tac.) ; 
admirandus, a, um, p. adj. 
Cic. Nep. (ox. : adm. homo. 
Cic. admirandam in modam 
[" d'une manière admirable ■]. 
Nep. vir in plurimis admiran- 
das. Qaint.) ; mirabilis, e, 
adj. Cic. Nep. (ox. : m. capi 
diias pagnandi. Nep.V, mirus, 
a, um, adj. Cic. Cses. Vell. 
(ox. : mira alacritas. Cic. scien- 
tia pagnandi. Vell.); diviDUS, 
a, um, adj. Cic (ex. : diWnas 
ille vir. Cic). 
admirablement, adv. D'une 
manière admirable. Miré, adv 
Ter. Cic. Liv. (ex. : mire fin.vit 
jiliam.Ter.favëre. Cic. gratam. 
Liv.);miriScé,a.dv. Cic. (ex.: 
m. iaadâre. Cic); admirabi- 
liter, adv. Cic. (ex. : admira- 
biliter nos Asia accepit. Cic). 
Voy. aussi admirable. — beau, 
divinas, a, um, adj. Cic. 
admirateiir, s. m. Celui qui 
admire. Admirator, ôris, m. 
Phœdr. Sen. Qaint. (ex. : adm. 
Simonidis. Phcedr. nimias an- 
tiqaitatis. Qaint.); mirator, 
ôris, m. Ov. Sen. Plin. Cart. 
(ex. : m. sui. Sen. virtatis 
etiam in hoste mirator. Cart.\. 
— de Cicéron, Ciceronianas, i, 
m. Hier. Etre grand — de qqn, 
aliqaem vehementer admirari. 
Cic. multam esse in admiror- 
tione alicnjas. Cic 
admiratif, ive, (lat. arfmira- 
tivus. Isid.), adj. Qui exprime 
son admiration (arch.l. Admi- 
rans, adj. Cic. Mirabandas, a, 
am, adj. Liv. Assistance —, 
mirabanda contio. Liv. _^ Qui 
marqua l'admiration. Qui (qase, 
qaod) admirationem significat. 
admiration, s. f. Etonnement 
(arch.). Voy. ce mot. T Ravis- 
sament de l'âme en présence de 
la beauté. Admiratio, ônis, 
f. Cic. Nep. Liv. Plin. j. (ex. : 
adm. dicentis [- adm. pour 
l'orateur «]. Cic. homo admira- 
tione dignissimas. Plin. j. 
sammam hominum admiratio- 
nem excitâre. Cic admiratio- 
nem habére [- exciter l'admi- 
ration " en pari, d'une ch.]. Cic. 
injicëre cuiins admirationem^ 
sui. Nep. admiratione affici 
[. être un objet d'admiration, 
être admiré •].Cic. [de OfF. Il, 
10, 37]). au plur. admiratione» 



62 



ADM 



[•explosions d'admiration •]. 
Cic ciamorns et admirationes 
efilicér^. tic). Regarder avoc — , 
miràri, dép. tr. Cic. Sali. 
[<ix. : m. corpora magna opère. 
Cic. siyna, tabul<is ptcuis. i,\isa 
cxliiUi. Sali. Orwcariiin artiam 
opéra. Liv.); intueri, dép. tr. 
Cic. (ex. : int. aliqaem. Cic. 
[do iiup. Pomp. lil ; ad. Q. fr. 
I, 1, â, 7J); spectâre, tr. //or. 
(ex. ; gaadc qaod spectijtnt 
ocuti te mille loquente/n. //or.}; 
aspicère, tr. .\ep. (ex. : eam 
magis milites asptciebant. Nep. 
[Cliabr. U, IJ); suspicere, tr. 
Cic. (ex. : susp. viros. Cic. sas- 
picirnda est l^jura. Cic). 1 Ob- 
jet d'admiration. Admirsitio, 
Ônis, f. Cic. (os. : est etiiim 
admiratio nonnalla in bestiis 
agaatitibas iis... Cic. in magna 
admirations esse [• être un 
objet d'admiratioa i>l. Cic). 
Nous repassons avec plaisir sur 
de vieilles admirutioas, recolï- 
mas libcnter ea qax nobis 
jamdadani sant admirationi 
ou qaœ nobis admirationeni 
quondam moi'erant. 
admiratrice, s. 1". Celle qui ad- 
mire. Miratrix, triais, f. Jav. 
Ea qax miratar (ou admira- 
tar] etc. 
admirer, v. tr. Considérer avec 
étouiiameut. Admirâri, dép. 
tr. Cic. (ex. : adm. vehementer 
ou vehem,entissime ou magno- 
pere atiqaid. Cic); miràri, 
dép. tr. Cic. (ex. : m. negle- 
gentiam, hominis. Cic). Voy, 
s'ÉTO-N.NEB. 1 Contempler avec 
admiration. Admirâri, dép. 
tr. Cic. Voy. admiration. Etre 
admiré, admiratiijnem hahëre. 
Cic. Faire — , admirationem, 
alicai movëre. Cic Sa faire — 
de qqn, alicajas ad/nirationem 
sibi m,ovêre. Cic allcajas ad- 
mirationem in se concitàre. 
Cic. Voici ce qui fait — les 
grands orateurs, lisec sant qax 
in sammis oratoribas admira- 
tiones efficiant. Cic 
admissibilité, s. f. Le fait 
d'êire admissible. Ne peut être 
rendu que par une périphrase, 
ex.: ils ont obtenu 1' — aux em- 
plois, impetraverant ut sibi li- 
ceret ad publica manera acce- 
dëre. 

admissible, adj. Qui peut être 
admis. Il (Eu pari, de ch.) 
Accipiendus, a, um, p. adj. 
Cic. (ex. : ace. condicio. Cic); 
recipiendus, a, uin,j>. adj. 
Cic. (ex.: r. excasatio. Cic. voy. 
admettre); probandus, a, 
nzn, p. adj. flaat. Cic. (ex. : 
or. caasa. Cic). Est-il — que 
Vâmo ne puis&o pas se guérir 
elle-même, qai (abl. n. adv.) 
prohari potest, at sibi mederi 
animas non posait? Cic. (Tusc, 
m, 3, 5). Il (Eu pari, dos pars.) 
Admittondus, a, um, p. adj, 
Cic. (ox.: vir in civitatem admit- 
tendut. Cic.) Voy. admettre. | 



ADO 

admission, s. f. Le fait d'être 
admis. Admissio, ônis, f. 
6Vn. l'Un. l'Iin.-J. (ce mot qui 
signifie surtout « audience ■• 
doit être remplacé par une pé- 
riphr., où entrera un dos ver- 
bes signifiant .id.mettre, ex.: 
• il sollicita son — -, impctra- 
vit at admirteretar, etc.); coop- 
tatio, ônis, {pr. • admission 
dans un corps -), f. Liv, (ex : 
c. in patres. Liv. [IV, l, 7]). 

admonestation, s. f. Avertis- 
s>aijnL seVL'ra: l'erbortim casti- 
gatio. Liv. Sen. Adresser à 
qqn des — , aliqaem castigatio- 
nibas af^icëre. Cic 

admonester, v. tr. Avenir 
(aroli.). Voy. ce mot. T Donner 
(àqqn) un avertissement sévère. 
Objargâre, tr. Plaat. Cic. Ver- 
bis castigare, tr. Liv. Repre- 
hendêre, tr. Cic Voy. gourman- 

DER, RÉPRIMANUER. 

admoniteur, s. m. Celui qui 
donne un avertissement. Ad- 
monitor, ôris, m. Cic. Ov. 
admonition, s. f. Avenisse- 
semeiit (arcli.). Voy. es mot. 
1 Simple avîi'tissement de l'au- 
torité. Admonitio, onis, f. Cic. 
Vell. Jet. 
adolescence, s. f. .4go qui suit 
l'enfance. Adulescentia, œ, 
f, Cic. etc. (ex.: ineantis ada- 
lescentiœ vitia. Nep. ineante 
adalescentià. Cic ab adales- 
centiâ, a prima adalescentià, 
ab ineante adalescentià. Cic). \\ 
(Méton.) L' — {c.-d-d. les jeu- 
nes gens), adulescentia, se, f. 
Cic. (p. Àrch. 16; de sen. 25: 
i8). 

adolescent, adj. et subst. Qui 
est dans l'adolescence (en pari, 
surt. des garçons). ^"Iduiescens, 
entis, adj. Ter. Cic (pr. et 
fig.). 1 (Subst.) Jeune homme. 
Adalescens, entis, m. Plaat. 
Ter. Cic. Sen. Ironiq. Adulescen- 
talus, i, m. Plaat. Ter. Cic. 
Tac. 

adomestiquer, v. tr. Attacher 
à sa maison (arch.). Inter do- 
mesticos habère ou in domesti- 
cos assumëre {aliqaem). 

adonc, adv. Alors (arch.). Voy. 
C3 mot. 

adonien et adonique, adj. 
Nom d'un vers composé d'un 
dactyle et d'un spondée (t. de 
métr.). Adonias, a, am, adj. 
Serv. 

adoniser, v. tr. Chercher à em- 
bellir (un homme, etc.). /Ic/onic/is 
formam in aliqao agnoscëre; 
qqf. simpl. exornàre aliqaem 
ou alir/aid. S' — , faire l'Adonis, 
le Céladon, forma; nimiam 
indalgëre ou formam nimiam 
colère. 

adonner, v. tr. Donner (arch.). 
Voy. ce verbe. ^ Livrer à la 
pratique do qqch./lrf/iiÈére ali- 
qaem ad aliqaid. Cic Liv. 

s adonner, v. pr. Se livrer ^ la 
pratiqua de qqch. Se dâre. 
Cic. (ex.: dare se labori et iti- 



ADO 

neribas. Cic. se rei famili 
vif.yqac rasliae. Cic. se volt 
tatibus. rarpit.Cic. se histor 
Cic. se pliilusoplii^. Capit. 
haie generi litteraranx. Cic. 
totos libidinibas. Cic. in et 
exercitationen\ ita se stadù 
dare,at... [Subj.l. Cic. [Tusc. 
"]. dare se ad doccndam. C 
se non modo ad tcgrndos libr' 
sed etiam ad tolam philos 
phiam pertractandam. Cic 
dedére se. Cic Qaini. (ex.: 
se desidiœ aat masstitiœ pot 
qaam liiceris. Cic. se non oli 
sis dispatationibus, sed orf/c 
nistrationibaa rei publie 
Qaint. se doctrinœ. Cic se d 
i-itise. Nep. se litteris. Cic. se 
stadio. Cic. se voluptatibas.C 
se tolam rei pablicse. Cic. Nep 
applicâre se. Ter. Cic. (o; 
nppl. se ad stadiam musicaj 
Ter. se ad eloqaentiam. Cic. 
ad scribendam historiam. Cio. 
tradère se. Cic ^'ep. eic. (e> 
tr. se lacrimisactristitia^. Lac 
ap. Cic totos se volaptafiba 
Cic se studiis vel otlo. I^lin 
ex seditiosâ ac tamaltaosâ vil 
tr. se in stadiam aliqaod quit 
iam. Cic); ÏDcambére, int 
Cic. Tac. (ex.: inr. in id st. 
diam. Cic. ad aliqaid. Cic 
iudtilgére, intr. Cic. Vir. 
Cart. ^ex.: ind. vino. Virg. rfc 
i07-i. Nep. luxarise. Cart.); stl 
dére, intr. Cœs. Cic Qain 
(ex.: st. agricaltarse. C^s. li, 
tcris, optimis disciplinis atqa 
artibas. Cic illi arti. Cic. me 
dicinœ. Qaint. jari ac leyibu 
cognoscendis. Cic). S' — au 
exercices de l'esprit, ad stadi 
ingenii animam adjangën 
Ter. litteris saam stadiam da 
va. Cic. S' — à toutes sortes d 
débauches, omniintemperantii 
vitam saam addicëre. Cic 
S' — à la philosophie, appellër 
jnentem ad philosopkiam. Cic 
S' — à écrire, appellëre animaii 
ad scribendam. Ter. S' — à li 
littérature, à la philosophie 
conferrese ad stadiam scrihsn 
di, ad stadia lilteraram, ai 
philûsophise stadiam. Cic con- 
ferre caram ad philosophiam, 
Cic. S'— à qqch., conferrt 
animum ad aliquid.Ter. || Part 
passé ADONNÉ, ÉE, livpé à la pra- 
tique de qqch. Deditus, a, 
um, p. adj. (avoc Superl.i. Cic. 
Sali, eto^ (ox.: iis artibas a 
paeris [• depuis l'enfance »] 
dediti. Cic corporis gaadiis 
[" aux jouissances matérielles»] 
deditus. Sali, animas lihidini 
deditas. Cic deditus litteris. Cic. 
litteris omnibus a paeritiâ dedi- 
tus. Cic d. luxarise ssevitiseqae, 
Suot. religionibas [• aux su- 
perstitions "]. Cic. Liv. stadio 
litterarum [- à l'étude >]. Cic, 
homincs vinolenti rebasqae v^ 
neriis [« à la boissoii et à la 
débauche "] dediti. Nep. d. 
ventri atqui. somno [• à la 



eoiiJtnaiidise ot à la paresse -J. 
Sali, vino epaîisr/ae dcditas. 
iWep. vita vitila pa-jitiisqae om- 
nibus dedita. Cic.]; devinctus, 
a, um, p. adj. Cic. (ex.: dev. 
stadiis. Cic.) ; studiosus, a, 
um, adj. (surt. au Superl.j. 
Cic. (ex.: st. vsnandi. Cic. di- 
ccndi [' à l'cloquenc.) »]. Cic. 
stadiosissimus homo natandi. 
Cic. vir mornm et litterarum 
i/ctcram studiosissimiis. GalL). 
— aux plaisirs, vohiptarias, a, 
am, adj. IHaiit. (rud., pr. 5.'.). 
libidinosas, a, um, adj. Sen. 
(cp., 88, 33). — au via, à la 
liûisson, vinosas, a, am, adj. 
l'Iaat.Hor. Ov. maissart. cbrio- 
sas, a, am, adj. C'ic.etc. (Com- 
paratil' : Sen. [op., !-8, 33]). — 
aux femmes, malierosas, a, um, 
adj. Plaat. Afran. Cic.^ (Arc^li.) 
S' — à aqii, c.-àr-d. fréquenter 
qqn, sesc in fam.iliaritatcm. 
alicajas dàre ou insinuâre. 
Cic. dare se alicui. Plaat. 
Ter. Cic. dedêre se alicai. 
Plaat. Ter, assectàri aliquem. 
Cic. ^ (Arch.) Se présenter dans 
telle ou telle direction. Je vous 
pria de passer par chez moi, si 
votre ctiemiu s'y adonna, venias 
ad me oro, si hâc fibi sit lier. 
Son chemin s'adonnant au tra- 
vers d'une églisa, ciim. ei per 
sedcm, sarram, iter ^'acicndum 
esset. Il (Aôsol.) Le vent adon- 
ne, ferj vcntas. Un vent qui 
adonne.securedusei ferens ven^ 
tas. Sen. ventas idonens. Cœs. 
adoptant, s. m. Celui qui 
adopte (t. de dr.). Adoptator, 
oris', m. Cell. Jet. Arrogator, 
ôris, m. Jet. (quand il s'agit 
d'un mineur ou d'un éman- 
cipé). 

adopter, v. tr. Faire entrer 
dans sa famille l'enfant d'un 
autre. Adoptâre (en pari, d 'un 
enfant soumis encore à la puis- 
sance paternel le), tr.P/aui. Cic. 
(ex. : ad. aliquem, sibi pro filio. 
Plaat. aliquem sibi^ilium. Cic. 
adoptâre cliqaem ab aliqao 
[« adopter le fils de qqn -]. Cic. 
Nep. adopt. aliqaem. Tac. Saet. 
aliquem. in fanniliam. Saet. ali- 
quem in regnam [- comme hé- 
ritier du trôno-l. Sali.); arro- 
gire (en pari, d'un émancipé!, 
tr. Jet. (ex. : arr. aliquem,. GaJ. 
finst. 1, 99]. Ulp. [fr. 8, Ssqq.]. 
Geîl. [V, 19, y. Aar. Vict. 
[Cœs.. 13, 1]). Enfant adopté 
et subst. l'adopté, puer adop- 
tatus. Cic. adoptivus filius. 
Saet. Jet. Il (Parext.)Traiterqqn 
comme son enfant. Adoptâre, 
tr. Plaat. Cic. etc. (ex. : sociam 
te mihi adopto. Plaut. sibi ali- 
qaem patronam ou defenso- 
rem. Cic); asciscëre, tr. Cic. 
(ex. : ose. aliquem, patronam. 
Cic.) ; &ssumère, tr. Plin. j. 
lex. : assnmére aliqaem ^lium, 
ou sibi (iliam. Plin. /.); am- 
plecti, dép. tr. Cic. (ex. : am- 
olecti aliquem. Cic). T Rendre 



ADO 

sienne la manière do penser ou 
d'agir do qijn. Adoptâre, tr. 
ÏMTiipr. Pacat.{ad. virtates ve- 
terum. Lampr. ad. virlatcs et 
ahdirâre vitia. Pacat. a. sibi 
cognumen ou noman. Vitr. 
Mart. verbe inconnu on ce 
sens, à la bonne époque, et 
qu'il faut remplacer par l'un 
de ceu.\-ci :) eligêre, tr. Cic. 
Cart. Tac. (ex. : tligere ou 
eligêre sibi aliquid. Cic); re- 
cipëre, tr. Cic. (ex. : reci- 
përe fabulas. Cic) ; asciscère, 
tr. Cic. Liv. (ex. : negleyëre 
patries ritas , peregrinos as- 
ciscëre. Liv. sana a Grœcis 
ascita et accepta. Cic. hanc 
consaetudinem libenter ascis- 
cëre. Cic. cam j'assissct pnpulus 
Romanas aliquid, si id ascii/is- 
sentsnciipopali acLatini.Cic); 
induêre, tr. Cic. Cart. Lact. 
(ex. : ind. sibi cognnm,en. Cic. 
e.vterna vocabula. Laet. mores 
Persaram. Cart.); sumère, tr. 
Cic. Liv. (ex. : patram vestros- 
que antiquos mores vallis pro 
his novis sumére. Liv. si vero 
etiam vitiosi aliquid est id 
sumëre et in eo vltiosam esse, 
non magnum est. Cic.1 ; assu- 
inëre, tr. Plin. /. Tac. (ex. : 
assamëreaxoris consiliam,.Tac. 
j'udicia daoram in consiliam. 
Plin. j.) ; amplecti, dép. tr. 
Cic. Quint, (ox.: libenter talem, 
animum [" un parti •]. Cic) 
— un avis, assentin, dép. 
intr. Cic Voy. assentiment. — 
un genre de vie, deligëre,quam 
quis viam. vivendi sit ingres- 
surus. Cic. (ofT., I, 32, 118) ou 
sifei genus œtatis degendœ cons- 
tituëre. Cic. (de off. I, 3i. 
117), — (tel ou tel genre 
de vie, x,-ivëre, intr. Cic. Nep. 
(ex . : vivëre ë natarâ [■ con- 
forme à la nature ■]. Cic v. 
natarse convenienter. Cic liixu- 
riosë. Nep. sapienter. Cic). 
Faire — , introducëre, tr. Cic. 
(ex.: intr. consuetudinem.Cic); 
approbàre, tr. Cic Quint, (ex.: 
propositionem, [ » la majeure 
d'un syllogisme »]. Cic — un 
projet de loi, rogationem pu- 
bère. Liv. Faire — une loi, per- 
rogâre legem. Val.-Max. (1, 2, 
ext. 1 ; VIII, 7, U). 

adoptif, ive, adj. Qui résulte 
de l'adoption; qui a adopté ou 
qui a été adopte. AdoptiVUS, 
a, uzn, adj. Cic Suet. Jet. (ex.: 
ad. (ilias, pater, frater, soror. 
.Saet. Jet. ad. familia [■ famille 
dans laquelle on est entré par 
adoption •] Jet.) \\ (Par exteiis.) 
Qui donne droit de cité. Adop- 
tivus, a, um, adj. Suet. 

adoption, s. f. Acte légal par 
lequel on fait entrer dans sa 
famille l'enfant d'un autre. 
Adoptio, ônis (■ adoption 
d'un enfant qui est encore sous 
la puissance paternelle «], f. 
Cic. Tac (ex. : jUS adoptionis. 
Cic. ascire aliqaem in ou per 



ADO 



63 



adoptionem. Tac. au plur. Cic. 
[de dom. 35; Tusc, I, ij|])| 
adoptatio, ônis, t. Cic Sali. 
(ex. : adoptatio Tli^opliani. 
Cic. adoptatione in regnam 
pervenisse. Sali, in adopiatio- 
nem venire. Spart.) ; arroga- 
tio, ônis (• adoption devant 
les comices centuriates d'un 
enfant émancipé »), Gaj. Ulp. 
f. Enfant d' — , puer adoptivus. 
.Suct.En^untid'—jinsitiviliberi. 
Plisedr. Héritier par — , insi- 
tivus hères. Sen. rh. 1 Action 
do rendra sienne la manière 
do voir ou d'agir d'un autre. 
Assumptio, ônis, f. Cic. (de 
lin., 111, 18; mais il vaut mieux 
employer une périphr. où entre- 
ra un des verbes cités à l'art. 
.tDoPTER). Conseiller à qqn 1' 
— d'un projet, /lOWari a/i(;uem 
ut consiliam sequatur. — défi- 
nitive d'un projet de loi, per- 
rogatio legis. Cic. (p. Murena, 
J-7). 

adorable (lat. adorabilis.Apal.), 
adj. Qui mérite d'être adoré. 
Dignus quem quis veneretar 
[colat, precetur. Cic. Dignus 
cui quis supplicet. Plant. Cato. 
Sali. Adorandas, a, am, p. adj. 
Cic. Venerandas, a, am, p. adj. 
Cic. Colendas, a, am, p. adj. 
Cic, etc. 

adorateur, ( latin adorator, 
Tert. Ctjpr.). m. Celui qui 
adore. CultoT, oris, m. Hor. 
Liv. Eccl. (ex. : c. deorum. Hor. 
diligentissim,us religionam. Liv. 
idolorum. Eccl.). '\ Fig. celui 
qui aime passionnément. Sta- 
diosissimus (avec lo Gén.). Cic 
Amantissimas (avec le Gén.). 
Cic. Avoir beaucoup d'adora- 
teurs, a multis coli. 

adoration, lla.t. adoratio. Plin. 
Apul.). Action d'adorer. Ve- 
nerâtio, onis, f. Cic. Plin. 
(ex. : veneratio solis et lunœ. 
Plin.); cultus, ÙS, m. Cic. 
Tac. (ex. : c deorum. Cic. ani- 
mos hominam, a cultu deorum 
avocàre. Val.-Ma.r:. au plur. : 
deorum caltas religionumque 
sanctitates. Cic.). Ils ont pour 
Apollon une — particulière, 
Apollinem, colant eximiû reli- 
gione. Curt. Rendre à une cha- 
pelle une — très grande, sa- 
cellam sanctissime colère. Nep. 
sacrarium summà cserimoniâ 
colëre. .\ep. 1 (Par ext.). Culte 

qu'on a pour qqn, pour qqch. 

Amor singalaris. Cic. Ma.xima 
caritas. Cic Studiam singu- 
lâre. Cic Aimer qqn à I' — , 
amare aliqaem amore singu- 
lari. Cic aliqaem eximià cari- 
tate diligêre. Cart. Avoir une 
sorte d' — pour qqch. , aliquid 
vehementer colëre. Cic aliquid 

stadiosissim.ê colëre. Saet. 

adoratrice, s. f. Celle qui 
adore. Qaas veneratw, colit, 

etc. 

adorer, v. tr. Rendre les hou- 
neurs divins. Adorâre, tr. 



IMi 



ADO 



l'irg. Liv. (nosô irouvo ui dans 
Ciceron ai dans César et signi- 
fia pr. ■ s'adrassir [à un diou] 
avec prière ■; daviout fréquent 
dans la prose impériale au sons 
d' • adorer •); veneràri, dép. 
tr. Cic. (ex. : v. deos sancte. 
Cic. lapidem pro deo. Cic); 
colère, tr. Cic. Qaint. Saet. 
(ex. : c. deos. Cic. deâm rAoxi- 
me Mercariain cotant. Cses. c. 
aliqa<;m ut deam. Cic. imagi- 
nes Xarcissi et Pallantis inter 
Lares. Saet. Sol, qai colitar 
Ja.vta sedem Qairini. Qaint.) ; 
excolère, tr. Phœd. \eii.: pietas 
excolit deos. Plisedr. [IV, 11, 
10]); precÂri, (pr. . adorer 
par des prières •); dép. tr. Cic. 
Sen. (ex. : pr. deos. Cic); sup- 
plicàre {pr. • adorer en adres- 
sant dos prières publiques ", 
pais • adorer eu priant instam- 
ment "), intr. Plaat. Cato. 
Sali. (ex. : sappl. diis. Sali. 
Lari familiari. Cato.). \\ (Par 
ext.). En parlant de créatures 
divinisées. Colère, tr. Cic. 
Cart. (ex. : colère aliqaem. 
Cic. c. regem divinis honori- 
bas. Cart. deos patant, qaid- 
qaid colère cœperant, arbores 
maxime. Cart.). Se faire — , 
divinos honores sibi arrogâre 
ou j.ibere omnes se veneràri. 
l'Tov. — le veau d'or, fortanœ 
plias colère ou veneràri. ^ Fig. 
Avoir une sorte de culte pour 
qqch. Religiosissime veneràri 
aliqaid. Plin. j. \\ (Spéc.) Ai- 
mer épjrduoraont (une pars.). 
Aliqaem diligére et carissimam 
habêre. Cic. aliqaem colère 
atqae diligëre. Inpnito amore 
alicajas corripi. Val.-Max. 
Aliqaem in ocalis gestàre. Ter. 
(Eun., iOlj. Aliqaem in ocalis 
ferre. Cic. {Pbil., 6, li, 11; ad 
Qu. fr., III, 1, 9; ad fam.,XVI, 
27,2). Los publicains n'jiis ado- 
rent, pablicanis in ocalis su- 
mas (c.-à-d. • nous sommes 
adorés des publicains »). Cic 
(ad Att., VI, 2, 5). S' —, dili- 
gëre inter se amantissime. 
Adoré, carissimas, a, am, adj. 
(au Superl.; Cic. 
ados, s. ra. Flate-bando en for- 
me de talus. Hamas in clivam 
exag(jerata. 
adossement, s. m. Etat de ce 
qui est adossé. Voy. J. Thiekrt, 
Dict. fr. lat. 

adosser, v. tr. Placer dos à 
dos (arch.). Obversis tergis col- 
locâre. 1 Appuyer le dos contre 
qqch S' — , applicàre se (ad 
arborem. Cees.se ad flammam. 
Cic. se ou corpus stipiti. Cart.). 
Adossé, acclinis, e, adj. Virrj. 
Justin, (ex. : acclinis parieti. 
Justin, tranco arboris. Virg.) ; 
acclinatus, a, am, p. adj. 
Petr. (ex. : acclinatus lateri 
navis. Petr.). |[(Par anal.) Ap- 
plicàre, tr. Liv. Acclinâre, tr. 
Liv. Le camp fut adossé au 
tertre, castra tamalo sant ac- 



ADO 

clinata. Liv. — son camp à 
une rivière, flamini castra ap- 
plicàre. i-ronfin.Corintlie ados- 
sée à une colline, Corintkas 
coin applicatu. Plin. Camp 
adossé à un mur, castra maro 
conjancta. Cses. 
adouber, v. tr. -Armer qqn 
chovali.tr et par ext. l'équiper 
(arch.l. .4rmis aliqaem ins- 
traère et par ext. instraëre ou 
ornâre aliqaem. 1 (Arch.). 
Mettre en état, arranger. Voy. 
ces mots. || (T. de mar.;. Voy. 

RADOUBER. 

adoucir, v. tr. Rendre plus 
d'iux au toucher, au goût, etc. 
MoUire, tr. (Cœs. Cic. Plin. 
(ex. : mollire aspera. Sen. m. 
vocem [• adoucir su voix '].Cic. 
m. clivam anfractibasmodicis . 
Liv. ad molliendam clivam 
[" pour — la pante ■]. Cœs. m. 
oleo arttis. Plin.) ; mitigàre, 
tr. Plin. (ex. : fragum m. ama- 
ritadinem. Plin.); emollire, 
tr. Plin. (ex. : > adoucir des 
teintes, des couleurs -, emollire 
colores. Plin.); expolire, tr. 
Catall. Vitr. Plin. (t. techn. : 
• donner un premier poli ••, 
ex. : exp. parietem. Vitr. li- 
bellas pamice expolitas. Ca- 
tall. expolire erinacei cate ves- 
tes. Plin.); lenire, tr. Plin. 
(ex. : iapsana alvam lenit et 
mollit. Plin. saporem alicajas 
rei lenire. Plin.); lévigàre, 
tr. Korr. Col. Plin. (ex. : l. 
parietem tectorio. Varr. opère 
tectorio. Col. l. alvam.. Gell.) , 
complanàre, tr. Sen. (ex. : 
c. et mollire aspera, dura. 
Sen. [prov., 5, 9]). — la peau, 
molliorem facère ou reddère 
catem. Cels. — la saveur d'un 
mets, molliorem facère cibam. 
Cels. — la voix, vocem facère 
leniorem. Cic S' — , niolUri, 
passif. Cic Plin. (ex. : mollitar 
catis. Plin.); mitescère, intr. 
Poet. ap. Cic. Liv. Col. Plin. 
(ex. : avse mitescant. Col. mi- 
tescit hiems. Liv. mitcscit cœ~ 
lam. Poet. ap. Cic. cxli mites- 
cente sœvitia. Cart.); dulces- 
cére, intr. Cic. Plin. (ex. : 
ava matarata dalcescit. Cic 
[sen., 53]; cf. Plin. [XIV, 17]); 
mitigàri, passif. Cic. Col. 
(ex. : mitigato jam frigore. 
Col.jammidgatâ kieine. Cart.); 
se remittére ou remittëre, 
intr. abs. Cœs. Cic (ex. : si 
forte ventas remisisset. Cœs. 
[B. G., m, 2G, JtJ; camremise- 
rant dolores. Cic. dolor se re- 
mittit. Cels. dolores si rémit- 
tent. Ter.). Un vin qui s'est 
adouci, lenias vinam. Ter. Le 
vent s'est adouci, lenior fit 
ventas. Cic. Liv. Le pays est 
plus tempéré que la Gaule, 
parce que les froids y sont 
adoucis, ioca sant temperatio- 
ra qaam in Gallia, remissiori- 
bus frigoribus. Cœs. (B. G., V, 
12, 6). Grâce au vent qui s'était 



ADO 

adouci, remissiorc vento. Cœs. 
(B. C, 111, 26, 2). 1 Fig. Rendre 
moins rude à la sensibilité. 
Mollire, tr. Cic. ,Sa». Liv. 
Plin. (ex. : m. imperiam. Liv. 
m. iras. Liv. m. verba [• — des 
expressions •]. Liv. m. trans- 
lationem [• — les termes d'une 
traduction •]. Cic m. ritus. 
Plin. sedare motus et animas 
mollire. Sali.); lenire, tr. Ter, 
Cic Liv. (ex. : te dies leniet. 
Cic. lenire animum. Cic lenire 
iras. Liv. miseriam. Ter.); de- 
lenire, tr. Plaat. Cic. Hor. 
Liv. (ex. : delenire dolentem 
[- — les souffrances de qqn •]. 
//or. d. maltitadinem. Cic 
animos. Cic d. dolarem liis 
remediis. Phœdr. aliqaem ali- 
qaà re. Plaat. Cic Liv.); oble- 
ttire, tr. Sen. (ox. : obi. ira- 
candam. Sen. [de ira, III, 9, 1 
s.'ul exemple du mot|) ; miti- 
gàre, tr. Cic Cart. Plin. (ex. : 
m. aliqaem. Cic. alicajas ani- 
mam. Cic. placâre et mitigàre 
animam. Cic. m. rabiem. Plin. 
m. tristitiam et severitatem. 
Cic m. dolarem. Cic m. metus. 
Qaint. iram. Ov. Curt. iracun- 
diam. Cart. labores. Cic ali- 
qaà re eam molestiam. Cic.y, 
permulcëre {pr. « adoucir 
par des caresses on par des pa- 
roles •), tr. Cic Cœs. Liv. lac 
(ex. : p. senectatem. Cic. ani- 
mam alicajas. Cœs. iram ali- 
cajas. Liv. aliqaem mitibas 
verbis. Tac) ; xnansuefacere, 
tr. Cic. Liv. Saet. (ex. : m. 
plebem. Liv. m. naturam sœ- 
vam. Saet. a qaibas mansae- 
facti et excalti. Cic); conso- 
làri, dép. tr. Cic. (ex. : gra- 
lalari magis virtati debeo, 
qaam cansolari dolorem taam. 
Cic ego desideriam tui spe 
taoram commodoram conso- 
labor. Cic. consolatar honestas 
egestatem [• adoucit l'amer- 
tume de la pauvreté -]. Cic 
lactam alicajas consolatar di- 
gnitas, qaam... Cic hanc cla- 
dem domas meœ vestra félici- 
tas et secanda fortana pablica 
consolatar. Liv.); solàrî, dép. 
tr. Plin. j. (ex. : solari deside- 
riam fratris amissi aat nepote 
ejas aat nepte. Plin. j.) ; con- 
dire, tr. Cic (c. tristitiam 
tcmporam. Cic comitaie con- 
dita gravitas. Cic); levâre, 
(pr. • rendre plus supporta- 
ble .), tr. Cœs. Cic Plin. (ex. : 
levêre lactam, caram, soUicita- 
dinem. Cic l. dolorem canso- 
lando. Cic) ; allevàre, tr. 
Tac. (ex. : remissa ignaminia, 
allevatœ note. Tac [hist., I, 
52]); elevâre, tr. Cic. (ex. : 
elevare saspiciones offensiones- 
qae. CicV, sublevàre, tr. Cic. 
(ex. : subi, res adversas. Cic). 
— qqn, aliqaem mollem (opp. 
à acrem) facère. Cic aliqaem 
mansaeiam (opp. à feram, im- 
manem) facère. Cic. aliqaem 



j 



ADO 

clemeniem (opp. à severam, 
cradelcm) far.êre. Cic. aliqaem 
mitem et mansaetam (opp. à 
(eram et immanem) (acéré. 
Cic. — un cliâiimont mérité, 
aliqaid ex mcritâ pœnâ remit- 
tire. Cic. Tout ce qui peut ir- 
riter et, soloM lo3 cas, adoucir 
les passioas, omnis ad omnem 
animi motam impulsio et, si 
ita rcs (eret, mitigatio. Cic. 
(de or., m, 118). — l'expros- 
sion do qqch., aliqaid molliore 
verbo lenire. Cic. [^our mo 
servir d'uue expression adou- 
cie, at levissinxe dicam ou ut 
parcissime dicam. Cic. S' — , 
wansueùeri. Tac. Cœs. (ex. : 
mansae(ieri non posse. Cses.); 
znansuescêre, intr. Virg. (ex. : 
mansaescant corda [ d'après 
Kirj.]; on dirait en prose: man- 
saescant animîj; znitescëre, 
intr, Hor. Liv. (e.^. : ncmo 
adeo feras est, at non mites- 
cëre possit. Hor.) ; mitigâri, 
passit. Liv. (ex. : si possint 
mitigâri a feritate insitâ [• si 
un jour leur naturel sauvage 
venait à s'adoucir "J. Liv.); 
demitigàri, passif. Cic. (ex. : 
nosmet ipsi, qui Lycargei a 
principio fuissemas, qaotidia 
demitigamar. Cic. [ad Att., 1, 
13, 3]). Le caractère s'adoucit, 
mitius ^t ingeniam.. Curt. Ce 
qui fait que nos cliagriiis s'a- 
doucissent, qax levationem ha- 
bent eegritadinam. Cic. S' — 
(en pari, d'une pars, irritée), 
iracandiam remittëre. Cic. 
Adouci, e, part, passé. Mitiga- 
tas, a, nm, p. adj. Cic. Curt. 
Plin. Remissas, a, am,, p. adj . 
Cœs. Mitior, as, adj. (au comp.) 
Cart. 

adoucissant, ante, adj. Qui 
adoucit. Mitigatorins. a, um,, 
adj. Plin. (XXVIII, 63). T Subst. 
Un adoucissant, des adoucis- 
sants. Lenimentam, i, a. Plin. 
(surt. au plur.). Donner qqcli. 
comme — , aliquid lenimento 
dâre. Plin. (XXV, Ô9). 

adoucissement, s. m. Action 
d'adoucir et résultat de cette 
action Lëvigatio, ônis, f. 
Vitr. (au plur. l-'itr. [VII, 1, i]). 
— de la température, cœli tem- 
periet mitior. Grâce à 1' — do 
la température, mitigatojamet 
intepescente frigore. Col. — de 
la voix, vocisrem.issio. Cic— des 
couleurs, des teintes, du colo- 
ris, coloram mollilado. Plin. 
temperatio. Plin. ^ Au fig. 
Mitigatio, onis, f. Cic. (au 
plur. : ejasmodi lirentia, si ni- 
mium videbitar acrimoniœ ka- 
bêre, multis mitigationibas le- 
nietar. Corm(. [rnet., IV, i9]); 
deleDimentum, i, n. Sen. 
(ex. : delenimenta magis qaam 
remédia podayrse mese compo- 
no. Sen.); laxamentum, i, n. 
Cic. (ex. : laxamentum dure 
legi. Cic); levamen, znïnis, 
a. Cic. Catall. Liv. (ex. : gaod 



ADft 

si esset aliquod levamen, id 
esset in te ano. Cic. ejns niali 
levamen. Liv. [VI, 35, 1]) ; ie- 
vamentura, i, n. Cic. Plin. 
(ex. : levamentam priestare. 
Plin. levamentum miseriarum 
[- un adoucissement à l'infor- 
tune "]. Cic. res alicui erit le- 
vamento. Cic. paalum tamen 
in eo levamenti est. Cels. ad 
anicum doloris levamentum 
studia confagëre. Cic.) ; alle- 
vamentura, i, n. Cic. (ex. : 
in adversis sine allô reme- 
dio atqae allevamento per- 
manëre [ ■ demeurer dans 
le malheur, privé de tout 
soulagement, de tout adoucis- 
sement-]. Cic. [Sull., 66]); ie- 
vatio, onis, f. Cic. (ex. : ali- 
cui hoc est levationi. Cic. ba- 
bëre levationem œgritadinam 
[" pouvoir apporter un adou- 
cissement à des chagrins"]. Cic. 
invenire levationem molestiis. 
Cic); solatium. ïi, n. Cic. 
(ex. : s. servitatis [- adoucisse- 
ment à l'esclavage"]. Cic. sola- 
tium afferre ou prœbëre. Cic. 
m,iseri iam non salatis spem, 
sed solatiun\ exitii quœrant. 
Cic. lactum alicajas nullo so- 
latio levareposse [- ne pouvoir 
apporter aucun — au deuil de 
qqu -]. Cic frai hoc solatio. 
Cic m maxim,o dolore, hoc 
solatio ator, quod... [- j'ai au 
moia' CJt adoucissement à l'ex- 
cès de ma douleur, que... »]. 
Brat. ap. Cic.) ; moUiraen- 
tum, i, n. Sen. (traiiq., 10,2). 
— de peine, remissio pœnêe. 
Cic (in Cat., U, 6, 13). Appor- 
ter des adoucissements à un 
châtiment, pœnam remittëre. 
Liv. (III, 58, 10). Cette lettre a 
apporté quelque adoucissement 
à mon inquiétude, plût aux 
dieux qu'elle m'en eût tout à 
fait délivré, qa.se (litterœ) me 
molestià value levarunt, ati- 
nam, omnino libérassent. Cic. 
(ad fam., XVI, 9, 2). Expliquer 
quelque chose avec certains 
adoucissements, aiigaid mollias 
interpretâri. Tac. Cette vérité 
veut quelque adoucissement, 
ea, qaœ vera sunt, mollioribus 
verbis sant declaranda. 
adoué, ée, adj. Accouplé. Voy. 

ACCOUPLER. 

adragant, s. m. et adragante, 

s. f. Sorte de gomme. Traga- 
cantham, i, a. Cels. Scrib. j 
Plante qui fournit cette gomme. 
Tragacantha, se, f. Plin. 
adresse, s. f. Direction (arch.). 
Regio.ônis, f. Plaut. Cses. Curt. 
Voy. DIRECTION. Il (Par ext.) 
Ce reproche est à notre — , hœc 
objargatio ad nos dirigitur 
(d'apr. Sen.). Tous les rires fu- 
rent à l'adresse du juge, omnis 
est risus in Jadicem conversas. 
Cic. Composer un exorde à l' — 
de Cicéron, ad Ciceronem prinr- 
cipium dirigère. Quint. (IV, I, 
68). 1 (Ane.) Chemin direct pour 



ADR 



6o 



aller qq part. liectam iter ou 
recta via (surt. à l'Abl., ex. : 
recto itinere ad Iberam conten- 
dere. Cses. rectâ via ire. Plaut. 
Liv.). Fig. Prendre une adresse 
Ic.-a-d. un chemin direct), recto 
Itinere contcndêre ou ire. Jo n'y 
trouve ni trace, ni — pour mu 
guider, abi neqae vestigiam vi- 
deo, nequequidquam quo mere- 
gam. || (Par ext. fig.) Moyen qui 
permet d'arriver à un but. Ra- 
tio et via. Cic. Les règles no 
sont que des adressas pour fa- 
ciliter au poète les moyens de 
plaire, prxcepta nihil aliad 
qaam adm,onent poetam quà 
via et rations placére possit. 
Bureau d'adrossas [c-à-d. bu- 
reau qui fournit des renseigne- 
ments), publicœ œdes, in quibas 
reram, qaas scire interest, in- 
dicia proferantar (Prov.) Cet 
homme est un vrai bureau 
d'adresses, nallus est vel levis- 
simus ramor qaem non iste aa- 
capetur. Bureau d'adresses (c- 
à~d. de placement), œdes pu- 
blicœ, abi famuli mercede con- 
dacuntur, ubi fam,ali (ou fa- 
m,ulœ) operam, saam pretio 
locant. Il (Spéc.) — d'une let- 
tre, nominis inscriptio. Cic. 
Paquet de lettres à 1'— de Cu- 
rius, fasciculus qui est Caria 
inscriptus. Cic Jo vous prie de 
faire parvenir ce paquet à son 

— , velim cures hune fascica- 
lam ad eum, cai inscriptus est, 
perferendam (d'apr. Cic). Il 
n'a pas donné son — , non de- 
claravit abi habitaret. On ne 
sait pas sou — , nullum sediam 
ejas indiciam est factam. ^ 
Action d'adresser la parole à 
qqn (arch.). Appellatio, onis, f. 
Cses.' (B. C, 11,28, 2). Com- 
pellatio, onis, f. Cornif. rhet. 
Ayant ainsi trouvé prétexte de 
lui faire adresse de sa parole, 
hanc nactas appellationis cau- 
sam. Cœs. (B. C., II, 28, 2). H 
Expression des vœux faite par 
une assemblée politique. Libel- 
las, i, m. (d'apr. Saet. Plin. 
j.). — de remerciements (que 
les provinciaux présentaient au 
Sénat, quand ils avaient à se 
louar de leurs gouverneurs), 
laudatio, ônis, f. Cic (in Verr., 
II, U, 63, UO; ib. Ib. 66, IJ.7). 

— de félicitations à la suite, 
d'une victoire, gratalatio de' 
Victoria. Envoyer une — au 
prince pour l'assurer de son dé- 
vouement, legatos cam litteris 
ad principem mittëre quibas 
omnes se ad omnia paratissi- 
mos esse confirmant. 1 Qualité 
nécessaire à celui qui veut aller 
droit au but. (En pari, du corps:) 
SoUertia, as, f. Cic Sen. (ex. : 
sollertia venandi. Sen.) — que 
donne la pratique, exercita- 
tio, ônis, f. Cœs. (ex. : - [ils 
disaient que] les Germains 
étaient doués d'un courage ex- 
traordinaire et avaient une — 



IM 



ADR 



incroyablK dans !•< maniement 
des arin.-> -. [l.erHianos] incre- 
dibi'.i virtate a/(/ue exercitatio- 
ne in armis esse prsedicabant . 
Caes. [B. G., I, 39, 11; osus at- 
qae exercitatio alicajos rei 

[. 1' que donne la pratique de 

qqch.l. - Cic); ars, artis, f. 
Cic. Tac. (ex. : opas est vel 
arte i-el diligentià. Cic); arti- 
Ccium, xi {part. • adresse 
dans l'exécution •), n. Cic. (ex. : 
vi^ artiAcii. Cic. art. guberna- 
toris. Csps. simalacriim Dianœ 
singalari opère arti^ioqae per- 
fectam.Cic. h<ec omniaantiijuo 
opère et sammo arti(icio facta. 
Cic. hoc ipsam sammam est 
arti/icium [• c'est là le com- 
bla de r— A. Cic). Cocher plein 
d'— , callidas eqai agitator. 
Cic. Artiste plein d'— , callidas 
ariife.v. Cic. Fait avec —, sol- 
lers, adj. Cic. (es.. : nihil sol- 
lertias. Cic) Arch. D'— (loc. 
adv.), c.-à-d. avec —,sollertcr, 
adv. Cic. arte, abl. *adv. Cic. 
Liv. Au plur. : Des adrosè^s, 
c-à-d. des mouvemouts adroi- 
tement faits, arti^ia,oruin,n. 
pi. Cic. Il (En pari, de l'es- 
prit.) Ars, artis. f. Liv. (ex. : 
. bien au contraire il la ren- 
dit plus grande encore [la 
cfoyance i"cos faits merveil- 
leux] grâce à 1' — qu'il mit à 
no rien démentir non plus qu'à 
ne rien affirm jr ouvertement ■■, 
gain potins aacta [s.-e. his mi- 
riculis fides] arte qaâdam n'cc 
abnuendi taie qaicqaam nec, 
palam ciffirmandi. Liv. [XXVI, 
10, 8]i ; astutia, as (en bonne 
part), f. Paciiv. (r. Cic (ex. : 
intellependi astatia. Pacav. fr. 
aut cônfidens astatiâ aut cal- 
lida aadaciâ. Cic qam tamen 
ego omnia non astatià qaâ- 
d'Xm, sed aliqaâ potias sapicn- 
tiâ secatas sum. Cic nanc opas 
est taà milii ad hanc rem e.v- 
proriiptâ memoriâ atqae asta- 
tiâ. Ter.); calliditas, àtis, f. 
Cic. Nep. Liv. (ex. : ingenii. 
A'ep. abs. calliditas. Cic scien- 
tia, qaœ est remota ab Jasti- 
tiâ, calliditas potias quam sa- 
pientia appellanda. Cic); dex- 
teritas, atis, f. Liv. (ex. : ad 
omnia nataralis ingenii dex-, 
tentas. Liv. [XXVIII, 18, 61 ; 
abs. dexteritaa. Liv. [XXXVII, 
7, 15]) ; soUertia, se, f. Cic 
(ex. : in hàc re tanta inest ror- 
tio atqae sollertia, ut... Cic. 
mirari se non modo diligen- 
tiam, sed etiam sollertiam ejas. 
Cic). Homme rempli d' — , homo 
versatas et callidas ou callidas 
et versatas. Cic. (cf. call. im- 
perator. Nep. jadex. Hor. le- 
giim scriptor peritas et callidus. 
Cic. natarâ nihil callidias. Cic. 
homo in dicendo vehemens et 
callidas. Cic [Clu., UO]). Des- 
cription faite avec — , sollers 
descriptio. Cic. Voy. adroit. 
I (En mauvaise part 1 Arti- 



ADR 

ûcium, li, n. Cic. (ex. : irf 
qaod contra me locutus es, ar- 
ti&cio qaodam es consecatas. 
cic); astutia, se [pr. -adresse 
coupable •), f. Plaut. Ter. Cic. 
(deoff., 111,68, 71). Sali. (Cat.. 
26, 2). Cf. Tac. (Ann., Xlll,38i; 
calliditas, àtis, (. Ter. Sali. 
Liv. (ex. : Grseca calliditas. 
Liv. nihil dolo factam ac mn- 
gis calliditate Jagurtlise [• il 
dit que] la trahison n'était 
pour rien dans l'alTaire, mais 
que c'était un tour d'adresse de 
Jugurtha .]. Sali. [Jug., 107] ; 
au plur. : calliditates, • des 
tours d' — ". Ter. [haut. 867]) ; 
Dequitia, se {pr. ■ adresse Je 
coquin •), f. Cic. (ex. : malitia 
atqae ncqaitia. Cornif. rhet. 
inertissimas homo, nescio qaà 
singalari neqaitiâ prœditas. 
Cic'^; versutia, se, f. Liv. (au 
plur. versaiia?, ■ dos tours d'a- 
dresse -.Lii'. [XL1I,J<7,7]). Il eut 
assez d' — dans la discussion 
pour, fam vafer [ait in dispata- 
tione, ut... Cic. Interprète do 
songes rempli d' — , somnioram 
vaferrimas interpres. Cic Hom- 
me rempli d' — , astu^as home. 
Cic. Il (Par ext.) Acte accompli 
avec adresse. Res sollerter fac- 
to. Cic Arti(iciam, li, n. Cic. 
Tour d' — (en mauv. part), va- 
framentum, i, n. Val.-Max. 
(VII, 3, ext. 2, i; 7). Voy. aussi 
ci-dessus. 

adresser, v. tr. Mettre droit, 
dresser larcli.). Voy. cas mots. 
^ Faire aller droit vers un lieu 
(arch.). Son pass.ige s'adressait 
par cette ville, ei per urbem 
illam iter dirigendam erat. 
Mœris, où s'adressent tes pas .' 
Qao te, Mœri, pedes (s.-e. da- 
cant) ? Vira, i Faire aller djoit 
vers qqn {vieilli). Dirigêre, 
tr. Virg. Ov. Val.-Max. Cart. 
(ex.: d. hastam in aliqaem. Ov. 
hastam in os ou in gattur, 
mxicrones in ora. Cart. <,drgam 
in alictijas ocalum. Val.-Max. 
d. sagitias tantâ arte, at... 
Saet.); collineâre, tr. Cic. 
(seul, dans les expr. comme 
collineâre hastam aliqao aut 
sagittam. Cic et absol. qais 
est eniin, qui totam, diem Jacu- 
lans non aliqaando coltineet 
[• n'adresse quelquefois au 
but ']? Cic [dediv., 11,121]). 
Il a bien adressé (prov. arch. 
p. il est parvenu à sas fins), 
dextre ac féliciter collineavit 
(d'apr. Cic). S' — qqpart, ali- 
qao dirigêre carsam. Cses. (cf. 
B. C, III, 25, 3). aliqao inten- 
dëre. Cic Tac. Où m' — , qao 
me referam,? Catall. S' — 
vers qqn, tendëre ad aliqaem. 
Cic Voy. (se) diriger. Ces flè- 
ches s'adressent à vous, hsf sa- 
gittœ in te dirigantar. Cic. \\ 
7Par oxt.) — un paquet, une 
lettre à qqn, fascicalain, litte- 
ras alicui inscribëre ou (asci- 
culam, litteras ad aliqaem 



ADR 

miltère. Cic. litteras ad ali- 
qaem dâre. Cic. Cette lettre 
s'adresse à vous, tao nomine 
inscripta est hxc epi^tula. Cic. 
Pour que je sache désormais où 
— mes lettres, at quo dem 
posthac litteras sciam. Cic. 
Cela s'adresse à moi, hoc in ma 
dirigitar. Sen. S' — à qqn (voy. 
s'attaquer), aliqaem petëre ou 
appetére. Cic attentàre ali- 
qaem. P/werfr.Jelui apprendrai 
à qui il s'adresse, Jam carabo 
scntiat qaemattentarit. Phsedr. 
Ceux qui s'adressent à moi s'en 
tireront mal, qui me pétant, 
aafcrent infortanium. Plaat. \ 
(Au fig.) — un livra à qqn (le 
lui dédier), libram alicui mit- 
tére. Cic — une personne à 
qqn, dirigêre aliqaem ad ali- 
qaem. Cic mittëre aliqaem ad 
aliqaem. Cic. Il m'a adressé un 
do ses meilleurs amis, ad me 
anam ex intimis misit. Cic. — 
qqn à un de ses amis, jubëre 
aliqaem ad amicum accedëre 
(d'apr. Cic). || — une deman- 
de à qqn, aliquid ab aliquo 
petëre. Cœs. Cic. postalâre. 
Cic poscëre. Cic. — des vœux 
à qqn, vota ferre ad aliqaem. 
Ov. — des nommages à qqn, 
reverentiam alicai prsestâre. 
Plin. j. Il — la parole, appel- 
làre, tr. Plaat. Cic. (ex.: nan\ 
te appello? Plaat. singalos 
appellàre et rogâre. Cic app. 
milites bénigne. Sali, legatos 
saperbias. Cic. aliqaem in 
aliqaà re. Liv.); compellàre, 
tr. Enn. Virg. Ov. Liv. (ex.: 

c. aliqaem nominatim. Cor- 
nif. rh. aliqaem nomine. Liv, 
[XXIII, J.7, 2]); affari, dép. 
tr. .^cc. ap. Macr. Cic. (ex.: 
qaemneqae taeri contra neqae 
affari queas. Ace. ap. Macr. 
[sat., VI, 1]; aliqaem nomine. 
Cic.) ; alloqui, dép. tr. Plaat. 
Ter. Cic. (ex.: hominem adiré 
et Mande in principio alloqui. 
Ter. quem ... nemo audire, ne- 
m,o alloqui... vellet. Cic. allo- 
qui legatos bénigne. Cart. ail. 
Ciceronem in senata. Qaint.); 
qqf. adiré, tr. Plaat. Ter. Cic 
Liv. etc. (ex.: adiré aliqaem 
per epistolaw,. Plaat. adirem.a- 
gos. Cic. Verrem. Cic. prseto- 
rem. Cic libres Sibyllinos. 
Liv. oracalam adierant con- 
sulentes. Liv.) S' — à qqn, c.-à- 

d. lui — la parole. Voy. ci- 
dessus. S' — à qqn, c.-à-d. lui 
adresser une demande, ut- 
prière, avoir recours à lui, ' 
aliqaem confugëre. Cic Au 
passif. Il serait mal adressé 
(arch.), inconsideratë homi- 
nem appellaret. ^ V. intr. 
Aller droit au but (arch.). 
Destinata ferire. Curt. in exi- 
tum properàre. Sen. Bien — 
n'est pas petite affaire, dextrê 
collineâre, non hsec parva res 
est. Voy. ci-dessus. 

adrogation (t. de droit ro- 



I 



A DU 

main), s. f. Action U'adrosor. 
Adrogatio, unis, f. Liv. "jrt. 
adroger (t. do droit rom.l, v. 
tr. Adopter uti enfant émanci- 
pé. Adroijàre, tr. Liv. Jet. 
■droit, oite, adj. Qui est droit 
(arch.) Voy. 1. droit. 1 Qui a 
da l'adresse. || (En pari, du 
corps.] Sollers, ertis, adj. 
Cic. Nep. Plin. (ex. : soll. in 
arte. Plin. soit, agricola. Nep. 
VÎT. Ov. Comp. soUertior. Cic. 
Superl. sollertissimus . Sali. 
Suet.); peritus, a, um, adj. 
Liv. (ex. : adroit nageur, nandi 
peritus. Liv.); callidus, a, 
am, adj. Cic. (ex.: call. agi- 
tator eqai [• écuyor adroit -]. 
Cic.yjaciJis, e, adj. Ov. Prop. 
(ex.: manus faciles. Prop.\ . 
Il (En pari, do l'esprit.) Sol- 
lers, ertis, adj. Cic. Ov. (ex.: 
in omni vel officia vel sermo- 
ne sollerg. Cic. s. Ulixes. Ov. 
ancilla. Ov.) ; dexter, tera ou 
plutôt tra, adj. Virg. Hor. Liv. 
^ex.: rem, per se popularem ita 
dexter agit... Liv. [VIII, 36]i : 
peritus, a, um, adj. Cœs. Cic. 
Qaint. (ex.: peritissimi daces. 
Cses. [B. G., III, 73, 3] cf. 
Cic. (de off., I, 1J.71); doc- 
tas, a, um, p. adj. Ter. des. 
Liv. (ex. : doctas usa [• que la 
pratiquea rendu adroit -j.Cœs. 
doctas œtate et osa. Liv.); cal- 
lidus, a, um, adj. Cic. (ex.: 
c. artifex. Cic. c. imperator. 
Nep. callidas ad fraudem [ . — 
à tromper -]. Cic. [p. Cluont., 
18]. homo in dicendo velic- 
mens et callidas. Cic. [p. Clu., 
litO]. c. in dispatando. Qaint. 
\\U, i,\h].homlnescallidi usa. 
Cic. natarà asaqaecallidas. Cic. 
[deor.,I,2î!3]; en pari, dech.: 
c. aadacia. Cic. c. consiliam. 
Cic. versatam et c. factam So- 
lonis. Cic. nitnis callida j'arts 
interpretatio. Cic. c. liberali- 



tas. Nep.); astutus, a, um 
adj. Plaat. Cic. Tac. (ex..: ast. 
homo. Cic; en pari, de chos. ; 



ratio astata. Cic. consilia,,, 
astatum. Gell.) ; ingeniosus, 
a, um, adj. Cic. etc. (ex.: m- 
geniosas in ou ad aliqaid. Ov. 
ing. in aligna re. Plin. Mart. 
quo quisque est soUertior et 
ingeniosior. Cic. homo inge- 
niosissimas. Cic); scitus, a, 
um, p. adj. (ex.: scitashomo. 
Plaat. non sam scitior, qa»' 
hos rogcm [. pas assez adroit^ 
pourle leur demander -] . Plaat. 
en pari, de chos.: se. sermo. 
Cic. scitissima oratio. Plaat.) ; 
versutus, a, um, adj. cic. 
(ex.: acatas atqae versatas 
animas. Cic versutissimas Ly- 
sander. Cic). 

adroitement, adv. D'une ma- 
nière adroite. Sollerter, adv. 
Cic. (très fréq. Compar. soller- 
tijis. Cic. Superl. sotlertissimê. 
Cic) ; perité, adv. Cic. Plin. 
j. (ex.: p. citharà ati. Plin. j. 
fecit peritë et callidê. Cic. p. 



ADU 

dicêre. Cic. peritissime vendi- 
tàre aliqaid [• faira valoir très 
adroitement qqch. -]. Cic); 
commode, 3.dv.Plaat.Cic.{ex. : 
c. componêre capillam. Plaat. 
orationem Lysias c scriptam 
esse. Cic. aliqaid facetê et c. 
dicëre. Cic. satis commode 
laadâre aliqiiem. Cic satis 
scitè et commode tempas capè- 
re ad eam adeandi. Cic); cal- 
lidê, adv. Cic. Sali. Nep. etc. 
(ex.: c. argatëqae dicére. Cic. 
c. et peritë versâri in aliqaâ 
re. Cic. c. accedëre. Cic. c vi- 
tia saa occultâre. Sali, calli- 
dias id facëre. Cic callidissi- 
me dicëre. Cic. callidissi- 
më conjicëre. Nep.}; dexteré 
ou dextrè, adv. Ilor. Liv. (ex.: 
apad regem liberaliter dextrê- 
qae obire officia. Liv. [ I, 3ii, 
là]; Tiemo dexterias fortanà 
est usas. Hor. [sat., I, 9, i] ; 
cf. Sen. [ad Polyb., 6. l]j ; 
docte, adv. Plaùt. Cic. Hor. 
(ex., docti et sapienter. Plaat. 
lactari doctias. Hor.); scité, 
adv. Liv. (ex.: scité loqai. Liv.); 
versutè, adv. Cic. ([Brut., 35] 
surt. en mauv. part); astuté, 
adv. Plaat. Ter. Cic. (surt. ou 
mauv. part). — imaginé, cal- 
lidus, a, um, adj . Cic. Nep. 
(ex.: c. consiliam [- plan ■]. 
Cic. c. inventam. .\ep.). 

adscrit, ite, adj. Ecrit à côté. 
Adscriptus ou ascriptas, a, am, 
part. Cic. Saet., etc. 

adulateur, s. m. Celui qui 
adresse de basses flatteries. 
Adulator, oris. m. Cornif. 
rh. Qaint (ex. : noio esse lau- 
dator, ne videar adalator. Cor- 
nif. rh. adalator potentias. 
Qaint.); assentâtor, ôris, m. 
Cic. Vell. (ex. : ass. pernicio- 
sas. Cic popali. Cic. assenta- 
tores regii. Liv. cavendam est, 
neassentatoribas patefaciamas 
aares, ne adalari nos sinamas. 
Cic). 

adulation, s. f. Basse flatterie. 
Adulatio, ônis, f. Cic. Vell. 
Tac. (ex. : adalatio adversas 
ou in aliqaem. Tac. au plur. : 
adalationes [• des marques, de» 
actes d'adulation -J. Cic); as- 
sentatio, ônis, f. Plaat. Cic 
Liv. Tac. (ex. : ass. faceta pa- 
rasitoram. Cic. assentatio erga 
principem. Tac. au plur. : blan- 
ditite et assentationes. Cic. in- 
fiatas assentationibas eoram, 
gai... Liv. [XXIV,6, 8]). Paroles 
d' — , adalantia verba. Plin.j. 

adulatrice (lat. post. adalatrix. 
Treb. Poil. Tert.), s. f. Celle 
qui adrese de basses flatteries. 
Assentatri^, tricis, f. Plaat. 

aduler, v.tr. Flatter bassement. 
Adulâri, dép. tr. Cic. (ex. : 
ad. omnes. Liv. plebem. Liv. 
fortanam alterius.Cic. la con.=- 
tr. avec le Dat. est moins cor- 
recte et poster, à l'ép. class.^j 
assentàri, dép. intr. Ter. Cic 
(ex, : iiss. alicui. Cic. benevo- 1 



ADU 



67 



Icntiam civium blanditiis et 
assentando colligëre turpe est. 

Cic). 
adulte, adj. Parvenu au terme 
de la croissance. Adultus, a, 
um, p. adj. Cic. Plin. (ex. : 
ad. virgo. CjcJ ; grandis, e, 
adj. Cic. Liv. Cels. (ex. : gran- 
dis paer. Cic. grandis bestia. 
Liv. gr. fera. Cels.) ; pubes, 
eris, adj . Cic. (ex. : nisi pu- 
berem te jam luiberet. Crass. 
ap. Cic. [de orat. , II, 22!.]; 
qui pabes tum fait. Cic. [p. 
Rab., IIJ; paberes filii. Cic 
[off., I, 129]). Enfant arrivé à 
l'âge — , adaltà aetate paer. 
Cic. Arriver à l'âge — , pabes- 
cëre, intr. Cic. Val. Ma-x. Petr. 
Jet. Il S. m. Un adulte, grandis 
paer. Cic. paer œtate adaltà. 
Cic. Une adulte, adaltà virgo. 
Cic. grandis puella. Ter. Cic. 
Au plur. Las — , adalti, ôram, 
m. pi. Cic fr. Plin. paberes, 
am, m. pi. Cxs. Sali. Liv. 
Tac. 
adultérateur, s. m. Qui al- 
tère, qui falsifie, .idiilterator, 
oris, m. Dig. Adalter, cri, m. 
Cod. Jast. 
adultération , s. f. Action 
d'adultérer. Adulteratio, onis, 
f. Plin. (.\.XI, 32; au plur. Plin. 
[H. N., I in lemm. ad lib. XII, 
.19]). 

1. adultère, adj. Qui viole la 
foi conjugale. Adulter, éra, 
adj. Hor. Or. (ex. : ad. conj'ux. 
Ov.). Il (Par ext.) Adaitev, éra, 
adj. Ov. (ex. : adultéra mens. 
Or. t. Adalterinus, a, um. adj. 
Plin. Il (Subst.) Un adultt-re, 
adalter, ëri, m. Cic. Tac. mœ- 
chas, i, m. Plant. Hor. Une — , 
adultéra, se, f. Hor. Sen. rh. 
Sac. rficecha, se, f. Catull. Hor. 
Mart. I (Arch.) L' — d'une 
femme (celui qui commet l'a- 
dultère avec elle), malieris 
adalter. Cic. L' — de sa nièce, 
neptis adalter. Tac. T (Au fig.) 
Qui viole sa foi. Adalter, ëri, 
m. Eccl. Qui forme uu mélange 
impur. Adalteratas, a, um, p. 
adj. Plin. Saet. 
2. adultère, s. m. Violation de 
1.1 foi conjugale. Adulterium, 
îi, a. Cato. Cic. Nep., etc. (ox.: 
in adalterio axorem suam pre- 
hendëre. Cato. fr. in adalterio 
deprehendi. Cic); stuprum, i, 
a. Sali. Saet.. (ex. erat et cum 
Falvia stapri vetas consaetado. 
Sali, stuprum pati nolle. Liv.), 
probrum, i, n. Plaat. Cic. 
[ex. : probri insimalâre luxo- 
rem. Plaat. probri insimalâre 
padicissimam feminam . Cic). 
Commettre un — , adulteriam 
facëre. Catall. inirs. Vell. corrir- 
mittëre. Sen. rh. ou absol.adni- 
terâre, intr. Cato ap. Gell. 
(X, 23, 5). Cic (off., I, 129; dt- 
leg. I, 33). JasHn. (XLIIi, U,8). 
mœchàri, dép. intr. Catull. 
Hor. Entraîner à commettre 
uu — , adalterâre aliqaam. 



68 



ADV 



ADV 



AFF 



Saet. au \>3i&i\l adaiterarLCato 
ap. Oeil. iX, S3, 5). 

adultérer, v. tr. Détouraer de 
la foi conjugale. ./4du/f<!ri1re, 
tr. Saet. \\ (V. iutr.J Violer la 
foi conjugale (arch.). Adulte- 
rûre, iiur. Cato. Cic. Justin. 
1 Altérer la pureté d'une jub- 
stauca. Adalteràre , tr. Cic. 
(ex. : adiUlerare gemmas. Cic. 
Plin. Jast.). 

adultérin, ine, (lat. adultcri- 
nus, - qui provieni de l'adul- 
tère • . Plin.), adj. Ne d'un 
adultère. Ex adaltero natas. 
Di'j. .Adulterino sangaine na- 
tus. Plin. 

adurent, ente, adj. Qui brûle 
(en pari, do la fièvre), .drfarens, 
entis, p. adj. Cels. qui {qax, 
qaod) adarit, etc. Cels. 

aduste, adj. Brûlé (en part, du 
sang ou des humeurs). Adastas, 
a. um, p. adj. Liv. Cels. 

adustion, 3. f. Action de brû- 
ler, de cautériser. Adastio,onis, 
r. Plin. 

advenir, v. intr. Se produire 
(en p:irl. d'un événement). Ad- 
venire, intr. Cic. Sali. (ex. : 
res advenif. Cic Liv.); eve- 
nîre, intr. Ter. Cxs. (o.>;. : 

Îaorsam eventaram hoc sit. 
' ce qu'il en adviendra •]. Ter. 
nt pleramqae evenit. Cic. forte 
evenit,at... Cic); cadêre, intr. 
Cic, etc. (ei. : c. fortuito.Cic. 
hoc adhiic percommode cadit, 
qaod... Cic. res cecidit aliter 
ac putaram. Cic. res qaocam- 
qae cadent [• quoi qu'il ad- 
vienne "]. Virg. verebar quor- 
tam id casaram esset [- je me 
demandais avec inquiétude ce 
qu'il adviendrait •]. Cijc. at 
nihil ipsis jare incommodi ca- 
dére possit. Cic. insperanti mi^ 
hi cecidit, at... Cic. nihil mihi 
optatias cadêre j)Otest, qaam 
at...Cic.]; accidere, intr. Cic. 
(ex. : si aliter accident [. g'il en 
advient autrement •J.Cic.^oid- 
qaid acciderit [• quoi qu'il en 
advienne •]. Cic. si quid acci- 
dent. Cic. si quid adversi ac- 
ciderit. Cses.); contingére, 
intr. Cic. Sen. Qaint. (ex. : 
magis adeo id facilitate quam 
aliâ alla calpâ meâ contigit. Cic. 
an est qaicqaam, qaod Vejen- 
tibas optatam œqae contingére 
possit, qaam ut... Liv.). 

adventice, adj. Qui provient 
d'un accident, d'un hasard. 
Adventicias, a, am, adj. Cic. 
Plin. j. T Qui vient du dehors. 
Adventicias, a, um, adj. Cic. 
■Sen. Macr. 

adventil, Ive, adj. Qui vient 
d'une circonstance accidentelle 
(t. de droit). Adventiclus, 
a, um, adj. Cic. Liv. Sen. Jet. 
(ex. : in re adventiciâ atqae 
hereditarià tam diligens. Cic. 
pecania. Cic. ex adventicio la- 
cro. Jet.] . 

adverbe, s. m. Nom d'une 
partie du discours. Adver- 



bium, a, u. Qaint. Prise, (ex.: 
adv. locale, temporale. Grannt\. 
loci adverbia. Quint. K Employé 
comme — , adverbialis, e, aJj. 
Charis. Dérivé d'un — , adver- 
bialis, e, adj. frise, (ex. : ad- 
verbiale adjectivum . Prise, 
adverhialia nomina. Prisc.\. 

adverbial , aie, adj . Qui joue 
le rôle d'adverbe. Adverbialis, 
e, adj. Charis. (p. 203, U). 

adverbialement, adv. A la 
l'a^on d'un adverbe. Adverbia- 
liter, adv. Diom. Etre employé 
adverbialement, adverbiam [C- 
à-d. comme adverbe) accipi. 
Prise, loco adverbii ou joro 
adverbio accipi. Prise. 

adversaire, s. m. Celui qui 
dans une lutte est oppose à un 
autre. Adversàrius, ïi, m. 
Cic. llor., etc. (surt. au plur. 
adversarii, oram, m. pi. Cic. 
S'ep. • les adversaires dans un 
combat • ; au sing. • adversaire 
dans une cuerre oa dans un 
procès •. Cic. ); bostis, is, 
va. Cic. Liv., etc. (voy. ennemi); 
par, paris, m. Ov. Liv. (ox. : 
nec qaem.qaam aspcrnùri pa- 
rem, qui se offerret. Liv. ha- 
beo parem, qaem dos, Hanni- 
badem. Liv.). Etre 1' — de qqn, 
contra aliqaem facère. Cic. 
Agir en — , contra facère. Ter. 
Parler en — , contra dicëre. 
Cic. Se poser en — , contra con- 
sistëre. Cses. Se faire l'adver- 
saire de qqn, impugnàre ali- 
quem. Sali. Liv. Se présenter à 
qqn comme — , offerre se ali- 
cai. Liv. 

adversatif, ive, adj. Qui si- 
gnilieoppoiition. Adversativus, 
a, am, adj. Prise. Conjonctions 
adversatives, adversativie con- 
j'anctiones. Prise. 

adverse, adj. Contraire. Ad- 
versus, a, um, adj. Cic. 
Quint, (ex. : res adversse. Cic. 
adversa fortana. Virg. adv. 
sabsellia [• bancs sur lesquels 
est assise la partie adverse »]. 
Qaint.); adversàrius, a, um, 
adj. Cic. A'ep. (ex. : adv. fac- 
tio [" le parti adverse -]. Cic. 
subst. adversarias, ïi [• l'avo- 
cat adverse •], m. Cic. //or. 
au plur. adi'ersaria,orum[" ar- 
guments de la partie adverse - ], 
u. pi. Cic. [Or. ISâ]); diversus, 
a, um, p. adj. Sen. Tac. Saet. 
Justin, (ex. : d. acies. Tac. 
factio. Saet. pars [ • parti 
adverse • ] Just. partes. Saet. 
aat in diversis aut in neatris 
fuisse partibas. Sen.). 

adversité (lat. adversitas,- hos- 
tilité, opposition •. Plin. • ad- 
versité • Valg. Cassiod.), s. f. 
Hostilité (Arch.). Voy. ce mot. 
1 Sort contraire. Adversa for- 
tana. Cic. Il Coup du sort. 
Res adversa. Cic. casas adver- 
aas. Nep. adversam, i, u. (empl. 
surt. au plur.) Cic. malam, i, n . 
Cic. Liv. En cas d' — , si quid 
adversi acciderit [ou accidisset). 



Cic. Mep. Les adversités, ad- 
versse res. Cic. cusus adversi, 
Xep. mala, n. pi. Cic. adversa, 
D. pi. Cic. 

aéré, ée, adj. Aérien (arch.). 
Voy. ce mot. 1 (l'art.) Mis en 
contact avec l'air. Voy. aérer. 

aérer, v. tr. Mettre en contact 
avec l'air, .leri e.vponère ali- 
qaid ou aéra ininùttére in ati- 
qaid. 11 faut — cette pièce, in 
hoc conclave acr immittatur 
necesse est. — une chambre, 
cubicali fenestras patefacëre. 
sic at perflatas aliquis accédât 
ou perflatam in cubicalam to- 
tis admittère fsnestris.W Part. 
AÉRÉ, où l'air circule. Perflabi- 
lis, e, adj. Cic. Apal. Solin. 

aérien, ienne, adj. Forme 
d'air. Constans ex aère ; qqf. 
aerias, a, am, adj. |] Fig. Vapo- 
reux comme l'air. Aerias, a, 
am, adj. Cic. Firi;. //or. Ov. 
Spirabilis, e, adj. Cic. Perflabi- 
lis, e, adj. Cic. \ (Par oxt.) 
Voies aériennes (qui portent 
l'air dans les poumons), spiri- 
tàs meatas. Plin. 

aérolithe, s. m. Masse miné- 
rale tombée du ciel. Lapis e 
cœlo delapsas. 

aétite, s. m. Pierre d^aigle, 
masse de fer oxydé. Aetitês, se 
Igr. ôîTiTri!;), m. Plin. Solin. 

affabilité, s. f. Caractère d'une 
personne affable. Affabilitas, 
atis, f. Cic. Petr. Aag. (ex.: 
alf. sermonis. Cic. [do off., II, 
1,8] ; aff. amici. Petr. [61, 31) ; 
comitas, âtis, f. Plaat. Cic. 
etc. (ex,: comitas et facilitas 
[opp. à gravitas severitasqae^ . 
Cic. c. affabititasqac sermonis. 
Cic. c. in socios. Tac. per co- 
mitatem [• avec alTabilité •]. 
l-'laat.); commoditas, âtis, 
f. Ter. Csecil. com. Ov. {comm. 
saa, Ter. c. pairis. Cascil.); 
communitas, âtis, (^r.. sen- 
timent do l'égalité, aftabilité », 
gr. xoivovoYiiio(Tyv/)), f. Cic. (do 
oir., I, 152, sqq.; III, %, 118) ; 
facilitas, âtis, f. Cic. (ex.: 
comitas et facilitas ou facili- 
tasqae, fac. et hamanitas. Cic. 
[opp. à severitas, gravitas] ; 
fac. et lenitado ani/ni. C'ic. fac. 
in aadiendo. Cic. fac. sermonis. 
Cic); civilitas, âtis, f. Saet. 
(Aug. 52; Claud. 35). Avec -, 
comiter, adv. Cic (opp. à 
graviter, severe);benîgnê, i Iv. 
Cic (ex.: salatâre bénigne, co- 
miter appellâre anamqnemqae. 
Cic. bénigne, non gravate. Cic. 
b. alloqai. Liv. benignissime 
promittcre. Cic); liberaliter, 
adv. Cic. (ex.: liberalissime 
erat pollicitus tais omnibus. 
Cic). 

aSable, adj. Qui accueille les 
gens avec bonté. Aftabilis, e, 
adj. Ter. Cic. Nep. Virg. Sen., 
*tc. (ox. : affahilis, Mandas. 
Nep. in omni sermone omnibus 
affabilem et jacandum essevel- 
le. Cic. sermone ajfabilis na- 



AFF 

cessnqae (acilis. Sen.) ; beni- 
gnus, a, um, adj. Ter. Cic. 
Plin. (ox. : aliiinn nti benignn 
et IrpUlo et comi. Ter. cornes, 
benigni, faciles, saaves homi- 
nés esse dirantar. Cic. b. ser- 
mo. Liv. b. oralio. Cic.) ; co- 
mis, e, adj. Ter. Cic. etc. 
(ex. : comis dominas. Cic. c. 
erga alii/uem. Cic. quis C. Lœ- 
lio comior ? Cic.) ; facilis, e, 
adj. Ter. Cic. Suet. (ox. '.faci- 
lis et liberalis pater. Cic. tenis 
a te et facilis existimari de- 
beo. Cic. (opp. à difficilis]) ; 
commanis, e [pr. • qui a lo 
sentiment di3 l'égalité, par sat'fe 
affable • ), adj. Cic. Saet. Eatr. 
(ex. : Cyram minorem comma- 
nem erga Li/sandram atqae 
humanam fuisse. Cic. at com~ 
munis infimis, par principibas 
videretar. Nap. qais f^io com- 
manior ? Cic. [p. Mur., 66J). 
Doux et affable envers les siens, 
seqaabilis in saos. Tac. (Ann. 
VI, 31). Il est vraiment —, est 
obvias et expositas. Plin. j. 
Manières — , obvia comitas. Tac. 
Voy. AFFABILITÉ. D'une ma- 
niera — , a.-d-d. avec affabilité. 
Voy. AFFABILITÉ. Très — , per- 
comis. Cic. (Brut., 212). 
tffablement, adv. Avec affa- 
bilité. Voy. AFFABILITÉ. 

aifabulation, s. f. Moraleadap- 
tée à un récit, à une fable. Af- 
fabalatio, onis, f. Prise, (prae- 
oxorc. rliet. 1, U éd. Keil). 

atfadir, v. tr. Rendre languis- 
sant (arch.). Voy. languissant. 
Il (Par ext.). Rendre dégoûté. 
Fastidiam creâre. Plin. J'ai le 
cœur affadi, cor mihi langaet. 
1 Rendre sans goût, sans saveur. 
Sapnrem alicajas rei infascàre. 
Col. Affadi, e, part. Insalsas, 
a, am, adj. Col. Hier. Valg. 
Fataas, a, am, adj. Mart. Apic. 
S' — , devenir fade. Voy. fade. 

affadissant, ante, adj. Qui af- 
fadit (pr. et fig.). Fastidiosas, 

a, um, adj. fïor. Qai {qaœ, 
quod] fastidiam affert. Cic. 

affadissement, s. m. Action 
d'affadir, de rendra languis- 
sant; résultat de cette action. 
Infirmatio, onis, f. Cic. Lan- 
gaor, oris, m. Cic. ^ Action de 
rendra sans goût, sans saveur. 
(Ne peut èire rendu que par des 
équivalents, ex. :) Ne pouvoir 
supporter 1' — des viandes, car- 
nes non tolerare posse, qaaram 
sapor nallas sit. \\ Résultat de 
cette action. Fastidiam, ii, n, 
Cic. Naasea, se. f. Mart. || Fig. 
(express, biblique.) Il se promit 
toutes choses de 1' du sel de 
la terre, omnia se consecaturam 
existimavit, qaod infataatam 
esset aalterrse.a. Hier. (op. 2,6). 

affaiblir, v. tr. Rendre moins 
fort. Debilitàre, tr. Cic. etc. 
(ex. : debil. membra. Cic. Aart. 

b. Afr. Cfls. debilitatam cor- 
pas. Cic. famé debilitari. Cic.) ; 
inûrmioreza ou inûrmius 



AFF 

facëre. Cic. (ex. : qaod corpas 
faciat infirmum. Cic); innr- 
mâre, tr. Cels. Tac. (ex. : 
inf. cornas, nervos. Cels. al- 
vas [ • le cours de ventre •] ho- 
minem infirmât. Cels.) ; mi 
Duêre, tr. Liv. (ex. -.consal vai- 
ncre sao minutas. I.iv. [XXI, 
52, 2], très rare au sans pr.) ; 
tennàre, tr. Ov. (seul, chez les 
poèt.); attenuâre, tr. Cic. Cses. 
Liv. (ex. : legio prreliis atte- 
naata. Cses. vires diutino morbo 
attenaatse. Liv.) ; extenuàre: 
tr. Vitr. (ex. : ext. crassitadi- 
nem colamnaram, c.-à-d. - on 
diminuer l'épaisseur •) ; obtun- 
dère, tr. Plin. (ex. : obt. aciem 
ocaloranx. Plin. aaditam Plin. 
vocem. Plin.) ; retUDdëre, tr. 
(ex. : ret. aciem, oculoram. Sen. 
rh.) ; bebetâre, tr. Sen. rh. 
Plin. Plin. j. (ex. : heb. auriam 
sensam. Sen. rh. heb. aciem 
oculorum. Plin.) ; afâcêre, tr. 
Liv. (ox. : s^stus, labor, famés, 
sitis afficiant corpora. Liv.); 
solvêre, tr. Virg. Ov. Prop. 
Cart. Quint, (ex. : senectas cor- 
pas solvit. Cart. à éviter, sauf 
dans le style coloré). S' — , cfe- 
bilitari, passif., Cic. etc. (ex. : 
corpus debilitatar. Cic. Cels.); 
inûrmàri , passif. Cels. (ex. : 
nervi infirmantar. Cels.) ; lan- 
guescêre, intr. Plin. j. (ex. : 
corpora ipsa languescëre. 
Plin. j.) ; bebescêre , intr. 
Plin. Saet. (ex.: hebescant 
sensas. Plin. ocali Saet.) ; 
relanguescëre, intr. Sen. (ex. : 
ventus relangaescit. Sen. [ nat. 
quaîst., V, 8, 3]. color relan- 
gaescit [opp. à incitatar]. Sen. 
[nat. quaest., I, 3, 13]; senes- 
cëre, intr. Plin. (ex : smaragdi 
senescant [- l'éclat des émerau- 
dess'affaiblit "]. Phri); consene- 
scëre, intr. Cic (ex. : consenes- 
cunt vires atqae deficiant.Cic.) ; 
marcescëre, intr. Col. (ex.: m. 
morbo et langaoribas. Col. mot 
rarel. Affaibli (part.), debilita- 
tus, a, um. p. adj. Cic. (voy. 
ci-dessusi ; effetus, a, um {pr. 
- presque épuisé , très affai- 
bli ») , adj. Cic. (ex. : effe- 
tum corpus. Cic); languens, 
entis, p. adj. Cic. etc. (ex. : 
languens stomachus. Csel. ap. 
Cic. langaentes ocali. Sen. rh. 
vox nec languens nec canora. 
Cic); affectus, a, um, p. adj. 
Liv. (ex. : corpus affectum. Liv.) ; 
obiusus, a, um, p. adj. Cic. 
Quint, (ex . : ohtusse faaces 
U organes de la voix affaiblis ■]. 
Quint. Compar. obtasior. Cic. 
Tac); bebes, etis, adj. Cic 
Liv. (ex. : scnsif li-ihete-s facti. 
Cic sensas oculoram atqae 
aarium hebetes. Liv. aares he- 
betiores. Cic hebes acies oculo- 
ram. Cic) ; marcidus, a, um, 
adj. Val.-Max. Tac (ex. : mar- 
cida senectas. Val.-.Ma.v. libi- 
dinosis vigiliis marcidus. 'lac. 
mot à éviter, sauf dans un style 



AFF 



63 



coloré). Un peu — , sabdebilitm- 
tas, a, um, adj. Cic. (ad Att., 
.\I, 5, 1). — par l'âge, decre- 
pitus, a, adj. Plaat. l'er. Eccl. 
defectas, a, adj. Plin. (mot a 
éviter). Subst.: Les affaiblis, de- 
fecti, oram, m. pi. Plin. (Il, 28). 
Compte-moi parmi les gens — 
par l'ùgo, inter décrépit os me 
namera. Sen. (ep., 26, 11. 
Il (Au fig.) Debilitàre, tr. 
Cic. (ex. : atrum hoc est confir- 
mare militum animosan debili- 
tàre virtatem? Cic. viri non est 
debilitari dolore, frangi, sue- 
cambêre. Cic. ne opes debilitatx 
viderentur. Nep. nisi [llannibal] 
domi civiam saoram invidiâ 
debilitatas esset. Nep. on trouve 
souv. : frangére et debilitàre. 
Cic. imminuêre, ac debilitàre. 
Cic.) ; immiDuêre, tr. Cic. 
Sali. Tac. (ex. ; imm. corpas 
otio, animam libidinibus. Tac. 
mente paululam imminntâ 
[- l'osprit quelque peu affaibli 
parles infirmités "]. Saii. [Jug., 
65, Ij; ïi3/ïri2Jâre, tr. Cic. Tac. 
(ex. : promiscuis militam coni- 
meatibas legiones inprmâre. 
Tac. inf. (idem testis. Cic. 
eum sic fuisse inprmatam cons- 
cientiâ sceleram..., ut... Cic.) ; 
frangëre, tr. Cic. Quint, (ex. : 
fr. nervos mentis. Qaint. vim, 
opes. Cic. se laboribas. Cic) ; 
infringëre, tr. Liv. (ex. : infr. 
alicajas animam. Liv. infr. 
Samnitiam res. Liv.) ; levàre, 
tr. Cic Hor. (ex. : levàre ouc- 
toritatem. Cic l. fidem. Hor.) ; 
minuëre, tr. Cses. Cic Nep. 
(ex. : m. gloriam alicajas. Cic. 
aactoritatem,. Cses. religionem. 
Nep. alicai animos. Nep.) ; 
comminuëre, tr. Cic. Sali. Ov. 
Qaint. (ex. : c. opes regni. Sali, 
opes civitatis. Cic c. vires in- 
genii. Ov. ingénia. Qaint.) ; 
obtundère, tr. Cic. (ex. : obt. 
mentcm, ingénia, Cic.) ; re- 
tundëre, tr. Cic. (ex. : retan- 
dëre ingénia. Cic.) ; accidëre, 
tr. Cic. Liv. (ex. : Latinoram 
accisa; copise. Liv. res accisse. 
Cic opes accisse. Hor.) ; atie- 
rêre, tr. Sali. Tac. (ex. : att. 
opes. Sali. Tac att. aliqaem. 
Sali. Tac.) ; enervâre. tr. 
Cic. Liv. (ex. : velut énerva- ■ 
ta civitas. Cic.) ; extenuàre, 
tr. Cic. (ex. : ext. spem. Cic. 
irires. Liv.); hebetàre, tr. Plin. 
J. (ex. : heb. ingénia. Plin. J.) ; 
afûcëre, tr. Liv. (ex. : oppa- 
gnatio et ipsos affecerat. Liv.). 
L'expérience commune, dont ils 
veulent affaiblir l'autorité, om- 
nisconsaetado, qaam obscurari 
volant. Cic. (Acad. 1, 2, \.i). 
S' — , languescëre. iinr Plin. 
/. (ex. ; nec animos modo sed 
et corpora ipsa languescëre. 
Plin. /.); hebescére, intr. Cic. 
Sali. (ex. : s» mentis acies se 
ipsa intaens non nangaam he- 
bescit. Cic. patimar hebescére 
aciem horam aactoritati*. Cic. 



:to 



A FF 



A FF 



AFP 



iiebescère \irtas ccepit. Sali. 
[Cat., IS, 1]) ; senescere, intr 
Cic. Xep. Liv. (ex. : sencs-if 
laas. Cic. sene$cëre diJafion • 
belii vires i-idebantar. Liv. sf- 
nescente Griecià. Cic. senescit 
liiitas otio. Liv. senescit Han- 
nibalis its. Lir. Atheniensiam 
maie gestis in Sicilià rebas opes 
senescere. Nep.) ; consenes- 
cère, intr. Ltv. (ex. : animam 
gaoqae patris consenaisse in 
affecto corpore. Liv.) ; mar- 
cescère, intr. Liv. (m. ofio. 
Uv. [.VXXIIl. t5, 7]). La cou- 
leur s'affaiblit, color dilaitiir. 
Ov. Affaibli, obiosQS, a, um, 
p. adj. Cic. Liv. (ex. : vigor 
animi obtasat. Liv. ad aliguid 
obtasi et hebetes. Cic.) ; reta- 
sns, a um, p. adj. Cic. (e\. : 
retasa ingénia. Cic.). Etre affai- 
bli, languêre. intr. Cic. (ex. : 
tanguent vires. Cic.) ; znarcê- 
re, intr. Lii'. (ex. : la.rariâ 
marcére. Liv.). || (AbsoU V. 
intr. Affaiblir [arch., an liea de 
s'affaiblir). Voy. ci-dessus. Il 
affaiblit tous les jours, n'res 
ejas debilitantar in dies. Cic. 
J'affaiblis, depcior viribas. Cic. 
Quint. Il (Arch.) — qqn de (c- 
à-d. en le privant do), ex. : — 
un Etat de ses meilleurs com- 
battants, cii-itatis opes acci- 
dëre sablato optimo qaoque 
milite. 
affaiblissant, ante, adj. Qui 
affaiblit. Qui {qnx, qaodj infr- 
mam ou debilem reddit. 
eflaiblissement, s. m. Dimi- 
nution de la force. DebilUatio, 
onis, fr. Cels. Th.-Prisc. De- 
fectio, oni3,(. Saet. Tac. — de 
la vue, hebetatio oculorum. 
Plin. caligo oculorum. Cels. ou 
abs. caligo, inis, f. Cels. se 
traduit plutôt par des équiva- 
lents, ex. : r — du corps, debir- 
iitatam corpas {c.-d-d. • le fait 
que le corps est affaibli -j. Cic. 
I — des forces, imminatse ou 
fractae irires. Cic. Voy. affai- 
blir. Il (Par anal.). — de la lu- 
mière, luminis deminatio. {Cic. 
(cf. crescens lamen {ana? demi- 
natioqne. Vitr.) — dos couleurs, 
dilati colores (d'apr. Ov.). \\ 
(Au fig.). Debilitatio, ônis, f. 
Cic. (ex. : d. animi. Cic.) ; dé- 
bilitas, âtis, f. Cic. (ex. : débi- 
litas animi. Cic. [de fin., 1, 19]]; 
hebetatio, ônis, f. Sen. (ex. ; 
nascitar ex assidaifate labo- 
rum animoram hebetatio qua'- 
dam ac langaor. Sen. [do 
tranq., 17, 5]) ; atteDuatio, 
onis, f. Cornif. ((ex. : att. sus- 
pirionis. Cornif. [rh.. Il, 3]; 
/ii'vfijîima attenaatio verbo- 
nim. (:orni[. [rh.,IV, 16,'); im- 
minutio. ônis. f. Cic. Quint. 
(e\. ; imm. malorum. Qaint. 
dignilatif. Cir.\ .\lai> le plus 
souvent on devra employer uti 
éqiiivaleni. ex. : 1' — du rou- 
ra2',dehilitiil,i virlas. Cic. frac- 
tas aat debilitatas animas. Cic. 



— des facultés, imminafa men«, 

affaire, s. f. Ce qu'on a à faire 
(en gén.) Negotium, ïi, n. 
lH:\at. Ter. Cses. Cic. etc. (ex. : 
qaid tibi hic negotii est? Ter. 
qaid in saà Gallit\ desari... 
... negotii esset. Cirs. inmagno 
negotio habait [• ce fut pour lui 
une grosse affaire •] obligare 
semper annaos magistratas. 
Son. nisi negotium est [• situn'as 
pas affaire •], progredere ante 
xdes. Plaat. satis negotii ha- 
bai [• j'ai eu assez d'affaire 
de . . . •] in sanandis vulneri- 
bas. Cic. cam Epicaro hoc plus 
negotii est [ - avec Epicure c'est 
une plus grosse affaire ■]. Cic. 
neque esse qaidquam negotii 
[. et que ce n'était pas une af- 
faire •]... adoriri. Cses. nego- 
tium aiicai ejchibère ou faces- 
sire. Cic. facère [• faire des af- 
faires à qqn •, le mettre dans 
l'embarras'. Qaint) ; res, rei. f. 
P'.aat. Cic. etc. (e.\. : res diatias 
tegi dissimalariqae non potuit. 
Cses. rem, distrahère. Cws. rem 
agêre. Cses. si res postalabit. 
Cic. maie se res habet [- 1' — va 
mal ■]. Cic. <ecain mihi res est. 
[' c'est à toi que j'ai affaire •]. 
Cic. cam senatore res est. Cic. 
res sic ou ita se habet. Cic. 
Romse aatem se res sic habent 
f. tel est à Rome l'état des af- 
faires -1. Cic. res prseclare se 
habeat, si... [• l'affaire irait 
très bien, si... •]. Cic. maie se 
res habet [■ l'affaire va mal •]. 
Ctc. ad magnas res aptas [- ca- 
pable des grandes affaires •]. 
Cic. in rébus agendis acer [» vif 
et pénétrant dans les affaires •]. 
Csel. ap. Cic.) Petite — , negotio- 
lam, i, n. Cic. (ad. Q. fr., III, 
II, 6; ad. Att., V, 13, 2)). Occu- 
pez-vous de vos affaires, nego- 
tium âge taam. Cic. qqf. res 
taas tibi habeas ou habe ou ha- 
beto. Plaat. Cic. Sen. rh. Cé- 
sar promit qu'il en ferait son — , 
Csesar pollicitas est sibi eam 
rem carœ (utaram. Cses. J'en 
fais mon — , /ia?c mea cura est. 
Cic. rem saspicio. Cic. C^ n'est 
pas mon (ton, etc.) — ,hoc non 
meum {tuum, etc.) est. Cic. C'est 
votre — , taum est officiam ou 
taam est. Cic. tuœ sant partes. 
Cic. taum est manus. Cic. qqf. 
tua resagitar{' vos intérêts sont 
en jeu «). Cic. C'est 1' — du juge 
do...,jadici3 of&ciam estouj'a- 
dicis est (avec l'inf.). Cic. C'est 
r — d'un père, patris ou pctrium 
est. Cic. C'est son — , ipse vide- 
rit (c.-àr-d. " pour moi je n'en 
ai cure -). Cic. Ai-je raison? 
C'est — aux sages, qaam id recte 
faciam, viderint sapientes. Cic. 
Est-ce un mal do souffrir? C'est 
— aux stoïciens do le dire, 
sitne malam dolire , Stoïci 
viderint. Cic. Conclure une 
— , conficêre negotium. Ci'-. 
C'est une grosso — , negotium 



est. Cic. res est malti (aborù. 
Cic. C'est tout une — (c.-à-d. 
c'est un événement), rea nova 
ou magna est. Nep. Liv. C'est 
une — faite, nejofiam transac- 
fum est. Cic. Son — est faite 
ousesaffairessontfaites {c.-à-d. 
c'en est fait de lui), de illo 
actam est. Com. Cic. Il sa 
voit réduit à faire ses propres 
affaires des chagrins ao son 
maître, eo redactus est, at 
omnes heri molestias faciat 
ou repatet saas (d'apr. Plaat.). 
Il (En pari, de choses détermi- 
nées.) C'est une — d'intérêt 
privé, lisec res est e privatà 
rationc. Cic. — d'honneur, res 
in qaà cmstimalio (ou fama, 
gloria, dignita^) alicajas agitur 
ou encore in qaa ejcistimatio 
alicajas in discrimen vcnit. — 
d'argent, res pecaniaria. Cic. 
Rose. Am, 117) ou nummaria. 
Cic. — de conscience, religio, 
ônis, f. Cic. Cses. Liv. Cest 
une — de conscience, de... 
religio est (avec l'Inf.). Plaat. 
Ter. Liv. Il en fait une — de 
conscience, res ei in religionem 
venit. Cic. C'est une — de temps, 
hoc in tempore sitam est. 
L'apaisement est — de temps, 
dolores mitigantar vetastate. 
Cic. C'est r — d'un moment, 
non est longam. Ter. /Jet ad 
panctam tcmporis. Cic. C'est — 
de goût, hoc est ex anins cn- 
josqae jadicio aptum (d'apr. 
Cic). Il (Parext..) La chose dont 
il s'agit, lies, rei, f. Cic. Cola 
ne fait non à 1' — , nihil hoc 
ad rem pertinet. Cic. hs:c nihil 
ad rem attingunt. Plaat. Qu'est- 
ce que cela lait à I' — ? qaid ad 
rem ? Plaat. Cic. Avoir — avec 
qqn, habêre rem ou negotium 
cam aliqao. Cic. agêre cam ali- 
qao. Liv. J'ai depuis de longues 
années — avec "Trebonius, Tre- 
bonio maltos annos ator. Cic. 
Pompée a une affaire avec Cé- 
sar, Pompejo est negotium cam 
Cœsarc. Csel. ap. Cic. Je n'ai 
point — avec vous, mihi tecum 
nihil rei est. Plaat. Cic. nihil 
te utor. Plaat. Ter. Cic. Avoir 

— de qqn, de qqch. Voy. besoin. 
Nous avons — de votre autorité. 
aatoritate taâ nobis opas est. 
Cic. Je n'ai point — do votre 
secours ni de vos conseils, tui 
aaxilii neque consilii egeo. Cic. 
Qu'ai-jfc — dû vos lois ? qaid 
mihi est cum vestris legibus 
commerça? l'iaat. || (Loc. fam ) 
Point d'affaire {c.-à-d. que 
m'importe?). Qaid ad me? 
l'iaal. Cic. etc. Minime ou 
minime vero. Cic. \\ Chose 
grave ou difficile. Negotium, 
ii, n. Ca-K. Cic. etc. (Voy. ci- 
dessus). Cotait une — grave et 
périlleuse, do... erat magni 
periculi res (av. l'Inf.). C:es. 
(B.G.,V./.9,6l. Faire des affaires 
â qqn, lui mettre une méchante 

— sur luh bras, negotium aiicai 



{ 



AFF 

cxhibirc ou (accssira. Cic. 
(acéré. Qaint. Étro embarrassé 
dans lie grandes et fâcheuses 
aiTairo», molcstis operosisqae 
negotiis im/j/ictiri. Cic. So l'aire 
une — , sibi arcessëre ma/am. 
Se faire dos — , de gaieté de 
cœur, incommoda altro sibi 
attrahëre ou arcessére. Cic. 
Plaat. S'attirer des — , se impli- 
cârc molfstiis. Cic. Ce n'est pas 
une — , niliil est negotii. Cœs. 
hoc niliil est. Cic. hoc levé est. 
Cic. ou non magnum negotiam 
est. Cic. Vous laites une — do 
tout, omnis res tibi negotiam 
est. Tirer qqn d' — , expedire 
aliqaem. Ter. Cic. explicàre 
aliqaem. Cic. Tirer d' — un 
malade, segram morbo levàre. 
Cic. ou simpl. segram explicàre. 
Cela. (Ceux) que leur courage 
avait tirés d' — , virtate saâ 
expliciti. Liv. epit. Sortir d' — , 
em,ergëre se ex aliqao negotio. 
Cic. se expedire ex aliqao ne- 
gotio [pr. • so tirer d' — •). Cic. 
Tâchez de vous tirer d' — , da 
operam at te explices. Pompej. 
ap. Cic. Il ue se mettent jamais 
en peine de savoir comment ils 
convaincront, mais comineut ils 
se tireront d' — en plaidant, 
nanquam laborant qaem ad 
modam probent, scd qaem ad 
fiiodam se cxplicent dicendo. 
Cic. Je me tirod' — bel et bien, 
mais je n'y comptais pas, dis- 
cedo pulchre et probe et prêter 
spem. Ter. Tu tes bien tiré d' 
— , benc prouenisti. Plaat. Les 
autres ont l'air do n'être pas à 
leur aise ; ils se tirent pourtant 
d' — , reliqai habere se inden- 
tar angastitis ; enatant tamen. 
Cic. (Tusc, V, 87). Je me suis 
tiré d' — , enatavi. Petr. (57,10). 
L'un et l'autre indiquent au roi 
troublé et égaré un moyen de 
se tirer d' — , exitas ab atroqae 
datar contarbato errantique 
régi. Cic. (de fin., V, 22, 03). 
Il Occupation. Occapatio, unis, 
f. Cic. Il n'y a point d'affaires 
qui le retiennent, nallis occa- 
pationibas est implicatas. Cic. 
Etre absorbé par de graves — , 
maximis occapationibas im.pe- 
diri, distinëri. Cic. Qui a bien 
des affaires, negotiis distentis- 
simas. Cic. maltam, occapatas. 
Cic. Il (En pari, d'une chose 
avantageuse.) Commodam, i, n. 
Cic. etc. Cela fait mon — , hoc 
mihi commodam (adjj est. Cic. 
(ouqqf.) in rem est. Ter. exre 
meâ est. Cic. Si cela fait votre 
— , si tibi commodam erit. Cic. 
J'ai votre — , habeo qaod tibi 
comjnodam, sit ou qaod tibi 
placeat ou (suiv. le cas) habeo 
qaod optas. Ce n'est p.as du 
tout, cala ne fait pas du tout 
mon — , hoc minime mihi pla- 
cet. Cic. hoc mihi molestissi- 
mum est. Cic. Cet esclave fait 
votre — , hic servas tibi conve- 
nu. Cic. Il a son — , habet qaod 



AFF 

optavit ou habet qase opas 
erant. Je lui ferai son — (iron.), 
homincmexornatamdabo{d'vi\>. 
Ter. [liant. 950.]). |) (Par ext.) 
Faire ses affaires, aller à ses — 
{c.~à-d. à la garde-robo), ven- 
trem ou alvam exoneràre (ou 
pargàrc).Cic. A/art. ^Intérêt pu- 
blic. Negotium, li, n. Cic. 
(e.x. : in negotio esse [ • être 
aux affaires • ]. Cic. negotia 
pablica. Cic. etc. negotia foren- 
sia[ • affaires politiques • 1. Cic. 
negotia Leptitanoram. Sali, in- 
ter hœc negotia. Sali.) ; res, 
rei, f. Cic. Cœs. Liv. (ex. : de 
re pablica dispatatio [• discus- 
sion sur les all'aires publiques •]. 
Cic. Nep. Liv. Tac. ad rem pa- 
blicam adiré [ - entrer dans 
les affaires oa aux affaires ■ ]. 
Cic. Liv. rem pablicam ge- 
rére atqae administrâre [■ di- 
riger les affaires publiques • ]. 
Cic. rem pablicam suscipêre. 
Cœs. rem pablicam féliciter ge- 
rërc. Cœs. [B. C, 7, 6]) ; fo- 
rum, i, n. Plaat. Cic. (ex. : 
foro operam dare. Plaat. 
jam. triginta annos in foro 
versari. Cic.) ; causa, as, f. 
Liv. (ex. : • une — d'Etat ', cau- 
sa pablica. Liv. [II, 56, 2]). Tu 
en fais une — d'Etat (iron.), 
qaà in re tibi videris de re pa- 
blica et sammis rebas agërc 
(d'après Ca's.). Le manie.iient 
oa la conduite des affaires, re- 
ram ou rei pablicœ adminis- 
tratio. Cic. Les — humaines, 
res liamanx. Cic. ^ Intérêt pri- 
vé et par ext. marché, transac- 
tion. Negotium, ïi, n. Cic. 
(ex. : negotia privata, domcs- 
tica. Cic. negotiam. sascipëre. 
Cic. alicajas negotiam agére. 
Cic. negotiam per^cëre. Liv. 
alicajus negotia explicàre ou 
f.rpiicâre et expedire. Cic. ha- 
bere negotia vetera in Sicilià. 
Cic. negotio desistëre [ • renon- 
cer à une affaire » ]. Cic. pro- 
curâre alicajas negotia ou ali- 
cajas rationes negotiaqae. Cic. 
negotii gerentcs [- ceux qui s'oc- 
cupent d'affaires », • gens d'af- 
faires "1. Cic. negotii bene ge- 
rentes [■ ceux qui font bien 
leurs affaires "]. Cic); res, rei, 
f. Cic. etc. (ex. : res privata. 
Cic. consalëre sais rebas. Nep. 
rem qaœrëre [ •• chercher à faire 
ses affaires »]. Plaat. rem facëre 
[» faire ses affaires ■]. Ter. rem 
aagëre [- faire ses affaires -]. 
Cic. rem conBcère, [- ruiner ses 
affaires »]. Cic. maie rem ge- 
rére. Cic. res accisœ [• mau- 
vaises affaires -] Liv.) ; ratio, 
onis, f. Cic. (ex. : qai^'am, cam 
isto sammà consaetadine, prœ- 
terea re ac ratione conjanctas 
erat [ - qui... avait avec lui, 
outre des rapports familiers, 
des relations d'affaires "]. Cic). 
J'ai fait une bonne — , bene 
processi. Ter. C'est une très 
bonne — qu'a faite Roscius,prœ- 



,Vl'F 



71 



clare saum negotium gesait 
Roacias. Cic. Il est fort bien 
dans ses affaires, facillime res 
agit. Ter.). S'occuper d'affaires, 
negotiari, dép. intr. Cic. etc. 
(ex. : [il disait] qu'il se rendait 
à. Syracusj pour ne rion faire et 
non pas pour s occupa- d'all'ai- 
res, se Sgracasas otiandi, non 
negotiandicaasà conferre. Cic. ' . 
Affaires de banque, negotialh>, 
onis, f. Cic. V'ai.-J/a.v. Relatif 
aux affaires, negotialis, e, acl|. 
Cic. (de inv., I. I.',). Qaint. (li, 
21,3). Consacré aux affaires, nu- 
gotiosas, a, am, adj. lac. Qui 
connaît son allairo, caliuias ho- 
mo. Cic. Nep. Ilot. Faire — 
avec qqn, cum aliqao pacisci. 
C'ic._ Se retirer absolument dejs 
affaires, se ab omm negotio re- 
movêre. Cic. Mettre ordre à ses 
— -, rebas sais providers, pros- 
picëre, consalëre. Cic. Ilomme 
d' — de qqn, procarator, ôris, 
m. Plaat. Cic.Ltv. Eire l'hom- 
me d" — de qqn. voy. ci-dessus 
nrriotiam. ^ Débat judiciaire. 
Negotium, ïi, n. Qaint. Saet. 
.Ict. (cf. Saet [Cal., iûj); res, 
rei, i. Cic. (ex. : utramreman 
litem dici oporteret. Cic. de re- 
bas abisto cogniiis jaclicatis- 
que. Cic. res est ,iudicata. Cic. 
apad jadicem ces e^t [« l'affaire 
est pjndanto »Jj, taiisa, se, f. 
Cic. (ex. : nec pnvtermittebat 
fere quidqaam qaod esset in 
caasâ. Cic. [Brut., 88, 303J. 
causa capitis. Cic. caasœ fo- 
renses. Cic. caasam parricidii 
dicère. Liv.\ ; judicium, ïi, n. 
Cic. Nep. (ex. : • il n'eut ja- 
mais — aux tribunau.x ••, jadi- 
ciuTn nallam habait. Nep. 
" ceux qui avaient alors affaire 
aux tribunaux -, il, qui illnd 
jadiciam habebant. Cic). Voy. 
PROCÈS. Il Débat, querella. Voy. 
cesmots.S"*fair;' une — , avoir une 
— avec qqn, jargio cuntendëre 
cam aliqao. Cic. cam aliqao 
rLvari. Qaint. jurgâre cam ali- 
qao. Ter. ^ Engagement, com- 
bat. Negotium, ïi, a. Cœs. 
Sali. (ex. : negotiam conûcëre. 
Cœs. [B. G., m, Ij, U]. celeriter 
confecto negotio. Cœs. [B. G., 
VI, 3, 3]. occasio negotii bene 
gerendi. Cœs. [t. G., III, 18, 5]. 
totias negoti faciès. Saii.[ Jug., 
5ID; res, rei, l. Cœs. Liv. (ex.: 
ante rem. Liv. totias rei con- 
silium. Cœs. [B. C, III, 7S, 3]. 
rei eventam experiri. Cœs. [B. 
G., III, 3, h]. caJas rei niagnam 
partem laadis ad Libonem 
perventuram, [- que le mérite de 
cette — reviendrait ou grande 
partie à Libon =]. dvs. [B. C, I, 
26, Ji]. •■ s'attondi o à ce que l'is- 
sue de toutes ies — soit favora- 
ble ', omnes sccundos reram 
proventas e.vspectùre. Cœs. (B. 
G., VII, 29, 3]. qaanto cam pe- 
ricalo et quanta cum virtate 
res sint administj'ata!. Cœs. [B. 
G., V, 52,3]. • lallaiio est rapi- 



73 



AFF 



dâincnt menée ••, cileritcr res 
adminUtratar. Cses. (B. C, II, 
15, 5]. spe conficiendi negotii 
prope in noctem rem daxerant. 
[B.C., m, 51, 6' ; «conduire une 
afTaira », rem gerére. Cses. pari 
certamine [• avec des chances 
égales •] res geri potait. Cœs. 
[B. C, I, 51, 5\ Voy. combat. 

affairé, ée, adj. Qui a affaire, 
c.-à-d. besoin do qqch. (arch.). 
Voy. AFFAIRE et BESOIN. \\ Qui a 
besoin d'argent. Inops rei pe- 
caniarise (d'apr. Cic). 1 Qui 
parait avoir on qui a beaucoup 
d'affaires, Negotiosus,a, um, 
adj. Plaut. Sali. (ex. : neqae 
negotiosi eramas non nostris 
in negotiis. Plant, [more, 191]. 
pradentissimasgaisqae maxime 
negotiosaserat.Sall.[Cat., 8,5j'i; 
occupatus, a, um, p. adj. 
Cic. Sen. (ex. : homo occapatas. 
Sen. homines occapati. Plant. 
homo vehementer occapatas. 
Cic. Compar. occapatior. Cic. 
Superl. occapatissimas. Cic.) ; 
trepidus, a, um, adj. Sali. 
lÀv. (ex. : trépida civitas. Liv. 
trépida caria. Liv. etc.) ; in~ 
quietus, a, um, adj. Liv. Sen. 
(ex. : intj. homo. Liv. [III, i6. 
2]) ; exercitatus, a, um, p. adj. 
Cic. Cels. (ex. : exercitatus ho- 
mo. Gels.) ; distentus, a, um, 
p. adj. Cic. (ex. : labor disten- 
tas. Cic). Etre affairé, trepi- 
dâre, intr. Cœs. Liv. Etre très 
— , maximis occupationibas dis- 
tinêri. Cic. Voy. occupé. Un 
homme qui fait 1' — , Ardalio, 
onis, m. PliSgdr. ([I, 5, 1). Sen. 

affciissenient, s. m. Etat do 
ce qui est affaissé. Labes, is, 
f. Cic. Liv. (ex. : l. terrsc. Liv. 
l. agri Privernatis. Cic. abs. la- 
bes aat repentini terraram hia- 
tas. Cic. maltis locis labes 
facta; sant. Cic.) ; lapsus, ùs, 
ra. Cic. Sen. (ex. : l. terrse. Cic. 
l. considentis soli. Sen.). Pré- 
venir les affaissements du sol, 
cavêre ne solnm sabsidat ou 
considat. Voy. affaisser. J] 
(Sens spécial.) Sédiment. Sedi- 
mentum, i, n. Ptin. || (Par anal.) 
Affaissement du corps, dos 
membres. Langaorcorporis. Cic. 
Viriam defectio. Cic. Collapsa 
membra. Virg. Artas collapsi. 
Ov. * Fig. Affaissement moral. 
Debililatio atque abjectio ani- 
mi. Cic. (in Pis. 8b). Langaor, 
Cris, m. Cic. 

affaisser, v. tr. Faire fléchir 
.sous le faix. Obruire, tr. Liv. 
(avec un compl. de personne); 
deprimère, tr. Cic. Plin. (surt. 
au passif). Cette charge a af- 
faissé le plancher, liOC onere 
consedit ou sabsedit contaba- 
latio. Un tremblement de terre 
qui aurait affaissé le sol, rjao 
terras mota solam consedis^et. 
I| S'—. CoDsidére, intr. Cic. 
Liv. (ex.: Alpes jam licet con- 
tidant. Cic. terra ingentibas 
caverniB consedit [■ le terrain 



AFF 

s'affaissa formant do vastes ca- 
vernes •]. Liv. terra in in- 
gentem sinnn\ consedit. Liv.) ; 
desidère, intr., Cic. Cels. (ex.. 
cam ad inftnitam altitndinem 
terra desedisset. Cic. nares de- 
sidunt. Cels. tamor ex toto de- 
sedit. Cels.); residére, intr. 
Cic. Sen. (ex. : si montes rese- 
dissent. Cic. his, gâte emine- 
bant, paalatim in se residen- 
tibas. Sen.) ; subsidére, intr. 
Ov. Sen. rh. Min.-Fel. (ex. : 
montes sabsident. Sen. rh. nt 
molli fastigio cedens arcna 
sabsideret. Min.-Fel.) ; cODci- 
dêre, intr. Cic. Cœs. Qaint. etc. 
(ex. ; concidëre sub onere. Liv. 
concidat cielam omne necesse 
est. Cic. repentinà raina pars 
ej'as tarris concidit. Cœs. flam- 
ma concidet. Qaint. [V, 13, 131; 
cf. au fig. Cic. [Rose. com. 17]; 
palpebra concidit. Cels. si pro- 
tinns venœ [• le pouls •] con- 
ciderant. Cels.) ; succidére, 
intr. Flor. (ex. :.com pons suc- 
cidisset. Flor.); lâbi,àép. intr. 
Hor. Petr. Cnrt. (ex.: làbi sub 
onere. Petr. lapso (nndamento. 
Cnrt. labentes domas. Hor.) ; 
collàbi, dép. intr. Cels. Sen. 
Petr. Curt. (ex. : tempora col- 
lapsa [• lempes affaissées », si- 
gne avant-courour de la mort]. 
Cels. collabi inter manas ali- 
cujus. Curt. ante pedes ali- 
cujas. Petr.); prolàbi, dép. 
intr. Nep. (ex, : cam œdes Jo- 
vis... prolaberetar. Nep.) ; sub- 
làbi, dép. intr. Plin. j. (ex. : 
œdificia vetustate sablapsa 
Plin. j. [ep., X, 70, 1]). Les 
fondai ions s'affaissent, sidant 
(andamenta. Plin. Joues affais- 
sées, baccœ (laentes. Cic. (do or., 
Il, 266, cf. in Pis., 25). Qui s'af- 
faisse, lassas, a, um (en pari, des 
pers.), adj. Sen.. Plin. j. \\ (Au 
fig.) S' — , cadëre, intr. Cic. Liv. 
(ex. : nec debilitari anim.os aat 
cadëre patitur amicitia. Cic. 
castris amissis ceciderant animi. 
Liv.) ; coDCÏdëre, intr. Cic. 
Liv. (ex. : mens debilitata meta 
concidit. Liv. concidëre animis. 
Hirt. mente concidit. Cic); si- 
dère, intr. .Sen. Plin. (ex. : ci- 
litas pessum saà mole sidens. 
Sen. (andamenta impcrii si- 
dentia. Plin.); considère, intr. 
Cic. (ox. : ardor animi conse- 
dit. Cic); collàbi, dép. intr. 
Sen. (ex. : ne m.ilitam animi, 
si fractam ducis sai mentcm vi- 
derint, et ipsi coUabantnr. Sen. 
[ad. Polyb., 5, ij). S' — suus le 
poids, succambere oneri. Liv. 
oneri cedëre. Col. L'empire ro- 
main s'affaisse sous le poids de 
sa grandeur, res Romana ma- 
gnitadine laborat »oâ. Liv. Af- 
faissé par l'âge, la maladie, 
œtate gravis, morbo gravis. Liv. 
morbo atque œtate connectas. 
Sali. Affaissé par des maux 
physiques, dos peines morales, 
cam corporis morbo, tam ani- 



AFF 

mi dolore conl'cctus. Cic Le» 
caractères sont affaissés, ceci- 
deriint animi. Cic. 

allaiter (lat. pop. affactare, p. 
ail'ectare), v. tr. Façonner. Voy. 
cemot.) T (T. de fauconn.) Dres- 
ser l'oiseau, accipitrem cica- 
rare. ]'arr. mansuefacère. Plin. 

affaler, v. tr. Tirer on bas. De- 
mittêre, tr. Cic. Cœs. Liv. S" — 
le long d'un cordage, se per 
(anem demittire ou per funem 
demitti. Virg. S' — (en pari, 
d'un vaisseau), ad scopalos al- 
lidi. Cœs. 

affamé, ëe, adj. Qui a faim. 
Famelicus.a, um, adj.Plaat. 
Phœdr. Sen. (ex. : f. scncx. Sen. 
canes. Phœdr. • ventre — n'a 
pas d'oreilles ■•, venter famelico) 
aaricalas non liabet [prov.]. 
Hier.) ; esuriODS, p. adj. Sen. 
(surt. comme subst., voy. ci-des- 
sous) ; jejunus, a. um, adj. 
Cic. Hor. (ex. : jejana plebeca- 
la. Hor. [ep. 11, 2, 29]). Etre 
affamé, esarîre, intr. Plaat. 
Cic. etc. Voy. aussi affamer. || 
(.Subst). Un affamé, esuriens, 
eDtis, m. Sen. (ex. : cam e«o- 
rienle panem saum dividere. 
Sen.). 1 (Au fij.) Avide. Avi- 
dus, a, um, adj. Cic etc. 
(surt. au superl. avec le Gén. 
Cic.) ; sitiens, p. adj. Cic. (ex. : 
siiiens virtutis, gloriœ. Cicy 
Etre — de qqch., sitienter ah- 
qnid expetërc. Cic (Tusc, IV, 
17, 37). 

affamer, v. tr. Amener à avoir 
faim. Famem alicui inferre. 
Cic Famé aliqaem premëre. 
Cic consumëre. — une ville, 
urbem commeatibas intercla- 
dëre. Cœs. — Rome et l'Italie, 
saffocare arbemet Italiamfame. 
Cic. (ad. Attic, IX, 7). Etre affa- 
mé, consumi (ame. Cœs. ine- 
diâ. Cic. Affamé, famé confec- 
tus. Tac. 

affectation (lat. affectatio), s. 
f. Action de disposer en vue de 
qqch., destination (d'un édifice, 
d'un objet, etc.). Donner à un édi- 
ficeune autre — , œdes ou œdifi^ 
dam ad alios nsus destinare. 
Voy. aussi destination. ^ Action 
de faire semblant d'avoir telle 
ou telle manière d'être ou d'a- 
gir. Simulatio, cois, f. Cœs. 
&ic.(ex. : qaœstuosa simulatio. 
[• affectation intéressée •]. Cic. 
ista vestra verbosa simulatio 
pradentiœ. Cic. agere cam si- 
malatione timoris. Cœs. sam- 
mam pradentiam simalafione 
staltiliœ tegëre.Cic); ambitio, 
ônis, f. Cic. (ex. : • je t'affirme 
et cela sans affectation •, tibi 
afârmo neqae id ambitione 
addactas facio. Cic. [ep., XIII, 
31]) ; ostentatio, ônis, f. Cic. 
Liv. Suel. (ex. : os*, inyenii. 
Cic. scicntiœ. Cic. virtatis. Cic 
eœvitiœ. Liv. pietatis. Saet) ; 
Jâctatio, ônis, f. Qaint. Tac. 
(ex. : nalla caltas [ • dans l'é- 
quipement»] Jâctatio. Tac), 



I 



AFF 

venditatio, ônis, f. Cic. (ox. : 
venditatioatqae ostentatio.Cic. 
$ine venditatione. Cic). — do 
boulïonnoi'io, ajjiictata acarri- 
Utas. Cic. — do pudour, affec- 
tata castitas. Cic. || AHoctation 
dans la kmsaso. Molestia,aD, 
t. Cic. (ox. : Latine loqaendi 
accarata et sine molestiâ dili- 

fens elcgantia. Cic. [Brut., 38, 
Ii3]. si niliil kabëre molestia- 
ram nec ineptiaram Atticoram 
est [' si c'ost ÔLro Attiquo que 
d'iSiiiorûr l'aifectatioQ et iesma- 
laJi-osses.]. Cic. (Brut.., 91,316]); 
affectatio, ônis, f. Qaint. 
^aet. (ox. : affectatio nimia 
('■ rochorolie escossive, affocta- 
tlon •]. Suet. priscoram verbo- 
ram nimia aff. [• — d'ar- 
cliaïsmo ■■], Sart. affectatio ni- 
mia sabtilitatis. Qaint. mala 
affectatio [gr. xaxoCo'-îa ou 
xaxoCilXov]. Jal.-Vict. [art. rhst. 
22, p. J436, 5 éd. llalm ]2 ; lasci- 
via, SB, f. Quint. (II, o, 22 ; cf, 
lascivia delicia;(jae [■• affocta- 
tion d'un style tlouri ■•]. Qaint. 
\X, 1, lt3]). Sans—, borridus, 
A, um, adj. Cic. (ex. : Tabero 
vitâ et oratione horridas. Cic. 
horridas modas dicendi. Liv. 
horrida oratio.Cic); siznplex, 
adj. Cic. (ox. : simptex, non 
molesta oratio. Cic). Sans — 
de purisme, non molestas. Cic. 
(Brut., 30, 116). 1 Action de re- 
chercher de préférence. Ambi- 
tio, ônis, f. Tac. (mot rare, 
dans cotte acception) ; affecta- 
tio, ônis, (.Sen. Plin.Tac.{ex.: 
aff. sapientiœ. Sen. decoris. 
Plin.j ; consectatio, ônis, f. 
Cic. (ox. : cons. concinnitatis. 
Cic. [or. 1651); contentio, ônis, 
f. Cic. Liv. {3\. : contentio ali- 
cajas rei. Cic). — de grands 
airs, supercilium, h, u. Cic. 
Sen. (ex. : saperciliam. Campa- 
num. Cic. bénéficia sapercilio 
in odiam addacëiv . Sen.). || 
(Arch.). Préférence. Voy. ce 

mot. 
1. affecter (lat. affectâre), v. 
tr. Disposer en vue de qqch. 
Attribaêre, tr. Cic. Liv. etc. 
(ex. : video cai Apalia sit at- 
iribata. Cic. alicai Sogdianam 
regionem attribaêre. Ca,'t. ja- 
ventas, quœ prsesidio ejas toci 
attribata erat. Liv. electos ex 
omnibas legionibas fortissimos 
viras centariones [ ' en qualité 
de centurions ■• ] ei classi attri- 
baerat. Cœ$. [B. C, I. 57, 1]); 
destinàre, tr. Liv. Vell. Jet. 

(ex. : destinàre domam ou 
locampablicis asibas. Vell. Jet.). 
Abs. Avoir un séjour affecté, 
attribatam et certam habêre 
I scdem. Chaque science et cha- 
que art ont d? certains mots 
aircctés et propres, saa caiqae 
arti aut scientiae addicta sunt 
et propria vocabala. Qaint. 
1 Faire semblant d'avoirtello ou 

telle manièredetro.Prasse/er- 

re, tr. Cic. Cies. Tac. (ex. : doio- 



AFF 

rem, Ixtitiam. Cic. on dit aussi 
firre paalo apertias dolorem, 
la^titiam Cic. ou valta ferre Ix- 
titiam. Tac.) ; prœferre, tr. 
Cic. (ox. : prxfero avaritiam. 
Cic.) ; ostentàre, tr. (ex. : pra- 
dentiam. Cic.) ; simulare, tr. 
Cic (ex. : simalat se segrotâre 
[<■ il afiected'étre malade •]. Cic. 
si illam, at simalat, contem.ne- 
ret [• s'il avait pour lui le mé- 
pris qu'il alTecte •). Cic. au part, 
passé : sim,alatœ lacrimx. Liv. 
aimalata sedalitas. Cic). Offrir 
à titre de service une chose 
nuisible à celui que nous affec- 
tons de servir, cela n'est pas do 
la bienfaisance, qai gratifican- 
tar caipiam. qaod obsit illi cai 
prodesse velle videantar, non 
benefici jadicandi sant. Cic. 
(do off. I, lli, li2). Je crains qu'il 
ne paraisse entrer dans mes re- 
commandations une envie af- 
fectée do les rendre toutes du 
même poids, vereor ne... exœ- 
qaare videar ambitione qaà- 
dam commendationes m.eas. 
Cic. (ep., XIII, 32, 1). Scipion 
avait des qualités réelles qui le 
rendaient admirable, mais il 
s'étudiait aussi ot affectait d'en 
avoir, fait Scipio non veris 
tantam tnrtatibas mirabilis, 
sed arte qaoqae qaâdam... in 
ostentationem earam. composi- 
tas. Liv. (.\XVI, 19, 3t. On af- 
fecte un air de gravite, aliquis 
sibi valtam fingit, qao gravior 
videatar. Liv. 11 affectait à des- 
sein la folie, e,v indastriâ fac- 
tas erat ad im,itationem stal- 
titiœ. Liv. — do parler de qq 
ch., jactâre, tr. Cxs. Ilor. Sen. 
rh. Phœdr. Voy. prôner. AIToc- 
tant la sécurité, in securitatem 
compositas. Tac. (Ann., III, Uh). 
Politesse affectée, qaxsita comi- 
tas. Tac. Rudesse affectée, qaœsi- 
ta asperitas. Tac. Elégance affec- 
tée, manditia exqaisita nimis. 
Cic. Il (En pari, du discours.) A/- 
fectâre, tr. Qaint. (ox. : affec- 
târe decas in dicendo. Qaint. 
affectâre in verbis effasiorem 
caltam. Qaint. au part, passé 
[seul, en pari, des choses] : sab- 
tilitas affectata. Qaint.) ; se- 
qui, tr. Cic. (ex. : gênas qaod- 
ciamse^ai [■ affecter un genra "]. 
Cic. [ep., XV, 21, U]) ; consec- 
tàri, dép. tr. Cic (ex. : cons. 
abertatem orationis. Cic c 
vitiam. de indastriâ. Cic. c vi- 
tiosa imitando. Cic), — de ne 
point paraître triste, valta tris- 
titiam prcmëre. Cic. Affecté, ée, 
part. adj. Ambitiosus, a, 
um, adj. Qaint. (seul, en pari. 
despers.,ox.: • antegerio^ nemo 
nisi ambitiosas atetar. Qaint. 
tanùdas ac sai jactans et am- 
bitiosas insiitor eloqaentis-. 
Qaint.) ; exquisitus, a, um, 
adj. Cic Qaint. (ex. ; exqaisita 
verba [* expressions afTectées ']. 
Quint.) ; putidus, a, um, adj. 
Cic. (ex. : en pari, de pers. ; 



AFF 



73 



pulidas crator. Cic. en pari. 
de chos. : ne obscaram esset 
aat patidum. Cic); tucatus, a, 
um, «dj. Cic. (en pari, de» 
chos., ox. : f. nitor. Cic). \\ 
Absol. — (c.-à-d. 80 donner 
tel ou tel airi, simalàre, intr. 
Liv. ^ Rcchorcner de préférence. 
Affectâre, tr. Sali. fr. Nep. 
Liv. Qaint. (ox. : aff. regnam, 
opes. Liv. [cf. X.VIV, 22, U]. 
omni diligentiâ manditiam. 
Nep. famam eruditionis, cle- 
mentias. Qaint. Tac. diligentiam 
in sapervacais Plin. domina- 
tionem. Sali. fr. regnam, im- 
periam. Liv. tyrannidcm. 
Qaint.) ; consectàri, dép. tr. 
Cic. (ex. : cons. opes aat poten- 
tiam. Cic cons. targitiona Ma- 
cedonam benevolentiam. Cic). 
Il (Parext.) — qqn (arch.\, a/i- 
qaem seqai ou sectàri. Ûic. Je 
n'en affecte pas un(c.-d-d. je n'ai 
de préférence pour personne), 
nui'i impensias indulgeo. Cic. 
nallias studio teneor. Cic. 
^ Prendre telle ou telle forma. 
Figarâri, passif. Cic. Col. In 
formam alicajas rei redigi. 
Col. Formam alicajas rei ca- 
përe solêre Cic. Formam, ali- 
cajas rei indaëre solêre. Cic. 
Plin. 

i. affecter (dérivé du part. 
affectas), tr. Toucher, faire telle 
ou telle impression. AfScère, 
tr. Cxs. Cic. (ex. : si pro dolo- 
re me esse affectam viderint. 
Cic. m.agno dolore affici. Cic 
magnà affectas sollicitadine. 
Cxs. œstas, labor, sitis afft- 
ciant corpora. Liv. palmo totaa 
afîicitar. Cels. ut ei, qai aa- 
diant, sic afficerentar animis, 
at... Cic. litterx taœ sic me affe- 
cerant, at... Cic. varie sam, af- 
fectas tais litteris. Cic.) ; mo- 
vére, tr. Cic Liv. etc. (ex. 
si nos tam jastam odiam ni- 
hil movet. Liv.) ; commovère, 
tr. Cic. etc.. (au phys., ex. :per- 
leviter commotam esse. Cic. 
au raor. : animam, aat ocaloa 
alicajas commovère. Cic. com- 
moveri necesse est [ •■ on en est 
nécessairemen affecté •]. Cic 
non solam cojnmovëri anitno 
sed etiam toto corpore perhor- 
rescëre. Cic.) ; tangëre, tr. 
Cic (ex. : m,inœ Clodii modice 
me tangant. Cic). S' — , afâ- 
ci, passif. Cic. etc. (voy. ci- 
dessus) ; movèri ou commo- 
véri, passif. Cic. etc. (voy. ci- 
dessus). All'ecter vivement, exa- 
cerbàre, tr. Plin.j. (ep. VIII, 5, 
2); offendère, tr. Cic. Liv. Plin. 
(ex. : colorum claritas aciem 
ocaloram offendit. Plin. cor- 
pus offensam est. Cels. au fig. 
eos splendor offendit. Cic.) ; 
percutêre, tr. Ter. Cic. (ex. : 
percassit ilico animam. Ter. 
percassus atrocissimis litteris. 
Cic. qaonam modo ille vos vi- 
vas afficeret, qai mortuus ina- 
ni cogitatione percassit ? Cic), 



rh AFF 

— d'un saatimeai péaible, 
perstringére,tr. Cic.ùv. [es.: 
liorror spuctantis perstringit. 
Liv. consaliitas meof eum 
perstriiucerat . Cic. qaod meis 
omnibas litteris in Pompejana 
tavLde perstrictus esset. Cic). 
1 Avoir uaa influance fâcheuss, 
3tteU'dr<9 qqcli. Recidêre {ad 
aliqaid^, inlr. Sait. Pertinére 
<aa ali'jaid^, intr. Liv. 
aflectif, ive, (lat. affectivas. 
Boet. Prise.) adj. Relatif aux 
a&ecliuns ds lame. Qai (giup, 
yaodj animât af^cit ou qai 
Içaa?, qaod) movet anin%am in 
omnem a^ectam. Qaint. Fa- 
cultés affectives, animas, i, m. 
Cic. 1 Qui marque l'alTection. 
Qai [qase, qaod) amorem et be- 
nevoientiam signi(icat. 1 Capa- 
ble d'affection. Voy. affection. 
affection (lat. affectio), s. f. 
Impression agréable ou pénible 
faite sur l'àme. Affectio, onis, 
i. Cic. (t. phil., ex. : . on appelle 
affection une modification mo- 
mentanée Jel'àmeou ducorps -, 
affectio est animi aat corporis 
ex tempore... commatatio. Cic. 
vitia sant affectiones manentes. 
Cic. virtas est affectio anim,i. 
Cic.); affectas, ûs, m. Cic. ! 
il. philos., ex. ; affectas animi 
[pr. • manière dont l'àmo est 
affectée •]. Cic); permotio, 
ônis, f. Cic. (ex. ; animi per- 
motio. Cic. au plur. permodo- 
nes animi. Cic. [de or., I, Ii2]i ; 
motus, lis, m. Cic{eï..:dalcem 
ir.otam afferre. Cic animoram 
motos. Cic. nimii motas animi. 
Cic). Il Mouvement qui porte 
l'âme vers qqch. ou l'en dé- 
tourne. Affectio, ôDis, f. 
Cic. (t. phil.); affectatio, ônis, 
f. Tac (ex. : sine alla animi 
affectations. Tac.) ; inclina- 
tio, ônis, f. Cic. Sen. (ex. : 
inclinatio animi ad asperiora. 
Sen.). 11 n'y a point de bien- 
fait qu'on n ait eu — de le faire, 
(Malherbe), beneficiam nallam 
est, nisi qaod ad nosprimum ali- 
qaa cogitatio defert.Sen. (ben., 
VI, 7). Par — d'amour ou de 
haine, amore aat odio affectas. 
^ Attache de l'àme à qqch. 
(arch.). Stadiam, îi, n. (avec le 
Gén.). Cic. volantatis ad ali- 
qaid inrlinatio. Cic ^ Inclina- 
tion vers qqn, bonne volonté. 
Amor, Oris (• affection spon- 
tané; ■ ), m. Cic. etc. (ex. : 
amor fraternas. Cic. noster in 
te am.or. Cic taas amor erga 
me singalaJTS. Cic. amor [ratris 
[selon les cas, . affection d'un 
frère » ou - affection pour un 
frère -J. Cic in amore esse 
alicail- être pour qqn un ..bjot 
d'affection >]. Cic habêre amo- 
rem erga aliqaem. Cic. habêre 
aliqaem in amore. Cic. au plur. 
sammi amores f- les plus vives 
affections ■], Cic. non respon- 
dëre alicai in amore [- ne pas 
répondre à l'affection de qqn ■•]. 



.\FF 

Cic. abjicfrc amorem ab ali- 
qao [• ôter son affection à 
qqn •] . Cic. u^icai saam amorem 
ostendère [- donner à qqn des 
preuves de son artection, lui 
témoigner de l'affection •]. Cic); 
animas, i, m. Plant. Cic. 
etc. (ex. : ad aliqaem animam 
saam adjicére [• donner son 
affection à qqn, mettre en qqn 
son affection-]. Plaat. cf. ani- 
mam saam uiicai dare. Cic. 
alicajas animam sibi compa- 
ràre ou conoiiiâre ou colligëre. 
Cic animam saam de aiiqao 
e^icëre [- ôter a qqn son allec- 
tion •]. Ter. ejr animo [• d'af- 
fection ■]. Cici ; caritas, àtis 
(« affection môlée d'estime ou 
d'admiration -), f. Cic. etc. 
(ex. ; complecti aliqaem amici- 
tiâ et cantate. Cic. benevolen- 
tiâ devincîre homines et can- 
tate [• s'attacher les hommes 
par la bonne volonté et l'affec- 
tion •]. Cic. mataa inter nos 
caritas [■ notre affection mu- 
tuelle-]. Quint, ea caritas, qa^e 
est inter natos et parentes. 
Cic saoram, caritas [• son affec- 
tion pour ses parents •]. Cic et 
au contr. caritas civiam [• 1 af- 
fection de ses concitoyens pour 
lui •]. Cic tantam esse apad 
omnes tai caritatem, at.... 
[■ [que] tout le monde a pour 
vous une telle affection, que...-]. 
Cic au plur. caritates [• senti- 
timents d'affection -], Cic. de 
off.. I, 57; cf. de fin., III, 73]) ; 
complexus, ûs (seul, au sens 
figuré , m. Cic fex. : • arra- 
cher brutalement qqn à l'affec- 
tion de sa mère -, aliqaem, de 
matris complexa avellëre atqae 
abstrahëre. Cic. cf. aliqaem a 
complexa saoram distrahëre. 
Cic); studium, ii (- goût pro- 
noncé pour qqch OB [rar.] pour 
qqn -), n. Cic. etc. (ex. : meam 
in te stadiam. Cic taa erga me 
volantas et stadiam. Cic sta- 
diam ejas erga me. Cic. popali 
sfodia • l'affection du peuple-]. 
Cic. alicai rei dare stadiam. 
Cic nallias stadio tenëri. Cic 
alicajas rei stadiam ponëre 
[• renoncer à l'affection qu'on a 
pour une chose-], //or.); volun- 
tas,âtis (" inclination ■),f. Cic. 
etc. (ex. : volantas atriasqae. 
Cic. [Dej., il ]. volantas mataa. 
Cic. littéral exigaam signi(ica- 
tionern tax erga me volantatis 
tiabebant. Cic. inclinatione vo- 
lantatis propendére in aliqaem. 
Cic). Parler de cœur et d'affec- 
tion, corde atqae animo sao 
loqai. Plaat. Avoir de 1' — 
pour..., amâre, tr. Plaat. Cic. 
etc. (ex. : eam a me non diligi 
solam, veram eliam amari 
'• que j'ai pour lui non seule- 
ment do l'amitié, mais encore 
do l'affection -]. Cic [op., XIII, 
.'é7, 1]. cam te semper amaii 
dilexiqae. Cic [op., XV, 7, 1]. 
amâre aliqaem fraterné [• avoir 



AFF 

pour qqn une affection frater- 
nelle-]. Cic. amàre aliqaem e,x 
tininio [• aimer qqn d'affec- 
tion -]. Cic. amure aliqaem sin- 
galari amore [• avoir pour qqu 
une affection sans partage -1. 
Cic); adamàre, tr. Cic Nep. 
(ex. : ad. aliqaem. Nep.) ; difi- 
gëre, tr. Cic. (ex. : aliqaem 
diligére et caram habére. Cic. 
aliqaem colère atqae diligërc. 
Cic diligëre inter se [• avoir 
une affection mutuelle -]. Cic. 
aliqaem artissimé. Plin. /.). 
Faire perdre il qqn l'affection 
de qqn, avertëre aliqaem ab 
alicajas amicitiâ. Ca-s. Voy. 
ci-dessus. 1 Modification phy- 
sique. Affectio corporis. Cic. -. 
vitium, ii, n. Cels. (ex. : W- 
fium corporis. Cels. v. intes- 
tinorom [• affection intestina- 
le-]. Cels.); morbus, i, m. Cic. 
Cels. (ex. : m. gravis, levis. 
Cels. m. longinqaus. Liv. ou 
longas. Liv. Cels. [• affection 
chronique - opp. à • affection 
aiguë -, morbas acatas. Cels. | 
m.insanabilis[-SilT. incurable-]. 
Cic. m. articalaris [• affection 
goutteuse oa rhumatismale -". 
Cic. Cels. 3eger morbo gravi, 
[-atteint d'unegraveaffoction-j. 
iii'.). T Affectation. Voy. ce 
mot. Manières do parler pleines 
d* — , patidse sententia;. 

affectionné, ée, p. adj. Qui a 
de l'affection pour qqn. Aman- 
lissimas, a, am, adj. au su- 
perl. (av. le Gén.). Cic. Vous 
êtes si — pour moi, mei vero 
rn ita capidas es. Cic 

aifectionnément, adv. Avec 
affection, avec ardeur. £j; ani- 
mo. Plaat. Cic. Stadiosê, adv. 
Cic. Plin. j. 

affectionner , v. tr. Modifier 
l'àme par un sentiment (arch). 
Afûcère, tr. Cic. Voy. affec- 
ter. 1 Affectionner à qqch., 
donner de l'attache à qqch. 
Convertëre aliqaem ad aliqaid. 
Cic. — aucun, (à faire qqch.) 
accendëre aliqaem. Sali. Liv. Le 
lecteur n'est affectionné à rien, 
legentis animas nallâ rë prse 
aliâ afficitar ou nallias rei 
stadio tenetar. Cic || Donner 
de l'attachement pour. Stu- 
diam alicajas ad aliqaem con- 
vertëre. Cic. S' — pour ou à... 
stadiam saam ad aliqaem 
adj'angëre. Ter. Nous nous 
affectionnons de plus on plus 
pour les personnes à qui nous 
faisons du bien, inclinatione 
volantatis magis atqae magis 
in eos propendêmas qaibas 
bene facimas. 1 (Par ext.) Af- 
fectionner qqch., être attaché 
à qqch. Impansë ou impenso 
stadio velle alii/aid. Cic. tta- 
diosissimam esse alicajas rei. 
Cic. alicai rei stadëre. Cic. 
Votre fils affectionne l'étude, 
ftliat taas optimis stadiis de- 
ditas est. Cic C'est une af- 
faire que j'affectionne, hiec r, .~ 



A FF 

maxime mihi est cordi. Hor. 
h. Cotta mo par;iît afioctionnor 
une prononciation posante, L. 
Cotta gaudere mihi videtar 
r/ravitate lingase. Cic. (deorat., 
m, ll,ii3). Il AITtictiounor qqn, 
avoir do l'attaclioniont pour 
qqn. Voy. affection et atta- 
chement. 

affectueusement, adv. Avec 
ardour (arch.). Sammo stadio. 
Cic. 1 Avec alToction. Aztian- 
<ei", adv. Cic. [Comp. amantias. 
Cic. Suporl. amantissime. Cic); 
famillariter, adv. Ter. Liv. 
(ex. : qaam familiariter ! Ter. 
familiaritcr arridëre. Liv.) ; be~ 
Devolè, adj. Cic. (ox. : pdeliter 
benevoleqae prœsto esse alicui. 
Cic. ni Compar. ni Superl. à 
l'ép. class.) ; pie, adv. Cic. (en 
pari, des sentiments d'un fils 
pour son père). 

affectueux, euse (lat. affec- 
<aosas. A/acr.),adj. Qui montre 
de l'ardeur pour qqch. (arch.J. 
Stadiosas, a, am (avec le Gén.j, 
adj. Cic. i Qui montre de l'af- 
fection. Amans, p. adj. Cic. 
(ex. : amantissimas quidam filii 
[• un père très affectueux ••]. 
Val. -Max. quid homine alio- 
ram amantias ? [-^ qu'y a-t-il de 
plus affectueux qu'un homme 
pour les autres hommes? ']. Sen. 
en pari, dechoses: nomen aman- 
«ios['Un titre plus affectueux-.]. 
Cic. amantissimis verbis [•■ en 
termes très affectueux ••]. Cic. 
mea fidelissima aique aman- 
tissima consilia. Cic. nihil po- 
tait fieri amantias. Cic. ) ; be- 
nevolus, a, um, adj. Cic. 
(ex. : benevolas animas [« dis- 
posi tionsaffectueuses']. Cic. rare 
en ce sens);pjus, a, um, adj. 
Cic. etc. (ex. : pias in parentes. 
Cic. adversas sororem. Liv.) ; 
perblandus, a, um, adj. Cic. 
Liv. (ex. : perbl. successor. Cic. 
[ad. Q. fr. I, 2, 3]; en pari, de 
chos. prima ejus oratio per- 
blanda ac benigna fait. Liv. 
[X.XIII, 10, 1]). Mouvement af- 
fectueux, applicatio animi. Cic. 
(Lrel., 26). 

1. afférent, ente, adj. Qui 
doit revenir à (t. de droit). Qui 
[gna», quod) ad aliqaem redit. 
Part — à chacun, rata pars 
qaœ ad singalos redit. Cic. Cha- 
cun pour sa part — , qaisqae 
pro virili parte. 

2. afférent, ente, (lat. affe- 
rens), adj. Qui apporte (néol.). 
Qai {quœ, qaod) offert- 

affermage, s. m. .\ctioa de don- 
ner à ferme (arch .). iocaiio . ônis, 
f. Cic. Col. ^ Action de pren- 
dre à ferme (arch.). Condactio, 
ônis, f. Liv. Redemptio, unis, 
f. Cic. 

afferme, s. m. Arch. Comme 

AFFEinlAGE. 

1. affermer (lat. a(^rmare), tr. 
Affirmer (arch.). Al§,rmâre, tr. 
Cic. L'hyperbole afferme ce qui 
passe au delà de toute crédulité 



A FF 

(Malherbe), in )i.oc omnia hyper- 
bole extcndilar, ut ad veram 
rnendario vcniat. Sen. (ben.. 
Vil, 2^). 

3. affermer, v. tr. Donner à 
ferme. Locâre, tr. Cic. (ex. : l. 
portoriam, (andam, vectigalia 
[■ affermer les droits d'octroi, 
une terre, la perception des 
impôts ■■]. Cic. locâre praedia 
non nammo, sed partibus [• af- 
fermer les terres, non pour l'ar- 
gent comptant, mais pour une 
partie des revenus ■■]. PUn.J.'i ; 
elocàre, tr. Cic. (ex. : elocare 
fandum. Cic). Action d' — . 
V'oy. AFFERMAGE. Celui qui af- 
ferme, locator, oris, m. Vitr. 
Plin. Inscr. ^ Prendra à ferme. 
Redimëre, tr. Ca?s. Cic. etc. 
(ex. : red. vectigalia, portoria. 
Cœs. picarias [' fabriques de 
poixj]. Cic.insalam. Jet.); con- 
ducêre, tr. Cic. Liv. (ex.: cond. 
portoriam. Cic. publica vecti- 
galia. Liv. qqf. pablica vectiga- 
lia redimëre et condacëre. Liv.). 
Il y a doux villes confédérées 
dont les dîmes ne s'afferment 
pas, fœderatse civitates dax 
sant, qaarum decamœ venlre 
(de veneo) non soleant. Cic. (in 
Verr. , II, 3, 6). Action d'— . 
Voy. AFFERMAGE. Celui qui af- 
ferme {c.-à-d. qui prend à 
ferme), manceps, cipis, m. Cic. 
Plin. j. Saet. Tac. 
affermir, v. tr. Rendre ferme. 
Firmâre, tr. Vitr. (ex. : id. 
m,ajdn\ê totam opus (irm,at. 
Vitr.) ; conSrmâre, tr. Cœs. 
Vitr. Plin. (ex. : stipites con- 
(imiare et stabilire. Cœs. [B. C, 
VI!, 73, 7). frontati maxime 
religando con(irm,ant parie- 
tam soliditatem. Vitr. [II, 8, 7J. 
conf. dentés mobiles. Plin.) ; 
sqlidâre, tr. Virg. Vitr. Aar.- 
Vict. (ex. : solidare locam (is- 
tucationibas [ <■ affermir le ter- 
rain au moyen de pilotis ■.]. 
Vitr. aream cretâ. Virg. viam. 
Aar.-Vict.) ; coosolidàre, tr. 
Vitr. Valg. (ex. : cens, parie- 
fem. Fiir.) ; stabilire, tr. Cies. 
Plin. (ex. : st. stipites. Cœs. 
dentés. Plin.). — en piétinant, 
cxcalcâre, tr. Cœs. (cf. B. G., 
VU, 73, 7 : simul confirmandi 
et stabiliendi caasà singali ab 
infimo solo pedes très terra ex- 
calcabantar) . — un ouvrage, 
firmitadinem addëre operi. 
Vitr. S' — prmàri, pass. 
Vitr. confirmàri, pass. Cœs. 
stabillri, pass. Cœs. Affermi, 
^rmafns, a, um, p. adj. Vitr. 
t Fig. Firmàre, tr. Cœs. Cic. 
Curt. Qaint. (ex. : firmâre rem 
pablicam. Cic. novam civita- 
tem. Cic. i-ocem. Cic. corpus 
labore. Cic. concordiam et pa- 
cem.Cart. cajas adventas Pom- 
pejanos compressit nostrosqae 
firmaiit. Cœs. [B. C, III, 65, 1]. 
ut inferiores radiées pcnitas 
descendendo prmentar. Qaint. 
firmatà jam stirpe virtatis. 



Al'K 



/O 



Cic.) ; conûimùre, tr. Cic. etc. 
(e.x. : c. vucem et lataa [>■ sa 
voix et ses [lounions •.]. Quint, 
nervos. Cœs. vaictudinem. Cic. 
confirmâri , pass. (•. voir sa 
santé s' — •>]. Herib. confirmataa 
[• dont la santé est affermie ••]. 
bcrib. cogitatione illù non me- 
diocriter sam confirmatus ad- 
versas ha^'asce vitœ casas, 
[• cette pensée servit beaucoup 
à m'afformir contre les accidenta 
de la vie ■>]. Cic. ad illias jadi- 
ciam confirmandam [« pour 1 

— dans sou jugomeut ■]. Cic. 
conf. insulas bene animatas 
[' — les iles dans leurs boancT; 
résolutions ->]. Nep. eos con^ 
mat uti Rontam pergerent [« i 
les affermit dans la résolutioo 
de pousser Jusqu'à Rome •].( 
Sali, alias aliam confirmâre,'. 
ne nomina durent [- ils s'af- 
fermissent l'un l'autre dans la 
résolution de no pas s'enrôler »]. 
Liv.) ; fundâre, tr. Cic. (ex. : 
f. nostram imperiam [• notre 
pouvoir .]. Cic. f. suas opes. 
Curt. rea pablica tam prœclarë 
fandata. Cic); stabilire, tr. 
Cic (ex. : st. rem pablicam. Cic. 
virtate [• par héroïsme ■■] stabi- 
lita libertas. Cic. [in Cat., U, 1011; 
constabilirt., tr. Plaut. Ter. 
ie\. : rem suam. Plaat. [capt., 
A531. Ter. fad., 771|). Servir à 

— le triomphe de César, Cœsari 
expedlre ad dlatarnitatem vic- 
toriœ. Cic. (ad Att. VII, 2â, 1). 
S' —, coDûrmâre se. Cic. 
(ex. : • s' — contre tout événe- 
ment ■>, confirmâre se ad om- 
nia. Cic <■ quand il se fut bien 
affermi dans son dessein ■',post' 
qaam se prœclaré conprmavit. 
Cic) ; coDûrmare animum. 
Cic. Cœs. (cf. confirmare ani- 
mam. suam ad virtutem. Cor- 
nif. [rh., IV, 31]. confirmato 
animo.Sall. confirmatis animis. 
Curt.) ; coDvalescêTe, intr. 
etc. (ex. : in('ans convalescit. 
Ja£t. agni convalescunt. Varr. 
quâ lege suffragioram vis po- 
testa^qae convalait. Cic. Romu- 
las amorem eis et otii et pacis 
injecit, in ijuibas facillime jus- 
tifia et fides convalescit [ ' sen- 
timents qui permettent à la jus- 
tice et à la loyauté de s'affer- 
mir ' ]. Cic. cam aadisset con- 
valuisse apad barbaros famam 
mortis sase. Curt. inveierata 
longo jam tempore opinio de 
aliquâ re convalait. Curt. hic 
magis in dies convalescebat 
[• l'autorité [do Milon] s'uft'er- 
missait de jour en jour =]. 
Cic his Cœsar rebas ita conva 
luit, at... Cic nimis vicinas 
prope se convalescêre opes rati. 
Cic. convalesco [• ma santé 
s'affermit ■•]. Cic). Affermi, (ir- 
miorfactus. Cic. Affermi contre 
les hasardi, firmior adversaa 
fortuita. Tac. (Hist., IV, ôi. 
Saet. (Tib., 28). Affermi contre 
les dangers, ^rmus contra péri- 



A FF 



AFF 



AFF 



cala. Sali. AfTarmi coQtre l'o- 
pinion publiqui>, ^rmas adver- 
sas fiimam ranxoresqae homi- 
nam. Liv. AQormi dans son 
dessein, prmior in sententiâ. 
Cic. Bien aflerjni dans sa réso- 
lacioii de soutenir l'alTalre, in 
snsceptà caasi prmissimas. 
Cic. 

affermissement, s. m. Action 
d'alTeixnir ef rcsultat de cette 
action. Firtnamentum, i, n. 
Cses. (ex. : transversaria tigna, 
gaœ prmamento esse possint 
[• pour servir à l'afformisso- 
menide l'ouvrage 'J.Caes. [B.C., 
II. 15, S]i ; au Hg. : prmamen- 
tnm rei pablicse. Cic.\ ; con- 
£rmatio, ônis, f. Cic. (seul. 
au sjns fig., ex. : con(irm. 
perpetas libertatis. Cic [ep., 
XII, 8, I]) ; duramentum, i, 
n. Sen. (seul, au fig., ex. : 
• de toutes les vertus les com- 
mencements sont faibles et c'est 
la temps qui leur assure I' — 
et la force ■, omniam virtatam 
tenera esse principia, tempore 
ipsis daramentam et robar 
accedëre. Sen. [tranq., I, 2]). 
Mais il vaut mieux employer 
une périphrase où entrera un 
desverbes citésàl'art. affermir, 
ex. : tout ce qui sert à 1" — de 
la puissance, omnia ause per- 
tinent ad confirmandas opes. 
Je me réjouis de 1' — de sa 
santé, gaudeo qaod valetado 
ejus prmata sit. Etc. 

affété, ée, adj. Qui a une 
grâce maniérée. Lasciims, «, 
um, adj Sen. rh. (contr. II 
praef. 1). Prœdalcis, e, adj. Sen. 
rh. Qaint. Genre — , prxdalce 
gênas. Qaint. (Il, 5, 22). Phrases 
— , prsedulces sentenlix. Sen. 
rh. (suas., 7, 12) ou (subst.) 
prsedalcia, n. pi. Qaint. (VIII, 
3, û6|. Voy. aussi affecté et 
nFXfmRCHé, 

afféterie, s. f. Grâce maniérée. 
Lascivia, se, f. Qaint. (qqf. 
lascivia deliciaeqae. Qaint. [X, 
1, ii3], en pari, du style) ; 
munaitia, as, f. Cic. Sali. 
etc. (ex. : — dans la parure, 
manditia odiosa atqae exqai- 
sita nimis. Cic. au plur. man- 
diiiie arbanas. Sali.) ; caia- 
mistri, orum m. pi. Cic. 
Tac. (en pari, du style, ex. : 
tUi caiamistri qaidem adhibe- 
buntar. Cic. calamistH orato- 
ram.Tac.). — du 8tyle,pras(/aJ- 
cia, n. pi. Qaint. (VlII, 3, Wj). 
Avec — , lascive, adv. Sen. 
rli. (ex. : eandem rem lascivias 
dicëre. Sen. rh. (contr. II, 6, 
8. 

ffiche. 8. f. Piquet (arch.). 
Voy. ce mot. ^ Objet de parure 
(arch.). Voy. AFFiQimr et coli- 
ncHET. ^ Annonce au public 
(fixée à un mur, etc.). Tabala, 
SI, f. Varr. Cic. Titnlas, i, m. 
Liv. Ov. Prop. Libellas, i, m. 
Cic. Saet. Faire connaître par 
voie d' — , proscribSre. Cic. 



edère per libcllos. Saet. (Cacs., 
UV. \ oy. AFFICHER. Faire une 
— , <i(u/am ou titbalam pros- 
cribère. Cic. proponêre. Aug. 
Apposer une — , libellam cum 
inscriptions figëre ou ponére 
propalam libellam. Tac. — do 
vente, proscriprio {bonoram, 
prsedioram). Cic. — de ventes 
publiques, aactionan'a; tabala:. 
Cic. Mettra une afGche sur uua 
propriété à vendre, proscri- 
hêre, tr. Cic. Plin. (ex. : pros- 
cribère insalam, bona,(andam. 
Cic . proscribebatar domas 
[•on avait mis une affiche sur 
l.i maison •!. Plin. ^'.). Enlever 
les — , libellas dejicêre. Cic. 
afficher, v. tr. Apposer une 
affiche. Figère, tr. Cic. etc. 
(ex. : f. leges. Cic. takaiam 
immanitatis [• — la liste des 
franchisas accordées ■]. Cic. f. 
capat legis in poste carias. 
Cic); ponëre, tr. Tac, (ex. : 
p. edictam. Tac. [Ann., I, 7.] 
positis propalam libellis [• des 
placards •]. Tac. [Ann., IV, 
27J); proponêre, tr. Saet. 
(ex. : pr, edictam, libellam. 
Saet.). Il Annoncer, faire con- 
naîtra par une afficha. 
Proscribere, tr. Cic. etc. 
(ex. : venàtionem. Cic. aactio- 
nem [» une vente aux en- 
chères '].Cic.senatam Kalendis 
velle se freqaentem adesse... 
Formiis proscribi jassit [« il fit 

— à Formies qu'il voulait que 
le sénat se réunît en nombre 
le 1" •]. Cic); proponêre, 
tr. Cic Saet. (ex. : propo~ 
nere fastos popalo. Cic. pr. 
aactionem. Saet.) ; promul- 
gâre, tr. Cic. (seul, dans les 
constr. suivantes : pr. legem ou 
leges. Cic. rogationem. Cic. 
res maltos dies promalgata. 
Cic). Faire — : Belle maison de 
campagne à vendre, proscri- 
bere l'illam bonam. Cic. {de 
off., 111, 13). ^ Etaler, montrer 
au public. Proferre, tr. Cic 
(ex. : vitia prof erre. Cic, ali- 
quid profiteri et proferre. Cic 
in nxediam proferre. Cic) ; 
prae se ferre, tr. Cic etc. 
(ex. : scelas prae se ferre. Cic. 
conlemptam. i-it3e prse se ferre. 
Cic); proûtêri, dép. tr. Cic. 
//or. Ov. (ex. -.profiteri stadiam.. 
Cic. profiteri ac proferre. Cic. 
professas grandia ou magna 
[■ qui affiche de grandes 
prétentions •]. Hop. viri caltam 
formamqae proptentes. Ov.) ; 
ostentàre, tr. Cornif. Cic. 
(ex. : ost. pradentiam. Cic); 
aperîre, tr. Cic. (ex. : cam 
Clodias non dabitasset aperire 
qaid cogitàret [« afficher Bos 
intentions'.]. Cic [Mil., 17 fin.]. 

— le mensonge, aperte mentlri. 
Cic. — l'adulation , aperte ada- 
lâri. Cic. — un peu trop sa dou- 
leur, dolorem ferre paalo aper- 
tias. Cic. — franchement sa 
joie, lœtiiiam apertissimé ferre. 



Cic. S" — , se in !pecta:alam 
dire. Cic 
afficheur, s. m. Celui qui posa 

I •- affiches. Qai tabulas (iitu- 
los' (igit ou proponit, etc. 

affidé,ëe,adj. A qui l'on sa fie. 
Fidas, a. am, adj. Cic. Certus, 
a, am, adj. Cic. || A qui l'on 
se fie pour quelque entreprise 
criminelle. Socias ou minister 
(socia ou ministra) sccleris. Cic. 
Sali. T (S. m.) Membre d'une as- 
sociation. Socias, ïi , m. Cic. 
Sodalis, is, m. Cic. Tac. 

affident, ente. Comme affidé. 

affier, v. tr. Confier (arch.). 
Voy. ce mot. T Donner sa pa- 
role (arch.). Dare alicai fidem. 
Ter. Cic. 

affiler, V. tr. Donner lafil à un 
tranchant. .Aciiëre,tr. Cic. Liv. 
(e\. : acaêre gladios. Liv. fer- 
ram. Virg. sagittas cote [• sur 
la pierre»]. Uor. fig. acaère lin- 
gaam. Cic. //or.); exacuëre, 
tr. Cic. Virg. Plin. (ex. : exac. 
ferramenta cote. Plin. au fig. 
e^racaêre marronem aliqacm 
tribuniciam in nos. Cic. [de 
leg., I, 60]). Avoir la langue 
bien affilée {c.-d-d. avoir la 
répartie vive et prompte), lin- 
guâ promptum esse. Cic. Liv. ^ 
Allonger en fil, in filam deda- 
cère. 1 Mettre en file. Ponere in 
ordinem ou in ordines. Varr. 
Ordinàre, tr. Col. || D'affilée 
(loc. adv.), c.-à-d. à la file, ex 
ordine. Cic. Au fig .c.-à-d. sans 
interruption, sine alla inter- 
missione.Cic. continenter, a,dv. 
Cic. deinceps, adv. Cic 

affiliation (bas-latin affiliatio), 
s. f. Action d'affilier oo fait 
d'être affilié. Cooptatio, ônis, 

f. Liv. Voy. AFFILIER. 

affilier (bas-latin affiliare), tr. 
Adopter pour fils ou fille (au 
moyen âge). Adoptare sibi ^liam 
ou fUiam.Cic.^ Attacher à une 
association principale dos asso- 
ciations secondaires. Conso- 
ciûre, tr. {| Attacher qqn à une 
association. Cooptùre, tr. jLii^. 
Saet, Allegëre, tr. Liv. Inscr. 
Subst. masc. Un affilié, socias, 
il, m. Cic. 

affinage, s. m. Action d'affiner. 
Kvroctio, ônis, f. Cod. Theod. 

affiuement, s. m. Action d'af- 
finer ou éta! de co qui est af- 
finé. Voy. AFFINAKE Ot AFFINER. 

II (Au fig.) Etat do co qui est fin. 
Sabtilitas, àtis, f. Cic Qaint. 
L' — des esprits, ingenioram 
sabtilitas. Cic 1 Action d'em- 
ployer la finesse pour tromper 
qqn (arch.). Versatia, se, f. Liv. 
Sollertia, as, f. Cic. 

affiner, v. r. Heoùre fin. Te- 
n'icm Ion tenae) reddére, sab- 
tilem (ou sabtile) reddére. Ci- 
ment affiné, arenafum in tena- 
em palverem redaclam. — les 
épingles, (ihalas exacaére. Plin. 
— la chanvre, cannabim sabti- 
lemefficêre.^. Rondre(un métal) 
pur en séparant les eubtances 



AFF 

«irangeres. Excoqtièrn, ir. Ov. 
Purgâre, ir. Plin. — les métaux, 
excoqaSre vitiam metallis. Ov. 
[fast.,IV,7S6]ou omneper ignés 
vitiam. Vira. [Goorg., I, 88]. 
Parum redaére. Or, argant. af- 
finé, aurum, argentam param. 
Cic. argentam param patam. 
Alfen. î Rondro fini. Perfwëre, 
tr. Cic. Plin. Manam extrumam 
alicai rei imponëre. Cic. S* — > 
c.-à-d. achever de se faire, 
con/ici ou perÇtci, passif. Cic. 
P;ir».1 (Au fiï.). Rendre plus 
délicat. Acuere, tr. Cic. (ox. : 
a. ingénia adalescentiam. Cic. 
mentem, pradentiam intelle- 
gendi [• s — l'intelligence, le 
goût "]. Cic. acata ingénia. 
Cic. homo acataa magis qaam 
eraditas [» homme affiné piutot 
que savant •]. Cic. animas aca- 
tas atqae versatas [« esprit 
affiné et avisé •]. Cic.) ; exa- 
cuére, tr. Cic. (ox. : cam ani- 
mus... exacaerit illam,at oca- 
loram, sic ingenii aciem. Cic. 
[de Us,., 1,60]). 1 (Arch.) Trom- 
per avec finesse. Callidè deci- 
père aliqaem. Capable d' — 
autrui, callidas in decipiendo 
ou acatas ad fraadem. Nap. 
affineur, s. m. Celui qui affine 
(les métaux). Qai excoqait vi- 
tiam metallis. ^ (Arch.) Celui 
qui trompe. Voy. tbompbur et 

ENJOLEUR. 

affinité, s. f. Parenté par al- 
liance. Atûnitas, àtis, f. Ace. 
Cic. Vell (6.\. : af(initatis con- 
janctio. Cic. af^nitas inter Cx- 
sarem Pompejamqae contracta 
naptiis. Vell, cam aligao ma- 
ximis xrincalis et propinqaitatis 
et affinitatis conjanctas. Cic. 
af^nitatem j'angére cam aliqao. 
Liv. al^nitate conjangi cam 
aliqao. Nep. etc.). ^ (Au fig.) 
Tendance à s'unir. Cognatio, 
Ôais, f. Cic. (ex. : c. stadioram 
et artiam. Cic. numéros non 
habebat aliqaam necessitadinem 
aat cognationem cam oratione. 
Cic. qaasi cognatione aliqaà 
inter se contineri [ ■ avoir une 
certaine affinité ' ]. Cic. est 
qaœdam inter hos statas co- 
gnatio. Qaint. poetis est pro- 
xima cognatio cam oratoribas. 
Cic.) ; conjunctio, ônis, f. 
Cic. (ex. : conj. mentis cam 
externis mentibas. Cic.) ; con- 
cordia, œ, f. Ov. Plin. (ox. : 
c. reram ac repagnantia. Plin. 
concordia, qaam magnes cam 
ferro habet. Plin.) ; vicinia, 
as, f. Qaint. (ex. : est haie tro- 
po qasedam cam synecdoche vi- 
cinia. Quint.) ; aiûnitas, àtis, 
f. Qaint (I, 6, 2i.). Gell. (I, 18, 
5, cf. IV, 13, U, mot à éviter). 
Tout ce qui est vrai, simple, 
pur, a la plus étroite — avec 
les attributs de l'espèce humai- 
ne, qaod veram, simplex, sin- 
ceramqae est, id est natarœ 
hominis aptissimam. Cic. (de 
«Cf, 1, i med.). Avoir le plus 



.\1-K 

d'affinité avec l'àmeac l'intelli- 
gonce, mentem atqae intelle- 
gentiam cohibëre m^iximë. Cic. 
Avoir de 1' — , cODgruére, intr. 
Cic. Qaint. Plin. j. (ex. : res 
proat congraant aat repagnant. 
Qaint. congraëre artes liones- 
tas. Tac. cajas abditis adliac 
vitiis per avaritiam ac prodi- 
gentiam mirecongraebat. Tac). 
Qui a do 1' — , coDJtiDCtus, a, 
um, adj. Cic. Liv. (ox. : talis 
simalatio vanitati est conjanc- 
tior, qaam aat liberalita'i aat 
honestati. Cic.) ; cognatus, a, 
uni, adj. Cic. (ex. : nihil est tam 
cognatam mentibas nostris, 
qaam nameri. Cic. cognata cal- 
ci res est gypsam. Plin. cogna- 
ta vocabala rebas. lior.) , vici- 
nus, a, um, adj. Cic. Qaint. 
(ex.: dialecticoram scientia vi- 
cina et finitima eloqaentiœ. Cic. 
vicinas proximasqaediis homo. 
■'^■'n. vicinas alicairei. Qaint.). 
al:iquet, s. m. (Au plur^. Me- 
nus objets de parure. Mandi- 
tix, âram, f. pi. Cic. Mandas 
maliebris. Plaat. Cic. Sen. 
affirmatif , ivo (lat. afÇirmati- 
vas, adj. Diom.), adj. Qui affir- 
me. A(^rmans,antis, p. adj. Cic. 
Aiens, entis, p. adj Cic. (top. 
Ji9). Asseverans, antis, p. adj. 
Cic. U est fort — , omni asse- 
veratione a format. Cic. Prendre 
l'affirmative, store a paKs asse- 
verantiam. Cic. L'un est pour 
l'affirmative, l'autre pour la 
négative, alter ait, negat alter. 
Cic. D'un ton — , asseveranter, 
adv. Cic. (ad. Att., XV, 19, 2). 
Faire un signe — , annaëre, tr. 
et abs. Cic. Comme nous fai- 
sions l'un et l'autre un signe — , 
qaod cam aterqae nostram an- 
naisset. Cic. Je le présume, par 
le signe — qu'il me fait, hoc 
enim significasse et annaisse 
mihi visas est. Cic. (in Verr., 
Il, 3, 91). Particule affirmative, 
con^irmativa conj'unctioet subs. 
confirmaiiva. Diom. Prise, con- 
sentiva, s. f. Donat. (ad Ter. 
Andr., 1, 2. Zk). Proposition — , 
pronantiatio, onis, f. Cic. 
affirmation, s. f. Action de 
déclarer qu'une chose est. Af- 
ûrmatio, ônis, f. Cic. Plin. 
(ex. : credëre af(irmationi ali- 
cajos. Plane, ap. Cic. af^rma- 
tioni' saœ (idem faeëre. Jastin. 
freqaens affirmatio, effectaros 
nos qaod dicimas. Qaint. [IV, 
2, 79 j); asseveratio, ônis, 
(pr. • affirmation convaincue ■•), 
f. Cic. (ex. : omni tibi assevera- 
tione a(^rmo[^v . uneProp. Inf.]. 
Cic. hàc asseveratione mcitati 
Gain. Jastin.) ; astipulatio, 
ônis (pr. ■ affirm. conforme ••), 
f. Plin. (ex. : astip. Anmei Se- 
neem. Plin. [XXIX, 101) ; auc- 
toritas, àtis, f. Cic. (ex. ; vo- 
lantas seriptoris et aaetoritas. 
Cic. illias senteniia atqae aaeto- 
ritas. Cic.); conârmatio,ônis, 
f. Cses. (ex. : c. perfagœ. Cœs.) ; 



AFF 77 

contestatio, ônis (pr. > afilr- 
matiou appuyée sur des témoi- 
gnages'), f. Ga/.(termo do droit); 
obsecratio, onis [p. • affirm. 
solennelle en prenant les dieux 
à témoin ■), f. Jastin. (AXIV, 
2, 5). Il (Sens spécial.) Affir- 
mation, c.-à-d. proposition af- 
firmative. Pronantiatio, ônis, 
f. Cic. 

affirmativement, adv. D'une 
manière affirmative. .'If/irmat<?, 
adv. Cic. (de ofT., III, lUi). 
/Isseferanter, adv. Cic. Parler 
— , af^rmâre. Cic. (Tusc, 1, 
25). 

affirmer, v. tr. Déclarer qu'une 
chose est. Afûrmàre, tr. Cic. 
(ex. . a[[. nihil. Cic. qais rem 
tam veterem pro certo affir- 
met ? Liv. certam. af(irmare 
non aasim. Liv. affirma tibi... 
[avec la Prop. Inf.]. Cic. certam 
affirmâre [avec la Prop. Inf.]. 
Liv. j'arejarando aflirmatar 
(impers.) avec la Prop. Inf, 
Liv. absol. si alla alia de re 
tam obscara affirniare possem. 
Cic. [Tusc, I, 25]); conSr- 
màre, tr. Cic. (ex.: hoc cam 
mihi non solam confirmasset 
sed etiam persaasisset. Cic. at 
possam confirmare [• comme 
je puis I' — -]. Cic. difficile est 
hœcdeomnibas con^rmâre.Cic. 
id omne ego me rei pablicse 
caasà sascepisse confirmo. Cic. 
medicas plane confirmât pro- 
pediem te valentem fore. Cic. 
se sais copiis saoqae exercita 
illa régna conciliataram con- 
firmât. Cœs. illad se pollicëri 
et jarejarando confirmare, ta- 
tam iter per fines dataram. 
Cœs.) ; Srmàre, tr. Cic. etc. 
(ex. : flrmo hoc jas. Cic. fidem. 
Ij. affirmer sa bonne foi »]. Ter. 
Prop. f. aliqaid rationibas, 
Jara/urando. Cic. vim et nator- 
ram fati e.x divinationis ra- 
tione. Cic.) ; asserère, tr. Sen. 
rh. (avec une Prop. Inf.; mais 
le verbe ne devient d'un usage 
fréquent qu'à la fin de l'Em- 
pire) ; autumâre, tr. (propre 
à la langue des comiques et 
des poètes, cf. cependant Cic. 
[or., 1.9, 166; top. 13, 55 et ep., 
V, 13, 1] qaam qaidem laadem 
sapientiœ aatamo maximam) ; 
contendére, intr. Cic. Liv. 
(voy. prétendre'). — sérieuse- 
ment, avec conviction, asseve- 
ràre, tr. Plaat. Cic. (ex. : idqae 
se factaram asseveravit. Cic. 
anam illad firmissime asseve- 
rabat, in exsilium se itaram 
Cic. nemo de illà re potest 
contendére neqae asseveràre. 
Cic.). — avec énergie, instâre, 
intr. Ter. Cic. (ex. : ego illad 
sedalo negâre [inf. hist.] fac- 
tam, ille instat factam [s.-e. 
esse]. Ter [Andr., U7 ; cf. 
Plaat., merc, 2J.2]) ; inten- 
dëre, ir. Cic. (ex. : id, qaod 
intenderat, confirmare. Cic. La- 
pas intendère capit se opor- 



78 



A FF 



tfre... facère. Cic. absol. qao- 
modo nunc intendic. Cic.\ ; 
tenère, tr. Cic. (ex. : illad 
artë tenent accaratêqae défen- 
dant, volaptatem esse sommum 
honam. Cic^ ; obtinêre, tr. 
Cic. (ex. : obt. duas contra- 
rias sententias. Cic. non dicam 
id, qaod debebam obtinêre. 
Ciel. — sous la foi du serment, 
jtiràre, tr, Cic. (ex. : /arare 
morbam [• affirmer sous la 
foi du serment qu'on est ma- 
lade -]. Cic. faisam Jarare 
[ ' affirmer par un faux sar- 
ment ']. Cic. jarat se eam 
non desertaram. Cxs. voy. 
jurer) ; ad/urâre, tr. Cic. 
(e\. : adj. aliqaid. Cic. adja- 
ras id te invito me non esse 
(actaram. Cic.) ; dejeràre, tr. 
Plaat. Nep. fr. Gell. [ex. : 
verbis conceptis [• solennelle- 
ment 'J dejeràre ansim netni- 
nem inimicam tantam moles- 
tiœ mihi tradidisse. Xep. fr.t ; 
obtestâri, dép. tr. Val. -Max. 
Tac. (avec une Prop. Inf. Val.- 
-Uj.v. Tac). — sans preuve?, 
cavillàri, dép. intr. Lii: 
Plin. [ex. : cavillàri tribani 
[<• et les tribun» d" — sans 
preuves ■•]. Liv. stridorem eam 
dentibas (ieri T' est produit -•] 
cavillantar. Plin. [XI, 287J".. 
— que... ne... pas, negàre, 
tr. Cic. (ex. : nego dicere (as 
Caisse. Cic. negat veram esse 
ullici benevolentiam cibo. Cic.). 

Voy. CERTlFIEfî et ASSURER. 

^ Knoncer un jug*?meut en 
attribuant une manière d'être 
au sujet de la proposition. 
Ennntiâre, tr. Cic. (ac, II, 96; 
de fato, 19). Ponëre, tr. Cic. 
Proponëre, tr. Cic. jujement 
qui consiste à affirmer ou à 
nier, pronantiatio, qaœ in 
af^irmando aat in negando 
consistit. 

affleurer, v. tr. Mettre à fleur, 
r.-à-d. de niveau. Mqaâre, 
tr. Tac. Coxqaâre, tr. Col. Ad 
iibellam collocâre. Vitr. | Etre 
à fleur, au niveau de (qqch.). 
Esse ad libram. C^s. Esse pari 
lineà eam (et l'Abl.). Col. 
Déjà la rivière affleurait les 
bords, amnis jam ripas sam- 
mas seqaaverat. 

afflictif, ive, adj. Qui afflige 
qqn (arch.). Voy. affligeant.''^ 
(T. de dr.j. Qui frappe (un 
criminel). Qui (qase, qaod) ad 
corpas pertinet. Voy. corporel. 

aifliction (lat. post. af(lictio. 
Aaij. Cassiod. Greg.) s. f.. Etat 
de celui qui est frappé morale- 
ment d'un coup douloureux. 
Mœror, ôris, (pr. •■ affliction 
d'esprit •), m. Plaat. Ter. 
Cic. etc. (ex. : in mserore esse. 
Ter. in mserore jacëre [• être 
plonge dans 1' — .]. Cic. mserore 
macerâri (• se consumer dans 
r — •]. Plaat. mserore conpci. 
Cic. ab hoc mserore recreâri 
[-se remettre de r — présente -]. 



.\FF 

Cic. au plur. : s-griltidines, mo- 
lestice, mssrores [' la chagrin, 
l'ennui, l'affliction sous toutes 
les formes »]. Cic. [de fin., I, 
591. malti mxrores. Cic. [Clu., 
201]); luctus, ÙS (l'affliction 
considérée dans ses manifesta- 
tions extérieures), m. Cic. etc. 
(ex. :/iiitts/(irtapc;rdittis[' égaré 
par 1" — .]. Cic. afflictas et con- 
fectas lacta [' plongé dans une 
extrèm» — •]. Cic. lactam m.v- 
roremqae sascipëre. Cic. insor- 
dibas, lamentis lactaqae iacêre 
[• s'abandonner au deuil, aux 
lamentations, à 1' — .]. Cic. in 
lacta vivère. Cic. mserorem 
atqaelactam deponère.Cic. adeo 
totam arbem opplevit lactas, 
at... av. le Subj. Liv. au plur : 
diatarnitas qaœ ma.vimos lac- 
tas vetastate toUit. Cic. in lac- 
tibas maximis esse. Cic. in 
maximos lactas incidëre. Cic); 
labor, ôris (pr. • souffrance 
m srale, affliction ••), m. Cic. 
(ex. : cu/os erga me benevolen- 
tiam vel in labore meo vel in 
honore perspexi. Cic. maltis 
variisqae perfanctas laboribas 
[<■ éprouvé par 1' — sous toutes 
ses formes -]. Nep. qaoniam in 
tantam lactam et laborenx 
detrasas es, qaantam nemo 
anqaam.Cic); dolOT, oris (pr. 
• ennui, affliction'), m. Cic.etc. 
(ex. : dolore affici. Cic. in do- 
lore esse. Cic. dolorem alicai 
facêre ou e(§icëre ou dare ou 
amarre [•• causer à qqn de I' — »]. 
Cic. dolorem tegére. Liv. hoc 
est mihi dolori ["• ce m'est un 
sujet d'— »]. Cic); segritudo 
animi ou (abs.) segritudo, 
inis, f. Cic. Liv. (ex. : segri- 
tado animi. Liv. aŒcëre ali- 
qaem segritadine. Cic. afferre 
alicai ssgriladinem. Cic. acrio- 
rem segritadinem facëre. Cic. 
segritadinem aagëre. Cic. se 
totam, segritadini dedëre. Cic. 
in segritadinem incidére, Cic. 
segritadinem sascipëre. Cic, 
esse in segritadine. Cic. adi- 
mëre alicai œgritadineml'^ gué- 
rir qqn de son — »]. Cic. segri- 
tadinem abjicëre [< sortir de 
r — '). Cic. segritadinem animi 
dissim.alâre, Liv. segritadinem 
levàre ou lenlre ou sedâre. Cic. 
au plur. segritadines [« sujets 
d'affliction ■• on» états d'afflic- 
tion •.]. Cic. [T use, III, 67; IV, 
34]); serumna., se, f. Cic. etc. 
(ex. : a'ramna, segritado labo- 
riosa \- on entend par seramna 
une désolante affliction "j. Cic. 
[Tusc. , m, 3Ii, 83]. afifici seram- 
na [' être plongé dans 1' — >]. 
Plaat. incidëre in œramnam. 
Cic. plur. seramnaram reqaies. 
.Sall.deformatas seramnis . Sali, 
te miseri.v, te seramna! pre- 
mant. Cic); cruciatus, ùs 'pr. 
•■ tourment ■), m. Cic. (ex. : 
craciatas sammoram doloram 
[" l'extrême affliction -]. Cic); 
angor, oris, m. (sort, auplur.,) 



AFF 

ex. : vacui^is ab angoribaa 
l~ l'absence d' — .1. Cic se de- 
dëre angoribas. Cic. aliqaem 
conficëre anjoribas [» accabler 
qqn d'afflictions •]. Cic. con- 
pci angoribas. Cic.) ; acerbi- 
tas, âtis, f. (seul, au plur, 
en ce sons, ex. : omnes perferra 
acerbitates. Cic). L'idée du fr. 
• affliction - est fort bien ren- 
due aussi par une forme ap- 
propriée du verbe afûigère, 
tr. Cic. Cart. (ex : •■ mettra 
qqn dans 1'— ., a f(ligëre ali- 
qaem. Cic. • la perte de celui- 
ci 1) plongea dans une vive — ■, 
amissiejas desiderio vehemen- 
ter afflictas est. Cart. • [il était] 
abattu et plongé dans une ex- 
trême — », segritadine "(pic- 
tas, debilitatas, jacens. Cic). 
Cf. aussi : • Tu t'abaudonnaa à 
r — '.jacaisti mserens. Cic. {in 
Pis., 36 extr.). 

aflligeant, ante, adj. Qui af- 
flige. Luctuosus, a, um, adj. 
Cic. Plin. j. (ex. : fait hoc lac- 
taosam sais. Cic. dics rei pa- 
blicœ lactaosas . Cic. lactaosam 
est tradi alteri, lactaosias ini- 
mico. Cic); perluctuosus, a, 
um, adj. Cic. (ad Q. fr., III, 
8, 5); tristis, e, adj. Cic. [en.- 
tristia tempora, Cic. tristes 
litterse nantiiqae. Cic, exitas 
tam tristis atqae acerbas. Liv. 
fr. tristis sors. Cic. tristia ad 
recordationem exempla. Liv. 
[.XXIV,8,20]); acerbus. a, um, 
adj. (ex. : a. recordado. Cic 
fanas. Plaat. Cic erit acerbam 
aadita. Cic aliqaid qaotidie 
acerbi atqae incommodi nan- 
tiatar. Cornif. rhet.); dolen- 
dus, a um, adj. verb. Cic. 
Sali. (ex. : Isetandam magis 
qaam dolendam pato casam 
taam. Sali.); durus, a, um, 
adj. Cic (ex. : condicio da- 
rior. Cic); gravis, e, adj. Cic. 
Liv. (ex. : mihi grave est 
avec l'Inf. Ter. Cic. grave est 
dicta. Cic. hœc gravia aadita. 
Liv.). Il est affligeant pour 
moi..., segrë est mihi... Plaat. 
Ter. Trouver affligeant tout ce 
qui arrive, segrë illad ferre qaod 
acciderit. Cic (Tusc, III, 26, 
62). Il est très — de revenir 
avec infamie au point d'où l'on 
est parti avec honneur, m,a- 
gnam habet dolorem ande eam 
honore decesseris eodem eam 
ignominià reverti. Cic. Après 
toutes les fautes que j'ai faites, 
je n'imagine rien que d' — , in 
meo tanto peccato ni)dl ne co- 
gitatione qaidem asseqai pos- 
sam, qaod mi/ii tolerabile possit 
esse. Cic. (ad. Att. XI, 23, 1 fin>. 
Nous aimerions mieux vous 
écouter que vous entretenir 
d'aucun sujet — , aliqaid aadi- 
remas potias ex te, qaam te 
afficeremas alla molestiâ. Cic. 

alfliger (lat. affligëre), v. tr. 
Frapper douloureusement la 

corps ou l'àme. ^ Frapper dou- 



AFF 

loiirousenioiit lo coi'ps. Affli- 
gère, tr. Cic. (surt. au passif, 
'•\. : ano génère morbi affiigi. 
i-'ic. afflictam civitatem pesti- 
lenfià esse. Liv. qao valnere 
afflictas. Ciirt.); afûictàre, tr. 
Cic. Liv. Tac. (surt. au passif, 
ex. : yravi morbo afflictari. 
Liv. afflictari comitiati morbo. 
Tac. yravias velicmentiasqae 
afflictari [•. avoir lu corps affligé 
d'un mal dangereux -1. Cic); 
coDÛictàre, tr. Cs;s. Nep. etc. 
(exclus, en ce sens, au passif, 
ex. : conflictaH gravi pettilen- 
tiâ. Cses. conflictâri gravi mor- 
bo. Nep.);excruciàre, tr. Cic. 
(ex . : e.vcr. alifiacm vincalis ac 
verberibas atqae omni sappli- 
cio. Cic. excraciari doloribus 
[• être affligé de tourments pliy- 
siques ■]. Saet.); afûcëre, tr. 
Cses. Cic. Nep. (surt. au passif, 
ex. : valetadine affectas [ - af- 
fligé d'une maladie ',pr. - at- 
teint dans sa santé ■]. Cxs. in 
corpore affecta vigebat vis 
animi. Liv. tanfis pedam rlo- 
loribas affici, at... Cic. gravi 
morbo oculoram affici. Xep. 
civitas (egra et affecta. Cic. 
afflrmo neminemunijaam tantâ 
ccUamitate affectum esse. Cic.}. 
Affligé, afûictus, a, uw. p. 
adj. Cic. (etc. voy. ci-dessusj. 
Etre affligé, afûigi, passif. Cic. 
(voy. ci-dessus),- afûictâri, 
passif. Cic. (voy. ci-dessus); 
conflictâri, passif. Cic. (voy. 
ci-des); afâci, passif Cic. tr. 
(voy. ci-deS3us);iaôor3re, intr. 
Cic. Liv.) (ex. : laborare morbo 
Cic. pestilentiâ. Liv.). ^ Frap- 
per douloureusement l'âme. 
Afûigére, tr. Cic. Cart. (ex. : 
affl. aliqaem. Cic. animos. Cic. 
spgritadine afflictas [• profon- 
dément affligé .]. Cic. amissi 
ejas desiderio vehementer af- 
flictas est. Cart.); afSictàre, 
tr. Ter. Cic. (seulement dans Lîs 
express, suiv., ex. : ne te afflic- 
tes. Ter. cam Alcibiades se 
afflictaret. Cic. afflictari la- 
mentariqae ccepisse. Cic. de 
quibas [rebas domesticis] veke- 
mentissime afflictor.Cic.);con- 
Qictàre. tr. Cic. Plin. (ex. : 
conflictàre sese mœrore. Plin. 
[VIII, 59]. conflictâri dariore 
fortunà. Cic. conflictâri ab ali- 
qao diatarnis molestiis. Cic.'\ ; 
coDtristàre, tr. Csel. ap. Cic. 
(ep. Vlir, 9, 5). Sen. CoL Plin. 
(ex. : contristat hsec sententia 
Balbam Corneliam. Csel. ap. 
Cic. contristare et in sollicita- 
dinem addacére. Sen. au pas- 
sif-moyen : nanqaam contris- 
târi. Sen. contristâri ob sce- 
lera. Sen.); excruciàre, tr. 
Cic. (ex. : excruciàre aliqaem. 
Cic. angar? excraciemnc me? 
Cic. ne te qaoque excraciem. 
Cic); afûcëre, tr. Cic. i.ex. : 
hictu aliqaem afflcëre. ' Cic. 
quanta ire molestia affccerit. 
ùic, si pio dolore affectum me 



A FF 

viderint. (Jic. magno dolore 
afflci [- être fort affligé »]. Cic. 
magnâ affectas soïticitadine, 
maximâ molestia affectas [- vi- 
vement et profondément affli- 
ge •]. Cic. affectas hoc nantio. 
Cic); mordére, tr. Cic. (ex. : 
valde me nioniordcrunt epistulx 
tase. Cic. scribis morderi te in- 
terdam, qaod non simul sis. 
Cic). — qqn, dolorem alicuifa- 
cëre ou efflcére ou dâre ou 
afferre. Cic. — beaucoup (qqn), 
alicai magnam et acerbum do- 
lorem commovére. Cic. Vous 
n'affligerez jamais mon âme 
d'une plaie assez profonde pour 
me faire oublier... nallam an- 
(jaam, mihi tantam dolorem 
inaretis, at obliviscar... Cic. (p. 
Mil., 36, 99). Ce qui m'afflige 
c'est de... [acerbam est mihi, 
avec Vint.) . Plaat. Cic Que vous 
soyez tracassé à propos du bien 
de votre aïeule, cest ce qui 
m'afflige, te de prœdio avise 
exercëri moleste fero. Cic. Ce 
qui m'afflige au plus haut 
point, c'est que je ne sais pas 
où vous aller voir, molestissime 
fero, qaod te ubi visarus sim, 
nescio. Cic. Mon frère m'afflige, 
fratris me piget. Ter. Affligé, 
ée, p. adj. Mœstus, a, uni, 
adj. Cic. etc. (ex. : en parlant de 

Sen.msesias senex.Cic. en pari. 
6 ch. m. et conturbatas valtas. 
Cornif. rhet. avec un Abl. de 
cause : msestas amissis liberis. 
Sen. cam immolandâ Iphige- 
nià tristis Calchas esset, naa?s- 
tior Ulixes, msereret Menelaus. 
Cic); mœreDS, entis, p. adj. 
Cic. (très fréq.); afûictus, a. 
uzn, p. adj. Cic. (voy. ci-des- 
sus, au V. affligëre); atfectus, 
a, um, p. adj. Cic. (voy. ci- 
dessus, V. afftcëre). Etre affligé 
oa s'affliger. Mserêre, intr. et 
tr. Cic. etc. lex. : m. casani 
[" à l'occasion du malheur »] 
vin tanti. Cic m. fllii mortem 
graviter. Cic. qai non modo 
prœcipitanti patriœ non subve- 
nirent, sed eam etiam nim^iani 
tarde concidëre msererent [' ca- 
pables de s'affliger de la voir 
succomber trop" tard -]. Cic. 
mserere suo incommodo. Cic 
mœrere alienis bonis. Cic); 
angi, pass. Cic. (ex. : angi 
animi ou animo. Cic. angi ali~ 
cajas decessa. Cic. angi de 
Statio manamisso et nonnallis 
aliis rebas. Cic. de qao angor 
et cracior. Cic); dolére, intr. 
et tr. Cic. (ex. : dolere Crassi 
nepotem. Cic. [ad Att., XIV; S, 
1]. d. alicujas mortem. Cic 
casam lactamqae alicajas. Cic. 
qaod Alcibiades dolebat [- ce 
dont Alcibiade s'affligeait »]. 
Cic. qaod ceteri dolére soient, 
ego isetor [. ce dont les autres 
s'affligent ordinairement est 
pour moi un sujet de joie »]. 
Sali. dolére de Hortensio 
[• 3'affliger sur le sort d'Hor- 



AFF 



79 



tensius -]. Cic. de Atticx fcbri- 
calà valde dolai. Cic. dolere ex 
commutatione reram. (Js^s. ex 
aliquo. Cic. Vell. dolére in 
[- i propos de -] taia gravi 
valnere. Cic. avec une l-*rop. 
luf. ; saos ab se libéras ahs- 
tractos ohsidatn loco dolebant. ■ 
Cœs. nos d lent vive re[' ilss'af- 
fligoutdeuous voir vivre ïi].Cic. 
avec qaod et le Subj. : doluisse 
qaod popali Ramani beneficiam. 
sibi extorquarctar. Cœs. [B. G., 
I, 9, 2.] absol. nemo doluit 
["_ personne ne s'est affligé ■]. 
Cic. impers. : dolet mihi, qaod 
ta nanc stomacharis. Brat. ap. 
Cic. [ep., I, 17, 6]). S' — d« 
qqch., aliqaid segré {graviter, 
moleste, acerbe) ferre. Cic. ali- 
qaid molesté graviterqae ferre. 
Cic. aliqaid ferre anxië. Sali, 
gravias aliqaâ re commovêri. 
Cic Si quoiqu'un s'afflige d'être 
pauvre, si qais segré ferai se 
paaparem. esse. Cic Je m'afflige 
à son sujet, molesté fero de 
illo. Cic. J'en ai été véritable- 
mont affligé, illad plané mo- 
leste tali. Cic. " Etre affligé ou 
s'affliger . peut encore être 
rendu par une expression où 
entrera le mot dolar, ex. : do- 
larem accipëre aliqaâ re ou ex 
aliqaâ re. Cic. dolorem sasci- 
përe pra patriâ. Cic dolores 
qaasvis sascipère malle qaam... 
[- aimer mieux être affligé de 
mille manières que de... •]. 
Cic. dolorem capëre ab aliqnâ 
re. Cic.tanto dolore affici, ut... 
in dolore esse. Cic. etc. Voy. 
AFFLICTION. Etre profondément 
affligé, perdolêre.Ter. perdoles- 
cërc, intr. Cses. La trêve ayant 
été criminellement violée, ils 
furent profondémeiit affligés à la 
pensée que leur valeur serait 
tournée en dérision, indatiisper 
scelas violatis, saam virtatem 
irrisai fore perdolaerant. Cses. 
(B. C, II, 15, 1). 
affluence. s. f. Action d'af- 
fluer. Afûuentia, œ, f. Plin. 
(au sens propre) ; corrivatio, 
ôpis, f. (ex. : corr. aqaœ pla- 
vise. Plin. aqaaram Plin. absol. 
corrivatio. Plin. [XXXIII, 71.]). 
— d'eaux, carrivatse aqax. Sen. 
Il y a affluenced'eaux, abandon^ 
aqase. || (Au sens fig.) Action do 
se porteren grande quantité vers 
un lieu. Afûuentia, œ, f. Cic 
Plin. (ex. : affl. omniam reram. 
Cic. annonse. Plin. munditiam, 
non afflaentiam affectabat . 
Nep.); ahundantia, œ, f. 
(voy. abondance). — || (En 
pari, de la foule.) Celebritas, 
âtis, f. Cic. etc. (ex. : cel. 
l'iroram ac m.alieram. Cic. 
aadientiam. Qaint. theatram 
celebritate refertissimum. Cic) ; 
concursus, ûs, m. Cic. etc.' 
(ex. : c. hom.inum in foram. 
Cic. magni damam concarsai 
ad Afranium pebant. Cses. con- 
carsam hominamfacère[t ame- 



so 



AFF 



A FF 



AFF 



aer une grande — .]. Cic. Liv. 
concarsas (tant ex agris. Cic); 
concuTsatio, ônis, (■ Cic. Plin. 
(ex. ; concars. ^'ormicarum. 
Plin.) ; frequentia, m, f. Cic. 
etc. (ex. : fr<;qacntià ac malti- 
tadine [ • au mili^^u d'une 
grande — •]. Cic. ma.\-imà val- 
gi freqaentià [•■ au milieu d'une 
grande — de peuple •]. Liv. 
basilicam habeo, non villam, 
(reqaentià [•■ par suiie de 1" — »] 
Formianoram. Cic.) ; effiisio, 
onis, f. Cic. (ex. : [au plur.] 
efftisiones hominam ejc oppidis 
[• l'affluunco de~ gens qui sor- 
taient des villes •]. Cic. [in Pis. 
22, 51 ]) ; multitudo, ïnis, f. 
Cic. (ex.. : mayna maltitado 
kominnm convcnit ad jadicium 
[• il y eut au jugement une 
grande affluence do public •]. 
Cic.) ; stipatio, onis, f. T'arr. 
Cic. Plin. j. (ex. : ejus stipatio 
[• l'affluence des "ons qu'il 
avait autour de lui •]. Cic. [in 
Sul!., 23, 661, mot rare) ; vis 
(Ace. vim. Atl. vi), f. Cic. (ex. ; 
gtianta vis hominam ![^ quelle 
affluence! ■] Cic). J'ai eu au- 
tour de moi même affluence do 
peuple pour m'accompagner do 
ses applaudissements jusqu'au 
Capitoîe, similis et frequentia 
et plaasas me asque ad Capi- 
toliam celebravit. Cic. Voy. af- 
fluer. 
affluent, ente (lat. afflaens), 
adj. Qui afflue, c.-à-d. qui sa 
jette dans un cours d'eau. Con- 
(laens, entis, p. adj. Liv. Plin. 
/n/7uens , enrts, p. adj. Liv. La 
Seine et toutes les rivières y 
affluantes, Seqaana et omnes 
qui eo conllaant amnes. T 
^Subst. m.) Affluent, c.-à-d. 
rivière qui se jette dans une 
autre. Inflaens amnis. Plin. 
Accessio. onis, f. Sen. || (Arch.). 
Comme confluent. Voy. ce mot. 
aifluer (lat. a((luère, sens fig.), 
v. intr. Couler abondamment. 
CoDÛuére , intr. Lacr. Cels. 
Plin. (ox. : si in venlrem san- 
gais con(lu.vit [-si le sang afflue 
au ventre •]. Cels.qao sacus con- 
flaat. Plin. hamor omnis e tota 
arbore in ulcas confiait. Plin.) ; 
coDCurrére, intr. Cels. (ex. : 
si in stomacham, qaœdam bi- 
liosa concarrant. Cels. ne 
materia [• le pus »] eo con- 
carrat. Cels.) ; abundâre , 
intr. Virg. (ex. : rnrsus abun- 
dabat liquor, Virg.). ^ iFig.) 
Se porter on foulo vers. Afùué- 
re, intr. Cic. etc. (ox. : cam, 
domi otium et divitix affluè- 
rent. Sali, ubi effusë afflaunt 
opes. Liv.) ; conûuêre, intr. 
Cic. Nep. .Suet.. Justin, (ex. : 
multitado sponte et ultra con- 
paens Saet. c. ad omnia spec- 
tacula unrJiqae. Saet. confl. et 
Athenas et in hanc urbern ex 
diversis locia. Cic. hinc ad ipsos 
laus, honos, dli/nitas confiait. 
■Cic.); cODCurrëre, intr. Cic. 



Xcp. Liv. et:. ,ox. : concarrére 
ad curiam. Cic, ad druides dis- 
ciplinse causa [. pour s'ins- 
truire ■ ]. Cœs. m Vapitoliam. 
Saet. ad spectacalam in por- 
tum. Liv. ad aliqaem aadien- 
dum. Suet.); convenire. intr. 
Cic. Liv. etc. (ex. : conv. e.v 
oppidis Snitimis risendi causa. 
Cic. in domum Calvini ad offi- 
cium [• pour lui rendre leurs 
devoirs •]. Val. -.Max. ad pro- 
sequendam Scipionem officii 
causd. Liv. c. andiqae Romam 
gratalatam. Liv. conveniunt 
mihi manera multa hue ab 
amatoribas. Plaut) ; frequeD- 
târe, tr. Cic. Ov. Suet. (ex. : 
(requentàre ludos, dies, ferias 
[•■ affluer aux jeux, auxjours de 
fête •]. Cic. fr. dies sollemnes. 
Suet.). Mer oùal'fluent les mons- 
tres, pontus scatcns beluis. 
Plin. Les poissons affluent dans 
le Nil, Mius scatet piscibus. 

afflux (bas-latin afflaxas), a. m. 
Action d'affluer toui à coup. 
Conflaentia, œ, f. Macr. (sat., 
VII, U, 25). Affluxio, ônis, f. 
Placid. (gloss. Ji, 5). L'afflux du 
sang au cerveau produit do 
graves désordres, si sanguis in 
cerebrum subito confluxit, gra- 
vissimse fiant inj'anse. 

affolant, ante, p. adj. Qui 
affole. Aptus ou accommoda- 
tas (a, um) ad mentem gravi- 
ter contarbandam. 

affolement, s. m. Etat d'une 
personne affolée. Samma in- 
sanientis trepidatio. 

affoler, v. tr. Rendre comme 
fou. Fere insanientem aliquem 
facëre. Etre affolé du désir de 
qqch., concopiscëre aliquid ad 
insaniam. Cic. Etre affolé 
d'amour, insanlre ex am,ore ou 
amore. Plaut. T (Par ext.) 
Mettre en piteux état (arch.). 
Malcare m,ale. Cic. Indignam 
in modum tractàre. Liv. 

affouage, s. m. Chauffage ^an- 
ciennem.). Droit d'^ {c.-a-d, 
droit de prendre du bois dans 
les forêts communales, pour se 
chauffer), i/us lignandi. 

affouager, ère, adj. Relatif à 
l'affouage. Qui [qa^, quod) ad 
jus lignandi pertinet ou spec- 
tat. Commune — , pagas cai 
suppetant silvae abi lignari 
possit. 

affourcher. v. tr. Placer à ca- 
lifourchon. S' — , crara diva- 
ricare, tr. Cic. Après ma barque 
rompue, je m'affourohe encore 
sur les éclats (Malherbe), post- 
quam cymba fracta est, m as- 
salis insido. Affburché sur un 
âne, in asino equitans. 

affranchement, s. m. Arch. 

p. AFFliASXUIS5E.MENT. 

affranchi. Voy. affranxhir. 
affranchir, v.'tr. Rendre franc 

ou libre. Liber are, tr. Plaut. 

Ter. Cic. etc. ex. : liberàre 

servam, aliquem, etc. Cic.) ; 

manuznittëre, t.-. Cic. Liv. 



Jet. ^ex. : • un esclave ., ma- 
namittere aliqaem. Cic. qqf. 
en deux mots : manu vero car 
miserit? Cic). — un esclave, 
servum ad libertatem vocàre. 
Cœs. in libertatem vocàre ou 
vindicâre. Cic. seri-o lH)ertaten\ 
dâre. Justin, largiri ou concède- 
nt;. Cic. servam liberum facëre. 
Cic. aliquem manu asscrrre in 
libertatem. (parce que devant le 
préteur, le maître, qui avait la 
main sur son esclave, la reti- 
rait pour indiquer qu'il était 
libre désormais). Liv. aliqaem 
ad pileum vocàre (parce que le 
jour de son affranchissement 
on donnait à l'esclavo un bon- 
net do lainonommépi/eusj.Lii'. 
servam circumagêre. Sen. (op. 
8, 7). circamvertêre. Ps.Qaml. 
{dec[.3hi).[nscr.Neap.{u'3l,li9); 
(parce qu'une des formes de 
l'affranchissement consistait, 
pour le maître, à prendre sou 
esclave par la main et à lui 
faire faire le tour du forum). 

Voy. AFFRANCHISSEMENT. Un eS- 

clave affranchi et par ext. 
(subst.) un affranchi, liberfas, i, 
m. Plant. Ter. Cic. libertinas, 
i, m. Cic. Hor. (l'esclave af- 
franchi était dit libertus par 
rapport à son maître, et iiber- 
tinus, par rapport à sa condi- 
tion). Fils d'affranchi, liberti- 
nas, i, m. Aar.-Vict. Une es- 
clave affranchie ou par ext. 
(subst.) une affranchie, liberta, 
<'f , f. Jet. Il Par ext.) Affranchir 
do l'autorité paternelle, em,an- 
cipâre, tr. Liv. Plin. j. Jet. \\ 
(Par anal.). Rendre indépen- 
dant. Liberàre, tr. Cic. (ex. : 
te ab eo vindico ac libéra [« je 
t'affranchis complètement de 
son autorité »]. Cic. lib. mun- 
dum ab omni erratione. Cic. 
liberàre ex his incommodis 
aliqaem pecuniâ [ • — qqn 
des embarras actuels par de 
l'argent •]. Cic. Grœciam servi- 
tute liberàre. Cic. non ita pri- 
dem dominatu regio liberata 
civitas.Cic); relaxàre, tr. Cic. 
(ex. : se ipse tantum, quantum 
œtate procedebat, relaxarat a 
nimiâ necessitate namerorum. 
Cic. cam [animi] se plane cor- 
poris vincalis relaxaverint . 
Cic; somno relaxatas [<■ af- 
franchi dos entraves du som- 
meil .]. Cic); vindicâre, tr. 
Cic. (seul, dans les loo. suiv. :• 
vindicâre in libertatem et a r«-' 
gam et a patrum dominatione 
[« affranchir le peuple en l'ar- 
rachant à la tyrannie des ruis 
et à celle du sénat •]. Cic. v. 
rem populi in libertatem. Cic, 
ex dominatu Ti. Gracchi in li- 
bertatem rem pablicam. Cic. 
rem pablicam afflictam et op- 
pressam in veterem dignitatL-m 
ac libertatem [• relever la ré- 
publique abattue, lui rendre 
son ancienne dignité et l'af- 
franchir •]. Cic, aliquem a rrU- 



AFF 

leriit morte [- afTranchir qqn 
de l'infoitune par la mort .]. 
Cic. le non modo ex saspicione 
ianti sceleris, verum etiam ex 
omni hominam scrmone non 
€irmis, asd patrimonio vindi- 
cavit r« pour s'— non seule- 
ment au soupçon d'un paroi! 
forfait, mais racmo des propos 
do la malignité, il a employé, 
nou les armes, mais son patri- 
moine. .]. Cic. [Sull., 20, 501); 
solvere, tr. Cic. etc. (ox. : $ol- 
vére aliqaem carà et negotio 
[• — qqii de tout souci et de 
tout embarras •). Cic. civita- 
tem, rem pablicam religione 
l' de tout scrupule .]. Cic. 
Liv.) ; eximëre, tr. Liv. (ex. : 
eximëre aliqaem ex servitate 
ou aliqaem servitate ou ser- 
vitio. Liv.) — ses concitoyens, 
repellère servitatem a civi- 
bas. Cic. — gas concitoyens et 
jeter à bas le joug qui pesait 
injustement sur eux, depellëre 
a civibas sais injastam illad 

dans servitatis jagam. Cic. 

son pays opprimé par la tyran- 
nie des trente, patriam a 
triginta tj/rannis oppressam e 
servitate m libertatem vindi- 
câre. Nep. -— Syracuse du joug 
dosCartliasinots,Sj/racasas op- 
pressas ab Carthayiniensibas 
in libertatem eximëre. Liv. S'—, 
te in libertatem vindicâre. Cic. 
libertatem capessëre. Liv. liber- 
tatem resamëre. Tac. exaére 
servitatem. Uv. S' — de la 
t^annie de ses passions, ca- 
piditatis dominata excedëre. 
Cic. S' — des misères de cette 
vie, ex miseriis hajas vitae se 
eximëre. Plaat. Les peuples se 
iOQt affranchis peu à peu, po- 
pâli paalatim hberi facti sant 
ou servitatis jagam a sais cer- 
vicibas depalerant [dejecerant, 
removerant). Cic. S' — de la 
tj^aunie de qqn, expedlre se 
ab improbo imperio. Cic. Ils 
voulaient s' — de notre souve- 
raineté, de(icêre ab imperio ac 
nomme nostro volebant. Cic. 
Affranchis-toi du joug de la 
passion, animi perturbatione 
liber sis. Cic. || Délivrer (l'àme, 
letpnt, etc.) de ce qui l'assu- 
jettit. Liberâre, tr. Cic (ex. : 
liberare aliqaem saspicione. 
Ck. liberare se a Venere [ - s' 
— du joug de Vénus .]. Cic. 
tUvinus animas liberatas a 
a>rpore [• affranchi des liens 
du corps .]. Cic) ; levâre, tr. 
yu:, (ex. : • affranchir qqn de 
la crainte ., levàre alicai me- 
ram. Cic. aliqaem meta. Cic. 
', — <Jqa de tout souci, de 
lafflictioa ., levâre alicui lac- 
tam, caram, soUicitadinem. 
'»Jp- levâre aliqaem carà. Cic. 
aliqaem molestiâ valdê. Cic.) ■ 
BXimëre, tr. Plaat. Cic. Hor. 
(SX, : eximëre alicai caras U — 
nn de ses soucis .]. Hor. exi- 
■»we aliqaem ex craciata [. — 



AFF 

qan de ses tourments .]. Plaat 
lUad qaod me angebat non 
eximis [. vous ne m'affranchis- 
sez pas de ce qui faisait ma 
peme.]. Cic); prjvâre, tr. Cic. 
(ex. : pnvâre aliqaem dolore. 
etc.) ; Vindicâre, tr. Cic. etc. 
(ex. : vind. aliqaem a crucis 
terrore. Cic. vindicâre aliqaem 
a molestià, a labore. Cic.l.S' — 
de toute passion, solvëre se 
omni capiditate. Cic. S' — de 
toute occupation, expedlre se 
ab omni occapatione. Cic. 
Affranchi, e, part, liber, era, 
eram, adj. Cic. solatas, a, um, 
p. adj. Cic. Esprit affranchi de 
tout, solatas liberqae animas 
Cic. Si j'étais affranchi de 
toute contrainte, si essent om- 
nia mihi solutissima. Cic. 
Affranchi de soucis, liber carà. 
Cic. Une fois affranchi do cet 
indigne soupçon, si hàc indi- 
gna saspicione rareat. Cic. 
Nous sommes heureux d'être 
affranchis de tuute paine, libe- 
ratione et vacaitate omnis mo- 
lestiœ gaademas. Cic. Affran- 
chi de soucis, vacuas caris, Cic. 
Affranchi d'ennuis, vacaas mo- 
lestiis. Cic. 1 Rendre libre de 
ce qui grève. Liberâre, tr. 
Cic. etc. (ex. : liberâre aliquem 
sere aliéna. Cic. qaod ejas 
operâ stipendia liberatas esset. 
Cxs. liberare Byzantios [• af- 
franchir les B. de toute rede- 
vance . et abs. ' affranchir les 
Byzantins •]. Cic); levàre, tr. 
Cic. (ex. : agram pablicam 
vectigali levâre [.. — du tribut 
le domaine public .]. Cic )• 
eximëre, tr. Cic. (ex. : exil 
mère agram de vectigalibas 
Cic). Us sont affranchis de 
toute redevance, omniam re- 
ramhabent immanitatem. Cseg 
(B. G., VI, U, 1). -un peuple 



AFF 



31 



au tribut, popalo immanita- 
tem dâre. Cic. Il avait ordon- 
né que la cité fût affranchie 
de taxes, civitatem immanem 
esse j'asserat. Cxs. Territoire 
affranchi de redevance, imma- 
nis ager. Cic Citoyens que 
Jugurtha avait affranchis d'im- 
pôts, cil/es apad Jagartham 
immanes. Sali. Que les augu- 
res n'étaient pas affranchis 
de l'obligation de prêter leur 
concours aux tribunanx, vaca- 
tionem aagares qao minas 
jadiciis operam darent, non 
habëre. Cic. (Br., 31, i.7j. 
affranchissement, s. m. Ac- 
tion d'affranchir et part, action 
de rendre qqn de condition 
libre. j¥anamissjo, ônis, f. Cic 
etc. — légal (qui confère le 
droit de cité), manamissio 
jasta. Cic. (top. 10). Jet. — par 
revendication, manamissio per 

vindictam. Liv. Jet. par 

inscription sur les registres du 
cens, manamis$io per censam. 
Jet. — par testament, mana- 
mitêw per tettamentam ou 



lestamento. Jet. — privé (qui 
ne confère pas le droit de 
cité), manamissio non jasfa. 
Jet. — privé en piésono dé 
témoins, manamissio int-'r 
amicos. Sen. (y. beat., il,, ■; 
l'Un. j. (en., Vil, 16, A). J. 
privé par lettre (écrite à l'.-s- 
claye et signée de cinq té- 
moins), manamissio per eni- 
tolam. Jet. — d'un esciav, 
(prononcé solennellement par 
le préteur), vindicta, ae, f 
Plaat. Cic. Hor. (pr. basuette 
avec laquelle le préteur tou- 
chait 1 esclave qu'on allait 
affranchir!, Voy. affranchhi. 
Ij Etat d une personne affran- 
chie. Libertat, âtis, f. Cic. 
\\ Action de rendre indépeii- 
dant. Liberatio, onis, f. Cic. 
Après r — de la Grèce, post- 

Zaam Grœcia libéra facta est. 
iv. Jusqu'à 1' — de Rome, 
ad liberatam Urbem. Liv. 
Il Action de rendre l'.-imo 
libre de ce qui l'assuji^tilt. 
Liberatio, onis, t. Cic. Priva- 
tio, onis, f. Cic. — de rnus 
maux, omniam maloram libe- 
ratio. Qaint. — de tout cha- 
grin, liberatio et vacaitas om- 
nis molestiae. Cic. — do la 
douleur, privatio doloris. Cic 
(de fin., I, 37; 38; II, 28). 
I Résultat de cette action 
Vacaitas, âtis, f. Cic— de toute 
douleur, vacaitas doloris. Cic. 
— de toute peine, vacaitas 
asgritadinis. Cic. vacaitas ab 
angoribas. Cic. (de off., 1,73). 
1 Action de rendre libre de ce 
qui grève. Vacatlo, onis, f. Cic. 
Tac. Voy. exemption. || Résul- 
tat de cette action, immanitas, 
âtis, f. Cic. Cees. Liv. Voy. 

AFFRANCHIR. 

affranchisseuT, s. m. Celui 
qui affranchit (un peuple). Li- 
berator, oris, m. Cic. 
affres, s. f. pi. Effroi (arch.). 
Voy. ce mot. ^ Angoisse qui 
accompagne l'agonia. Angor, 
oris, m. Cic et auplur. ango- 
res, am, m. pi. Cic. 
affrètement, s. m. Action 
d'aOréter (un navire). Navis 
locatio ou condaetio. 
affréter, v. tr. Prendre (un na- 
virej en location. Navem con- 
dacere. Ter. Navire affrète, 
condacticia navis. 
affréteur, s. m. Celui qui ai- 
frete (un navire). Qai navem 
condacit. 

affreusement, adv. D'uno ma- 
nière affreuse. Fcedê, adv. Cic. 
Horrendam in modam. Liv, 
affreux, euse, adj. Qui a une 
laideur effrayante. Fcedus a 
nm, adj. Cic. Sali. Liv. Sen. 
(ox. : f. local. Sali. f. tempes- 
tas. Virg. Liv. monstram fce- 
dissimam. Cic. cam ipse fœ- 
dissimus esset [.. d'une laideur 
affreuse .]. Qaint.); borren- 
dus, a, um, adj. Virg. Liv. 
Ov. (ex. : monitram hcrren- 

6 



88 AI'F 

dam. li'V- atraqae horrenda 
aspecta. //or. horrendas \.isa 
Meientias. Virg.); horribillS, 
e, adj. Cic. Cses. (bx. : horr.- 
biliorem specUm prsebire. Cxs. 
ille (algor ratUas horribiiisque 
terra (• affreux à voir pour la 
terre •]. Cic); borridus, a, 
um, adj. Cses. Liv. (ex. : per 
horridas sUias. Uv. [SXU, 16, 
11. Aorridiort; aspect a esse. 
Cœs. h. campus. Cic. horridior 
locas. Ov.); inamœnus, a, 
um, adj. Ov. (met., X, 15; mot 
presque exclus, poét. au sens 
propre); dirus, a, um, adj. 
Ov. Uv. (empl. surt. en pari, 
des choses infernales); turpis, 
e, adj. Cic. Hor. [as.. : t. as- 
pectus. Cic. fcmina. Plaat. ves- 
titas. Ter.); teter, tra, tium, 
adj. Lacr. Cic. Virg. (ox. : te- 
ter color. Lacr. spectacnlam. 
Cic. tenebrx. Cic. teterrima 
hiems. C'a»/, ap. Cic). Aspect 
—, fœdiias, âtis, f. Cic. 
lÀv. Sen. (ex. : (œditas Alpiam 
Liv. valneram. Liv. etc.). Avoir 
un aspect —, borrére, ii'tr. 
Virfj. (ex. : ast aliee turpss 
horrent. Virg.y Rendre —, 
fœdâre, tr. Liv. Tac. (ex. : 
fœdati agri. Liv.).^ (Au fig. en 
pari, d'actions ou d'impressions 
physiques.) Fœdus, a, um, 
adj. Ter. Cic. etc. (ex. : fœdam 
facinas. Ter. fœdissimam bel- 
lam. Cic); dirus, a, um, adj. 
//or. Ov. Liv. (ex. : diras Han- 
nibal. Hor. voy. ci-dessus); 
borrendus a, um, adj. Virg. 
Liv. Ov. (ex. : horrenda nox. 
Ov. horrendam rarmen. Liv. 
res horrenda relata. Ov. hor- 
rendnm dicta. Virg. mot surt. 
poét.); borribilis, e, adj. Cic. 
(ex. : horn'feiies (ormidines. 
Cic. horribiles miseriqae casas 
[.d' — malheurs '].Cic.horribHe 
est caasam capitis diccre. Cic.) ; 
atTOX, adj. Cic. etc. (ex.: res sce- 
lesta, atrox, nefaria. Cic. atrox 
facinas, atrox cxdes. Liv. atrox 
bellam. SaU. atrox prœliam 
[pugna, certamen]. Liv. peri- 
calam. Liv. atro.v tempestas. 
Liv. atrox hiems. Col. atrox 
imperiam l- ordre •].Z.ii/. res- 
ponsam. Liv. ramor. Tac); 
immùMiS, e, adj. Cic. Virg. 
(ex. : immanis hostis. Cic 
tetra et immanis belaa. Cic. 
tantam facinas, tam immane. 
Virg.). 

iffriander, v. tr. Offrir qqch. 
d'3 friand. Cappediis inescâre 
ou allicére aliqaem. Ter. Au 
fij. Jnescâre, tr. Ter. Liv. Fior. 
affrioler, v. tr. AUéclier par 
qqch. d'appétissant. Excitâre 
alicixi aviaitatem. Plin. 
affront, s. m. Insulte faite en 
face. Contumelia, se, f. Cic. 
etc. (ex. : contameliae acerbio- 
res principibas soient esse, 
qaam injariœ. Sen. addêre 
conlameliam injariie. Phsedr. 
confameliâ digwis [• qui mérite 



AFF 

qu'on lui fasse affront ••]. Cic. 
contumelia mea [• l'affront qui 
m'est fait •]. Cic. contumeJiœ 
graves ou grarissimap. Cic. Vell. 
accipëre [• subir •] fantam 
contameliam. Cset. accipére 
aliqaid ad ou in contameliam 
[• regarder qqch. comme un 
affront •]. Ter. Cart. nallam 
adhihëre memoriam contame- 
U;f [• 110 pas conserver de res- 
sentiment pour un — ']. Nep. 
adjicëre verborum contamelias 
[• affront en paroles •]. Sen. 
rh. afficëre aliqaem contumelia 
[. faire essuyer un affront à 
qqn •]. Sen. contameliâ ap- 
pellàre aliqaem trangfagam 
[. faire à qqn 1' — de l'appeler 
transfuge»]. Ca;s. descendcre 
palam ad gravissimas verbo- 
rum contamelias. Cses. exstingai 
non passe eam contameliam. 
Plin.J. demëre [■ effacer •] 
contameliam. Liv. facêre ali- 
cai contameliam. Cato. Plaat. 
Ter. Liv. Sen. imponcre alicai 
tantam contameliam. Sali, in- 
ferre alicui contameliam. Vell. 
onerâre aliqaem contameliis 
ou omnibus contameliis. Metell. 
(ap.Cic.).Cic. perpeti [' subir .] 
alicuj'as contamelias. Ter. per- 
ferre [- dévorer =] omnes indi- 
gnitates contameliasque. Cœs. 
prsebére ad contameliam os ou 
prxbêre os contameliis. Liv.). 
Sauve-moi de cet affront, pro- 
pulsa a me hanc contumeliam. 
(d'apr. Cic). Faire — à qqn 
\c-a-d. lui faire honte), alicai 
contumeliam inarëre. Sen. rh. 
probris aliqaem increpàre. Liv. 
Renvoyer qqn en lui fa'isant 
— , contameliosê dimittêre ali- 
qaem. Cic. Faire — à qqn do 
qqch., contameliae causa aliquid 
alicui exprobrâre. Cic Faire un 
— à qqn, aliqaem ignominia 
aQicëre ou notâre. Cic. alicui 
ignominiam inurërc. Cic. (prov. 
cens. 7, 16), alicui infamiam 
inferre, aspergëre,conflâre. Cic. 
Avoir r — de qqch., rester en 

[c.-à-d. échouer publiquf»- 

ment), contumeliam accipëre 
propter rem maie gestam. II 
on a ou r — , illad ei contame- 
liosam fait. Voy. avanie, ou- 
trage. 

affronter, v. tr. Opposer front 
à front. Ponëre adversos, ad- 
versas ou adversa. Ces chiens 
s'affrontent, stant canes adver- 
sis frontibas (d'après Hor.). 
Deux pays qui s'affrontent, 
qaaram regionam una cam al- 
téra continens est. ^ Placer de 
front. Pariter jungcre. 1 Abor- 
der do front (arcli.). Obviam 
ire (a/icui).— l'homme, adverso 
homini occarrëre. |l Aborder 
hardiment. Aggredl, dép. tr. 
Plaat. Cic. etc. (ex. : aggr. 
aliqaem. Cic. probe viram. 
Plaat. aliqaem ferro. Ov.); ire 
obviam, intr. Cic des. etc. 
(ex. : obviam alicai ire. Cic 



AFF 

obviam ire pericalis. Sait. ira». 
Liv.); adiré, tr. Cic. (ox. : adir» 
pencalam, Cic. adiré viram, 
Virg. ad. pericalam capitis. 
Ter. Cic. labores,pericala. Nep. 
omnem fortanam. Liv. [.KXV, 
10, 7]); obire, tr. Liv. (seul, 
dans l'express, obire pericula. 
Liv.); oûerre se. Liv. {ex. : of- 
ferre se ou offerre se obviam 
advenienti hosti. Liv.); com- 
mittèro se. Cic. (ex.: comm.se 
urbi. Cic. comm. hiemi sesa 
(lactibasqae. Cic. aat mortis 
aut servitutis pericalo sesa 
committère. Cic. committère sa 
hostibus œqao certamine. Liv.); 
oppetère, tr. Cic. Liv. (seul, 
dans les express, oppetère mor- 
tem. Cic. letam [• le trépas ■•] 
pro patriâ oppetëre. Liv.[XL\', 
26, §]); succurrëre, intr. Cic. 
(dans la locution suiv. : licet 
pericula impendeant omnia, 
succurram atque sabibo. Cic. 
[Rose. Am., 11, 31]); suscipëre, 
tr. Cic. (ex. : sascipëre bellam, 
Cic inimicitias. Ter. moles- 
tiam. Cic. invidiam. Cic.).^ 
(Par ext.) Insulter (arch.). Con- 
tameliosê lœdëre aliqaem. Cic 
contameliosê dicëreinaliqaem. 
Cic. T Tromper impudemment 
(arch.). Fraadâre ou defraa- 
dâre, tr. Cic. Dolo aliqaem 
petëre ou aggredi. Cic. Inda- 
cère aliqaem impadenter. Cic 
affronterie, s. f. Action d'af- 
fronter, c.-à-d. de tromper 
impudemmen t. /^aadotio.onis, 
f. Cic 
affrontovir, s. m. Celui qui 
affronte, c.-à-d. trompe impu- 
demment. Fraadator, oris, m. 
Cic. Defraadator, oris, m. Cic. 
^ (Néol.) Celui qui aborde har- 
diment. Qui audenter adit ou 
aggreditar aliqaid etc. 
affruiter, v. tr. Pourvoir da 
fruit. — un terrain, agram 
fragiferis arboribas conserère. 
Un arbre qui s'ost affruité, aj'- 
bor qase fractam habêre cœpit. 
affublement, s. m. Ce dont on 
ist affublé. Vestitas, ûs, m. 
Cic. Indatas, ûs, m. Tac. (ann., 
XVI, 10). 

affubler, v. tr. Couvrir d'un 
vêlemejit. Induëre alicai ves- 
tem. Cic S' — d'un vêtement, 
indu/ire sibi vestem Cic. ^ (Par i 
ext.) S' — de qqn (ne pas pou- 1 
voir se passer de qqn), con- il 
janciissimum habëre aliqaem. 
Cic. 
affusion (a/J"usio. Pallad.), a. f. 
Action de répandre sur qqch. 
une napp» do liquide. Ne peut 
se traduire que par un équiva- 
lent où entrera la locution fun- 
dëre ad aliqaid. 
affût, s. m. Poste derrière un 
arbre pour guetter le gibier, 
etc. Insidise, àram, f. pi. Cic. 
Etre à 1' — , in insidiis esse. 
Cses. [feris) insidiari. Nep. 
Mettre qqn à 1' —, aliqaem 
locare in insidiis ou in speca- 



AFI 

lis. Cic. Liv. So mottro j^i 1' — , 
tabsldëre in insidiis. Liv. (I, 
H, 7). Chwclior un endroit pour 
se mettre AT — , qaoerére lo- 
cam insidiis. Cic. Celui qui est 
ou sa mot à 1' —, sabsessor, 
oris, m. Patr. (AO, 1). Serv. lad 
Verg. /En., XI, 269). || (Au fig.) 
Ltre h V — d'une chosa (la guet- 
ter), aucapâri aliquid. iHaat. 
Cic. Etra à r — d'une occasion, 
captâre occasionem. Cic. insi- 
diâri tempori. Liv. [XXllI, 35, 
16). Specalâri opportanitatem. 
Tac. (11. III. 38). ydl. (II, 120, 
'"). Etre à 1' — des expressions, 
aacapàri et observàre singala 
verba. Cic. Les hommes sont à 
'' — > ils observent, homines in 
specalis sunt, observant. Cic. 
Ceui qu'il avait laissés à 1 



ab illo in specalis atijue insi- 
diis rclicti. Cic. Etre àl'— d'une 
occasion pour écraser l'autre 
général ot son armée, in altc- 
rias ducis e-vercitiisque oppri- 
mendi occasionem imininë- 
re. Liv. {XXV, 20, 5). Verres 
avait une avarice prête à tout 
dévorer et, toujours à 1'— , Ver- 
res avarifiâ semper hiante at- 
(jae imminente fait. Cic. (in 
Verr., Il, 2, 5A, 13i.). | Support 
d'un instrument, etc. Faltara, 
a», f. Sen. 

affûtage, s. m. Action de dis- 
poser qqch. (arch.). Dispositio, 
Ônis, f. Cic. Scn. Qaint. || 
(Spécial.) Apprentissage. Voy. 
ça mot. ^ Action de mettre on 
état (un outil), .-iccommodatio, 
ônii, f. Cic. Il (Par ext.) En- 
semble d'outils assortis. Instru- 
mentam bene dispositam. 
affûter, v. tr. Poster derrière un 
arbre (arch.). Post arborem in 
insidiis locàre. S'—, sabsidére 
in insidiis. Liv. 1 (Par ext. ot 
arch.) Disposer. Voy. ce verbe. 
Il (Au fig.) S'— (se disposer), se 
comparâre. |[ (Spéc. et néol.) — 
des outils, instrumentam ali- 
cajas artis parâre. Le verbe est 
aussi syn. d aiguiser. 
attùteur, s. m. Chasseur à l'af- 
fût. Insidiator, oris, m. Hirt. 
Justin. «[Celui qui alTùte, c.-à-d. 
aiguisa les outils, qui (erramen- 
ta cote acait. 
affatiau, s. m. Menu objet 
(surt. au plur.) Qaisquilise, 
àram, f. pi. Cic. Apal. 
afin, conj. (suivie de la prép. 
de ou de la conjonct. que). Sert 
à marquer le but de l'action 
signifiée par le verbe principal. 
Ut, conj. Plaut. Cic, etc. (ex. : 
dia vivat volo, ut mihi prodes- 
se possit. Nsev. ap. Charis. 
constitaerunt sementes quam 
maximas (acëre, ut in itinere 
copia framenti sappeteret. Cœs. 
prsesidium dédit ut eo tatoper- 
veniret. Nep., etc.) ; quo (pr. 
• afin que par là... .), conj. (par- 
tic, dev. vn compar.). Plaut. 
P'"; p'C, etc. (ex. : qao id (iat 
(acilius. Ter. qao diligentias 



AGA 

conscrvaretar.Cxs. qao gravior 
viderëre. Cic] Afin quo... ne... 
pas, ut ne ou plus souvent ne 
(tout seul), conj. Plaut. Cic. 
A'ep. otc: (ox. : omitto inna- 
merabiles, ne quis se aat sao- 
ram aliqacm prxtermissam 
qaeratar. Cic ne corrampi ta- 
bula; Dossint. Cic. at ne qaid 
novi aecernatur. Cic. (fad fam. 
Il, 7]). 
agaçant, ante, adj. Qui irrite 
légèrement. Qui, {quie, quod) 
leviter irritât Incrvoa, animam, 
etc.). Il (En pari, do l'ofTot pro- 
duit sur les sons.) .-icerbus, a, 
am, adj. Lucr. Cic [iruit — , 
stridor acerbas. Plin. Voix très 
— , vox acerbissima. Cornif. 
rhet. 1 Qui provoque légère- 
ment. Procax. adj. Cic. Petal- 
cas, a, um, adj. Afran. Serv. 
Lascivas, a, am, adj. Cic. Virg. 
Ov. Regards agaçants, i^ices 
ocali. .-ipul. 
agace, s. f. Nom ancien et dia- 
lectal do la pie. Voy. pie. 
agacement, s. m. Impression 
légère, mais désagréable, pro- 
duite sur l'oreille, sur les dents, 
etc. Irritatio, onis, f. Liv. Tac. 
^Légère irritation morale. Le- 
vis anirni comm'itio. Causer de 
1' — à qqn, molestiam quan- 
dam aticai afferre. Cic. 
agacer, v. tr. Causer une légère 
irritation nerveuse. Irritàre, 
tr. Cels. (e.x.: irr. dentés. Cels.). 
— les nerfs, motum injacan- 
dam in nervis excitare. Cels. 
L^s fruits verts agacent les 
d3nts, acerbitate fructaum den- 
tés hebetantar. Etre agacé par 
la bruit de la scie, acerbo serrœ 
stridore commovêri. || (Fig.) 
Causer une légère irritation mo- 
rale. Irritàre, tr. Plaut. Cic. 
(ex.: irr. aliqaem. Cic. irritàre 
alicajas iram. Liv. r.X.XI.X, 15, 
i], irr. animam. Gell. Justin.). 
Ne m'agace pas, molestas ne 
sis. Plaut. — qqn, molestiam 
alicai afferre. Ter. Cic J'en suis 
fort agacé, magnam inde ani- 
mo molestiam capio. Cic. ex 
illà re molestiam traho. Cic. 
Ceci a de quoi m'—, hoc habet 
molestiam. Cic. ^ Provoquer, 
exciter légèrement. Provocâre, 
tr. Cic. Leviter excitare, tr. Cic. 
Lacessëre, tr. Ctc. Incitàre, tr. 
Cic. Ils s'agacent les uns les 
autres, inter se lacessant. || 
(Sens spécial.) lUicëre, tr. Plaat. 
Cic. Blandiri, dép. intr. (av. le 
Dat.) .Plin. Un homme était mort 
laissant une fille qui était belle 
ot dont le regard agaçait les 
hommes, 'yuidam decedens... re- 
liquit (iliam... formosam et ocu- 
lis venantem viros. Phœdr. 
[IV, 5, 3 sq,). 

agacerie, s. f. Légère provoca- 
tion. Incilamentum, i, n. Cic. 
/nvitamcnfnm, i, n. Cic. (cf. 
Rep., II, i, 8; de fin., V, 6, 17. 
Sali. 26, ",',). [llecebra,!e, f. Cic. 
vsurt. au plur.). Lenociniam,ïi, , 



AGE 



83 



n. Cic. No vous laisser pas 
prendre à ces agacorif^s, cave 
ne illlciarts. Lucr. Ce sont leurs 
agaceries qui nous ont conduits 
là, a6 cis illecti samat. Cic. 
agape (Iat. ceci, agape, du grec 
àyi-Ki), • amour .), s. f. Kopas 
on commun des premiers c hré- 
t\ons. Ag<ipe,es, f. Hier. || (Par 
ext. et famil.) Rep.-is d amis, 
Dornesdcam et familiare con~ 
viviam. 
agapètes, s. m. et f. pi. (Dans 
la primitive église.) Clercs vi- 
vant dans une communauté da 
femmes. Agapetœ, arum, m. pi. 
Eccl. Il Filles ou veuves vivant 
chez des religieux. Agapetsr, 
aram, f. p|. Éccl. 
agaric, s. m. Nom d'une es- 
pèce de champignons comesti- 
bles. Agaricon ou agaricam, i, 
n, Plin. 
agasse, s. f. Comme agace. 
agassin, s. m. OEil-do-per- 
drix. Gemarsa,S!, f. Fest. jCCil 
de la vigne qui ne donns pas 
de fruit. Ocalas infractuosus 
ou gemma infelix. 
agate, s. f. Pierro dure que la 
poli rend brillante. Achates, 
se, m. Plin. Vulg. fsid. — ar- 
boriséo, dendrachates, se, m. 
Plin. — dorée, chryselectrum, 
i, n. Plin. — jaspée, iaspacha- 
tes, œ, m. Plin. — rouge, hœ- 
machates, a?, m. Plin. — rou- 
^geàtre, sarda, a», f. Plin. 
âge, s. m. Succession des années 
qui forment la vie humaine. 
.^ias, àtis, f. Plaut. Ter. Cic. 
etc.(ex.:inœtatehominam. Ter. 
progred\entesetate['a.\ec lepro- 
grès de r — .]. Cic. agêre seta- 
tem. Cic. œtas acta honestë et 
splendidë. Cic. om.ne tempas 
œtatis sine molestiâ agëre. Cic 
conférera setatem, in litibus. 
Cic. amicitia, qase cam œtate 
accrevit simal. Cic. solet Ros- 
cias dicere se, quo plus sibi 
setatîs accederet, eo tardiores 
tibicinis modos et cantas re- 
missiores esse factarum. Cic. 
anteire alicni œtate. Cic. ante- 
cedere œtate. Cic. aliquem, 
œtate prœcurrëre. Cic. [or., 52, 
176]. procedëre œtate. Cic. 
progressas œtate. Cic. [sen., 10, 
33]. provectas œtate. Cic. (lo- 
rens œtas ou fios œtatis [« la 
flour de l'âge .] .Cic. longa 
œtas [- un long âge »]. Ciel. || 
Durée moyenne de la vie, géné- 
ration. J^tas, àtis, f. Cic. 
etc. (ex. : tertiam jam setatem 
hominam vivebat [■ Nestor 
avait déjà vécu deux âges 
d'homme s]. Cic [sen., 10, 31]. 
nonne cernimas in singulis 
œtalihus [- que c'est à peine si 
par âge d'homme...»] vixbinos 
oratores laudabiles constitisse. 
Cic [Brut., 97, 333]. 1 Partie 
déterminée de la vie humaine. 
Il Temps écoulé depuis la 
naissance, .^tas, àtis, f. Plaat. 
Cic. etc (xe. -.qaid œtatis tibi). 



8Ii 



AGE 



vt<)leor?[» quel âg« ma donnoi- 
vous? .]. Plaal. [merc, 11, 2, 
19]. esse id setatis [• être à 
l'âge... .1. Cic. [ad Um., V, 
20]. ego ùtac xtatis [•■ moi qui 
avais votre àga. •]. Ter. [haaut. 
III]. id œtatis homo [• un hom- 
me de cet âge •]. Cic): snni, 
ôruin, m. pi. Cic. etc. (dans des 
express, comme annos natas 
tedecim. Ter. et au siiig. avec 
l'adj. numéral ordinal, ex. 
ego novas marittis anno de- 
mum qainto et sexagesimo 
[• à l'âge de 65 ans •] fuim ? 
Ter. [ad., V, 8, 151 ; voy. âgé 
de). Quel âge dit-o;i qu'elle a, 
gaot annos nota dicitur ? Ter. 
Quel âge avei-vous .'çaof annos 
natas es? giiotam agis annum? 
Daraauder 1' — de qqii, alica- 
iasannos inqairêre. A mon âge, 
nàc .vtate. Etant donné son âge, 
pro grada œtatis. A cause de 
lo i âge, propter êetatem ejas. 
Eealité d — , eeqaalitas, ùtis, t. 
Cic. (Brut., 1.2, 250'. Qui a le 
même ,îge que qqu, acqualis 
alicui ou alicaj'as. Cic. Avoir Ij 
même — que qqn, pcqaalem 
etse alicai ou alicajas. Cic. Il 
eut une sœur à peu près du 
même — que lui, sororem prope 
liabuit aequalem. Nep. (Att., 
17, I). Avoir à peu près lo 
mèiiia âge que qqn, aetate 
pro-rimum esse alicui. Cic. 
Nep. Dissimuler son — , maliam 
de annis setatis mentiri. Il ne 
paraît pas son — , non làdetar 
tam grandis esse nata. Sa 
figure n'a pas d' — , neçueas c.v 
valta ejas siataëre qaot annos 
natas sit. Choisies d'après lo 
principe de l'âge, œtate lectœ. 
Liv. (I, 1.3,77). Présid.3nt d'— , 
gai prseest ex jare senectatis. 
Il (Au fig.) — du monde, mranrfi 
setas. L'— dos peuples et des 
États, xtas popaloram et civi- 
tatam. Cic. (leg., 11, U, 9). — 
du Falerae, scias Falerni. Plin. 
(Ce vin) supporte bien son — , 
bene setatem (ert. Cic. ap. Macr. 
(sat., 11,3; maisordin. l'expres- 
lion setatem ferre signifie sim- 
plement • se maintenir en bon 
état », • ne rien perdre de ses 
qualités naturelles •). || Cha- 
cune des périodes de la vie hu- 
maine. .AEtas, àtis, f. Cic. etc. 
(ex. : setatis cajasqae mores. 
Hor. ea capiditas... adolescit 
unà cam setatibas. Cic. [fin.,V, 
20, 55]. iis omnis setas gravis 
est. Cic. [sen., 2, U]. inlmma- 
nitas omni setati molesta est. 
Cic. sensi ego... mortem omni 
œtati esse commanem. Cic. 
setas paerilis [> 1' — do l'en- 
fance "]. Cic. hajas formam 
atgae setatem [' son jeune âgo-,] 
viaes. Ter. ad dicendam impe- 
dimenta est setas [• le jeune 
âge •] et pudor, qui omat seta- 
tem. Cic. prima setas. Saet. 
opiimà setate [• à la fleur de 
TOtreâge '].Cic. ineands setatis 



AGE 

inscitia [• l'ignorance du jeune 
âge, c -à-d. dj l'adolescence •]. 
Cic. [do oIT., I, 31., 122], ab 
ineante setate [' dès le ji>une 
âge ■<). Cic. a pnmis temporibns 
a-tatis. Cic. setas tenera. Liv. 
adalta setas (• 1' — mûr •]. 
Liicr. constans setas [• l'à;e 
mûr •]. Cic. setas firmata ou 
confirmata [. la force, la vi- 
gueur de 1' — •]. Cic. setas in- 
tégra. Plaat. setas média [« l'âge 
moyen .]. Plaat. homo médise 
setatis [« un homme entre deux 
âges •]. Plaut. Cic. setas viri- 
lis. Cic. setas viridis. Col. 
mataritas setatis. Cic. [ad. fam., 
IV, J.]. setas provecta [• âge 
avancé >]. setas grandior [«âge 
assez avancé '].Cic. [i'hil.,5,17, 
J.7i. De même : xtas sapcrior. 
Cic. decrepita [• l'âge de la 
décrépitude, 1' — caduc 'J. Cic. 
ingravescens U V — pénible à 
supporter ■]. Cic.ultima. Quint, 
extrema. Cic. exacta. Ter. Par 
méton. setas, àtis [• personne 
d'un certain âg6=],r. Cic. ex. : 
ego vero... convunis delector. 
nec cam ssqaalibiis solam..., 
sed cam vestra setate [> avec 
des gens de votre âge -] atque 
vobiscam. Cic. [sen., H, )i6]. 
maxime aafem lisec setas 
[- les personnes de cet âg; •■] 
a labidinibas arcenda est. Cic. 
omnis sstas [<• dos gens de tout 
âge »]. Liv. Saet. Tac. paellis 
at saltem parcerenf, a qaa 
setate etiam hostes abstinerent. 
Liv. [,XXIV, 26,11]). Age tondre, 
setatula, se, i. Cic. (fin., V, 20, 
55; p. Sest., 8, 18; harusp. resp. 
20, iâ). Le bas — , tenera srtas. 
Cic. infantia, se, f. Cic. Enfants 
en bas — , liberi infantes is'il 
s'agit des enfants d'un père ou 
d'une mère désignés) ou paeri 
infantes (s'il s'agit d'enfants en 
général). Cic. Le bel — (la jeu- 
nosse), setas florens. Cic. bona 
setas! Cic. (sen. H, US). — 
adult), pubertas, atis, f. Cic. 
Lorsqu'il sera parvenu à l'âge 
d'homme, cam. ad setatem i-iri- 
lem pervenerit. Cic. Il est d'un 
certain âge, Jam senior est. Cic. 
L' — de raison, constans setas. 
Cic. Etre sur 1' — , Jam gran- 
diorem esse natii. Cic. Pr.indro 
de r — , procedëre {progredi, 
provehi) srtate.Cic. L'âge do deux 
ans (on pari, des animaux et dos 
plantes), bimatas, as, m. Varr. 
Col. Avant l'âge de deux ans, 
ante bimatam. Varr. (R. R., II, 
5, 17 . Etre en — de, être d' — 
à faire qqch., propter ou per 
setatem aliqaia faccre posse. 
Cic. || (AbsoLJ L' — , c.-a-d. le 
grand âge. .^tas, âtis, f Cic. 
Liv. (ex. : graids setate [• ap- 
pesanti par 1'— •]. Liv. affecti 
arfafe[" accablé» par l'âge-]. Cic. 
cf. confectas setate. (^atall. 
.Sali. .Ttatis vacatio [» dispense 
accordé,' à l'âge ■•]. Nep. [Att., 
7, 1]. setatis excasatio [• l'ox- 



AGE 

cusede !'—•]. Cart.);seBectUS, 
ùtis, (■ Cic. (voy. vieillesse). || 
I.'^V?" requis, l'âge fixé par la 
loi. yE<as, àtis, f. Cic. etc., 
(ex. : setatem constituère[ «fixer 
un âge •]. Cic. setas fasta ou 
légitima. Cic. setas légitima aa 
petendam consalatam. Liv. setas 
consalaris. Cic. senatoria. Tac 
militaris. Liv.). Il demanda 
une dispense a'âge, jpetiit nt 
legibas solverctur. lAv. Loi' 
fixant l'âge, leges annales. Cic. 
KParext.) Période, sièrle..(®ias, 
à <is, f. Cic. etc. (ex: tinfcSoionis 
setatem et Pisistrati. Cic. he- 
roicis setatibas [' aux âges h^- 
roïques », abl. de temps]. Cir. 
nostram ad setatem, nsqae ad 
hanc setatem. Cic. aarea setas 
[• l'âge d'or -]. Virg. Ov. argcn- 
tea, senea, ferrea setas. Ov. 
varise natarœ setates [• les 
différents — de la nature •]. 
(d'apr. Cic.) script ores anrese, 
quam vocant, setatis [• les au- 
luurs de I' — d'or de la littéra- 
ture ']. (L'addition de qaanx 
vocant est nécessaire, parce 
qu'il s'agit ici d'un emploi par- 
ticulier et figuré d'une expres- 
sion poét.) Les âges à venir, 
setas postera. Qv.posteri, oram, 
m. pi. Cic. vetastas, àtis, f. 
Ov. Les hommes des anciens 
âges, vetns setas (méton.). Cic. 
antiqaitas, âtis, f. Cic. antiqai, 
oram, m. pi. Cic. D'âge en — 
(loc. adv.), in om.nem setatem. 
Cic. in omne sevam. Hor. 
âgé, ée, adj. Qui a tel ou tel 
âge. Nàtus, a, part. Cic. etc. 
(ex. : anno.<: natas sedecim, 
Ter. etc. s'emploie avec l'ace. 
annos et lo mm de nombre 
ordinal). Un enfant âgé do huit 
ans, pner octo annoram. Liv. 
puer octavam agens annam. 
Cic. — de plus de huit ans, 
major {quam.) octo annos na- 
tas (cf. Liv. .XLV, 32, 3 et 
Nep., Reg. 2, 3), ou ma;or 
octo annis natas (cf. Saet. 
[Cses.. M] ou major octo annis 
nata ou ma'or octo annis ou 
enfin major octo annomm 
(ces doux dernières tournures 
sont plus rares et moins classi- 
aues). Ella n'est pas — de plus 
de seize ans, annos nata est 
sedecim non major. Ter. .\gé 
de moins de 30 ans, minor 
triginta annis natas. Cic. (in 
Vorr., II, 2, 1.9, 122). - de 
moins de 60 ans, minor annis 
sexaginta. Cic. (Rose. Am., 
35, lu). Ceux qui étaient âgés 
de moins de 35 ans furent 
embarqués, gai minores qnin- 
qne et triginta annis erant, in 
naves imnosifi. Liv. (X.XIl, 11, 
9.). — d un an (en pari, des 
animaux, des plantes, du vin, 
etc. mais rarement des hommi"^V 
annicalas, a, am, adj. Culo. 
Varr. Col. Dig. (ox. : ann. na- 
ces. Cato. taun. Varr. palii. 
Varr. vinum. Varr. ramuli. 



AGE 

Col. virgo. .Vep. (Uias. Diy.). 

— ai deux ans. bimus, a, um 
(on pari, surtout dos plaiitos et 
dci animaux), adj. Calo. Varr. 
i.'ic. t)ic. Voy. AN. Etrj plus 
.i.!;i', plares annos natixm esse. 
(iic. l:;tro plus — que qqn, ali- 
juem o'tate anlelre. Cic. Sep. 
ilicai xtate antecedëre. Ctc. 
Urut,, âl. 82; de fato, 1^', 'SU; 
iO, .'i;i); aliijacm prœcurrcre 
octale. Cic. A peu près aussi — 
quo uioi, pxne eadem setate 
uaa ego. Cic. 11 est douv fois 
aussi — que moi, totidem an- 
nis mihi xtate prsestat. Cic. 
Pompée était de deux ans plus 

— quo moi, Pompejas biennio 
qaam nos major (ait. Cic. Il 
n'est pas encore à^é de 16 ans, 
minor qaan\ sedecim annos ou 
minor sedecini unnos natas 
est. Cic. (voy. ci-Jossus). Il est 
âgé de 16 ans au plus, sedeci- 
nium unnum agëre ccrpit. Cic. 
sedecim annos nec plares na- 
tus est. Col. Plus âgé, major 
nata. Cic. Moins âgé, minor 
natil. Cic. Le plus — , ma.ximas 
nata. Cic. etc. (on pari, de 
l'ainé de plusieurs enfants). 
major nata. Cic. (en pari, de 
l'ainé do deux enfants). Le 
moins — , minimum nata. Cic. 
etc. (en pari, du dernier de 
plus, enfants), minor nata. Cic. 
(en pari, du doruier do doux 
enfants). 1 (Par ext.) Avancé en 
âge, vieux. Grandis, adj Cic. 
Jam setate provectas Cic. 
Grandis ou grandior nata. Cic. 
Senex, adj. Cic. Une famrae 
âgée, lixor anas. Plaat. Cic. 
Uu homme —, i-ir setate ou 
annis grax'is. Cic. Etre — , esse 
magno nata. Sep. Un chef — , 
magna nata princeps. Liv. 

agence, s. m. Fonction d'agent. 
Procaratio, onis, f. Cic. etc. 
Confier à qqn 1' — des travaux, 
tradére alicai opéra adminis- 
tranda. ^ Administration con- 
fiée à des agents. Ministeria, 
oram, n. pi. (méton.). Plin. j. 
]| Siège de l'administration. 
Tractai ùriam, ii, n. Sid. 

agencement, s. m. Action d'a- 
gencer. Dispositiû, onis, f. Cic. 

— des mots (dans la phrase), 
verboram compositio ou (abs.) 
compûsitio. Cic. Qaint. verbo- 
ram conianctio. Cic. (part, or., 

6, ao). 

gencer, v. tr. Disposer les 
parties d un lout eu vue de 
l'agrément ou de la commodité. 
Disponére, tr. Cic. Cœs. Saet. 
ex. :d.pji-tes, singala, etc.); 
componëre, tr. Cato. Ter. 
Cic. etc. (ex. : omnia compo- 
sita sant. Ter. apte componëre 
aliqaid. Cic. qaid in operibas 
manu faciis lam compositam 
tamqae compactam et coag- 
m,entatan\ inveniri poiest ? Cic, 
[de fin., m, 23, 7i.]. verha 
componëre et qaasi coagmen- 
tare. Cic. [Brut., 17, 68]. c. et 



AGE 

straëre verba sic, at neve as- 

per eoram concursas neve hivil- 
cus ait, sed qaodammodo 
coagmentatas et Iciis. Cic); 
instriiére, tr. Cic. (ex. : instr. 
domos, hortos, sedes. [Cic); 
conjungère, tr. Qaint. (dans 
l'express, conj. verba. Qaint.); 
connectëre, tr. Cari. (ox. : 
(erreœ lanUnse inter se série 
connexee. Cart. au fig. (acilias 
est apta dissolvëre qaam dissi- 
pata connectëre [•■ reunir et 
aa;encor ■•]. Cic. inter se plcra- 
qae connexa et apta. Cic. [part, 
ur., 39, 137j cf. Qaint. [X, l,i]). 

agenda (du lat. agenda, 
- choses qui doivent être 
faites ■>), s. m. Carnet contenant 
autant de feuillets cjue l'année 
a de jours et servant à noter 
ce qu'un a à faire chique jour. 
Libellus, i, m. Cic. Qaint. 
(ox. : an in commentariolis et 
chirographis et libellis... acta 
Csesaris ilrma erant ? [^ Quoi ! 
de simples notes, des billets, 
des agendas... voilà les actes 
de César quisontraainteuus? ■■]. 
Cic [Phil., 1,7, 16]. nisi i'orte, 
si qaid mémorise caasâ rettalit 
in libellam, [•. ce qu'il a con- 
signé pour mémoire dans un 
amenda "], ici namerabitar in 
actis. Cic. [ibid., I, 8, 19]) ; 
commentarii diurni, m. pi. 
Saet. i.-^ug., 6i4). Se faire un — , 
(acta dictaqae describëre per 
dies. Saet. Porter qqch. sur 
uu — , aliqaid in commenta- 
rios diarnos referre. Saet. 

agende, s. f. Rituel (chez les 
protestants). Liber ritaalis so- 
cris pablicis adhibendas ou 
adhibitas (Georges). 

agenouiller (a), v. pron. Se 
mettre à genoux. In genaa 
procambëre. Petr. in genaa 
sabsidëre. Saet. genaa ponëre. 
Ov. Cart. genaa sabmittëre. 
Cart. (IV, 27, 10). Dans la lat. 
poster, aggenicalâri, dép. intr. 
Tert. (pœn. 9). S' — devant 
qqu (pour le supplier), adpedes 
alicajas procambëre. Cic. Cses. 
S' — devant qqn (pour l'adorer'i, 
procambentenx hami venerâri 
aliqaem. Sep. 
agent, s. m. Principe d'action. 
Vis (Ace. lim. Abl. vi), f. Cic. 
(ex. : qaam vim interdam ean- 
aem necessitatem appellant 
[■. agent qu'ils appellent qqfois 
aussi nécessité •>]. Cic. [Acad., 
I, 7, 29]. magnanx vim habêre 
ad aliqaid [•. être un agent très 
énergique pour qqch. ■]. Cic. 
Plin.). Que le concours fortuit 
(de ces atomes) avait formé le 
ciel et la terre, sans l'inter- 
vention d'aucun agent, ex his 
effectam esse cœlam atqae 
terram, nallâ cogente natarà. 
Cic. (de nat. deor.. Il, Si). 

j 1 Celui qui est chargé par qqn 

1 d'agir à sa place. Procurator, 
oris, m. Cic. Liv. etc. (ex. : 

' proc. Qainclii. Cic, agére ali- 



AGG 



85 



qaid per procaralorem. Cic. 
procarator Aagasti [- agjnt du 
fisc impérial •]. Tac.) ; actor 
ôris, m. Plin. J. Tac. Jet. 
Inscr. (mot servant à désigner 
d'une manière générale tout 
agent chargé sous la surveil- 
lance de l'intendant de contrô- 
ler la gestion d'un firmior, par 
ex. [cf. Plin. f op. [Il, l'J, 
pass., 36] ou bien tout agent 
chargé dos alTairos d'une cor- 
poration [cf. Dig., m, U, 1 ; 
.K.V.WII, I, 3] ou enfin sous la 
nom d'actor publicas tout agent 
du irésor public [cf. Plin. j., 
ep. VU, 18; pass , 36; Tac, 
ann. 11, 30; III, 67). cf: aussi 
ac<or sammaram [. ag^nt 
comptable -] Saet. [Domit., 
II]) ; negotiâtor, ôris (pr. 
- agent d'affaires '), m. Cses. 
(B. C, III, 103, 1; cf. Dig. 
-\-\.\Il, 03). — principal, adzni- 
nister, tri, m. Cic. (ex. : reram 
kaj'ns modi omniam transactor 
atqae administer. Cic. [in Verr., 
II, 2, 28]) ; caput, His, n. 
Plaat. Cic. Liv. (ex. . capat 
sceleram. Plaat. per jarii. Plaat. 
[Rud., IV, /i, 55J. capat conci- 
tandoram t rœcoram Heracli- 
des. Cic. capita confarationis. 
Liv.) — comptable, logogra- 
phas, i, m. Dig. (L, U, S). Cod. 
(X, 69, )). loyista, se (),ovi<itt|ç), 
m. Amm. (XiV, 7). Cod. (I. oh, 
3). Inscr. (Orolli, n» 798). 
Agents stipendiés, operae, 
àrtiin (méton.), f. pi. Cic. etc. 
(ex. : opérée mercennarise. Cic. 
cam operis condactis. Cic. 
opéras Clodianse. Cic. facile 
opcras adita prohibaerant. 
Cic). — de police, publicas, i, 
m. Plaat. (truc, 5!iU). Agents 
de police (sous l'empire et la 
bas-empire), agenies in rebas. 
Jet. Inscr. — secret, emissarias, 
a, m. Cic. Cœl. ap. Cic. Saet. 
Agent subalterne, apparitor, 
ôris, m. Varr. Cic. Inscr, — 
subalterne (att.iché â la per- 
sonne d'un magistrat), accen- 
sas, i, m. Varr. Cic. Liv. 
agglomérat (lat. aggloméra- 
tam, e chose agglomérée >), s. 
m. Débris minéraux agglomé- 
rés. .1/assa, se, f. Plin. 
agglomération (bas-lat., 
agglomeratio), s. f. Action 
d'agglomérer et état de ce qui 
ost aggloméré. Conglobatio, 
onis, f. Sen. Tac. (ex. : cong. 
igniam. Sen. [qua;st. nat., I, 
15j. nubium. Sen. [qusst. nat., 
V, 13]. congl. fortaita militam. 
Tac [Germ., 71) ; copulatio. 
ÔDis, f. Cic. (ex. : copalatio 
reram et coagmentatio natarse. 
Cic. [nat. deor., 11, !S, 119]). 
Il Etat de ce qui est aggloméré. 
Massa, se, f. Virg. Ûv. l'Un. 
[I (Par ext. neol.). Massa 
d'habitants agglomérés. Fre- 
qaenlia, se, f. Cic Stipatio, 
onis, f. Varr. Cic. Qaint. 
s gglomérer (lat. agglom»- 



86 



AGG 



ràri-. Virg.), tr. Ra*s'<mbler en 
massa compacte. Stipàre, tr. 
V'oJT. Lacr. (ex. : inajorem 
nonierum in aliijaà cellà sti- 
pabat. Varr. [L. L., V, 36, 
50]. materies stipata. Lacr.) ; 
cOBStipàre, tr. Cic. Cses. (ax. ; 
tantum numeram honiinam 
constipare in a'jrunx Campa- 
nam. Cic. se const. sab ipso 
vcUlo. Cœs'' ; coDglobâre, tr. 
Lacr. Cic. Apnl. (ox. : in cras- 
sam nabiam speciem conglo- 
bantar spiritas. Apal. mare, 
cam sapra terrcim lit, mediam 
tamen terrx locam crpetens 
conglobatar [• s'agglomère •]. 
Cic. [de nat. djor., II, iS, 
116j. apes, at avœ, conglobat<e. 
Varr. conglobare corpas in 
pitx modum. PHn.); conden- 
sàre, tr. V'cjrr. Cùl. (ex. : se 
congregare et condensare. 
Varr. condensâri [« s'agglomé- 
rer •]. Col.) ; confeTcîre, tr. 
Lacr. Varr. Plin. (ex. : conÇ. 
nabes. Lacr. homines. Lacr. 
,conf. se. l'arr. conf. agrei^tes 
in arta tecta. Lii.:) ; compri- 
mère, tr. Lacr. Cic. Hor. (ex. : 
nubes in anam locam compri- 
mCre. Lacr.). 

agglutinant, ante, adj. Qui 
agglutine. Qui {gusc, qaod) 
agglatinat ou conglatinat. On 
trouve en latin : glatinans, p. 
adj. Cels. glatinatorias a, 
am, adj. Th. -Prise. || Subst. 
Un agglutinant, j/uù'nam, i, n. 
Varr. Des agglutinants, glati- 
nantia, n. pi. Cels. 

agglutinatii, ive, adj. Qui a 
la propriété d'agglutuier. Qui 
{qase, qaod) agglatinare ou 
conglatinarepotest.Cels. glati- 
nosas, a, am, adj. Cels. 

agglutination, s. f. Action 
d agglutiner. Glutinatio, 
ônis, (. Cels. (ex. : neqae des- 
peràri débet solida gl. valneris 
[' r — d'une plaie :.]. Cels.). 

agglutiner, v. tr. Coller en- 
semble. Glutinâre, tr. Cels. 
Plin. (ex. : gl. fragmenta. Plin. 
cicatrices. Plin. si orœ vulneris 
te glatinarant. Cels.) ; agglu- 
tinàre, tr. Cic. Vifr. Cels. 
Apal. (ex. : aggl. aliqaid. Cic. 
te agglatinâre. Plaat. mais le 
mot signifie surtout « coller > 
ou •• recoller ■). 

aggravant, ante, adj. Qui 
aggrave. Qui [qaœ, qaod) gra- 
vias aliqaid (acit ou efficit ou 
reddit. Qui {qase, qaod) in de- 
terias matât aliqaid. Circons- 
tances aggravantes, res calpam. 
aagenles ou calpse invidiam 
augentes. Avec cette circons- 
tance — que, calpà ideo 
aactâ, qaia... 

ggravation (lat. poster, aggra- 
vatio. Salv.), s. f. Action d'ag- 
graver. (Je la supplie do) ne pa? 
croirequ'i.n ajoute aux désastre» 
dont il est accablé une — amère, 
ne qaid ad eas rainas, qaibas 
hie oppreata» ett, addendam , 



AGG 

acerbitatis palet. Cic. (liab. 
Pùst. 5). Voy. AGGRAVER. Aggra- 
vation de peine, pn'na gravior. 
Cic. 1 Action de s'aggraver. 
iDtentio, ônis, f. Cëls. Sen. 
Gell. (ex. : inf. doloris. Sen. 
[ep. 78]. intentio... minutio. 
Gell. int. febris. Cels.). Voy. 

AGGRAVER. 

aggraver, (lat. aggravare), v. 
tr. Rendre plus pesant (arcli.l. 
Gravàre, tr. Lacr. Prop. Ov. 
(«xclus. poétique) ; aggl'avàre, 
tr. Cic. Plin. (ex. : aggravatar 
pondas. Plin.). Une troupe que 
le butin aggravait, agmen grave 
prœdà. Liv. (.X.XI, 5, 8). Aggravé 
par l'âge, a-tate graidor. Liv. 
Encore aggravé par sa blessure, 
adkac (pour etiamtam.) vaincre 
gravis. Liv. Yeux encore aggra- 
vés (c.-à-d. appesantisl, graves 
etiamtam ocali (d'apr. Virg.) ^ 
Rendre plus grave (uu mal, une 
faute, etc.) Gravàre, tr. Wor. 
Ov. Tac. (ex. : qao gravaret 
invidiam matris. Tac. motsurt. 
poét.) ; aggravare, tr. Liv. 
Cart. Plin. (ex. : cam frigescens 
valnas aggravai dolorem. Cart. 
aggravantar [<■ s'aggrave.it •] 
vaincra. Plin. aggravata vale- 
tado [= état de santé qui s'est 
aggravé «]. Saet. anam afuit 
bellam. externam, qao si aggra- 
vatœ res essent... [« mais si la 
situation s'en était trouvée ag- 
gravée... =J. Liv. adeo sine alla 
ope hostis, qaa; aggravaret 
{■■qui eût aggravé la situation •.], 
cam ipsa difficaltate rerum pa- 
gnandamerat.Liv. [.\ LIV, 7,1 1]. 
sortem earam cradelias aggra- 
vante fortanà. Cart.); onerà,- 
re, tr. Liv. Cart. Tac. (ex. : 
onerare dolorem. Cart. caras. 
Tac. inopiam. alicajas. Liv.'^ ; 
augére, tr. Cic. Plin. /. (ex.' : 
aagère dolorem. Cic.pericalum. 
Nep. vim morbi. Liv. ut aageam 
meam calpam. Plin. j. [ep. V, 
3, 2]. aagère omnia adversa 
cam veniantia meta tum mse- 
rore prsesentia. Cic. [Tuso., V, 

I, U]). Nous avons aggravé notre 
situation, omnia nobis diffici- 
liora fecimas. Cic. — son mal, 
sibi gravias malam facëre. Cic. 
— la poino do qqn, alicai pœ- 
nam graviorem faciïre. Cic. ou 
reddëre. Cic. — la situation do 
qqn, alicai omnia dariora fa- 
cëre ou efficëre. Cic. Si vous ne 
vous étiez pas dit que tout ce 
que vous auriez pu dire sur une 
chose aussi notoire n'aurait fait 
qu'aggraver le mal, nisl hoc ita 
stataisses, in re manifesta 
qaidqaid dixisses te deterius 
esse factaram. Cic. (in Vorr., 

II, 3, 58). Le désastre n'a p.is 
aggravé la situation, ruina rem 
non fecit deteriorem. Cic. S' — , 
aggravàri, pass. (voy. ci-des- 
sus); gravescére, intr. 7'ac. 
(ex. : cam gravesceret valetado 
Aagasti. Tac. gravescére pabli- 
ca mala in dies. Tac.);aggrar 



AGI 

vescëT6, intr. Ter. (ex.: mule 
metao ne Philamenœ magis 
morbus aggravescat. Ter. [Hec 
m, S, al); ingravescëre. 
intr. Cic. Saet. Plin. j. (ex. : 
ingravescit vis morbi. daet. in- 
gravescit tassis. Saet. ingraves- 
cebat [' son état s'aggravait • 
avec un suj. de pors.J. Plin. i 
[cf. ep.. Il, 20, 5]). Ces plaintes 
s'aggravèrent, querelse illse gra- 
viores factse sant. 

aggrég... Voyez acréo... 

agile, adj. Qui a les mouve- 
ments vifs et souples. Agilis, e, 
adj. Sisenna. Liv. Ov. Col. 
Sen. Saet. (ex. : agilis clas- 
sis. Liv. [XXX, 10, 3]. cMiti 
pollice. Ov. agilis dea. Ov. 
agilis manas. Saet. agilis pes. 
Sen. poct. agile corpas. Col.) , 
alacer, cris, e, adj. Cic. Ctcs. 
Virg. Liv. Cart. (surt. avec cetie 
idée accessoire « plein d'en- 
train .) ; pei-nix, adj. Plaui. 
Liv. Col. Apal. (ox. : pernicissi- 
mi javenes. Cart. pernicia cor- 
pora. Liv.); expediius, a, um, 
p. adj. Cic. (ex. .• expedito no- 
bis homme et paraio opas est. 
Cic.) ; succinctus, a, um, p. 
adj. Prùp.Mart. {pr. • qui s'est 
retroussé pour être plus agile •). 
Il Au fig. Esprit —, agilis ani- 
mas. Quint. — à tout, agilis ou 
alacer ad omnia (/acienda) . 
Liv. 

agilement, adv. D'une manière 
agile. Agiliter, adv. Amm. 
(usité seul, au comparatif k 
l'époque impér. cf. Col. [II, 2, 
37]); expedité, adv. Plaat. 
Cic. etc. (cf. celeriter expedite- 
qae. Cic.) ; celeriter, adv. Cic. 
Cses. (ex. : illi imperata celeri- 
ter (ecerunt. Csfs.) ; velociier, 
adv. Ov. Plin. Quint. (Compa- 
rât. Cic, Superl. Cic. Cœs.). 

agilité, s. f. Qualité de ce qui 
est agile. .A^j7i7âs, àtis, f. Cic. 
Liv. Cart. Q.aint. (ox. : a. na- 
viam. Liv. rotaram. Cart. car- 
sas et agilitas Demetrii. Quint. 
facilitas et agilitas [du pied 
nommé jiéon]. Qaint.); perni- 
citas, atis, f. Plaat. Cic. Liv. 
(ex. : pernic. pedam. Plaat. Liv. 
expediti ad perniciiatem. Cxs. 
[R. C. III, 8, U]. velocitas, 
àtis, f. Cses. Cic. Nep. olc. (ex. : 
vel. equi. Cœs. altos videmaa 
velocitate ad carsam valëre. 
Cic. Hi^. velocitas animi. Quint.). 

î. agio, 8. m. Façon cérémo- 
nieuse. Officiosior apparatas. 
1 Colifichet, parure. Voy. co^ 
mots. 

2. agio, s. m. Bénéfice réalisé 
dans les opérations de change, 
de vente à terme, etc. Collybus, 
i, m. Cic. (in Verr. II, 5, 78, 
171). 

agiotage, s. m. Action d'agio- 
ter. Pecunix nundinatio. 

agioter, v. intr. Spéculer sur 
les marchandises ou sur les va- 
leurs dont le cours varie. Pe- 
canià tu mercibxu nandirtàri 



AGI 

(d'apr. Liv.). — sur les blés, 
annonam comprimëre. Liv. 
compriinére frumentam. Cic. 
(ad Att., V, 21, 8; in Vorr., II, 3, 
77, 179). 

agioteur, s. m. Celuiquispécu- 
losurlesblés.ûardunarios.u, m. 
/;iy.(XLVII, II, 6;XLV1II, 19,30;. 
Captàtor, oris, m. Eccl. Celui 
qui spécule sur le change dos 
monnaies. Nammalarius, ii, m. 
■'iiitit. Petr. Hier. Collybista, œ, 
111. Hier. 

Igir, V. intr. Faire une action. 
Agëre, absol. Cic. (seul, dans 
les locut. comme semper agëre. 
Cic. modicé agëre. Cic. maie 
agëre. Cato. Sen. hominum 
more. Tac. intègre sancteqae 
agëre. Tac. agëre cam aliquo 
ténias [• agir par les voies de 
la douceur ou par douceur avec 
i|qn •]. Cic. prssclarê cam iis 
agimas, qaos pacatos esse pa- 
(imur [•• c'est ou Lion agir 
avoc eux, que de les laisser vi- 
vre en paix ■]. Cic. bene egis- 
sent cam Miltiade Athenienses, 
si... Ka(-iUa.r. cam illo vero 
qais neget actam esse prœclarê 
[' mais qui soutiendrait qu'on 
n'a pas bien agi avec cet 
homme? •] Cic. intelieget se- 
cam actam esse pessime. Cic); 
facére, absol. Plaut. Cic. Nep. 
Ole. \ex. : f. rectë. Plaat. im- 

feritë. Cic. Nep. impradenter 
- agir on ignorant, en impru- 
dent !■]. iVep. amicé. Cic. maie 
et injasté. Nep. malitiosê. .Nep. 
bene. Cic. ('. ab adversariis 
[• agir contra qqu "]. Cic. f. sa- 
pienter. Cic. non belle. Cic. 
si gaidem saa sponte facërent 
[•s ilsagissaiontd'eux-mêmas»]. 
Cic. bene f. alicai [■ ou agir 
bien avec qqii -]. Ter. maie f. 
alicai. Plaat. Cic. f. adversas 
aliqaem. Nep. contra aliqaem. 
Cic); gerére, absol. Cic. etc. 
(ex. : alii in gerendo probabi- 
les, in disserendo rades. Cic. 
•s, qui gessit, in ^adiciam vo- 
catar. Liv.); gerere se [^ se 
comporter eu... »). Cic. Sali. 
(ex. : se aliqao m,odo gerére. 
Sali, sic me in hoc magistrata 
geram [• voici comment j agi- 
rai... •][ Cic. gerére se twpis- 
simë. Cic. nos geramas sab~ 
missias. Cic. qaemadmodiim 
nos adversas homines geramas. 
Cic. gerëre se liberias. Cic. 
gerëre se valde honesté. Cic). 
consulëre {pr. • se compor- 
ter •), intr. Lii^. (dans qqs loc. 
seul., ex. : de perfagis gravias 
guam de fagitivis consalere 
[- agir avec plus de rigueur 
contre les transfuges que contre 
les esclave» fugitifs •]. Liv. 
[XXX, ii3, 13] de nallis enim 
gaam de vobis infestias aat 
inimicias consalaerant . Liv. 
(XXVIII, 29, 8). consalere in 
aliqaem labidinosë cradeliter- 
qae. Liv. consalere crudeliter 
m deditos victosqae. Liv. Cf. 



AGI 

Tac. Jastin.); oxbibére se 
{pr. • se révéler comme, agir 
en •). Cic. etc. (ex. : Pompejas 
se non solam aactorem meœ 
salatis, sed etiam sapplicem 
popalo Homano exhibait. Cic. 
(p. Sest., 50, 107]); praebére 
se {pr. ' se montrer, se laisser 
voir, agir en •). Cic. etc. (ex, ; 
prxbëre se viram [■ agir en 
nomme de cœur •]. Cic. se 
misericordem Cic. ae in malis 
hominem [• agir en homma 
dans l'adversité ■]. Cic. se ty- 
rannum.Cic se saperbam [• — 
en orguoillaux •]. Cic. sans 
l'add. da se, ex. : strenaam 
hominem prsebait [■ il a agi 
en homme détermine •]. Ter.); 
prsestâre se (pr. • sa montrer 
[tel ou tel), agir eu... ■). Cic. 
etc. (ex. : prxsta te eam... 
[• agis en homme qui -J. Cic). 
— (bien ou mal) à l'égard da 
qqn, meTéTe, intr. et znererl, 
dép. intr. Plaat. Ter. Cic. etc. 
(ex. : at de me mères. Plaat. 
bene, optime oamale mereri de 
aliqao. Cic. maie merere erga 
aliqaem. Plaat.). || (Absol.) Ma- 
nifester sa volonté par des 
actes. Agëre, absol. Cic otc. 
(ex. : tribaens aliad agendi 
tempos, aliad qaiescendi. Cic. 
indastria in agendo. Cic. vigi- 
lando, agendo. Sali, aadendo 
atqae agendo res Romana cre- 
vit. Liv. aadendam atqae agen- 
dam, non consaltandam in 
tanto malo esse. Liv.); facëre, 
abs. Cic Sali. Nep. etc. (ex. : 
qai, cam cogitasset, facëre aa- 
deret. Nep. facto, non consalto 
in tati pericalo opas esse. Sali, 
opas est facto. Plaut. Ter. ra- 
tiofaciendi [" manière d'agir •]. 
Quint.). — sérieusement, asse- 
veràre, intr. Cic Au pass. im- 
pars : on agit sérieusement, 
asseveratar. Cic. (in Verr., 11 
2, 10, 26). — à la hâte, avec 
précipitation, ruëre, intr. Ter. 
Cic — comme un fou fiu-ieux, 
bacchàri, dép. intr. Cic. (cf. 
Cic. [Brut., 80, 276] et Qaint. 
[XII, 10, 73]). — mollement, 
cessâre, intr. Cic. Curt. Plin. 
Demeurer sans agir, cessâre, 
intr. Cic. (cf. nisi forte ego 
vobis cessâre nanc videor, cam 
bella non gero. Cic. [san., 6, 
18]. cor tam maltos deos nihil 
agëre et cessâre patitar? Cic 
[de nat. deor, 111, 39, 9i]). — 
avec suite, constâre sibi. Cic. 
Hor. Quint. Nous agissons avec 
suite, constamas nobismet ip- 
sis. Cic. (cf. da oIT., I, 33, 119). 
Tout le mérita de la vertu 
consiste à agir, virtatis laas 
omnis in actione consistit. Cic 
C'est — en roi que d'accuser 
qui Ion veut, regnam est di- 
cére in quem velis. Cic. (Sull., 
17). C'est — en pèra que de... 
patris est {avec l'Inf.). Cic. 
C'est l'honneur ou la gloire qui 
nous fait — , honore aat glo- 



AGI 



87 



riâ dacimar. Cic. Commo e'é 
tait l'ambition qui les faisait 
— , cum ad agendam ambitione 
impellerentar ou (suiv. les cas) 
ad agendam ambition* impatsi 
ou enfin cum eos ambitio im- 
pelleret, at agerent. Faculté 
d' — , actio, unis, f. Cic. (cf. 
omnem aclionem tôlière e vitù. 
Cic actione aliqaem spoliâre. 
Cic [de nat. deor., I, 37, 102]. 
privâre. Cic [de nat. deor., II, 
16, UU]). Vous déclarez incapa- 
ble d' — celui qui..., negabia 
actionem allias rei posse in eo 
esse, qai... Cic (Acad., I, 9, 
33). Manière d' — , ars, artis, f. 
Plaat. Ter. Cic. Sali. (cf. nihil 
istac opas est arte ad hanc 
rem. Ter. nxaltx sant artes 
eximise linjas administrée co- 
mitesque virtatis. Cic. at illa 
omnia tais artibas saperàre 
videare. Cic); on trouve aussi 
ratio, ônis, f. Ter. Cic (cf. 
vestra ratio est inepta. Ter. 
mea ratio constans reperietar. 
Cic dissimilitado meae rationis 
[■• ma manière d' — différente 
de la siaune •] ojfendit /lomi- 
nem. Cic. ).Celuiqui agit, actor, 
oris, m. Cic. Nep. Qui agit eu 
connaissance da cause, sciens, 
p. adj. Cic. sciens pradensqae, 
Cœl. ap. Cic A qui manque 
la força pour —, debilis, e, adj. 
Plaat. Cic. infirmas ac debilis. 
Cic. I Agir en justice. Ag'ëre, 
intr. Cic. etc. (ex. : agëre ex jure 
ou agëre /are. Cic ex lege ou 
lege agëre. Cic. ou, absol. agëre. 
Cic. agëre lege in aliqaem 
[• agir en justice contre qqn •]. 
Cic. agëre farti, injariarutn 
[• agir en justice pour obtenir ré- 
paration d'un dommage, d'une 
injure »]. Cic. | Agir pour qqn, 
en faveur de qqu, dare operam 
alicai.Cic.operamnavâre alicai. 
Cic. operam interponëre pro 
aliqao. Cic. laborem interpo- 
nëre pro aliqao. Cic. favëre 
alicai. Cic pro aliqao anniti, 
Liv. — de tout son pouvoir eu 
faveur de qqn, incambëre in 
caasam alicujas. Cic. | Faire 
agir ses amis, operâ amicoram 
ati. Vell. Faire — son crédit 
en faveur de qqn, aactoritatem 
interponëre pro aliqao. Cic. 
Verres faisait alors agir les 
menaces, l'ospoir, la crainte, 
iste tam minari, tam spem., 
tam metam ostendére, Cic (in 
Verr., II, A, 3A, 75). 1 Exercer 
une action (sur qqn ou qqch.). 
.iliqaenu ou alicajas animam 
movêre ou commovêre. Cic. 
Agir vivement sur qqn, alica- 
jus animam vehementer mo- 
vêre ou percutére. Cic Prières 
qui agissent iur l'esprit des 
fammas,/)rece«guœ ad maliebre 
ingeniam efficaces sant. Liv. 
Mais cela n'agit pas de mrme 
sur tout le monde, sed hœc 
vis non idem potest apad 
omnes. Cic. ou sed hœc eadem 



88 AGI 

iii/cnt non apad omnei. 
<-'ic. Agir diOëremmeat sur les 
imes, varie animas afficère. 
Cic. — sur las esprits, tentàre 
animos. Sali. l'iry. Saet. Pour 
moi essayant d'agir sur lui par 
tous les moyens, qaem ego 
omni ratione tentans. Cic. On 
avait fait — sur l'esprit dos 
esclaves l'espoir et la crainte, 
animi servoram spe et meta 
tentati. Cic. Agir sur qqn (en 
pari, d'un astro), afpàre ali- 
qacm. lÀv. Plin. Agir forte- 
ment sur qqch. magnam vim 
habêre ad aliqaid ou in aliqaâ 
re.Sen. Voy. action. || (.^bsol.) 
Produire son action. Vim ha- 
bêre. Cic. Sen. Effectam edëre 
ou Wm et e/fecfum edëre. Cic. 
(de div., II, 20). — de même 
façon, eosdem effectus prse- 
stare. Qaint. — d'une manière 
bienfaisante, prodesse, intr. 
Cels. D'une manière nuisible, 
nocëre, intr. Plin. etc. Le re- 
mède commanoj à — , ve- 
nis concipitar medicamentum. 
Cari. Voy. action. 1 S'agir, v. 
impr. Etre question (de qqn ou 
de qqch.). Agi, pass. Cic. etc. 
lex.: res a/i^aa asifarf" il s'agit 
d'une affaire, une affaire est 
enjeu •]. Cic. agitar de aliqaâ 
re [• il s'agit d'une affaire, 
une affaire est en question ••]. 
Cic. Nep. etc. agitar pop. R. 
gloria..., $alas sodoram atqae 
amicoram..., agantar vectiga- 
lia..., bona maltoram civiam. 
Cic. [de imp. Cn. Pomp., 6]. 
$aam existtmationem in eâ re 
agi patabat. Nep. [Att., 15, 2]. 
non agitar [• ce qui est en 
question, ce n'est pas... »] de 
vectigalibas Jieqxie de socioram 
injuiiis. Sali. [Cat., 52, 6] ; non 
nunc pecania, sed illud agitar 
[ ■ il ne s'agit plus d'argent, 
mais il s'agit de savoir... ■ ] qao 
Tncido... demas adalescentulo. 
Ter. Cic. agitar autem libe- 
rine vivamas an mortem 
Obcamus [ • or il s'agit de 
savoir si nous vivrons libres 
ou si nous succomberons "]. Cic. 
Il nes'agitpas pour nous d expli- 
quer. .., neqtie id agimas^ 
ut... explicemus. Cic. (de Or., 
II, Al, Ùô). Il s'agit de savoir, 
si..., qaœritar nom (subj.). 
Cic. Il s'agit de la chose m'^me 
et non de l'homme, de génère 
non homine qa<erimas. Cic. 
Oui, dans cette guerre, il s'agit 
bien do bon goût, atqui hoc 
bello de elegantiâ quxritarl 
Cic. 

agissant, ante, adj. Qui agit. 
Semper agens aliquid.Cic. 
(Toy. ci-tlassous), activas, a, 
uzn, adj. Sen. ou pari, de la 
philosophie pratique); actuo- 
sus, a, um, adj. Cic. Vu.1.- 
Max. Sen. (cf. actaosa tdrtas. 
Cic. [n. d., I, iO, IIOJ. itanos- 
ter animas in mota est, eo 
mobilior et actaosior, qao ve- 



AGI 

hementior (aerit. Sen. Tep. 39, 
3]); efûcax, àcis, adj. Cxi. ap. 
Cic. //or. {ex. : tardas et pa- 
ram e[(icax. Ca-l. ap. Cic. [ep., 
VIII, lu, 3]; s'emploie surt. en 
pari, de chos., voy. ci-dossousl ; 
industrius, a, um, adj . 
Plaat. Cic. Saet. (ox. : ind. vir. 
Saet.}; operosus, a, um, adj. 
Cic.{ox.: senectussit operosa et 
semper agens aliqaid et maliens . 
Cic. [sen. 8]). |1 (En pari, de 
substances, de médicaments.) 
Efffcax, adj. Sen. Plin. (ex. : 
efficacia remédia. Sen. eff. 
herba in dolore stamachi. 
Plin.); operosus, a, um, adj. 
Ov. (ex. : operosa herba. Ov). 
Qui n'est point, — irritas, a, 
am, adj. Cata ap. Gell. Liv. 
Saet. 

agitateur (lat. agitator, - ce- 
lui qui conduit des bêtes ■), s. 
m. Celui qui agite les esprits. 
Turbator, ôris, m. Liv. Sen. 
rh. Tac. (ex. : t. valgi. Liv. 
plebis. Tac. Germanix. Tac.'j ; 
seditiosus, a, um, adj. Cic. 
Qaint. Tac. (ex. : seditiosas et 
tarbalentas civis [ • un agita- 
teur remuant >]. Cic. triamvi- 
ris seditiosissimis aliqaid cati- 
dic noid moventibtis, Cic). 

agitation, s. f. Etat do ce qui 
est agité (au pr. et au fig.). Agi- 
tatio, onis,, t. Cic. (e.x. : agi- 
tationes fiactaam. Cic. [Mur., 
17, 35], agitatio et motas lin- 
gaœ. Cic. agitatio motasqae 
corporis. Plin. j. tepor ex inti- 
mis maris partibas agitatione 
ex-citatas. Cic.[n. d., II, 10, 26]. 
ag. lecticse. Liv. armoram. Liv. 
au fig. : nataram, eam dico, 
qaâ nanqaam animas insis- 
tens agitatione et mota vacaus 
esse potest. Cic. [de div., II, 62, 
I28J, mentis agitatio. Cic. 
Qaint.); concitatio, ônis, f. 
Cic. Cses. Liv. Qaint. (seul, au 
sans fig.; ex. : concitatio plehei 
contra patres. Cic. Cses. conci- 
tatio animi, qaam pertarbalio- 
nem voco. Cic. conc. anim,orum. 
Liv. mentis. Cic. Qaint.) ; Jac- 
tatio, ônis, (. Cic. Liv. etc. 
(au pp., ex. : modicâ jactatione 
corporis. Cic. qao tandem me 
animo esse oportet, prope jam 
ex magnâ jactatione terram 
i/identem. Cic. [Mur., 2, A]) ; 
motio,ônis, (.Cels. (ex. : post 
alteram febrem matio [ • agita- 
tion, état d'agitation »] ma- 
n t.Cels.jlU, 5]) ; commotio, 
ônis, f. Cic. (seul, au lig.. ox. : 
comm. animi. Cic. commotio - 
tiones animaram. Cic.) ; mo- 
tus, ûs, m. Cic. etc. (ex. : mo' 
gno res in mota est (• 1' — est 
extrême •] Cic. cum semper 
agitetar animas nec principiam 
motus habeat, ne finem qaidem 
habitaram esse motas. Cic. 
[sen., 21, 78]. mo^us mentis 
mese. Cic.) ; trepidatio, onis, 
f. Cic. Liv. Vell. Qaint. (ex. : 
nanc qaœ tr. ? nanc qai tamal- 



ÂGI 

tôt 7 Cic. trepidationem inii- 
cëre. Liv. nec opinata res plus 
trepidationis (ecit. Liv. ipsa 
trepidatione mendaciam pro- 
dére. Petr. caia magnA trepi- 
datione vigilavit. .Saet.). Vio- 
lente — , sestus, ùs, m. (poét. 
en pari, de l'agitation des 
flots; au fig. : qui tibi sestus, 
qai error, qace tenebrse, di im- 
mortales ! erant homini mini- 
me malo.Cic.[in Q.Cael. divin., 
lA, Ji5], erat hic qaoqae aesias 
ante ocalos, si forte me appel- 
lasset. Plin. j. [op., I, 23, 3]) ; 
impetus, ûs, m. Cses. Cic. (au 
pr., ex. : in magno impeta ma- 
ris. Cses. au fig. : repentino 
quodam, quasi vento, impeta 
animi incitati. Cic. [oCf., I, 15, 
i9]); permotio, ônis, f. Cic, 
(au fig., ex. : permotio animi. 
Cic. permotionis causa. Cic. 
permotiones animi. Cic.) ; per- 
turbatio, ônis, f. Cic. (au pr., 
ex. ; pert. aerls. Cic. [div.. Il, 
1<5, Qî], au g., ox. : p. anima- 
ram. Lie. pertarbationem ferre 
animis. Cic. pertarbatione in- 
citatas. Cic. [off. I, 7,23]); tu- 
multuatio, onis, (.Liv. (ox. : 
hsec t. rejcrn revocare primas 
caegit. Liv. [XXXVIII, 2, 8]) ; 
tumultus, ùs, m. Cses. Sali. 
etc. (ex. : formidinem et tumaU 
tum facêre. Sali. [Jug., 531. 
magno cam strepita ac tamul- 
taex castris egrcssi.Cses.) ; tur- 
ba, se, f. Plaat. Cic. Cœs. Saet. 
(ex. . tarba est nunc apad [ = 
ad] aram. Plaat. [Pœn., I, 2, 
53], fagientiam maltitado ac 
tarba. Cœs. maximas in islias 
castris e([ecisse turbas. Cic. 
qaantâ in tarbâ qaantâqae in 
confasione reram viveremas, 
Cic. [ad fam., VI, 6,13]); <ur6o, 
ïnis, m. Cic. (au fig., ex. : in 
turbinibas ac (luctibas rei pa- 
blicœ. Cic. [in Pis. 9]) ; vexa- 
tio, onis, f. Sen. (ex. : volap- 
taii esse laborem vexatianem- 
qae. Sen. [tranq. an. 21). — 
politique, procella, se, f. Cic. 



etc. (au plur., ex. 

î. Nn 
cise, poputares. Liv. alias ego 



viles. 



procellœ 
Vep. procellse tribani- 
uiare». Liv. alias ego 
vidi ventos, alias prospexi ani- 
ma procellas. Cic); undse, 
arum, f. pi. Cic. Hor. (ox. : 
andee camitiaram. Cic. [Plane, 
6, 15]; mersar civilibas andis. 
Hor. [op., I, 2, 22]); ûuctus, 
uum, m. pi. Cic. (ex. : procel- 
las in mis dantaxat (lactibus 
contionam semper esse subean- 
das. Cic. [Mil., 2, 5], gui in ^' 
hac tempestate popali jactemar || 
etpactibas. Cic. [Plauc, U, II]). 
C'est son agitation en tous sens 
qui produit les vents, efflaens 
hac et illac ventoê [aer) efÇicit. 
Cic. (nat. deor., III, 39 extr.). 
Le trouble et I' — des femmes 
courant de tous côtés, s'atta- 
chant aux pas des uns ou des 
autres et les suppliant, mali^ 
ram concar<atio incarta nanc 



AGI 

ho» nanc iltos sequentium ro- 
gantiixmt/iie. Liv. (V, /lO, 3). 
Abaudoiiiiunt ces foules à leur 
— , reliciis œstaalioni suas istis 
liominum turbis. Plin. (H. N., 
XVUI, ), 5). — du corps eiitior, 
toiias corporis (lactaatio. Sen. 
(do ira, 11, 35, 3). Le mont Etna 
ayant par une — cïtraordi- 
iiairo embrasé les lieux voisins 
(Mallierbe), cum A:^tna majore 
\'i peragitata in urbes...effudis- 
set incendiam. Sen. (ben., III, 
37). Echapper à l'agitation, in- 
aaietadinem effugère. Sen. 
(tien., Il, 8). Supporter l'a^ita- 
tiaii (t. de méd.), mqaietadinem 
tastinére. Sohn. Avec moins 
d' — , sedatiore anima. Cic, Etre 
dans r — , tumultuàri, dép. 
intr. Cic. etc. (ex. : in otiû tn- 
maltaaris, in tumulta es otio- 
sat. Cic. qaid tamultixai'ls ? 
quidinsanis? Cic. [p. Csel., lô, 
36]. ego crû is consal, qui sa'pe 
et sine causa tamultuetur? Cic. 
au pass. impers. : in castris 
Romanoram prœter conaaetn- 
dinem tamaltaari. Ca's. [B. C, 
VU, 61, 3]). Voy, AGITER, s'agi- 
ter, ÊTRE AGITÉ. Vie OH pToie 
aux agitations, sediriosa ac ta- 
maltaosa vita. Cic. (inv., I, A). 
Qui est dans 1' — , turbulen- 
tus, a,uin, adj. Cic. (ex. ; me- 
deantar animis nec eos turbu/- 
ientos esse patiantar. Cic. 
[Tusc, IV, 69], tarbiilcnta res 
pablica. Cic. [ad fam.. XII, 10, 
3]). Absence d" — . pax, pacis, 
f. Cic. (ex. : temperantia pacem 
animis offert. Cic.);quies,étis, 
f. A'e^. Plin. Tac. (ex. : quies 
animt. Cic. ventoram. Plin. 
ingrata genti qaies. Tac). 
agiter, v. tr. Remuer ou tous 
sens (au pr. et au lig.). Agi- 
tàre, tr. Cic, etc. (ex. ; natarse 
ista sunt... omnia cientis et 
agitantis motibas et Tnatatio- 
nibus sais. Cic. non tranqail- 
lam et qaietam, sed immode- 
rate agitatam et (laitans. Cic. 
im., 7]. maria agitata ventis. 
ic. mare... ventoram vi agi- 
tari atque tarbâri. Cic. arena 
magnâ vi agitata. Sali, au fig. 
agitare plebem. Liv. Papirius 
agitatas contentione ipsâ exa~ 
cerbatiisqae. Liv. primo com- 
mutas meta atqae labidine di- 
versas agitabatar. Sali, idde- 
risne..t at eos agitent parias. 
Cic. animam agitare. Sali, agi- 
tare ac tentare animam. Liv. 
caris agitatus et exercitatas 
animas. Cic. agitatiorem mihi 
animam esse credebam. Sen. 
[op. 108]. actio paulo agitatior. 
Qaint.); concitâre {pr. ' met- 
tre en mouvement, soulever, 
agiter ■), tr. Cic. etc. (au pr., 
ex. : concitâre mare vento. 
Cari, au fig. c. maltitadincm. 
Nep. mentes. Cic. animas. 
Qaint. c. ntaltitadinem (allaci 
ëpe. Liv. familiam seditionibus. 
Col, au part, passé : coniio 



hic 



AGI 

concitata. Cic. concitatat ani- 
mus. Qaint. animi quadam 
impetii concitatvLS. Cic. aU<iao 
affecta concitatas. Quint, con- 
citatus ira. Liv. Callicles cun- 
citaiior. Quint.); Jactare, tr. 
Cic. etc. (au propre ex. : /. 
bracchia. Lacr. in jaciandis 
caistibas f • on agitant leurs 
cestes •]. Cic. nisi se sao more 
jactavisset, hodie te istic mascse 
comedissent. Cic. [Brut., 60, 
217]. exsaltare eam in somno 
immoderateqae jactari, Cic.); 
comzaovêre, tr. Cic. etc. (au 
pr. et au fig., ex. : nidla ne 
minima qaidem aara (luclas 
cammovente. Cic. commovëri 
nervis[^ avoir les nerfs agités »]. 
Plin, animas commotas meta, 
spe, gaadio. Tarpil. desiderio 
alicaj'as cammavêri. Cic. com- 
motas aut libidine aliqaa aat 
meta. Cic. spe qasestas aat 
glorià commotas. Cic, te esse 
commotam aadio. Cic. com- 
motas ira. Sali.); exercëre, tr. 
Sali, (au fig. ex. : ambitio 
exercet animas hominam.Sall .); 
inquietàre, tr. Sen. (ex. : 
inqaietare aliqaem ou animam 
alicaias. Sen.); pulsâre, tr. 
Cic. (au fig. (ex, : externâ et 
adventicià visione palsari dor- 
mientium animas. Cic); ten- 
tare, tr. Cels. (t. méd., ex. : 
tentare nervos. Cels.); venti- 
làre, tr. Prop. Sen. rh. Sen. 
Qaint. (ex. : vento facem. Prop. 
cabitam. Qaint. [XI, 3, 118]. 
aliad est pagnare, aliad venti- 
lare [• agiter sou épée en l'air ■]. 
.Sen. rh. [contr. III, prœf.] cum 
signam pagnse acceperis, ven- 
(i(are[mêmô sens]. Sen. [ep. 117J. 
ventilareaareos nammos mana. 
.ipal. carbasa ventilatis [•■ vous 
agitez par votre souffle-], aura?. 
S'tat.); versâre, tr. Cees. Liv. 
Sen. (au fig., ex. : v. pectora. 
Ca's. [B. G. II, hb; V. W], nanc 
indignatio, nanc pador pectora 
versare. Liv. sollicitado nos in 
nostrâ parparà versât. Sen. 
[ep. 90].) Au part, passé agité, 
iK, agitatus, a um, p. adj. 
(voir ci-dessus); commotus, 
a, um, p. adj. Cic. Sen. etc. 
(ex. ; commotam gênas dicendi 
in agenda. Cic. [de or., III, 9. 
'Si], amor, res conimota [' pas- 
sion emportée, agitée •]. Sen. 
[ep. 116 med.]. commotior ani- 
mas, Cic Drasas animo com- 
motior. Tac. voy. aussi ci-dess.); 
ùuctuans, antis, p. adj. Sen. 
rh. (ex. : omnia et citata et 
flactaantia. Sen. rh. [controv., 
III, 19]); exercitus, a, um, p. 
adj. Cic. (ex. ; qaid laboricsias 
qaid magis sallicitam, magia 
exercitam dici patest? Cic. [Mil. 
% 5]); undosus, a, um, adj. 
Virg, SU. Solin. (poèt., voy. 
houleux); Buctuosus, a, uzn, 
'j. Plaut. (ex. : in mari fiao- 
taoso. Plaat.); fervidus, a, 
um, adj. Liv. (au fig., ex. : 



AGI 



89 



(ervidas animas. Liv. fervidam 
ingcniam. Liv.); iBquies, ètis, 
adj. Sali. (r. 'lac. (au fig. ox. : 
innaies diet. Sali. fr. Tac. in- 
qaies nox. Tac animas. Jus- 
tin.); inquietus, a, um, adj. 
Liv. Saet. (au fig. (ox. ; inquié- 
tas homo. Liv. Gallia inquiéta. 
Saet. provincia. Saet. inq. ani- 
mas. Saet. Liv. inq. nox. Liv.); 
trepidus, a, um, adj. Liv. Jus- 
tin, (ex. : trépida civitas. Liv. 
Jastin. mais le mot est surtout 
poétique); turbidus, a, um, 
adj. Plaat. Cic. Saet. (au pr., 
ex. : tarbida tempestas. Plaat. 
Lacr. Caes. Cic. Saet. au fig. 
ex. : turbidas et clajnosus ai- 
tercator. Qaint. [VI, U, 15]. 
contianes tarbidissimse. Qaint. 
tarbidam inyenium. Tac. in 
rébus turbidis esse. Cic. [Phil., 
% 16, 39]); seditiosus, a, 
um, adj. Cic. (ex. : seditiasa 
ac tamultaosa vita. Cic); tu- 
multuosus, a, um, adj. Cic 
Cels. (ox. : tum,altaasae cantio- 
nes. Cic tamultaosa somnia. 
Cels.) Etre agité, agitàri, pas- 
sif. Cic. (voy. ci-dossus); com- 
movérl, passif. Cic. (voy. ci- 
dossus); inborrescére, intr. 
Cic etc. (ex. ; inharrescit ma- 
re. Cic. Sen. rh. Petr. Curt.); 
ùuctuâre, intr. et Quctuâri, 
dép. intr. Plaat, (voy. houleux); 
sestuàTe, intr. Curt. (au pr., 
ex. : œstaat (retum. Curt.); 
undâre, intr. Sen. (ex. : salet 
œstas œqainoctialis omnibus 
aliis major undâre. Sen. (qusest. 
nat., III, 28). || Agiter douce- 
ment, mulcère, tr. Cic. poet. 
Quint, (ox. ; mulcëre aéra ma- 
ta. Cic, poet. m. capat. Qaint. 
[XI, 3, 158J). Agiter do côté et 
d'autre, eu tous sens, peragi- 
tàre, tr. Col. Sen. (au prés., 
ex. :p. mastam. Col. plam,beum 
vas. Col. partem ejas mana. 
Col. faicem. Col. (au fig., ex. : 
p. animas. Sen. [de ira, I, 7)].) 
Agiter vivement ou fortomeut, 
vexàre, tr. Cic. Sali. (ex. : 
civitatis m.ores laxaria atqae 
avaritia vexabant. Sali, cans- 
cientia mentem excitam vexa^ 
bat. Sali, sollicitado vexât 
impios. Cic); exagitâre, tr. 
Caos. Sali, (au fig., ex. : cœper» 
senatam criminanda plebem 
exagitâre. Sali, exagitâre val- 
gam. Sali, hi omnes canvicia 
consatis correpti exagitaban- 
tar. Cxs. conscias animas eocof 
gitatus. Sali, exagitatas valgi 
ramoribus.Sall.); ciére, tr. Liv. 
(ex. : multituda omnis, sicut 
natara m,aris, per se imm,obilii 
est, venti et aarae dent. Liv. 
[XXVIII, 27, II]); coBturbà- 
re, tr. Cic Sali. (ex. : comar- 
bàre rempablicam. Sali, inci- 
dant ssepe multae causse qu.it 
conturbent animas atilital i.i 
specie. Cic.) ; vibràre, tr. Clf. 
Liv. Curt. Qaint. (eiL.:vibr. sir, it 
Cic, hastas vibrant ante pu- 



90 



AGI 



gnam. Cic. vibràre tela. Liv. 
Cwrt. diijitis vibratis Jactâre 
tententias. Qaint.) ; perinové- 
re, tr. Cic. (ex. : permovëre 
animas. Cic. meta permotas. 
Cic ; percellere, tr. Cic. (eï. : 
perceltêre aliqaem. Cic. perçai- 
sas animas. Cic. Grsecia per- 
calsa. Cic.) ; sollicitâre, tr. 
Cic. Cées. Liv. (au fîg., en. : 
excraciare animam et sollici- 
târe. Cic. malta sant, giise me 
sollicitant angantqae. Cic. sol- 
Ucitare statam qaietse àvitatis. 
Liv. soll. civitaUes. Cses.). Agi- 
ter violemment, turbâre. tr. 
Varr. Cic. (au pr., ex. : cam 
mare tarbaretar. Varr. inare 
ventoram vi agitàri atqae tur- 
bàri. Cic] ; perturbâre, tr. 
Cic. Cses. (au fig., ex. : m^gno 
animi mota pertarbatus. Cic. 
civitas seditionibas pertarbata. 
Cic. pertarbare animas. Cic] ; 
quatére, tr. Ov. Liv. (au pr., 
ex. : qaatëre capat. Ov. Liv. 
pila. Liv. scata. foc.) ; concu- 
tëre, cr. Cic, (au fig., concatére 
mentes. Cic. voy. ébranler, se- 
cooer) ; excutère, tr. Ov. (au 

8r., ex. : excatére csssariem. 
V. habenas. Ov. pennas. Ov.) ; 
qnassâre, tr. Enn. Plaat. Cic. 
Virg. (ax. : q. jabam.. Enn. ca- 
pat. Plant, hastam. Virg. qaas- 
sata respabiica[>' l'Etat violem- 
ment agité •]. Cic. [Sest., 3i, 
Mare. 8, 2Ii]); conquassàre, 
tr. Cato. Cic au pr. , ex. : e. 
calicem. Cato. (au fig., ex. : c. 
provincias. Salp. ap. Cic. con- 
qaassata civitas. Cic voy. 
EBRANLER, SECOUER). Agiter avec 
force, everberâre. tr. Cart. 
(au pr., ex. : everberâre mare, 
Pactas. Cart. (IV. 3, 18; IX, A, 
13]). Au part, passé : Agité vi- 
vement, conturbatus. a. um, 
p. adj. Cic. (ex. : homo tristis 
et contarbatas. Cic. contarba- 
tas animas. Cic. et mehercale 
eranx in scribendo contarbatior. 
Cic. [ad Att., I, 12, i.]); coa- 

cussus, a, um, p. adj. (voy. 

ÉBRANLER, SECOUER) ; SOiijCi/US, 

a, um, adj. Cic. (ex. : nom eam 
censeo anxia animo aat salli- 
ta faisse? Cic. arnor omnis 
sollicitas atqae anjcias. Cic). 
Agité violemment, turbatus, 
a. um, p. adj. C«*. Saet. (au 
pr., ex. : tarbalias mare. Saet. 
au fig., ex. : inopinato r)\alo 
larbati. Ca;s.) ; perturbatus, 
a, um, p. adj. Cic (au (ig., 
(ex. : nanqaam vidi hominem 
pertarbatiorem. m-eta. Cic. [ad 
Att., X, lU]) ; turbulentus. a, 
um, adj. Plaat. Cic (au pr., 
ex. : tam magnà tarbalentàqae 
tempestate. Cic au fig., ex. : 
t. res. Plaat. tarbaienti animi. 
Cic tarbalenta res publica. 
Cic). Etre vivement aijité, 
avoir l'esprit vivement agité, 
œstuàre, intr. Cic. Sali. (ex. : 
mttaabat dnhitalione. Cic. 
quod ubi aaditam e$t, sutaart 



AGI 

illi, qui pecaniam dedercmt. 
Cic. g IMS corn maltos dies noc- 
iesqae œstuans agitaret. Sali. 
[Jug., 931. s^taàre desiderio 
alicajas. Cic. testaàre invidià. 
Sail.). Il S'agiter, agitàri, pas- 
sif (voir ci-dessus) ; commo- 
véri, passif (voy. ci-dessus); 
concursàre, iutr. Cic. Caw. 
Sen. (ex. : Litarias trepidàre 
et concarsâre. Cses. c. circam 
tabernas. Cic. aliqaem concar- 
santem et sollicitametanxiam 
vidêre. Sen. [beu. VU, U]); 
discurrêre, intr. Cœs. Liv. 
(ox. : d. circa deam délabra. 
Liv. circa vias. Liv. at in ma- 
ris arn\ata civitas discarreret. 
Cxs. [B. C.,II1, 105, U]) ; effer- 
vescëie, intr. Varr. Cic (au 
pr., ex. : qaod in fretam saepe 
concarrat xstas atqae efferves- 
cat. Varr. e^ervescëre qaodam 
qaasi œsta. Cic) ; versâri, 
passif. Cic. (ox. : versari in re 
pablicà farorem videbam [•• jo 
voyais l'esprit de faction s'agi- 
ter au sein de la république =]. 
Cic. [inCat., Ji, 3 med.] ineaet 
formas versantar et actiones 
[• les formes, les actions s'agi- 
tent en ell'3 •]. Cic) ; volitâ- 
re, intr. Cic. (ex. : volitabit et 
vagabitar in fora. Cornif. [rli., 
IV, 39, 51]. volitat at rex.Cic 
[Phil., II, % 61. volitat Clodius, 
farU. Cic [ad Att., II, 22, 1]). 
S'agiter confusément, trepi- 
dàre, intr. Plaat. Ter. Cses. 
Liv. (ex. : at ille trepidabat! 
Plaat. qai est qaod trépidas 7 
Ter. trepidàre, concarsâre. Cœs. 
impers. : totis trepidatar cas- 
tris. Liv.). S'agiter d'un ma- 
nière désordonnée, tumultuà- 
ri, dép. intr. (voy. agitation). 
S'agiter vivement, micâre, 
intr. Cic. Liv. (ex. : vense et 
arterise micare non desinant 
qaasi qaodam igneo mota. 
Cic. [n. d., 11,9, 2A]. micantes 
falsere gladii. Liv.). S'agiter 
violemment, exassiuâre, iutr. 
(au jir., ex. ; epcasstaat mare. 
Liv. Cart.). S'agiter comme un 
furieux, baccbàri, dép. intr. 
Cic Qaint. (ex. : farëre et bac- 
chûri. Cic. [Brut., 80, 276]). 
1 Agiter dans son esprit. Agi- 
tàre, tr. Cic. etc. (ex. : liabet 
nihil aliad qaod agilet in 
mente. Cic. agitare in animo 
beltam. Liv. secam ipse animo 
ayitabat. Liv. [XXXV, 28, 2]. 
est taam sic agitare animo. 
Cic. [ad fam., VI, 1, 2]. qase 
mente agitavi. Sali, qase mente 
agitaui. Sali, qase animo agi- 
tabat. Sali, sans m.ente ni ani- 
mo. ex. : agitare de aliqaâ re. 
Liv. [cf. XXII, 43, J. : ^ llannibal 
de (ayâ... dicitar agitasse. -J. 
qaod si ille hoc anam agi- 
tare cceperit, esse aliquod gê- 
nas rogendse pecaniœ. Cic 
domestiras agitare caras. Liv. 
[XXI. i(l , 6j. ac mihi mal- 
ta agitanti conttabat. Sali. 



AGN 

[Cat., 57, 2]). Il Agiter une que» 
tion, la débattre. Agitare, tr. 
Cic. Sali. Liv. (ex. : rem a me 
ssepe deliberatam et maltam 
agitatam reqairis. Cic res in 
senata agitàri ccepta. Sali, rem 
agitare aermonibas. Liv. res 
agitata in contionibas. Cic. au 
pass. impers. : Romse per omnes 
locos et conventas de (aiio 
consalis agitàri. Sali.) ; agère, 
tr. Cic. etc. (surt. au p.ossif, ex. : 
si magna res agetur [• si un 
grand intérêt s'agite -]. Cic. 
actum. est de finiendo bello ['■ on 
ag ta la nécessité de terminer 
la guerre •]. Liv.; jactâre, tr. 
Cses. Liv. (ex. : plaribas prse- 
sentibas eas res jactari nole- 
bat. Cses. Jactâre rem sermo- 
nibas.Liv.); versâre, tr. Plaat. 
Liv. (ex : maltas res in meo 
corde verso. Plaat. versarent 
in animis secam anam qaam- 
qae rem. Liv.) ; quaerëre, tr. 
Cic. (ex. -.qaseret fartasse qais- 
piam displiceatne miUi leguni 
prsesidio a capite pericalam 
depalsâre. Cic); trahère, tr. 
Sali. (ex. : alialiujasmodi ani- 
mis trafiebant. Sali. [Jug., 8U]. 
traliêre cam animo sao. Sali. 
trahère belli atqae pacis ra- 
tiones.Sall.) ; tractàre, tr. Cic. 
(ex. : tractàre depnitionem for- 
titadinis. Cic. oratori omnia 
tractata esse debent. Cic. ut 
hsec qusestio diligentias trac- 
taretar. Cic). Questions agitées 
dans le sénat, qaœstiones in 
senatu, habitse. (Jic. Au part, 
passé AGITÉ, ÉE. Voy. ci-dessus. 

aglom... Voy. aoglom... 

agnat, s. m. Parent par agna- 
tiou. Agnatas, i, m. Cic. Jet. 
Qui concerne les agnats. Agna- 
ticias, a, am, adj. Cad. Jast. 

agnation, s. f. Parenté qui 
dans une famille existe entre 
les membres descendant d'une 
même souche masculine. Agna- 
tio, onis, f. Cic. GaJ. 

agnatique, adj. Relatif à 
l'agnat. /Ii/natîcias, a, um, adj. 
Co5. Jast. 

ag[neau, s. m. Petit de la bre- 
bis. Agnas, i, m. Varr. Virg, 
Col. Agneau femelle, agna, se, 
f. Varr. Ilor. Sen. Petit agneau, 
agnellas, i, m. Plaat. Prise. 
Joli petit agneau, agnicellas, i, 
Gramm. D'agneau, agninas, a, 
am, adj. Plaat. Varr. Piin. 
Diy. Viande d' — , agnina, ai, f. 
Plaat. Ilor. Apte Ëtable d' — , 
agniie, is, n. Gloss. l'rov. Ren- 
dre qqn douxcomme un agneau, 
aliqaem tam placidam qaani 
ovem reddére. Ter. Lact. Sal- 
pic.-Sev. 

agnel, s. m. l'orjnd ancienne 
(I'agseai'. 

agnelage, s. m. Action de 
mettre bas (en pari, des brebis). 
Fetara, as, f. Col. 

agnèlement, s. m. Comme 

AGNELAfiE. 

agnaler, v. intr. Mettra bas (en 



I 






AGR 

pari, delà hi'obis). Par'n,;, olc. 

Civ. Liv. PaHarïre, i atr. Phaedr. 

agnelet, s. m. [Petit agneau. 

Voy. AONEAU. 

agnelette, s. f. Petit agneau 
lomello. Agnicala, se, f. Àmbr. 

ognelin, ine, adj. U'agneau. 
Ai/ninus, a, um, adj. Plaat. 
\'arr. Plin. Dig. 

agnelle, s. f. Petite brebis, 
aijnoau foraelle. Voy. agneau. 

agnition, s. f. Reconnaissance 
(^lu tliéàtre). Agnitio, onis, f. 
' 'ic. Plin. Macr. 

agnus-castus, s. m. Arbris- 
suau dit faux-poivrier. Agnos, 
i, m. et f. Plin. Vitex, icis, m. 
^'itr. Plin. 

aijonie [bas-latin agonia, du 
i^r. ôyuvia, . tourment •), 8. f. 
Angoisse de l'àme (arcli.). Voy. 
ANGOISSE. 7 Lutte contrôla mort, 
dernier terme de la maladies. 
Collactatio morientis. Sen. (cf. 
quceat. nat.,III, 13). Agonie de 
la mort, même <raduc<îon. Jus- 
qu'à 1'—, tisqae ad exiremam 
spiritam. Cic. Etre kV—,ultir- 
inum spiritam trahëre. Sen. 
(de ira, III, 19, i3). in discri- 
mine altimo vitse esse. Liv. 
(XXI1I,21, 2). in aiWmis esse. Sdfi. 
rh. (controv.II, 12, U). in extre- 
mo esse. Sali. Fig. La république 
est à l'agouie, sita est res pa- 
blica in extremo. Sali. (Cat., 
^•i, 11). Sa vie n'a été qu'une 
longue — , vita ejas continua 
fait morientis collactatio. 
{agonir, v. tr. Accabler d'in- 
sultes (pop). Verboram conta- 
meliis laceràre aliqaem. Cic. 
insequi aliqaem contameliis. 
Cic. vexare aliqaem omnibas 
rontameliii. Cic. contameliosê 
tœdére aliqaem. Cic. 
lagonisant, ante, adj. Qui ago- 
nise. Qai {(/ose) altimam spi- 
ritam trahit. Sen. qui (qaae) 
animam edit. Cic.deponit. Nep. 

agoni8er(lat. eccl. agonizare), 
V. mtr. Combattre (.arch.). Voy. 
co verbe. ^ Etre à l'agonie. 

Voy. AGONIE. 

agonistique, adj. Reiaiifaux 
luttes d'athlètes. Agonisticas, 
a, um, adj. Tert. (coron, mil., 
'•^)- Il S.f.Partie de lagvmnas- 
tique relative à la latte'. Athle- 
tica, as, f. Plin. 

agonothète, s. m. Magistrat 
grecqui présidait aux jeux. .^.70- 
notheta, se, m. Spart. Tert. Cod. 
Theod. Inscr. 

agora, s. f. Place publique en 
Grèce. Forum, i, n. Nep. 

agoranome, s. m. Magistrat 
grec analogue à l'édile romain. 
.'ifioranomas, i, m. Plaat. 

agrafe, s. f. Crochet on cram- 
p lu de fer (arch.) Fibula, œ, 
t. Cses. Vitr. (ex. : hsecutraqae 
\iigna\ binis atrimqae fibalis... 
desttnabantar. Cses. [B. G., IV, 
17, 6]). Leejoints des murs sont 
munis d'agrafes, parieiom/anc- 
tarx abalantar. Col. ^ Crochet 
de métal destiné à attacher les 



AGR 

deux bords opposés d'un vête- 
ment. Fibula, ad, f. Liv. Suet. 
(très fréquent). Garni d'une 
agrafe, fibalatas, a,um, p. adj. 
Valerian. imp. (ap. Vopisc, 
Prob., i,, 5). 
agrater, v. tr. Accrocher(arch.); 
V. pron. s'agrafer, c.-à-d. s'ac- 
crochor. Voy. accrocher. ^ Re- 
tenir par une agrafe, altachcr 
avec une agrafe. Fibalâre, tr. 
Coi. Vêtement de pourpre 
agrafé de grossjs perles, pur- 
parea vesiis ingentibas obs- 
tricta gemmis. Flor. (IV, 11, 1). 
agraire, adj. Agrarias, a, um, 
adj. Cic. Dig. Loi agraire (re- 
lative au partage des terres, à 
Rome), agraria lex. Cic. ou ab- 
sol. agraria (s.-e. lex). Cic. 
Emeutes au sujet dos lois agrai- 
res, agrarise seditiones. Liv. 
Proposer une loi — , agrariam, 
rem tentàre. Cic. Défenseurs 
d'une loi agraire, agrarii. Liv, 
agrandir, "v, tr. Rendre plus 
grand (au pr.). Ampliâre, tr. 
Cels, Sae<.(ex. : a. plagam scal- 
pello, Cels. templum. .'^aet.im- 
perium. Suet.) ; ampliûcâre, 
tr. Cic. (ex. : a. arbem. Cic); 
augère, tr. Cic Sali. (ex. : a, 
opes, .Sait. a. urbem, Liv.) ; 
ampliorem ou auctiorem 
facère rem, Liv. etc. (ex. : 
si pecunia amplior facta sit 
['■ si sa fortune s'est agrandie *]. 
Ter. Plin. j. res auctior fit, 
Liv.) ; dilatàre, tr. Cic Liv. 
(ex. : dil . fundam . Cic castra. 
Liv.); multiplicàre, tr. Cic. 
Liv. (ex, : in domam multipli- 
catam [• dans une maison 
agrandie .]. Cic. [de off., I, 39, 
138J. malt, regnnm Eamenis. 
Liv. [XXXVIl, 5J.1) ; proferre, 
tr. Liv. Plin. j. (ex. : pr. im- 
perium ad mare. Liv. p. po- 
mœriam. Liv. imperio fines 
U — le territoire de l'empire • ]. 
Plin. j. [pan., 5i, U]); prola- 
târe, tr. Col. Tac. (ex. : pr. 
villam. Col. rem rasticam. Col. 
agros. Tac); propagàre, tr, 
Cic. Vell. Tac. Uell. (ex. : p. 
fines imperii. Cic. propagata 
civitas. Vell. propagàre ter- 
minos urbis. Tac. fines Italise. 
Gell. imperiam. Suet.). S' — 
(c.-à~d. agrandirson domaine), 
dilatàre fandam. Cic. exten- 
dére agros. Hor, continaâre 
fandos.Liv. agros. Tac. hor- 
tos. Tac. aagëre possessiones 
saas. Nep. S' — (c.-à-d. aug- 
menter sa fortune), aagëre rem 
bene. Ter. rem. Cic. Hor. S' — 
(en général), crescêre, intr. 
Cic. Nep. (ex. : crescit res pa- 
blica. Sall.crevit civitas. Sali.). 
Il (Au fig.). Agrandir la puis- 
sance d'un pays, civitatis opes 
aagëre Sali. L'Etat agrandi par 
ses conquêtes territoriales, res 
pablica et agris et arbibas et 
nitionibas aacta. Cic. — qqn 
(Saint-Simon), aliqaem aagëre 
divitiis. Cic. honore. Cic. 



AGR 



91 



Suet. konoribas. Uor.Tac. ali- 
qaem honore et gloriâ ampli- 
firAre. Cic. (Leg., 111, i;., 3â). 
Cf. Plin. j. (pan., 09). — l'in- 
lelligonce, vim intellegendi aa- 
gëre. D'apr. Cic. — l'àme, 
animam aagëre. Cic. (ad Att., 
.\, U, 3).Sa«. (Jug., 20, 8). — 
un sujet, rem ampiificàre. Cic. 
Quand il s'agit d' — les sujot-i, 
in aagendis ampli ficandisqae 
rcbas. Cic. Quelqu'un qui fût 
capable d' — tons les sujet» 
qu'il voudiait, qui aagëre pos- 
set atqae ornàrc qax vellet. 
Cic. (de orat., 1, 21, 9i.). 
agrandissement, s. m. Actioa 
d'agrandir et état de ce qui est 
agrandi. AmpIiScatio, onis, 
f. Cic. (ex. : rei fam,iliaris. 
Cic. pecunia. Cic. au fig. : ho- 
noris et gloriee. Cic); auctus, 
ÛS, m. Liv. Tac. (ex. : m.axi- 
mis semper aactibus crescêre. 
Liv. [IV, 2, 2]. invisa civitas 
opalentiâaactaque. Tac. ([hist., 
IV, 03]). — du territoire de 
l'empire, propagatio finiam im- 
perii. Cic. finiam. Liv. prola- 
tio finiam. Liv. (XXXI, 51,7; 
XLII, 20, U). Fig. Travailler à 
sou — , fortanœ amplificandse 
stadêre (d'apr. Cic). Voy. 
agrandir et s'agrandir. 
agi-ape, s. f. Crochet (arch.). 
Voy. ce mot. 
agrav... Voy. aggrav... 
agréable, adj. Qui est agréé 
par qqn. Gratus, a, um, adj. 
Cic. \irg- Hor. Ov. Liv. (ex. : 
grata Minervs: humas. Ov.) ; 
acceptus, a, um, p. adj. Cses. 
Cic. Tac. (ex. : nihil est deo 
acceptias, qaam... Cic. qase 
acceptissima diis essent. Liv.) , 
optatus, a, um, p. adj. Cic. 
Ccps. (en pari, de pers., ex. : 
m.ilii quœstor optatior nemo 
obtingère potait. Cic. optatis- 
sime frater. Cic. on p,irl. de 
chos., ex. : optatissimum .4m- 
biorigi beneficium . Cœs . ) ; pro- 
batus, a, um,p. adj. Cic. Liv. 
(ex. : probatissima gratalatio. 
Cic . at nemo probatior sais 
pariter alienisgae esset. Liv. 
probatissimas alicai. Cic). Of- 
frande — aux dieux, litatio, 
onis, f. Plaat. (Pseud. 33ii). 
Liv. (XXVII,23,/.,-XLt, 15, U). 
Inscr. Avoir agréable (arch.) et 
avoir pour agréable, (aliqaid) 
accentam habêre. Cic. ou ali- 
qaid accipère (opp. à re^icére, 
repadiâre). Cic. Les dieux et 
les hommes ont pour agréable 
de..., diis et hominibas est ac- 
ceptum, qaod... Varr. Ils ont 
eu pour agréable que vous vins- 
siez à Cumes, his plaçait, at ta 
in Camanam venires. Cic. Si la 
fortune tient mon veu pour — , 
si voto fortana sabscripserit. 
Col. Quand on a (cola) pour 
agréable, quando commodam 
est. Plaat. cam commodam est. 
Cic. Si tu l'as pour agréable, ai 
tibi erit commodam . Cic. ^ Qui 



'.•:> AGR 

»grée, c.-a-d. qui fait plaisir. 
Gratus, a, um, adj. Cic. Virg. 
Hor. Liv. Ov. (ex. : gratiis lo- 
cas. //or. gr. in valgtis lex. Liv. 
gratissima Victoria. Cic. bar- 
baris 'jratum speclacalam. 
Cart. aliouJas oratio aiicui 
gra:a est. Cic. gratior iniUi ce- 
leritas laa uuam ipsa res. Cic. 
lus ego gratiora dicta alia esse 
scio. Liv. en pari, de pars, gra- 
tas conviva. Hor. souvent gra^ 
tas et jocundas ou jacandas et 
gra:as ou gratas acceptasqae 
ou yratus et acceptas. Cic.); 
pergratus, a, um, adj. Cic. 
(ex. . litterx tax pergratœ (aé- 
rant. Cic. cam Scipioni adven- 
tas eorum perjacandas et per- 
gratus (aisset. Cic. pergratam 
mihi (eceris, si... [- vous me 
rondrez un service très agréable, 
•i... •]. Cic.) ; acceptas, a, um, 
p. adj. Cic. Cses. Liv. Tac. 
(ei. : acceptas est plebi. Cass. 
apad plebem. Tac. qui caras 
acceptasqae ei seniper fuerat . 
Sali, qao [- grâce à quoi .] carior 
acceptiorqaeomnibaserat.SaU. | 
longe acceptissimas Parmenio- 
ni. Cart . essetne servas apad te 
acceptissimas. Plaat. en pari. 
de chos. : manas gratam accep- 
tamqae. A'ep. qaod vero ap- 
probaris, id gratam acceptam- 
qae habendam. Cic. acceptias 
gênas gratiaram . Plin.j. oratio 
plebi acceptior. Liv.); gratio- 
8US, a, um, adj. Cic. (en pari. 
de pars., ex. : graliosas apad 
aliqaem.Cic. en parl.de choses, 
ex. : caasas apad te rogantiam 
gratiosiorea esse qaam valtas. 
Cic.) ; Jucundus, a, um, adj. 
Cic. (en pari, de pers., ex. : 
comef alicai jacundas. Cic. en 
pari, de choses, ex. ; agri. Cic. 
cerne. Cic. odor. Cic. of^ia 
jocandiora. Cic . conspectas 
vester est mihi malto jacandis- 
limas. Cic. verba ad aadien- 
dam j'acanda. Cic. aqaa potai 
Jacanda. Plin. qaid est tam 
iacandam cognita atqae aii- 
dita, qaam... Cic] ; placitus, 
a, um, p. adj. Sali. Virg. (j.v. : 
placltas locas. .'^all.); amabi- 
lis, e, adj. Cic. Sen. (ex. : 
valta amabilis. Sen. au fig. : 
amabilissimam nodam, tôlière. 
Cic-i; blandus, a, um, adj. 
Varr. Cic. Plin. (ex. : bl. vo- 
laptas. (Jic.blandain ver. Varr. 
aspectas blandissimas . Plin., ; 
bonus, a, um, adj. Plant. 
Varr. Cic. Val. -.Max. (ex. : 
nantii boni. Plaat. bonus éven- 
tas. Varr. bona navigatio. Cic. 
Val.-Ma^.); dulcis, e, adj. 
Cic. Hor. Quint, (ex. ; dalce 
nomen. Cic. dulcis orator, 
Cic. dalcis Herodotas. Quint. 
dalcis sonos. Hor. mitcére aille 
dalci . Hor.) ; suavis, e, adj . 
Plaat. Cic. Plin. GelL (ex. : 
êiuivis odor. Cic. cantas. Plaat. 
vox. Cell. color. Plin. en pari. 
<la peri.,ai. : taave» hominet. 



.\GR 

Cic. au fig. : suavis conjanctio. 
Cic. sermo saavior. Hor.); 
mollis, e, adj. Cic. (ex. : 
mollem ac jacandam efficère 
senectalem. Cic. oratwnem 
mollem teneramqae reddidit. 
Cic. molliores jlcaiones in 
cantu. Cic.) ; festivus, a, um, 
adj. Plaat. Cic. Plin.j. (en 
pari, de pars., ex. : (estiva (e- 
mina. Plaat. en pari, de choses, 
ex. : area parva sed fesliva. 
Plin. j. (estivam poema. Cic. 
en pari, du caraot. , ex. : f. 
puer. Cic. (estivam capat 
U un — compagnon •]. Ter.) ; 
bellus, a, um, adj. Plaat. 
Cic. au fig., ex. : bellas hos- 
pes. Plaat. belli homines. Cic. 
bella epistala. Cic); Isetus, 
3, um, adj. Cic. Plin. Plin. 
j. Tac. (en pari . de chos., ex. : 
lœtus color. Plin. tempestcis 
lœta. Plin. j. au fig. : omnia 
erant (acta lastiora. Cic. cé- 
leris liaad lœta memoria Qai- 
rini erat. Tac. quid potest esse 
(racta [» pour le profit •] /as- 
tius ? Cic.) ; lepidus, a, um, 
adj. Plaat. Cic. (en pari, de 
pors., ex. : lepidus homo. Cic. 
(estivas ac lepidus Komo. Cic. 
lepida puella. Ter. homo lepi- 
dior ad omnesres. Plaat. en 
pari, de choses, ex. : lepidis 
(estivisque sermonibas. Cic). 
.\gréable au peuple, popularis, 
e, adj. Cic. Liv. (voy. popu- 
laire). Il .\gréable aux yeux. 
Amœnus, a, um, adj. (ex. : 
urbs. Enn. locus. Cic. rus. 
Hor.); bellus, a, um, adj. 
Plaat. Cic. (ex. : locas belhs- 
simus. Cic. b. puellœ. Plaat.) ; 
bilarus, a, um, adj. Cic. et 
hilaris, e, adj. Plin. (e.iL. . 
h. color. Plin.) ; venustus, a, 
um, adj. Ter. Pksedr. (ex. : 
venustas valtas. Ter. hortali. 
Phsdr.). Il-D'humeuroa de com- 
merce agréable (en pari, d'une 
pers.), comis, adj. Ter. Cic 
Nep. (ex. : comis ergaaliquem. 
Cic). il Agréable dans la forme, 
concinnus, a, um, adj. Cic. 
Plin. (ex. ; concinna oratio. 
Cic. concinnas et elegans Aristo. 
Cic. Nicophanes fUgans et con- 
ànnus. PUn.). || Rendre qcjn 
agréable à autrui, aliqaem m 
gratiâ ponëre apud aliqaem. 
Cic. gratiam alicujas conci- 
liàre uZicui. Cic. Nep . Se rendre 
si — à qqn que..., allai ita 
placëre ou ita se prsebêre, ut..- 
Cic Rendre une cûose agréable, 
saavitatem (acéré alicai rei. 
Cic. condire aliqaid. Cic. Sen, 
Quint. Ktre très agréable (eu 
pari, d'une pers. ou d'une 
chose), habêre maltam saavi- 
tatis {jucanditatis, leporis). 
Cic suavitate refertam esse. 
Plin. Etre agréable à l'œil, 
oculos delectare. Cic. Etre — à 
l'oreille, aures mulcêre ou per- 
mulcêre. Cic. aaribus blandiri. 
Plin. j. Etre — aux sons, sen- 



AGR 

sas titillare. Cic. (ovire. Cic. 
sensas volaptate permalcêre. 
Cic. Cette amitié bauale est ce- 
pendant — et utile, qaœ (val- 
garis amicitia) tamen ipsa et 
détectât et prodest. Cic. Ses 
lettres m'ont été plus agréables 
qu'on ne saurait le croire, lit- 
terœ ejas incredibiliter delecta- 
rant. Cic. Etre agréable, pla- 
cére, inir. Cic. Voy. plaire. Il 
est — dt\ j'ui^a* (avec l'Inf.). 
Cic. Liv. taire passer d'une 
manière —, oblectùre, tr. Plin. 
j. Qui u'est pas l'ort —, subo- 
diosas, a, uni, adj. Cic. (ad. 
Att. 1,0, ij. Tou agréable, tris- 
tior, us, adj. (au compar.)Cic. 1 
(Substantiv). Celui qui veut 
plaire. Qui valt lepi 'us oujes- 
tivas ou scitas videri. \\ Ce 
qui plait. Qu d placet ou dé- 
lectât. 11 doit y avoir de l' — 
chez un orateur, (estivitas dé- 
bet esse in oratore. Cic. 
agréablement, adv. D'une ma- 
nière agréable. Belle, ady. 
Cic. (ex. : b. scribêre. Cic. di- 
cére. Cic prsediola belle œdi- 
ficata. Cic. aqaa non longe a 
villa belle sanè (laens. Cic); 
jacundë, adv. Cic. \ex. : co- 
miter et Jacandè esse. Cic. 
vivère. Cic. cantâre. Saet. 
Comp. jocandias. Sen. rh. 
Suporl. Jacundissimê vivère. 
Cic); dulce, adv. et dulciter, 
adv. Cic. (assez fréq. Corapar. 
dulcius. Cic. dulcissimê. Cic); 
festivé, adv. Cic. (ex. : belle 
et (estive dicére. Cic. a te ac- 
tam (abellam video esse (es- 
tive. Cic); suaviter, adv. Cic. 
Plin.j. (en pari, des sens, ex. : 
qaam saaviter volaptas sensi- 
bas blandiatar. Cic.saavi:>sime 
et peritissimê légère. Plin.j. au 
fig. suaviaa vivère. Hor suovis- 
simè scriptse litterse. Cic). 
1. agréer, v intr. et tr. T 
(V. intr.) Etre au gré do qqn. 
Placëre, intr. Cic. (voy. 
plaire); delectare, tr. Cic. 
(ei. : Hermathena laa valda 
me delectat. Cic. me magis de 
Dionysio delectat [• son livra 
sur D. m'agrée davantage >]. 
Cic); arridére, intr. Piin.J. 
(ox • si pretium arriscnt. 
Plin 'j.).\\ Etre agréable. De- 
lectâre, tr. Cic. (ex. : delectet 
orator. Quint, quam delectabat 
eum [• combien il lui agréait '] 
df(ectiones solis... noDis prx- 
dicère! Cic). Voy. aokëadlb 
et PLAIRE. Qui agrée, acceptas, 
a, um, p. adj. Cic. probalus, 
a, um, p. adj. Cic. gratus. 
a, um, adj. Cic. Voy. agréable. 
1 (V. tr.) Trouver à fon gré. 
Accipére, tr. Cic. (ex. : ali- 
qaid accipëre. [opp. à repo- 
diare]. Cic. accepton» aliqaid 
habêre. Cic); probâre, tr. 
Cic Cœs. etc. (ex. : prooare 
conciliam. Cic. caasam et ho- 
minem probare. Cses. quxrit, 
\ qaod eloqaentiœ gênas probem 



AGR 

maxime. Cic. probare aVuiaem 
Jadicem, Cic, Csssar ma.rim.e 
rrobabat Pompejum seqai. 
^ César agréait fort l'iiléo <lo 
suivre Pompéo •]. Cxs,); an- 
nuëre, intr. Cic. Nep. otc. 
(ijx. : in tenendo, qaod semel 
iinnnisset [- ce qu'il avait une 
IViia agréé •] tanta erat cura, 
lit... Nep.); compTobâre, tr. 
i:ic. Liv. (ex. : comprobare 
aliquem. Cic. aliqaid. Cic. 
Lit/,); noscëre, (pr. « recon- 
naître comme valable ■•), tr. 
l'iaat, Cic. (ex. : n. caasam 
[■ agréer une excuse n], Plaat. 
Cic. nosco illam partem excn- 
sationis. Cic); boni consulé- 
re, tr. Plaiit. Cato ap. Gell. 
Varr. Aag. ap Suet. Col. Plin. 
Sen. (locut. appartenant à la 
langue familière, mais d'une 
latinité incontestable, ex. : 
qaidqaid aocidit^ boni consa- 
iant. Sen. [de prov. 2, U]. hoc 
mmnas rogo, qaaleciinqae est, 
boni consale. Sen. [ben. I, 1, 
S] etc.). Faire agréer, probàre, 
tr. Cic. Cœs. etc. (ex. : probare 
alicai libros oratorios . Cic. 
probare in hac causa saam 
officium ac diligentiam Cic. 
probare se mnltis. Cic. probari 
alicai. Cic. Cees.); conciliâre, 
tr. Ov. (ex. : conr. aliqaid 
alicai. Ov. [Trist. III, 11, ki]). 
'-. agréer, v. tr. Voy. gréer. 
agrégat, ». m. Ensemble de 
molécules formant un tout. 
Aggregatam aliqaid. 
agrégatif, Ive, adj. Qui forme 
un agrégat. Qai {qaae, qaod) 
concrescit. Cic. qai [qu^e, qaod) 
ahqnid habet concreti. Cic. ^ 
Formé d'un agrégat (arch.). Qai 
{gase, qaod) constat e concre- 
tis corporibas, 

agrégation (lat. post. aggre- 
gatio. Boet.)a. f. Action d'agré- 
ger. Concretio, onis, f. Cic. 
(ex. : c. individaoram corpo- 
ram. Cic. [de nat. deor. I, 71]). 
1 Fig. Le tait d'être associé à 
une corporation. AUectio, onis, 
t. Sen. (ep. 7i,_25Haase]. Ter^ 
Cooptatio, onis, f. Ctc. Liv. 
Flor. 
agréger, (lat. aggregare, • unir 
en troupe ••), v. tr. Unir des 
molécules de manière à former 
un tout. Coagmentâre, tr. Cic. 
Vitr. S'agréger, concrescére, 
intr. Lucr. Cic. Liv ^ (Au fig ) 
Associer à une corporation. 
Aggregare, tr. Cic. etc. (ex. : 
ego te in nostram nameram 
aqgregare soleo. Cic); coop- 
iare, tr. Cic. Liv. etc. (ex : 
coopt. collegas. Liv. c. sibi 
collegas. Liv. aliquem in col- 
legiajn augaram. Cic). 
agrément, s. m Ce qui rend 
q<^n oa gqch. agréable. Amœ- 
nitas, âtlS, f. Cic. (ne se dit 
que des choses, ex. : amœnitas 
huminis, hortoram. Cic. ur- 
biam. Liv. locoram. Quint. 
riparam. Cart. domus. Nep . 



AGR 

au plur. ; aniœnitates orarnm 
ac litoram. Cic. [de nat. door., 
n, \00]); Jucundiias, âtis, f. 
Cic. Tac. (ex.: agri.Cic. urbis. 
'l'ac. au fig. vitm. Cic); gra- 
tia, se, f . Plin. /. (ex. : gr. viH.T. 
Plin. j. au fig. gratia invalta. 
Qaint.); duïcedojnls, f. Cic. 
etc. (ex. : dalcedo vocis. Ov. ora- 
tionis. Cic. pacis . Vell.); 7e- 
pos, cris, n. Cic (ex. : insit 
in nratione lepos. Cic no 
s'emploie que dans ce sens 
spécial); suavitas, âtis, f. 
Cic Nejp. (ex. : saavitas odo- 
riim. Cic. coloris. Cic. oris 
et vocis. Nep. au fig. ; saavi- 
tas vitœ. Cic mira qaredam 
in cognoscendo suavitas. Cic 
ejus eximia saavitas [« I' — 
exceptionnel de son caracrère •>]. 
Cic . saaintas qaœdam sermo- 
nam [• de sa convers.Ttion ■•] 
atqae mnram ["■ do son carac- 
tère ■•]. Cic au plur. propter 
maltas snavitates ingenii, offi- 
cii [<• politesse »]. hamanitatis 
tase. Cic [ad fam., IIl, 1, 1]); 
vennstas, âtis, f . Cic. (ex . : 
vennstas muliebris . Cic ve- 
nastas et palchritado corporis 
[* agréments personnels •>]. Cic 
venastas snm.ma in dicendo. 
Cic . afpaens omni venastate . 
[• tout rempli d'agrémentS',en 
pari, d'un orateur ]. Cic.) || 
Ce qui agrée, plaisir q.ue pro- 
cure une chose. Delectatio, 
ônis, f. Cic. (ex. : suavitas et 
delectatio ou jacunditas delec- 
taiioqae. Cic. delectatio ser- 
monis [■■ agrément qu'on trouve 
dans une conversation '»]. Cic. 
lectio sine ulla delectatione . 
Cic . magnam delectationem 
habêre [« procurer un vif agré- 
ment ■■]. Cic. hsec delectatio- 
nem tibi nallam attalissent 
[• n'auraient été pour vous 
d'aucun — »]. Cic. au plur. : 
in ipsa occupatione delectatio- 
nes alias maltas habêre. Cic); 
oblectaiaentum, i, n. Cic. 
Sen . (ex . : invenies in quoli- 
bet génère vitse oblectamenta et 
remissiones et volaptafes .Sen); 
jucundiias, âtis, f. Cic 
(ex. : /. Isocratis. Cic. erat în 
homine Jacanditas. Cic. ) ; 
blandimentum, i, n. Cic 
(ex. : blandimenta volaptatis . 
Cic. vitœ. Tac); gratia, se, 
î. Qaint. (ex. : gr. verboram. 
Qaint. abs. gratia [« les agré- 
ments d'une œuvre d'art ■•]. 
Qaint.); voluptas, âtis, f. Cic. 
Tac (ex. : voluptas eloquen- 
tise. Tac ex aliqaà re capëre 
oupercipërevolaptatem [' trou- 
ver de 1' — dansqqch. ■•]. Cic). 
Trouver de 1' — dans qqch., 
gratam aliqaid habêre. Cic 
Hommes pleins d' — , homines 
lepidi et urbani. Cic. Jardin 
d' — , horti, orum, m. pi. Cic 
viridariam, H, n. Suet. au 
plur. Cic. (ad Att., II, 3, 
27). ViHde u, a. iiirt. a a 



AGR 



93 



plur. viridia, iam, n. Vitr. 
Cels. Sen. rh. Sen. Propriélét 
d'aj;rémont, volaptariie po.ises- 
siones . Cic. Voyage d' — , 
volaptaria peregrinatio . .^en. 
Sans — (en pari, d'un orateui 
ou du stylo), (rir/idas, a, am, 
adj. Cic Suet. maestas et in- 
caltas. Tac. Sans — (adv.), 
invenustë, adv. .Sen. rh . 
Qaint. Plin j . Parler non sans 
— I non invennstë did're. 
Qaint. Plin. J. Le style aura 
de l'agrément, suave genut 
erit dicendi. Cic. (part, orat., 
6, 20). A supposer que la vie 
soit sans — pour vous, tibi at 
non sit suave idvëre. Ter. 
Donner est pour moi plein 
d' — , mihi saavissimam est 
dure. Csel. ap. Cic || (Au 
plur.) Ornements accessoires. 
Ornamenta, oram, n. pi. Cic. 
etc. Il Ce qui sert à orner (le 
stylo). Festivitas, âtis, f. 
Cic (au plur. [cf. gr .xa)>.w7t(a- 
uaTa], ex. : iis festivitatiboê 
msolentias abutitur. Cic [or. 
176j. 1 Action d'agréer qqch. 
Approbatio, ônis, S Cic etc. 
(ex . : régis, senatâs approba- 
tio. Cic. Liv.); assensus, ûs, 
m. Cic. etc. (ex. ; assensa 
alicaias dicëre. Cic ); concea- 
sus (seul, à l'abl . sing.), m. 
Cic Cses. Tac (ex. : concessa 
illias. Cic concessa omnium. 
Cic. Csesaris concessa. Cses. 
patrum concessu. Tac); ve- 
nia, se, f. Cic. Liv. (ex. : 

£etere veniamlegatismittendis. 
iv. [XXXIII, II, 3]. bonà veniâ 
hujas optimi viri dixerim. 
Cic. bonâ veniâ vestrâ [• avec 
votre agrément •] liceat. Liv.). 

Voy. PERMISSION, CONSENTEMENT, 
APPROB.VTION. 

agrémenter, v. tr. Relever par 
quelque agrément. CondÏTe, 
tr. Cic. etc. (au fig., ex. : con- 
dire orationem, Cic. verboram 
gratiam, Quin<. si qaa extra 
blandimenta confîngant, non 
augent summum bonum, sed, 
at ita dicam,condiuntetoblec- 
tant. Sen. [ep., 66, 1.6]). 
agrès, s. m. pi. Ce qui sert à 
l'équipement, à la manœuvre 
(arch.). Arma, orunif n. pi. 
Liv. (ex. : arma equestna.Liv.) ; 
Eu qa^ sunt usai ad ornan- 
dujn etc. ^ Ce qui sert à la ma- 
nœuvre d'un vaisseau. Arma- 
tnenta, orum, n. pi. Cœs 
Liv. etc. (ex. : vêla armamenfa- 
qae. Cœs. armamenta instruc- 
ta. Cœs. armamenta aptàre. 
Liv. armamenta collocâre et 
aptàre. Liv. jubère armamenta 
demitti. Sen.) ; navalia, ium, 
n. pi. Liv. (plus rare en ce sens). 
Si le navire a perdu ses agrès, 
si exarmatar. Sen. (ep. 30, 2.) 
agresseur (lat. post. aggres- 
sor. Jet. Javenc), s. m. Celui 
qui commet une agression. Qai 
bellam ultro infert. Cic. Qui 
lacessit prior. Ter. 



ilii 



AGU 



agressif, ive, aJj. Qui consti- 
tue une agrd&sion. Infestus, a, 
um, adj Cic. etc. (ex. : inves- 
tis ocaiis conspici. Cic. qaw est 
tam infesta ira ? Cic] ; petu- 
ians, adj. Cic. (os. : petaians 
gênas dicendi Cic.) ; pugnux, 
adj. Cic. Plin. J. (ex. : oratio 
pagnax et contentiosa. Plin./. 
p. exordiam dicendi. Cic. ora- 
tio pagnacior. Cic. vo.x pagna- 
cissima. Sn. r/i.). || (Par ext. 
néal.). Toujours prêt à atta- 
quer. Gladiatorius, a, um, 
adj. Ter. Cic. (ex. : gl. animas. 
Ter. [Phorin,96ii]. yJadiatoriam 
id qaidem. Cic.). 
agression (lat. aj/jressio. Apul. 
Aag. t. lecli. dausCic. [or., 50]), 
>. f. Attaque non justifiée). Ag- 
gressus, ùs, m. Ulp. (dig., 
XXX VI, 1, 17, 7) ; aggressura, 
se, f. Ulp. (dig., X, 5, U, 2). 
Mais cas termes sont récents et 
doivent être employés avec la 
plus grande réserve : il vaut 
mieux employer une périphrase, 
où entrera une forme appropriée 
des verbes aggredi ou invadére, 
ex. : commettre une — contre 
qqn, aggredi aliqaem. Cic. con- 
tre des gens embarrassés et sur- 
pris, aggredi impeditos et ino- 
pinantes, Cœs. contre l'ennemi, 
invadëre in hostem. Cic. Se li- 
vrer à une — co:itre qqn, la- 
cessëre aliqaem ferro. Cic. Re- 
pousser l'agression de l'ennemi, 
lacessentes hostes arcëre ac 
propellêre. Cic. Cses. Voy. atta- 
que. 
agreste, adj. Qui appartient 
aux champs. Agrestis, e, adj. 
Lacr. Cic. Nep. Liv. etc. (ex. : 
agrestis vestitas. Nep. agreste 
hospitiam. Cic. agreste ferra- 
mentam. Liv. agr. vasa. Sali, 
(ragm. agrestis sermo. Liv. vita 
agrestis et rasticas caltas. Liv. 
agrestis homo, Cic. Hor. et 
subst. agrestis, is, m . Hor.) ; 
Tusticus, a, um, adj. Cic. etc. 
(ex. : rastica vita. Cic. vox. 
Cic. opas rasticum facëre.Ter.). 
Il Non policé. Agrestis, e, adj. 
Cic. (ox. ; senex daras ac pas- 
ne agrestit. Cic. servi agrestes 
etbarbari. Cic. dominus agrestis 
ac furiosus. Cic. agreste gênas 
hominum. Sali, rastica vox et 
agrestis. Cic. sonas vocis agres- 
tis, Cic. animas agrestis ac du- 
ras. Cic. vita fixe rastica, 
qaam ta agrestem vocas. Cic. 
subst. agrestis, is, m. Cic.) ; 
rasticus, a, um, adj. Cic. etc. 
(employé souvent pour renforcer 
le mot agrestis pris dans un 
sens défavorable ; ex. : rastica 
vox et agrestis. Cic. homines 
rastici et agreste». Cic. etc.). 
Caractère agreste, rusticitas, 
atis, f. Cic. Ov. Saet. etc. 
agricole, s. m. Agriculteur 
(arch.). Voy. ce mot. {| (Par ext.) 
Celui qui écrit sur l'agriculture, 
Scriptor rei rasticx. i^arr. etc. 
1(Adj.j Qui se livre à l'agricul- 



AGU 

ture. Rasticis rebas ou rasticis 
operibas deditas. Varr. || Qui a 
rapport à l'agriculture. Agres- 
tis, e, adj. Cic. etc. Exploitation 
agricole, proediain rasticum. 
Varr. Cic. Bdciments agricoles, 
sedificia rastica. Instruments 
— ,instramenta agroram. Varr. 
instramentam rusticam. Cic. 
Val. Max. ou abs. instramen- 
tam, i, n. Cic. Liv. 
agriculteur (lat. post. agrical- 
tor), s. m. Celui qui cultive la 
terre. Agri ou agroram cultor. 
Cic. Colonas, i, m. Cic. Agri- 
cola, se, m. Cic. .irator, oris, 
m. Lacr. Cic. Virg. Ifomo ras- 
ticas, Cic. Un — consommé, 
reram rusticaram peritissi- 
mas. Cic. Etre agriculteur, rii- 
rari, dép. intr. Pïaut. Varr. ra- 
ri opas (acéré. Plaat. Varr. 
agrum colëre. Cic. agri culturx 
studère. Cic. 1( Arch.) Celui qui 
écrit sur l'agriculture, Voy. 

AGni(X)LE. 

agriculture (lat. agricaltara), 
s. f. Culture de la terre. Agri 
ou agroram caltura ou caltio. 
Cic. agroram caltas. Cic. Liv. 
Lact. Aratio, onis, f. Cic. (Tusc, 
V, 86). Res rastica. Varr. Ras- 
ticatio, onis, l. Cic. (œcom. 
fragm. ap. Col., XII, prorem.). 
La science de 1' — , disciplina 
colendi agri, Varr. Se livrer à 
1'—, arâre, abs. Cic. agrum co- 
lëre. Cic. agri calturas stadére. 
Cic. opas facëre. Ter. Jet. opère 
se exercêre. Sen. Ceux qui vi- 
vent do r — en Sicile, qai arant 
in Sicilia, Cic, (in Verr., II, 3, 
11). Qui concerne l'agriculture, 
qui [qam, qaod) pertinet ad 
rem rasticam. 

agrimenseur.s. m. Arpenteur. 
Agrimensûr,oris,m. Veg. Amm. 
Boet. 

agronome, s. m. Celui qui est 
versé dans l'art de cultiver les 
terres. Reram rusticaram peri- 
tissimus. 

agronomie, s. f. Science de 
l'agriculture. Disciplina colen- 
di agri. Varr, 

agronomique adj. Qui a rap- 
port à la science de l'agricul- 
ture. Qui ujuœ, qaod) ad reram 
rusticarum scientiam (ou disci- 
plinam) pertinet. 

agrouper, v. tr. Disposer en 
groupa. Voy. groupe et grou- 
per. 

aguerrir, v. tr. Habituer aux 
fatigues de la guerre. Belli la- 
boribus assue(acére. Cic.| Ar- 
mis exercêre. Cic. — les recrues 
par de continuels exercices, ti- 
ronem militem opère aisidao 
corroborare. Saet. Soldats 
aguerris, darati milites usa 
armorum. Liv. — son armée 
par do fréquentes expéditions, 
exercitum durare crebris expe 
ditionibas. Vell. S' — , darâre se 
labore, Cœs. Ils s'étaient aguer- 
ris à ce goure de combat, se 
hoc génère pugnx exercaerant. 



AHB ^ 

Cxs, Hommes aguerris, /lomi- 
nes in armis exercitati. Cxs. 
(cf. Germani exercitatissimi in 
armis. Cœs.). 1 Habituer aux 
choses difficiles ou pénibles. 
Corroborare, tr. Cic, Darâre, 
tr. Cic. t'irmàre, tr. Cic. Cxs. 
S' — , darâre se, C<rs. Firmàri, 
pass. moy. Cses. Justin, Corro- 
borâri, pass. Cic. \\ ^Par ext. 
Aguerrir qqn à une profession, 
aiiguem in arte aliqaâ exercêre 
Cic. Aguerri dans qq. profession, 
exercitatus ad artem aliqaam. 
Cic. in arte aliqaâ exercitus ou 
exercitatus, Cic. 

aguet, s. m. Attention vigilante 
Urch.). Vlgilantia, se, t. Cic. 
Diligentia, se, f. Cic. \\ (Loc. 
adv.) D'aguet, c.-à-d, avec uno 
attention vigilante, Vigilanter, 
adv. Cic. T Embuscade. Insi- 
diœ, arum, f. pi. Cic. Cxs. Liv. 
Etre aux aguets, in spécula 
esse. Cic. specalâri, dép^ intr. 
Cic. insidiâri, dép. intr. Cic. 
Liv, 11 y a deux furies toujour>< 
aux aguets, furiss dose sant 
spéculatrices. Cic, (nat. deor., 
III, i.6). 

ah, interj. exprimant une vive 
émotion. A ! ou ah I Plaat. Ter, 
Virg. vah 1 Cic. pro ! Cic. o ! 
Cic. Virg. Ah! dieux ! pro dii 
immortales. Cic. Ah ! que je 
suis malliooreux 1 heu me mise- 
rum! Plaut. Ter. Cic. etc. Ah! 
quelle bon te îpropador.'iii/. Ah! 
je comprends, vah ! nunc de- 
mam intellego. Cic. Ah ! que je 
suis malheureux, o me mise- 
rum f Ah 1 quel impie I o ho- 
m,inem impurum ou impium. 
Ter. Ah ! quel heureux trépas, 
que... o (ortunata mors, quœ... 
(Jir. 

ahan, s. m. Effort pénible du 
corps (arch.) Summ,a corporis 
contentio, Cic. Contentio totins 
corporis. Cic. Tu vois que jo 
sue d'ahan pour garantir... et'. 
vides, sadare me Jarn dudum 
laborantem, ut ea tueur, qax... 
Cic. 

ahaner, v. intr. Faire un efl'ort 
pénible. Sumw,am contentio- 
nem adhibëre. Cic. 

aheurtement, s. m Action de 
s'aheurter (à une résolution . 
Obstinatio, onis, f. Nep. Obsti- 
natior volantas, Cic. Obstina- 
tas anim,as. Liv. Pertinacia et 
infiexibilis obstinatio. Plin. j. 

abeurter, v. tr. Arrêter devant 
uu obstacle (au fig.). Impedi- 
mentum inferre. Cic. morarn 
facëre. Sen. S' — (à qqn ou à 
qqch.), impediri, pass. Cic. mo- 
rarn habére, Sen. ^ (Par ext.) 
S'aheurter ou être ahourté, c.- 
à-d. s'opiniàtrer malgré les 
obstacles. Se in re aliquà of§.r- 
mare. Ter. Cic. Si notre pore 
s'aheurte contre nous, si offir- 
mabit pater adversam nos, 
Plaat. (Stich., 68). Puisquo vous 
y êtes ahourtés, qaando id cer- 
tam atque obstinatum est, Liv 



MD 



AID 



AID 



(II, 15, 5). Ils s'étaient aliourtés 
à vaincre ou à mourir, obstina- 
verantanimis vincêre aatmori. 
I.iv. (XX1II,29, 7). 

aharir, v. tr. taira purdro la 
tête à qqn (familier). PerceltiTre, 
tr. Cic. Perturb&re, tr. Cic. Ob- 
tandére, tr. Cic. Ahuri, /)er- 
ralsas. Cic. perturbatiis. ('ic. 

1. aide, 9. f. Action d'aidor et 
par ext. ce qui aide. Adju- 
mentum, i, n. Cic. etc. (ox. : 
alicajas rei ad aliqaid adjii- 
mentam. Cic. acljamentan\ ali- 
rui rei [• pour qqcll., ou vue do 
i|qch. ■•]. Cic. alicai esse adj'a- 
mento [• venir eu aide à qqu-] 
,td aiiquid ou in aliqaà re. Cic. 
ahcaiadjamentum a/ferre [• vo- 
uir eu aide à qqn •] ad aiiquid. 
<:ic.y, adiutorium,ii,n^ Asin. 
Poil. Vell.Sen. rh. (moins fré- 
quent et moins classique que le 
précédent) ; adminiculum, i, 
n. Plaat. Liv. (au fig., ox. : 
adminiculum iis dare aliquem 
cognatam. Plaut. nallis admi- 
niculis, sed, at dicitar, Marte 
nostro. Liv. id senectuti saas 
adminiculum fore. Liv.) ; auxi- 
lium, îi, n. Cic. (ex. : aux. ad- 
venticium. Cic. deorum auxilio 
[• avec l'aide des dieux "]. Cic. 
aaxilio noctis. Sali, aaxilio 
tempestatis. Cœs. opportunum 
adversus Indos aaxihum. Curt. 
acclre aliquem anxilio [• appe- 
ler qqn à l'aide »]. Tac. accur- 
rére auxilio. Sali, in aaxilium. 
Saet. auucilio alicaj'as adjavâri. 
Liv. anius civitatis (irmum au- 
.xilium amittère. Cic. arcessëre 
aliqaem auxilio. Csss. ad auxi- 
iiam convenlre. Cses. dare ad- 
versus aliquem aaxilium. Liv. 

Voy. ASSISTANCE 6t SECOURS) ; 

opéra., se, f. Cic. etc. (ex. : 
nperam suam pollicëri. Sali. 
Vell. operam dare alicui. Cic.) ; 
ops (usité seul, au Gén. opis,k 
l'Ace, opem et à l'Abl. ope), 
f. Cic. etc. (ex.: opem ferre ali- 
cui. Cic. opem, a te petimus. 
Cic. au plur.: sijve lioniinum 
opibus et studiis. Cic. [de oIT., 
II, 30]. alienarum opum indi- 
gens. Nep. [reg., 3, îl); subsi- 
dium, il, n. Cic. Liv. (ex.: 
sabsidium bellissimam,existimo 
esse senectati, otiujn. Cic. sub- 
sidio esse[- venir en aide à..."] 
Ov. subsiaiam ferre. Cœs. sab- 
sidio ire. Nep. sabsidio venlre. 
Nep. Cic. voy. assistance, se- 
cours). Avec l'aide de qqn, ali- 
cujas auxilio. Cic. ope. Cic. 
ripera. Cic. alicujas ope adju- 
ras. Cic. aliqao adjuvante. Cic. 
aliquo adjutore. Cic. Avec l'aide 
de la reine, reginâ adjutrice. 
Cic. Avec r — de Dieu, Deo an- 
nuente. Cic. Deo approbante. 
Cic. Avec l'aide des dieux, diis 
adj'uvantibas. Cic. si dii adju- 
vabunt (en pari, d'un fait à ve- 
nir). Cic. diis juvantibus ou 
bene juvantibus. Cic. non sine 
ope divinâ. Cic. A 1' — deqqch.. 



aliquâ re, Cic. (sa traduit or- I 
din. par l'ablatif de la chose 
dont on s'aide ou par la prépo- 
sition per avec l'Ace, voy. grâce 
\). Venir on aide à qqn, auxi- 
liàri alicui. Plaat. Ter. Cic. 
alicai au.viliujn ou alicui opem 
aaxiliumque ou alicai sabsi- 
dium ferre. Cic. Cges. Nep. ali- 
cui aaxilium afferre. Ter. ad- 
javâri aliquem. Cic. ad j avare 
aliqaem aaxilio, operâ. Plaut. 
'Ter. alicai adesse. Cic. Nep. 
alicai pruesto adesse. Ter. Cic. 
alicui non déesse. Cic. alicui 
auxilio venîre. Cic. alicai sub- 
venire. Cses. Sali. Liv. alicai 
succarrëre. dextram alicai ten- 
dëre ou porrigêre. Cic. Voy. 

AIDER , ASSISTANCE 6t SECOURS. 

A l'aide! fer ou ferte mihi aa- 
xilium. Plaut. Ter. etc. sabve- 
ni ou sabvenite mihi. Plaat. 
Cic. concarrite , concurrite , 
cii'es. Plaut. pro vestram fi- 
dem, cives! Liv. (IX, 21., 9). En- 
voyer qqn à 1' — , aliquem au- 
.vilio ou sabsidio mittëre. Cic. 
Cœs. Chercher — et protection 
auprès do qqn, aaxilium ou 
opem ou opem atqae auxiliam 
ou praesidium petëre ab aliqao. 
Cic. Appeler qqn à 1' — , ali- 
qaem in auxilium vocâre. Cic. 
aliquem advocâre. Cic. Implo- 
rer 1'— de qqn , implorCxre 
opem,. Cic. implorâre alicajns 
auxilium. Cic. implorâre aa.vi- 
lium ab aliquo. Cic. Cœs. au- 
xilium, opem rogàre. Cic. Ap- 
peler les dieux à sou — , deos 
in auxilium invocâre. Quint. 
Appeler la loi à son — , ati 
auxilio legis. Qaint. Avec I' — 
de la fortune, suffragante for- 
tuné. Cic. 1 (Au plur.) Subsi- 
des accordés au ro\, plas tard 
impôt régulier sur certaines 
denrées. Stipendium, îi, n. Cic. 
Cœs. Liv. Vectigal, âlis, n. Cic. 
Cœs. Ole. 

5. aide, s. f. Personne qui aide. 
Arch. Voy. le suivant. 

3. aide, s. m. Personne qui aide. 
Adjutor, ôris, m. Plaat. Cic. 
(ox. : duc adjutores tecam. Plaut. 
non mihi, sed tibi, hic venit 
adj'utor. Cic. quibua adjatori- 
bas regem aggressus. Sali, ille 
absentis in omnibus adjutor. 
Cic. his se tribus adjutoribus 
in re regendà esse usarum di- 
cebat. Cic. in quo adjutores 
Stoicos optimos habemus. Cic. 
ut adjutores essent ad inju- 
riam. Cic. his adjutor contra 
patriam inventas est nemo. 
Cic.y, administer, tri, m. Cic. 
Gell. (ex.: Jovi se consiliarium 
atque administruTn datam.. Cic. 
bellum sine administris geri. 
Sali, aliqao quasi administro 
in studiis litterarum uti. Gell.); 
optio, ônis, m. Plaut. Jet. 
(pour désignerl'aidequ'on choi- 
sit soi-même). Aide de camp, 
coDtuberDalis, is, m. Cic. 
(ex.: Q, Pompejo pro consale 



rontubernalis. Cic. fait in Cre- 
tâ postoa contubernalit Satar- 
nini. Cic.) 
aider (lat. pop. adjatâre), r. 

tr. ot intr. Prêter son concours. 
Adjuvàre, tr. Cic. etc. (ex.: 
adj. aliqaent. Cic. sea manibus 
in assurgendo seu genu se ad- 
javissent [• ils se fussent ai- 
dés "]. Liv. adjuvàre aliqaem 
operù. Plaat. Ter. aliqaem ad- 
jutam proficisoi. Nep. adjuvà- 
re aliqaem in aliquâ re. Ter. 
Cic. aliqaem ad bellum [-pour 
faire la guorro ■]. Liv. adj. ad 
veram probandam. Liv. adj. 
consalem ad traJiciendas m 
Asiam legiones. Liv. ab aliqao 
adjavâri de aliqaâ re. Cic. 
absol. adjavëre captivi. Liv. 
[XXIV, 16, 3]. prov. fortes for- 
tuna adjavat. Ter. [Phorm., 
2031, cf. Cic. [Tusc, II, II]. Liv. 
[XXXIV, 37, I,]. si dii acljuva- 
bunt. Cic); auxiliâri, dép. 
intr. Plaut. Ter. Cic. Cœs. etc. 
(ex. : auxiliâri alicui. Plaut. 
Ter. Cic. absol. auxiliâri. Cœs. 
[de b. Gall., IV, 29, 2; VII, 25, 
1; 50, 6]) ; adesse, intr. Cic. 
(ex.: alicai adesse ou prœsto 
adesse. Cic); non déesse, 
intr. Cic (ex.: neqae amicis, 
neqae etiam alienioribus operâ, 
consilio , labore déesse. Cic. 
nullo loco déesse alicui. Cic.) ; 
juvàre, tr. Cic. etc. (ex.: /ava- 
re aliqaem in aliquâ re. Cic. 
javâre aliquem auxilio. Ov. 
juvâre aliquem auxilio laboris. 
Cic. javante Deo ou diis ju- 
vantibus. Cic. diis bene juvan- 
tibus. Liv. lex Cornelia pros- 
criptam javari vetat. Cic.) ; 
opitulâri, dép. intr. Plaut. 
Cic. etc. (ex.: opitulâri amico. 
alicai opitulâri in aliqaà re 
faciendâ. Cic. in aliquâ re 
quœrendà. Cic. Plaat. abs. per- 
maltam ad dicendum. Cic. cam 
ceteris non passent aut nollent 
opitulâri. Cic); aspiràre, in- 
tr. Cornif. Cic. (ex., abs.: as- 
piràre paululum in rébus dif- 
ficillimis. Cornif. rhet. aspira- 
vit nemo eorum, qui... Cic). 
suffragâri, dép. intr. Cic. (ex.: 
suffragari alicui. Cic $ibi. Cic, 
su(fragante fortunà. Cic). Cela 
aida beaucoup à la victoire, id 
magno fait vîctoriœ adjumen- 
to. Liv. — qqn à faire qqch., 
alicai esse adjumento ad aii- 
quid. Cic. alicui adjamentum 
afferre ad aliqaid. Cic. — qqu 
on qqch., oiicui esse adjumen- 
to in aliqaà re. Cic. Ce n'est 
pas moi, c'est toi qu'il vient ai- 
der, non mihi, sed tibi, hic 
venit adjutor. Cic. Un homme 
qui aida (etc.) à la victoire du 
peuple romain, adjutor victo- 
rise populi Romani. Cic Qui 
aide dans les conseils et dans 
les dangers, adjator consilio- 
ram periculorumqae . Cic J'y 
ai aidé de tout mon pouvoir, 
ut ita fieret pro mea parte ad- 



«3 



AID 



jioH. de. — qqn, aaxUiam et- 
si alicai. Plaat. orJin. «st» au- 
xilio. Cic. esse alicui aaxilio. 
l'iaat. Ter. Cffs. Sali. Nep. 
Aider la coasul à trioniphar du 
veto de son collègue, consali 
adversas intercessionem collè- 
ge aaxilio esse. Lii'. — qqn à 
faire qqcli., operam saam corn- 
modàre aliccu ad aliqaid. Cic. 
operam prsebire alicai in ali- 
qvui re Cic. ^ Venir au secours. 
Auxiliàri , dép. intr. Cic. 
Sali. etc. (ex.: nihil Tatvntinis 
corporis vires aaxiliatse sant. 
Cornif. [rh., IV, 37]. neqiie 
mi.'ii bénéficia ncqae décréta 
aiuriliantar. Sali. (Jug., 2.'i,3]l; 
ass/dëre, intr. Cic. [ex.: ali- 
cai assidëre. Cic.); assistera, 
intr. Quint. Tac. [e\.: mihi 
assistât diliçens alijuis aat 
peritas. Quint, neqae enim 
scribenti, ediscenti et cogitanti 
jyrœceptor assista. Qiùnt. ) ; 
Juvàre, tr. Cic. Liv. (ex.: Ja- 
vàre aliquem pecaniâ. Cic. via- 
tico a me Javabitur. Liv.), le- 
vure, tr. Cic. Virg. (ex.: levâre 
aliqaem aaxilio. Virg.);suble- 
vàre, tr. Cic. etc. (ox.: sable- 
vàre atiqaem peeanià.Cic.sab- 
l'.vàre fugam alicajas pecaniâ. 
Xep.); subvenire, intr. Cses. 
Liv. etc. {ex.: alicai sabvenire. 
Cêes. Hirt. absol. nisi Romani 
sabvenisient. Liv.); succur- 
rëre, intr. Cic. (ex.: sacct-rrè- 
re alicai. Cic); opitulâri , 
dép. intr. Cic. Sali, (es..: opi- 
talàri inopise plebis. Sali, son- 
tibas. Cic.) — qqn, alicai sub- 
sidio venîre. Cic. Nep. alicai 
opem ferre. Cic. Voy. aidb, as- 
sistance, SECOURIR, 8ECOUR8. — 
qqa de sas deniers, rë sastinë- 
re aliqaem. Cic. — qqn à sa 
relever, sablevàre aliqaem 
stratam ad pedes. Cic. — qqn 
à monter en voiture, tollére 
aiiqaem in carram. Cic. à mon- 
ter à clieval, tôlière aliqaem 
in eqaam. Cic. à montor en 
barcjua, tollére aliqaem in lem- 
bam. Liv. — qqn à monter au- 
près do soi, tôlière aliqaem ad 
se. Cic. — <jqn à descendre de 
voiture, alicai de carra des- 
cendenti dejctram tendére ou 
porrigére (d'apr. Cic). Envoyer 
pour aider, submlttére, tr. 
Cic. Cœs. (ex.: sabm. aliqaem. 
Cic. su6m. sabsidia alicai. Crns. 
milites aaxilio. Cses. absol. 
sabmiilére, Cœs. Liv. Se faire 
aider par qqn, aliqaem sibi ad- 
jatorem assamëre. Cic. Liv. 
aliqao administra ati. Gell. Se 
faire — par les éléphants, ati 
aaxilio elephantoram. Liv. S' 
— , sibi ipsi non déesse. Cic. 
S' — de qqch., aliqaà re ati. 
Cic. adjamento ati alicajas 
rei. Cic. ati. S'— des circons- 
tances, ati temporihas. Nep. 1 
V. intr. Aider à qqn oo à 
qqch. Voy. ci-dessus : aider 
qqn oa qqch. 



AIG 

aïe, interj. Exclamation da dou- 
leur. Ei ou hei. Plant. Ter. ei 
mihi ! Plaat. ei misero mihi. 
Ter. Catall. 
aïeul, s. m. Grand-père. Avas, 
i, m. Plaat. Cic. etc. — paternel, 
avas paternas. Plin. J. — ma- 
ternel, avas maternas. Virg. Liv. 
etc. I (Au plur.) Fig. Ceux d.> 
qui l'on descend. Avi,oram, m. 
pi. Virg. Tac. Proavi, oram, m. 
pi. Cic. Cart. Il (Par oxt.). Ceux 
i]ui ont vécu avant nous. Ma- 
jores, am, m. pi. Cic. etc. 
aïeule, s. f. La grand'mère. 
.Ii'ia, œ, f. Cic. 

aigle, s. m. et f. Oiseau de proie. 
Aquila, SB, f. Plaat. Ter. Cic. 
Liv. etc. (proverbes : aqailas se- 
nectas [• varta vieillasse-]. y4as. 
[prof., li, 91]. car tam cernis 
acatam qaam... aqaila. Uor. 
[sat., I, 3, 26]). Pierre d' — , 
Voy. AÉTiTE. —do mar, aqaila, 
(. Plin. ossifragns, i, m. Plin. 
ossifraga, se, m. Lacr. Paal. ex 
Fest. — noir, melanvtos, i, m. 
Plin. D' — , aqailinas, a, am, 
adj. Plaat. ^ Ce qui porte un 
aigle pour enseigne. Aquila, 
m, f. Cic. etc. (ex. : liomana 
aqaila. Ov . aqaila argi^ntea. 
Cic. aqailam ferre decimre le- 
gionis. Cœs. aqailam conser- 
vàre, defendêre, hostibas pro- 
dère . Cœs.). 
aiglefin, s. m. Voy. S. aiorefin. 
aiglon, s. m. Petit de l'aigle. 
Aqailx pallas. Plin. 
aigre, adj. D'une forte acidité. 
Acer, acris, acre, adj. Varr. 
Cic. Gels. (ex. : a. sapor. Plin. 
a, cibas. Cels.a.acetam. Varr.)i 
acidus, a, um, adj. Plaat. 
Uor. Vitr. Plin. (ex. : a. sapor. 
Plin. a. lac. Plin.) Saveur — , 
acor, Oris, m. Col. Plin. || (Par 
anal.) Qui donna une sensation 
de piquant. Acer, acris,acre, 
adj. Lacr. Cœs. Uor. (ex. : acre 
frigas. Lacr. acris hiems. Uor. 
acrior ventas. Cart. acer (lam- 
mse sonitas. Virg. acris vox. 
Lacr. vox acrior. Qaint.) ; aci- 
dus, a, um, adj. Petr. (an pari, 
seul, du son, ex. : acidam can- 
ticam. Petr. sonas acidior. 
Petr.). Une voix — , vocis gênas 
scissam. Cic. [de or., III, 216]. 
Il En pari, d'un métal cassant. 
Asper, era, eram, adj. Fragilis, 
e, adj. Il (Subst.j L'aigre, ocre, 
n. Cic. Ilor. acidam, i, n. Plin. 
Tourner à I' — , acescère, intr. 
Uor. Plin. etc. coacescère, intr. 
Varr. Cic. (de son. 6.5). Celt. 
etc. exacescère, intr. Col. (XII, 
17 ira.), ira acorem corrampi. 
Macr . ira acorem transîre . Cœl. 
Aar. T (Au fig.). En pari, du ca- 
ractère. Acerbas, a, um, adj. 
Cic. Nep. Liv. Immitis, e, adj. 
Liv. Sen. Saet. asper et immitis. 
Saet. Amaras, a, am, adj. Virg. 
Il a l'esprit bien — , magna est 
ira iiio ingenii acerbitas. Cic. Il 
lui adressa d'aiçres parohs, uj- 
pera et acerba Uli Jocu*;'" est. , 



AÏG 

Cic. Il (Par ext.j En pari, des 
personnes, .acerbas, a, am, adj. 
Cic. Uor. ylmaras, a, um, adj. 
Ter. Cic. Virg. Immitis, e, adj. 
Liv. Sen. Saet. Une femme 
aigre, amara malier. Ter. 
aigre-doux, ouce, ad. Qui :. 
une saveur à la fois aigre et 
douca. Dalcacidas, a, am, adj. 
Ser.-Samm. (151, etc.). Acerbi- 
tate et saavitate mixtas, a, um 
ou acido et dalci mixtas. Fruits 
aigres-doux, poma saiviter as- 
pera. Sen. ^ (Fig.) Dont la dou- 
ceur dissimula à paino l'aigreur. 
Dalcis simal et amaras. 

1 . aigrefin, s. ra. Escroc. Cir- 
camscriptor, Oris, m. Cic. (Cat., 
2, 7). Sen. rh. (contr., 6, 3 . 
Jui'en. (XV, 135). 

2. aigrefin, s. m. Sorte de 
poisson. Bacchas, i, m. Plin. 

aicfrelet, ette, adj. Légèrement 

aigre. Acidalas, a, um, adj. 

Plin. Sabacidas, a, am, adj. 

Ca<o. Plin. 
aigrement, adv. D'une façon 

aigra. Acerbe, adv. Cic. Asperë, 

adv. Cic. 
aigremoine, a. f. Sorte de 

plante. Agrimonia, œ, f. Cels . 

(V, 27, 10). Eapatoria, œ, f. 

Plin. 
aigret, ette, adj. Comme ai- 

ORKLET. 

aigrette, s. f. Héron blanc qui 
porto sur la tâte un faisceau de 
plumas. Ardeola, œ, f. Plin. 
i (Par ext.) Faisceau de plumes 
que certains oise.iux ont sur la 
tête. Cristala, s, f. Col. (VIII, 
9, 8). Apex, pïcis, m. Virg. — 
du paon, arbuscuia crinita. Plin. 
(XI, 121). Il (Par ext.) Bouquet 
de poils sur la tête de certain» 
animaux. Crista, œ, f. Plin. \\ 
(Par anal.) Faisceau do crins qui 
surmonte une coiffure. Apex, 
picis, m. Virg. Ov. f^erv. (en 
pari, de l'aigrette qui surmon- 
tait le chapeau du flamine). 
Crista, œ, f. Virg. Liv. etc. (en 
pari, de l'aigrette qui surmonte 
un casque). Coma, œ, f. Virg. 
Garni d'une — . Voy. aigrette. 
Il Faisceau lumineux. Apex, 
picis, m. Virg. Ov. Coma, œ, 
f. Catall. Sen. poet. ^ Bouquet 
de fils ténus qui termine cer- 
taines plantes comma le char- 
don etc. Pappas, i, m. Plin. 
(Xxi, 97). 

aigrette, ée, adj. Pourvu on 
surmonté d'une aigrette. Cris- 
tatas, a, um, adj. Z,iir. Ov. Plin. 
(ex. : crist. aves. Mart. cr. ga~ 
lea. Ov. Liv.). 

aigreur, (bas lat. acror. F\ilg. 
Isid.), s. f. Acidité désagréable. 
Acor, oris, m. Col. Acritado, 
înis, f. Vitr. || Crudité d'es- 
tomac. Acrimonia, «, f. Plin. 
(XIII, 142). Stomac/ituaoer. Hor. 
Voy. CRUDITÉ. Il Sécheresse (d'un 
métal, comraa le for). Daritiea, 
ei, f. Catall. Plin. Fragilitas, 
àtis, t. Plin. T (Au fig.) Douleur 
amère. Acerbitas, àtis, f. Cie 



MG 

etc. (ex. ". acerbitas summi lac- 
tas mei. Cic. au plur. onines 
oerCerreacerbilates.Cic.). \\ Ir- 
ritation amcTo. Amariiudo, 
dinis, f. Val.-Mcuc. Sen. Plin. 
piin. j. (ex. : in eâ tententià 
tantum bilis, (manttim amari- 
tadinis inest. l'Un.j.qaas [(a- 
eetias\ ne in bilem et amari- 
tadinem vertat injuria. l'Un. j. 
amaritadine odii adi/ersas ah- 
qucm ati. Val. -Max. amari- 
tudo verborun\ [• aigreur do 
laiigago •). Son. r/i. i-erboram 
mafedicloramqae [- aigreur Jo 
propos blessants -] . Sen.)\ 
icerbitas, âtis, f. Cic. (ex. : 
a. scntentiaram. Cic. orationis. 
Liv. salis. Quint.); acrimonia, 
se, f. Comic. Cornif. (ox. : 
ni'miamacrimonix habëre. Cor- 
nif. [rhet., IV, U9]) ; asperitas, 
àtiS, f. Cic. (en pari, du langage, 
ex. : asperitas contentionis. Cic. 
iadicialis verboranx. Cic). Let- 
tre pleine d'aigreur, acerbrc lit- 
terœ. Cic. acerbissimœ liltcrse. 
Cic. La vieillessom'a donné plus 

d' amariorem me senectas 

tecit.'Cic. rropos désobligeants 
et pleins d' —, anxarissima 
maledicta. Val. -Max. Plaisan- 
teries pleines d' —, acerbai fa- 
cetix. Tac. amari sales. Quint. 
Avec —, amaré adv. Sen.Saet. 
(ex. : amaré admonêre. Sen.); 
asperè, a.à\. Cic. Sali. (ex. : 
asperé loqai. Cic. accasâre. Cic. 
scribëre (le aliqao. Cic. scribère 
in a/if/U','m. Sali, malta in illâ 
oratione asperé, multa ['acetê 
dicta sant. Cic); coDtuma- 
citer, adv. Cic. (ax. : c. scribëre. 
Cic. repadiâra aliqaid. Cic). 
Je lui ai répondu non sans 
aigreur, rcscripsi ei stomacho- 
sias. Cic. (ad Att., X, 5, 3). 
Alors lui répondant avec uno 
cenaiue — : • Mais d'AtVitiue •, 
lui dis-je, haie ego j'am itoma- 
chans (aslidiose : - Immo ex 
AÇrica ',inqaam. Cic. 
aigrir, v. ir. et intr. Rendre 
aicre. Aliqaid acre reddëre ou 
(acëre. Plin. acidum aliqaid 
facëre. Plin. aliqaid in acoreni 
corrampëre. Macr. acorem ali- 
cajas rei facëre . De même que 
l'âge n'aigrit pas tous les vins, 
ut... non omne vinum... ve- 
tastate coacescit. Cic. (seu . 65). 
Coi. Aigri, e, part. Acidas, a, 
am, adj. Plaut. Plin. Acer, 
acris, acre. dj. Hor. S' — , 
acescëre, intr. Ilor. Plin. coa- 
cescère, intr. I arr. Cic. Cels. 
cracescëre. intr. Coi. inacescëre, 
intr. Plin. acorem concipëre. 
Col. 11 (Par ext.) — le 1er, du- 
ram ac fragile ferram reddëre. 



A.1G 



AIG 



97 



1 (Au fig.). Causer une irritation 
améro. Exacerbàre, 



Siiet. (ex. : ex. contameliis 
hostes. Liv. ut recenti aliquà 
ira exacerbarentur animi. Liv. 
exacerbatus, quod... Saet. irri- 
tato exacerbatoqae in se mi- 
litiun odio.Liv.); exasperâre, 



Ir. Liv. Val. -Max. (ox. : exas- 
perâre" animas. Liv. exasperati 
animi. Col.); exulceràre, tr. 
Cic. Plin. j. (ox. : e.vulcercire 
dolorem alicajas. Plin. j. ut in 
exalcerato animo facile pitam 
crimen insideret. Cic. ira exul- 
ceratos ignominià stimulabat 
animas. Liv.). Co qui m'ai^^rit 
davantage, costdo voir qu'on 
se joue de moi à mon âge, hoc 
est quod peracescit, me hoc 
setatis ladilicàri.Ter. — un mal, 
e.vasperàre malum. Cels. Le 
mal s'aigrit tous les jours, in jra- 
vescit in dies malam. Cic. \\ 
Aigri, e, part. E.\\ispcratas, a, 
um, adj. Liv. Col. e.\acerbatas, 
a, um, p. adj. Liv. Suet. exul- 
ceratas, a, am, p. adj. Cic. 
S' — , exiilcerâri, pass. Liv. 
exacerbâri,p:iii.Liv.^ [V. intr.). 
Devenir aigre. Voy. aiore. 
aigu, uë, adj. Qui se termine 
en pointe ténue. Acutus, a, 
um, adj. Plaut. Ca^s. Virg. 
(ex.: acata; sudes. Csss. acata 
caspis. Virg. folium. Plin. acur- 
ta §.gura. Plin. acati anguli. 
Plin.): acuminatus, a, um, 
p. acij. Plin. (as..: acum. corna 
lunœ. Plin. telam. Plin.). ^ Qui 
produit uno sensation vive et 
pénétrante. Acei; acTis.acre, 
adj. Cic. etc. (ex.: morbas cor- 
poris cajas morsus est acerri- 
mas. Cic). \\ (Par ext.lAcutus, 
a, um, adj. Cic. Cels. etc. 
(ox.: morbas acatus [• maladie 
aiguë -, opp. à morbas longas 
ou vetastas [• maladie chro- 
nique »]. Uor. Cels. on pari. 
du son, de la voix : acatas so- 
nas, acata vox [opp. à jrat-is]. 
Cic. en pari, do 1 accent: aca- 
tus accentas. Gramm. acata 
syllaba [- syllabo frappée de 
l'accent aigu ■]. Qainf. eu pari, 
do l'esprit [arch.]: acatan in- 
geniam. Cic); acer, cris, cre, 
adj. Cic (ex.: acerrimas do- 
lor. Cic). Rendre aigu (on pari, 
du son), frapper de l'accent ai- 
gu , acaëre syllabam. Quint. 
Bruit aigu, stridor, oris, m. 
Lacr. Plin. etc. Faire entendra 
an bruit aigu, stridére, intr. 
Catall. Virg. Plin.j. 
aiguade, s. f. Approvisionne- 
ment d'eau pour un navire 
(arch.) Aqaatio, onis, f. Cic 
Cses. Faire aiguade, aqaatam 
ire. Sali, aquâri, dép. intr. 
Cees. Pour les empêcher de faire 
— , at aquâri prohiberentar. 
Cœs. Il résolut de les empêcher 
de faire — , aqaà prohibêre eos 
institait. Cœs. 1 Lieu où se fait 
cet approvisionnement. Aqaa- 
tio, onis, f. Cic. C'est ici que 
se fait 1'—, flic aqaatio (s.-e. 
est). Cic. 

aiguail, s. m. Rosée du matin 
(arch.). Ros matutinus. 
aiguayer, v. tr. Tromper dans 
l'eau, .-iqaâ ablaëre {aliqaid). 

Liv. 
aiguë-marin», s. f. Sorte a e- 



meraude. Smaragdachales, m, 
m. Plin. 

aiguière, s. f. Vaso à oau. A- 
qaalis arceas et subst. aqaalis, 
(s (Alil. i) , m. Cato. Plaut. 
aquarias urceas. Cato. aqua- 
rium vas. Varr. aqaiminale, 
is, n. Paul. dig. aqaimina- 
rium, ïi, n. Ulp. dig. urna, x, 
f. Cic hydria, œ (gr. Oop;u), 1". 
Cic. Valg. Aiguièro do graml) 
dimension, matellio, ônis, m. 
Cato. Varr. Cic. 

aiguillade, s. f. Gaule armée 
d'une pointa do fer pour con- 
duire les bœufs. .Siimuias, i, m. 
Plaut. Plin. 

aiguillât, s. m. Chion de mar, 
espace dî poisson. Conger, gri, 
m. Plaut. Plin. 

aiguille, (lat. pop. acuncula 
ou acacaia. Closs.), f. Petite 
tigo d'acier plus ou moins fine 
et très aiguë employée pour 



coudre. Acus, ÙS, f. Cic. Ceis. 
Plin. etc. (ex.: fdam conjicêre 
in acam [" enfiler une aiguil- 
le "]. Cels. valnas quod aca 
panctum [• fait par la pointe 
d'une aiguilla »j videtar. Cic. 
aca pingëre. Virg. aca aliqaid 
facëre [■ broder à l'aiguilla ■]. 
Plin.). Petite — , acuia, a?, f. 
Cledon. acicala, œ, f. Cod. Per- 
cer d'une — , transaire, tr. Ov. 
Cels. Vivra du travail à 1' — , 
aca victam quéeritâre. Prov. 
Disputer sur uno pointe d'— , 
aca qaxdam enacleata arga- 
menta canqairëre (litt. • char- 
ch3r des arguments qu'on ne 
pourrait atteindra qu'avec la 
pointa d'une aiguilla •). Cic. 
fr. (or. p. ^m. Scaur., 20). 
Raconter qqch. dj fil en ai- 
guilla, ab acià et aca omnia 
e.xponëre. Petr. (sat. 76). Faire 
passer qqn par la trou d'une 
— , aliqaem in ratse (olium 
conjicêre. Petr. (sat., 37; 58). 1 
(Par ext.) Tige de métal ressem- 
blant à uno aiguille. — do tète, 
acas, ûs, f. Qaint. acas coma- 
toria. Petr. crinalis. Apal. dis- 
criminalis. Hier, discerniculam, 
i, n. Lacil. Varr. Petite — de 
tête, acicala, se, f. Cod. Theod. 
— d'une balance, examen, mi- 
nis, n. Virg. Viti'. tratina, œ, 
f. Schol. Pers. — de pin, sœta, 
œ, f. Plin. (XVI, il, texte dou- 
teux), acicala, se, î. Plin. -Val. 
(II, 13). Marc.-Emp. (c. SI). Ai- 
guilles d'arbres, folia capilla- 
cea. Plin. capillata. Plin. — 
d'un cadran, siilus, i, m. Plin. 
aiguillée, s. f. Quantité déter- 
minée de fil passée dans l'ai- 
guilla à coudra. .-Icia, s, f. 
Petr. 

aiguilleter, v. tr. Attacher 
avec des aiguillettes. Ligamen- 
tis astringëre. Qaint. Tac. 
aiguillette, s. f. Tissu ferré 
nj.r les deux bouts. Ligamen- 
tum, i, a. Qaint. Tac. Au plur. 
Vincula, oram, n. Virg. 1 Fig. 
at prov, Nouer 1'— , alicai fi- 
7 



98 



AIG 



balim imponére. San. (ap. 
Lact.). linguâ malà (liscinCire 
sponsam. Catall. Femm» qui 
court r.iigiiilleita, $ecutaleJa 
millier. Pair. (SI, 5). T Trancho 
de chair lougusî et miaca. Qaam 
tenuissimê coneisa ou rectsa 
euro. 

aiguillier, s. m. Celui qui fait 
des aiguilles. Qui facit acus 
(f. pi.)- 1 Etui à aiguilles 
(arch.). Theca ocubtu servan- 
flis dfstinata. 

aiguillon, s. m. Tige de fer 
pointue placée à 1 extrémité 
d'une gaule ou d'un bâton pour 
piquer les bœufs. Stimulus, i, 
m. Plaat. Cic. Plin. (très or- 
din. en ce sens, surt. au plur.). 
Il (Par oxt.) Fairo sentir 1'— à 
son cheval, eqao calcaria sab- 
dére. Liv. eqaum calcaribtis 
incendére, Hirt. concitàre. Liv. 
Curt. stimalàre. Val.-Max. 
Piquer de I'— , stimulis fodëre. 

Cic. Voy. AIGUILLONNER. ^ (Au 

fig.) Tout C3 qui piquOj c.-à-d. 
excite à agir. Stimulus, i, 
m. Cic. etc. (ex.: st. doloris. 
Cic. amoris stimuli. Liv. ani- 
mum stimulis glorix concitàre 
f- exciter l'âme on la piquant 
09 1'— de la gloire ']. Cic. ali- 
cai stimiilos admovêre [« faire 
sentir 1' — à qqn ■). Cic. addit 
ad dicendum etiam pador sti- 
mulos [<■ lesancimint d.j l'hon- 
neur est aussi un aiguillon qui 
excite l'orateur .]. Quint. ) ; 
aculeus, i, m. Cic Liv. Plin. 
/. (ex.: hœc ad militum animas 
atimulandos aliqaem acaleam 
habint. Cic. aaditorum intentio 
nullis extrinsccus aat blandi- 
mentis capta aat aculeis exci- 
tata. Plin.j.); incitamentum, 
i, n. Cic. Tac. (ex.: Iioc maxi- 
mum est animi incitamentam 
[• c'est ce qui ssrt surtout d' — 
à l'esprit ■]. Cic. desperatio, 
maximum ad honeste morien- 
dam incitamentam. Cart.) ; 
irritamentum, i. n. Liv. (ex.: 
(jaibascumque irritamentis po- 
terat iras militam acaebat. 
Liv.). Etre un — pour.. ., acuè- 
re, tr. Cic. Liv. etc. {ex.: illos 
semulatio inter se et omnes 
caasx acaunt. Liv. non prœci- 
pae acuit r- n'est pas le prin- 
cipal aiguillon... .] ad capidi- 
tatem lilleraram amor laudis? 
Cic. nec alia provincia militem 
jnagis ad virtatem acaebat. 
Liv.); stimulâre, tr. Cic. Liv. 
Plin. etc. (voy. aiguillonner). 
1 (Par oxt.) Dard de certains 
animaux ou insectes. Acu- 
leus, i, m. Cic. (ex.: apis aca- 
leam sine clamore [• sans crier 
de douleur "] ferre non possa- 
mm. Cic. dimiitere acaleam, 
ire valnas [. laisser 1' — dans la 
plaie -1. Cic.), cuspis, îdis, 
f. Ov. Plin. (on pari, du scor- 
pion ou de I abeille) ; spicu- 
Iuni,_ 1, n. Virg. Ov. (en pari. 
de l'abeille ou du scorpion); 



AlG 

dolo. onis (pr. . stylot •'', m. 
Pliœdr. (III, 6, 3; nom préten- 
tieux donné par la mouche â 
sou aiguillon). Pourvu ou mu- 
ni d'un —, acuieatus, a. um, 
p. adj. Plin. || (Au lig.) Ce qui 
cause une impression profonde. 
Aculeus, i, m. Cic. Plin. j. 
(ex.: orator cam delectatione 
acaleos in animis relinqait eo- 
ram, a quibus est aaditiis. Cic), 
I Ce qui causj une impression 
poignante. Aculeus, i, m. Cic. 
(ex.: sollicitudinam acalei. Cic), 
^ (Par e\t ) Piquant de certai- 
nes plantes. Aculeas, i, m. Col. 
(ex.: acalei urticse. Col.). 

aiguillonné, ée, adj. Qui a un 
aiguillon (arch.). Acaleatas, a, 
um, p. adj. Plin. 

aiguillonner, v. tr. Faire son- 
tir l'aiguillon. Stimulâre, tr. 
Cic. etc. (au pr., ex.: stimuia- 
re vehementer eqaos. Vai.- 
Max. au fig., ex.: st. virum. 
Plaat. te conscientix stimaiant 
maleliciùrum. Cic. consulem 
cura de minore fUio stimula- 
bat. Liv. aliqucm incitùre et 
stimulâre. Liv. diqaem stim,a- 
lâre et accendëre. Plin. /. stim. 
animum, ou animas [ea pari, 
d'un désir ou de l'amour de la 
gloire]. Liv.); acuére, tr. (voy. 
au mot aiguillo.n). Voy. aiguil- 
lon Ot EXCITER. 

aiguisage, s. m. Action d'ai- 
guiser un outil (néol.). Exacu- 
tio, unis, f. Plin. 

aiguisement, s. m. Arch. Com- 
me AIGUISAGE. 

aiguiser, v. tr. Rendre aigu. 
Acuère, tr. Cic. etc. (ex.: a. 
serram. Cic. dentés. Ilor. gla- 
dios. Liv. enses. Ov. tela [ - ses 
défenses ■] altrita [« par I3 
frottement ■]. Sen. [en pari, 
du sanglier]); prasacuére, tr. 
Cato. Ov. (au part, prxacatal 
cuspis. Ov.) ; spiculâre, tr. 
Plin. (ex.: sp. telam. Plin. [mot 
rare]). Aiguisé, ée, part. Acu- 
tus, 3, um, p. adj. Plaat. Ov. 
Col. (ex.: a. culter. Plaat. acu- 
tior sagitla. Ov. acatissima 
faix. Col). Il (Par oxt.) liendre 
tranchant. Bxacuêre, tv.Virg. 
Col. Plin. ( ex.: ferramenta 
cote. Plin. dénies. Virg. ). 
Pierre à —, cas, côtis, f. Cic. 
Hor. Liv. Voy. affiler. 1 (Au 
fig.) Rendre plus vif. Acuère, 
tr. Cic. etc. (ex.: a. ingénia 
adalescentium. Cic mentem, 
prudentiam inlellegendi. Cic. 
nias œtas acaet. Ter.); exa- 
cucre, tr. Cic. Ov. Plin. (px.: 
cam animas... exacuerit illam, 
ut ocalorum, sic ingenii aciem. 
Cic. [leg., I, OU], palatum [» — 
l'appétit .]. Ov. Plin.). Que la 
colore est comme la pierre où 
s'aiguise le courage, ipsam, ira- 
candiam forlitudinis quasi co- 
tem esse. Cic. — l'appétit, avi- 
ditatem ad cibos cxcitàre ou 
incitàre. Cic. 

aiguiseur, s. m. Celui qui ai- 



AIL 

guise. Qui acuit ou exacuit, 
etc. 

aiguisoir, s. m. Ouiil à aigui- 
ser. Inslrrimcntam ad acaen- 
dum aptum. 
ail, s. m. Nom d'une plante. 
Alliam, fi, n. Plaat. Ter. Col. 
etc. Ragoût ou sauce à l'ail, 
alliamentum, i, n. Hier. Prépa- 
ré avpc de l'ail, alliatas, a, um. 
adj. Donat. 
aile, s. f. Organe du vol chi/. 
les oiseaux et chez les iusecto- 
Ala, ae, f. PUutt. Cic. (ox.: o/.. 
pennœ [« plumes de l'aile ••!. 
Plaat. gain plaasu prémuni 
alas. Cic. alis plaudens colam- 
ba. Virg. movêre alas. Ov. ex- 
plicâre alas. Mart. expandére. 
Plin. alas quaiëre. Virg. alas 
pandëre [en pari, des abeilles]. 
Virg. alas accommodarc ou as- 
samëre hameris [en pari. d'I- 
care ]. Ov.); pennœ, ârum 
[pr. • plumes des ailes -, pat 
ext. ailes [dos oiseaux ou des 
insectes^, f. pi. Cic. \'irg. Hor. 
Prop. Plin. (ox.: pennas alicui 
incidëre [au pr. et au fig.]. Cic. 
[ad Att., IV, 2, 5). aves pen- 
nis aves fovent. Cic. decisis 
hamilis pennis. [- à qui l'on a 
rogné les ailes »] . Hor. [ep. Il, 
3. 50]. pennas e.vtcndëre nida. 
Hor. [ep., I, 20, Hl]). Qui a des 
ailes. Voy. ailé. || (Au tlg.) La 
fortune a des ailes, voïucris 
forluna. Cic. La temps a des 
ailes, volât œtas. Cic Ils sont 
emportés loin de chez eux sur 
les ailes de l'espérance, volacri 
spe rapiuntur a domo longius. 
Cic. (Rep., Il, U, 7). L'espé- 
rance a des ailes, velocissima 
est spes. Cart. (VU, A [10], 15). 
Etre sous l'aile de qqn, in tu- 
telà ac prœsidio alicujus latê- 
re. Cic. esse in alicujus tutelà. 
Cic. tegi prœsidio alicujas. Cic. 
Liv. Prendre qqn sous son aile, 
pennis aliqaem fovêre (au fig., 
d'apr. Cic). Avoir l'aile basse, 
alas demittëre ou sabmiitëre. 
Cic. languêre (fig.). Cic. On nous 
a rogné les ailes, nobis accisse 
res sant (d'apr. Z,ii'.). Ne battre 
que d'une aili, claudicâre {pr. 
- boiter "), intr. Quint. Il on a 
dans l'aile, hoc habet. Plauf, 
(Most. 715). habet. Ter. (Andr. 
8â). Il lui a arraché 0:1 tiré 
quelque plume de l'aile, cor- 
rasii ab ipso aliquid pecnnise. 
Ter. Il en tirera pied ou aile, 
prxdam qualemcumque ou la- 
crum qualecamqae faciet. 
Plaat. La peur lui a donné des 
ailes, iimor addidit alas. Virg. 
Voler deses propres ailes (prov.l, 
nare sine cortice. Hor. (sat., I,ii, 
119). Nous nous acquitterons do 
cette tâche sans aucune aide et 
en volant, comme on dit, de 
nos propres ailes, partem ex- 
plehimas nullis adminiculis, 
sed, ut dicitar, Marte nostro. 
Cic (oir., III, 7, 3i). 1 (Par ext.) 
Tout ce qui s'étend ou Be dé- 



AIL 

ploio des doux côtés d'une 
rliose. Ala, x, f. Cic. Los ailos 
do la coroUo, alœ, ârum, t. pi. 
l'Un. Les ailos du noz, alœ, 
iiram, f. pi. Piin. Los ailos d'un 
édifice, aîx, aram, {. pi. Vitr. 
(ou pari, dos corps do logis ([ui 
s'étendaient à droite et à gau- 
che do l'atrium). L'ailo d'un 
bâtiment, tcc.tum, qaod est viœ 
junclam. Ptin. j. Ajouter une 
— à sa maison, accessionem 
adjangëre ivdibas. Cic. || Aile 
d'une armé», aia, se, f. Cinc- 
Alim. ap. Gell. Liv. (on pari, 
do la cavalerie ou des troupes 
alliées qui flanquaient le corps 
d'infanterio); cornu, Ùs, n. 
Cees. Cic. Liv. etc. (terme or- 
diu., en pareil cas, ex.: dex- 
trnm, sinistram corna. Csss. c. 
lirvum. Liv. dextram navium 
[• de la flotte •] corna. VelL 
circaire hostem a cnrnibus. 
Liv. cornua faccre, extendëre, 
didacêre, producëre. Liv. sa- 
gittarios (anditoresque sinistre 
corna [• à l'ailo gaucho .] 
objecerat. Cœs.)\ Ja't'.is, èris, 
n. Cic. Cws. Liv. (voy. flanc). 
Placé aux ailes, aïarius, a, 
um, adj. Cœs. Liv. Tac. {a\.: 
aiaris; coliortes. Cses. alarii 
egaites. Liv. Tac. subst ala- 
rii, orum, m. pi. Ca=s. Cic. 
[- soldats placés aux ailes, trou- 
pes massées aux ailes »] ; on 
trouve aussi alares cohortes. 
Liv. Capit. et subs. alares, iam, 
m. pi. Tac. Cod.-Thod.). 
ailé, ée, adj. Qui a des ailes. 
Alatus, a, um, adj. Virg. Ov. 
Min. Fel. (mot presque e.vclusi- 
vemont poétique); aliger, a, 
um, adj. Virg. Ov. Stat. (mot 

poétique); pinnatus, a, um, 
adj. Cic. etc. et pennatus, a, 
um,adj. tuer. Virg. Plin. (au 
pr. et au fig.); volucer, cris, 

. cre, adj. Cic. Virg. Ov. (ex. : 
besHx volucres. Cic. volacria 
animalia. Tac. volacer deas 
[en pari, de Cupidon]. Ov.). 

aileron, s. m. Extrémité de l'aile 
des oiseaux. Ala e-rtrema ou 
simpl. pmna, œ, f. Varr. Col. 
Tac. 1 (Par anal.) Nageoires de 
certains poissons. Pmna, se, (. 
Ov. Plin. Il Petites ailes qui gar- 
nissent une flèche. Pinnœ, âram, 
(■pi. Liv.{c[.lmicabiegnx brèves 
pinnœ très, velut sagittis soient, 
circamdabantur. Liv.). 

ailette, s. f. Petite aile (arch.). 
Pennala, œ, f. Cic. Hier. 

aUlade, s. f. Sauce ou ragoût à 
l'ail. Aliatam, i, n. Plaut. 
Aliamentam, i, n. Hier. 

ailleurs (lat. aliorsam. Plaat. 
Gell. Amm.), adv. Dans un 
autre endroit (avec ou sans 
mouvement). || (Sans mouve- 
ment). Alibi, adv. Plaat. Liv. 
Curt. Tac. (ex. : alibi habitâre. 
Liv. raram alibi animal. Carf. 
alibi qaam Roma'. Tac. alibi 
f uam in Capitolio. Liv.) ; alio 
m Joco ou 37/0 loco. Cic. 



AIM 

C.T3. Cels. etc. (ex. : alio loco 
alf/ae oportaerit, renuntiutam. 
'-as. (Ij. G., Vil, 33, 3]. ut alio 
loco ignés (acerent. C.vs.]. || 
(Avec mouvement.) Alio, adv. 
Cic. Cœs. etc. (ex. : alio tran- 
slre. Cœs. alio me conferam. 
Cic. Rnmam aliove que j» quel- 
que part ailleurs •] mittcrent 
legaios. Liv.). ^^ (Par oxt.) Ail- 
leurs, c.-à-d. dans une partie 
do l'ouvrage ou de la phrase, 
alibi. Qaint. (II, 21, 6; IX, U, 
106). alio loco. Cic. J'aimais 
ailleurs, habcbam alibi animam 
amori deditam. Ter. Il est ail- 
leurs ou son esprit est ailleurs, 
prœsens abest. Plaut. || D'ail- 
leurs, c.-à-d. d'un autre endroit. 
Aliunde, adv. Lucr. Cic. etc. 
(ex. : aliunde venlre. Cic. aliun- 
de qaam... Cic). 1 (Fig.) D'ail- 
leurs, c.-à-rf. d'autre part, pour 
le reste. Alioguioa alioquiii, 
adv. Liv. (ex. : triamphatum de 
Tiburtibas, alioijai tnitis Vic- 
toria fait. Liv. [Vil, 19, 2]; 
mais l'adv. signifie sui-t. " pour 
d'autres raisons -) ; ceterum, 
adv. Ter. Cic. etc. (fréq. ; mais 
on ne dit jamais en latin et ce- 
terum, - et d'ailleurs -). 
aimable, adj. Digne d'être ai- 
mé. Amabilis, e, adj. Cic. 
Hor. etc. (ex. : amabilis fdiola. 
Cic. uxor. Ambr. ut ameris , 
anxabilis esto. Ov. amabilior 
milii Velia fait, quod te ab ea 
amari sensi. Cic); amandus, 
a, um, p. adj. Sen. Plin. j. 
(ex. : inter propinqaos aman- 
dos. Plin. j. amandos timet, 
quos colit violât. Sen.) | (Par 
ext.). Qui est de nature à plaire. 
Amabilis, e, adj. Cic. (ex. : 
amabiles mores. Cic. amabilis 
insania. Hor. valtu amabilis. 
Sen.); comis, e, adj. Ter. Cic. 
Liv. Tac. {ex. : com.is animas. 
Ter. corne ingenium. Nep. comi 
hospifio accipi. Liv. comis ser- 
mo.Tac); festivus,a, uaj.adj. 
Ter. Cic. (ex. : festivas puer. 
Cic. filius. Cic. festivam caput 
[- aimable compagnon »]. 7'er. 
paeri qaibas nihil potest esse 
festivias. Cic); jucundus, a, 
um, adj. Plaut. Cic. (ex. : 
cornes alicai j'acandus. Cic. 
cunctis amabilis ac jacundas. 
Eutr. voy. agréadle); lepidus, 
a, um, adj. Ter. Cornif. rhet. 
Hor. (ex. : lepida paella. Ter. 
lepidus versas. Catull.); sua- 
vis, e, adj. Plaat. Cic. etc. (ex. : 
suavis cantas. Plaut. vox. Gell. 
sauves homines. Cic. saavis 
homo ! [". un aimable homme! - 
iron.]. Ter. [Phorm., i.11]); 
urbanus, a, um, adj. Cic. 
Hor. (ex. : domines lepidi et 
urbani. Cic. homo urbanissi- 
mus. Cic. sermo. Cic. urbani 
sales. Cic). Manières aimables, 
comitas, atis, l. Plaut. Cic. 
etc. (ex. : comitas et facilitas. 
Cic. comitas in socios. Tac). 
Rendre aimable, c.-à-d. faire 



AIM 



99 



accepter, commendaro, tr 
Cic Qaint. l'Un. J. etc. (ex ■ 
commendûrc jastitiam huma- 
nitate. Plin. j. nalld re maaii 
commendatur orator. Cic). 
aimablement, adv. D'une ma- 
nière aimable. Amabiliter, adv 
Hor. Comite.r. adv. Cic. Ju- 
cundi, adv. Cic. 

1. aimant, s. m. ÎMiuéral qui 
attire le for ou l'acier. Lapis 
Magnes. Cic. ou absol. Magnes 
etia, m. Cic. Plin. Siderites, a-'. 
m. Plin (X.V.WII, 58). S/rfcri- 
tis, tidis, Ace. tim, f. pUn 
(XXXVI, 127). Il (Au fig.) Quod 
ad se attrahit ou allicit. 

2. aimant, ante, adj. i'orté à 
aimer. Amans, antis, p. adj. 

av. Comp. etSuperl.i. Cic. Tac. 

(ex. : frater amantissimus. Cic. 

uxor amantissima. Tac). 
aimanter, v. tr. Donner à 

qqch. les propriétés de l'aimant. 

Vi magneticà aliquid imbuëre 

ou inficére. 
aimantin, ine, adj. Qui a la 

propriété de l'aimant. Voy. 

MAGNKTIQUE. 

aimer (lat. amâre), v. tr. Etre 
attaché de cœur in qqn. Amâre, 
tr. Plaat. Cic. etc. (ex.: amâre 
aliqaem fraternù. Cic. aliquem 
mirificê [ - aimer qqn d'un 
amour incroyable »] Cic. ali- 
qaem ex animo [« aimer beau- 
coup qqn -]. Cic amâre ali- 
qaem singutari amore. Cic. ali- 
qaem magis qaam ocalos suos. 
Ter. aliquem plus ocalis suis. 
Catull. deos et amo et metuo 
Plaut. [Pœn., 1, 2, 70]. deus coli- 
taret amatur. .Sen.[tip., U7, 18]. 
aliqaem amare at altcram (ra- 
irem. Cic aliqaem haud sicas 
amare ac filiam. Cic patriam 
amare. Cic. eam a me non 
diligi solum, verum etiam a- 
màri. Cic. [ep.. XIII, 47 ini^.]; 
ailleurs diligêre est considéré 
comme plus fort que amâre, 
cf. non quo quemquam plus 
amem aat plus diligam. Ter. 
[Eun., 96]. cum te semper 
amâvi dilexiqae. Cic [ad fam., 
XV, 7, 1]; tout dépend de la 
gradation qu'on veut établir 
entre l'alTection [amôce] et l'es- 
time [diligêre]); diligêre (pr. 
" aimer . avec idée de choix, 
" aimer et estimer à la fois •) 
tr. Plaat. Ter. Cic. (ex. ; dili- 
gêre aliquem. Plaut. Ter. Cic. 
aliqaem patrià caritate diligêre . 
Cic aliqaem diligêre et curam 
habëre , aliquem colère atque 
diligêre. Cic. aliquem miri^ê 
diligêre carumqœ habëre. Cic). 
Les gens qui vous aiment, ho- 
mines amantes iai. Cic Un 
homme qui aimait pariiculiè- 
rement son fils, amantissimus 
quidam filii. Val.-Ma.v. Y a-t- 
ilun être qui plus que l'homme 
aime autrui ? quid/iomine afio- 
ram amantius' Sen. Je vou- 
drais que vous l'aimassiez, ve- 
lim ut tibi amirus sit. Cic. 




100 



AIM 



Je n'aime personne plus qu'At- 
ticus, mihi nemo amicior est 
Attico. Cic. Aim(>r qqu, amplecti 
ou prosequi aliqaem amore. 
Cic. habère amorem erga ali- 
qaem. Cic. habire aliqaem 
m amore. Cic. Aimer ses con- 
citoyens, cives eaos caritate 
com'plecti. Cic. Qui aime ses 
parents, pins in parentes. Cic. 
Etre aimé, amôri, passif. Cic. 
diligi, pas». Cic. in amore esse 
lalicai). Cic. in sina {alicujus) 
esse. Cic. (ad fam„ XlV, i, 38; 
ad Q. fr., II, 11, 1^- Colui-là 
doit être le plus aimé de vous, 
qui... sit is vestris animis ac- 
ceptissimus, gai... Cic. Aimer 
tout particulièrement, in ociilis 
ferre. Cic. in deliciis habère. 
Cic. {aliqiiem) complecti ami- 
citiâ et caritate. Cic. [aliqaem) 
eximiâ caritate diligëre. Cart. 
aliqaem in ocalis gerëre ou 
gestâre. Cic. in sina habère. 
Cic. (har. resp. 50). aliauem in 
sinu gestâre. Ter. (Ad., 709). 
Se faire aimer, concidare sibi 
amorem. Cic. Se faire aimer do 
tout le monde, conciliâre iibi 
amorem ab omnibus. Cic. C'est 
la nature qui fait aimer, na- 
tura ingenerat amorem. Cic. 
Cela te fait aimer des hommes, 
hoc reddit homines amantes tai. 
Cic. C'est son père qu'il aime 
mieux. Voy. préférer. S' — oun' 
— que soi, amarese ou seipsum. 
Plaat. Cic. diligëre se ipsam. 
Cic. Un homme qui n'aime que 
soi, se ipse amans, Cic. S' — 
los uns les autres, amàre ou 
diligëre inter se. Cic. S' — 
quoique part (famil.), c.-à-d. 
se trouver bien quelque part, 
alicabi facile ou facillime esse 
(d'ap. Cic). Il Part, aimé, ée, 
Amaias, a, am, p. adj. Cic. 
etc. (ne s'emploie jamais sub- 
stantivement). Dilectas, a, nm, 
p. adj. Hor. (surt. poétique). 
Caras, a, am, adj. Cic. etc. 
Diilcis, e, adj. Cic. Saaxns, e, 
adj. Cic. Los êtres aimés, câri. 
Plaat. Sen. Voy. CHER et chérir. 
Il Avoir une passion pour qqn. 
Amàre, tr. Plaat. 1er. Virg . 
Hor. Ov. (ex. : amure aliqaem. 
Plaat. Ter. etc. amàre aliqaam 
miserë ou perditë [■ aimer quel- 
qu'un éperdûment •]. Ter. ali- 
qaam amàre cœpisse[' se mettre 
à aimer qqn •]. Ter. qui amat 
[• celui qui aime •]. Plaat. 
qaod amo, amas, amat [• ce 
que j'aime • c.-à-d. • celle que 
j'aime ., etc.], Plaat. si vis 
ameris, ama. Sen. at ameris, 
ama. Mart.); diligcre, tr. Nep. 
Val. -Max. Petr. Saet. (assez 
rare, en ce sens; cf. Nep. [Paus., 
Il, 1; Hamilc. , 3, 2]). Aimer 
qqn ard-^mment, éperdûment, 
passionnément, alicajas amore 
ardëre. Cic. (lagrare. Cic. in- 
sanlre. Plin. aliqaem deamdre. 
Plaat. Laber. com. deperlre 
amore aliaiias. Liv. deperlre 



AIM 

in aliqao ou in aliquâ. Cart. 
deperlre aliqaam. Pla^it. Ter. 
Catall. Lact. deperlre aliqaam 
misère. Plaat. mori alicujos 
amore. Prop. >I1, It, 2>. Aimer 
éperdûment (absol.), amorepe- 
rire. \ irg.Prop. Aimer (absol.). 
Amàre, absol. Plaat. Ter. Cic. 
Sali. etc. 1 (Par oxt.). Aimer 
une chose, s'y plaire, la trouver 
agréable. Amàre, tr Cic. etc. 
(e"x. : amàre virtatem. Cic. ne 
nimis amemus vitam et ne 
nimis odcrimus. Sen. ipse 
amabat litteras. Cic. divitias 
amâre. Cic. et aussi dans les 
constr. suiv., ex. : montes 
amat cedras. Plin. [.XVl, 18, 
73]. lens amat solam tenue ma- 
gis qaam pingae. Plin. [XVllI, 
12, la3]. siccitatcm ex omnibus 
qaœ seruntar maxime amat. 
Plin. [XVIU, 15, 138]. amant 
solam sabactum, pingae. Pall. 
[11, Ul. id [legamen\ exilem 
amat tcrram. Col. [II, 10. 3] ; 
par opp. on emploie odisse, 
" ne pas aimer •. Plin. |XIX, 
5, 09; XVIII, lii, 135]); quse- 
rére, tr. (en pari, des plantes 
ciui aiment tel ou toi terrain, 
ex. : Varr. [R. 1!., I, 23, U]); 
appetère, tr. Sali. Saet. (ex. : 
app. ma.xamë adalescentmm 
ftmiliaritates. Sali, artes sceni- 
cas stadiosissimê. Saet. ama- 
rinres cibo.f [- las mots un peu 
amers •]. Vopisc. caseam baba- 
lam mana pressam maxime. 
Saet.); expetère, tr. Cic. (ex. : 
vita expetitar [» on aime la 
vie .]. Cic.1; delectàri, pass. 
Cic. Hor. etc. (ex. : qaibas 
[jumentis] maxime Galli de- 
lectantar. des. delectàri im- 
perio. Cœs. carminibas. Hor. 
comcedià vetere. Saet. bestia- 
riis. Saet. poetis. Saet. delec- 
tàri aliqaà re. Cic. eo valde 
delector. Cic. ut ne criminibas 
aut infercndis delectetar aat 
credat oblaiis [« il no faut pas 
qu'un ami aime à nous accuser 
ou à croire qui nous accuse >]. 
Cic. [am., 1», 65] tnHco, hor- 
deo delectàri. Col.silvestri loco 
delectàri [en pari, d'animaux]. 
Plin.); gaudére, intr. Virg. 
Liv. (ex. : gaudére equo. Virg. 
gaudére ingenio sue. Liv. et 
surt. dans les constr. suiv. : 
pinoui arfO maxime gaudcnt 
\ Aminée vites]. Col. [111,2,16]. 
hamore omnia hortensia gaa- 
dent. Plin.); ImtàTi, pass. Cic. 
Col. Plin. etc. (ex. : aliquâ re 
la^tàri. Cic. et danscort. constr. 
partie. : assiduo tepore lœtâri 
[en pari, de plantes]. Col.). Si 
quelqu'un aime ces objets, si 
ouem ista délectant. Cic). Si 
tu n'aimes ni les contes ni los 
apologues, si nec (abellœ te 
iavant nec fabalx. Phsedr. 
(IV, ■?, 25). Ils vous diront que 
c'est ce qu'ils aiment, Ha se 
dicent javàri. Cic. (Jugurtha) 
aimait cette vie dure, duritiam 



AIM 

vohiptati habebat. Sali. (cf. 
Jug., 100 e.\-t.). Les Germains 
n'aiment pas beaucoup l'agri- 
culture, Germani agricultanr 
non stadcnt. Ca'S. (Que) tous 
les hommes aiment naturel- 
lement la liberté, omnes do- 
mines naturà libertati studêrc. 
C.TS. (Que) presque tous les 
Gaulois aiment les changements 
politiques, omnes fere Gallos 
novis rébus stadère. Cses. (B. 
G., 111, 10, 3; cf., IV. 5, 1). 
Aimer avec passion ce que l'on 
possède , magno amore saa* 
possessiônes amplecti. Cic. — 
l'art avec passion, artem am- 
plecti. Cic. — lo plaisir, volup- 
tatem amplexàri. Cic. — le re- 
pos, otiam ample.xâri. Cic. — 
les biens de la fortune, fortunas 
munera amplexàri. Plin. — 
l'argent, Aatenrfi capidum esse. 
Cic. Sali. Qui aime l'argent, 
avaras. Ter. Varr. Cic. capi- 
das pecanise. Cic. Qui aime la 
gloire, le pouvoir, cupidus glo- 
pia?. Val.-Aïa.v. imperii. Cses. 
Qui aime les changements po- 
litiques, cupidus rerum no- 
varam. Caes. novarum rerum. 
Cic. (Gons) qui aiment la chi- 
cane, cupidi litium. Hor. Plût 
aux dieux que nous eussions 
moins aimé la vie, utinam mi- 
nas vitx cupidi fuissem.us l 
Cic. (Gons) qui aiment mieux 
la contradiction que la vérité, 
contentionis cupidiores ^uam 
veritatis. Cic. Il aimait si pou 
l'argent que..., tantam aberat 
a cùpiditate pecaniœ, ut... Nep. 
Aimerardemmentqqch., ardêra 
cupiditate alicujus rei. Cic.in- 
flammâri alicajas rei cupidi,- 
tate. Cic. — ardemment l'é- 
tude, flagrâre cupiditate dis- 
cendi. Sen. Aimer à l'excès 
qqch., indulgêre alicui rei. Cic. 
Nep. Virg. Liv. \\ Aimer à (faire 
qqch.), Solère [pr. • avoir l'ha- 
bitude do faire qqch. «], intr. 
Cic. etc. (l'emploi do amàre en 
pareil cas est incorrect et ne se 
rencontre que chez les poétos ou 
chez les écrivains qui les imi- 
tent). Apres le repas de midi 
il aimait à faire la siesto, post 
ciham meridianum paulum con- 
quiescère S'jlcbat ou paulum 
conqaiescebat (l'imparf. suffit la 
plupart du temps à exprimer 
l'idée). On peut aussi employer 
certains verbes fréquentatifs, 
comme : dictitare <■ aimer à 
dire ••,fac<j<âre,' aimer à faire-,, 
lectitare, • aimer à lire ., os- 
tentâre, • aimer à montrer, à se 
parer de •, otc. Qui aime à 
disputer, perpugnax, adj. Cic. 
(de or., I, 20, 93). Voy. aussi 
PORTÉ A... On aimo à dire et 
l'on dit communément que... 
dicta quidem est proclive, ita- 
quc vulgo loqauntur (avec une 
Prop. Inf.). Cic. (de off. I. 20 
init.). Il Aimer à, c.-d-d. prendra 
plaisir à (faire qqch.). Juvaf 



me ou (abs.) juvat, impors. 
Cic. etc. (ex. : javat me ita 
parère. Cic. forsan et hxc olim 
mcminisae javabit, Virg.). Il 
aimait à s'abgantor d'Athènes, 
aberat Athenis libenter. Nep. Il 
Himait à citer le mot de Cuton, 
libenter ulebaturverbo Catonis. 
Cic. — beaucoup à l'entondte, U- 
bentissimë eum audire. Sen. 
(op., 30, 9). — à jouer, lusa 
delectûri. Cic. — à lire, lec- 
tione delectûri. Cic. Voy. plaisir. 
Il (Arch.) Aimer do, pour aimer 
à... Voy. ci-dessus. || Aimer 
mieu.\. Malle, tr. Cic. Tac. 
etc. (o.\. : m. leges. 'l'ac. ho- 
mines malant cvempla quam 
verba. Lact. avoc l'inf. multo 
stare malo. Cic. servîre qaam 
pugnâre mavult. Cic. qaibas 
[civibus] suivis atqixe incota- 
tnibiis rem obtinëre malebat. 
des. capi ergo mavultis ab 
avarissimo.. . hoste. I.iv. avec 
une Prop. Inf. malo me vinci 
qaam vincëre [• être vaincu 
que victorieu.\ «J. Cic. qui se 
bene mori qaam turpiter vi- 
vëre matait. Liv. avec le Subj . 
mallem... cognoscerem. Cic. 
malo popahis Romanas mor- 
luam. Ciceronem qaam vivam 
desideret. Sen. rli. [tour rare]) . 
Voy. PRÉFÉRER. Il Ne pas aimer. 
Odisse, tr. Cic. (ex. : odi cele- 
hritaten\ [- je n'aime pas la 
l'oulo '] Cic. qaosdam minas 
aat magis [• plus ou moins •] 
osos [s.-ent. esse] veritatem. 
Çen.); fastidire, tr. //or. etc. 
(ex. : faslidire olas. //or. ali- 
qaiim. Vell. Cart. mores Ma- 
ccdonam. Cart.). Qui n'aima 
pas, inimicus, a, um, adj. 
Cic. (ox. : inimicas alicai. Cic. 
inim. cenis samptaosis. Cic). 

aine, s. f. Partie du corps entre 
le bas- ventre ot les cuisses, /n- 
gaen, ïnis, n. Cic. Virg. Cels. 

aiué, ée, adj. Qui est né avant 
un autre enfant. Major nata 
^s'il s'agit de i'ainé do deux en- 
i'ants) etn\aximiis nata (s'il s'a- 
git de l'aîné de plusieurs on- 
l'ants). Cic. etc. Conmo il était 
l'aine, cum is anteiret œtate. 
Cic. Il (Absol.) L'aîné, c.-à-d. le 
premier né de la famille, primo 
genitas. Lact. Pall. etc. (mot qui 
appartient surtout à la latinité 
ecclésiast. et qui doit être rem- 
placé par) major ou par maxi- 
mas (selon los cas). Cic. Liv. 
L'aîné des Nérons, major Ne- 
ronam. Hor. Gélon, l'aine de la 
famille, Gelo maximas stirpis. 
Liv. 1 (Par ext. fig.) Personne 
plus âgée qu'une autre. Major, 
oris, adj. Cic. Sen. Lact. Cyrus 
l'aîné, Cyras major. Lact. Nos 
aînés, m.ajores natu. Nep. ou 
<abs.) majores. Cic. L'époque où 
vivaient nos aînés, saperioram 
setas. Cic. 

aînesse, s. f. Qualité da celui 
qui est l'aîné. Primas nascendi 
iocu» (Georges). Droit d'aînesse, 



AIN 

jas filii majoris ou (suivant les 
cas) ma.vimi ou principattis 
œtatis ou primatus majoris 
{ma.vimi). Aug. (Civ. Dei, XVI, 
y?) ou enfin privilegiam mtatis. 
Justin. Cf. /Im6r. (in ps. 118 
serm. 13, 15). 

ainsi, adv. Uo cetto façon. Ita, 
adv. Ter. Cic. etc. (ex. : (yuoci 
cam, itasft. Cic. qaod si ita est. 
Cic. omnia ita sunt, Cic. ut ita 
dicam. Suet. et hercle ita fecit. 
Cic. est ita. Cic non est ita. 
Cic. factum est ita. Cic. pour 
introduire un exemple : ita, si 
de re militari diccndum huic 
erit Salpicio. Cic. [de or., I, G6J. 
dans les conclusions : si igitar 
non sunt, nihil passant esse : 
ita [' ainsi, c.-à-d. p.ir consé- 
quent •] ne miseri quidem.Cic); 
sic, adv. Cic. etc. (ox. : illa, 
quœ aliis sic, aliis secus... vi- 
dentur. Cic. illa civitas popu- 
laris {sic enim appellant) in 
qaà in populo sunt omnia. Cic. 
sic ingressas est [•■ se mit à... ••] 
loqai Scipio. Cic. verborum or- 
dinem immata, fac sic : etc. 
gui volaptatem sic de^iniant... 
Cic. mihi vero sic placet. Cic. 
sic plane judico. Cic.) Comme 
on avait combattu ainsi, hoc 
cam esset modo pagnatum. 
des. La flotte ayant été ainsi 
équipée, tali modo instractâ 
classe. Cses. Ayant parlé ainsi ou 
à peu près ainsi, ad hune mo- 
dum locuti.{p\.}. Cses. Les légions 
ayant été ainsi réparties, ad 
kanc modam distributis legio- 
nibus. Cxs. || Ainsi donc, igitur. 
Cic. ergo. Cic. proinde. Cic. etc. 
qqf. denique. Cic. || Par ainsi 
(arch.), c.-à-d. ainsi (pour con- 
clure), sic. Cic. ita. Cic. Ainsi 
soi t-i 1 ! Quorf utinam ! Fiat ! Sen. 
Il (Arch.). Comme ainsi soit que 
ou (par ellipse) ainsi soit que, 
qu'ainsi soit, c.-d-t/. étant donné 
que cela est, qaod cum, ita sit. 
Cic. Qu'ainsi ne soit, c.-à-d. 
comme il n'est pas douteux que 
cola ne soit, sed profecto cum. 
ita se res habeant. ^ Do mémo 
façon. Ita, adv. Cic. etc. (dans 
los conipar., ox. : ut enim ma- 
gistralibus leges, ita populo 
pnesunt magistratus. Cic. ut... 
ita... [• de même que... ain- 
si... ']. Cic.'-; sic, adv. Cic. 
etc. (dans los compar., ex. : ut 
[«. demêmequoi]errare/30fuis(i, 
sic [' ainsi '] decipi te non po- 
taisse qais non \idet ? Cic. ut 
naturam faatriceni habuerat in 
iribuendis animi virtutibus, sic 
niale^cam nactas est in corpore 
fingendo. Nep.). || De la même 
façon que. Ita, adv. Plaat. 
Cic. etc. (ex. : non ita anio, ut 
sani soient homines. Plaut. 
aperte ita, ut res sehabet, nar- 
rùre. Ter.); sic, adv. Cic. etc. 
(ox. : sic suscipias, at si esset... 
Cic). Il (Arch.)Comme. Sic, adv. 
Cic. etc. (ex. ; Atticam sic amo, 
at alteram fratrem. Cic.) ; Ha 



AIR 



101 



adv. Cic. Suet. {ex. : ita ut erat 
vulncratus [• ainsi blessé qu'il 
était .1. Curt. ita ut erat, in, 
veste domesticâ, imperator est 
consalutatus. Suet.) ; sicut, 
adv. Ov. Curt. Suet. (ox. : sicu< 
eram, fugio. Ov. sicut erat to- 
galus [• ainsi qu'il était, c.-à-d. 
avec sa toge ■>]. Suet.). Voy. 
CO.MME. 1 Eu mémo temps que 
(arch.) Simal ac, simul atquc. 
Cses. Cic. Ainsi qu'il s'enfuit, 
simul ac profugit. Cic. 
air, s. m. Gaz respirablo, enve- 
loppe de la terre. Aer, aeris 
(Ace. classique touj. aéra), m. 
Cic. etc. (ex. : sestatis mira 
clementia : tcmper aer spirita 
aliquo movetur; freqaentias 
tamen [ora Tascorum] ai'ras 
quam ventos habet. Plin. j. 
[ep., V, 6, 5]. aer parus et te- 
nais. Cic.crassus. Cic. sinceras. 
Sen. temperatus. Cic. salubris. 
Plin. j. aer pestilens. Vitr. aer 
calore et frigore temperatus 
[• ni froid ni chaud ■•]. Sen. 
aeris crassitado [•■ lourdeur de 
l'air ']. Cic. extenuatus aer 
[« air subtil ••]. Cic. aer siccus, 
humidas. Cic. aer (ertur levi- 
tate sublime. Cic. animantes 
aatem aspiratione aeris susti- 
nentur [« c'est l'air qu'ils res- 
pirent qui fait vivre les ani- 
maux ij. Cic. [de nat. deor., 
II, 23, 83], en général la mot 
aer ne doit être employé que 
pour désigner un des quatre 
éléments; quand il s'agit de la 
qualité de l'air, il faut sa ser- 
vir do cselam; voy. ci-dessous. 
aliquid aeri exponëre. Col. 
aerem immittëre. Vitr. aéra (in- 
dére. Plin. ipse vero aer, qui 
naturâ est maxime frigidas, 
minime est e.rpers coloris. Cic); 
spiritus, ùs [« air en mouve- 
ment, pr. le principe qui m'^t 
en mouvement les molécules de 
l'aire] m. Cic. etc. (ex. : spiri- 
tum a vento modo séparât; 
vehementior enim ventas spiri- 
tus est, invicem spiritas 
leniter (luens aér. Sen. [nat. 
quœst., V, 13, U]. e.v eodem 
cselo spiritam trahëre [' res- 
pirer le même air ']. Cic. spi- 
ritus cœli. Cic. quid tam est 
commune quam spiritus vivis ? 
Cic. noxius cœli spiritas. Paii.); 
ventus, i (• air en mouve- 
ment ', • air vif •), m. Trag. 
(ragm. Sen. Col. Plin. (ex. ■ 
ne ventas lucernam interimat. 
Trag. inc. /r. ibi on\nes silent 
venti. [• tous les souffles de 
l'air •) Plin. j. silens a ventis 
dies [• journée où il n'y a pas 
d'air •]. Col. mihi condoluit 
caput de vento [• le grand air 
m'a fait mal à la tête •]. Cic. 
prov. vento vivëre [- vivre de 
l'air du temps ■•].Cod. Justin. 
[V, 20, 21); aura, se (» air en 
mouvement ' léger souffle), f. 
des. Lucr. Virg. Liv. Cels. etc. 
(ex. : auT-a (luminie. Liv. aura 



102 



AIR 



matutinn \'itr. au plur. : [• air 
re$pirable, vital •], ox. : auras 
vitales sascipërc. Lucr. carpëre. 
V'irg. au sine., mèma &ens : 
haurire auram communem . 
Qaint.); Oatus, ÙS (• air on 
■nouvemant •), m. Cic. Sen. 
(ex. : flatas anteiucaims [< l'air 
du matia •]. Sen.); &fûatus, ÙS 
(• air en mouvemont >), ui. 
Plin. (ex. : al'fl. montium [• air 
qui vient du-s montagnes •]. 
Plin. af(liias maris ou man- 
timas [• l'air qui souffle de la 
mer. •]. Plin. cavëre, ne quo 
(rigore a((lataqae [• un coup 
d'air i] Ixdatjr seger. Cels. ab 
affiata omni protegëre aliquid 
[• mettre qqcb. à l'abri do 
l'air •]. Plin.); anima, se 
(. air [opposé à ijnis] considéré 
comme un desquacre éléments^;, 
f. Cic. Virg. etc. (presque aussi 
souvent employé on ce S'îns quo 
aer); csslum, i {pr. ■■ l'atmos- 
phère > comprenant à la fois 
aer et asther), n. Cic. Sali. etc. 
(os.: caelum nocte atqae nubibus 
obscvuratam . Sali, malta ina- 
sitata partim e csslo, partim 
e terra oriebantar. Cic. cmlum 
discedii . Cic. cselam fnditur 
velat magno hiatu. Liv. eodem 
cselo (rui [• respirer le mémo 
air "]. Cic. Sen. alicai rei cœZum 
aperire [« mettra qqch. on con- 
tact avec l'air .] Col. Plin. 
caslam liber am ou apcrtam et li- 
beram [• le plein air, l'air 
libre ■]. Cic. sub cselo [• eu 
plein aij' ■>]. Ps. Quint, potcstne 
tibi liSsc lax aat hajas cœli spi- 
ritus esse jucundas ? Cic. alium 
domi esse cœli haastam [- tout 
dilTérent est l'air qu'on res- 
pire... ']. Cart. (V, 5, 19]. ca?/i 
tem/)erics['.air- synon. de • cli- 
mat •]. Plin. intempéries cxli 
[• intempéries do l'air ■>]. Liv. 
gravitas hujus cœli [- l'air mal- 
sain qu'on y respire ■■]. Cic. ex- \ 
lam bonum. Plin. salubre[>.hon \ 
air ", • air sain »]. Cic. sere- ! 
nitas cœli [•■ air serein, sérénité I 
de l'air •]. Sen. cœlam tenue 
purumque et propterea salubre i 
[• air léger et pur, très sain par I 
conséquent •]. Cic. cœlam pin- \ 
gae et concretum, U air épais et 
lourd •]. Cic. cœlam palustre | 
(• ail empoisonné par des j 
miasmes paludéens •]. Liv. I 
cœlam pestilens [• air empesté ', 
• mauvais air ■]. Sen. cœlam 
mitissimum.. Liv. humidum , 
siccum. Cels. frigidum, calidam 
Cels. grave. Sen. Suet. cœli 
mutatio [<- changement d'air :>] 
aussi fréq. que 2oci matatio, cf. \ 
Cic. (ad fam., VII, i6, 1]). Air 
chaud, vapor, ôris, m. Cic. Sen. I 
etc. Formé d'air, animalis, e, | 
adj. Cic. (labilis, e, adj. Cic. 
(Tusc., I, s7, GO). Mû par l'air, , 
à air, spiritalis, e, adj. Vitr. 
Exposé à l'air, perflabilis, e, 
adj. Cic. Solin. hall. Apul. Ex- 
posé au grand air, sitbdialis, e, ! 



adj. Plin. Exposition à 1" — , 
ventilatio, unis, t. Plin. i.XXllI, 
10). Secouer au grand air, ven- 
(if<5r<», tr. Ov. Prop. Quint. Ex- 

Çoser à 1' — , lentilùre (oleos. 
'arr. lànam. Col. ceram sub 
divo. Plin.). En plein air, au 
grand air, sab dio. Col. (Xll, 
là, 1) et à l'épofjue class. sub 
divo. Cic. Ncp. l irg. sab Joie. 
Cic. Uor. Qui fend l'air, volu- 
cer, cris,cre, adj. Cic. Virg. 
Donner de l'air à qqn(réventor), 
ventalum alicai (acéré. Plaut. 
Ter. jeun., 595). Donner de l'air 
à un arbre, cœlam aperire ar- 
bori. Col. arborem collucâre 
[' l'élaguer =]. Coi. Donner do 
1' — aux racines, dàre spira- 
mentam radicibus. Plin. (XII, 
3, [7j) . Changer, renouveler 
l'air. Voy. aérer. {| L'air, c -à- 
d. les hautes régions de l'atmos- 
phère. ./Stber, èris (Ace. class. 
œtliera), m. Lucr. Cic. Sen. 
(ex. : ab œthere lucidissimo aer 
in terram usqae diffasus est. 
Sen. [nat. quaest., II, 10, 1] ; 
sublime, is, n. Plin. (ex. : per 
sublime volantes. Plin.). \\ Dans 
l'air oa à travers l'air, per 
inane ou per inania. Cic. Virg. 
Il (Locut. div.). En l'air, sarsum, 
adv.P/aa<. Cic. sublime (avec 
mouv.), adv. Cic. inaltum 'avec 
mouv.j. Cic. Qui est en 1 air, 
sablimis, e, adj. Virg. Liv. Il 
s'éleva dans les airs, sublimis 
abiit. Liv. En\avir qqn en l'air, 
sablimemaliqaemrapëre. Plaut. 
Ter. Virg. arripëre. Ter. Lover 
qqn en l'air, aliqaem in su- 
blime extollére. Aact. b. Afr. 
Le son s'élève en l'air, sonus 
sublime (adv.) fertur. Cic. Em- 
porté en l'air, sublime elatus. 
Liv. R garder en l'air, saspi- 
cère in cœlam. Cic. Elevé en 
l'air, editus in altam. Cic. 
Sen. Tac. Etre lance en 
l'air, in altam exprimi. Sen. 
sarsum in cœlum comspicëre 
[iron., comme nous disons : 
• bayer aux corneilles »]. Plaut. 
S'envoler au haut des airs, 
pennis sublime ferri. Cic. Ele- 
ver on l'air, efferre. Liv. tollêre. 
Cic. Liv. Dresser en l'air, cri- 
tère, tr. Cœs. Cic. Agiter son 
épéo en l'air, ventilùre arma. 
Atari, oa abs. ventilâre. Sen. 
rh. Sen. Contes on l'air I Sonv- 
nia I Plaut. Ter. etc. Des soup- 
çons en l'air, vana suspicio. 
Lie. Paroles en l'air, inania 
verba. Cic. Us faisaient des 
promesses en 1' — , vana quœ- 
dam pollicebantur. Cic. Tous 
ces roprochis n'étaient pas en 
r — , ncc tota ex vano crimi- 
natio erat. Liv. Ce no sera que 
des recommandations en l'air, 
abibunt in vanum monentium 
verba. Sen Sur quoique parole 
en l'air, sermone aliqao arrep- 
to. Cic. (ad. Att., VU, 13). 
Sen. Disputes en 1' — , inanes 
contentionei. Cic. Un coros 



AIR 

d'armée en 1'— (c.-d-rf. isolé, 
sans soutien), exercitas para 
relegata a ceferis miUtibus 
Cœs. (B. G., y, »\ 3). Vous bâ- 
tissez on l'air, tanquam in 
arjuà ponitis (prov.). Cic. Ce 
n est pas de ma part une affir- 
mation en r — , non temere hoc 
confirma. Cic. Etre en 1'—, 
c.-a-d. s'agiter beaucoup, con 
fusément, vehementer commo- 
vêri. Cic. excitâri ou concitàri . 

Cic. Une assemblée on 1" , 

contio ventilata Cic. (p. Flacc. 
23 5i). Mettre en 1'— ^ excità- 
re, concitâre, commovère. Cic. 
omnia confundére. Cic. omnij 
pertarbiire ac miscëre. Cic. 
Donner air à qqch. c.-d-d. 
donner libre cours à qq. chos) 
(arch.), viam aperire alicai rei. 
Cic. Prendre 1' — c.-à-d. sa 
promener ou s'en aller, aper- 
tum petëre. Sen. Se donner do 
l'air, même sens (famil.), même 
traduction. Prendre l'air du 
feu, c.-à-d. s'approcher quel- 
ques instants du feu, paula- 
lum accedère ad ignem. Ter. 
Prendra 1'— do la fièvre, in 
febrim incidëre. Cic. || (Au (Ig.) 
Influeuco do l'entourage. L'air 
de cour est contagieux, contac- 
tas aulicorum vulgat morbos 
(dapr. Liv.). L'air que la cour 
respirait n'était que de guerre, 
aulici nihil prœter bellum spi- 
rabant (poèt.). Prendre l'air du 
bureau (prov.), rem totam ex- 
plorâre. 1 Manière d'ètro appa- 
rente (voy. DEHons). Species, 
ei, f. CiC. etc. (ex.: speciem 
boni vin prœ se ferre [• se 
donner l'air d'un bravo hom- 
me "1. Cic. prœbêre speciem 
liorribilem [ • avoir l'air 
affreux .]. Cœs. speciem ri- 
denlis prœbêre [' prendra un 
air riant »]. Liv. speciem utili- 
tatis habëre [• avoir l'air uti- 
le ■>]. Cic. saavissima oris spe- 
cies [■■ beaucoupde douceurdans 
l'air d'un visage ••]. A'ep. spe- 
ciem ostendëre in obsidione per- 
severantis (« se donner l'air do 
vouloir continuer obstinément le 
siège ']. Liv.);babitus, ûs, m. 
Cic. etc. (ex.: Iiabitus haad in- 
decoras ["air noble, imposant»]. 
Carf. assez rare en ce sens}; viii- 
tus, Ûs, m. Cic. Plin. etc. (ex.: 
vultus msestus [«air affligé •]. 
Virg. hilaris atqae Iretus [« air 
j'.yeux, épanoui ■•]. Ctc. exstitis- 
ti nuper vultu severo [■ tu as 
pris un air sévère »). Cic. quan- 
tum e vultu ejas intellego [« si 
j'en jugeison air ■•]. Cic. addac- 
tas vultus [t air rofrogné •]. 
.Suef.au plur. vultus ficti simu- 
latique['' un air de dissimula- 
tion ']. Cic); vulticulus, i 
(mot plaisant), m. Cic. (ex.: non 
te Bruti nostri vulticulus [• l'air 
grave ••] ab ista orationedeter- 
re<?tic. [ad. AU., XIV, 20, 5) 
forma, œ, f. Ter. etc. (ex.: erat 
forma i.rœter ceteras honettà 



AIR 



AIR 



AÏS 



103 



et liberali [- oUa avait l'air 
plus lioniiGto ot plus distinguuo 
que lo3 autres ■>]. Ter.); frons, 
frontis, f. Cic. oto. (as.: verissi- 
mâ fronte [•■ d'un air tout à 
fait sinci"iro ■.] aliqaid dicëre. 
Clc. hxc ipsa l'ero et valta, at 
pato, beltissimâ [« j'ai l'air do 
praudro très bion los clioôes... '] 
sed angor intimis sensihiis. 
Cic. tabella, qaœ (rontcs 
aperit, mentes teyit [» bul- 
letin do vote, qui pcruiot de 
prendre un air ouvert tout 
on cachant le socrot do sa pen- 
séû.]. Cic. [p. Plauc, 6, 16]). 
Air imposant, dignitas, àtis, 
f. Cic. Uidnt. (u.x.: formis aliis 
dîgnitatcm ess'', aiiis venasta- 
iem. Cic. dignitas oris. Plin.). 
Air offrouté, os darum. Cic. 
Air fior, sapercilinm, li, n. Cic. 
Val. -Max. Sen. L'air lier dos 
Campaiiions, Campanam sa- 
percilinm. Cic. Ceux qui par 
leur air lior l'ont prendre on 
haine leurs bienfaits, qai be- 
nepàa... sapercilio in odiam 
addacunt. Sen. Air sombre, su- 
perciliam, ii, n. Cic. Val.- 
Max. Sen. rh. L'air sombre da 
Caton, triste siipcrciIiam,Cato- 
nis. Mart. L'air sombre d'un 
censeur, censoritifn5uy)crci/iam. 
Sen. rh. Ténébrousos débauches 
qu'il dissimulait sous un air 
de rigorisme et d'austérité, U- 
bidines illse tenebricosœ, qaas 
fronte et siipercilio... contege- 
bat. Cic. (prov. cons., h, 8). 
D'un airaimable, oomiier, adv. 
Cic. D'un air de dédain, fasti- 
diosë, adv. Cic. Petr. Parler des 
Romains d'un air méprisant, 
contemptin\ loqaide Romanis. 
Liv. Ecouter d'un air de dé- 
dain les menaces du tribun, 
contemptim aadire Tninas tri- 
banicias. Liv. Prendre un air 
arrogant pour dire qqch., arro- 
ganter diacre aliqaid. Cic. Par- 
ler contre qqn eu prenant un 
air hautain et dédaigneux, sa- 
perbâ qasedam et conter.ijjtim 
in aliqaem dicëre. Liv. 11 est 
venu à moi d'un air très obli- 
geant, o^ficlosissime venit ad 
me. Plin. j. Un liquida qui a 
l'air de lait, hamor qaidam, 
qui est lacti similis. Lact. Qui 
a tout à t'ait l'air d'uu dieu, 
simillimas deo. Cic. Avoir l'air. 
Voy. PARAITRE. Avoir bion 
l'air de..., prseferre, tr. Cic. 
etc. (ex.: pr. avaritiam [« avoir 
bien l'air d'un avare •■]. Cic. 
modestiam. Tac). Se donner 
l'air de..., simulâre, tr. Cic. 
etc. (ex.: simulât se a'grotàre 
[• il sa donne las airs d'un 
malade ■■]. Cic. simulavit se 
(arëre [' il se donna l'air d'un 
fou ■>]. Cic. simulâre mortem 
[■. se donner l'air d'un mort ■■] 
fer. Cic). Prendre un air do 
tristesse, valtam ad tristitiam 
addacëre Cic. Peut-être no 
prands-tu un air menaçant que 



pour... et lortassis eà re niina- 
citcr agis, ut... (Sul)j.). Cic. 
S3 donner l'air noble, agére 
noliilem. Cxi. ap. Cic. Prendre 
les airs d'un père de familh, 
agëre p j.lrenx(amilias . Sen. Se 
donner de grands airs, magni- 
(icé jactâre se. Cornif. rli. se 
efferre magniÇicê. Ter. ma- 
gnifies incedére. Liv. Affecter 
dî grands airs, fastidire. 
Plaat. (Cure, 613; most. 835). 
Cic. Phœdr. Qui affecte de 
grands airs, fastidiosiis. Plaat. 
Cùrnif. rli. Plin.j. Affectant do 
grands airs avec ses égaux, in 
œqaos et parjs (astidiosas. 
Cornif. rh. \\ Le bel air, c- 
à-d. les manières du beau mon- 
de, urbstnitas, atis, f. Cic. 
(ex.: addo arbanitatem, qaaiest 
virtas.Cic [ad fara., III, 7, 5]). 
Le bon air, urbanitas, atis, f. 
Cic. hamanitas, âtis, f. Cic. Le 
mauvais air, riisticitas, âtis, f. 
Cic. inkamanitas, f. Cic. ^ Mé- 
lodie l'ai ta pour recevoir dos paro- 
les. Afodi, ortrm, m. pi. Cic. /,ii-. 
(ex.: ll,:biUbas nxodis concinëre. 
Cic.''; niimeri, oram, m. pi. 
Virg. (ex. numéros memini, si 
verba tenerem. T'iri;.); canti- 
lena, se, f. Cic. etc. (i'eraploio 
surtout iron. quand « air= est 
syn. do ■. refrain ■>, ex. : canti- 
lenam eandem canis. Ter. 
[Phorm..'i93]. !jt crebro mihi in- 
susarret cantilenam saam. 
Cic. totam istam cantilenam 
e.x hoc pendëre, at... Brut. ap. 
Cic). Il Mélodie jouée sur un 
instrument. Modi, orum, m. 
pi. Cic. Liv. etc. (ex.: saltâre 
ad tibicinis modoa [« sur un 
air de flûte =.]). 

airain (lat. œram.en. Commod. 
Anthim.), s. m. Métal composé 
d'un alliage de cuivre et 
d'rtain...<^s, œris, n. Cic. Ilor. 
Plin. (ex.: a's conl^àre et tem- 
perâre. Plin. a's fandère. Plin. 
aliqaem, ex œre fandëre ou da- 
cëre ou facëre [^- couler qqn en 
airain, en bronze ^J. Plin. pe- 
destris e.x œre statua. Cic voy. 
dronze). D'airain, ahenaas ou 
aeneas, a, um, adj. Cic. lior. 
Liv. aliénas ou aenas, a, uni, 
adj. Lacr. Virg. (mot poét.). 
œreas, a, um, adj. Varr. Liv. 
Plin. Il (Par ext.) Objet fabri- 
qué avec l'airain, ^^s, eeris, n. 
Cic. Ov. Liv. etc. (ex.: œris cré- 
pitas [' le bruit de l'airain ■>]. 
Liv. e/as aira rcfigëre [pr. 
« descoller sas tables d'airain ■•, 
c-à-d. abolir les lois da qqn]. 
Cic. legum, sera liqacfacta sant. 
Cic sera legam §,gëre. Tac. œs 
(igëre [' afficher une table d'ai- 
rain ' c-d-d. une loi]. Ov. 
Plin. /.). Il (Fig.) Substance 
dura comme l'airain. Ferrum, 
i, n.Ov. 'ex.: in pectore fer- 
rum gerit. Ov.). II (Par oxt. fig.) 
L'âge d'airain, akenea ou serea 
a-tas. Ou. Le siècle d' — , même 
tradaclion. 



aire, 3. f. Surfaco plann otbian 
unie sur laquelle on bat !o blé. 
Area., se, f. Varr. Cic Virg. 
(très usité à toutos les périodes 
de la lar.guo); solum, i, n. 
Col. loK.;sulam terrcnamcons- 
ternëre (■• battre une aire ■•]. 
Coi.). Il Surfaco aplanie sur 
laquelle on élève une construc- 
tion. Area, so, f. Cic. Liv. 
Vitr. (ex. : donxum dirai jassil 
at monam':nto area esset op- 
pressas nefarice spei. Liv.). || 
(Par ext.) Nid do grands oiseaux 
de proie. Area, œ, f. Plant. 
(asin., 21ij; 219); nidus, i, m. 
Cic. Plin. (ex.: nidas aquilce. 
Plin. cabilia sibi nidosque 
constraSre. Cic). Faire son — , 
voy. AiRER. Il Petit bassin d'un 
marais salant. Area, SB, f. 
Vitr. (ex.: arex salinaram. 
Vitr. [VIII, 3, lOJ). Il (Géom.) . 
Surface que limitent les lignes 
d'une figure plane. Area, as, 
r. Qaini. (I, lU, 1.3). Gell. (1, 50, 
init.). 

airelle, s. f. Voy. myrtille. 

airer, v. intr. Faire son aire ou 
son nid (en p.arl. des grands 
oisîaux de proie). Nldi§,càre, 
intr. Col. Plin. Lact. nidamfa- 
cëre. Ov. effmgëre et constituë- 
r.y nidum. Cic. 

ais, s. m. Plancha. Axis, is, 
m. Cœs. ntr. Col. Plin. {a^L.-.axes 
œscalini, quarcei. Vitr. stabula 
roboreis axibus constrata. Col. 
supra ea tigna transversas 
trabes inpcëre easqae axibus 
religâre. Cœs. axibus ligneis 
leges incidëre [<■ graver ■>]. Gell.'j. 
Voy. PLANCHE (le mot axis dé- 
signant surtout des planches à 
l'état brut). 

aisance, s. f. Commodité rosul- 
lant do la jouissance de certai- 
nes choses (arch.). Opportunitas, 
âtis, f. Cic Jet. Lieux d'aisan- 
ces ou {abs.) aisance, (arch.). 
Voy. LATRINES. ^ Manière d'être 
de celui qui se s^nt à l'aisa. 
Facilitas, atis, f. Cic Quint. 
(ex.: facilitas oris [•■ aisance da 
parole -]. Qnint. facilitas 
[absol.]. Sen. asseqai firmarn 
facilitatem [- acquérir pour 
toujours une grande aisance da 
parole i]. Quint.). Avec aisan- 
ce, celerilcr, adv. Cic expeditê, 
adv. Cic. Quint. Plin. j. Style 
qui court avec aisance, expedi- 
ta et facile carrens oratio. Cic._ 
expedita et profluens dicendi 
celeritas. Cic (Orateur)_ qui 
s'exprime avec — , ficilis et 
expeditas ad dicendam. Cic. 
solutas atque expeditus ad di- 
cendam. Cic. Parinr avec —, 
commode verba facëre. Nep. 
(Them., 10, li. Parlant la grec 
avec — ^sermone Gra:copromp- 
tus et ficilis. Suet. Trouvant 
les idées avec — , facilis in in- 
vention,:. Quint, facilis in ex- 
cogitxndo. Quint. Qui a de 1' — , 
solutas, a an, p. adj. Cic. cf. 
solutas in exolicandis senten- 



lOli 



Aïs 



xiis [• pour développer ses pen- 
sées •]. Cic. omnium oratorum 
solatissimus in dicendo. Cic. 
Aisaiico dans les mouvements, 
mobilitas, atis, f. Cic. commo- 
diias corporis. Cic. — dans les 
manières, moram simplicitas. 
Cic. 1 Situation do fortune qui 
met qqn à son aise. Copia, se. 
t. Cic. au plur. (ex.: copia* rci 
familiaris ou abs. copiai. Cic. 
qaotidianis samptibas copiée 
sappetunt [• son aisance lui 
permet ces dépenses journaliè- 
res •]. Cic. (lorêre omnibus co- 
piis [• avoir une grande aisan- 
c s ■•] Cic. circum/ïuêre omnibns 
copiis. Cic); facultates, uni, 
1". pi. Ca?s. Cic. etc. (ex.: facul- 
tates e,vigiiœ [<■ médiocre ai- 
sance ']. Cses. facilitâtes habë- 
re. Cses. etc.). Qui a une honnê- 
te —, modicê locaples. Liv. 

Voy. FORTUNE. 

1. aise, s. f. Absence de gêne. 
Commoditas, âtis, f. ' Cic. 
(ex.: vitx commoditas jucun- 
ditasqae Cic. au plur.: plari- 
mas et moarimos commoditates 
amicitia continet. Cic); coai- 
modum, i, n. Cic. etc. (surt. 
au plur., ex.: inservire suis 
commodis [• aimer, ch -rcher, 
se donner ses aises •]. Cic. ca- 
rêre commodis omnibus [• n'a- 
voir pas toutes ses aises »]. 
Cic). Vêtements où l'on est à 
son ais3, vestis commoda. Ov. 
Souliers où le pied est à l'aise, 
calcei habiles atqae apti ad 
pudem. Cic. A l'aise, c.-à-d. 
sans être gêné, commode. Cic. 
commodissimë. Cœs. per com- 
modam. Liv. ex commodo. 
Sali, expeditê. Cic. Saet. Amm. 
Il (Fig.) Ne pas être à son aise, 
c-(i-d. se sentir indisposé, mi- 
nu* valére. Cic. valetudine 
minas commodâati. des. mi- 
nas belle se habëre. Cic. Que 
son fils était plus à son — , 
liliam commodiorem esse. Plin. 
j. (op., III, 16, A). No pas être 
à l'aise, c.~à-d. se sentir con- 
traint, cogi necessitate. Cic. Les 
autres ont l'air de n'être pas à 
leur aiss, reliqui habëre se in- 
dentar angustias. Cic(Tusc., V, 
87). A l'aise, à son aiso, c.-à-d. 
sans être con train t,adar6i<rium 
suum,. Cérs. Cic. arbitrata suo 
ou sao arbitrata. Cic. libéré. 
Cic. (cf. vii'ére libère. Cic. libe- 
rias vivëre. Neq. libéré respi- 
rûre. Cic). A un endroit où je 
puisse être plus à 1' — , ubi fa- 
cilias esse possim. Cic Je sou- 
haite de les voir plus à leur 
— , capio hos expeditos vide- 
ra. Cic. Nous serions mal à 
notre aise..., nobis molestam 
sit... Cic. Fort à mou aiso, ma- 
ximo otio. Cic Prendra leur 
ropas, ramasser les dépouilles 
tout à leur aise, per oiiam ci- 
hum capëre. Liv. per otium 
spolia légère. Liv. Lapp3 tout 
à ton ais"), qaamlibet ïambe 



Aïs 

otio. Phxdr. (II, 11, 6). L'es- 
prit plus i l'aise, animo sola- 
to. Cic. Tout à fait & son aise, 
ad libidinem. Cic. A votre aise, 
c.-à-d. comme il vous plaira. 
tao commodo. Cic. qaando erit 
taam commodam. Cic si tibi 
erit commodum. Cic. En pren- 
dre à son aise, c.-à-d. ne se 
donner aucuno pei u-, tranquil- 
litati servîre. Lie. in labore 
remissiorem esse. Cic. Aimer 
ses aises, sibi indalgére. Cic. Il 
aime tellement ses aisos que..., 
sic sibi indulgct, ut... A'ep. Il 
s'est mis tout à fait à son aise, à 
ce point que..., ita negligens es- 
se coepit, ut... Cic. 11 ne vous 
donnera pas toutes vos aises, ne- 

Zae ici liberam vobis permittct. 
iv. Il (Spécial.) Etre à son 
aise {c.-à-d. dans une situa- 
tion de fortune qui assure l'ai- 
sance), rem habëre. Plaut. Ter. 
Cic. commode vivëre. Cic. bene 
beatêqae vivëre. Cic. Etait-il 
pau\Te? Mais non, il était à 
son — .egcbat? immo locaples 
erat. Cic Femme qui est tout 
à fait à son —, malier copiosa 
plane et locaples. Cic. Les gens 
qui sont à leur — , locnpletes 
(opp. à tenues), s. m. pi. Auct. 
6. ^4/e.T. Il mit toute sa famille 
à r — , saos omnes reddidit co- 
piosos {d'apr. Cic). Les aises 
de la vie, vitœ commoda. Cic. 
Quand je serai plus à mon aiso, 
si qaando abundâre cœpero. 
Cic. Il (Par e.\t.) Joie extrême. 
Gaudium, îi, n. Cic. Hall, 
{ex.: gaadio exsillre [" sauter 
d'aise ^J. Q. Cic. exsaltâre. Cic. 
gaadiam atqae lœtitia. Sali. 
[Cat., ^48, I] prx gaudio, ubi 
sim , nescio [■ je no me sens 
pas d'aise ■]. Ter.); lœtitia, se, 
t. Cic. etc. (ex.: aare alicai ia*- 
titiam. Cic. in lœtitiam. conji- 
cëre aliquem [- combler qqn 
d'aiso •>]. Ter. tantà laititià 
perfandi, qaantà... Cic). 
2. aise, adj. Qui ressent une joie 
extrême. Lsetus, a, uzn, adj. 
Cic. Sali. (surt. au superl.). 
Cela me fait aise, ex eâ re 
magnam volaptatem capio. Cic. 
eâ re delector. Cic. hoc me dé- 
lectât. Cic. Nous sommes fort 
aises d'être venus, venisse dé- 
lectât. Cic. J'en suis bien aise, 
gaadeo. Ter. Cic. Je te félicite 
et, pour ma part, j'en suis bien 
— , tibi gratalor, mihi gaadeo. 
Cic. On est bien — de tout sa- 
voir, scire omnia non acerbum 
est. Cic. Nous sommes bien 
aisrs de ce que..., magna Ixti- 
lia nobis est, qaod... Sali. 
(Ceux; qui avaient été bien 
— do la mort de Damasippus, 
qaibus Damasippi mors Ixtitise 
faerat. Sali, 'l'out aise, lœtas 
omnibus lœtitiis. Cœcil. com. 
Rendre qqn fort aise, lœtitià 
aliquem afficëre. Cic Je serais 
bien aise de savoir ce que vous 
faites, valde aveo scire, quid 



Aïs 

agas. Cic Je suis sûr que vous 
seriez bien aise de savoir ce 
qui se passe ici, avère te certè 
scio, quid hic agatur. Cic. 
aise, ée, adj. Qui est à l'aise. 
Commodus, a, um, adj. 
l'Iaut. Cic. etc. (ex.: statnra 
commoda. Plaut.); faciUs, e 
[" aisé dans ses mouvements •] 
adj. V'iri;. Tibull. Ov. Prop 
(ex.: manas faciles. Prop. (aa- 
li corpore omis ferre. Ov. mais 
ce sont des expressions poét.) ; 
expeditus, a, uzn, p. adj. 
Cic. Sali, (plus usité au sons 
fig.); babilis, e, adj. Virg 
Vell. (ex.: habilis vigor. Virg 
corpus minas habile. Vell.) 
Se mouvoir d'une manière ai- 
sée, soiutê movêri. Cic. Parler 
d'une manière libre et aisée, 
soluté et suaviter dicère. Cic. 
Il (Par ext.) Où l'on est à son 
aise. Vêtement —, soluta ves- 
tis. Cic. Quint, laxa toga. Ti- 
bull. laxior toga. Sen. rh. || 
(Spécial.). Qui est à son aise, 
c-d-ci. qui peut vivre large- 
ment. Locuples, plétis, adj. 
Cic. Liv. (ex.: miJier copiosa 
plane et locaples. Cic. privatus 
modicê locuples. Liv. domus 
nuUa paullo locapletior. Cic 
domini locupletiores. Auct. b. 
Afr.); beatus, a, um, adj. 
Cic etc. (ex.: mulier beata ac 
nobilis. Cic. calamitosi magis 
prssidia quœrunt qaam ii qai 
patantar beati, Cic. homo non 
beatissimas. Nep.) ; copiosus, 
a, um, adj. Cic. Plin. J. (ex.: 
opalenti homines et copiosi. 
Cic. ut erat in primis inter sucs 
copiosus. Cic). Subst. Les 
aisés, copiosi, locupletes, beati. 
Cic. Les aisés et los malaisés, 
locupletes et tenues. Cic.\\ (Au 
fig.) Promptus, a, um, adj. 
Cic. Quint. Tac. (ex.: prompta 
in respondendo celentas. Cic 
promptum os\- parole aisée»]. 
Quint, prompta ac proflaens 
eloqaentia. lac.) ; solutus, a, 
um, p. adj. Cic. (ex.: solutus 
liberque animus [<. espritaisé»]. 
Cic. solutus atqae expeditus 
ad dicendam. Cic. voy. aisan- 
ce) ; expeditus, a,'um, p. 
adj. Cic {e\.:cxpedita [•. aisé ■.) 
et facile currens oraiio [•■ sty- 
lo »]. Cic. expedita et proflaans 
dicendi celeritas. Cic). || 
(Arch.). Si j'étais aisé à parler, 
si expeditus essem ad c/icen- 
dum (d'apr. Cic).^ Qua l'on 
fait à l'aiso. Facilis, e, adj. 
Cic Liv. (ex.: unumiter diffi- 
cile... alteram multo facilina 
atque expeditias. Cses. facilis 
asccnsus. Cœs. altéra rrepido 
haad facilior in ascenscum 
[•■ qui n'était pas plus aisée à 
escalader •]. Liv. res cognita 
facilis [•. aisée à connaître ■]. 
Cic. id dicta quam re, ut ple- 
raque, facilias erat [• cula 
était, comm^ souvent, plus aisé 
à dire qu'à faire •]. Liv. facile 



Aïs 

est notcère. Ter. illad aatcm 
facile ad credendam est [■ aisé 
à croire ^]. Cic. fuciliora ad in- 
tellegendum. Qaint. hœc ad 
jadicandamsunt (acillima. Cic. 
cognitionem liabent (aciliorem 
[• elles sont plus aiséos à con- 
naître .). Cic. tamen facile 
declaratar, atrum... an... [- il 
09t aise do distinguer si... ou 
si... ■•]. Cic); expeditus, a, 
um, adj. Cic. etc. {ex..: expedi- 
ta navigatio. Cic. expedita c.x- 
casatio esset [• il serait aisé de 
le justilior .]. Cic); pronus, 
a, um, (pr. . qui va tout 
seul '), adj. Sail.Liv. Tac. (ex.: 
omnia virtati prona. Sali. 
omnia prona victoribas. Tac. 
iter ad honores pronum. PUn. 
j. id pi-onius ad (idem est [• ce- 
la est plus aisé à croire =]. 
Liv.); proclivis, e, (pr. « qui 
descend la ponta, qui va tout 
seul .), adj. Cic. Cœs. Nep. 
(ex.: illa facilia, proclivia, /u- 
canda. Cic. (let proclii-ias [•■ il 
devient plus aisé ■.]. Cic. omnia 
sibi proclivia fore sperabant. 
Auct. b. /\fr. aticui est proclive 
[' il est aisé à qqn de...» avec 

'J"''-lv'^^'- H^-C-, I, h8, 7). 
Nep. rrim., 3,/i]. rfic^a proclive 
est... [■. il est aisé à dire que...', 
avec uno Prop. Inl'.]. Cic. [do 
off. II, 09]); planus, a, um 
(pr. c uni, nivelé ■. d'où pj. 
'aisé '),adj. Cic. etc. (ex.: via 
vitœ plana et stabilis. Cic. 
omnia plana. Sen.); promp- 
tUS, a, um [pr. B qui est à la 
portée do la main '1, adj. Cic. 
Liv. Tac. (ex.: mœnia haad- 
gaaqaam prompta oppngnan- 
ti. Liv. prompta defensio. Cic. 
occapatio. Tac. noniina illa, 
gaœ (ingère utique Gnscis 
promptissimam est. Quint. [IX, 
I, 22]). Cola ne nous semble 
pas si aisé, in eâ re valde la- 
boramiis ou (abs.) valde labora- 
mas. Cic Choses qui sont beau- 
coup plus aisées, quss sant mi- 
nus operosa. Cic. Il ne me 
paraît pas plus aisé, non mihi 
minas operis videtar (avec 
rinf.). Cic. Uno fort aimable 
petite personna et fort aiséo à 
aimer, lupidissimum capifulum 
idemqac facillimam ad aman- 
dam. 

aisément, s. m. Aisance. Voy. 

\ ca mot. 

t aisément, adv. Avec aisance. 
Commode, adv. Phmt. Cic. 
p. etc. (o.'c. : malto commo- 
s dicitar apad regem verba 
l -isse qaam ii potcrant, qui... 
\'--p. commode navigâre. Cic. 
<^ommodius qaam tu vivo. Hor. 
ranslre vallem commodissimë. 
Jxs.); facile, adv. Cic. (ex. ; 

, facile cdiscêre. Cic. f. indicâre. 

, Cic. id hoc facilius eipersuasit, 
quod... Ca-s. facillime inopiœ 
framcntariœ mederi passe 
Cxs.); expedité, adv. Cic. Cses. 
(ex. : expediiias navigâre. Cic. 



AJO 

expedité explicàre. Cic. expe- 
ditissimê defensas. PUn. j.}. 
Il s'exprimait aisément en grec, 
sermone Grœco promptus et 
facilis erat. Sen. Qui trouve 
aisément ses idées, ira inven- 
iione facilis. Qaint. Tout se 
ferait aisément, omnia essent 
facilia. Cic. Terre qu'on tra- 
vaille aisément, facilis humus. 
Curt. On y arrive, on y accède, 
on y aborde aisément, facilis 
aditus. Cœs. Cic. Faveur qu'on 
obtient aisément, facilis favor. 
Liv. Qu'on arrivait aisément à 
faira régner la concorda dans 
un Etat, qui..., facillimam esse 
in eà re publicâ concordiam, 
in qaâ... Cic. On arriva aisé- 
ment à... facile est per^ccre 
ut... (subj.). Cic. On fût parti 
plus aisément, facilias abire 
fuit. Liv. Un ju.L;a attentif et 
qu'on instruit aisément, atten- 
tas j'adex et docilis. Cic. Race 
de chevaux qu'on dressa — , 
docile equorum gênas. Liv. 
Qu'on instruit — de qqch,, do- 
cilis ad aliquid. Cic. Je vous 
répondrai très aisément , jam 
istac quidem nihil negotii est. 
Cic. Très aisément, nullo nego- 
tio. Cic. sine negotio. Nep. 
Ayant réussi trc= aisément, guo 
facto sine negotio. Nep. (Ages., 
5, 'i). Supporter aisément qqch., 
aliquid ferre aequo animo. 
Cic. 

aisseau, s. m.Comms bardeau. 

aisselle (lat. a.villa. Cic. [or., 
153]. Gloss.), s. f. Dessous du 
bras, à l'endroit où ils; joint à 
l'épaule. Ala, as, f. Hor. Liv. 
Petr. Jav. (ex.: sab alil fasci- 
culum portâre librorum. Hor, 
ta viperam sub alâ nutricas 
[prov.J. Petr. [77, 1]). 

aitre (lat. atrium), s. m. Voy. 

COUR, PARVrS. 

ajonc, s. m. Arbuste des lan- 
des. Ùlex, icis, m. Plin. 
ajouré, ée adj. Où l'on a mé- 
nagé des jours. Perforatas, a, 
um, p. aJj. Cic. Liv. 
ajournement, s. m. Action 
d'ajourner; (en dr.) assignation 
à un jour déterminé. Vocatio, 
ônis, f. Varr. (ap. Gell., XIII, 
12, i); vadimonium, ïi (pr. 
- ajournement accapté par qqn 
qui a fourni caution pour ga- 
rantir sa comparution -), n. 
Cic. etc. (ex.: sine vadimonio 
disceditur [. on se sépare sans 
qu'il y ait ajournement »]. Cic. 
vadimonium concipëre [« ac- 
cepter par écrit l'ajourne- 
ment ']. Cic. cam vadimonia 
sœpe dilata essent [<^ après plu- 
sieurs ajournements ^]. Cic. 
vadimonium sibi ait esse de- 
sertum [<• on a, dit-il, manqué 
à un ajournement »], Cic. [p. 
Quint., U]). Etre décrété d' — , 
cifâri, pass. Cic. in judiciam 
vocâri. Cic. ^ Remise d'une af- 
faire à un jour déterminé. 
Prolatio, onis, t. Cic. (ex.: 



AJO 



105 



prolatio judicii. Cic); pro- 
crastiaatio, onis {pr. » ajour- 
nement au lendemain .), f. Cic 
(■Phil., 6, 7). Cod. Jast. IV, 5, 
V 'VI, 35, \l);comperendina- 
tus, ÙS (pr. i. ajournement au 
surlendemain '),m. CiclVerr 
II, 1, 26; Brut., 87. cf. adim , 
enim comperendinatam [■ j j 
te privo on effet du bénéfice d i 
l'ajournement ']. Cic); com- 
perendinatio, onis, f. Sen. 
(ep., 97, 5). Piira./. (op., V, 21, 11. 
Tac. (dial., 38). Gell. (XIV, 2'; 
ampliatio, onis {pr. •. ajour- 
nement d'une affaire sui la- 
quelle la tribunal n'est pas en- 
core éclairé ■>), f. Sen. rh. 
(contr., I, 3, 9). Ps.-Ascon. (in 
Cic. Vorr., II, 1, 26). Vov. 
AJOURNER. Il (Abs.). Renvoi ":1 
un autre moment. Dilatio, 
onis. f. Cic. Liv. Phxdr. (ex.: 
d. temporis [«^ un ajourne- 
ment I.]. Phœdr. d. vel mini- 
mi temporisl'- ^"^ ajournemint 
même très court ']. Cic. d. co- 
mitiorum. Cic. belli. Liv. legis 
agrariœ. Liv. dilationes comitio- 
rum. Cic. sine dilatione. Liv. 
etc. res dilationem non recipit 
ou nonpatitur. Liv.); prolatio, 
onis, f. Cic. (ex.: prolatio di- 
ei. Cic). Voy. ajoubweh, déhi, 

RE.\IISE. 

ajourner, v. tr. (Ancienn. im- 
pers.) Faira jour. Voy. jour, f 
Assigner on justice à un jour 
déterminé. Diem dicëre {ati- 
cui). Cic. diem (alicui) prodi- 
cëre. Liv. in jus {aliqaem vo- 
càre). Cic. Voy. assig.ner. ■) 
Remettre uno affaire à un jour 
déterminé. Differre, tr. Cic. 
Plin. j. (ex.: d. judiciam cen- 
tumvirale. Plin. j.); pro ferre, 
tr. Cic. Liv. etc. (ex.: proferre 
res. Plaut. Cic. res prolatœ 
['le momeu; où toutes les af- 
faires sont ajournées », ' les 
vacances -J. Cic); trans ferre, 
tr. Cic. Cœl. ap. Cic. (a.c: tr. 
caasam, in pro.vimum annum. 
Cœl. ap. Cic); procrastinà- 
re (pr. ' ajourner au lende- 
main »), tr. Cic. (Rose. Am., 
9, 26); ampliàre (pr. ' ajour- 
ner jusqu'à plus ample infor- 
mé ', la formule, en pareil cas, 
étant amplius), tr. Cic etc. 
(ex.: ampliàre causam. Cic. 
causa septies ampliata. Val.- 
Max. par extens.: ampl. aliqaem 
[' ajourner l'afFaira do qqn »]. 
Cornif. [rhet., IV, iSl. Liv. 
[IV, Uh, 12]). 1 (Par e.U.j. Ren- 
voyer à un autre moment. Dif- 
ferre, tr. Cic Liv. etc. (ex.: d. 
bellum. Liv. contionem. Liv. 
profectionem, triumphum. Suet. 
stipendia militam protrahcreet, 
differre. Suet. rem in aliud tem- 
pos. Cœs. aliquid post bellam. 
Liv. aliquid in tempus aliud. 
Cic); proferre, tr. Cic. Liv. etc. 
(ex.: pro ferre diem [' ajourner 
une échéance ■•]. Liv. res, nup- 
tiae aliquot dies. Cato fr. Ter. 



lOo 



AJO 



rvni in posterum di<:m. Oeli.;; 
prolatàre, tr. Sali. Liv. Tac. 
(ex.: proloUare diem ex die. 
Tac. pr. constiUciliones (« aj. 
les délibérations •]. Sali, comi- 
tia. Lii-. nihil proUitandam 
ratas. Li:.); procrastinàre, 
tr. Cic. Gell. îox.: res non pro- 
crastinatur. Cic. qaœ procras- 
tinaia siint ab eo. Gell.); in- 
tercaJâre, tr. Liv. (seul, dans 
raxpruss. intercalare pœnam. 
Liv. ',\X, 0, 2]); sustinëre, tr. 
Cic. Liv. (seul, dans les express, 
suiv.: sastinére solationem. 
Cic. rem. Liv.]; sustentâre, tr. 
Cic. Liv. (dans qqs expressions 
seul., es.: sustentâre rem. Cic. 
consilio i' à dessein •] bellam. 
i,ii-. œdHicalionem ad tuiim ad- 
ventam. Cic. id [malum] op- 
primi sastentando et prolatan- 
do nullo pacto potest. Cic); 
prorogâre, tr. Plaut.Cic. (ox.: 
pr. $pem alicui in aliam diem. 
Plaat. dies ad solfendam Uaj. 
la date d'un paiement ■]. Cic); 
protrtidêre, tr. Cic. (seul, dans 
co paS3ag3:pr. comitia in Ja- 
naariatn inensem. Cic. [ad fam., 
X, 26, 3], ' ajourner sans rai- 
soc, de son autorité privée ••, 
etc.). il Ajourner qqn, c.-à-d. 
le remettre à un autre jour. 
Rejicère, tr. Cic. (ex.: repente 
abs te in mensem Qa-intilem 
rejecti samas. Cic); projicè- 
re, tr. Tac. (ex.: pr. aliqaem 
ultraquinijaennium. Tac. [aun., 
II, 361); differre, tr. Cic. Siiet. 
(ex.: d. aliqaem in tempas aliad. 
Cic aliqaem in septimam diem, 
[•àhuitaiiia ^]..Suei. aliqaemin 
spem tandem, aliqaando impe- 
trandi honoris. Liv. legationes 
Tarraconem, [•■ aj. à son arri- 
vée à Tarragone l'audience de- 
mandée par les ambassadeurs ■■]. 

Liv.). Voy. REMETTRE, RENVOÏER. 

ajoutage, s. m. Partie ajoutée. 
Additamentam, i, n. Sen. Vo- 
pisc. Apal. Accessio,onis,S. Cic. 
Liv. .'Idjectas, ûs, m. Viir. 

ajouter, v. tr. Mettre en plus. 
Addére, tr. Cic. (e.x.: add. 
anam granam. Cic. aagetj 
addit, accamalat. Cic. add. in 
orationem qurfdam. Cic. add. 
ad epistalas aliqaid. Saet. mal- 
tas res novas in edictiim. Nep. 
add. htinc laborem ad qaoti- 
dlana opéra. Cœs.); adjicére, 
tr. C;es. Cic. etc. (ex.: adj. 
aggerem ad manitiones. Cses. 
adj. belli laadem [<• à la gloire 
militaire •■] doctrinte et ingenii 
ijtoriam. Cic. Iiordei nam;ram 
ad sammam triiici. Cic. ira 
adjicitar \<- s'ajoute ■.] ad vio~ 
lentiam. Cart.); adjungëre, tr. 
Cio. otc (ex.: adj. accessionem 
ledibas f" une aileàsonlogi^-"]. 
Cic. adj. ad lionestatem volap- 
tatem. Cic. ad illam vim domi- 
nationis adjanr.ta est aactori- 
tas. Cic. adj. insoîentiam lio- 
nesiati. Cic. snmmx gravitati 
tantam comilalis. Plin j'i; 



AJO 

adbibêre, tr. Plaat. Cic. etc. 
(ex.: ad panem adliibërc nihil 
prœter nastartiam. Cic. au 
fig.: adh. ad domesticum mo- 
rem hanc a Socrate advend- 
ciam doctrinam. Cic, qaattaor 
iniliis qaintam nataram. Cic. 
studio adhibito atque usa. 
Cic.) ; atterre, tr. Cic. (ox.: 
malla addant atque agerant 
de aao. Cic. ad paternas ma- 
gnas neixssitudines magnam 
attuUt accessionem tua volan- 
tas erga me [' à l'ancienao et 
intime union de votre père et 
du mien sont venues s'ajouter 
vos bonnes dispositions à mon 
égard ']. Cic. [ad Ait., XVI, 
lu, a, 3). ncgat Epicaras dia- 
turnitatem temporis ad beats 
vivendum atiquid amarre [' E- 
picure dit que la durée n'a- 
joute rien au bonheur =]. Cic); 
applicàre, tr. CicQuinf. (ex.: 
appl. voluptatem ad honesta- 
tem. Cic. verba verbis. Quint.); 
apponére, tr. Uor. (app. an- 
nos alicai [- ajouter des années 
à la vie de qqn •■]. Ilor.); as- 
traére {pr. •. ajouter une cons- 
truction à une autre »), tr. 
Cœs. Liv. Col. Plin. (ex.: hanc 
contignationem... latericalo as- 
truaerunt [» ils y ajoutèrent 
une couverture de petites tui- 
les .]• <-■*»• [S- '^•> "' 9' ^!- 
ostr. t-eteri recens œdi^cium. 
Col.); attribuére, tr. Cic. (dans 
l'ex. suiv.: nunc illud satis est, 
non attribaere ad amissionem 
amicoram miseriam nostram 
[■^ il noussuffit de dire à présent 
qu'il ne faut pas ajouter à la perte 
dî nos amis notre propre déses- 
poir ']. Cic [ruse, III, 30, 
701); suggerère, tr._ Cic (ex.: 
sagg. hiiic incredibili sententim 
ratiancalas. Cic. suggerère ver- 
ba qare desant. Cic. saggere- 
bantar etiamsœpe damna aléa- 
toria 1' à cela s'ajoutaient en- 
core souvent les pertes de jeu "]. 
Cic). Tout ce que notre amitié 
vous y peut faire ajouter, quan- 
tum e.>: nostro amore accessio- 
nis ^eri potest. Cic. lin enle- 
vant ou on ajouUxnt une sylla- 
be, detracta aut adJerMone syl- 
labe. Sen. rh. \\ S'ajouter, ac- 
cédera, intr. Cic Cœs. otc. 
(ex.: hue acoedebat muniliccn- 
tia. Sali, ad eus [naves] capti- 
vée Massiliensium accesserant 
sex. Cœs. accedit ad caasam 
novum crimen. Cic. cam ad 
has suspirAones certissimse caa- 
sœ accesserint. Cœs. h.ic acce- 
dit, qaod... avec l'Ind. [» à cola 
s'ajoute cotte circonstance, 
que... ']. Cic hue accedit, ut... 
avec le Subj. [même sens]. Cic. 
si la phrase est hypothétique, 
il faut toujours employer ut et 
le Suiij., ex.: si accedet at ex- 
cas sit [- si à cela s'ajoute cotte 
circonstance qu'il soitaveuglo'l. 
Cic); addi, pass. Cic (ex.: ad- 
dllureliam aliqaid operi. Cic); 



AJO 

adjlci, pass. Cic. {ox.: adjici- 
tar aliqaid novi ex... Cic); ac- 
crescere Ipr. • s'ajouter [da 
fai-on à augmenter]»), intr. Cic 
Plin. j. (ex.: veteribas negotiis 
nova accrescant. Plin. j.). Il 
no se peut rien ajouter à vos 
promesses, nihil cumulaliaa 
(ieri potest quam polliceris.tie. 
Ce qui s'ajoute, accessio, onis, f. 
Cic Jet. Qui s'ajoute, addili- 
cius, a, um, adj. Jet. Tert. \\ 
Ajouter pour rendre complot, 
supplère, tr. Cic. Coi. Susf. 
(ox. : ex alio acervo qaantum- 
cumque mensarœ défait sap- 
plet [<• il prend à un autre tas 
la quantité qu'il faut ajouter à 
la mesure pour qu'elle soit 
pleine •]. Coi. supplère scrip- 
tam [<■ ajouter à un écrit ce qui 
lui manque »]. Cic). || Ajouter 
qqch. à ce qu'on a dit. Addére, 
tr. Cic etc. (ex.: verbam adde 
unam. Plaat. ad hoc addére ma- 
ledicta alla. Sali, addant etiam 
de Sabini morte [' ils ajoutent à 
cela des réflexions sur la mort 
de Sabinus .]. Cœs. [B. G., V, 
/il. 11], addebat se auciisse. 7'er. 
addant ipsi et af^ngunt ramo- 
ribas [- aux bruits qui couraient 
ils ajoutent cette fausse nouvelle 
que... '] retineri arbano moto, 
Cœsarem. Cœs. at etiam, ut 
mediâ nocte propciscamar, 
addant [" ils ajouiontquo nous 
devons partir au milieu do la 
nuit ']. Cœs. amplitado, addo 
etiam utilitatem U et j'ajoute, 
l'intérêt aussi '). Cic adde 
dactas aquaram [• ajoutez à 
cela les aqueducs ']. Cic. adde 
hac fontium perennitates. Cic. 
adde eo exsilia, lactas. Cic); 
adjicére, tr. Liv. Prop. Quint. 
(ex.: qaid ego adjiciam? Prop. 
acUecit ou adjiciant av. une 
Prop. Inf. Liv. [VI, 6, 16). Vell. 
[II, 27, 1]. Quint. IIV, 2, 3]. 
Adjice qaod... Sen. [de ira, III, 
5, 7]. Tac [dial., 9 extr.\. 
Plin. J. [pan., 53, 3]. adjice 
at... av. le Subj. Sen. [bon., lil, 
33, 2]; l'emploi do ces dilVérents 
tours appartient à la latinité 
impériale); adj'ung-êre, tr. Cic. 
(ex.: pos tea ad id, quod defmie- 
ris, factam ejus, qui accusabi~ 
tar, adjungëre oportebit. Cic. 
similitudines l" des exemples»] 
adjungens. CicA; ' annectêre, 
tr. Val. -Max. Tac annectebat 
[avec le Prop. Inf.]. 7'ac [Ann., 
IV, 28) peu usité en co sons); a/- 
Gngère, (pr. - ajouter fausse- 
ment "), tr. Cic Cœs. Liv. (ex.: 
qaid error af[in.verit. Cic. mal- 
ta ramore aj,[ingebantar. Cic. 
addére et a[Çingere ramoribiu 
[. ajouter aux bruits qui cou- 
raient cotto faussa nouvelle 
que... -] Cœsarem retinëri. 
Cœs. homines alfingentes vana 
auditis. /.iv.). ^Ajoutera coqu'oa 
écrit, ascribêro, tr. Cic. Liv. 
Saet. Tac. (ex. : ascr. alicuja» 
nomen in albo [• ajouter la 



AJU 

nom do qqn à la listo do. . . '] 
profUentium citharoxlorurn. 
Sact. [Nor.,21]. ascr. alUjucm 
in civitatem [■■ ajouter qqn à 
la liste dos citoyens ■]. Cic. 
ascr. cofonos ou novos colû- 
nos. Liv. hune ad taum nume- 
ram Hbenter ascribilo. Cic). 
Ajouter à la fin, subjicëre, tr. 
('ic. Liv. Qaint. (ox. : subjicëre 
rationem. Cic. longis litteris 
brèves. Quint.) ; subjungére, 
tP. Plin. J. Fronlin. (ux. : subj. 
prcces. Plin. j. dicit Senecio 
qux res ferebat ; aliqua sub- 
jungo. Plin. j.). || Ajouter à ce 
qu'on sait, addiscëre, tr. Cic. 
Plin. j. (ex. : add. aliguid. Cic. 
qnotidie aliqaid. Plin. /.). || 
Ajouter Si un nombre, annu- 
merâre, tr. Cic. (ex. : ann. 
atiquem his duobus. Cic. ali- 
qiicm in vatibus et Faunis. Cic. 
aliquem patronorum in grege. 
Cic). || Ajouter à ce qu'on pos- 
sède déjà, acquirère, tr. Cic. 
(ox. : sibi nihil neqaeadhono- 
rem neque ad gloriam acqui- 
rendum putàre [« croira que 
l'on n'a rien à ajouter à ce 
qu'on possède déjà on fait 
d'honneur et de gloire <•]. Cic. 
prœdâ partà frui malle qaam 
acquirendà fatigàri. Curt.). || 
Ajouter à la cliarge, a^gravâ- 
re, tr. Liv. Plin. (ex., au pro- 
pre : agg. pondus. Plin. au fig. : 
<iff3' inopiam sociorum. Liv.). 
1 (Absol.) Ajouter à. Augére, 
tr. (ox. : augére aacloritatem 
alicujus. Cic. tjloriam. Cic. 
Suet. lœtitiam. Suet. spem. Cic. 
Cœs. augére animuni alicujus 
[■• ajouter au courage de qqn ^]. 
Cic); adaugére, tr. Cic. Plin. 
j. (ex. : adaugére bonam. Cic); 
cumulâre, tr. Cic Liv. (ex. : 
cumulare invidiam [- ajouter 
à la haine ••]. Cic. accesserant 
qaœ cumularent religiones ani- 
"li's [- il y eut aussi dos choses 
de nature à ajouter encore aux 
scrupules religieux qu'ils 
avaient dans l'esprit »]. Liv. 
camalabat eloqauntià bellicam 
gloriam [■. chez lui le talent ora- 
toire ajoutait à la gloire mili- 
taire .]. Cic): addère, tr. Cic. 
(ex. : ne ad rem addatar [. il 
ne faut pas ajouter au sujet •]. 
Cic.J. — à la beauté du style, 
orationem exornâre. Cic. T(Par 
ext.) Ajouter foi àqqch., y croire, 
(idem adhibëre alicai rei. Cic 
credère. Cic On ajoute encore 
foi à la nécessité, facit etiam 
nécessitas fidem. Cic. Il ne faut 
pas — foi à U douleur, dolori 
credi non opo-tet. Cic. Toute- 
fois nous décl irerons ne point 
ajouter foi à te bruit, neque 
tamen ei run ori nos fidem 
hahëre dicema... Cic. Voy. foi. 
justage, s. m Opération par 
laquelle on ajuste. /Eqaatio, 
onis, l. Cic. Exjpquatio, onis, 
t. Liv. Vitr. Accommodatio, 
onis, f. Corni(. rhet. Cic. 



AJU 

ajustement, s. m. Action d'a- 
juster une chose avec une autre. 
Compositio, onis, f. Cic. 
Vitr. (ex. : compositio reram 
apfis et accommodatis locis. 
Cic. comp. mcmbroram. Cic) ; 
accommodatio, onis, f. Cor- 
nif. rh. Cic (ex. : accommo- 
datio alicujus rei ad aliqaid. 
Cic). Il Action do mettre une 
chose à la juste mesure. Procé- 
dera r — d'une balance, libram 
probùre ut examen œqaam sit. 
— des monnaies, nummoram 
probatio. ^ Action d'ajuster 
plusieurs choses les unes avec 
les autres. Accommodatio, 
onis, f. Cornif. rhet. (voy. ci- 
dessus) ; compositio, onis, f. 
Cic (ex. : compositio ou com- 
positiones rerum inter se. Cic.) 
Il Toilette. Ornatus, ùs, m. 
Ter. Cic (ex. : ornatus prologi 
[- ajustement de l'acteur qui 
lait le prologue :.]. Ter. orna- 
tus muliebris. Cic.) ; cultus, 
ÙS, m. Cic. Sali. Liv. Quint. 
(ex. : c. Panicas habitusque. 
Liv. c. muliebris. Quint, ornâ- 
re aliquem optimà veste cete- 
roque regio caltu. Nep.). \\ (Au 
plur.) Parures. Ornamenfa, 
orum, a. pi. Plaut. (most. 2^.8, 
etc.). Ter. (heaut. 8j7, etc.). 
Inscr. Mundus muliebris. Liv. 
Phsedr. ^ (Absol.). Accommo- 
dement (dans une affaire). Voy. 

ACCOMMODEMENT. 

ajuster, v. tr. Mettre en juste 
proportion avec qqch. Aptàre, 
tr. Cic. Col. (ex. : aptare ma- 
nabria [" ajuster des manches 
à des outils ■>]. Coi.); accom- 
modâre, tr. Cœs. Cic. (ex. : 
ace. coronam sibi ad caput. 
Cic calauticam capiii. Cic). 

— un bonnet à la tête de qqn, 
pileum capiti apte rcponère. 
Liv. Lo monde forme un en- 
semble bien ajusté, mandi cor- 
pus apte cohseret. Cic. Toutes 
les pièces en sont si bien agen- 
cées et ajustées, que... sic inter 
se sunt omnia connexa et apta, 
ut... Cic S' — bien au pied 
(en pari, de souliers), ad pedem. 
apte convenîre. Cic. — un vê- 
tement à la taille de qqn ou à 
qqn, aptàre vestem corpori. 
Liv. Vêtement ajusté àla taille, 
vestis ad corpus apta (d'apr. 
Cic). Vêtement très ajusté, as- 
tricta vestis. Hor. Tac Empri- 
sonnés dans des vêtements trop 
ajustés, peenulis astricti et ve~ 
lut inclasi. Tac. \\ (Au fig.) — 
sa réponse à ses intérêts, res- 
ponsum ad saam rem acoom- 
modàre. Cic. — son discours au 
goût des auditeurs, accom- 
modâre orationeni auribus aa- 
ditorum. Cic. Les mêmes vers 
peuvent être ajustés à d'autres 
sujets, eidem versus in alias 
res accom-mcdari possunt, Cic. 

— ses desseins à tout événement, 
accommodâre in omnem even- 
tum consilia. Liv. — son dis- 



ALA 



107 



cours aux circonstances, dicêre 
ahquid ad tempus apte. Cic. 

— un air sur des paroles, ver- 
bis aptàre modos ou numéros. 

— son visage sur celui d'un 
autre, componëre vultus saos 
ad ahum. Ùv. — sa toilette et 
son genre de vie à la mode du 
jour, componëre victum cul- 
turnque ad nova exempta. Sen. 
\\ Mettre à la juste mesure. 

txigëre aliqaid mensurâ. Plin. 

— une balance, exiyère libram. 
Cic. — des monnaies, nummos 
reddere probos. — une lyre. 
Mes ita contendere ut œqaabi- 
liter concentas efliciant (d'apr. 
Cic). Au fig. Mon hymeu ajus- 
tait vos affaires. Voy. AnnANCER. 
Il (Spéc.) Ajuster sa flécha (la 

mettre dans la direction juste), 
collineare sagittam. Cic. Par 
ext. — le coup, lo but, qqn. 

Voy. ADRESSER Ot VISER. — Son 

coup, certo irtu ferlre destina- 
ta. Curt. T Mettre (plusieurs 
choses) d'accord pour un but. 
Accommodâre, tr. Cic Cses. 
(très fréquent); componëre, 
tr. Cic (très classique). Voy. 

ACCOMMODER. PrOV. .\jUSt0Z VOS 

Alites, c.-à-d. mettez-vous d'ac- 
cord, componite lites inter vos 
(d'apr. Virg.). \\ Au fig. Ajus- 
ter son style, verba componëre. 
Cic. Liv. coagmentâre. Qaint. 
Paroles ajustées, composita 
verba. Qaint. composita oratio. 
Cic Mes paroles ne sont pas 
ajustées, non sunt composita 
verba mea. Sali. Style plus 
ajusté, magis compositum di- 
cendi gênas. Ter. Cic. — son 
art, son maintien, valtam com- 
ponëre. Plin. j. Suet. Tac - 
des textes contradictoires, loca 
inter se contraria componëre 
et conciliâre. Cic — un diffé- 
rend, componëre. Cic. Voy. ac- 
cord et ACCORDER, ACCOMMODE- 
MENT et ACCOMMODER. |{ (Spéc.) 

Ajuster la toilette, componëre, 
tr. Plant. Cic Ov. — les che- 
veux, capillam commode com- 
ponëre. Plaut. La chevelure 
ajustée et parfumée, composito 
et delibuto capillo. Cic. S'ajus- 
ter, c.-à-d. se parer, comërs 
se. Ter. Cic Voy. accommoder 
et PARER. I (Famil.) Ajuster 
qqn de toutes pièces. Voy. ac- 
commoder. 

ajustoir, s. m. Petite balance 
qui sert à .ajuster les monnaies. 
Momentana, œ, f. Isid. for 
XVI, 25, U). 

ajutage, s. m. Petit tuyau qui 
fait communiquer deux appa- 
reils. Silanus, i, m. Lucr 
Cels. 

ajutoir, s. m. Comme ajutage. 

alambic, s. m. Appareil à dis- 
tiller (inconnu dans l'antiqui- 
té). Voy. DISTILLER. ^ (Au fig.) 

Passer qqch. à I' — (traiter 

qqch. d'une façon raffinée) , 

quserëre aliqaid sabtilias. Cic, 

alambiquer, v. tr. Distiller. 



103 



ALA 



Voy. ce mot. 1 (F'S) Rendre 
suotil. Alambiquer son esprit, 
s'alambiquer, torijuï-re et i-er- 
$âre animumsuum. Style alam- 
btqué, oratio nimiù religione 
atlenaala. Cic. (Brut., 82, SïS). 
Edanguir, v. tr. Rendre lan- 
guissant. Voy. LANGUISSANT. 
Plaisirs qui afanguissent, lan- 
gm'd.T volaptates. Cic. (Tusc, 
V, 16). Alangui, e, part. Lan- 
gaidus, a, um, adj. Cic. etc. |1 
S'atani^uir, c.-à-rf. devenir lan- 
guissant. Languêre, intr. Cic. 
(ex. : languH javentus. Cic. 
langaêre otio ou in otio. Cic. 
langaent vires. Cic); langues- 
cère, intr. Cic. Plin. ^. Tac. 
(ex. : langaescit omnui vis. 
Qaint.corpore langaescëre.Cic. 
etc.); elanguescére, intr. Liv. 
Tac. (ex. ; elangncscant vires. 
Liv.) ; oblanguescère, intr. 
Cic. (ad fam.. .\V1, 10, â) ; re- 
languescére, intr. Cirs. Liv. 
Plin. j. Tac. Voy. lascuissast. 
alangïiissement, s. m. Action 
dalanguir. LaDguor, ôris, 
m. Cic. etc. (au phys. /. corpo- 
ris. Cic. au moral : l. bono- 
ram [• des gans di bien ■>]. 
Cit. miliiam. Cts.). 
alarmaiit, ante, adj. Qui alar- 
me. Trepidus, a, um, adj. 
Sali. Liv. Curt. (dans les 
constr. suiv. : tr. litterx [«let- 
tre alarmante ■]. Curt. in re 
trépida, in rebas trepidis ['dans 
des circonstancas alarmantes ■■]. 
liv.) ; tumultuosus, a, um, 
adj. Cic. Liv. Ctirt. {os. : t. 
nuntias. Liv. Cart. tamaltao- 
sior fama. Liv. [X, 33, 8]. e.x 
Syriâ tamultiiosiora nantiafa 
sant [' on a reçu de Syrio des 
nouvelles plus alarmantes •]. 
Cic. [ad fam., XII, 17, Ij. lit- 
terx tamaltaosiores. Saet.). On 
avait apporté à Roms tant de 
nouvelles alarmantes, que..., 
Romam tanti terrores erant 
allati, ut... Liv. (III, !.% G). 
Adresser à qqn des ranseigno- 
m;nts alarmants sur le compte 
de César, miros terrores ad ali- 
quem afferre Cœsarianos. Cic. 
(ad Att., VI, 8, -2). 
alarme, s. f. Signal pour ap- 
pel;r au.^ armas. Poussjr la cri 
d'alarme, donner 1' — , ad arma 
conclamâre. Cœs. (B. G., 7, 70, 
6; cf. B. C, I, 69, ,'.). Sonner 
1' — , bellicum canére. Cic. S'c- 
tant servi de feux comms de 
signaux d' — , ignibas signipca- 
tione factà. Cays. (B. G., II, 33, 
3). Il fallait sonner 1' — , signam 
tabâ dandam erat. Cœs. Don- 
ner r — , significâre. Cœs. Cic. 
Au premier bruit d' — , sinxul 
atqae increpuit suspicio tumul- 
tâs. Cic. Il (Par anal.) Le chien 
donne 1" — par ses aboiements, 
canis latratusignificat. 1 Trou- 
ble causé par une attaque sou- 
daine, et parexl. troublocausé 
par rappro;he d'un danger. 
Tumultus, ùa, m. Cœ». Cic. 



ALA 

etc. (ex. : sedato tamalta quem 
repentinus adventas desaris 
concitavcrat. Cœs. tantam tu- 
nxultuin injicére civitati. Cic. 
tumultum prxbêre [• faire 
prendra 1' — ']. Liv. tumultam 
edère. Liv. (acéré [même sens]. 
Sali, omnia tumnlta Roma- 
implêre. Liv. conticiscit tanxal- 
tas. Liv. cum omnia terrore ac 
tamulta strepërent. Liv.); tre- 
pidatio, ônis, f. Cic. Liv. 
(ex. : inter primam trepidatio- 
nem. Liv. primo nova res tre- 
pidationem fecit. Liv. trepida~ 
tionem injicère. Liv. tamultam 
ac trepidationem in urbe tôl- 
ière. Liv.) ; terror, oris, m. 
Cic. etc. (ex. : terrores /acéré 
[•■ jeter l'alarme ']. Cic. [ail 
.\tt. II, 23, 3]. tantas terror 
incidit exercitui [•. l'armée prit 
une telle^»], at... Cœs. [B.C., 
m, 13, 2]. ^uibiis rébus Romam 
nuntiatis tantus repente terror 
invasit, ut... Cœs. [B. C, I, l'i, 
l].se terrori bostibas futurum 
[•■ qu'il donnerait 1' — à l'enne- 
mi »]. Cœs. quam maximum 
hostwus terrorem inferre. Cœs. 
magnum alicai terrorem in- 
jicére. Cœs. Cic. in oppido in- 
gens terror erat [• toute la 
ville était en — , avait pris 
r — »]. Sali, cai semper aliquis 
terror impendet [«qui vit dans 
do continuelles alarmes .iJ.Cic. 
cujus ingressio lœtitiam atta- 
lit sociis, terrorem aatem hos- 
tibas. Cic. conjicëre Romanos 
in terrorem. [- jeter 1' — parmi 
les Romains ']. Liv. demére 
terrorem Romanis. Liv. erat in 
oppido terror ex superioribas 
prœliis niagnus [« les combats 
précédants avaient jeté une 
grande alarma dans la place ■]. 
Cœs. in magno terrore esse 
propter adventam alicajas. 
Liv. prosperam navigationem 
sine terrore ac tumaltu fuisse. 
Liv. ad urbem qaoqae terro- 
rem perferre [•■ porter 1'^ jus- 
que dans la ville -]. Liv.) ; 
conturbatio, onis, f. Cic. 
(ex. : conturbatio est metus 
exculiens cogitata [■. qui fait 
oublier ce qu'on avait dans 
l'osprit =]. Cic. [Tusc, IV, 8, 
19, cf. top., 52]); perturba- 
tio, onis, t. Cic. (ex. : p. to- 
tius exercitus. Cœs. p. animo- 
ram. Cic. errorem pcrturba- 
tionem.que animis afferre. 
Cic.) ; metus, ûs, m. Cic. Liv. 
etc. (ex. : in nxctu belli [« dans 
les alarmes d'une guerre ']. 
Cic. metus vanus. Liv. au plur. 
metas [- sujets d'alarme, alar- 
mes •>]. Cic. m.etus inanes. Plin. 
j. diurni et nocturni. Cic. ad- 
dacére aliqucm in eum m.etum, 
ut... Cic. metam, in quo nunc 
est, adimëre. Ter. etc.). Cette 
nouvelle mo jeta dans une 
vive — , quo audito, vehemen- 
ter sam commotas. Cic. Les 
petites gens ont pris 1' — , 



ALA 



commoti sant aninii tenuio- r 
rum. Cic. Vives alarmes, «um 
mus timor. Cic. Nous avons 
les plus vives alarmas pour 
Brutus, de Brato vehementer 
timemus. Cic. Etes-vous sur- 
pris que le dérangemont do 
votre santé m'ait causé tant 
d'alarin?5 ? miraris me tanta 
perturbatione l'aletudinis tu.v 
tam graviter exanimatum fui.9- 
sc ? Cic. Voy. ÉMOI, trouble. 
alarmer v.tr. Donner l'alarme, 
appeler aux armes. Ad armci 
conclamâre. Cœs. 1 Troubler 
par l'approcha d'un danger. 
Commovére, tr. Cxs. Cic. 
etc. (ex. : si quos adversum 
prœlium et faga Galloranxcom- 
moveret. Cœs. commovéri vide- ■ 
tur adulescens. Cic. commo- 
véri repentino alicajus adventu 
[' s'alarmer de l'arrivée sou- 
daine de qqn "). Cœs. lilteris 
alicujus commovéri. Cic. nova 
atqae inusitatâ specie commo- 
tas. Cxs. barbaricommoti.quod 
oppidum... expugnatum cogno- 
verant. Cœs.); conturbiire, tr. 
Cic. (ex. : quid est ? num con- 
tarbo te? Cic. contarbâri Grœ- 
cam nationem. Cic. valetado 
tua m; valde conturbat. Cic.) , 
perturbâre, tr. Cic. Cœs. (ex. : 
p. mentes. Cœs. ne milites per- 
turbarentar animo. Cœs. per- 
turbati dcfcctione Uœduorum. 
Cœs. de salute rei pablicœ per- 
turbâri. Cic.) ; soUicitàre, tr. 
Ter. Cic. (ex. : an.xitudo semper 
ipsa se sollicitans. Cic. malta 
me sollicitant. Cic). S' — , com- 
movéri, p.issif. Cic. etc. (Voy. 
ci-dessus); cODturbâri, p.assif. 
Cic. (Voy. ci- dessus); pertur- 
bàri, passif, Cœs. Cic. (Voy. 
ci-dessus); perdmescére, intr. 
Cic. (ex. : ncqae hoc per- 
timueris [- mais ne vous en 
alarmez point ']. Cic.) perter- 
réri, passif. Cic. ('x. : meta ou 
timoré pericrritus. Cic). Qui 
s'alarme, alarmé, soJi/ci^us, 3 
um, adj. Cic. (ex. : soll. ani- 
mas. Cic. anxius animas aat 
sollicitas. Cic. amor omnis sol- 
licitas atque an.xias. Cic. [ad. 
Att. II,2'i, 1] aliqaem sollicitam 
habére [« alarmer qqii"]. Ter. 
Cic. sollicitam, esse de alicaja» 
valetudine, de rcbus urbanis. 
Cic); trepidus, a, um, adj. 
Sali. Liv. (ex. : trépida civitas, 
Liv.). Les ravages exercés sur 
le territoire alarmèrent les ha- 
bitants de la plaça, popuiaiio- 
nibus agri terror est oppidanit 
admotas. Liv. — les liomains, 
conjicëre Romanos in terrorem 
ac tumultum. Liv. — qqn, ali- 
cai terrori esse. Cœs. Sali, 
injicére alicai terrorem. Cœs. 
inferre terrorem alicai. Cie. 
Etre alarmé do l'arrivée da 
qqn, in terrore esse pmpter 
adventam alicajas. l.iv. Les 
Eques alarmèrent tL-Ilcment 
Rome, que... Aiqui tantam 






ALC 

terrorcm Romœ fecere, ut... 
Liv. Son armée on fut si fort 
alannéo, quo,.., tantaa terror 
incidif ejas cxercititi, at (av. lo 
Subj.)... Cvs. Tout lo camp est 
alarmé, toiis trépidât arcastris. 
Cees. Etre fort alarmé, percati 
vehementer. Cic. I| (Au flg.)Qu'il 
n'y avait rien à Rome, qui put 
— la liberté, nec Roma; esse, 
unde pcricalam liberiati foret. 
Liv. 

alarmiste, s. m. et f. Personne 
qui répand l'alarme. Qui ou 
qaxtarrores jadt (d'apr. Cic). 

alaterne, s. m. Nom d'un ar- 
brisseau. Alaterniis, i, f. Plin. 

albâtre, s. m. Variété do mar- 
bre. Alabastrites lapis ou sim- 
pl. alabastrites, œ,(g,v. àXaSan- 
«•roO, m. Plin. i.W.WI, 60). 

alberge, s. f. Fruit do l'al- 
borgier. Persicum daracinnm. 
Plin. 

albergier, s. m. Variété de l'a- 
bricotier. /-"ersica malas, (.Plin. 
ou persicas, i, f. Col. 

albugine, s. f. Taie qui sa 
l'orme sur l'œil. Albago, ïnis, f. 
Plin. Vuhj. 

album, s. m. Petit registre for- 
mé de pages blanches pour 
prendre dos notes ou des croquis. 
Libellas, i, m. Cic. Tabulœ, 
arum, f. pi. Cic. Codicilli, 
orum,m. pi. Cic. Pagillares, iam 
(s. -ont. codicilli), m. pi. Sen. 
Plin. j. ^ (A Rome, dans l'anti- 
quité.) Surface enduite de 
plâtre sur laquelle on inscrivait 
co qu'il fallait porter à la con- 
naissance du public. .AiZ)!!M; i, 
n. Lncil. Cic. Liv. etc. [e\. : 
muUitadinem saoram in albani 
indëre. Lacil. fastos in aibo 
circa forum proposait. Liv. [IX, 
46, 5]. referre in albam [on 
pari, du grand pontife, • ins- 
crire sur l'album les événements 
saillants de l'année »]. Liv. [1, 
32, 2]. o,lbu,m prcetoris [« l'édit 
du préteur - gravé sur l'album] 
Goj. Ulp. albam senatoriam 
[• la liste des sénateurs », l'al- 
bum sénatorial]. Tac). 

albumen, s. m. Blanc d'œuf 
(rare). Albaman, ïnis, n. An- 
tlùm. Albumen ovi. .-Inthim,. 
Albamentum, i, n. Veg. ou al- 
bamentam ovi. Veg. 

albumine, s. f. Voy. albu.mun. 

alcaïque, adj. Terme de mé- 
trique ancienne. .4ica'icus, a, 
um, adj. Sid. Mètre — , alcaï- 
cam metram. Acron. Diom. 
Serv. Sid. 

«Icée, s. f. Plante de la même 
famille que la mauve, ^iceo, œ, 
f. Plin. (XXWÏl. 21). 

alchimie, s. f. Science occulte. 
Alchymia, œ, f. Firm. (math., 
3, 15). 

alcôve s. f. Enfoucîment mé- 
nagé dans une chambre pour 
recevoir un lit. Dormitorium, 
ii, n, Plin. j. 

alcyon, s. m. Oiseau de mer. 
Alcjjon, ônis , Ace. pi. ônas 



ALE 

(gr. à),x'Jwv), f. Pacui'. Virg. 
Prop. Plin. Alcedo, onis, f. 
Plaut. Varr. Fronto. (Seule 
forme autorisée en bonne prose, 
cf. Varr. [L. L., VU, 88] : hxc 
enim avis nunc Grsecê dicitar 
àXx'jwv, a nos^ris alcedo.). D'al- 
cyon ou relatif à l'alcyon, au.>( 
alcyons, alcyoneas (à),x\j4vEio;) 
ou a/ci/07iiu3, a,um (àXxuiMioî), 
adj. Ov. Cels. Plin. 

alcyonien, ienne, adj. Qui a 
rapporta l'alcyon. Voy. lo pré- 
cédent. Fig. Jours alcyonious, 
c.-à-d. jours do calme, aice- 
donia (s. -ont. tcmpora), orum, 
n. pi. Plaat. (Cas., prol. *6). 
Fronto (de fer. Als., 3, p. 225, 
15 éd. Naber). Dies alcyonei. 
Col. dies alcyonii. Varr. 

aléa, s. f. Chance incertaine. 
Aléa, se, f. Cic. etc. (ex. : aléa 
est in aliqaà re. Cic. aléa belli. 
Liv. incerti éventas gaeedam, 
ut dicitar, aléa. .imbr. [op., 82, 
3]. aleam sublre. Col. adiré. 
Sen.).- 

aléatoire, (lat. aleatorias [• re- 
latif au jou "]), adj. Soumis à 
des chances incertaines. Plenus 
aleœ. Hor. Faire un marché 
aléatoire, aleam emëre. Jet. No 
pas vouloir livrer ses doux fils 
à une aventure aléatoire, duos 
(ilios in aleam ej'as, gai propo- 
nitar, casas non committëre. 
Liv. Cette affaire est bien alé- 
atoire, aléa est in eâre. Cic. 

alêne, s. f. Poinçon do cordon- 
nier. Subula, se, f. Coi. 

alénois, adj. maso. Cresson alé- 
nois. Lepidiam,ii, a. Scrib. Col. 
Plin. 

alentir, v. tr. Voy. B.iLENTin . 

alentissement, s. m. Voy. r.\- 

LENTISSEMENr. 

àl'entour, loc. adv. Dans l'es- 
pace qui est autour. Cirouai, 
adv. Cato. Cœs. Cic. Liv. (ox. : 
farcas circum o(§.gito. Cato. ex 
eâ turri, quse circam essent 
opéra, taêri se possù sant con- 
fisi. Cœs. [B. C, II, 10, 1]); 
circa, adv. Liv. Ov. (poét. et 
post. à Aug.). Les champs d' — • 
circamjecti campi. Cart. Les 
forêts d' ■ — , circamjectœ silvœ. 
Saet. Il A l'eutour de, loc. prép. 
Ci'rcuffiiprép. avec l'Ace. Cic. 
Cxs. (Voy. autour). 

alentours, s. m. pi. Les lieux 
situés à l'entour. Loca, guse cir- 
camj'acent, Liv. Tac. Vicina 
regio. Liv. Les — do la ville, 
up'bi propinqua ou vicina loca. 
Liv. Les habitants des — , vici^ 
nitas, atis (méton.), f. Cic. Sali. 
Armer les — , vicinitatem, armis 
exornâre. Sali, Le premier de 
son municipa et même des — , 
non modo sai municipii, veram 
etiam ejas vicinitatis, l'acile 
primas. Cic. (Rose. Am., 6). 
Il (Au fig.) Les — de qqn (ceux 
qui vivent à sas côtés). H, gai 
circum sant. Cœs. Cic. ii, qui 
simul cum aliqao vivunt. Cic. 
proximi familiaresque. Cic. 



ALI 



109 



alérion, s. m. Aigle de grande 
espèce. Agaila, œ, f. Cic. etc. 

1. alerte, loc. interj. Debout! 
Surge ou exsurye! Com. surgilu 
ou exsurgite ! Com. Fia âge ! 
Virg, agedam ou agedum ergo. 
Plaat. agitedam. Liv. 

2. alerte , s . f. Appel pour 
éveiller ot mettre on garde. 
Clamor evocantis ou excitantij 
(d'ap. Cxs.alLiv.). Donner I' — , 
clamore excitâre (prsesidiam 
Romanorum). Liv. L' — est au 
campj trepiàatar (impers.) in 
castris (d'apr. Cœs.). Mettre et; 
— , tumulturn edére. Liv. facëre. 
Sali. Dans une — , in re sabitâ. 
Cic. Liv. 

3. alerte, adj. Qui est en éveil. 
Vigilans, antis, p. adj. Cic. 
(Comp. Cic. Suporl. Vai.-il/a.r. 
Donat.). 1 Prompt à. agir. Ala,- 
cer, cris, e, adj. Cœs. Cic. 
(ex. : alacres et (idaciœ pleni. 
Cœs. milites alacriores ad pu- 
gnandam. Cœs.); strenuus, a, 
uni, adj. Sali. Liv. (ex. : fortis 
ac slrenaas vir, socias. Nep. 
Liv. iners pro strenuo in ma- 
nipulam redibat. Tac); vege- 
tus, 3, um, .-idj. Cic etc. (ex.; 
végétas homo. Cic. végéta mens. 
Cic. veg. ingeniam. Liv.); agi- 
lis, e, adj. (voy. agile). 

alevin, s. m. Fretin dont on 
peupla les cours d'eau. Semen, 
inis, n. Col. (surt. au plur. cf 
Coi. [VIII, 16, 21). 

aleviner, v. tr. Peupler d'ale- 
vins. Seminibus complère [la- 
cas). Col. (VIII, 16, 2). 

alezan, ane, adj . Qui a la robe 
d'un jaune plus ou moins clair 
(en pari, d'un chovaL. Rafas, 
a, um,adj. Plaat. etc. Cheval —, 
rasseas egaas. Pall. (IV, 13, U). 

alèze, s. f. Morceau de toile 
plié en double dont on garnit 
le lit des malades. Linteolam, 
i, n. Col. 

algarade, s. f. Attaque brusqua 
(arch.). Impetus, ûs, m. Cœs. 
Liv. Voy. ATTAQUE. 1 Brusque 
sortie contre qcjn. Jnsectatio, 
onis, f. Cic 

algide, adj. Caractérisé par un 
froid intense du corps, .'llgore 
insignis ou algorem gignena, 
afferens. 

algue, s. f. Végétal aquatique. 
Alga, œ, f. Virg. Plin. Qui vit 
dans r — , algcnsis, e, adj. 
Plin. (IX, 131). Couvert d' —, 
algosas, a, um, adj. Aas. En- 
droits couverts d' — , algosa. 
orum, a. pi. Plin. (XXXII, 95). 

alibi (lat. alibi, " ailleurs ■), 
s. m. Divei-sion (arch.). Voy. co 
mot. Il (Au fig.) Subterfuge. 
Voy. ce mot. 1 Le fait do s'être 
trouvé ailleurs que sur le lieu 
du crime pendant qu'il était 
commis. Etablir un — , confir- 
màre se non inierfaisse (d'apr. 
Liv.). L' — est prouvé, constat 
non vanum esse absentiae ar- 
gumentum. 

aliboufier, s. m. Arbre qui pro- 



IIO 



ALI 



duit le benjoin. Styriix, acis, 
m. et f. Plin. 

aliénable, adj. Dont la pro- 
priété p:>ut être aliéuéa. Qui 
wua», qaod) potcat alienàri. 
iurr. tic. Jet. 
aliénation, s. f. Action d'alié- 
ner (une propriété). Alienatio, 
ODis, f. •Sen. (bon., V. 10, 1). 
fompon. (dig., XVllI, 1, (371 ; 
au plur. Ulp. (dig., XXVII, 9, 
3, § 1) ; abalienatio, onis, f. 
Cic. (top., 28). Jai. Vicl. lara. 
rhet.,3, 3); deniinutio,ODis, (. 
Z.iv.(ex.: utiqae Feceniœ Iliapalœ 
datio deminatio esset [ » qu'on 
reconnût à Fécénia Hispala le 
droit de donation , d'aliéna- 
tion .]. Uv. (.\.V.\1X, I ', 5]); 
distractio, onis, f. Jet. (ex.: 
d. (andi, mereiam. Jct,),eiaan- 
Cipatio, ODis, (. Plin. j. (ex. : 
émane, fandorum. Plin. j. [ep., 
X, 3, 3j); venditio, onis, f. 
Jet. (voy. VENTE . T Le fait de 
devenir comme étranger à qqQ. 
Alienatio, onis, f. Cic. Liv. 
(ex. : <ilienatio disjanctiogae. 
Cic. fara., 761. al. repentina. 
Liv. [XXXV, 19, 2]. al. consa- 
lum. Cic. ad Q. fr. [I, A, U]. al. 
exercitûi [• l'aliénation de l'ar- 
mée à son chef •] Cses. tua a 
me alienatio. Cic. [Phil., â, 1]). 
1 Le fait do devenir comme 
étranger à soi-même, par la 
perte de l'esprit, alienatio men- 
tis. Cels. (IV, % 1). Serib. (179). 
Plin. (XXI, 155) ou abs. alie- 
natio, onis, f. Sen. (ep., 78, 9). 
Firm. (math, h, 1). Voy. folie. 
aliène (lat. alienus), 3.dj. Etran- 
ger (arch.) Voy. ce mot. T (Au 
fig.). Eloigné (arch.) V^. ce 
mot. 
aliéner, v. tr. Faire passer la 
propriété de qqch. à un autre. 
Alienàre, tr. Varr. Cic. Jet. 
(cf. Paul, [dig., U, 16, 67]; aZ>a- 
lienàre, tr. Plaut.Cic.Scn. (ex.: 
abat, agram. Sen. agros popali 
[•■ le domaine public •]. Cic. 
vectigalia. Cic. ea vendidisse 
atqixe abalienasse [la second 
terme plus fort que le premier, 
carvendo n'implique pas, comme 
aliéna ou abalieno, qu'on coda 
réellement ses droits de pro- 
priété]. Cic); emancipàre 
[pr. ■ aliéner [qqch.] au profit 
de qqn "), tr. Quint. Saet. (ex.: 
em. agrum. Suet. prœdia pa- 
terna. Qaint.) ; transcribêre 
tr. Liv. Jet. (ex. : tr. nomina 
in $ociot [- des créances 
au profit d'associés •]. Liv. 
fanao» viro. Jet. agri pla- 
gam alicai. Jet.). || (Fig.) Re- 
noncer à. Voy. RENO.NCER. ^ 
Rendre comme étranger à qqn, 
à qqch. Alienàre, tr. Plaut. 
Varr. Sali. (ex. : malier alie- 
nata ett abs te [• s'est aliénée 
de toi •]. Plaat. pars insala; 
prodita atgue alienata. Liv. 
alienàre aliquem alicai. Liv. 
[X.XX, lA, lûj. insalas aliena- 
tas ad officium redire eoegit. 



ALI 

Nep.]. S'aliéner de qqn, e.-à- 
d.se détacher do lui. Voy. dé- 
tacher. Saliéner de qqch. et 
(absol.) S'aliéner, c.-à-d. 
s'abstraire. Voy. C3 mol. || 
(Par extons. ^ Eloigner l'alTection 
de qqn Alienàre, tr. Cic. etc. 
(ex. : alienàre omnes a se bo- 
nos. Cic. omnium snoratn vo- 
luntates [s.-e. a se], dvs. sibi 
aiigaem. Liv. [XLIV, 27, 8] ou 
sibi idicajus animum. Vell. [II, 
112, 7] opp. à conei/iûre, recon- 
ciiiiir^ ; abalienâre (opp. à 
aliquem amicum (acéré) , tr. 
Cic. etc. (ex. : abalienàre ali- 
quem. Cic. animum. Cic. ali- 
quem ab aliquo. Cic. volanta- 
tem alicujus a se. Cie.); aver- 
tére, tr. Cœs. Cic. etc. (ex. : 
avertëre aliqaem ou se ab ali- 
ciy'us amicitià. Cses. alicajas 
animum a se. Cie. alicui men- 
tem deoram [poét.]. CatalL). 
1 Rendre comme étranger à soi- 
même, priver de la raison. 
Alienàre, tr. Liv. Sen. Plin. 
Saet. lex. : erat opinio, post 
censaram minas compotem 
fuisse sui ; valgo Junonis iram 
ob spoliatum templum alié- 
nasse mentem ferebant. Liv. 
[XLII, 28, 12]. eorum alienatar 
mens. Plin, alienatce discordià 
[• par la discorde »] mentes. 
Liv. alienàri mente [ • être 
aliéné du sans commun »]. 
Plin. alienata mente [• alié- 
né ■ ]. Cœs. [cf. aliônatas men- 
te. Piin.]). Part. subst. Un alié- 
né, insanus. Cic. Voy. fou. 
alignement, s. m. Action d'a- 
lignor et état de ce qui est ali- 
gné. Direclio, onis, f. Vitr. 
Dircctura, a», f. l'itr. Poutres 
et pierres qui sont à 1'^ — , quoi' 
(trabes ac saxa) rentis lineis 
saos ordines servant. Cœs. (B. 
G., VII, 23, 5). En alignement, 
reclâ lineâ ou redis lineis. Cœs. 
Cic. 
aligner, v. tr. Mettre en ligne. 
Dirigére, tr. Liv. Sen. Curt. 
(ex.: diriyëre vicos [■ aligner 
lesrues ■]. Liv.); dimetiri. dép. 
tr. Cic. Tac. (ex.: dimensis vi- 
coram ordinibas. Tac. [ann., 
XV, i.3]. Voy. JALO.NNER. C'est 
moi qui ai tout aligné, mei 
sant ordines. Cie. (sen. 17). En 
alignant, ad regulam et lineam. 
Vitr. ad lineam. Cic. rectis li- 
neis. Cic. Cœs. Fig. — ses 
phrases, tyllabas propemodam 
dimetiri. Cic. 

aliment, s. m. Ce qui .^ert à 
nourrir. Alimentum, i, n. 
Cic. etc. (ex.: alimenta corpo- 
7ns. Cic. alimenta incolarum 
[' pour les habitants ■]. Liv. 
alimentoram egestas. Sen. pe- 
naria. Tae. alimenta carnis 
[" consistant en viande ■]. Liv. 
iridui alimenta [- des — pour 
trois jours •] portâre. Curt.); 
cibus, i, 111. Cie. etc. (voy. 
NOUiiHiTURii); esca, se (- ali- 
ment préparé •), f. Plaat. Cic. 



ALI 

etc. (voy.N0u.iRiTuuE) . Aliment» 
alimenta, orum, n. pi. cic. 
(voy. ci-di»ssu>j ; cibaria, 
orum. n. pi. Plaat. Cic. etc 
lex.: cibaria alicui dare. Plaut. 
Ter. prœbère. Cic); esculen- 
ta, orum {j>r. • mats prépa- 
rés»), n. pi. Cic. (do nat. deor. 
II. iu\). Gell. (XVII, 11, 2). 
(Voy. vivres). Aliments savou- 
reux, sapores, um, m. pi. Virg. 
Sen. Plin. Aliments indigestes, 
cruditates, um, f. pi. Cels. 
Plin. Il (Spécial.) Ce qui sert à 
la subsistance d'une personne 
et {t. do dr.) frais d'entretien 
et de nourriture accordés par 
les tribunaux. Alimenta, orum, 
n. pi. Plin. (pan., 26, sq). Dig. 
(XXXIV, 1: cie alimentis).! (Au 
(ig.) Ce qui sert à entretenir 
qqch. Alimentum, i, n. Liv. 
Tac. (ex.: al. famœ. Tac. sedi- 
iionis. Tac. temeritatis. Tac. 
addidit alimenta ramoribus 
advenias Attali. Liv.); mate- 
ria, se, f. Cic. Sali. Liv. Tac. 
(ex.: m. seditionis. Cic. mate- 
riam dare invidiœ [• fournir 
des aliments ù la malveillan- 
ce "]. Cic. bonitati. Cic. m,ate- 
riam prœbêre criminibas. Liv. 
invidiœ (lamman\ ac materiam 
criminibus saggerëre. Liv.). La 
gloire est 1' — des arts, honoa 
alit artes. Cic. Servir d'— à 
l'audaca, audaciam alëre. Cic. 
au taïaut, ingénia alëre. Vell. 
Un feu qui ne trouve plus d'a- 
liment, consumptiis ignis. Cic. 
L'aliment le plus pur du tré- 
sor, sanguis œrarii. Cic. (in 
Verr., II, 3, 36, 83). L'examen 
et la contemplation de la na- 
ture sont pour l'àme et pour 
l'intelligonce un — naturel, est 
enimanimoram ingenioramqae 
natarale qaoddam, quasi pabw- 
lum, consideratio contempla- 
tioque naturœ. Cic. (Acad. pr., 

II, il). Voy. ALIMENTER, NOUR- 
RIR. 

alimentaire (lat. alimenta- 
rius, class. seul, dans l'express, 
le.v alimcntaria. Cœl. ap. Cic. 
[ad fam.,VIII, 6, 5]), atlj. Qui 
concerne las aliments. Alibilis, 
e {pr. » nourrissant ■■), adj. 
l'arr. Substance —, cibus, i, m. 

Voy. ALIMENT, NOURRITURE. || 

(T. de dr.) Pension alimentai- 
re, alimenta, orum, a. pi. Plin. 
j. Dig. (Voy. ali.ment). 
alimentation, s. f. Action d'a- 
limenter. Alimonia, ae, f. 
Varr. Gdl. Apul. Eccl. et ali- 
monium, ii, n. Varr. Tac. 
Saet. Jet. (mais ces termes qui 
ne seroncontpent ni dans Cicé- 
ron, ni dans César, ni dans Sal- 
luste, ni dans T.-Livo, appar-J 
tenaient vraisemblablement ài 
la langue populaire et doivent 
êtresoigiiousoiueiit évitùs); esus 
(us. seul, au dat. esui, à l'ace, 
esum. et ii l'abl. esu), m. Varr. 
Cels. Gcll. Hier, (ex.: esui can- 
di [- être conservé pour 1' — •]. 



f 






MA 

Varr. aliquid estxi dure alicui. 
Cels. ceteras res csui [•■ desti- 
nées i l'alimentation ■•] usui- 
giie pras se portant. Varr. car- 
ni'um csam répudiant. Hier, ab 
esa facium vocabalam. Isid.); 
victus, ÙS, m. Plaat. Cic. Liv. 
Qaint. lac. otc. (ex.: v. asper. 
Plaut. diurnas. Tac. tennis. 
Cic. victam dare. Ilor. alicui 
victum naotidianum in Pryta- 
neo pablicê prœbêre. Cic^ pn- 
râre ea qase suppeditcni ad 
victum. Cic. major pars victus 
eorum lacté et carne cbnsistit. 
Cs^s. victai herba [est], vestitui 
pelles, cubile hamus. Tac). 
Faire son — de, ati (avec 
l'abl). Cels. 
alimenter, v.ti-. Fournir d'ali- 
ments. Alo, ère, tr. Plant. 
Ter. Cic. (e.v.: alëre illam mu- 
lierem cam familià. Ter. da- 
centos serves. Hor. al. Metelli 
exercitum stipendia framento- 
que. Sali, nec vi capi videbat 
posse urbem... nec famé, ut 
guam prope liberi ab Cartha- 
gine commeaius alerent. Liv. 
[XXV, 23, 3]); nutrire. (r. Liv. 
Cels. Plin. Saet. (moins usité 
et moins classique qu'alére); 
sustinére, tr. Cic. Col. {ex.: 
ager non amplius hom,inum, 
qaingue miVût sastinëre potesf. 
Cic. re frumentariâ alimur et 
sustinemur. Cic); sustentâre, 
tr. Ter. Cic. (ex.: sust. fami- 
liam. Ter. aer spiritu dactas 
alit ac sustentât anim,antes. 
Cic. in qao nullâ re egens 
[animas] aletur et sustentabi- 
tur isdem rébus, quibus asfra 
sastentantar et alantar. Cic). 
Voy. NOURRIR. 1 (Au fig.) Entre- 
tenir, augmenter. Alére, tr. 
Cic. Cœs. Virg. Liv. Tac. Jus- 
tin, (ex.; honos alit artes. Cic. 
nolo meis impensis illoram ali 
luxuriam. Nep. alêre belluni. 
Cic. bellam se ipsum alit. Liv. 
alëre diutius controversiam.. 
Cœs. rumores credulitate suâ. 
Liv. spem, alicujus mollibus 
sententiis. Cic vitia, quœ sem.- 
per (acultatibus licentiâqae et 
assentationibas aluntur. Vell.). 
— qqch., alimenta alicui rei 
affcrre. Ov. addëre. Liv. — la 
haine, materiam, dare invidise. 
Cic. — les accusations, m,ate- 
riam prœbêre criminibus. Liv. 
ilimenteux, euse, adj. Doué 
de propriétés nutritives. Alibi- 
lis, e, adj. Varr. 
alise, s. f. Fruit de l'alisier. 
Sorbam, i, n. Cato. Virg. 
ilisier, s. m. Sorbier des bois. 
Sorbus, i, f. Col. Plin. 
lliter, V. tr. Faire prendre le 
lit. Lecto ou lectalo af^gëre 
(en pari, de l'âge ou do la ma- 
ladie). Hor. Etre alité, in lecto 
esse oa Jacêre. Cic. Liv. lecto 
tenêri. Cic. lecto ou lectulo af- 
fixum esse (d'apr. Hor.). e lec- 
to surgëre non posse. Cic. cu- 
bâre, intr. Cic. Ilor. etc. (cf. 



ALL 

cubantcm dispatâre de aliquâ 
re. Cic cabans leger. Cels, cu- 
bâre in domo Mœcenatis. 
Saet.). S'aliter (parce qu'où est 
malade), œgrotûre, intr. Cic 
otc. ou œgrotum esse cœpisse. 
Cic. succambëre, intr. Saet. 
Aug., 98). S'— Cpour prendre 
un repas, arcli.), accambëre, 
intr. Cic. Hor. otc. Alité, lecto 
afftxus (d'apr. Hor.) cabans, p. 
adj. Cic. Cels. œgrotas, a. unx, 
adj. Cic. Cels. etc. Voy. cou- 
cher. 
allaitement, s. m. Action d'al- 
laiter. No peut se traduire en 
latin, que par une périphrase 
où entre un des verbes signi- 
fiant * allaiter ». 
allaiter (lat. vulg. allactâre. 
Ma?-c Emp. [a. 81), v. tr. Nour- 
rir de son lait. Lac dare. Ov. 
lacté alëre. Gell. mammam 
dare. Plaat. prœbêre. Liv. En 
pari, d'un animal, mammam 
dâre. Cic. mammam. ou mam,- 
mas prœbêre. Liv. {Il faut éviter 
le verbe lactâre, qui est posté- 
rieur à l'époque classique, Ci- 
céron ne connaît qu'un parti- 
cipe lactens, - qu'on allaite 
" [cf. in Cat., 3, 19]). 
allant, ante, Qui se déplace 
aisément, yhjilis, e, adj. Liv. 
Sen. Quint. Plin. j. Saet. Voy. 
alerte. Il (Substant.) Les al- 
lants et les venants. Comme- 
antes altro citroqae. Suet. 
alléchant, ante, adj. Qui al- 
lèche. Qui {quœ, quod) alliait 
ou illicit, etc. Voy. allécher. 
allèchement, s. m. Action 
d'allécher. Lactatio, ônis, f. 
Cic. (Tusc, IV, 16 trad. du 
grec y.T|),Ti(7tç, ■• charme, séduc- 
tion "). Àllectatio, onis, f. 
Quint. 
allécher, v. tr. Attirer par 
qqch. d'appétissant. Inescâre, 
tr. Sen. Petr. (ex.: animalia 
cibo inescantur. Petr. [lAO, 15]). 
Il (Au fig.) Charmer, séduire. 
Allicére, tr. Cic. (voy. sédui- 
re); allicefacère, tr. Sen. 
Suet. (ox.: quod invitât ad se 
et allicefacit. Sen. fep., 118, 6], 
cf. Suet. [Vitell., U]); capére, 
tr. Cic. etc. (ex.: inest in his 
aliquid probi, quod capit igna- 
ros. Cic. capi voluptate. Cic. 
captas ano verbo volupiatis 
[' alléché par le seul mot de 
plaisir "J. Cic); inescâre, tr. 
Ter. Liv. Vell. Sen. (ex.: homi- 
nes. Ter. Sen. nos cœci specie 
parvi beneficii inescamar. Liv.); 
prolectàre, tr. Plaut. Cic. 
Apul. (ex.: pr. aliquem, spe le- 
gationis. Cic). Ce qui allèche 
le plus à péchar, c'est l'espoir 
do l'impunité, ma.xima est il- 
lecebra peccandi impunitatis 
spes. Cic. 

allée, s. f. Action d'aller. Itio, 
onis, f. Cic (ex.: domum itio. 
Poet. ap. Cic. [de div., I, 68]. 
obviam itio. Cic [ad Att., XI, 
16, 1; XIII, 50, 4 Au plur. 



ALL 



111 



itiones crebrœ. Ter. [Phorm 
1012]); itûs, ûs, m. Cic. Saet. 
(ex.: noster itus, reditus. Cic). 
Allées et venues, obambula- 
tio, onis, f. Cornif. rh. (ex.: 
ob. liominum. Cornif. rit. (HI, 
31]); commeatus, us, m.I'laut. 
(ex.: médium parietem perfodit 
servas, commeatus clanculam 
quà (oret amantam. Plaut. 
[mil. argum. 11. 10]); concur- 
satio, onis, f. Cic. Plin. (ex.: 
c. multa [- de l'orateur sur la 
ti'ibuno :.]. Cic puerorum illa 
concursatio. Cic. c. formica- 
rum. Plin. au plur.: concursa- 
tiones. Cic); discursatio, f. 
Sen. (ex.: diseurs, of^iosa per 
urbem. Sen. [brov. vit., 3, 3]) ; 
discursùs, ùs m. Sen. Quirit. 
Plin. /. Tac (ex.: d. amico- 
rum. Quint, totius diei [- allées 
et venues des enfants durant le 
jour =]. Quint, iste inanis dis- 
cursus [' ces inutiles allées et 
venues dans Rome »]. Plin. j. 
formicarum iste discursus in 
angasto laborantium. Sen. 
[nat. qua;st., I, pr. 10]. liber 
inter ordines [. les lignes de 
vaisseaux embossés »] diseur- 
sas. Liv. [XXXVII, 2/., 2]). Ce 
n'a été dès lors qu'allées et ve- 
nues, postea homines cursâre 
ultro et citro non destiterant. 
Cic. (Cf. commeâre per hanc 
pontem ultro citroqae. Suet.) ^ 
Chemin tracé pour aller d'un 
lieu à un autre. Ambulatio, 
onis, f. Cic Plin. (ex.: amba- 
lationis postes. Cic. balnearia 
et ambulatio. Cic ambulatio 
pensilis [« allée en arcades -]. 
Plin. au plur. ambulationes 
apertœ [•• allées découvertes =]. 
Sen. ambulationes hypœthrœ. 
Vitr.); ambulacTum, i, n. 
Plaat. (mort., l-J'i. 817;. Gell. 
(III, 1, 7). Min.-Fel. (3, 3); au 
plur. Gell. (1, 2, 2). Petite 
allée, ambulatiunoula, as, f. Cic 
(ad Att., XIII, 29, 2). Allée 
couverte dans un jardin, 
xjstus, i, m. Cic. (Acad. pr. 
II, 9; ad Att. I, 8, 21. Sen. (de 
ira, III, 18, U). Plin'.j. (ep., II, 
17, 17). Près dos allées de Pison, 
ad lucam Pisonis. Cic. (ad Q. 
fr. II, 3). Il Passage entre deux 
murs. Andron, ônis, m. Vitr. 
(VI, 11,5). Plin. /. (ep. 17, 231. 
allégateur, s. m. Faiseur d'al- 
légations. Qui allegat. 
allégation (lat. post. allegatio, 
Apal. Jet.), s. f. Action d'allé- 
guer. Prolatio, onis, f. Cic. 
(seul, dans l'expression proiajio 
exemplorum. Cic. [orat., 120]). 
Il faut se servir d'une p riphra- 
se où entrera un des verbes ci- 
tés à l'art, alléguer. ^ Ce qui 
est allégué. Quod profertur ou 
affertur. Cic De plus, d'après 
vos allégations. ..,pos«isfi etiam 
{dicere alios etc.). Cic. (de fin., 
II, 26). — mensongère, crimi- 
natio falsa. Val. -Max. ou 
(abs.) criminatio, onis, f. Cic, 



m 



ALL 



Los allégations mouîoiigcrjs 
qu'il a produites coutre moi 
pendant mon absence, illa cri- 
minatio, qaà in me absentem 
usas eif. Cic. Repousser les al- 
losations deqqn, ab aliquo al- 
Lit€U criminationes repellère. 
Cic. Voy. aussi aulécueb. 
allège, s. f. Embarcation ser- 
vant à charger ou à dcchar^or 
les navires. "S'avicala, se, i. Cic. 
C^s. 

1. allégeance, s. f. Soulage- 
ment (arch.J. Voy. ce mot. 
S. allégeance, s. f. Serment 
d'allégeance (à un suzerain). 
Espression inconnue à l'anti- 
quité. Prêter à qqn le serment 
d'— , in verbci alicajas jarâre. 
Liv. Mais c'est à peine ua équi- 
valent. 

ellëgement, s. m. Action d'al- 
léger. Levatio, onis, f. CAc. 
(ex. ; alicaiesse levationi. Cic. 
habëre levationem s-gritadi- 
nam [• apporter un — aux 
chagrins •]. Cic. invenïre leva- 
tionem molestiis. Cic.); alle- 
vatiO, ODÎS, t. Cic. (moi par- 
tic, à Cic. cf. de 6n., I, i.O; ad 
fam-, IX, 1, 1); relaxatio, 
onis, f. Cic. (ex. : rel. animi. 
Cic. [de orat., II, 22; ad fam., 
VII, 26, I]. absol. quee est ista 
relcLxatio cum...Cic.[do fin., II, 
95]); levamen, minis, n. 
CatuU. Cic. Liv. (ex. : (juod si 
esset aliquod levamen, id esset 
in te ano. Cic. eius mali leva- 
men. Liv. fVI, 35, 1]); ieva- 
mentura, i, fj>r. • moyen d'al- 
léger ■ ), n. Cic. Cela. Plin. 
Tac. (ex. : /. miseriarum. Cic. l. 
tributi in posterum. Tac. alicai 
levamento res est. Cic. ad uni- 
cam doloris levamentum studia 
con(ugëre. Cic.] ; allevamen- 
tatn, i (/"■■ - moyen d'allé- 
uor -), n. Ci'', (une fois dans 
Te p. Sali, 66); deminutio, 
onis, f. Cic. (ex.: dem. vectiga- 
liam. Cic. onerum. Cic). 
alléger, (lat. post. jlleviâre. 
.\mbr. Valg.), v. tr. Rendre 
moins pesant. Levâre, Ir. Cic. 
etc. (ex. surt. au Cg. : l. ino- 
piam. Cset. alicui metum. Cic. 
lactam, curam, solliciladinem. 
Cic, calamitatem innocentiam. 
Cic. angoris et doloris tui le- 
vandi camà. Cic. l. dolorem 
comolando. Cic. nihil levâri 
re divinà poieat [ ■ les pratiques 
religieuses ne peuvent rien al- 
léger -l. Cic.); allevâre, tr. 
Enn. Cic. (ox. : ail. aliorum 
eeramnas diclis. Enn. fr. tol- 
ticitadines mea$. Cic. ran et 
eul. au sens fig.); relevàre, 
tr. Cic. Plin. j. (ex, : rei. cûm- 
munem casum misericordià 
hominum. Cic. r. morbam. Cic. 
quotiu enim qaisqae est, qui 
epistiUampaulograviorem ferre 
potsit, nisi eampellectione rele- 
varif [«combien peu de gens se 
chargent d'une lettre de quel- 
que poidj, sans l'alléger en la 



ALL 

lisant d'un bout à l'au- 
tre.' .]. Cic. (ad Att., I, 13, I]. 
relevàre stadium omnium la- 
boremque. Plin. j.); sublevà- 
re, tr. Cic. (ex. : subi, res ad- 
versas. Cic. voy. soulager); 
minuère, tr. Cic. etc. (au fig., 
ex. : partem laboris alicui mi- 
naêre [• — la tâche do qqn •]. 
Cic. m. molestias vitœ Cic. m.-p- 
rorem. Cic.); deminuére, tr. 
Cic. Cses. Tac. (ex. : dem 
onera. Cic. (enore deminato. 
Saet. qusedam ex regiis triha- 
tis deminata [• on allégea 
quelque pou les impots que 
l'Arménie payait à ses rois.^-]. 
Tac. [Ann., II, 56]); solan, 
dép. tr. (voy. adoucir et sou- 
lager). Dans l'espérance que 
l'aspect imprévu et les tendres 
caresses (de sa fillo) allégeraient 
le poids de ses chagrins, ut illo 
insperato aspectu complcva- 
qae, si non omnem, at aliquam 
partem mseroris sai depone- 
ret. Cic. (p. Sest. 3 extr.). 
1 Rendre moins chargé. Levâ- 
re, tr. Cic (ox. : levâre ali- 
qaem hoc onere. Cic], exone- 
rare, tr. Liv. Cart. (ex. : exo- 
neranda est navis. Liv. re- 
gnum exoneràre prsegravante 
maltitadine. Liv. 
allégir, v. tr. Rendre plus lé- 
gjr (on amincissant). Attenuà- 
re, tr. Liv. Tenaâre, tr. Sen. 
allégorie, s. f. Figure do rhé- 
torique qui consiste à présenter 
à l'esprit un sans caché. AUe- 
goria, se {gr. àTi.Tiyof'.:i), f. 
Qaint. (ex. : continous trans- 
lationis (• de la métaphore ■] 
usîis in allegorias et œnigma- 
ta exit. Qaint. per allegoriam 
accipi. Qaint. Cicéron écrit la 
mot en grec, cf. orat., 'Jh); in- 
versio, onis, f. Qaint. (ex. : 
àXktiyoçii'J., quam inversionem 
interpretantar, aat aliad ver- 
bis, aliad sensu ostendit, aat 
etiam intérim contrariam. 
Qaint. [VIII, 6, l>l^]. cf. Charis., 
p. 276, i; Diom., p. ;i61,31 éd. 
Keil); coUatio, onis [gr. ita- 
pago).ri); f. Cic. (de inv., I, 30, 
îiQ). Quint, (ex.: nam TiapaëoXiî, 
qaam Cicero collationem vocat, 
longiiiS res qaœ comparentar 
repetere solet, neqae liominam 
modo inter se opéra similia 
speclantar... sedeta matis at_- 
qae etiam inanimis intérim si- 
mile liajas modi dacitar. Qaint. 
[V, II, 231); imago, inis, f. 
Cornif. rh. Cic. (de inv., I, 
J»9). Uor. Sen. (ex. : hnc ego si 
compellor imagine \ • si c'est à 
moi que s'adresse cette allégo- 
rie •]. tlor. [op., I, 7, 3.'i ; cf. 
sat., Il, 3, 3;i0]. solebatAtticas 
Uac imagine uti : Vidisti ali- 
qaando canem...- Sen. invenio 
imagines [• j'y trouve des allé- 
gories •]. Sen. [ep., 59, 2]) ; 
ambages, gam, f. pi. Virg. 
Ûv. Liv. Tac. (ex. : tacitis arn- 
bagibus. Liv. per ambages. Liv. 



ALL 






cf. I, 5!., 8). Si je suis obligé da 
vous écrire davantage, je me 
servirai d'allégories, si erunt 
mi/ii plara ad te scribenda, 
àXXriïoptai; obscurafto. Cic. (ad 
Att., II, 20, 3). Raconter qqch. 
sous le voile do 1' — , aliqaid 
leviier immatatum exponêre. 
Cic. Entre les plaisanteries de 
mots, comptonseiicore colles qui 
se tirent d'uue allégorie, d'une 
mét«phore, d'une autiphrase ou 
expression prise à contre-sens, 
par ironie, in verbis etiam illa 
sant, qax aat ex immaiatâ 
oratione dacantar aat ex ania» 
verbi translatione aat ex in- 
versione verboram. Cic. (de 
orat., II, 65, 261). Les Grecs 
appellent alU-gone une suite 
ininterrompue de métaphores, 
continuas translationes Grœci 
appellant ôXXïiyopiav. Cf. Cic. 
(orat., 27, Oi; on peut donc tra- : ( 
duire « allégorie ■ par conti- \ 
naoe translationes). \ j 

allégorique, (lat. post. allego- ' | 
ricus. Am.), adj. Qui tient à i 
l'allégorie. Immatatas, a, um, \ 
part. Cic. Stvlo —, immatata \ 
oratio. Cic. (de Orat., II, 05, j 
261). continais translationibas \i 
referta oratio (d'apr. Cic). 
allégoriquennent, adv. D'une 
manière allégorique, fer in- 
versionem ou per imagines. 
Parler — , imagine uti. Sen. 
Indiquer une chose — , rem per 
ambages significâre. Liv. 
allègre, adj. Qui a de l'ontrain. 
Alacer, cris, cre, adj. Cic 
etc. (ox. : Catilina alacer atque 
Ixtas. Cic. alacres perterritum 
saperâre. Caes. postquam om- 
nium animos alacres videt. 
Sali, alacri et prompto are ac 
vuUu hue atque illuc intaëri. 
Cic. alacres animo sumus. Cic. 
[ad fam., V, 12, 9]. très fréq. 
alacer et promptus. Cic. Cœs. 
s'oppose à tristis, moestus, hu- 
milis, perierritas). 
allègrement, adv. D'une ma- 
nière allègre. Alacriter, adv. 
Comic. (r. Amm. Justin. 
allégrer, v. tr. Rendre allègre 

(urch.). Alacrem (acéré. 
allégresse, s. f. Entrain (arch.). 
.ilacritas, âtis, f. Cic. Voy. en- 
train. 1 Joie vive. Alacritas, 
âtis, f. Cic. Curt. (ox. : alacri- 
tas egregia animi. Cic alacri- 
tate e(ferri [- être transporté 
d'allégresse »]. Cic illam ani- 
moram alacritatem continëre. 
Curt. ingens assensus alacri- 
tasque cuncta approbantium 
fuit. Liv. qase alacritas civita^ 
tia fait! Cic. al. per fecti ope- 
ris. Liv. [II, 10, 10] ; Isetitia, 
se, f. Cic etc. (voy. joie) ; ij- 
laritas, atis, f. Sen. rh. Col. 
Plin. (ex. : h. feriaram. Sen. 
rh. [controv., I, prsef. 15]. h. 
diei. Col. [IX, I8l). 
alléguer, (lat. allegâre. Qaint. 
Plin.j.), V. tr. Citer comm» 
autorité, donner pour argu- 



all 

ment. Atterre, tr. Cic. (ex. : 
aff. caasam. Cic. varia, haiid 
vana. Liv. ari/umentum 
[• comme preuve '] atjaam. 
Cart. [VI, U, 18]. a/f. rationes 
car hoc ita sit. Cic. affers hn'c 
omnia argumenta, car clii sint. 
Cic. absol. car credam, afferre 
possitm [» jo puis allc!j;u6r un 
motif en faveur do ma croyan- 
ce»]. Cic. nihil afferunt, gai 
negant [• ils allèguent une 
raison sans valeur, ceux qui 
disent que... ne... pas •]. Cic. 
aff. setatem [• alléguer re.vcuse 
de l'âge ']. Cic); conferre, 
tr. Cic. (ex. ; cam in caasam 
fdium conferret [•■ alléguant 
pour raison son fils ■>]. Cic. im- 
priidentia aatem in purgatio- 
nem confertur [•■ l'imprudence 
est alléguée dans la justiBca- 
tion ■■]. Cic); inferre, tr. Cic. 
Csna. (e\. : in(. caasam. Cxs. 
nccessitado infertur [« on al- 
lègue la nécessité »]. Cic) ; pro- 
ferre, tr. Cic. (ex. : pr. exem- 
pla omnium nota. Cic. pr. Fa- 
bricios alicai auctores [ ' allé- 
guer à qqn l'autorité des F.-"]. 
Cic.]; citâre, tr. Cic. Liv. 
Petr. (ex. : c. aliquem testem 
reram a se gestarum [« allé- 
guer le témoignage de qqn en 
faveur de ses actes "]. Liv. c. 
poetas ad testimonium. Petr. 
c. magîstratuam libros linteos 
auctores. Liv. gaamvis citetar 
Salamis clarissimœ testis vic- 
toriœ. Cic); commemoràre, 
tr. Cic. etc. (ex. : comm,. hu- 
manam, societatem. Cic. comm. 
seepe de aliquo. Cic. de alicu- 
jUS virtute, integritate, hum.a- 
nitate. Cic); interponére, tr. 
Cœs. Cic. (ex. : nullâ inierpo- 
sitâ causa. Cses. hoc décréta 
interposito. Cœs. interponére 
fidem. Cœs. [B. G., V, 6, 6]); 
opponère, tr. Cic (ex. : op- 
ponëre valetudinenx alicujus. 
Cic. opponëre causam mûri. 
Cic). Alléguer qqch. pour s'ex- 
cuser ou pour se défendre, ex- 
cusàre, tr. Cic (ex. : excasare 
morbum [• alléguer la maladie 
comme excuse "]. Cic. exe. va- 
letadinem, œtatem. Liv. absol. 
e:rcusâre [« alléguer pour s'ex- 
cuser »J. Cic); defendére, tr. 
Ter. Cic. etc. (ex. : ta mihi ita 
défendus [• tu pourrais m'allé- 
guer ceci pour ta défense -] : 
• non est ista Verri numerata 
pecunia c, Cic. hsec te dicère 
sequum fait et id defendére 
[' alléguer cela pour ta dé- 
fense »]. Ter. qaid enim dé- 
fendit [• qu'allèçue-t-il pour 
sa défense? ■>]. Ûic. provideo 
enim qaid sit defensurus Hor- 
tensius. Cic. id aliorum exem- 
ple te fecisse défendit [■■ il al- 
lègue pour sa défense qu'il a 
fait comme d'autres •]. Cic 
hoc recte ac jure factam esse 
défendit. Cic. necessitudo aa- 
tem infertar, cam vi quâdam 



ALL 

reus id, qaod fecerit, fecisse 
defenditur [» quand on allègue 
pour sa défense que ce qu'il a 
fait, il l'a fait contraint et for- 
cé -]. Cic. [de inv., II, 98]); 
causâri [sart. •. alléguer faus- 
sement '), dép. tr. Liv. Cart. 
Suet. Tac. (appartient à la lat. 
impér. et se construit, soit avec 
un compl. direct à l'ace, soit 
avec une prop. infin.; cf. Liv., 
III, Ci, 2; XXIII, 8, 7 : pâtre 
animi quoque ejus haad mira- 
bilern pertarbationeni causan- 
te; V, 15, 6; XXVIII, 35, 2 : 
causando corrampi equos in- 
clusos in insalà). Qu'ai léguez- 
vous pour votre défense? quid 
tibi aum.es ad defensionem? 
Cic. J'ai avons alléguer d'excel- 
lentes autorités, auctoribus uii 
optimis possumus. Cic. \\ Motif 
allégué comme excuse, eKCU- 
satio, ortis, f. Cic. (ex. ; ex- 
cas. adulescentix, setatis. Cic. 
excusationem ocalorum, acci- 

fére. Cic. habêre excusationem, 
' pouvoir alléguer comme ex- 
cuse ■=] pietatis vel necessitatis 
vel œtalis. Cic nallam excusa- 
tionem imprudentiœ recipére 
[« ne pas admettre qu'on allè- 
gue pour excuse l'imprévoyan- 
ce ■.]. Auct. b. A(r. excasa- 
tione uti temporis ou valetu- 
dinis [• alléguer pour excuse 
le mauvais temps ou le mau- 
vais état de sa santé ■■]. Cic). 
Motif allégué (en gén.), nomen, 
inis, n. Cic (ex. : a tais ob- 
trectatoribas nomen inductum 
(ictoa religionis. Cic. honesto 
nomine [» en alléguant un 
motif honorable •>]. Cic décré- 
tée eo nomine supplicationes 
[' on allégua ce motif pour dé- 
créter des prières extraordinai- 
res •]. Tac. voy. préte.xte); ti- 
tulus, i, m. Liv. (ex. : haad 
parva res sub titalo prima spe- 
cie minijne atroci ferebatar 
[i- c'était une affaire d'impor- 
tance, en faveur de laquelle on 
alléguait une raison qui d'a- 
bord n'avait rien d'olTrayant •>]. 
Cic. qaem titulum prœtende- 
ritis [- le motif que vous allé- 
guerez ••] Liv. cum pâtre sua 
gerentes bellam Romanos spe- 
ciosam Grœcise liberandse talis- 
se titulum [« en faisant la 
guerre à son père, les Romains 
avaient allégué le motif spé- 
cieux de délivrer la Grèce ••]. 
Liv.). _ 

alléluia, interj. Louange à 
Dieu (exclamât, liturgique)! 
Alléluia, indécl. Vulg. 
aller, v. tr. Se diriger vers un 
lieu (en pari, d'un être animé). 
Ire (dans le sens le plus géné- 
ral), intr. Plaut. Ter. Cic. etc. 
(ex.: i prse [<■ va devant •]. 
Plaut. Ter. vel quo festines 
ire, vel ande, vide. Ov. hue 
atqae illuc euntes. Liv. ire a- 
pertâ via et rectâ. Sen. ibam 
forte via sacra. Hor. ire eodem 



ALL 



11.3 



itinere. Liv. ire iardius (opp. 
à maturare iter pergere]. Sali, 
ire domum. Plaut. etc. ire ad 
aliquem. Liv. ire ad solitum 
opus. Ov, ex caria in contio- 
nem itar. Liv. ire suis subsi- 
dio. Cses. ire pedibas [<• aller à 
pied »]. Plaut. [» aller par 
terre -]. Liv. ire inmalam rem 
ou in malam cracem [• aller à 
la malheuro ■]. Plaut. Ter. ire 
cabitum. Cic. ire eqais [<• aller 
à cheval -]. Liv. ire in redà 
[" aller en voiture -]. Mart.); 
gradi (pr. . faire des pas ■ et 
" aller d'un pas ferme -), dép. 
intr. Cic. etc. (ex.: gradi quat- 
taor pedibas [- aller à quatre 
pattes -]. Macr. gr. (identi ani- 
ma ad mortem. Cic); ingre- 
di {pr. - aller dans » et ■ aller 
avec une certaine solennité »), 
intr. Cic etc. (ex.: ingredi in 
navem, in templam... Cic. in- 
gredi Iardius. Cic. oer fanes. 
Quint, ingrediente per publi- 
cum principe. Phn. .); ince- 
dére (pr. - alier à oas comp- 
tés "), intr. Cic Liu. Sen. etc. 
(ex.: non amoaiamus, sed in- 
cedimus [• nous n'allons pas 
librement, nous allons à pas 
comptés "]. Sen. incedére ma- 
gnificé. Liv. incedére oedibas. 
Plin. j. incedére omnibus Ise- 
titiis [- aller avec allégresse ■]. 
Cic [ad fam., II, 9, 2] ; en pari, 
d'une armée, au sens do s'avan- 
cer [voy. ce mot ]); vadêre 
(pr. . aller avec résolution ou 
avec empressement • ), intr. 
Cic etc. (ex.: vadëre crus ma- 
ne. Cic. v. ad aliquem postri- 
die mane. Cic. per tarbam. 
Liv. per médias hostes. Liv. in 
eundem carcerem [en pari, de 
Socrate]. Cic. v. in hostem, in 
prœlium. Liv. ) ; ambulàre 
(pr. - aller à son pas -, . aller 
et venir -, s'oppose à incedére 
[cf. Sen., qujest. nat., VI, 31, 
5] ou à satire [cl. Plin., X, 111]), 
intr. Plaut. Cic etc. (ex. am- 
bulo cita. Plaut. ambalas 
[« tu vas et viens =>] inter nos. 
Plin. j. ambulàre per fanem 
[" aller le long d'une corde -]. 
Sen. prudenter ambulàre. Cic); 
deambulàre {pr. • aller et 
venir jusqu'à ce que l'on soit 
fatigué »), intr. Cato. Suet. 
(ex. ; œgrotus sahet deciens 
et dcambulet. Cato. deam- 
bulans in litore. Suet.); obam- 
bulâre (pr. « aller et venir 
quelque part -), intr. Plaut 
Liv. Suet. (ex. av. le Datif : ob. 
maris. Liv. gyjnnasio. Suet. 
avec une prép., ex. : ob. ante 
vallum. Liv. [XXV, 39. 8]. in 
heibis. Ov. [Met. II, 851].) : 
per ambulàre (pr. • aller visi- 
ter -],tr. Plaut. Hor. Sen. Plin. 
j. (ex. : perambalâre omnium 
limina quoiidie. Sen. p. hsec 
prœdia. Plin. j. perambala 
sedes [• va et viens dans la 
maison -]. Plaut. [Most., Ill, 

8 



IIJ* 



ALI. 



S ISS])- Aller droit devant 
soi, pergëre, inlr. Cic. etc. (ex.: 
perge porro.Cic. domam. Sait, 
pergére eâdem, oaà ceteri,via. 
Cic. perjëre alicai obviam. 
Corni(. rh. p. ad castra Caes. 
in tolitadines. Sali, in Mace- 
doniam ad Planciamqae. Cic. 
adversam hostes. Sali.). Aller 
par eau, par mer, navigàra, 
latr. Cic. etc. (ex.: naiigàre 
caatè, pericalosè. Cic. non ré- 
méré. Cic. navigâre Syracusas. 
Cic. Anticyram. Hor. ab j£gi- 
nà Megaram versas. Salpic. 
ap. Cic. ex Asiâ in Macedo- 
niam. Cic). Aller en voiture, 
vebi, pass. Cic. tiV. P/in.(ex.: 
curro vehi. Cic. carra vehi ad 
cariam. Plin.per arbem. Cic.). 
Aller à cheval, veM, pass. Cic. 
Liv. (ex.: vehi in eqao. Cic. 
vehi eqao. Liv. eqao citato 
[. aller au galop ■] ad hostem. 
Sep. Voy. voiTiRE, cheval. Al- 
ler et venir, ire et redire, 
intr. Cic. etc. venire et redi- 
re, intr. Cic. etc. commeâre, 
intr. Ca?s. Cic. Liv. etc. (ex.: 
commeâre altro citroque. Liv. 
illa via, qaà omnes commea- 
bant. Nep. c. per hanc pontem 
nltro citroqae. Saet. inter Ve- 
jos Romamqae naniios com- 
meâre. Liv. en pari, d'animaux: 
commeant pisces ultro oc citro. 
Varr. c. per maria terrasqae 
[en pari, des oiseaux de pas- 
sage]. Plin.). Je ne ferai qu'al- 
ler et venir, mox redibo. Cic. 
jam adero. Ter. Voy. aussi ci- 
dessus, ambulàre, obambalâre. 
Il Aller en avant, progredi, 
dép. intr. Cic. (ex.; regredi 
qaam progredi mallent [• ils ai- 
meraient mieux aller en arrière 
qu'en avant ■]. Cic. Voy. avant 
et s'avancer. AUerjusqu'aubout, 
peragère, tr. Sen. (au sens 
fig.) ex.: maltnm egerunt, qui 
ante nos faerant, ted non per- 
egerant [• mais ils ne sont pas 
allés jusqu'au bout ■]. Sen.). 
Aller çà et là, de côté et d'autre, 
vagàri, dép. intr. Cic. etc. 
(voy. errer); spatiàri, dép. 
intr. Cic. Qaint. (ex.: spatiàri 
in xysto. Cic. in palatio. Plin. 
j. sab divo. Saet.). Aller contre 
(fig.), pervertére, {pr. • dé- 
truire, aller contre, enfrein- 
dre .), tr. Cic. Nep. (ex.: per- 
vertére amicitiam. Cic. jara. 
Cic. mores. Nep.). Aller au 
delà de, de l'autre côté de, 
transir e, tr. Cic. etc. (ex.; 
transire Eaphratem. Cic. mare. 
Cic. Alpes. Nep. voy. passer); 
saperàre, tr. Cses. Cic. Liv. 
(ex.: saperàre Alpes. Liv. mon- 
tes, jaga, fossas. Virg. regio- 
nem. Cic?\ Aller de l'un à 
l'autre, circumire, tr. Cic. 
Cas». SM.Nep. Liv. Cari, (ex.: 
ipse eqao circamiens [■ allant 
de rang en rang •] unum 
qaemqae nom,inans appellat. 
Sali. [Cat., 59 5], circomfre 



Al.L 

omnes [ores ledificii. .\ep. ten- I 
toria. Aus. saucios. Tac. prx- | 
dia. Cic. circumïre ordines et j 
hortàri. Cses. circumïre vete- 
ranos, at acta Cafsaris sanci- 
rent. Cic. [ad Att., XIV, 21, 
2]). Aller d'un endroit à un 
autre , commigràre , intr. 
(voir ci-dessous, • s'en aller»). 
Aller devant, anteire, intr. et 
tr. Cic. Hor. (intr. au sens 
propre chez Cic, ex.: anteeo 
alicai. Cic. transitif au sens 

firopre chez les poètes et chez 
es prosateurs de l'époque im- 
per.; trans. au sens figuré chez 
Cicéron ; ex.: anteire aliquem. 
Hor. carram régis. Cart. ab- 
sol. anfeire destricto gladio. 
Cic. anteîre pedibas, eqao, ve- 
liicalo. Saet. voy. précéder); 
prseire, intr. Liv, (ex.: Lsevl- 
nas liomam preeivit. Liv. plus 
rare que anteeo); prsegredi, 
dép. intr. (c/ais.) et tr. (à l'ép. 
impér.) Cic. Sali. Liv. (ex. : 
ut lictores prsegredi viderant. 
Liv. praegrediens Ligas. Sali, 
seqaentes alii, alii prsegredien- 
tes amici. Cic. prsegredi ali- 
qaem pedibas toto itinere. 
Saet. nuntios. Liv. gregi prse- 
greditar eqiias. Varr. [R. R., 
II, 7, 6]); ducêre, tr. Cic. etc. 
(voy. guider). Aller au de- 
vant de, occurrêre {pr. • al- 
ler au devant de pour secourir 
ou pour attaquer •), intr. Cses. 
etc. (voy. ci-dessus, et cf. au 
DEVANT de). Aller dans des di- 
rections opposées oa différontes, 
discèdere, intr. (voy. ci-des- 
sous, • s'en aller »). Allerdroit 
devant soi, perg'ëre, intr. (Voir 
ci-dessus . Aller ensemble, coi- 
re, intr. Z,ii'. Cart. Plin. j. 
(ox.: coire ad regiam. Cart. in 
porticam Liiiœ. Plin. /.). Aller 
le long de, prœtergredi, dép. 
tr. Cic. Sali, (ex.: prsetergredi 
castra. Cic. (ad fam., 111,7, il. 
Aact. h. A(r. [69. I] . Cf. Sali. 
[Jag.,'h'd,Z: 52, 5]); prsegredi, 
dép. tr. Liv. Tac. {sk.: prsegre- 
di castra. Liv. [XXXV, 30, 11]. 
fines. Tac. [Ann.. XIV, 23]). 
Aller souvent, itâre, intr. 
Plaat. Cic. Plin. Apal. (ex.: 
itàre ad cenas. Cic. in ladam 
litterarium.Plin.); ventitàre. 
intr. Cic. Cses. Nep. Tac. (ex.; 
ventitàre domam. Cic. in sc- 
natum. Cic. non Tnaltam ad 
eos. Cses. ad Scsevolam. Cic. 
qaotidie ad aliqaem audien- 
aam. Plin. j. in castra .Cic .); 
frequentâre, tr. Cic. Sali. 
Tac. [ex.: frequentâre domam. 
Cic. qase loca et nationes mi- 
ntis freqaentata sant [• locali- 
tés et pays où l'on ne va pas 
souvent «J. Sali, freqaentàre. 
[. aller souvent chez •] Paca- 
riam. Tac.). Aller de travers, 
deliràre, tr. Cic. etc. Aller i 
travers. Voy. travers. Aller 
vers ou dans', adiré, intr. Cic. 
etc. (ex.: adiré ad istum (an- 



ALL 

dam. Cic. ad me. Cic. Cf. 
> droit d aller à, dans... ■, n- 
ditus, ûs, m. Cic. (ex.: aditua 
in forum, in cariam. Cic. adi- 
tas in id sacrariam non est 
viris [• les hommes n'ont poliil 
le droit d'aller dans ce sanc- 
tuaire •]. Cic). Aller vers qqn. 
Voy. ci-dessous aller trouveu, 
Aller vite, acceléràre, intr. 
Cic. Liv. Tac. (ex.: si accelé- 
ràre volent. Cic. voy. vite et 
SE hâter). Il S'en aller, c.-à-d. 
partir d'un lieu pour se rendre 
dans un autre. Abire (opp. à 
manére, redire, adiré, accedè- 
re, venire, advenire), intr. 
Plaat. Cic. etc. (ex.: abeam an 
maneam [• faut-il m'en aller 
ou demeurer?»]. PiauÉ.abi pra; 
«trenue, seqaar. Plaat. abi, 
nantia. Cart. abiit, excessit, 
evasit, trupit. Cic. abire cam 
aliqao eqais. Liv. abire hinc. 
Liv. illinc, inde. Cic. ab his 
locis. Plaat. ab arbe. Liv. ex 
conàlio, ex regno. Liv. ex agris 
atqae arbibus. Cic. procal. 
Liv. peregre [" à l'étranger -1. 
Plin. abire domam. Ter. hinc 
domam. Liv. saat-^ domos 
[' dans leur pays », en pari, 
de deu.v armées] . Liv. cam 
pâtre Tarentam ad mercatam. 
Plaat. ad Pompejam [• s'en 
aller trouver Pompée »]. Vell. 
in aliqaas terras. Cic. m Tu$- 
cos in exsilium. Liv. in Vols- 
cos exsalatam. Liv. abiit ira- 
tas. Cic. abi ambalatam. 
Plaat. deambulatam. Ter. abs. 
abin annon? Plaat. etiam ta 
hinc abis 't Ter. abin istinc ? 
[' veux-tu bien t'en aller? •] 
Plaat. abi in malam rem ou 
abin (p. abis ne in malam 
cracem. Plaat. gain ta abis 
in malam pestem malamqae 
craciatam. Cic. abi hinc cam 
tribanatibus ac rogationibas 
tais, Liv.); cedère, intr. Cic, 
etc. (ex.: ego cedam atqae 
abibo [' je quitterai la place, 
je m'en irai »]. Cic. cedere 
e patrià. Cic. ex civitate. Cic. 
voy. quitter et sortir); abs- 
cedére, intr. Plaat. Nep. 
Liv. Saet. (ex.: abscede. Plaat. 
hincintro[' va-t'en et rentre»]. 
Plaat. c conspecta. Plaat. a 
caria, e foro. Liv. Rhodam. 
Tac); decedére, intr. Plaat. 
Cic. etc. (ex.: decedamtis [. al- 
lons-nous-en " ]. Plaat, aat 
decedére nos alicande cogit 
aat prohibet accedëre, Cic. voy. 
s'éloigner); discedêre, intr. 
Plaat. Caes. Cic. etc. {ex.: dise 
de foro. Cic. de convivio . Cic , 
é Gallià. Cic. d. in silvas, ex 
fagâ in civitates, Cses. ex cas- 
tris domam [• quitter le camp 
et s'en aller chez soi »]. Cees, 
discedêre cabitam [• s'en aller 
coucher ■] . Cic, s'emploie sur- 
tout en pari, de plusieurs per- 
sonnes qui s'en vont chacuiio 
de Sun côté, ex.: in vettra ttcta 



P 



« 



ALL 

cliscedile [• allez-vous-en cha- 
cun chez vous ..]. Com. clisce- 
dëre suas domos [un pari, d'une 
a.rméo].Nep.); digredi, dop. 
inir. Cic. Cœs. (ox.: digreiU 
inde. Aact . b. Al'r. a mari. 
Cœs. a collofjuio. Cœs. ex eo 
loco . C'a's.voy.s'ÉLOiGNKit, quit- 
ter); concedëre, {pr. • se re^ 
tirer -), iiitr. Plaut. Ter. Cic. 
etc. (ex.: tcnipus est concedë- 
re. Ter. intcrea concedile is- 
tac. Plaat. concedëre procal. 
Afran. concède ad dexteram. 
Ter. concedëre ex prastorio in 
tabernacalum saam [• quitter 
le quartier général pour aller 
dans sa tente -]. Liv. conce- 
dam hinc intro. Ter. concède 
hinc domum. Ter. concedëre 
Argos habitatam [. s'en aller 
à Argos pour y demeurer -]. 
Nep . [Them . , 8, IJ; voy . se re- 
tirer); /acessère.intr. Plaut. 
Ter. Cic. Liv. etc. (ex.: {aces- 
sère hinc. Plaat. Ter. hinc 
ocias. Cart. propere ex arbe. 
Liv. f. hinc Targainios aat 
Corinthum. Liv. operœ faces- 
sant. Cic). S'en aller, c.~à-d 
mourir, ire, intr. Lacr. Liv. 
(ex.: sic eat quœcamqae Ro- 
mam lagebithostem. Liv. [I,ïï6, 
/']); animam agère. Cic. Liv. 
etc. ou (absol.) deûcêre, intr. 
Cels. Sen. Cart. (ex.: medicas 
SI dep.cëre œgram non intelle- 
git. Sen.). ||(Au %.). Aller à 
la promenade, Ire ou abire am- 
bulatam. Plaut . Ter. etc. — à 
la provision, framentâri, dop. 
intr. Cœs. — aux provisions, 
obsonatam Ire, pergere. Plaat] 

— à la découverte. Ire ad in- 
vestigandam. Cic. Sen. explo- 
râre. intr. Cœs. (13. G, V, i9, 

Sj. Voy. DÉCOUVERTE. — aux 

informations, inquisitam Ire. 
Cic. ou {a.b&ol.) provisëre, intr 
Plaat. Ter. — à la chasse, 
venâri, dép. intr. Cic. Plin.j. 

— en ambassade, legâri, pass. 
Cic. Voy. AMBASSADE. — àl'im- 
mortalité, immortalitatem me- 
reri. Cic. — à la servitude, ire 
ad servitatem. — loin, proce- 
dére honoribus longius. Cic. 

— plus loin (dans un discours) 
procedére ultra. Quint, longias 
progredi. Cic. Je sens que je 
suis allé plus loin que..., sen- 
tio me longias itrovectum , 
quam.... Cic. Vous n'avez pas 
besoin d'— loin (chercher vos 
e.vemplesl, non longe abieris. 
Cic — si avant dans la philo- 
sophie, procedére in philoso- 
phia tantam.. . Cic. — à sa 
porte, se ire perditum. Ter 
Voy .PERTE. — trop loin dans 
ses libéralités et dan» sa con- 
fiance, m dando credendoqae 
longius procedére. Cic. Il alla 
SI loin dans la lâcheté que... 
eo vecordise processit, ut..'. 
Sali. Je crois aussi qu'il est allé 
aussi loin que peut aller la fu- 
reur et la démence humaine, | 



.\LL 

nu7<( et ille pervenisse videtur, 
quoad progredi potuerit feri 
hominis amentia. Cic. Aller 
jusqu'à une adulation absurde, 
absurdaiii in adulationem pro- 
gredi. Tac. — plus avant dans 
l'amitié, longias in amicitià 
provelu. Cic, || Aller (suivi de 
l'infinitif, pour signifier l'action 
qu'on a en vue) se traduit ou 
ne se traduit pas en latin, 
d'après la nature des verbes 
employés. — se baigner, ire la- 
vatam. Ter. Ilor. — se pro- 
mener, ire ambulatum. Plaut. 
Ter. ambulare, deambulare, 
etc. (Voy. ci-dessus). — dîner, 
ire ad eenam. Ter. Cesser d' — 
dîner eu ville, itare ad cenas 
desisse. Cic. N'allez pas vous 
imaginer..., noli pulâre (avec 
une Prop. Infin.)... Cic. N'allez 
pas tomber, cave ne cadas 
Nrev. com. fr. N'allez pas men- 
tir, cave SIS (= si vis) mentiâre. 
Cic. N'allez pas pardonner, cave 
ignoscas. Cic. — chercher, ar- 
cessère, tr. Plaat. Cic. etc. 
(ex. : eamas intro, at arcessa- 



.\LL 



tar faber U entrons, pour aller 
chercher l'ouvrier ■■]. Plaat. 
a. aliquem ab aratro [. aller 
chercher qqn à la charrue ^l. 
CiC. boves ex longinquo. Col. 
arcessére ejas librum. Cic. ar- 
cessëre bellum. Liv. mortem. 
Val.-Max. argamentam asqae 
a capite. Cic. res extrinsecas 
[• aller chercher ses idées hors 
du sujet -]. Quint.); conqui- 
rere, tr. Ctc. etc. (voy. se 
mettre en quête de); exqui- 
rëre, tr. Sali. (ox. : vescendi 
causa mari terrâqae omnia 
congairère. Sali. fCat., 13, SI)- 
petere, tr. Cic. Plin. (ex. : ca- 
i'us de adventa certiores facti 
petiverant[s.-e.pecaniam].Cic. 
petère in extremam Italiam 
Brundisium ostreas. Plin. p. 
marram ad Troglodytas. Plin.) 
Voy. aussi faire venir. Aller 
combattre, occurrère (gr. 
aTtavTâv, « aller au devant pour 
combattre -), Cœs. (ex. : occur- 
rère Pompejanis commodiore 
itinere. Cies. occurrère armatis. 
Cœs. occ. Dareo. Cart. alicai 
curn classe. Cœs. sfatim cas- 
tris exeandum et occurrendam 
esse. Cœs.). Aller habiter ail- 
leurs, dans un autre pays, 
demigràre, intr. Plaut. Cœs. 
Cic. Nep. etc. (ex. : demigràre 
m alla loca. Cic. in urhem ex 
agris. Liv. Pydnam. Liv. ad 
viram optimum. Cic. absol. 
demigràre cogi ab Romanis. 
Liv. demigrandi causa. Cœs.); 
traDsmigràre, intr. Liv. Plin. 
{ex. : transmigrâre Vejos. Liv. 
alla urbs, quo transmigremus. 
Liv.). Aller loger (chez qqn), 
deversâri, dép. int. Cic. Val.- 
Max. (ex. : deversâri Athenis 
apad aliquem. Cic. in eâ domo. 
Cic. dixit domisaœ deversatam 
esse Antiochum regem Syra- 



cusis. Cic). Aller .saluer, S3/u- 
târe, tr. Cic etc. (ex. : salutûre 
aliquem. Cic aliquem nanqaum 
salutavisse. Cic) Alhr secourir 
suceurrère, intr. Cic. etc. (ex.: 
saccarrëre alicai. Cic. Voy. se- 
courir). Aller s'établir (qq, parti 
commigrâre,\nU: Plaut. Cir'. 
Liv. Tac. (ex. : c. is<ac. Turpil. 
(r. c in Gallias. Tac. Romam. 
Liv. in Eturiam. Aar.-Vict. in 
domum saam. Cic). Aller trou- 
ver, adiré, tr. Ter. Cic. etc. 
(ex. : adii te heri de (iliâ. Ter. 
adiré Verrem. Cic. prœtorem 
Cic); aggredi. dép. tr. Plaut. 
Cic etc. (ex. : uggrediar hune 
de illà. Plaat. quem ego Romœ 
aggrediar, atque, ut arbitror, 
commovebo. Cic. Voy. aborder 
coaven